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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Frontières,
la matinale. Guillaume Foucteau. Bonjour à tous, 8h passées de 1 minute. Nous sommes le 2 avril 2026 à 8h05. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et maire d'hier sera notre premier invité pour commenter le retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée Nationale. Nous aborderons également la question de la mise en place d'une grande primaire de l'Union des Droites qui désignerait un candidat unique à l'horizon de l'élection présidentielle 2027. Il reviendra aussi sur la dernière prise de parole de Donald Trump concernant la guerre au... Sous-titrage ST' 501 projet de la loi constitutionnelle relative à la réforme de la Nouvelle-Calédonie. Puis il reviendra également sur les conséquences du retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée nationale et sur ce que cela révèle de la stratégie de la France insoumise. Et pour finir, à 9h, Jean Bexon, journaliste à Boulevard Voltaire, reviendra sur les propos tenus par Raphaël Arnaud sur Blas ce mercredi 1er avril. Il nous fera part des informations vérifiées issues de son enquête à propos du meurtre de Quentin. Et pour finir, vous en avez l'habitude, c'est tous les jeudis à 9h20. Jenny Cotton, membre de Frontières, viendra présenter sa chronique hebdomadaire consacrée à la communication politique. Frontières, la matinale, ça commence maintenant. j'accueille tout de suite ma chère Lauriane. Bernard, comment vas-tu Lauriane ?
Eh ben ça va très bien, comme à chaque fois que je suis sur cette matinale.
Ravi de t'accueillir ma chère Lauriane. Alors c'est le titre que j'ai choisi pour cette matinale, le retour, l'immonde retour de Raphaël Arnaud. Blast a déroulé le tapis rouge hier à Raphaël Arnaud ma chère Lauriane. On savait qu'il allait revenir à l'Assemblée Nationale. On a eu Mathilde Panot en conférence de presse, c'était mardi, qui a dit le retour de Raphaël Arnaud ne se fait attendre. Et puis finalement c'est dès le lendemain donc interv... à Blast. Et l'après-midi, il était à l'Assemblée nationale, il y a eu
les premières images. Oui, deux choses. Vraiment, moi, en prenant mon café hier matin, j'ai commencé à avoir un peu, tu sais, la communication autour de l'interview. J'ai mis un peu du temps, j'ai envoyé l'information tout de suite vers 8h du matin. Je me suis dit, mais non, mais ils vont recycler un vieil entretien qu'ils ont fait. C'est pas possible qu'ils fassent une interview de Raphaël Arnaud après l'affaire Quentin. Voilà, je voulais bien vérifier. Et je voyais dans la description de la vidéo, non, non, retour de Raphaël Arnaud sur l'affaire Quentin Doran. Donc j'ai eu du mal vraiment à réaliser qu'il pouvait se permettre ça finalement. Et deuxième chose, Mathilde Panot, présidente du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée. parle de son retour, mais comme quelque chose d'hypothétique, quelque chose de futur. Moi, honnêtement... Oui, à terme, quoi. On a
pensé que c'était à terme, jamais de la vie le lendemain, quoi. Moi,
je pensais que c'était... Franchement, qu'il allait faire son retour à la rentrée parlementaire en septembre.
Je
misais un petit peu là-dessus le temps que l'été passe et que... Bon, même si l'affaire Quentin serait tout aussi restée scandaleuse, il n'y a pas de souci avec ça. Mais je me suis dit, ils vont laisser du temps. Et non, t'as raison, en fait. Quelques jours après, le lendemain, quoi. Raphaël. Arnaud en hémicycle, comme si de rien n'était. Bon, il ne faisait pas le fier non plus. Oui, on l'a
vu baisser la tête, en effet. Il ne
faisait pas le fier. Mais quand même, il est quand même là. Et puis là, les informations tombent. D'après ce qu'on peut dire à l'heure actuelle, il n'y a pas eu de trou dans ses indemnités. Pas le moins du monde non plus pour ses collaborateurs. Robert Chalandard
est toujours le collaborateur. Il
est toujours collaborateur parlementaire, assistant parlementaire. Enfin, on en apprend. Le
comportement du RN aussi.
Pas de comportement. Pas de comportement, rien. On ne les a pas vus s'insurger non plus. Non, surprenant. Ça sera aussi peut-être des questions à reposer à nos futurs invités. C'est à un moment donné, faut-il envisager de se défendre à un moment. Alors qu'en face,
ils auraient fait dix fois pire. En
face, ils auraient fait dix fois pire. Et puis surtout, ils se permettent tout.
