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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Chers amis, c'est un plaisir de retrouver certains d'entre vous. Ça fait des années et des années déjà. Ça fait maintenant, ça doit faire maintenant six ans que je chemine avec le parti écologiste. J'ai dû faire quatre ou cinq campagnes avec. Et l'une des choses qui me tiennent à cœur, c'est la volonté renouvelée de ce parti de toujours vouloir bien être assuré sur les questions scientifiques au service de la politique. C'est pourquoi, quand Marine Tondelier m'a proposé de prendre la présidence d'un conseil scientifique dédié à cette campagne présidentielle, j'ai accepté sans hésitation. Le contexte est très particulier. D'un côté, on le voit dans l'actualité, les questions scientifiques et techniques ont une emprise considérable sur les politiques publiques. Ce sont les questions du moins sur la façon dont le monde évolue en lien avec la politique. On le voit à travers les questions climatiques et les débats autour du GIEC et les nombreux reculs et quelques timides avancés qu'on a pu voir au niveau mondial là-dessus. On le voit de façon peut-être encore plus douloureuse sur les questions de biodiversité à travers l'IBES et les nombreux scopes qui marquent autant de difficultés à avancer. On le voit sur les questions de pollution, on le voit sur les questions de plastique, on le voit sur les questions d'économie circulaire, on le voit sur les questions épidémiologiques, rapport après rapport. Concertation internationale après concertation internationale. Mais aussi, on vit une époque d'attaque politique sur la science en général sans précédent, du moins sans précédent au XXe siècle. Avec le plus grand puissant scientifique du monde, les États-Unis, se livrant à une charge sans honte et sans retenue contre les institutions scientifiques pour les mettre au pas. Et dans le reste du monde, ça va à peine mieux. Ça, c'est le contexte général. Et il serait facile, dans le débat politique, d'oublier les questions de fond vitales qui s'expriment. en mètres cubes, en degrés, en taux de renouvellement, et ainsi de suite, et contre lesquels on ne peut pas lutter avec des mots. Dans ce contexte, la proposition que nous avons élaborée avec Marine pour l'accompagnement de cette présidentielle, c'est celle d'un conseil scientifique formé de plus ou moins une dizaine de personnes, scientifiques reconnus dans leur parti. couvrant différents aspects fondamentaux des questions environnementales en lien avec la politique et qui aura à cœur d'une part d'observer, de quantifier, d'évaluer, de s'intéresser aux différents programmes, aux mesures, à l'évolution dans ces dernières années au niveau national, au niveau européen, de l'environnement réglementaire, du contexte, des politiques publiques en général. Les reculs écologiques, les reculs environnementaux ont été nombreux ces dernières années. Encore rien que ce matin, dans l'actualité, vous l'avez vu, avec la loi Simplification, ça parle ZFE, ça parle ZAN, etc. Lister et faire l'évaluation et en parler politiquement n'est pas suffisant. Il faut aussi pouvoir s'appuyer sur une base scientifique d'experts. Et ce sera l'ambition de ce Conseil. Les profils dans ce conseil, des personnes reconnues pour leur carrière universitaire, scientifique, avec des compétences sur les grands enjeux environnementaux et écologiques en lien avec l'espace public, climat, biodiversité, pollution, santé publique, mais aussi les questions industrielles. et qui aura vocation à se réunir régulièrement, à présenter régulièrement des communiqués et des évaluations sur les sujets qui se poseront dans cette campagne. Soit à la requête de Marine Tondelier, soit parce que… Par
autosaisine.
Par autosaisine, parce que nous jugerons que tel sujet mérite absolument que nous intéressions. J'ai dans ma carrière eu l'occasion d'être souvent dans le rôle du conseil scientifique aux politiques. J'ai été dans des conseils scientifiques pour la ville de Paris, pour la région Île-de-France, pour le gouvernement au sein du conseil stratégique de la recherche, pour la commission européenne. J'ai été le seul scientifique à faire partie du premier et du second conseil scientifique de la commission européenne. J'ai été le seul
scientifique dans le conseil scientifique ? Le seul scientifique
à faire partie des deux conseils.
