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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'Immédiat. Bonjour Jean-Yves.
– Bonjour Foyan.
– Au programme aujourd'hui, nous allons revenir sur le nouveau candidat du système. Et c'est Édouard Philippe. Vous allez voir, il est tout désigné par la presse. Tenez-vous prêts, nous allons… tout droit vers un an de propagande jusqu'au présidentiel. Et puis, notre dossier cette semaine sera consacré à l'affaire Quentin qui n'en finit plus, qui a été relancée par BFM TV et depuis hier par Blast qui a réussi à faire une interview de Raphaël Arnaud, l'ancien porte-parole de la jeune garde et actuellement député qui était absent du siège à l'Assemblée de son siège. programme vous plaît, d'ores et déjà, n'oubliez pas de l'agrémenter du petit pouce en l'air. Cela favorise l'algorithme de YouTube. Et puis, n'hésitez pas également à laisser un commentaire juste en dessous pour soutenir cette dynamique. Maintenant, si vous êtes prêts, eh bien, on va y aller. Depuis la mi-mars, semble-t-il, il y a une petite musique qui voudrait nous vendre Édouard Philippe comme le candidat parfait pour les présidentielles de 2027. Nous sommes à un an du scrutin. Et pour appuyer mon propos, je vous propose cet article de BFM TV, présidentielle 2027 à un an du scrutin, un duel. Ce profil entre Édouard Philippe et Édouard Philippe. et Jordan Bardella. Donc on a l'installation un peu de ce narratif qui se met en place. Et puis il y a également dans la tribune du dimanche une signature de 90 ministres et parlementaires. D'ailleurs, observez bien la formule, on a vraiment l'impression qu'il y a 90 ministres. Bon non, il y a quand même quelques parlementaires qui sont partants pour avoir un candidat unique pour la droite. et le centre. Dans le détail, on a 9 ministres seulement, 40 parlementaires Renaissance, 21 parlementaires LR, 7 députés Horizon, 5 députés Modem, 5 sénateurs UDI et 3 députés Liottes. Jean-Yves, peut-être déjà un commentaire ? On a BFM TV et la tribune du dimanche. Ça, c'est saadé.
– Alors je crois que cette affaire est intéressante parce qu'on est dans la fabrique de l'opinion. On dit à l'opinion, voilà, ce sera le candidat, ce sera Édouard Philippe. On le fait à coups de sondages où on explique que c'est lui qui sera le mieux placé pour battre Bardella, donc c'est lui pour lequel il faut voter. Au premier tour. C'est de la fabrique de l'opinion. Et ce n'est pas de la fabrique de l'opinion par n'importe qui. Parce que vous voyez, ça démarre de la tribune du dimanche et de BFM TV. La tribune du dimanche BFM TV, c'est deux médias propriétés de Rodolphe Saadé, qui est donc le patron de la CGA-CGM d'origine libanaise et qui a beaucoup investi dans le port du Havre. dont Édouard Philippe et le maire. Donc on est vraiment dans un système de fabrication de l'opinion par un oligarque, un grand oligarque, et ensuite c'est relayé. par toute une série d'autres médias, puisque si c'est lui qui est le mieux placé pour Bab Bardella, c'est le bon candidat, évidemment. – C'est forcément
le bon candidat, effectivement. Alors France Info ne s'y trompe pas non plus, ils invitent donc le directeur du département politique Opinion, Ipsos, pour vendre cette fabrique de l'opinion, en déclarant qu'Edouard Philippe occupe une position centrale et apparaît comme le candidat naturel du centre et de la droite. Vous voyez déjà un peu les terminologies qui sont utilisées. On a BFM TV qui relance, quelques jours après ce premier sondage, un nouveau sondage qui cette fois-ci donne Édouard Philippe gagnant face à Jordan Bardella au second tour. C'est-à-dire que dans un premier temps, ça se profile pour un duel. Et ensuite, c'est Édouard Philippe qui est le gagnant. Le Figaro repartage l'information. Public Sénat, Édouard Philippe bondit. L'ex-premier ministre désormais favori pour 2027. Effectivement, les choses vont très vite. Et puis le Parisien fait la même chose. Donc là, on est sur la presse mainstream régionale. – Arnaud. – Et Arnaud… – Oui. Présidentiel, seul Édouard Philippe serait en mesure de battre le RN au second tour d'après un sondage. Ça c'est un article du 28 mars, à l'instar donc de BFM TV. Et le 31 mars, à l'instar de BFM TV, là encore, présidentiel 2027, Édouard Philippe devant Jordan Bardella au second tour d'après un nouveau sondage.
on voit, c'est la cascade d'opinions qu'on fabrique. On parle d'Edouard Philippe, on fait un sondage sur Edouard Philippe qui est plutôt favorable, on reparle d'Edouard Philippe, on commente le sondage, on refait un sondage, on monte en sauce. Et il y a effectivement une convergence de médias, à la fois de l'oligarchie, des grands oligarques, on a Bernard Arnault, on a Saadé, on a Kretinsky. Ça roule pour Édouard Philippe. Il y a des raisons à ça. Il est passé par la French American Foundation. Il a suivi un emprès à Davos et au Bilderberg Macron. Donc il a l'onction du système, il a l'onction des oligarques et on va tenter de le vendre. au peuple. Ce n'est pas sûr que ça marche d'ailleurs, mais en tout cas, c'est bien tenté.
