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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
vous dit, alors ça vient de Bruxelles, ça vient des macronistes, ça vient de la gauche pour d'autres raisons. On vous raconte matin, midi et soir que l'immigration est une chance et que sans immigration, la France ne s'en sortirait pas et que l'Europe ne s'en sortirait pas. Et j'ai même une commissaire européenne, madame Johansson, une gauchiste qui était chargée de ce dossier, qui m'avait dit, vous avez une Europe vieillissante, donc il faut faire venir plus de migrants. Voilà le schéma mental de ces gens.
Le discours sur l'immigration évolue, mais où sont les actes ? Après avoir expliqué qu'il n'y avait pas de problème d'immigration, les parties du bloc central ont assuré qu'on ne pouvait rien faire. Désormais... Ils reprennent le thème de la lutte contre l'immigration. On l'a vu cette semaine avec l'adoption de la loi Rodwell, du nom du député macroniste des Yvelines. Cette loi, adoptée très largement, prolonge à 180 voire 210 jours la durée légale de rétention administrative. d'étrangers qui ont commis des infractions graves, contre 90 jours au maximum auparavant. Les étrangers toujours retenus étaient alors relâchés dans la nature. On doit cette loi au drame de la petite Philippine, du nom de cette jeune fille des Yvelines, assassinée par un OQTF dans le bois de Boulogne. Près de Paris en septembre 2024. Pour en parler avec nous ce week-end, je suis heureux de vous recevoir Fabrice Légeri. Vous êtes député Rassemblement au Parlement européen, porte-parole du Rassemblement national et vous êtes l'ancien directeur exécutif de l'agence Frontex qui est chargé de garder les frontières de l'Europe comme on le sait. Sur tous ces sujets, vous nous donnerez le point de vue particulier d'un spécialiste de l'immigration et d'un député européen qui a un prisme large. plus large, différent d'un député français. Nous allons parler évidemment d'immigration, on va parler de la dérive totalitaire de l'Europe et entre autres choses. Et je voulais commencer peut-être par vous demander si vous posez cette question sur le Rassemblement national qui a voté une mesure, elle est passée cette mesure, donc de 180 à 210 jours de rétention. Pourquoi ? Est-ce que vous l'auriez-vous voté ? Pourquoi est-ce qu'elle a été mise en place ? Et surtout, qu'est-ce qu'elle va changer concrètement ? Est-ce qu'on n'aura plus de Philippines assassinées
Marc Baudrier et merci de votre invitation. Alors effectivement, il y a eu cette loi dite loi Rodwell, votée avec le soutien du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, parce que c'est une loi qui va… Dans le bon sens, allonger les durées de rétention administrative pour expulser les délinquants étrangers les plus dangereux et les criminels étrangers, c'est quelque chose qui va dans l'intérêt des Français et dans l'intérêt de la France. Donc nous avons un sens de responsabilité au Rassemblement National et nous votons pour. Ceci étant, ce n'est pas une grande loi politique.
Plus de 80% pour.
Absolument. Vous êtes en phase avec l'opinion. Nous sommes totalement en phase avec l'opinion. Mais cette loi Rodwell, avouons-le, c'est une petite loi. Ce n'est pas une grande loi qui aurait le souffle politique d'un gouvernement qui voudrait lutter contre l'immigration illégale. Et c'est simplement, je dirais, une rustine macroniste. sur un problème terrible, puisque cette jeune Philippine a été assassinée, violée, assassinée, je crois, en tout cas, dans le bois de Boulogne par un étranger qui, normalement... aurait dû être expulsé. Il était sous OQTF, sous obligation de quitter le territoire français. Et malheureusement, les autorités françaises, sous Emmanuel Macron, n'arrivent plus à expulser.
Donc l'allongement de cette durée de rétention, elle a un coût, Fabrice Segeri. Est-ce qu'on sait à peu près combien ça va coûter ? Est-ce qu'on est prêts ? La France est prête à assumer ce coût
vous voulez, il y a le coût administratif de la rétention. dans les centres de rétention administrative. On est à 600 euros par jour, si j'ai bonne mémoire, 600, 700 ? Probablement 600 euros. Maintenant, il y a aussi le coût humain, le coût politique de ne pas enfermer des criminels étrangers de la sorte. Et je pense que le coût financier... est largement équilibrée par une forme de réparation, je dirais, vis-à-vis de la société, pour nous prémunir contre des risques supplémentaires. Mais ceci étant, ce n'est pas une grande loi, ce n'est pas le grand changement de la politique migratoire que fera le Rassemblement
national. Alors justement, on va en parler, mais d'abord, c'est un thème, l'immigration, qui est présent dans toute l'Europe, dans presque tous les pays européens, ou tous. Est-ce que ce sera un thème ? des présidentielles, à votre avis, ou est-ce qu'il sera dominé par celui du pouvoir d'achat, comme on le voit ? Comment est-ce que le Rassemblement national prépare cette campagne ? Est-ce que ce sera un axe puissant de la campagne ? Nous
sommes évidemment attentifs aux attentes des Français. Nous voyons... que le pouvoir d'achat, particulièrement avec la crise énergétique et la situation géopolitique dans le détroit d'Hormuz, fait qu'il y a un impact financier sur les foyers français, sur les entreprises françaises. Mais nous savons aussi que les Français sont préoccupés, on se le disait, entre 70 et 80%. des Français estiment qu'il faut agir fermement contre l'immigration illégale. Et ils sont tous... A répondre, les Français, qu'il y a trop d'immigration en France. Mais moi, je voudrais... Donc, ce n'est pas seulement l'immigration illégale, c'est aussi l'immigration légale. C'est aussi l'immigration légale. Mais moi, je voudrais réagir à ce que vous me demandiez par rapport à l'état d'esprit en Europe sur l'immigration. Et je ferai le lien avec cette loi Rodwell qui a été votée. réalité, au Parlement européen, nous sommes en train de finaliser l'adoption. normalement pour le mois de juin, d'un règlement retour, en fait c'est le nom européen, d'un règlement sur les expulsions des étrangers non européens en situation illégale. Or, vous voyez, on se félicite en France d'avoir une loi Rodwell qui fait passer la rétention administrative à 210 jours. Il faut quand même savoir que ce dont on parle aujourd'hui à Bruxelles et à Strasbourg, c'est deux ans. Deux ans, notre groupe des Patriotes pour l'Europe, auquel appartient le Rassemblement national, a réussi à faire passer dans les textes de compromis au Parlement européen une durée de rétention administrative de deux ans, complétée par des mesures d'interdiction de séjour de deux à cinq ans, voire dix ans. précisément pour des criminels étrangers du profil de l'assassin de Philippines. Donc cette loi Rodwell, elle est macroniste, c'est une rustine, c'est une espèce de... Voilà, de situation
