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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Une princesse est le président d'un parti d'extrême droite. Immortalisée dans une fausse paparazzade, c'est la une qui fait couler beaucoup d'encre. Jordan Bardella officialise donc dans Paris Match sa relation avec Maria Carolina de Bourbon et de Sicile.
Depuis plusieurs mois, nous étions traqués par des paparazzi qui campaient au pied du domicile, qui nous suivaient lors de nos déplacements et lors de cette visite en Corse jusqu'au pied de notre hôtel. Et donc nous avons pris la décision tous les deux de ne plus nous cacher, d'assumer ce qui relève pour nous aujourd'hui dans notre vie intime de l'évidence. Je peux vous dire une chose ce soir, c'est que je suis très heureux.
Une véritable opération de communication donc, avec des photos qui n'ont rien de volé. L'ancienne attachée de presse de Jordan Bardella justifie le procédé.
'est une façon aussi, vous qui êtes journaliste, vous le savez, d'éviter qu'ils soient paparazzés avec des photos moches ou affreuses. J'ai moi-même longtemps lutté, quand j'étais l'attaché de presse de Marine et de Jordan, contre les photos affreuses. J'ai fait la guerre à ces photos.
Quand la politique devient people, rien de nouveau. Emmanuel Macron, en avril 2016, s'affichait déjà avec sa femme Brigitte, en une de Paris Match, avant de le regretter.
C'est une bêtise, une bêtise qu'on a faite ensemble. Non pas que je le regrette ou que ça ait beaucoup d'importance, mais moi, ce qui m'importe le plus, et au-delà de tout, de mon engagement, c'est mon couple. Donc je ne laisserai personne m'embêter là-dessus. Mon couple, ma famille, c'est la chose à laquelle je tiens le plus. Ce n'est pas une stratégie de l'exposer, c'est sans doute une maladresse. Je l'assume pleinement et ce ne sera donc pas une stratégie qu'on reproduira. Ne pas reproduire, du moins jusqu
'à l'été, où le couple s'expose en amoureux. Rebelote. En novembre, lancement de campagne oblige. Se livrer sur sa vie privée, un passage devenu obligé pour tout politique qui aspire à des ambitions nationales. Nombreux sont ceux à être passés dans l'émission d'M6, Ambitions intimes, certains marquant les esprits plus que d'autres.
J'ai passé une diplôme d'élevage de chats. Toi, t'es tellement jolie qu'elle s'appelle sa majesté.
parfois des combats très personnels, comme celui de Fabien Roussel, qui évoque le cancer de sa fille. Une façon d'aborder des sujets difficiles, comme pour Gabriel Attal, qui ce week-end sur TF1 se livre sur les addictions de son père. L'occasion aussi d'officialiser sa relation avec son compagnon, Stéphane Séjourné.
Ça a été un coup de foudre tout de suite. Et donc c'est une relation qui a commencé assez jeune, qui a duré pendant plusieurs années. On a aussi évolué tous les deux, chacun dans notre parcours, mais dans un univers proche.
Vous dites qu'il est l'amour de votre vie ? Ouais. Sûr ? Je suis sûr.
Revers de cette exposition médiatique, la déferlante de haine. Et ici d'insultes homophobes qui peuvent suivre, notamment sur les réseaux sociaux. Des attaques personnelles violentes, jusqu'à des menaces de mort, passibles de poursuites.
Alors, on va revenir sur ces deux exemples. Il y en aura d'autres, c'est sûr, au fil de la campagne, des candidats qui vont à un moment donné lever le voile sur une partie intime. Il y a cette question de Pierre dans la Somme. Révéler la vie privée d'une personnalité, peut-il modifier l'opinion des citoyens à son égard, qu'ils soient du même bord politique ou pas, Gaël Slimane
Prenons le cas de Gabriel Attal, qui est intéressant, puisqu'il s'agit de l'homosexualité, qui pendant longtemps en France était quasi pénalisée, qui était réprouvée. On repense à Mitterrand qui devait cacher... alors ce n'était pas son homosexualité, mais sa double vie en quelque sorte, ça a changé en fait. Et le discours de politique générale de Gabriel Attal à cet égard était assez remarquable et décrivait de manière très juste où en est la société française.