– Disons que c'est après l'opération Glucksmann qui n'a pas pris, visiblement. Il faut quand même expliquer quelque chose, c'est que les sondages, ça a un certain prix. Donc en fait, faire des cascades de sondages, c'est vraiment de l'argent investi par ces oligarques pour vendre ce candidat-là. Le tout sans rappeler, par ailleurs, le bilan de M. Edouard Philippe, qui est, on le rappelle, ex-premier ministre. On rappelle peut-être les ALBD, les Gilets jaunes. Il voulait fermer Fessenheim, c'est lui qui est responsable des 80 km heure. L'abandon du nucléaire à Fessenheim. La réforme des retraites à points qui finalement a sauté. Il y a quand même beaucoup de choses compliquées qui sont très écartées. Le rivotril
dans les EHPAD. En fait, c'était un homme assez équilibré. Il y avait les ALBD. pour les jeunes qui manifestaient et le rivotril dans les EHPAD. C'est un homme tout à fait centriste, vous voyez. Mais ça, ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on ne parle jamais de bilan. Quand on voit le système, quand il engage un débat sur une élection présidentielle, il parle projet. Jamais, jamais le bilan. Jamais le bilan. Pourquoi ferait-il demain ce qu'il n'a pas fait hier, ce cher Édouard Philippe qu'il n'a ni voulu, ni pu, ni envisagé de faire rien.
on commence ce dossier du jour avec cette vidéo de BFMTV qui a pour le moins relancé l'affaire Quentin. Et je vous propose peut-être d'écouter parce que le mieux, c'est de voir comment est-ce que la journaliste lance le sujet et comment est-ce que le sujet est construit et écrit, parce que vous allez voir, cela porte très clairement à confusion. On en reparle juste après.
Les équipes de BFM ont pu se procurer des photos inédites montrant les minutes qui ont précédé son lynchage. Elles ont été prises par des policiers du renseignement territorial. Ces photos le jour de l'ingression. Et elles montrent les déplacements des groupes radicaux, principalement de l'ultra-gauche. Explication avec Mathias Tesson, Paul Conge et Alexandra González.
Sur cette photo inédite prise par des policiers du renseignement territorial à 17h59. Quentin de Ranque, militant d'ultra-droite, se relève après avoir été lynché par un groupe d'ultra-gauche. Depuis près d'une heure, ces policiers surveillent leurs faits et gestes et les photographient en temps réel. A 17h51, ils les voient s'équiper de gants et cacher leur visage. Puis, une première rixe éclate, il
est 17h56. Leurs faits et gestes, ils les voient. On vient de parler de Quentin de Ranque. qui s'est fait défoncer la tête par des militants d'ultra-gauche. Et donc on ne sait plus très bien de qui on parle. Est-ce qu'on parle des militants d'ultra-gauche ou est-ce qu'on parle des militants d'ultra-droite ? C'est bien des militants d'ultra-gauche. – On a bien l'impression qu
'on parle des militants dits d'ultra-droite.
Et c'est un flou très dérangeant et très compliqué. – C
'est un flou dont on peut difficilement imaginer. qu'il ne soit pas volontaire. On peut aussi se poser la question, qui a donné les affiches ? Qui a donné les photos ? – Les images, les images. – Le renseignement territorial, ça remonte directement sur le bureau du ministre de l'Intérieur. – Du préfet, etc. – Du préfet, du ministre de l'Intérieur. Qui a donné les images ? Qui a donné les images ? Et dans quel but ? BFMTV, retrouve M. Sade. C'est la presse, le média quand même du système, de la Macronie, peut-être de la Nuneiserie.