d'urgence. Cette loi beaucoup plus dure, donc européenne, comment est-ce qu'elle s'appliquera en France ? Est-ce que derrière, elle doit être validée, j'imagine, par le Parlement français, c'est ça ? Non. Alors,
le règlement… Quelle est son
efficacité
directe ? Le règlement européen, par sa nature… et d'application directe. Pour nous, vous savez que, évidemment, pour protéger la souveraineté nationale, nous étions là aussi très attentifs à faire en sorte qu'il y ait une marge de manœuvre pour les États membres. Donc c'est un règlement qui établit... une sorte de socle de peine planchée, on va les appeler comme ça au niveau européen, qui s'applique dans tous les États de l'Union européenne directement. Et ensuite, et ça c'est aussi le résultat de notre poids au Parlement européen et de notre poids dans la négociation au Parlement européen, nous avons fait en sorte que les États, dans leur droit national, administratif ou pénal, puissent aller encore plus loin. C'est un minimum en fait. C'est un minimum parce que nous devons aussi nous méfier de gouvernements laxistes. Et malheureusement, parmi les gouvernements laxistes aujourd'hui, sur la photographie du Conseil des ministres de l'Union européenne, malheureusement, les gouvernements macronistes sont aux côtés des gouvernements de gauche. Et je dirais donc que M. Nunes, ministre de l'Intérieur français, est finalement politiquement... pas si éloigné du gouvernement de M. Pedro Sánchez à Madrid, qui régularise entre 500 000 et 1 million d'étrangers.
On y reviendra. C'est intéressant parce que ça ferait passer cette durée de rétention de 210 à 750 jours. Voilà, absolument. Je
crois que l'utilité... Parce que derrière votre question sur le coût, moi je comprends aussi la question de l'utilité opérationnelle. Et il y a deux choses. Dans le cas de Philippines, on sait que si son agresseur avait été au centre de rétention administrative, il n'aurait pas été dehors pour l'assassiner. Mais au-delà de cette situation dramatique, il y a des milliers, des dizaines de milliers... d'échecs à l'exécution des expulsions notamment en France parce que les pays dont viennent ces étrangers refusent de donner ce qu'on appelle les laissé-passer. C'est-à-dire que, prenons le cas de l'Algérie, ils refusent, les consulats d'Algérie en France, refusent de reconnaître ces personnes comme étant leur ressortissant ou ils traînent des pieds. Et le résultat, c'est que lorsque nous avons des durées de rétention administrative trop courtes, Eh bien, lorsque éventuellement des consulats étrangers viennent avec les papiers… Ils jouent la montre, en fait. Ils jouent la montre, voilà. Donc, il faut se montrer plus fort, plus malin et dire, avec deux ans de rétention administrative… Vous avez un peu plus de temps, vous, dans les pays d'origine, pour retrouver les documents d'état civil, etc., qui vous permettront de reprendre votre ressortissant.
Vous pensez que ça leur forcera la main ou ça leur ôtera simplement une excuse ? Ce n'est pas le seul élément.
Il faut le compléter, évidemment, par des mesures de rétorsion, notamment en refusant de délivrer des visas. Aux dirigeants de ces pays, vous savez qu'il y a des visas diplomatiques. Les dirigeants, c'est normal dans le cadre des relations internationales, les ministres, les hautes autorités administratives, les diplomates bénéficient de visas diplomatiques. Ce sont des visas spéciaux qui n'ont rien à voir avec les visas utilisés par les autres personnes, touristes, visiteurs ou autres. Mais précisément, c'est là qu'on peut faire mal. – L'Algérie en a beaucoup, je crois, de visa diplomatique. – Voilà, donc si on dit… va peser sur les décisions de gouvernement qui manifestement sont hostiles à la France ou hostiles à des États de l'Union européenne parce qu'ils refusent de reprendre leurs ressortissants étrangers en situation illégale, alors on va taper là où ça fait mal, on va refuser... de leur donner des visas. On va refuser de leur donner des visas pour venir se faire soigner. Alors dans le cas de la France, malheureusement, c'est souvent aux frais des Français, dans des hôpitaux de très bonne qualité, que malheureusement, beaucoup de Français, si ce n'est la majorité des Français, ne peuvent pas se payer, soit parce que la Sécurité sociale ne la rembourse plus, soit parce que tout est saturé. Mais il faut avoir une politique de fermeté, donc refus de visa et éventuellement refus aussi de... Les transferts financiers, c'est-à
-dire qu'il faut faire... Oui, c'est ça, c'est ce que j'allais vous demander, jusqu'où peut aller l'échelle des peines. Est-ce que les transferts financiers, justement, par Western Union notamment, et d'autres, est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez actionner ?
Oui, nous, au Rassemblement National, c'est tout à fait notre plan de bataille, si je puis dire. Il y a des milliards qui partent de la
France vers
l'Afrique du Nord. Il y a des diasporas étrangères. qui sont établis chez nous et qui envoient chaque année dans leur pays d'origine un montant qui peut correspondre à 10 à 15% du produit intérieur brut de ces pays. 'est considérable. C'est considérable. Alors au niveau de ce règlement sur les retours, au niveau du règlement de l'Union européenne sur les retours, qui est en train de finaliser, nous sommes en train de finaliser par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire que le Parlement a voté une version très sévère, grâce au Rassemblement national et à nos alliés du groupe des Patriotes. Le Conseil, c'est-à-dire là où siègent les ministres représentant les États de l'Union européenne, ont une version du texte qui est sévère également, un tantinet moins sévère quand même. Surprise, surprise, il y a les gouvernements espagnols, il y a les gouvernements français qui sont là-dedans. Donc ça donne un petit coup de barre à gauche. Mais précisément, le point sur lequel je crois que nous allons devoir... batailler le plus avec le Conseil, c'est les sanctions contre les pays non européens qui refusent de reprendre leurs migrants. Donc vous voyez…
– Parce que quelle est l'attitude du Conseil, justement, vis-à-vis de ces pays aujourd'hui ? Il est très lâche ?
