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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Depuis 15 jours et en ce moment même, la jeunesse exprime massivement sa colère. Mais une fois de plus, vous n'écoutez pas et vous méprisez. Monsieur le Premier ministre, vous devez à la jeunesse de notre pays un autre comportement que la répression des gilets jaunes ou encore le passage en force sur la réforme des retraites. Des centaines de mobilisations se déroulent sans violence, avec le soutien de parents, d'enseignants, de syndicalistes et d'élus. Notre jeunesse porte des revendications légitimes. En chantant la Marseillaise, elle défend l'école de la République et demande à pouvoir croire en son avenir. Oui, nous sommes tellement fiers d'elle. Mais face à cette colère, vous répondez par une répression aveugle, des centaines de blessés, des enfants mutilés, plus de 6000 interpellations, dont 90% de mineurs relâchés sans poursuite, car ils n'ont rien à leur reprocher. Du jamais vu. Monsieur le Premier ministre, entendez ces lycéens. Ils dénoncent la sélection sociale. Ils veulent plus d'enseignants, moins d'élèves par classe, en finir avec Parcoursup. Ils refusent une école qui reproduit les inégalités sociales. Ils demandent qu'on les respecte. Mes questions seront simples. Allez-vous ordonner la désescalade, cesser la répression aveugle et retenir le bras de votre ministre de l'Intérieur? Vous engagez-vous à supprimer Parcoursup, source d'angoisse et machines à trier socialement ? Allez-vous supprimer la réforme blanquer qui a désorganisé les emplois du temps et accru la sélection et la ségrégation ? Allez-vous annuler la suppression des 1.588 postes d'enseignement de lycée prévus dans votre loi de finances qui va venir en débat ? répondre aux revendications plutôt que de vous enfermer dans une fuite en avant répressive.
Merci beaucoup, monsieur le Président Peu. La parole est à monsieur le Premier ministre. Oui, merci beaucoup, madame la présidente de la Sommé nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le Président Peu. Merci pour la tonalité respectueuse et républicaine de votre question. Bah oui, oui. Donc à un moment donné, le débat parlementaire peut être âpre, mais il peut se faire de manière respectueuse. Peut-être en répondant à votre question et aussi au député Benjamin Lucas, je ne sais pas s'il est encore là, il est parti. Juste, il n'y a pas besoin de... Et vous ne l'avez pas fait, je vous en remercie, vous avez parlé de répression policière. On va dire aussi la vérité. On peut s'opposer au gouvernement sans avoir besoin de mentir. Instruction du ministre de l'Intérieur qui a été donnée par trois fois aux forces de sécurité intérieure. Non, non, mais je comprends que la vérité puisse déranger, surtout quand on veut en faire un recel frauduleux pour essayer d'organiser la colère. Je cite sur un des deux télexes, une grande majorité des personnes interpellées sont des mineurs. Je fais une parenthèse, 96% de garçons. Mineurs, mineurs, parents, des garçons. Je continue. Aussi, je vous demande de garder le discernement qui est le vôtre avec un usage de la force strictement proportionné. Je compte sur vous dans les jours à venir pour permettre la libre expression des revendications. tant qu'elle s'exprime de manière pacifique et dans le respect de la loi. Autre citation, parce que comme personne n'a décidé de le lire, je le fais, au moins la transparence est faite. Attaquez-nous sur ce que nous faisons vraiment et sur les instructions que nous donnons réellement et pas sur la base de choses fausses. Si l'expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être... Les forces de sécurité s'attachent donc à interpeller les auteurs de délits et à préserver l'ordre public avec un usage proportionné de la force. Je l'ai dit en introduction de ces questions au gouvernement, je suis frappé de voir qu'il n'y a pas suffisamment de condamnations contre les violences qui sont faites contre les personnels enseignants. C'est le bilan le plus dur pour le ministère de l'Education nationale de ces dernières décennies. Je vais venir au fond dans un instant, mais on ne peut pas organiser le débat public en faisant comme si du personnel d'encadrement proviseur, proviseur adjoint, des CPE, des enseignants... n'ont pas été violentées ces dernières semaines. Dans l'histoire de la gauche, une gauche qui défendait l'instituteur et l'intégrité physique de l'enseignant. Et vous l'avez fait vous-même, votre famille politique, dans le passé, président Peu. Dites-le. Retrouvons tous un tout petit peu de nuances dans les propos et peut-être également... Oui, pour la France insoumise, ça va être plus dur. En tout cas, pour nous, et je m'y engage, puisque vous appelez à l'apaisement, comme nous l'appelons aussi à l'apaisement et à rentrer dans le sujet. Troisième chose, je le redis, il peut y avoir des accidents, mais le député Lucas tout à l'heure a menti. Il n'y a pas d'instructions qui sont données de répression policière. Et s'il y a des accidents, virgule, ou même une dérive individuelle, on est encore dans un état de droit. Une gauche républicaine défend encore l'état de droit, si ma mémoire est bonne ou si mes informations sont exactes. Donc on fait encore confiance à la séparation des pouvoirs, on fait encore confiance