Oui, alors BFM TV a été obligée de faire un poste de précision parce que, évidemment, tous les parlementaires ou presque de LFI se sont engouffrés dans la brèche… Presque la fake news, on pourrait dire, qui est présentée par ce reportage du BFMTV en disant que ce sont des images du groupe de Quentin et que c'était scandaleux parce qu'on les voit bien s'armer de gants coquets, etc. Non, non, non, non, c'est l'extrême gauche. Et donc, ils sont obligés de repréciser que ce sont des photos vraiment issues d'un reportage de suivi d'un groupe d'extrême gauche. Toujours est-il que… – Il y a un point qui a été très critiqué, c'est qu'on a le sentiment qu'il y avait la police qui était présente. Le renseignement territorial, c'est évidemment la police, mais c'est une partie hors police judiciaire de la police. – C'est la partie
renseignement, voilà. –
Exactement. –
Donc effectivement, ils ne sont pas censés intervenir. – Sauf à vouloir sauter leur couverture. – Et ils filment, voilà. Mais évidemment, ça peut paraître choquant parce qu'on a l'impression qu'ils n'ont pas porté secours, c'est vrai. Mais ils sont deux cachés dans un sous-marin, enfin dans une voiture ou une camionnette, ce n'est pas leur mission. –
Parce que les photos sont prises quand même très… enfin, ils sont en face de la scène, clairement. Mais a priori, ils étaient deux. Et j'ai appelé Patrick Ivarse, Jean-Yves, au téléphone. Alors malheureusement, il ne peut pas être présent avec nous aujourd'hui. –
Patrick Ivarse, c'est un ancien… commissaire de police, qui est élu conseiller régional d'Idele-France.
– Alors il a fait de la police judiciaire toute sa vie, donc il s'y connaît assez bien. Et ce qu'il nous explique, c'est qu'en fait ces photos du renseignement territorial, probablement elles ne sont pas forcément encore rentrées dans le cadre assez étroit de la procédure pénale, parce que si on fait rentrer des photos du renseignement territorial dans la procédure pénale… il faut presque faire sauter les policiers du renseignement territorial qui ne sont pas forcément connus. Et une fois que tout est dans la procédure pénale, ça passe auprès des avocats, des accusés, de la défense. Enfin, ça multiplie les possibilités de fuite. Et Dieu sait qu'il peut y avoir des fuites policières dans un premier temps, mais il y a aussi souvent des fuites juridiques. – Des fuites des avocats. – De la part des avocats qui passent les bons documents ensuite aux journalistes. C'est une affaire plus compliquée qu'on ne pourrait le croire de prime abord, mais ce sont bien les gens de l'extrême gauche qui ont été pris en photo.
– Alors ce qui est quand même intéressant dans cette affaire, c'est une certaine… connivence entre le centre médiatique, on va dire, qui a sorti ce reportage tronqué, et l'exploitation par l'extrême gauche qui a inversé le narratif, parce que depuis un mois, il a fait peut-être un peu plus d'un mois maintenant, il y a une inversion, une tentative permanente d'inversion du narratif par l'extrême gauche. qui d'ailleurs réussit assez bien avec la complicité des médias d'Extrême-Centre et même du ministre de l'Intérieur d'Extrême-Centre.
Alors d'ailleurs, pour aller dans votre sens, Jean-Yves, il y a deux médias d'extrême-gauche qui, le 1er avril, ont sorti deux petites bombes. Et ce ne sont absolument pas des poissons d'avril. Street Press sort une enquête sur les liens avec la mouvance radicale d'extrême-droite des 13 des activistes présents avec Quentin ce jour-là. Enfin, le jour où il s'est fait massacrer, il meurt deux jours après. Et on a Black Review. avec Raphaël Arnaud qui signe son retour en politique après un mois et demi d'absence totale de non-présence à l'Assemblée nationale, d'ailleurs il faut le souligner, alors que son salaire continuait à tomber sans problème, ça ne sera pas revu. Et donc Raphaël Arnaud qui réussit à nous dire… qu'en fait, il y a eu une instrumentalisation politique de l'affaire Quentin pour tenter d'éteindre la gauche. Je vous propose d'écouter d'ailleurs peut-être quelques-uns de ses propos. L'interview dure plus d'une heure, c'est très lacrymal. Et vous allez voir, la journaliste est particulièrement maternante.
le fait qu'aujourd'hui, je décide de prendre la parole, c'est très simple, c'est pour une raison évidente, c'est-à-dire de poursuivre mon mandat de député. J'ai reçu d'ailleurs énormément de messages, alors au milieu des menaces de mort, évidemment. À ce
moment même, certains de vos camarades antifascistes sont mis en examen, donc deux de vos collaborateurs, est-ce que vous avez des nouvelles d'eux ? Est-ce que vous gardez des relations ? Est-ce que vous gardez des liens avec eux ?
J'ai pu avoir des nouvelles, notamment à travers un avocat. Alors forcément pas sur l'enquête en elle-même, juste sur demander des nouvelles, quoi. Ouais, c'est dur. C'est dur forcément, d'autant plus que... Ben, notamment pour Jacques-Élie Favreau, en l'occurrence, qui a été très médiatisé, je le connais bien. Je sais qu'il n'aurait jamais voulu ça, quoi. Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait un mort. Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait une telle violence qui se déchaîne. sur la fin de cet affrontement, etc. Je ne sais toujours pas pourquoi il s'est retrouvé là exactement.