– Le Conseil, c'est finalement le reflet des gouvernements nationaux. – Sur celui-là, Van der Leyen ? – Non, alors au Conseil, ce sont les… Donc vous avez la présidence chypriote, pour le moment, et vous avez donc tous les six mois cette présidence tournante. Mais en fait, le Conseil essaie de trouver le consensus d'une position entre tous ces gouvernements nationaux qui, pour certains, si je pense à l'Italie de Giorgia Mellone, ils demandent beaucoup de fermeté. Et c'est grâce au gouvernement italien, et je précise aussi que nos alliés de la Lega sont membres du groupe des Patriotes avec le Rassemblement National et ils sont membres de la coalition. au gouvernement, à Rome. Donc vous voyez qu'on a des moyens d'action aussi sur et des relais au Conseil. Il y a des Scandinaves aussi. Il y a des Scandinaves. Alors il y a des socialistes bien. Quand il y en a de bien, il faut le dire. Les Danois. Les Danois. Donc les Danois ont une position, ils sont peut-être socialistes dans leur nom, mais ils ont une position sur l'immigration qui est bien plus ferme probablement. même que ce qu'a pu faire, évidemment, un gouvernement, à l'époque où nous avions des gouvernements qui se revendiquaient de droite en France.
Je voulais qu'on parle aussi de ce segment de l'immigration qui revient régulièrement, qui reviendra à la rentrée encore, qui est le coût de l'immigration étudiante. Immigration étudiante, notamment venant d'Algérie, elle est estimée à 1 milliard d'euros par an par la Cour des comptes. Est-ce que vous êtes penché sur ce dossier ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il suffit de serrer simplement la vis des arrivées qui grossissent très vite d'année en année ?
Alors, je crois que le coup de l'immigration était pendant très longtemps un tabou. C'est-à-dire que vous avez une espèce d'idéologie dominante où on vous dit, alors ça vient de Bruxelles, ça vient des macronistes, ça vient de la gauche pour d'autres raisons. On essaie de vous faire croire, mais les Français ne sont pas dupes, ils savent que c'est faux, mais on vous raconte matin, midi et soir que l'immigration est une chance. et que sans immigration, la France ne s'en sortirait pas, et que l'Europe ne s'en sortirait pas. Et j'ai même une commissaire européenne, Mme Johansson, une gauchiste qui était chargée de ce dossier, qui m'avait dit, vous avez une Europe vieillissante, donc il faut faire venir plus de migrants. Voilà le schéma mental de ces gens. – La doxa de la gauche européenne. – Exactement, nos compatriotes, les Français… – Le grand remplacement assez louvert. – C'est la submersion migratoire, comme on dit au Rassemblement national, d'autres parlent de grand remplacement. La réalité, c'est que les Français et les Européens voient bien qu'on les prend pour des imbéciles, parce que si vous prenez les statistiques en France, à peine 17% des titres de séjour nouveaux… qui ont été délivrés en 2025 étaient donnés pour des raisons de travail. Donc seulement 17% des nouveaux migrants légaux en France en 2025 viennent
pour
travailler. Incroyable, moins d'un sur cinq. Exactement, 17% recevaient un titre de séjour parce qu'ils avaient reçu le statut de réfugiés. c'est des choses qui arrivent. Et tous les autres... Donc plus de 65%, on va dire, un gros deux tiers, eh bien, sont des regroupements familiaux, des motifs humanitaires, voilà. Donc tout ça, ça montre une chose, c'est que beaucoup trop, l'énorme majorité des étrangers qui sont présents en France, et ce schéma vaut dans beaucoup de pays européens, viennent pour l'aide sociale. et n'apportent aucune contribution aux pays qui les accueillent. Alors je crois que nous allons avoir une opportunité avec une commission... Voilà, j'allais y avoir demandé par Éric Ciotti, notre allié de l'IDR, allié du Rassemblement National.
Commission d'enquête sur le coût réel de l'immigration. On cite un chiffre de 48 milliards d'euros.
Absolument. Ça vous paraît crédible ? Oui, ça me paraît crédible et je dirais que ça ne me paraît pas exagéré. Pour la France. Je ne serais pas surpris on arrivait à des chiffres supérieurs. Mais bon, essayons, je dirais, de commencer avec des chiffres vraisemblables que l'on est quasiment sûr de pouvoir démontrer tout de suite. Le coût de l'immigration, c'est évidemment un coût en aide sociale. C'est un coût par rapport au logement parce que vous avez une éviction. des nationaux. Les Français sont évincés des logements sociaux. D'ailleurs, le Rassemblement national, lorsqu'il proposera son référendum, ça, ce sera le grand souffle d'une politique qui veut renverser la situation et recréer, je dirais, reprendre en main le contrôle de l'immigration en France. Eh bien, nous allons prévoir la préférence nationale. par exemple pour des aides sociales, avec également une distinction entre des étrangers qui travaillent et qui contribuent au système d'assurance sociale et qui donc à ce titre, puisqu'ils contribuent, méritent également de recevoir lorsqu'ils en ont besoin. Ce sont les 17% ? Ce sont les 17% des gens qui travaillent, qui contribuent au système d'assurance sociale français, quand ils en ont besoin. puisqu'ils ont payé l'assurance, on paie ceux qu'ils demandent à se faire rembourser, mais les autres qui ne contribuent pas, qui vivent au crochet de la société française et au crochet des Français, et je dirais même plus si la gauche avait besoin d'être convaincue, ils vivent au crochet des Français et au crochet des étrangers en situation légale qui travaillent, qui d'ailleurs commencent à en avoir ras-le-bol. Parce que vous savez, quand on discute parfois avec des chauffeurs de taxi ou comme ça, disent, Moi, j'en ai eu l'autre jour, ça m'a beaucoup étonné. Un qui me disait, c'était quelqu'un d'origine qui me disait qu'il était d'origine africaine. Enfin, il était d'un pays africain, je ne sais plus lequel, à Côte d'Ivoire, je crois. Et qui me disait, voilà, moi je suis en règle, je travaille, je paie des impôts, des taxes, enfin tout un tas de choses. Et je vois qu'il y a des étrangers qui viennent de tout le monde entier, qui ne font rien et ils vivent mieux que moi. Donc vous voyez que même... Sans parler des trafiquants de drogue. Alors, sans parler des trafiquants de drogue. Donc le coût de l'immigration... Moi j'attends. Et j'ai beaucoup d'espoir dans cette commission que demande Éric Ciotti.