Absolument.
Il se permet tout.
Absolument. Bon, 8h06, ma chère Lauriane, je vois que Nicolas Dupont-Aignan est connecté. Je vous propose tout de suite de passer. réveil des idées avec Nicolas Dupont-Aignan. C'est parti.
Frontières, la matinale, le réveil des idées.
j'accueille tout de suite Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que vous m'entendez bien monsieur Dupont-Aignan ? Très bien. Merveilleux. Écoutez, la caméra est parfaite, le son est parfait également. Candidat à l'élection présidentielle de 2027, président de Debout la France et maire de hier. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, nous sommes ravis de vous accueillir dans Frontières, la matinale.
bien bonjour à vous tous.
Première question, mon cher Nicolas Dupont-Aignan, peut-être sur ce sujet de Raphaël Arnaud, du retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée nationale, en tant avec votre œil avisé de politique Nicolas Dupont-Aignan, comment envisagez-vous, comment considérez-vous ce retour ?
Abominable. Voilà, c'est tout. Abominable. C'est-à-dire, quand il n'y a plus de limite, il n'y a plus de borne, comme disait le célèbre humoriste. C'est insupportable. C'est insupportable. Et ce qui est insupportable, c'est que ça passe comme ça. Voilà, personne ne dit rien. Personne ne dit rien. Mais imaginez un instant que ce soit l'inverse. Imaginez un instant... Mais il y aurait eu un tollé sur tous les bancs de l'Assemblée. Il y aurait eu une protestation officielle. Mais c'est insupportable. Insupportable que les collaborateurs soient toujours là. il n'y a aucune gêne. Ils piétinent une troisième fois. Ils ont d'abord tué ce jeune. Ensuite, ils ont sali sa mémoire. Et là, ils le piétinent une nouvelle fois. Voilà. Dans l'indifférence générale de la classe politique.
Alors il y a ce retour à l'Assemblée nationale hier après-midi, il y a aussi, on en parlait il y a un instant avec Lauriane, ce tapis rouge déroulé par le média Blast à Raphaël Arnaud, on va écouter un extrait Nicolas Dupoignan.
Et le fait qu'aujourd'hui je décide de prendre la parole, c'est très simple, c'est pour une raison évidente, c'est-à-dire de poursuivre mon mandat de député. J'ai reçu d'ailleurs énormément de messages, alors au milieu des menaces de mort évidemment aussi, qui ont expliqué en partie mon silence, mais pas que, c'est un mélange de... de tout un tas de choses, mais beaucoup de messages qui me sollicitent pour mon travail de député. Encore récemment, j'ai été sollicité parce qu'il y a des fermetures de classes dans des écoles maternelles et primaires en tant que député pour intervenir, pour se battre pour une école qui fonctionne, si possible, malgré un gouvernement qui met de plus en plus de bâtons dans les roues. C'est pour cette raison-là que je sors du silence.
le grand Saint-Maritain Lauriane, Raphaël Arnaud, qui s'occupe des écoles de sa circonscription.
Oui, évidemment, c'est pour ça que la France l'appelle, c'est pour son travail de député. Et vous, monsieur Dupont-Aignan, est-ce que vous croyez à ce discours de Raphaël Arnaud, finalement, après l'affaire Quentin Doran, qu'est-ce que finalement la vraie victime dans cette histoire, ce n'est pas Raphaël Arnaud
sûr, vous avez compris la version totale des valeurs, la stratégie de communication. Mais je vais vous dire, maintenant, il faut que... Je n'ai pas envie de le voir. Je n'ai pas envie qu'on parle de lui. Il faut dénoncer très fortement. Maintenant, qu'est-ce que vous voulez ? On le fait passer pour un martyr, alors que ce n'est pas lui la victime. C'est incroyable. Mais c'est incroyable. Et puis où en est l'enquête judiciaire ? Et puis on a plein de questions à poser encore. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
Cette complaisance également, dernier mot sur cette histoire Nicolas Dupont-Aignan, cette complaisance de Blast. J'ai presque envie de dire qu'on s'attendait à rien mais on est quand même déçus. Qu'est-ce qu'on peut dire d'un média qui est subventionné ? Il a une partie de subvention par le CMC, donc évidemment nos impôts, c'est Nicolas qui paye. Donc c'est Nicolas qui paye pour subventionner un média qui déroule le tapis rouge à un homme qui a cofondé un groupuscule qui a assassiné un jeune homme.
c'est le système français. C'est le système français. C'est toute la journée, on paye, on finance des médias à bout de souffle qui inversent tout. C'est ça le mal français. Il est médiatique aussi. Parce qu'à partir du moment, il n'y a pas que Blast. Il n'y a pas que Blast. C'est tout le temps, partout. Et ça coûte une fortune aux Français. Et c'est volontaire. Et donc il ne faut surtout pas cesser impressionner. Il y a d'abord une contre-attaque grâce à des chaînes comme vous. Et puis, je pense quand même qu'il y a beaucoup de Français qui sont de moins en moins dupes de tout ce cinéma pathétique.