– Enfin là on voit les messages qu'il se prend encore. –
Alors justement, il y a deux sujets. Quand je dis ça à des amis, ils se disent, mais j'ai complètement fou, c'est n'importe quoi. En fait, si vous regardez l'opinion publique, la majorité des Français à travers les sondages, le regard porté aujourd'hui par la société sur des sujets, il y a une gauchisation de la société de ce point de vue-là, sur des sujets tels que l'homosexualité, tels que le racisme, a incroyablement évolué en 20 ou 25 ans. On a des mesures qui montrent que, très concrètement, aujourd'hui, comme il l'a dit dans son discours de politique général, Gabriel Attal, vous pouvez être homosexuel. avoir 30, une trentaine d'années, être Premier ministre, et ça n'est même plus un sujet. À l'époque de Delanoé, quand il est élu maire de Paris, ça n'était pas un problème. Déjà, c'était il y a plus de 25 ans, il est élu maire de Paris, les électeurs savent qu'ils vont voter pour un homosexuel, ça ne l'a pas empêché, ça l'a peut-être même aidé dans sa conquête de la ville de Paris. En tout cas, ça ne l'a pas empêché. 25 ans plus tard, mais c'était un sujet à l'époque, on en parlait. Aujourd'hui, ça n'est même plus un sujet. Et après, il y a le deuxième sujet, pour le coup, ce qu'on vient de voir, c'est-à-dire les réactions sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas parce qu'une opinion est de moins en moins présente chez une majorité de Français qu'elle ne va pas exploser avec d'autant plus de violence sur les réseaux sociaux. Donc bien sûr qu'il y a des tweets rageux, de la haine, qui se déversent à cette occasion, mais il ne faut pas croire que ça représente l'opinion majoritaire.
Alors, on va essayer de reprendre tout ça dans l'ordre, ce qui a été parfaitement explosé dans ce reportage. Si, peut-être qu'on peut continuer avec Gabriel Attal, et puis on ira ensuite sur la stratégie de Jordan Bardella, sur Gabriel Attal, le fait qu'il veuille solder, au fond, le sujet de son père et des addictions de son père. Est-ce que, au fond, c'était indispensable de le faire à ce moment-là de la campagne, de sa campagne ?
Indispensable, non, mais la présidentielle, c'est un exemple. de transparence absolue. Vous allez être passé au rayon X par l'opinion, par les médias, par la curiosité publique, votre parcours, votre famille, votre argent, vos goûts, etc. Donc prendre les devants, ça peut se comprendre. D'autant que ce n'est pas la politique qui fait du people, c'est le people qui fait de la politique. Je prends ma vie privée et je lui donne une force politique. Avec mon programme, je vais m'adresser au cerveau des gens. Avec ma vie privée, la vérité de ma vie privée, il ne s'agit pas de mentir, je vais m'adresser... au cœur des gens, à leur émotion, et leur montrer que j'ai des faiblesses, des failles, des moments de bonheur, des malheurs dans ma vie, que j'ai un parcours, que je suis cabossé, et puis je vais leur montrer ce que j'aime, mes passions, mes passions amoureuses, mais aussi mes passions dans la vie. Et donc, on prend sa vie privée, les conjoints, les enfants, les parents, mais aussi ma passion pour les timbres, ma passion pour tel sport, mon amitié avec tel artiste connu, et je vais le présenter au public. en espérant que ça me vaudra de l'intérêt et peut-être, à un moment donné, une certaine forme de reconnaissance, d'affection. Tiens, lui aussi, il est passé comme moi par l'épreuve de la maladie, par l'épreuve d'un père qui pouvait être violent, par le fait d'avoir été trompé par un conjoint. Ah, ça l'humanise, ça le rapproche de moi. Comme on est passé d'une présidence verticale, président monarque très éloigné, De Gaulle-Mitterrand, à une présidence de plein pied, président de tous les Français, mais président comme tous les Français, si je vous prouve que vous êtes comme moi, ou plutôt que je suis comme vous, j'ai une petite chance que vous votiez pour moi. Mais il faut tout dire. Il faut dire d'abord la vérité. Il ne faut pas mentir, il ne faut pas escamoter. Je pense que ce que les Français ne supporteraient pas, c'est un candidat qui ferait l'éloge de la fidélité, dont on découvrirait l'adultère. Le mensonge, ça ne passerait plus. Il ne faut pas tout dire parce qu'on a droit à sa part intime. On a même le devoir d'être pudique. Après, il faut répondre aux questions. C'est pour ça que la démarche... publicitaire, de le mettre en avant de manière scénarisée, ça, ça peut être critiqué. Bon ben, ça fait sortir les éléments, comme ça au moins on n'a plus à le faire, mais là ça peut être aussi considéré comme relevant du marketing électoral. Encore une fois, je prends ma vie privée et j'en fais un argument pour séduire les élus.
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