– Est-ce qu'on a encore des choses à apprendre dans cette commission ? Parce qu'il y a quand même beaucoup de choses qui sont sorties. – Il y a des tabous. – Notamment Nicolas Pouvromonti et son organisation. – Absolument. Je tiens à
saluer son travail qui, pour moi, a été, je pense, l'un des premiers à faire de manière scientifique. démontrer, chiffrer un inventaire et donc la photographie sérieuse. qui permet ensuite de décider de certaines politiques publiques. Mais je pense que la force d'une commission parlementaire, c'est que ça donne l'autorité des élus. Et nous avons vu également nos alliés de l'UDR à la manœuvre avec le député Aloncle pour découvrir, lever le capot, regarder ce qu'il y a dans le moteur du service public, de l'audiovisuel public en France et ce qu'on fait avec l'argent des contribuables français. Je pense que nous allons faire la même chose avec cette commission sur le coût de l'immigration. Parce qu'il y a aussi des coûts indirects. Et vous voyez, il y a des coûts vous arrivez à chiffrer, puis ensuite il y a des coûts qui se mesurent en termes de destruction du tissu social et de la cohérence. Or, des études, il y a une université néerlandaise qui a fait des calculs sur le coût également pour le pays d'accueil, lorsque la culture... des nouveaux arrivants, et très éloignés de la culture du pays d'accueil. En général, on voit que la circulation, on va dire, entre Européens, à l'intérieur de l'Union européenne, un plus, parce qu'il y a parfois des personnes qui ont des qualifications qu'on n'a pas, et ça s'intègre bien. Et puis, plus vous vous éloignez sur le gradient culturel. C'est assez logique, mais c'est jamais mis sur
la table qu'un Suisse a plus de chances de s'intégrer en France qu'un Bantou.
Voilà. Plus de facilité, en tout cas. Et puis, vous avez aussi des profils, par exemple, les pays de l'Asie du Nord-Est. sont dynamiques parce qu'ils ont aussi, mais ça c'est des études qui sont l'observation des traditions, l'éducation a une force. Vous savez, moi j'ai été en poste pendant deux ans en Corée, j'ai eu l'occasion aussi pour la raison personnelle de bien fréquenter le Japon, et bien ce sont des pays dans lesquels aujourd'hui encore on respecte le professeur, on respecte l'enseignement. Et par conséquent, on accorde une importance à la réussite scolaire, au diplôme, au travail, à l'effort. Et vous avez d'autres cultures parfois où on dit à des petits garçons qui n'ont même pas 5 ans qu'en réalité, ils n'ont pas besoin de respecter ni leur maman ni leur sœur parce que c'est une femme. Vous voyez, il y a des différences comme ça.
Grosse différence. Allez, on va faire un peu le tour d'Europe. Je vous emmène en Espagne, on en parlait tout à l'heure, avec les régularisations. Plus de 500 000 personnes qui ont obtenu un permis de travail d'un an. Alors, j'ai lu Le Monde, ça m'arrive. Ils pourront traverser la frontière française, mais seulement pour visiter comme touristes et sur une durée seulement limitée à 90 jours maximum. Est-ce qu'on a tort de s'inquiéter
doit s'inquiéter, on doit dénoncer cela. Nous l'avons fait au Parlement européen lors d'un débat que nous avons réclamé avec d'autres groupes à la droite de l'hémicycle. J'ai moi-même demandé au commissaire européen Brunner, chargé des migrations et des questions intérieures, s'il pouvait faire quelque chose. Sa réponse ne m'a pas surpris. C'est une décision malheureusement souveraine. du gouvernement espagnol. Mais évidemment, ça a un impact sur le fonctionnement de l'espace Schengen. Et ça me permet de vous dire ici qu'au Rassemblement National, ce que nous demandons, ça fait vraiment partie de notre programme, nous voulons que l'espace Schengen de libre circulation en Europe soit réservé aux ressortissants de l'Union européenne. Et nous ne voulons pas que automatiquement les étrangers non européens puissent juridiquement être considérés comme en règle pendant effectivement une durée de 90 jours pendant laquelle ils peuvent visiter. Donc ce que nous voulons c'est que, à la différence de ce qui se passe aujourd'hui avec les règles de Schengen, nous voulons que même si quelqu'un a un titre de séjour délivré Par exemple, je ne sais pas, moi, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, qui ne puissent pas automatiquement considérés comme en règle pendant 90 jours sur le territoire français à condition de ne pas travailler. Donc ce que dit l'article du Monde est factuellement exact. C'est intellectuellement malhonnête, mais ça, on ne va pas s'en étonner, c'est le Monde. La réalité, c'est que ces personnes... qui n'ont pas redouté d'être en situation illégale en Espagne, ne vont pas redouter d'être encore en situation illégale en France ou dans d'autres pays. Et vous avez, dans le cas de la France, nous sommes particulièrement exposés par la géographie. Les étrangers qui sont en Espagne ne peuvent aller que vers la France ou vers le Portugal. Il y a beaucoup de francophones. parmi ces populations étrangères qui vont être régularisées en Espagne. Et ma crainte, c'est que l'Espagne régularise des Sud-Américains hispanophones qui travaillent, qui s'intègrent socialement. C'est ce qu'on disait sur la capacité de s'intégrer socialement, culturellement. Au fond, les Espagnols vont se garder ceux qui sont intégrables. les meilleurs, les talents, comme disait Madame Johansson, les talents venus d'ailleurs. Et ils vont laisser filer les types qui sont francophones, de pays qui sont des pays subsahariens ou des pays du Maghreb, et qui culturellement, ça n'échappera à personne, sont aussi travaillés dans des zones culturelles, travaillées. par l'islamisme. Et là, c'est un combat mondial. Et donc, nous avons un problème sécuritaire et nous avons un problème social, parce que malheureusement, tant que le Rassemblement national ne sera pas au pouvoir en France, eh bien, toutes ces aides sociales généreuses vont attirer ces migrants régularisés par l'Espagne. Donc vraiment, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez a une lourde, très lourde responsabilité. Et j'espère que l'ensemble des gouvernements de l'Union européenne le lui feront savoir.