Second sujet, si vous le voulez bien, Nicolas Dupont-Aignan, j'aimerais avoir votre œil avisé sur ce qui s'est passé durant l'entre-deux-tours des élections municipales. D'aucuns ont pu qualifier cet entre-deux-tours du retour de droite la plus bête du monde, évidemment incapable de s'unir pour faire face à l'extrême-gauche qui, elle, s'unit à chaque fois. Je vous propose, pour alimenter ce débat, d'écouter Eric Ciotti, c'était il y a quelques jours sur BFM.
Marine Le Pen a déclaré « Je ne crois pas à l'union des droites, même si… » Éric Ciotti y croit.
Moi, j'y crois et je l'ai faite lorsque j'étais président de LR. J'ai voulu cette union des droites. J'ai voulu en tout cas cette union avec le Rassemblement national. Beaucoup en parlent, certains plus ou moins sincèrement. J'ai été le premier à le faire. Ça m'a coûté en insultes, en caricatures, en démagogie de toutes sortes. Je l'ai faite, je le revendique, j'en suis fier. Je le dis aujourd'hui, on ne pourra pas porter l'alternance en mettant de côté le Rassemblement national. Il y a la nécessité, l'exigence de cette alliance. Il faut sortir du piège tendu par la... Il y a des décennies parce que...
Sortir du piège tendu par la gauche, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce qu'on a eu le retour, la nouvelle démonstration de la droite la plus bête du monde dans l'entre-deux-tours des municipales, Nicolas Dupont-Aignan
Alors d'abord, je voudrais dire à Éric Ciotti, que j'aime beaucoup, qu'il n'a pas été le premier, puisque je l'ai fait en 2017 et qu'à l'époque, je l'ai payé cher. Vous deviez être le premier ministre
de Marine Le Pen. Il faut le rappeler en cas de victoire à l'élection présidentielle.
Ce n'était même pas la question de ça, parce que ça, c'est ce qu'elle a dit en plus. Mais quand je l'ai fait, je l'ai fait sincèrement, parce que le choix, c'était Macron ou elle. Et à l'époque, qu'est-ce que j'ai entendu ? Et on a vu le bilan de Macron. Mais le problème aussi, c'est qu'en fait, si on veut vraiment gagner partout, il faut qu'au second tour ou au premier, mais ce n'est pas obligatoirement au premier tour. Moi, je suis plutôt sur la logique gaullienne. Au premier tour, chacun peut exprimer sa position pour rassembler largement. Et puis au deuxième tour, on ait de la loyauté parfaite. Ce que j'ai été à chaque fois. Il y a un grave problème dans la vie politique française. C'est que ceux qui devraient se réunir... ne se réunissent pas. Et je vais vous donner un exemple des deux côtés entre nous, parce que les LR penchent toujours vers la Macronie, et je prends un exemple très concret qui va vous faire sursauter. J'ai été élu dans ma ville à 80% des voix, le record après David Lysnard. Bon, je suis fier de ça, c'est sympa dans une ville de 30 000, 80% des voix. Eh bien à l'agglomération et à la Réunion ce soir, Le président LR de cette agglomération va gouverner l'agglomération dans l'exécutif avec les socialistes, mais ne veut pas que je sois dans l'exécutif, parce que je suis le diable. Pourquoi je suis le diable ? Parce que j'ai été un jour soutenir, et à chaque élection présidentielle, j'ai soutenu au second tour le Rassemblement national. Donc vous voyez à quel point on est face à un drame, c'est que vous avez des gens qui votent LR et qui partagent... pour certains, nos idées, mais après, les dirigeants LR systématiquement s'allient avec les socialistes contre nous. Ça, c'est le premier point. Et puis, il y a aussi une responsabilité du RN, il faut être honnête, c'est que le RN veut arriver au pouvoir tout seul. Alors, ils ont fait l'alliance avec Éric Ciotti, heureusement, mais beaucoup de mal à le faire avec nous, par exemple, alors que j'ai tendu la main cent fois. Et puis, j'étais très surpris dans l'interview hier de Marine Le Pen. qui, à un moment, lui pose une question, David Lissnard vient de quitter les LR, alors est-ce que vous allez l'accueillir ? Est-ce qu'il va y avoir une alliance ? Et là, elle tape à bras recoursis contre lui. Et pourquoi ? Oui, il est trop libéral, il est à Cannes, enfin c'est n'importe quoi. Pareil vis-à-vis de Sarah Knafo. Alors qu'Éric Ciotti a tendu la main à M. Lissnard.