Vous, vous étiez à
Paris en tout
cas.
Moi, j'étais à l'Assemblée nationale.
– Vous voyez carrément la journaliste qui le sauve d'un mauvais pas en lui disant, mais vous, vous n'étiez pas là, d'office, ça permet d'aller dans le sens du narratif souhaité pour défendre l'extrême gauche. C'est très lacrimal, on sent qu'il a presque des gros sanglots dans la voix parce que vous comprenez, c'est dur pour ses amis qui sont en prison. – C'est la
technique classique, l'assassin devient la victime ou le complice des assassins. où l'organisateur du groupe dont sont issus les assassins est la victime. C'est l'inversion du narratif, c'est l'inversion accusatoire avec la complicité. Alors, vous avez cité Blast, vous avez cité… – Streetpress. – Streetpress, ce sont des médias subventionnés. C'est vous qui payez les contribuables. 'oubliez pas d'aider TV Liberté, parce que nous, on n'est pas aidés par les contribuables. Alors que Blast, ils ont reçu combien ? 1,8 million. – Euro en 4 ans, d'aide à la presse, plus le CNC talent, 80 000 euros en 2022, on va en parler après, ils vivent d'argent public. – Ils sont arrosés d'argent public. – Ils vivent d'argent public pour désinformer, pour inverser le narratif.
– Et alors, à noter quand même cette triste information, Jean-Yves, dont vous allez nous parler, on a un militant nationaliste qui lui aussi se trouve en détention provisoire actuellement, à l'instar de Jacqueline Favreau, sauf que lui ne s'est pas rendu coupable de violence. Il s'est rendu à l'hommage pour Quentin, parce que c'est le mari de l'organisatrice de cet hommage à Lyon, le mari d'Aliette Espieu. qui était victime de menaces de mort alors même qu'elle est enceinte. Du coup, il ne l'a pas laissée seule. Et comme cela contrevenait à son contrôle judiciaire, là, ni une ni deux, les juges ont jugé qu'il était bon. qu'il aille en détention provisoire. Vous avez peut-être un mot à faire sur ce deux poids de mesure. D'ailleurs, je rappelle qu'on dit qu'il y a deux mises en cause dans les assistants parlementaires de M. Arnaud. Il y en a trois qui ont été mises en cause et il y en a deux qui sont mises en examen actuellement. Jacques-Élie Favreau, évidemment, Adrien Besser, qui était également un assistant parlementaire de M. Arnaud, et le troisième des assistants de Raphaël Arnaud, qui s'appelle Robin Michel, son pseudo, et Robin Chalandard, à la ville. Voilà, Jean-Yves, je vous laisse faire le commentaire sur le militant nationaliste.
– Alors, Elliot Bertin, effectivement, a vu son contrôle judiciaire supprimé, puisqu'il a assisté à l'hommage à son camarade. Alors, là où ça pose un problème, c'est que… Très fréquemment, les juges autorisent des sorties de détention pour participer à des enterrements de proches. Ce qu'on peut parfaitement comprendre, c'est un élément d'humanité. Alors si on admet… qu'on puisse sortir un détenu de détention pour lui permettre d'assister à l'enterrement d'un proche. C'est choquant de mettre en détention, en levant un contrôle judiciaire, quelqu'un qui est venu rendre hommage à un proche. soutenir sa femme, qui était en l'occurrence menacée. Je crois qu'il y a vraiment un deux poids de mesures judiciaires qui apparaît une fois de plus dans cette affaire. Et il faut bien reconnaître que le parquet, la police, les autorités municipales à Lyon, c'est tout un petit monde tout à fait antifa, sous des formes différentes. Et c'est quand même extrêmement préoccupant.
– C'est ce que vous avez appelé la narco-tyrannie, Jean-Yves ? – C
'est la narco-tyrannie. C'est la narco-tyrannie où l'État réprime ceux qu'il ne devrait pas réprimer, tout en laissant filer ceux qu'il devrait réprimer.
– Place maintenant au postil de l'information. Des internautes sur X se sont penchés récemment sur le CNC, on l'évoquait dans notre dossier, puisqu'il finance des médias comme Blast, mais aussi des streamers comme Usul. – Alors,
le CNC, c'est le Centre National du Cinéma. –
Exactement. – Qui est
financé par un petit taxe que vous payez quand vous allez au cinéma. –
Voilà, tout à fait.
– Le tout pour financer du gauchisme.