Très concrètement, comment est-ce qu'il faudrait faire ? Est-ce qu'il faut rétablir une frontière sur laquelle on contrôle les gens qui passent ? Parce que théoriquement, on a bien compris ce que vous avez expliqué, mais il y a quelque chose de très concret. Si demain vous êtes au pouvoir, comment est-ce que vous endiguez le flux
Je crois qu'il y a trois axes. sur lesquels il faudra agir et pour certains on peut agir très vite. Le premier c'est effectivement les frontières. Vous vous souvenez peut-être que pendant la campagne des élections européennes en 2024, Jordan Bardella avait parlé de la double frontière. Les macronistes, la gauche avaient ricané. Tous ces gens dans le monde, tout ça, ils se gaussaient. Qu'a fait le chancelier allemand, M. Merz ? C'était même Scholz, je crois, son prédécesseur qui avait lancé ça. Ils ont rétabli les contrôles aux frontières intérieures Schengen. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, à tous les points d'entrée sur le territoire allemand, par la route ou par voie ferrée, avec tous ses voisins, et je crois, sauf erreur, si je compte bien, l'Allemagne est voisine de 10 États européens, ou presque. Vous avez un rétablissement de contrôle. Ce que nous pouvons faire, et ça, ça peut se décider très vite, c'est remettre... des contrôles, en tout cas une présence policière sur les points, dans les zones de passage de l'immigration clandestine, parce que ça, le sait, quand on a du renseignement, on sait où ça se passe. Et à ce moment-là, ça permet de les arrêter, ça permet... également de démanteler des filières, de démanteler aussi le rôle de passeur qui les aide, parfois ce sont des ONG. Donc vous
renforceriez ces
forces aux frontières plus ou moins mobiles, c'est ça ? Voilà, il faut renforcer cela. Si on peut le faire en coopération avec l'État Schengen voisin, c'est mieux parce que ça permet également, notamment sur le plan de la lutte contre la délinquance et les criminalités, ça a un effet plus fort. Mais évidemment, nous savons aussi, et nous le disons, nous voulons rester dans l'espace Schengen. Mais en tout cas, ceux qui se gaussaient de l'idée de double frontière se trompent parce qu'on peut rétablir une présence même aléatoire, je dirais, ciblée sur les lieux où on sait qu'il y a de l'immigration illégale. Et puis, je pense qu'il faut réfléchir au fait que, normalement, les étrangers non-européens doivent se déclarer avant d'entrer sur le territoire d'un autre État. Donc vous voyez ce qu'on dit, effectivement, factuellement, le journal Le Monde a raison quand il dit qu'ils ont droit uniquement de rester 90 jours, mais ne pas s'établir. En fait, ils ne déclarent pas leur entrée, les 90 jours n'ont pas de point de départ, c'est ça que vous voulez dire ? Alors voilà, et dans le droit Schengen, dans la législation européenne Schengen, telle qu'elle est aujourd'hui, et elle n'a pas changé depuis l'origine, c'est la même chose, normalement, les États membres ont la possibilité d'exiger une déclaration d'entrée sur le territoire. Alors vous savez, il y a 35 ans, évidemment, il n'y avait que du papier et des boîtes à lettres. Donc c'est tombé totalement désuétude. La période Covid nous a montré qu'on était capable, quand il y a une volonté politique, de développer des applications dans vos smartphones et tout un tas de choses, des QR codes pour pouvoir vérifier. Donc pendant les années fin 2020, 2021 et début 2022, je peux vous dire que dans mes fonctions de directeur de Frontex à l'époque, j'ai beaucoup circulé à l'intérieur de l'espace Schengen et je peux vous dire que j'avais les applications et les QR codes qu'il fallait. pour transiter par l'Allemagne, par la Suisse, par l'Italie, par l'Espagne, le Portugal, tout un tas d'endroits, la Grèce. Et donc, si on veut... On peut probablement réfléchir à ces technologies. Mais en tout cas, il faut faire quelque chose sur nos frontières intérieures. Il faut faire quelque chose, évidemment, en matière d'extérieur. Sur les frontières extérieures
de l'Europe.
Alors les frontières extérieures, là, il faut évidemment
monter au créneau. j'ai un chiffre pour vous sur les frontières extérieures. C'est l'Europe qui a communiqué cela sur X. Les opérations de retour soutenues par Frontex, justement, l'agence que vous dirigez. ont augmenté de 13%, donc de 56 000 en 2024 à 63 493 en 2025. Comment est-ce que vous réagissez à ces chiffres ? Retour volontaire, 41 000. Retour forcé, 22 000. Alors d'abord, ça montre et j'allais vous en parler. Est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est ridiculement faible
Ce qui va dans le bon sens, va toujours dans le bon sens. C'est-à-dire que des étrangers sous OQTF ou des étrangers qui doivent quitter le territoire, s'ils sont expulsés, c'est très bien. La place d'un clandestin, c'est dans un avion retour à la maison. Mais en réalité, ça montre aussi qu'il faut agir sur les expulsions pour être dissuasif. Et il faut être plus efficace. Je le disais, des sanctions entre les pays d'origine qui ne coopèrent pas. Il faut aussi des sanctions. contre les étrangers clandestins qui ne coopèrent pas à leur éloignement. Alors là aussi, vous avez des journaux bien pensants comme Le Monde ou d'autres, toutes les associations, les ONG qui trouvent que c'est inhumain de demander à un clandestin de coopérer à son propre éloignement. 'est ce que nous avons obtenu dans le règlement européen sur le retour, sur les expulsions. C'est-à-dire que si le migrant en situation illégale fait obstacle, ne veut pas faire diligence pour aller chercher ses papiers, pour donner les informations qu'il a, pour coopérer, y compris sous toutes les formes, afin qu'on puisse établir son identité, sa nationalité, avoir les preuves, et bien s'il ne coopère pas, et pire encore, si évidemment il essaie d'échapper à l'administration et s'enfuit, à ce moment-là, il aggrave son cas, et donc il y a des sanctions plus importantes qui peuvent se traduire par une interdiction de séjour ultérieure qui sera d'autant plus importante. Vous voyez qu'il y a toute une réflexion. Pour commenter, je dirais, sur l'augmentation des chiffres d'éloignement réalisés par l'agence Frontex, Je pense que ça montre que l'agence continue, à la demande des États, d'accroître son activité expulsion. 56 000, quand on sait qu'il y a 500 000 entrées en France. Ce n'est pas suffisant. Maintenant, ce que je n'ai pas, c'est l'évolution du nombre total des expulsions. Parce que ça, c'est uniquement la part de Frontex. Et j'imagine que l'agence... C'était aussi mon cas à l'époque. Elle aime bien montrer ses propres efforts. Par exemple, quand...