Comment ? Alors qu'Éric Ciotti a tendu la main, monsieur Lesnar.
Donc, si vous voulez, pour rassembler, je dirais, au-delà de la droite, les patriotes. Et en commençant par les patriotes de droite. Il ne faut pas non plus, dès que des gens ont de la bonne volonté, j'en ai eu en 2017, et puis après j'ai senti que j'étais trop indépendant, trop libre pour ça. Et puis, monsieur Lissnard, moi je ne suis pas d'accord avec David Lissnard sur plein de trucs, mais il quitte les LR, c'est le moment où il faut lui tendre la main. Et puis pareil, Sarah Knafow, on ne va pas vivre sur les drames qu'il y a eu entre Éric Zemmour et Marine Le Pen il y a 5 ans. Bien sûr qu'Éric Zemmour a exagéré vis-à-vis de Marine Le Pen, et à l'époque j'ai soutenu Marine Le Pen en lui disant « Éric, c'est pas bien ce que tu dis ». Mais la rancune doit passer, parce qu'il faut un grand rassemblement au second tour, mais qu'on prépare avant, entre le RN, Reconquête, l'UDR d'Éric Ciotti, Debout la France, le parti de Marion Maréchal, mais tout ça doit être assumé par le RN. Or on a l'impression, qui ne veulent pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Ils veulent les électeurs, mais ils ne veulent pas travailler ensemble. Donc les torts sont entre nous un peu partagés. C'est-à-dire que les LR, les dirigeants LR font n'importe quoi, mais on voit qu'il y a plein de leaders qui s'en vont. Ces leaders qui s'en vont, il faut les récupérer. Il ne faut pas les rejeter. Enfin, je ne comprends pas. Voilà, je vous le dis sincèrement, je ne comprends pas.
Lauriane, je te donne la parole dans un instant, mais ce qui est absolument fou, pardonnez-moi l'expression, dans cette histoire, Nicolas Dupont-Aignan, c'est que les bases sont toutes en faveur d'une union. Les bases LR, les bases Reconquête, les bases Rassemblement National, à quasiment 80%, toutes les bases, tous les électeurs, tous les adhérents, les militants, sont en faveur de cette union. C'est encore une fois un problème de guéguerre de chef à plume, Nicolas Dupont-Aignan. C
'est en fait une incapacité du RN, que je regrette, à comprendre que sous la Vème République, il y a deux tours de scrutin et que ce n'est pas un drame si quelqu'un ou un parti fait entendre une voix un peu différente au premier tour et si on prépare intelligemment les ralliements de second tour ou alors si on prépare dès le premier tour une union, mais à ce moment-là... en mettant un peu d'eau dans son vin, en écoutant, en regardant ce que chacun peut apporter. Moi, j'apporte une vision souverainiste. David Lysnard, une vision un peu plus libérale. Marion, une vision un peu plus identitaire ou conservatrice, si l'on veut dire. Éric Zemmour, une autre vision. Mais toutes ces visions... Il faut les respecter dans le pot commun. C'est ce qu'on appelle la cinquième république. Au second tour, il y a un rassemblement. Il peut se faire parfois avant le premier tour, notamment pour les élections législatives. Bon, à la présidentielle... Tout dépend des scores des uns des autres. S'il y a un risque de ne pas être au second tour, il faut bien évidemment être capable de s'entendre. S'il n'y a pas de risque, il faut laisser s'exprimer des visions un peu différentes. Mais dans le respect, ne jamais dire du mal des autres. Je n'ai jamais dit du mal des autres. Et défendre ses convictions, c'est l'esprit dans lequel j'ai agi. Et je pense que j'ai bien montré l'exemple en 2017 et en 2022. Mais est-ce que... Par exemple, en ce moment, il y a un travail commun sur le futur projet du Rassemblement national s'il arrivait au pouvoir. Avec Marion, avec moi, avec Sioti, avec Éric Zemmour, avec Lysnard. Non. Il n'y a aucune rencontre, on n'est jamais appelé, on ne nous répond même pas.