– Oui, c'est ce qui expliquait d'ailleurs brillamment Camille Cotin lors de la cérémonie des… César, ça s'appelle l'exception culturelle française. Et donc, ils se sont retrouvés sous le feu de la rampe, là récemment, parce qu'il y a une streameuse qui est siégée avec eux pour un comité d'attribution de soutien financier. Et cette streameuse, elle a dit ceci. qu'elle donnait l'argent à ses petits camarades, globalement, et ses petits camarades d'extrême-gauche. Sauf que ça s'appelle prise illégale d'intérêt, évidemment, et détournement de fonds publics, mais également influence, trafic d'influence. Il y a quand même trois chefs d'accusation, juste pour une brave petite dame, qui s'appelle… Comment s'appelle-t-elle ? C'est la streameuse… – Ultia. – Ultia, voilà. Passons. Alors, le CNC… s'est emparé de cette affaire et il l'a viré de son poste, parce que ça a fait quand même grand bruit sur les réseaux sociaux, qui encore une fois, on le rappelle, sont très utiles pour ce genre de raisons. –
Parce qu'elle a dit tout haut ce qu'ils pratiquent en soi. – Ce qu'ils pratiquent tout à fait. – Voilà, il ne faut pas le dire, ils le font évidemment.
– Bref, donc ils ont cessé leur partenariat avec cette brave petite jeune femme qui ensuite a eu l'outrecuidance de dire que ses propos étaient maladroits, mais quand même de là à la destituer sans sommation, sans avoir la chance de parler ou de se défendre, c'était quand même un type fort de café. Alors on a découvert ensuite en se penchant un petit peu sur le CNC qu'il y a quand même beaucoup de financements. Globalement, quasiment tout part vers la gauche. On le rappelle, 80 000 euros à Blast qui ont été distribués en 2022. Mais également, Street Press a été arrosé par 116 000 euros. Off Investigation a reçu 50 000 euros. Évidemment, aucun média ou streamer à droite n'a eu le moindre centime, rassurez-vous. Par exemple, il y a aussi des usules. et Ragnar Le Breton qui ont eu des subventions par le CNC. On a notamment entre 2019 et 2025 peut-être un exemple, moi qui m'a particulièrement plu, c'est 160 000 euros d'argent public du CNC au streamer d'extrême-gauche Jean Massiet qui est connu pour faire des émissions politiques mais également pour se curer les crottes de nez en plein stream. Voilà, donc je vous affiche les images. Si j'ai trouvé ça vraiment… Bien à vous partager. Et il y a tout un tas de fonds et d'aides et de financements en fait dans le CNC parce qu'il y a par exemple aussi des fonds d'aide aux jeux vidéo. Beaucoup de choses sont financées sans vraiment qu'on ne le sache. Mais sachez que par exemple pour ce fonds d'aide aux jeux vidéo du CNC, eh bien il est présidé par… Thomas Joly, donc metteur en scène de la cérémonie des Jeux olympiques. Donc c'est wokisme à tous les étages pour le CNC. Emmanuel Grégoire et ses 36 adjoints. Nous allons nous intéresser à un seul des adjoints de notre côté dans Immédiat. Parce que figurez-vous que l'adjoint à la culture, à la souveraineté culturelle, a aussi dans l'intitulé de son titre… être le fait d'être adjoint aux médias libres. C'est extraordinaire. – Alors les médias libres,
ça veut dire les médias de gauche et d'extrême-gauche que la mairie de Paris va subventionner. Parce que le problème des subventions, on a les subventions d'État, on les connaît à peu près. Mais les subventions des collectivités territoriales, c'est beaucoup plus compliqué à l'avoir, parce que c'est disséminé dans les mairies, dans les départements, dans les régions, et ça crée une masse tout à fait importante.
– Il n'y a qu'à voir les résumés des procès-verbaux de conseils municipaux, en principe, et je pense qu'à la ville de Paris, c'est quand même ça, ça peut faire cette taille-là pour un seul conseil, donc avant de trouver l'information… –
Ils ne sont pas tous accessibles. – Sur Internet,
parce qu'il y a énormément
de mairies qui refusent cela. – Et pour
cause, avec l'intelligence artificielle, vous imaginez, ça ferait quand même sacrément des dégâts, parce que ça permet de lire des documents de façon extrêmement rapide et de faire des synthèses. Oui, on les comprend bien quelque part, mais figurez-vous que nous n'avons pas fini d'entendre parler de subventions à des médias de gauche, globalement, parce que TV Liberté ne touchera pas un centime, rassurez-vous. Les auditions pour l'audiovisuel public sont en train de se terminer avec Charles Aloncle. Il y a quelques gros pontes de la télévision qui sont passées, notamment Patrick Sébastien, Michel Drucker, mais aussi Nagui. Et nous allons nous intéresser particulièrement à ce personnage parce que c'est peut-être celui qui s'est le plus enrichi sur l'argent public de la télévision. de France Télévisions, et je vous propose justement d'écouter un peu Charles Aloncle, d'écrire quelles sont ses marges et ses tarifs, et comment est-ce que ce monsieur se paye, et pourquoi ? D'ailleurs, il n'arrive pas trop à répondre, on l'écoute.