Ah oui, d'accord. Première
question, une vingtaine. 'était sous le président Barroso. Le second, c'était sous le président Juncker. Nous étions seulement sept. Le second marchait beaucoup mieux que le premier. Il y aurait beaucoup à dire sur le second et sur le premier, mais... Ce sera pour notre froid, s'il y a des questions, des curieux. Beaucoup de choses que j'ai apprises à cette occasion-là sur ces questions de rencontre entre science et politique. Je suis aujourd'hui membre du conseil scientifique du Forum européen de Halbar, tous les ans dans le Tyrol autrichien, le grand forum de la construction européenne, qui se tient sans discontinue depuis 1945, sur l'évolution de l'Europe, paix, démocratie, écologie, économie. Et j'ai eu l'occasion à l'Assemblée nationale de présider ou vice-présider l'Office parlementaire scientifique. C'est l'Office de 18 députés, 18 sénateurs ou sénatrices qui s'occupent de traiter, d'aborder de façon transpartisane des sujets scientifiques en phase avec le politique. En 2020, j'en ai été réélu à la présidence alors qu'à cette époque-là, je n'ai été membre d'aucun groupe et en rupture de banc avec mon précédent parti, réélu à la quasi-unanimité, ce qui était la marque que les politiques membres de cet office, y compris les adversaires politiques, me faisaient confiance pour instruire un débat de façon résolue, impartiale et techniquement solide. Ce seront aussi mes ambitions dans ce Conseil. Parmi les deux exemples de membres dont je peux vous citer déjà les noms de ce conseil scientifique, la climatologue et spécialiste de l'énergie Yamina Saheb, professeure à Sciences Po, et qui a fait sa carrière en partie sur les questions énergétiques au Joint Research Center de l'Union Européenne et dans d'autres institutions, spécialiste de sobriété et de façon générale des questions économico-énergético-climatiques. Et le naturaliste, biologiste Pierre-Henri Couillon, qui a fait sa carrière au CNRS, à l'INSERM, au Muséum National d'Histoire Naturelle, grand spécialiste sur les questions de biodiversité, sur les questions agricoles. Et l'un comme l'autre combine un engagement résolu dans le débat public et une solidité scientifique sans faille quand il s'agit de mettre en place des arguments scientifiques sur la table. Chers amis, voilà ce que nous souhaitions vous aborder. La question d'observatoire de l'évolution écologique, des reculs environnementaux en particulier que nous avons vus ces dernières années sera un excellent, bien que sinistre, point de départ pour notre travail. Et ce sera bien sûr l'ambition de ce conseil de travailler aussi bien sur les questions dures, je veux dire, les questions qui font mal, que sur les questions qui... ce qui peut être l'occasion dessinée des avenirs plus joyeux. Je vous remercie.
– Léa,
t'enchaîne ? – Rebonjour, ce travail, merci beaucoup Cédric de le mener, ce travail est d'autant plus nécessaire qu'on voit dans le débat public, tu l'as dit un peu en introduction, mais on le voit à l'Assemblée nationale singulièrement là où les reculs… écologistes environnementaux sont à l'œuvre, il n'y a plus de science où la science est réécrite, falsifiée, réinterprétée alors que les faits sont têtus et que la réalité scientifique, écologique l'est tout autant. Je vais vous donner quelques exemples. Le détricotage d'une avancée quand même majeure en termes de protection. des ressources des sols, la loi ZAN sur le zéro artificialisation net, son recul, son détricotage, avec la puissance des lobbies qui est entrée... par toutes les portes et toutes les fenêtres de l'Assemblée nationale, au moment où nous discutions de ce sujet à travers la loi simplification, a été effrayant. Effrayant dans le sens où moi j'avais envie de faire un donné une espèce de pause, de fact-checking collectif. C'était vraiment, on avait des contresens, des contre-vérités. Et de la part du Rassemblement national, on y est habitué parce qu'en réalité c'est leur marque de fabrique de réécrire. leur histoire et l'histoire, mais aussi de la part du groupe... qui, a priori, se sentait investi de la science et de la raison, et pensait qu'il était dans le camp de la raison. Donc ça, c'est ce premier élément. C'était aussi, bien sûr, la loi Duplon, mais c'est aussi, dans les reculs scientifiques, une déconstruction de l'état de droit qui s'est opérée. Quand on a eu la proposition de loi pour revenir sur une décision de justice, pour interdire... venait entraver ce projet contre lequel les écologistes sont depuis des années la construction de la 69. Quand on a une proposition de loi qui vient à l'encontre d'une décision de justice, avec en plus des éléments qui vont à rebours de la science, on a deux éléments constitutifs de l'état droit, c'est-à-dire la vérité et la séparation des pouvoirs, qui sont malmenés dans le même temps, tant par des... des fervents défenseurs de ce projet, mais aussi par des gens qui n'en ont rien à faire de ce projet, mais l'utilisent comme un moment de bousculement, de fragilisation de nos institutions. Et donc en fait ces chemins, quand on parle tant des sujets scientifiques, on parle aussi... de la protection de l'état de droit, et c'est important de pouvoir le rappeler à ce moment-là. Voilà, mais on prend les sujets de santé environnementale, moi je travaille actuellement sur une proposition de loi pour avoir comme un Nutri-Score des produits cosmétiques, et on voit dans le même temps au niveau européen, tout est n'importe quoi, une inversion de la charge de la preuve de la science, où en fait il n'est pas... Si vous voulez, les industriels incombent à celles et ceux qui défendent l'intérêt général de démontrer que nous avons raison. Alors que c'est à eux de démontrer qu'aucune de leurs substances n'est un danger pour celles et ceux qui peuvent les utiliser. Et en fait, on est en train d'inverser la charge de la preuve. Et c'est aussi l'objet, je crois, de la mission que nous avons les écologistes, c'est de remettre. la charge de la preuve au bon endroit, et c'est l'objet du principe de précaution qui est complètement détricoté, et principe de précaution qui, là encore, est un argument pour dire qu'on nous empêche d'avancer dans la bonne marche de l'histoire, de l'économie, etc., de la croissance, ce qui est encore une fois une erreur et scientifique, mais aussi de démocratie majeure.