On a l'impression qu'ils sont tellement hégémoniques qu'ils ne sont pas prêts à tendre la main, Nicolas Dupont-Aignan. En tant qu'observateur, c'est la sensation qu'on peut avoir. C'est la réalité,
je pense qu'ils pensent qu'ils vont gagner, qu'ils n'ont pas besoin de nous et que nos électeurs, ils les auront toujours. Sauf que quand tout le système médiatico-politique institutionnel est contre eux, Une ligne politique, on le voit à Toulon. A Toulon, moi j'ai trouvé dommage qu'on n'appelle pas Debout la France. On ne va jamais appeler. On n'a jamais demandé, tiens, sur un conseil municipal, est-ce qu'on ne veut pas qu'il y ait quelqu'un de Debout la France ? Ça peut apporter peut-être 2, 3, 4%, peut-être un demi-pourcent. Et pourquoi on n'a pas mis en valeur les différents partis ? En fait, tant qu'on ne comprendra pas ça, on n'y arrivera pas. La gauche le fait. Je vous rappelle qu'au second tour de 2024 et même au premier tour de 2024, il y avait Poutou. Poutou avec Hollande.
Vous
vous rendez compte ? Il y avait Poutou avec Hollande. Au contraire, ça a montré une capacité. C'est comme une cathédrale. Il y avait les deux arcs boutants de chaque côté. Et c'est ce qui fait une dynamique électorale. La dynamique électorale, elle se fait sur le rassemblement. Les gens... seront rassurés s'il y a des opinions un peu différentes, des nuances, dans un grand rassemblement patriote. Tant que le RN ne le comprendra pas, il se fracassera au second tour. Et c'est trop bête, parce que c'est à 1,5%. Je suis convaincu que la présidentielle de 2027 va se jouer à 1,5%. 1,5%. Il faut le faire. Il faut être capable de le faire. Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? J'ai tout essayé. Donc, Éric Sauti est arrivé, il faut être honnête. Mais Éric Sauti voudrait élargir. Mais malheureusement, le RN ne le veut pas. Donc on va attendre. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Moi, en attendant, je défends mes convictions. Je défends mes convictions souverainistes parce que je crois qu'il y a toute une catégorie de Français qui ont compris l'escroquerie de l'Union européenne. Je crois qu'il est important qu'on travaille sur le fond. Ce n'est pas du marketing, simplement, la politique. Il y a beaucoup de marketing à notre époque. Je pense que les Français ne sont pas idiots. Ils veulent savoir ce qu'il en est. Ils veulent connaître des personnalités différentes. Ils veulent un alliage. Ils veulent une petite pincée de sel souverainiste. Ils veulent une petite pincée de sel libérale. Ils veulent un peu d'identité. Ils ne veulent pas confier la France à une seule équipe de trois personnes. Et c'est normal, c'est normal, c'est tout. C'est très simple en fait. Désolé de vous le dire comme ça, alors je ne vais pas me faire bien voir encore, mais moi je serai toujours libre. La chance que vous avez avec moi, c'est que j'ai passé l'âge d'aller courir derrière les Marocains et de me dire si on gagne, je serai ministre de ceci, de cela. Ce n'est pas le problème. Le problème c'est de savoir si on est capable d'offrir aux Français une équipe de France. Une équipe de France. On gagne un match en équipe. On ne gagne pas un match avec trois personnes. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Et ça m'énerve parce que je n'arrive pas à les convaincre. Je n'arrive pas. Je n'ai pas réussi. Voilà, je suis désolé.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, on gagne en équipe. Il y a une petite musique en ce moment, dans l'opinion publique, qui est portée par Monsieur Lysnard, la petite musique d'une primaire de la droite. Une primaire de la droite, alors c'est encore un peu flou, allant peut-être de Monsieur Darmanin, en passant par Marine Le Pen, peut-être Jordan Bardella, on ne sait pas, Nicolas Dupont-Aignan, allant jusqu'à Monsieur Zemmour Saracnafo. On va écouter Monsieur Lysnard à ce sujet, Nicolas Dupont-Aignan.
Qu'en France, sous la Ve République, cela ne peut passer que par la présidentielle. Et c'est cette proposition-là, cette proposition du terrain, cette proposition du pays réel que je voudrais faire entendre.
Donc vous êtes candidat. Oui,
donc je suis candidat. Mais
vous irez jusqu'au bout ? C'est une candidature de témoignage.