Dans les documents de France Télévisions m'a transmis, l'émission N'oubliez pas les paroles, c'est 25% de marge pour vous, c'est une rémunération de 2500 euros pour 30 minutes d'émission. ce qui fait une rémunération totale pour cette seule émission du service public, d'un million cinq cent mille par an. Je n'inventerai un, encore une fois. Encore une fois, je pourrais vous fournir, parce que visiblement vous n'avez pas les éléments, tous ces éléments m'ont été fournis par France Télévisions. Et tout est factuel. Et vous ne m'avez pas répondu sur une question qui était clé. Pourquoi un écart de 378 000 euros sur une seule saison, n'oubliez pas les paroles, entre la rémunération qui a été initialement prévue avec France Lévision et ce que vous avez finalement empoché au titre de votre rémunération ? Pourquoi un tel écart aussi important, qui correspond d'ailleurs au salaire annuel de Delphine Arnaud ? Déjà, pourquoi le
rapporteur dit 25, vous nous dites entre 5 et 10 ? Je ne sais absolument pas à quoi correspond la somme dont vous parlez. Je veux bien voir le document et vous répondre ultérieurement.
– C'est étonnant ces gens quand même, qui ne savent pas de quoi on parle, alors que ce sont des documents France Télévisions. – Et qu'ils
reçoivent, ils voient son compte en banque fourni tout de même. – Et puis
par ailleurs, me semble-t-il que France Télévisions prépare ses animateurs, ses journalistes à ce genre de commission d'enquête parlementaire. Donc là, Nagui joue à l'idiot et il ne l'est vraiment pas. D'ailleurs, il avait préparé d'une certaine façon cet entretien. en lançant le narratif de « Monsieur Aloncle me met une cible dans le dos et me cyberharcèle ». D'ailleurs Charles Aloncle lui a répondu et je vous propose qu'on écoute.
trouve ça assez fort d'ailleurs déjà de m'accuser de cyberharcèlement. Pourquoi ? Parce que vous m'avez jeté en pâture sur un poste aussi mensonger qu'indigne devant un demi-million de vos abonnés, expliquant que vous étiez convoqué dans cette commission d'enquête parce que vous seriez végane et d'origine égyptienne, m'accusant ouvertement de racisme. Vous l'avez fait alors que vous êtes suivi par une telle communauté qui n'a pas tardé à m'envoyer des milliers de messages, dont certaines menaces de mort, que vous avez proprement orchestrées par ces accusations mensongères. Je trouve ça fort de parler de fausses informations de fake news, quand dans mon rôle de rapporteur, et c'est une commission d'enquête, notre rôle c'est d'enquêter, je n'ai fait que reléguer une enquête de Mediapart. que vous n'avez pas contesté, que vous n'avez pas accusé Mediapart d'être raciste ou anti-vegane, ils l'ont sorti en 2020 sur le contrat que vous avez passé avec le Français Visée entre 2017 et 2020. Et il révélait que vous aviez passé un contrat de 100 millions d'euros avec France Tv pour seulement trois ans.
Jean-Yves, je ne sais pas si je vous cède la parole maintenant parce qu'il y a une petite archive de Nagui justement sur son rapport à l'argent quand il était interrogé par Maït Tena. Vous savez, c'était l'ancienne journaliste de Quotidien. C'est quand Nagui avait encore les cheveux colorés, bruns. Donc je vous propose qu'on écoute, vous allez voir.
J'ai eu une espèce de grosse baignoire en plein air, oui. Top, cool ! Ouais, c'est tout meule. Et t'as les sarriades de bain, il y a le guépard dessus ? Et ça, c'est le service public. Ouais, ouais, ouais. Ça, c'est le service public. Tu sais, le service public.
Il m'a permis
beaucoup de choses, le service public. Il est en
train de vous dire, madame monsieur, qu'il est devenu très riche grâce au service public.
Et il était pas
le seul.
Là l'archive est quand même bombesque. –
Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il y a une espèce, on dit le service public c'est formidable, il faut le garder, et il y a une infraprivatisation au sein du service public en faveur d'un certain nombre d'animateurs ou de copains, et ça c'est ce qui a fait émerger la commission d'enquête, qu'on ignorait en fait.