Ce n'est pas la totalité des expulsions d'Europe. Ce qui serait pire,
ce que moi j'ai connu à l'époque de la pandémie. C'est que certains États se sont totalement effondrés, la France notamment, et n'ont pas retrouvé le niveau d'expulsion antérieur à la pandémie.
– Se sont effondrés, vous voulez dire le nombre des expulsions s'est effondré ? – Le nombre des
exécutions de QTF, c'est-à-dire que la France… Évidemment, à partir du moment où tout était confiné, qu'il n'y avait plus d'avions, qu'on pouvait aller nulle part dans le monde, il était difficile, à part des départs volontaires, et même là, c'était difficile à exécuter s'il n'y avait plus d'avions qui circulaient, mais il y a eu un effondrement du nombre d'exécutions, des expulsions, pour une raison compréhensible, un cas de force majeure pendant la pandémie. Mais ensuite... on n'a pas retrouvé le niveau antérieur en France. Donc vous avez beaucoup d'États qui ont repris quand même du poil de la bête dans leur activité d'expulsion. Ils ne sont pas remontés au niveau antérieur et la France piétine, régresse. Probablement parce que nous sommes en régime macroniste, laxiste avec l'immigration.
Il n'y a pas de volonté politique. On est en dessous de 10%. Il n'y a aucune volonté
politique. Et d'ailleurs, le gouvernement français... vient déjà de dire qu'il ne voudra pas appliquer le règlement européen sur les pays tiers sûrs, c'est-à-dire qu'il permettra de dire à un demandeur d'asile, circulez, il n'y a rien à voir ici, parce qu'il y a à l'extérieur de l'Union européenne des pays sûrs dans lesquels vous pouvez aller demander l'asile, compte tenu de votre profil et compte tenu du profil de ces pays-là que vous avez... dans certains cas déjà traversées. Eh bien, le gouvernement nous dit qu'il ne pourra pas appliquer cela parce que ça se heurte. à la Constitution française. Bon, ça montre bien que le Rassemblement national a raison. Lorsque nous serons à la présidence de la République, nous lancerons un référendum sur l'immigration. Et s'il y a un problème pour, je dirais, appliquer notre programme, qui est de dire que toutes les demandes d'asile devront être faites en dehors du territoire français, mais aussi en dehors de l'Europe. Eh bien, s'il y a un problème avec la Constitution française sur ce point, il faudra qu'évidemment, on révise la Constitution française sur ce point. En fonction des résultats du référendum. Voilà. Mais vous voyez que les macronistes, qui sont d'habitude des européistes, alors quand il y a du laxisme qui vient dans les politiques migratoires européennes, ils prennent tout le laxisme et ils en rajoutent, les macronistes. Par contre, quand il commence à y avoir un raidissement… Bon, ce n'est pas encore le grand soir. Le grand changement, ce sera notre référendum constitutionnel en France et ça mettra aussi une pression, mais aussi un encouragement sur d'autres peuples européens qui, comme nous, veulent renverser la table. Mais dès qu'il y a quelque chose qui commence à faire un peu mal aux migrants et en particulier à tous ces illégaux, là, le gouvernement français dit « Ah ben moi, je ne vais pas appliquer le droit européen ». C'est
bizarre quand même, non
?
Oui, c'est bizarre, curieusement. Fabrice Ligéry, on va se pencher sur les agissements, justement, on en parle, pas toujours très franc de collier, on va le dire, du tandem Macron-Wonderleyen. Est-ce que l'Europe garantit la démocratie et nos libertés ? Vous dites que, par exemple, que l'Union européenne organise un système structuré de surveillance, de suivi et de pression sur les États membres. Pourquoi est-ce que vous dites ça ? Expliquez-nous.
on le voyait déjà arriver depuis une bonne décennie. Vous avez le concept de l'État de droit. C'est ça. Qui n'est pas vraiment défini. Il n'y a pas de définition partagée par tous les États de l'Union européenne. Et ça se comprend puisque chaque État... à sa propre tradition constitutionnelle. Et au Rassemblement national, et parmi les Patriotes pour l'Europe, mon groupe au Parlement européen, nous sommes tous très attachés à la tradition constitutionnelle de notre pays. Il y a des garanties essentielles qui sont données, évidemment. Alors on peut appeler ça état de droit quand on veut parler vite. Mais là, la Commission européenne veut instrumentaliser, veut rendre utilisable devant la Cour de justice de l'Union européenne un terme état de droit avec des conséquences politiques. Conséquences politiques, je le rappelle, c'est toutes les sanctions que la Commission européenne a décidé, a proposé, a fait adopter contre la Hongrie. pour refuser 35 milliards d'euros de fonds européens que la Hongrie de Viktor Orban devait recevoir. Et Mme von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, s'est vantée, exactement. Elle s'est vantée le lendemain de la perte des élections par Viktor Orban en disant, finalement, ça a bien marché. On leur a infligé 35 milliards de pertes d'euros et ça a produit ses effets. Je rappelle. que Mme von der Leyen avait menacé les Italiens quelques jours avant le vote, qui a vu arriver Giorgia Meloni à la tête de la coalition qui gouverne aujourd'hui l'Italie. Et elle avait dit, si les Italiens veulent des fonds européens, il faut qu'ils votent bien. Et dans l'esprit de Mme von der Leyen et d'Emmanuel Macron, qui n'est jamais très loin derrière, – Oui, c'était un encouragement
à voter Mélanie.