Je sais bien qu'il y a un accident aujourd'hui avec le déclasse français, mais non, si j'y vais, et c'est pourquoi je vous propose une primaire, parce que, évidemment, je n'ai pas la notoriété d'autres, mais je travaille depuis des mois et des mois avec nouvelle énergie. On a beaucoup de gens qui nous rejoignent. On a des propositions extrêmement fortes, qui ne sont pas du tout extrêmes, mais qui sont radicales, qui vont à la racine des choses, pour la prospérité par la liberté, pour rétablir l'école, pour avoir une ambition scientifique, et surtout faire le pari de la responsabilité de la liberté. Et c'est pourquoi je propose une grande primaire ouverte depuis deux ans. Une
grande primaire ouverte Nicolas Dupont-Aignan. Alors vous me voyez venir, forcément. Est-ce que cela vous intéresse ? Est-ce que cette primaire vous intéresse Nicolas Dupont-Aignan ? Est-ce qu'il serait possible pour un militant de DLF d'avoir un petit papier, une petite enveloppe et déposer Nicolas Dupont-Aignan dans l'urne de cette grande primaire de la droite ?
le problème de la primaire, c'est qu'avec qui ? Je vais vous dire très clairement, il y a deux primaires possibles. Il y a deux primaires possibles. Il y a la primaire du marécage du centre. Et ça, je pense qu'ils vont la faire. Pourquoi ? Parce qu'il y a Attal, il y a Edouard Philippe, et il y a Bruno Retailleau qui a un pied dehors, un pied dedans. Philippe est bien parti quand même. Oui, ça alors là, franchement. Quasiment le seul à être
capable de battre Jordan Bardella au second tour, selon les derniers sondages.
Oui, attendez. Tous ces sondages ne veulent absolument rien. Pardonnez-moi. Je me fais fâcher par Nicolas Dupoyant. Mais non, mais c'est pas ça. Mais c'est que des sondages comme ça, vous êtes jeune. Moi, j'en ai entendu 50. Jacques Delors devait être président de la République. Alain Juppé. Vous n'étiez pas né. Alain Juppé était le Cador et personne ne pouvait lutter contre Alain Juppé qui était le somme homme. Après, c'était François Fillon. Enfin bon, bref. Donc, tous ces trucs un an à l'avant, je n'y crois pas. En revanche. Je pense que les primaires n'ont de sens que pour départager des candidats qui sont prêts à se désister pour l'autre s'ils perdent. Donc, il y a deux primaires possibles dans mon esprit. Il y a la primaire des centristes. Moi, je ne participerai jamais à ce truc parce que je ne participerai jamais à une primaire avec des gens qui ont tué la France. qui sont responsables de la faillite de la France. Et je ne les appelle même pas de droite. Appeler Edouard Philippe de droite, c'est n'importe quoi, ce n'est pas de la droite. Et ces gens-là sont responsables d'un chaos. Donc rien à voir avec eux. Qu'ils se démerdent entre eux, qu'ils fassent leur cuisine, leur temps bouille pour accoucher d'un macronisme nouveau, ce serait abominable. Mais eux, ils ont intérêt à la faire, parce que sinon ils vont disparaître. Donc vous verrez qu'ils la font peut-être. Le fameux socle commun ! Voilà, le socle commun, c'est-à-dire la faillite commune. Bon courage, bonne chance, qui s'amuse entre eux. Deuxième point, il y aurait une primaire, je l'avais proposée en 2021, à l'époque, qui aurait un peu de sens. Ça aurait été une grande primaire patriote, de droite patriote. Et là, vous pouvez prendre Lysnard, Ciotti, Marion, Zemmour, Knafow, Dupont-Aignan, Le Pen. Vous mettez tout ça dedans. Et puis, ça permet au grand peuple patriote de choisir. son leader pour y aller. Mais ça, le problème, c'est que le RN ne veut pas en entendre parler. Donc ils estiment qu'ils n'ont pas besoin de se faire cette compétition avec de la seconde division, qui sont au-dessus de tout ça, donc ils n'en ont jamais voulu. Voilà, donc la primaire, elle n'existera pas à droite. Il n'y aura pas de primaire de droite, ça n'existe pas, puisque le RN n'en veut pas et que les autres, c'est une primaire des macronistes. Vous voyez ? Et donc David Lysnard, il prêche dans le désert, puis ça lui permet de dire des choses intéressantes, parce que c'est un type bien. Mais il n'y aura pas. La seule primaire qui peut se dessiner, s'ils ne veulent pas disparaître, dans le triangle des Bermudes, du macronisme, c'est une primaire du centre. Et ça, moi, jamais je participerai à une escroquerie pareille. Parce que ça voudrait dire qu'on réhabilite Edouard Philippe. Ça voudrait dire qu'on fait croire aux Français qu'Edouard Philippe est de droite. Non mais c'est une plaisanterie. Ce type qui a ruiné la France, qui est une fausse valeur. Non mais on est chez les fous, pardonnez-moi.