–
Tout à fait. – Ça, c'est
vraiment un travail tout à fait remarquable. –
Après, pendant ce temps-là, M. Nagui, avec sa grosse baignoire à l'extérieur et sa serviette léopard, fait des leçons de morale et d'écologie aux candidats qui passent dans ses émissions. Est-ce que vous vous souvenez de cette femme qui disait qu'avec l'argent qu'elle avait gagné grâce à l'émission, elle allait s'acheter un van ? Elle disait, mais c'est horrible, un van carbone, vous n'y pensez pas, prenez l'électrique pendant que lui se paye des vacances sur des yachts. Bref, évidemment, ça lui a été rappelé par Charles Hallou. donc n'hésitez pas à aller voir l'extrait, c'est savoureux. Le Tasty Crusty est un phénomène, même dans les plus hautes sphères de la politique, parce que cette fois-ci, c'est Valérie Ayer qui s'est filmée en train d'en manger un. Et je vous propose qu'on regarde ça rapidement. plus, elle a l'autre guidance de dire que c'est plutôt vraiment très bon. On imagine que la cantine du Parlement européen doit quand même être meilleure que le tasty crousty. Mais passons. Jean-Yves, un petit mot peut-être sur ce phénomène où on se passe de commentaires.
se passe de commentaires, oui. La Nouvelle-France.
Et nous conclurent ces pastiches de l'information avec une interview. assez lunaire, j'ai trouvé, de Sergeï Lavrov sur France 2 par Léa Salamé, qui est passée aux 20h. Enfin, du moins, 10 minutes de cet entretien sont passées aux 20h. L'entretien entier dure une heure et est disponible sur France Info. Peut-être le mieux, c'est qu'on écoute quelques minutes avec Léa Salamé.
Jusqu'où va votre soutien à l'Iran ? Est-ce que la Russie livre des armes à l'Iran en ce moment, à l'heure où nous parlons ?
En fait, ce n'est pas seulement l'Iran que nous avons défendu, même si c'est un partenaire stratégique. un allié, mais un partenaire avec qui nous avons un accord.
Ce que
nous
défendons, c
'est en premier lieu le droit international. Et je ne peux pas imaginer que les Français, qui traditionnellement mettent en avant leur attachement au droit international, ne voient pas ce qui est en train de se passer.
Le président
Poutine et son porte-parole Dmitry Peshkov ont répondu à ces bruits qui courent et qui sont amplifiés par les médias, lesquels la Russie fournirait des renseignements. Je l'ai déjà dit, nous avons des relations très étroites avec l'Iran, notamment un accord en matière d'armement.
Nous avons
fourni à l'Iran du matériel militaire,
mais
nous ne pouvons pas accepter ces accusations qui nous sont faites de transmettre à l'Iran du renseignement.
Seriel Avrof, on vous entend ce matin nous dire que les États-Unis et Israël violent le droit international en Iran. Ne pourrions-nous pas vous retourner la question en vous disant est-ce que vous ne faites pas la même chose, la Russie en Ukraine, violer le droit international ?
Alors là, ce qui est assez fou, c'est qu'on a une interview qu'on appelle « fleuve » dans le métier, c'est-à-dire que Sergei Lavrov fait des réponses extrêmement longues. Et les questions de Léa Salamé, quoique offensives, ne permettent pas réellement la reprise d'antenne qui serait attendue. D'ailleurs, et par son positionnement politique à elle, on rappelle que c'est quand même Madame Glucksmann en ville, ils ne sont pas tout à fait favorables à la Russie, me semble-t-il, et aussi par juste aller sur le 20h de France Télévisions.
Alors la question, c'est de savoir pourquoi France Télévisions a décidé de donner la parole à Lavrov. Il y a une raison politique pour cela. Ce n'est pas un hasard. Après, c'est Mme Salamé qui s'y est collée, si je puis dire, puisque c'est son créneau. Alors évidemment, il y a une contradiction entre la vision qu'on peut avoir d'interview assez punchy, le décalage, parce qu'il est en visio d'une part, il y a la traduction, et puis il emploie un langage diplomatique. Lavrov, c'est un peu un diplomate, c'est le ministre des Affaires étrangères de Poutine, il emploie… un langage diplomatique à l'ancienne, ce qui est un petit peu contraire aux codes de communication actuels qui sont beaucoup plus brutaux. Donc elle s'est trouvée, cette malheureuse Léa
Salamé
s'est trouvée coincée, mais manifestement il y a eu un ordre de donner, d'organiser cette interview. Ce n'est pas elle qui a pris l'initiative de le faire. Après, moi je ne sais pas qui est derrière.