– Voilà, voter bien, c'est voter pour le centre-gauche, la gauche européiste, mondialiste, et j'ai envie de dire, sous influence de Soros et de tous ces lobbies qui veulent faire venir toute l'immigration du monde, le wokisme et tout ça. Donc vous avez la notion d'État de droit. qui est instrumentalisée contre des gouvernements légitimes. Ça a été le cas contre la Hongrie de Viktor Orban. Ça a été le cas contre la Pologne lorsqu'elle était gouvernée par le PIS, par le parti droit et justice. Et comme par enchantement, alors que... Honnêtement, il n'y a pas eu de grand bouleversement dans la politique et dans les équilibres constitutionnels dans la Pologne après le Pi, c'est-à-dire la Pologne de Donald Tusk. Et bien comme par enchantement, pareil, la Commission a levé toutes les sanctions financières. Et puis vous savez, ce n'est pas uniquement des sanctions financières, c'est aussi une espèce de blâme. C'est un peu, voilà, la Commission européenne avec Madame von der Leyen qui se prennent pour le professeur face à la classe des élèves et des gouvernements nationaux et dit, bon, vous là-bas au fond, allez, venez ici, bon Edan, voilà, on voit vous retirer les fonds européens. Et si vous continuez comme ça, vous allez avoir une expulsion de la classe parce que vous n'aurez plus le droit de voter au Conseil. C'est de ça qu'il s'agit. C'est important pour les Français parce que je crois que les Français… ne sont pas familiers encore de cette notion d'état de droit. Si vous demandez à des Français, ils vont vous dire, l'état de droit… – Non, c'est très conceptuel de fait. – C'est que, on n'a pas le droit de m'arrêter sans raison, on n'a pas le droit de venir dans ma maison sans raison. n'a pas le droit d'écouter mes conversations téléphoniques sans raison. Ah tiens, on va y revenir. Il y a autre chose que prépare l'Europe et Macron. Mais il faut que les Français se rendent compte que l'état de droit utilisé par la Commission européenne aujourd'hui, avec Emmanuel Macron qui pousse très fort, c'est pour éventuellement embêter la France qui serait gouvernée par le Rassemblement national. Il y a un autre
élément. C'est très important ce que vous dites.
C'est très
important. C'est-à-dire qu'il prépare, il met déjà des bâtons dans les roues du successeur éventuel. Voilà. S'il appartenait au Rassemblement national.
Absolument, si c'était le Rassemblement national et nos alliés de l'UDR, et en tout cas un gouvernement qui lui déplait. qui serait dans notre famille politique, sous l'égide du Rassemblement national, eh bien ça, ça lui déplaît. Il y a un autre élément qui est encore plus clair, c'est le bouclier de la démocratie. – Alors j'allais vous en parler, le
fameux bouclier européen de la démocratie, vous parlez là de mise au pas. – Exactement. – Pourquoi ? Expliquez-nous, qu'est-ce que c'est que ce bouclier ? Les Français en ont… Les
Français n'en ont pas entendu parler. C'est une inspiration macroniste qui a fait florès à la Commission européenne. Vous avez donc un ensemble de mesures qui sont mises en œuvre maintenant par la Commission européenne. C'est le commissaire européen McGrath, chargé de la justice. qui est chargé de ce bouclier européen de la démocratie, je précise qu'il appartient au groupe Renew Renaissance. C'est le groupe des macronistes. Il est issu de la famille politique de Macron et Valéry Haillet, dans le paysage du Parlement européen, pour que les Français comprennent. C'est très clair. Et il y a au Parlement européen une commission. temporaire, qui était normalement temporaire, dite du bouclier démocratique européen, présidée par Madame Nathalie Loiseau, macroniste, ancienne ministre des Affaires européennes d'Emmanuel Macron. Et donc, vous avez là, sous prétexte que, je cite, ils disent qu'il y a une préoccupation parce que les réseaux sociaux sont de plus en plus présents dans la vie. des citoyens, et en particulier des citoyens les plus jeunes, qui s'informent majoritairement, en tout cas sur les réseaux sociaux, et beaucoup moins en achetant un journal en papier comme autrefois. Bon, voilà, c'est tout, il faut vivre avec son temps.
Mais... Ça, c'est vrai, pour le coup, ils s'informent, mais du coup, ils étendent la censure à cette sphère. Alors, ils
veulent contrôler cet espace de liberté, et ils ont inventé une notion... qu'ils appellent le discours de haine. Alors, discours de haine, ne cherchez pas, il n'y a pas de définition. Si nous disons que nous constatons une surreprésentation des délinquants dans certains groupes de nationalités étrangères qui vivent sur notre territoire, probablement que des ONG, des bien-pensants, des journaux vont dire c'est un discours de haine. Voilà. Donc c'est quelque chose qui peut être utilisé pour ériger... Même
contre des
statistiques ? Contre des statistiques, pour peser... Des éléments factuels. Pour exercer une pression intellectuelle, morale, sociale. Même si ce n'est pas nécessairement la censure à l'ancienne où on dit, hop, on débranche le poste, terminé. Bon, ça, ils le font aussi. On met un carré blanc dans le journal. L'Arcom, voilà. Bon, ça, on a vu aussi. Pour le coup, la Commission européenne ne s'inquiète pas. En France, C8 a été fermé. ou case de l'arcom et des macronistes, il faut fermer une chaîne dite populiste. Bah oui, c'est vrai que Macron a un problème avec le peuple. Bon, ça, ça n'intéresse personne. J'ai soulevé la question au Parlement européen, notamment dans la commission sur le bouclier européen de la démocratie. On m'a dit, en gros, taisez-vous, vous êtes impertinent. Ce ne sont pas des questions, quand on est bien élevé, on ne pose pas ce genre de questions. Voilà. Donc, il y a le bouclier démocratique européen, mais ce qui est terrifiant, c'est qu'ils ont créé... Le centre, je cite, il faut vraiment bien s'accrocher, le centre européen de la résilience démocratique. – C'est extraordinaire, ils ont quand même une créativité étonnante. – Nos téléspectateurs qui pensent se retrouver dans le monde d'Orwell, voilà, ils s'y retrouvent. On est totalement dans un délire, mais ils veulent… Donc aider les États membres, les autorités. Donc ils présentent le bouclier démocratique européen comme une coopération entre, disons, les institutions européennes et les institutions nationales. Il faut aussi qu'il y ait la société civile, parce qu'il compte sur le dynamisme de la société civile. Qu'est-ce que c'est ? Il faut aider les Français à décrypter. La société civile, c'est quoi dans le langage de la Commission européenne, des macronistes et de tous ces gens ? La société civile, c'est des ONG, mais ce n'est pas n'importe quelles ONG. C'est des ONG... qui diffuse le wokisme, qui diffuse les arguments pro-migrants, mondialistes, qui veulent gommer l'identité de nos pays. Donc voilà, c'est sur une société civile de ce genre, c'est-à-dire des ONG payées. par la Commission européenne. Je pourrais vous en parler, on pourra peut-être un jour refaire une émission là-dessus, mais il y a aussi l'utilisation des fonds de l'Union européenne, totalement scandaleuse, pour alimenter des ONG. Je dirais par exemple, ou des organismes soi-disant indépendants. Reporters sans frontières. Reporters sans frontières contribuent au rapport... Créé par Robert Ménard. Voilà,
l'origine. – À l'origine, c'est une mission de défense des journalistes dans le monde entier.