donc Nicolas Dupont-Aignan, si peut-être dans cette primaire de la droite, M. Gérard Darmanin remportait cette primaire, est-ce que vous le soutiendrez ? Mais
vous êtes faux. Mais vous avez perdu la tête ce matin. Mais non mais il y a un moment les amis, ces gens ont gouverné. Mais je ne sais pas si vous réalisez, ces gens sont responsables du chaos actuel. Ils ont été à la soupe. Ils ont été à la soupe. Ils ont détruit le pays. Alors ils ont des caractères, moi j'aime bien Darmanin, je le connais bien, c'est un type plutôt bien. Mais le problème c'est qu'il a fait des choix politiques. Voilà, il a participé au naufrage du pays. Est-ce que vous croyez qu'on va faire du neuf avec ceux qui ont participé au naufrage du pays ? C'est pas possible. Voilà, il faut tourner la page, les amis. Il faut proposer aux Français une alternative patriote. J'aurais rêvé que cette alternative patriote soit globale. Malheureusement, je crains qu'elle ne soit pas. Donc moi, voulant... que les Français aient le choix, parce qu'on parle beaucoup de primaire, mais ce sont des militants qui votent aux primaires. Alors parfois c'est plus large, mais la présidentielle de la Vème République du Général de Gaulle, c'est deux tours de scrutin. Au premier tour, on vote pour une ligne politique, une ligne politique, et au deuxième tour, on se rassemble. Donc moi, je défendrais une ligne souverainiste, j'apporterais, je pense au débat, une vraie proposition, sortir de l'Union européenne. qui est l'éléphant dans la pièce, parce que si on veut résoudre les problèmes d'immigration, de sécurité, d'emploi, d'énergie, il faut complètement revoir le fonctionnement de l'Union européenne, c'est-à-dire la dissoudre et reconstruire quelque chose. Ce n'est pas un Frexit sec, c'est plutôt de reconstruire une organisation très légère où les nations se reprennent en main. Voilà, je vais défendre ça. Plus il y aura de Français qui m'aideront et qui voteront pour moi, plus on pèsera dans le jeu politique et peut-être un miracle arrivera. Et en attendant, c'est comme ça qu'on va intéresser aussi les Français au scrutin. Parce que faites attention, s'il n'y avait que deux candidats ou trois à l'élection présidentielle, je ne pense pas qu'il y aurait beaucoup de gens qui auraient voté. Donc il faut de la diversité sans division. Et ce que j'ai toujours proposé, c'est d'être capable de travailler ensemble. Soit on a un candidat commun avec une organisation, une primaire, soit il n'y a pas de primaire et les Français ont le droit de choisir, c'est eux qui vont faire la primaire.
dernier mot Nicolas Dupont-Aignan, je vous propose de partir à la Maison-Blanche aux Etats-Unis. Il s'est passé deux, trois petites choses cette nuit. Bon, une foi n'est pas coutume ou plutôt comme d'habitude Emmanuel Macron n'a pris pour son grade. Je parle évidemment d'une allocution, d'une conférence de presse de Donald Trump. Alors il y a plusieurs points très importants. Déjà, Donald Trump a parlé, on va l'écouter dans un instant, mais dans un premier temps, Donald Trump a parlé d'une offensive extrêmement importante dans les deux à trois semaines à venir contre l'Iran. Le fait est qu'il a parlé d'une offensive de plus en plus importante, mais il n'a pas évoqué d'offensive terrestre. Alors, peut-être qu'on pouvait se poser la question d'une offensive terrestre. Et là, l'extrait que je voulais vous faire écouter, alors franchement, j'ai cru que c'était... J'ai écouté ça ce matin en préparant l'émission. J'ai cru que c'était le 1er avril aux États-Unis. J'ai écouté deux fois la vidéo. Je n'ai pas cru. Encore une fois, en 4K, en Mondiovision, Emmanuel Macron, je vais y arriver, s'est fait humilier à l'international. On écoute ça, Nicolas Dupont-Aignan.
