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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bienvenue dans cette nouvelle vidéo pépite. Aujourd'hui, Jordan Bardella va ridiculiser en une seule phrase Mathilde Panot. En effet, lors d'un débat sur la réforme des retraites, Jordan Bardella va exposer son point de vue et prouver à quel point cette réforme, votée par le gouvernement, est injuste. Seulement, il va se faire attaquer par Olivier Le Varan et Mathilde Panot. Mais, comme vous allez le voir, il va vite faire taire Mathilde Panot et démontrer à quel point la France Insoumise est un parti politique irrationnel. Je vous laisse voir.
La retraite, c'est le patrimoine de ceux qui ont travaillé. Et quand vous passez toute votre vie au travail, vous avez le droit de rêver à une retraite en bonne santé. Vous avez le droit d'espérer un jour pouvoir arriver à la retraite. pour pouvoir profiter de vos proches, pour pouvoir garder vos petits-enfants, pour pouvoir profiter des bonheurs de la vie, pour pouvoir vous engager dans des associations, pour pouvoir profiter de cette période si essentielle pour vous reposer et pour pouvoir profiter des bonheurs qu'offre la vie. Or aujourd'hui, les gens qui nous regardent se demandent comment est-ce qu'ils vont faire pour travailler jusqu'à 64 ans. Et là où j'évoquais le caractère injuste de cette réforme, c'est parce que les Français en réalité vont subir la double peine. Ils vont subir à la fois la baisse des pensions et à la fois la hausse de l'effort. La baisse des pensions parce que, je le disais, il y a beaucoup de Français qui ne pourront pas atteindre cet âge légal et qui vont donc être contraints de partir avec une décote. Le nombre de Français qui partent avec une décote, il augmente année après année. C'était 6% en 2004, c'est 13% aujourd'hui et ça va évidemment continuer d'augmenter. Il y a pêle-mêle d'exemples dans tous les jours. de gens qui témoignent dans les journaux, sur les réseaux sociaux et qui disent « mais mon métier est tellement difficile que je ne pourrai pas aller au bout parce que mon corps est fatigué, parce que je suis exposé à des efforts trop importants et que je vais donc assumer de partir plus tôt », premièrement. Et deuxièmement, c'est l'injuste répartition de l'effort. La réforme du gouvernement, ça va donc permettre à un cadre qui est entré sur le marché du travail à 24 ans… aujourd'hui, de partir à 67 ans, demain, avec la réforme, de partir à 67 ans, en ayant cotisé pendant 43 ans. Si vous êtes une infirmière, par exemple, libérale, que vous êtes entrée sur le marché du travail à 20 ans ou 21 ans, vous devrez cotiser 44 ans, soit une année de plus que la personne qui a commencé à travailler à 24 ans. Alors, qu'est-ce que vous dites à Olivier Véant ? Pourquoi une telle injustice dans votre système ? L'infirmière libérale, on a eu l'opportunité de débattre ensemble pendant la
campagne, je vous ai pourtant déjà donné l'exemple. Une infirmière libérale ne part jamais dans la vraie vie au moment de son âge légal. Les infirmières libérales cotisent davantage pour avoir un meilleur niveau de pension, ce que vous semblez continuer d'ignorer. Je vous assure, regardez les chiffres, je parle là d'une majorité écrasante du corps de la profession. Ensuite, vous semblez oublier, pardonnez-moi, ce qui peut-être pour vous est du détail, mais pour les Français, compte. Parce que figurez-vous que la retraite des Français... J'y tiens et nous y tenons énormément. Les Français
sont
plus d'accord avec nous sur la retraite qu'avec vous, monsieur le ministre. Marine Le Pen, elle voulait la retraite à 65 ans. 68% des Français. Ils sont contre votre réforme. Même moi, je ne m'y retrouve plus. Au moins, avec ma panneau, on sait. Les Français ne s'y retrouvent plus non plus avec vous. Avec le RN, c'est tous les 5 ans, ça change. Et ça change de 5 à 7 ans. Vous avez un dispositif, vous avez les dispositifs, M. Bardala, dont vous oubliez parler, mais du coup, je vais le faire, mais en même temps, c'est mon rôle de parler des choses qui sont des éléments de justice et de progrès dans cette loi. D'abord, vous avez le dispositif de carrière longue, dispositif pour les carrières hachées. qui font qu'on ne touche à rien s'agissant des personnes qui sont en invalidité, en situation de handicap, exposées à l'amiante, etc. Ce qui va permettre concrètement à quasiment un Français sur deux de partir à la retraite avant l'âge légal. Monsieur Macron a retiré quatre des dix critères de pénibilité. Et d'ailleurs, ça m 'étonne que quelqu'un qui est médecin, qui a été