– Oui, alors, bon, elle fait plutôt du divertissement d'ailleurs, sur ce créneau-là du 20h, on s'en souvient, vous savez, Léa Salamé, elle aime faire des moments de télévision, bon, elle a eu son moment avec Marion Cotillard, ça va, oui, ça va, et vous ? Elle a eu son moment, alors elle invite parfois des politiques, mais là, c'était quand même un très très gros poisson, ça a été très critiqué, beaucoup de médias l'ont accusé de complaisance quand même, l'ambassadeur d'Ukraine s'en est ému, il y a même eu… des deux tweets quand même de France diplomatie. Ça veut dire que jusqu'aux très hautes sphères, on s'est émus de cet entretien. Jean-Noël Barraud a dit qu'il était important de faire une mise au point car répéter des mensonges à une heure de grande écoute n'en faisait pas une vérité.
Oui, mais alors, si vous voulez, ça c'est le problème de la pluralité. Il n'est pas choquant, dans un conflit, d'entendre des points de vue différents. L'idée qu'il y aurait une vérité absolue, qui serait décidée d'ailleurs par M. Jean-Noël Barraud, il peut y avoir quelques doutes. Bon, ben là, on entend le point de vue, on sait, si vous voulez, on sait qui parle. Le ministre des Affaires étrangères… de Poutine. Il donne le point de vue du ministre des Affaires étrangères de la Russie. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? C'est du langage diplomatique. C'est un élément, en tout cas, c'est un élément d'information. On peut partager ou pas, bien entendu.
tout cas, vous pouvez retrouver un très bon article sur cette interview sur le site de Logim. Il s'intitule « L'Avrof sur France Télévisions, le moment Kremlin » de Léa Salamé. Bien sûr, on vous invite à aller le lire. Et voilà, on est arrivé à la fin de cette émission. Merci à tous de nous avoir suivis. Je vous rappelle le petit pouce en l'air, les deux même si vous voulez. Vous pouvez laisser un commentaire juste en dessous. Et bien sûr, il y a le portrait piquant. On vous propose une rediffusion du portrait piquant de Madame Salamé. Ça me paraissait tout à fait actuel vu qu'on vient de parler d'elle. Et on se dit à très vite sur TV Liberté. Merci à tous.
Journaliste franco-libanaise, Léa Salamé, de son vrai nom Ala Salamé, est une étoile de l'information depuis qu'elle a arbitré les débats entre Éric Zemmour et Nicolas Domenac sur ITV. Issue de la haute bourgeoisie affairiste libanaise, elle ne cache pas, malgré son image d'objectivité, une idéologie libérale-libertaire, cosmopolite et mondialiste. Née en octobre 1979 à Beyrouth, elle est la fille du franco-libanais Ghassan Salamé, ancien ministre de la Culture, professeur à Sciences Po et soutien de l'Open Society de George Soros. Arrivée à 5 ans en France, elle a été naturalisée en 1988. Très bonnes études à Paris, à Saint-Louis-de-Gonzague et à l'école alsacienne. New York University ! Puis Sciences Po, le parcours doré des bons éléments de la bourgeoisie. Elle est lancée en 2004 à la télévision par Jean-Pierre Elkabach sur LCP Public Sénat. Puis c'est France 24, un petit tour à France 2, ITV France 2, l'émission On n'est pas couché, enfin France Inter. Patrick Cohen quittant la matinale de France Inter pour Europe 1, Laurence Bloch impose le duo Demorand-Salamet à la tête de la matinale. Avec Demorand, venu de Libération, la symbiose professionnelle et politique est réussie. Comme elle le déclare au Point avec Nicolas, c'est un mariage vraiment réussi, nous sommes un couple qui fonctionne bien. Fin de citation. En 2021-2022, En plus de France Inter, elle est sur France 2, à la fois présentatrice d'Élysée 2022 et bras droit de Laurent Ruquier sur On est en direct. Certains commentaires s'émeuvent de sa partialité lorsqu'elle se retrouve face à Éric Zemmour, d'abord dans On est en direct, puis sur le plateau d'Élysée 2022.
y avait du monde, vous avez raison de le dire, mais il y avait aussi des Macron assassins. Ce que, bon, ça restera, c'est resté.
Elle ne parvient pas à réprimer une attitude hostile à l'endroit du candidat. Elle sera ovationnée à France Inter pour son esprit agressif lors de cet épisode. Son compagnon, Raphaël Glucksmann, père de son enfant, est élu tête de liste socialiste en vue des élections européennes de 2019. En mai 2019, elle anime le prix « rôle modèle LGBT » qui récompense les personnes LGBT+, dont le succès professionnel, le parcours de vie, les valeurs ou le rôle social sont considérés comme un modèle à suivre. Amen. Laissons le mot de la fin à Grégory Rose. Je cite. Celle qui partage sa vie avec un député progressiste peut-elle vraiment animer un débat politique en toute impartialité sur une chaîne de service public ? A nos auditeurs de donner leur réponse.
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