on rajoute
un petit mot.
Pour insister sur ce que tu as dit sur l'automoute à 69, c'était un moment de rupture entre débats politiques et scientifiques très marquant. Les plus grosses pétitions que j'ai jamais vues, signées par des scientifiques de toute spécialité, à travers les collectifs sciences en béion, et des textes très argumentés, pour démonter absolument tous les arguments, un par un, qui avaient été mis en place pour la 69. et qui n'a pas empêché d'en trouver dans les signataires certains membres parmi les plus hauts placés, contributeurs du GIEC, des experts dans toutes les sciences possibles, y compris des experts de sciences économiques, de sciences du développement, pour tous dénoncer la mise en œuvre de la 69. Et pourtant, le projet a continué.
mon tour, je te remercie, Cédric, d'avoir accepté cette mission. C'est extrêmement important d'objectiver la réalité de ces reculs et de l'impact que ça a sur la vie des gens. Pour vous citer un exemple, vous parlez peut-être de ma prime rénov', qui est un outil plébiscité par 76% des Français, qui pourtant est raboté budget après budget. Ma prime rénov', qu'est-ce que c'est ? C'est la rénovation énergétique. des logements dans un contexte où la crise énergétique fait grimper les factures. Donc c'est bon pour le portefeuille des Françaises et des Français, pour leur qualité de vie aussi. Et donc c'est extrêmement important d'avoir ce travail pour objectiver la réalité de ces reculs sur un certain nombre de mesures et qui ont un impact grave sur la vie des Françaises et des Français. Et je voudrais aussi saluer le travail du réseau Action Climat qui avait l'an dernier publié un rapport qui faisait état de 43 reculs environnementaux. Et je pense que le travail qu'on va avoir amené devra être fait en lien avec la société civile. Et ce conseil scientifique, c'est aussi l'occasion d'inviter, d'appeler toute la société civile à venir contribuer. à ce travail pour objectiver ces données dans un contexte où ces reculs sont absolument aberrants. On n'a jamais connu autant de crises. Les inondations sont de plus en plus fréquentes, elles dévastent la vie des gens, les feux de forêt également. Et les décisions qu'on prend au niveau politique ont un contresens de ce qu'on subit et je pense que ce travail sera nécessaire pour remettre un petit peu l'église au milieu du village.