– Voilà,
à
l'origine, c'est une mission noble, c'est une mission légitime, c'est une mission que tout le monde comprend et que, je pense, tout le monde peut soutenir dans notre pays. Voilà, aller aider des journalistes qui sont menacés dans leur expression et parfois dans leur vie parce qu'ils écrivent ou disent des choses qui dérangent le pouvoir. Eh bien, Reporters sans frontières… qui contribue au rapport annuel de la Commission européenne sur l'état de droit, est présenté par la Commission européenne comme étant indépendant. Or, sur les dix dernières années, Reporters sans frontières a reçu 72 millions d'euros de fonds de l'Union européenne, de la Commission. Très important. Comment peut-on imaginer, on reçoit 72 millions d'euros en disant, qu'un organisme pareil puisse écrire des choses qui déplaisent à la main qui le nourrit, la Commission européenne. Là où ça va plus loin, c'est qu'il y a un véritable retournement. La mission, dans ce cas-là, de Reporters sans frontières, elle m'interroge parce qu'en France, ils ont attaqué des journalistes, notamment du JDD, en les traitant de journalistes d'extrême droite. ad nominem. Donc, on a les défenseurs de la liberté d'expression qui deviennent les bourreaux qui contribuent à la censure, à museler des journalistes qui déplaisent. Donc voilà. Je dirais qu'il y a une dérive. Il y a une dérive. Illibérale, c'est ça ? Totalement. Mais le mot illibéral, vous voyez, dans la codification du langage, le mot illibéral, il est réservé par ses élites bruxelloises et macronistes. Bien sûr. Il est réservé à des personnages politiques comme Victor Orban, comme sans doute le candidat roumain à la présidentielle qui a été écarté parce qu'on a dit non, non, non, mais il avait trop de suivis sur les réseaux sociaux. Vous voyez, et peut-être pour conclure là-dessus, il y a aussi un risque de surveillance généralisée ou sous couvert de vouloir combattre. la pédopornographie en ligne et des abus sexuels en ligne et des actes criminels en ligne. Personne ne conteste là. Nous sommes tous, et le RN et notre groupe des patriotes, évidemment, veulent combattre toute forme de criminalité en ligne. en particulier, celles qui touchent les enfants, les personnes vulnérables, les agressions sexuelles. Évidemment qu'il faut combattre cela. Mais... Il y a des tentations de certains à Bruxelles de mélanger ce qui est la surveillance de contenus illégaux, et là on sait quand un contenu est illégal parce que c'est quelque chose qui va contre le droit pénal des États membres. Et puis il y a des choses que la Commission européenne appelle des choses illicites, de la désinformation, etc. Mais ils veulent... Faire un amalgame entre tout ça pour demander aux plateformes numériques d'assurer une surveillance ou de permettre une surveillance généralisée. Mais à partir du moment où on surveille par précaution tout ce que se disent, tout ce que s'échangent des citoyens, on est dans un régime qui permet la censure. Et donc, il faut trouver le point d'équilibre politique. Et il y a des négociations en cours. Et nous sommes attentifs au Rassemblement national et dans notre groupe des Patriotes pour l'Europe. Nous sommes attentifs à la liberté et au respect de la vie privée des citoyens, à la liberté d'expression. Mais naturellement, nous voulons protéger les victimes et nous voulons que les auteurs de crimes en ligne puissent être retrouvés et puissent être traduits devant les juridictions compétentes dans les États où ils doivent et
peuvent être jugés. On est donc face à un risque, face à la liberté d'expression et de pensée qui est gravissime, si on vous entend bien. Que peuvent faire ceux qui nous écoutent en dehors de s'abonner et de lire Boulevard Voltaire ?
Eh bien, c'est déjà une très bonne chose de lire Boulevard Voltaire et de faire lire à leurs connaissances qui n'auraient pas encore découvert votre média. Moi, je les invite, évidemment, c'est mon rôle, je suis député européen au Parlement européen pour le Rassemblement national et le groupe des Patriotes. Je les invite à suivre un petit peu nos travaux, à se faire leur propre idée sur ce que nous faisons et comment nous défendons leurs intérêts. Au Parlement. Sur les réseaux
sociaux. Sur les
réseaux sociaux et sur les médias qui nous invitent lorsqu'ils le font. Et puis, moi, j'appelle surtout les Français qui nous écoutent à ne pas baisser les bras, à ne pas penser qu'ils sont isolés. Et faire le bon choix lorsqu'il y a des élections. Oui, on suit votre regard. On fait le bon choix, on choisit
le
bon et
la bonne
candidate. Voilà.
Merci Fabrice Légeri, merci à vous de nous avoir suivis. Allez visiter notre site bvoltaire.fr, abonnez-vous à notre chaîne YouTube et à Boulevard Voltaire, le grand quotidien de la France. Droite, c'est indispensable et c'est gratuit. Soutenez notre combat, c'est important. Vous trouverez toutes les modalités de dons sur notre site. Je remercie Fabrice Légeri pour ce passionnant entretien. On se retrouve la semaine prochaine avec notre nouveau grand invité.
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