ministre de la Santé, tolère qu'on touche à des critères de pénibilité qui fait qu'aujourd'hui... Manutentionner et transporter des charges lourdes ou exposer son corps à des produits chimiques n'est plus reconnu comme un critère de pénibilité. On peut parler de la déclaration de M. Riester. On
entendra Olivier Véran dans un instant, mais vous vouliez réagir. Moi, j'ai beaucoup de retard, donc je vais commencer juste par faire comprendre quelque chose qui est, à mon avis, très important. est en train de donner deux ans ferme aux gens. Vous allez décaler de deux ans votre âge à la retraite avec des gens qui n'arriveront pas à l'âge de 64 ans. qui n'y arriveront pas parce qu'ils seront malades, parce qu'ils sont trop puisés par le travail, parce que l'espérance de vie en bonne santé dans notre pays est à 64 ans pour les hommes et à 65 ans pour les femmes. Et pourquoi est-ce qu'on nous force à faire cette réforme-là, selon le gouvernement, pour des raisons financières ? Je le redis, vous avez ici deux exemples d'hypocrites. Monsieur Véran qui n'a pas répondu à ma question sur combien ont coûté les primes Macron à l'assurance vieillesse, j'aimerais savoir. Parce qu'à force de créer des trous comme ça, on le compense. Et d'ailleurs, c'était marqué. Attendez juste, laissez-moi terminer, M. Véran. Laissez-moi terminer. Dans le projet de loi de finances 2023, vous avez écrit noir sur blanc que vous faisiez cette réforme des retraites pour compenser les cadeaux qui étaient faits aux plus riches. et à la baisse des impôts de production. Donc ce sont pour les cadeaux faits aux plus riches que vous demandez à des millions de Français de voter plus longtemps. Et monsieur Bardella, ça c'est la proposition de loi que vous avez déposée avec le Rassemblement national lors de votre journée réservée du 12 janvier. Qu'est-ce qu'elle fait cette proposition de loi ? Elle propose d'augmenter les salaires, non pas en augmentant le SMIC, vous avez tous les deux voté contre. Non pas en augmentant le SMIC, mais en enlevant des cotisations patronales, donc en créant un trou dans l'assurance vieillesse. Donc maintenant, il faut arrêter. Si
nous
augmentions les salaires dans ce pays, alors on aurait des cotisations supplémentaires. Surtout si on mettait une égalité salariale entre les femmes et les hommes, on pourrait avoir 6 milliards d'euros supplémentaires en cotisations. Donc il faut arrêter de dire que nous ne pouvons pas trouver de l'argent dans notre pays. Il y a des emplois à créer. Monsieur Véran, les 100 000 emplois qui manquent à l'hôpital public, les 240 000 qui manquent dans les EHPAD, les 300 000 qui manquent pour l'agriculture paysanne et écologique. Nous avons des millions d'emplois à créer dans ce pays qui sont socialement et écologiquement utiles. Et par ailleurs, nous avons 6 millions de personnes privées d'emplois et 14 000 personnes qui meurent directement chaque année des causes du chômage. Donc, non mais je le dis parce que... J
'ai une question à vous poser parce que j'ai un petit trou de mémoire. Vous avez appelé à voter pour qui au second tour ? présidentielle ? Je vous trouve très dur avec M. Véran, mais je crois que vous avez fait voter activement. Vous c'est pire, M. Bordea. Vous votez avec lui la loi
sur le pouvoir d'achat. Pour qui vous avez appelé à voter au
second tour l'élection présidentielle ? Nous
avons appelé à voter contre Marine Le Pen. Et qui était le candidat
en face ? Vous votez les lois avec La République
En
Marche. Vous votez
les lois avec la Macronie. Vous avez voté contre le SMIG ensemble, contre le blocage des loyers. Vous
avez voté contre ensemble. Je vous trouve très dur avec M. Véran. Je ne suis pas votre avocat, M. Véran. Je vous laisse débattre entre vous. Je rattrape du temps. J'ai beaucoup parlé avant. Je vais poser une question. Combien a coûté la
prime Macron ? C
'est intéressant. C'est compliqué d'être en même temps très critique face au bourreau social du peuple français qu'est M. Macron six mois après avoir voté pour lui. Ça révèle, je trouve, une forme de schizophrénie qui, à mon avis, est très saine à rappeler. Moi, je suis entouré de gens ce soir qui ont voté Emmanuel Macron au second tour. Donc, je pense que nous sommes peut-être les plus cohérents dans la critique, mais on ne peut pas se contenter uniquement de critique pour assurer la pérennité. De notre système de retraite au XXIe siècle, l'enjeu, c'est de recréer la natalité dans notre pays.
Dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé des différents intervenants. En tout cas, pour ma part, c'était hyper plaisant de voir Mathilde Panot et Olivier Véran se faire démolir par Jordan Bardella. Il est très fort et ses adversaires n'étaient clairement pas de taille. A très bientôt pour de nouvelles vidéos pépites.
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