Merci beaucoup à la porte-parole du parti Aminata et Cathy, à la porte-parole de la campagne Léa Ballage et au président du conseil scientifique de notre campagne, Cédric Villani. Tu as annoncé deux noms qui sont les personnes qui par leur statut peuvent se déclarer officiellement membre de ce conseil scientifique. Il y a déjà une dizaine de membres éminents qui nous ont dit ok et qui sont à pied d'oeuvre. C'est un sale temps en ce moment, une sale période pour les scientifiques, et donc beaucoup ne peuvent pas s'afficher, et d'autres statutairement en non-impossibilité. J'étais encore là dans le train tout à l'heure au téléphone avec un grand expert de santé publique qui m'annonçait qu'il était d'accord, mais que vu là où il travaillait, il ne pouvait pas le dire, donc on a beaucoup de noms. Et le but aussi avec le lancement officiel de cet observateur aujourd'hui, On a nos réseaux, on a ceux qui ont souhaité démarcher, mais il y a sûrement plein d'autres qui seront motivés. C'est une idée dont je parle depuis longtemps. À chaque fois, les gens disent, vous nous direz, ça peut nous intéresser. On a des hauts fonctionnaires aussi. Il y a des hauts fonctionnaires qui ont des formations scientifiques, qui nous ont déjà dit qu'ils attendaient ça avec impatience et qu'ils allaient pouvoir contribuer parce qu'ils avaient vu de près ces reculs environnementaux. Et donc, c'est une belle aventure qui commence. Et donc, on lancera dans l'après-midi, ça sera mis en ligne sur mon site de campagne marine.tondeley.fr, un onglet sur le conseil scientifique et l'observatoire des reculs environnementaux. Et le but, c'est que celles et ceux qui veulent nous rejoindre puissent le faire. Et on n'attendra pas d'avoir le rapport de 160 pages qui détaille tout pour couplir l'idée, c'est quoi au fur et à mesure. on puisse, quand on a fait l'évaluation de telle ou telle mesure, le faire, le but par exemple. En fait, on a beaucoup entendu, les reculs environnementaux, c'est des claques pour les écolos. Mais la réalité, c'est que les victimes de ça, ce n'est pas les écologistes, c'est tous les Français. Et je pense qu'on a fait des listes, on a énuméré, il y avait un... le bouquin de Mr. Dian Pauly, où il explique un peu, il explique tout ça, c'est la technique de flux de zones. Vous vous rappelez, au printemps, il n'y avait pas une journée, des fois, il y avait même plusieurs reculs environnementaux le même jour. Et donc, à un moment, c'est de tous les côtés, on n'a même plus le temps d'expliquer, de raconter. Et moi, ce que j'ai toujours souhaité faire, c'est dire aux gens, c'est pas juste des listes, les écolos ont perdu, zéro les écolos, un le gouvernement, c'est vous qui perdez. Et je pense que ça, on n'a pas, on a été pris court, voilà, donc on n'a pas eu le temps suffisamment de le faire. Par exemple, sur ma prime rénov', tu le racontais. un milliard en moins sur ma prime Rénov', et ça arrivait plusieurs fois, c'est 100 à 150 000 logements isolés en moins par an, soit l'équivalent de toute la ville de Rennes ou de toute la ville de Lille, et donc ça se chiffre en gaz à effet de serre, en factures, en impact sur la santé, ça a des vraies conséquences sur le leasing social. – Ah bah oui, on en avait parlé un petit peu au début de la guerre en Ukraine, après tout le monde est reparti dans le déni, là, blocage du détroit d'Hormuz, ah bah oui, tiens, on a supprimé le leasing social, et on l'avait fortement dénoncé en hémicycle, on ne nous a pas écouté, résultat, ça n'a pas avancé, donc je pense que c'est notre responsabilité que de faire ça, et encore une fois, on ne doublonnera pas, les listes ont été faites par les associations environnementales, malheureusement, depuis la liste très complète des 43 reculs environnementaux du RAC, la vie a continué, et je pense que ça a dû doubler. depuis, mais nous notre but c'est un par un d'essayer d'objectiver les conséquences et donc dans les spécialités qu'on recherche, il y a des conséquences, enfin on recherche aussi des experts géopolitiques, des experts en médecine, en santé publique, des économistes aussi, parce que les reculs environnementaux ont des conséquences sociales, donc on recherche vraiment des talons larges. Voilà, et vous dire que c'est pas du tout un hasard s'il y a eu beaucoup d'attaques contre les écolos. Et concomitamment, beaucoup d'attaques contre les scientifiques. En fait, tout ça est très cohérent, c'est très logique. Ce n'est pas un hasard, c'est lié, c'est la fabrique du doute. J'ai même entendu, je vous parlais des GRAC tout à l'heure, dans le débat avec Gabriel Attal, dans les spécialistes, le monde de l'entreprise, économistes, qui nous faisaient face et avec qui on débattait. Il y en a une, je ne pourrais même plus vous dire son nom, c'est une grande chef d'entreprise, qui disait, vous savez, c'est un peu sur le thème, on en a marre du principe de précaution, on veut le principe d'innovation. Et elle disait, vous savez, les Français sont traumatisés, les politiques français sont traumatisés à cause de la vache folle et du sang contaminé. Et donc