à l'action, monsieur le garde des Sceaux, des parquets, au juge du siège. J'ai le sentiment que dans un moment aussi grave pour le pays, j'ai l'impression de rappeler des évidences qui devraient l'être pour tout le monde. Mais enfin, s'il y a un fonctionnaire de police ou un militaire de la gendarmerie qui a manqué aux ordres qu'il a reçus par sa hiérarchie, il sera, comme à chaque fois et de tout temps, y compris quand un gouvernement a été dirigé par la gauche, il sera sanctionné sans qu'il soit... le procès de l'ensemble de l'institution, les choses étant dites, avançons sur les politiques éducatives. Mais, monsieur le président, je crois avoir répondu clairement. Après, vous contrôlerez l'action du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur a répondu à la convocation du président Corr, président de la commission des lois. Nous sommes responsables devant vous, mais nous sommes responsables de la vérité, pas des mensonges et pas des contre-vérités. Vous pouvez vous opposer au gouvernement et même avoir des candidats à l'élection présidentielle sans qu'il ne soit nécessaire de déverser un certain nombre de contre-vérités. Ensuite, le fond. Il faut objectiver la plupart des problèmes. Il y a évidemment des questions sur Parcoursup, pas déconnectées du réel. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, est ici présent, a amené déjà un certain nombre de concertations et de consultations et de groupes de travail ces derniers jours. La réalité, on redonnera aussi des éléments de transparence sur le benchmark en mauvais français avec l'ensemble des pays. Je note quand même que tous celles et ceux qui veulent la suppression de Parcoursup ne disent jamais par quoi ils le remplacent. Je ne suis pas non plus certain. Que le tirage au sort à l'aveugle de jadis soit si consensuel que ça. En tout cas, plus personne ne le défendait dans le passé. Est-ce qu'il y a un besoin de davantage de transparence ? Le ministre et moi, nous sommes convaincus. La réponse est oui. Est-ce qu'il faut beaucoup plus de simplicité ? La réponse est oui. Tout ce qu'on peut corriger, évidemment que de bonne foi, nous le corrigerons. Deuxième chantier, celui-là il est redoutable. Les ministres, d'ailleurs, s'y sont employés. Le président de la République, j'ai dit, ça avait donné des instructions très claires. C'est la question des remplacements, qui renvoie à la question du nombre d'enseignants dans le pays. Vous l'avez dit de votre question. Il y a quelques mois, vous m'avez posé une question plus spécifique sur votre circonscription à Saint-Denis. On a vu d'ailleurs un échange respectueux, comme à chaque fois, et républicain. Il y a un énorme défi démographique. dans le pays. Ce qui est vrai pour les retraites, pour l'assurance maladie, pour le grand âge et pour la question de l'école. 180 000 enfants de moins. Je crois avoir entendu un débat récent dans lequel un certain nombre de candidats à l'élection présidentielle ont parlé. Qu'est-ce que l'on fait de ce défi démographique? C'est une discussion pour maintenant. C'est pour la discussion budgétaire qui va s'ouvrir. On prend le sujet différemment que d'habitude. On renoue avec une planification, soit pour des quartiers sensibles et difficiles, soit pour le milieu rural. Si on applique une clé budgétaire à l'aveugle... entre la chute du nombre d'élèves et la chute du nombre d'enseignants, ce sont des fermetures en cascade non seulement de classes mais d'écoles qu'il faudrait faire. On s'y refuse. Vous voyez bien que dans 18 départements pilotes, on cherche à trouver une solution. Si vraiment on veut s'en sortir en essayant de s'isoler, si on y arrive, du contexte électoral à venir, la question de la démographie est un sujet absolument clé. Il n'a jamais été dit par les membres de ce gouvernement qu'on souhaitait avoir une clé ou un coefficient à l'aveugle. C'est un débat que j'ouvre maintenant et dont on pourra trouver des marges de manoeuvre dans la discussion budgétaire. C'est un beau sujet qui renvoie aussi... nombre d'enseignants, la rémunération de ces enseignants. C'est le moment, une bonne fois pour toutes aussi, de commencer à guider le débat et les orientations budgétaires pour ce faire. Ce gouvernement ne sera plus en responsabilité au moment de la rentrée prochaine, mais il nous revient quand même de la préparer avec vous. Ça, c'est un thème de travail, il me semble absolument sérieux. Après d'autres sujets... sont à traiter. Je le disais, demain, nous réunirons les présidents de conseils régionaux dans le respect des lois de décentralisation, sans opposer l'Etat et les collectivités locales, comme certains veulent le faire. Pour le coup, c'est une compétence cœur des lois de décentralisation des années 80. Là aussi, beaucoup de choses ont été faites. En tout cas, c'est toujours pareil. Si vous avez besoin d'un gouvernement détaché de l'élection présidentielle, soucié de la défense de l'intérêt général, souhaitant apporter dans la mesure du possible toutes les réponses positives que nous pouvons apporter, nous le ferons. Si nous devenons un punching ball électoraliste pour des gens qui ont du mal à faire démarrer leur campagne présidentielle, nous n'y pourrons rien. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
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