maintenant, ils ont une aversion au risque. Donc c'est un grand problème parce que, en fait, c'était une table ronde sur les investissements d'avenir, sur l'innovation et la recherche. Et donc elle disait, il faut investir, il faut enlever. il faut lever les freins, il faut que ce soit ok. Et moi je lui disais, j'ai même pas pu répondre parce qu'après le débatteur voulait à tout prix que je réponde que sur la retraite par capitalisation qui était même pas au thème. Et je disais, j'aimerais bien répondre à la dame quand même. Non, non, non, là on n'a pas le temps. Et donc je lui ai dit à la sortie, madame, vous pouvez expérimenter avec ce que vous voulez, mais pas avec notre santé en fait. Il y a des no-go-zone. Et là, comme pour la bande dessinée, en ce moment je fais beaucoup d'entretiens, j'étais encore avec un expert de santé publique qui disait qu'une étude qui va bientôt sortir, ils ont arrêté. ils ont fait un groupe test de femmes qui continuent à faire leur vie normale, et un groupe qui a arrêté tout cosmétique. Alors celles qui disaient, moi ils me font encore quand même du déodorant, du dentifrice, ils leur confiaient des produits, donc ils estimaient vraiment que c'était les moins impactants possibles, et bien en quelques semaines, elles avaient moins de 40% de parabènes dans le corps. Donc en fait les liens, on les sait, ce qui est difficile c'est de démontrer l'effet cocktail précisément, quelle substance plus que l'autre, comment se passent les interpénétrations et les interactions. substance par substance, on sait que c'est classé CMR, qu'elles sont consérigènes, que ça traverse la barrière placentaire, que ceci, que cela. Et moi, j'habite dans un territoire où je le sais, puisque quand j'étais petite, on pouvait sentir le sens du vent à l'odeur, selon que c'était une usine pétrochimique au Métal Europe, et où aujourd'hui, en tant que femme enceinte de ce territoire, je n'ai pas le droit de boire l'eau du robinet. Sauf qu'en plus, personne le sait, parce qu'il y a un décret prévatorial qui est interdit aux femmes enceintes à l'étante nourrissante de boire l'eau du robinet. mais qui ne communiquent pas parce que quand j'étais à l'agglo j'avais posé la question naïvement il y a 12 ans maintenant et le président de l'agglo m'avait dit on ne le dit pas parce que c'est anxiogène. C'est-à-dire que l'eau est imperdite, mais on préfère pas le dire, ça va stresser les gens, donc on préfère qu'ils la boivent. C'est quand même hallucinant, et à Métale Europe, je vous dis pas le nom de malade, de leucémie, et souvent c'est les médecins d'ailleurs qui lancent l'alerte, les gens disent, ah c'est encore un article militant, non en fait c'est l'ordre des médecins, le syndicat de la médecine libérale, c'est ni des hadistes, ni des islamo-gauchistes, c'est quand même très très préoccupant, et moi je sais le nombre de fact-checking que j'ai eu, un jour j'avais dit que... l'habitabilité de la planète était en question et j'avais un fact-checking, je ne sais plus quel média, qui disait « Donnez-nous vos sources ». Je ne sais pas, le GIEC, tout le monde. C'est assez différent qu'il y ait un manque de culture scientifique. Et jamais le savoir, jamais le pouvoir n'a été aussi éloigné du savoir. En réalité, on est vraiment dans une offensive anti-science. Si on se targue d'accueillir, de proposer d'accueillir les scientifiques américains qui sont harcelés dans leur pays, mais franchement, je t'assure que les conditions... philosophique, financière non plus, mais philosophique de recherche en France, soit tout à fait épanouissante non plus. Et donc, voilà, les chiffres préoccupants, les Français en 2024, 30% des Français ont consommé une eau non conforme au robinet. C'est des choses très très précises et qu'on ne peut plus accepter. Moi, ça m'a toujours fascinée, c'est pour ça que je travaille sur cette bande dessinée, c'est comment, quand on sait tout ça, et en fait, au fond, nous, on le sait. comment on accepte collectivement ces risques-là pour nous, pour nos enfants, pour nos parents, pour l'avenir. Il y a un truc complètement irrationnel, c'est le syndrome de l'autruche. La neurosciences documentent aussi ça, sur pourquoi collectivement ce risque-là, on n'arrive pas à l'appréhender. Et donc, on a besoin d'aide dans ce conseil scientifique, dans l'Observatoire des reculs environnementaux. On cherche tout type de compétences scientifiques. Et donc, sur le site marinetondé.fr sera mis dans l'après-midi le formulaire pour pouvoir nous rejoindre. Et ça va être intéressant. Donc merci Cédric. Et vous l'avez compris, on va remettre du fond au cœur de cette campagne avant qu'elle ne touche le fond. Donc on ne dit rien. Vous avez des affiches sur la primaire partout autour de vous. Mais là maintenant, sur quoi proactivement on va s'exprimer, c'est vraiment prioritairement les questions de fond. On va essayer d'intéresser les Français à cette campagne. On ne fera pas que par de l'apropole. Donc voilà. Et nous-mêmes, on n'en peut plus en fait. Ça vous va ?
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