J'ai appelé la France Macron, qui se fait vraiment maltraiter par sa femme. Il est encore en train de se remettre d'une droite dans la mâchoire. J'ai dit, Emmanuel, nous aimerions beaucoup avoir de l'aide dans le golfe, même si nous sommes encore en train de laisser des traces historiques, de neutraliser des mauvaises personnes et mettre hors d'état de nuire des missiles balistiques.
Pourrais-tu envoyer
des navires de guerre immédiatement ? Non, non, non, je ne peux pas faire ça. Nous ne pouvons pas faire ça, Donald. Nous pourrons le faire lorsque la guerre sera gagnée. J'ai dit non, non, je n'en ai pas besoin lorsque la guerre sera finie, Emmanuel. Beaucoup m'ont dit qu'ils aideraient après que nous ayons terminé la guerre.
Bon, Nicolas Dupoignan, votre réaction
moi, je vais être très franc. Vous savez combien je déteste Macron au sens de sa présidence.
Mais
je suis français et donc je n'accepterai jamais qu'un président, quel qu'il soit, insulte le président de la République française, même si c'est Macron. Je ne suis pas démagogue et politicien à ce point. Ce qui est sûr, c'est que Macron paye l'incohérence permanente de sa politique étrangère. Voilà, ça c'est clair. Et je conteste cette politique étrangère, qui est une politique étrangère qui n'est plus indépendante, qui est virevoltante, qui est incohérente, et donc il le paye. Pour autant, l'attitude de Donald Trump, je ne l'apprécie pas. parce que ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne, ce n'est pas comme ça qu'on va faire avancer les choses. Et si Donald Trump avait prévenu la France et les autres pays, s'il les avait associés, peut-être qu'il serait avec lui. Donc il y a un moment, c'est des affaires sérieuses. Et Dieu sait si j'ai approuvé Donald Trump sur certains points lors de son élection, je pense que là, vraiment, il déraille. Et que c'est extrêmement grave. pour le monde. Voilà ce que je pense. Donc moi, je ne vais pas, parce qu'il se paye le président que je combats toutes mes forces depuis tant d'années, que je vais dire bravo, c'est génial. Non, c'est grotesque. Et si vous voulez, le drame dans cette affaire, c'est que autant les premières frappes étaient nécessaires, notamment il y a quelques mois, pour déstabiliser... Les forces militaires iraniennes, il fallait le faire. Maintenant, je ne crois pas un instant, je ne l'ai jamais cru, et la preuve en est, je ne crois pas un instant que ce soit en bombardant de bons d'un peuple qu'on va le séparer de ses dirigeants. Parce que le réflexe patriotique, il tient dans ces cas-là. Et on le voit en ce moment. On l'a vu en Irak où c'était le chaos. Il n'y aura pas d'intervention terrestre parce que les Américains n'oseront jamais y aller, je pense, mais peut-être qu'il va y aller. J'en sais rien. On ne reverse pas un régime avec
une pluie de bombes, en tout cas, c'est ce que l'histoire nous a appris.
Mais bien évidemment, ça n'a aucun sens. Et le problème, le drame dans cette affaire, c'est que s'il a lancé cette deuxième offensive, attention, je ne suis pas contre ce régime, il faut l'abattre. Mais quel est le meilleur moyen de l'abattre ? Bon, détruire ses stocks militaires, oui. Mais bombarder d'un tapis de bombe et menacer d'anéantir un pays de 90 millions d'habitants, qui est une puissance depuis 3 000 ans, c'est se tromper complètement. Et c'est dramatique parce qu'on a l'impression que Trump n'a pas de plan de secours. Et le seul plan de secours qu'il y aurait, c'est une invasion terrestre. Depuis des centaines d'années, aucun pays n'a réussi à prendre de la Perse. Donc bon courage, il faut voir la géographie, il faut voir l'histoire. Donc que l'on déstabilise le régime des Molas, que l'on bombarde ses installations militaires, qu'ensuite on essaye de renforcer l'opposition à l'intérieur, mais ce n'est pas en bombardant des écoles qu'on va faire tomber le régime des Molas, c'est l'inverse qui va se produire. C'est dramatique ce qui se passe. Et on a assisté à une conférence de presse, je n'ai pas tout vu, mais j'ai écouté plusieurs chroniques ce matin, où il y a eu tout et son contraire. Tout et son contraire, un grand show, mais un grand show qui ne va pas rassurer les Américains. Et c'est dramatique parce que je pense que Trump représentait aux États-Unis une alternative intéressante, sur le plan économique, sur le plan de la liberté d'expression. Et moi je trouve ça dramatique parce que s'il continue comme ça, il risque de se planter complètement aux élections intermédiaires. Et on va avoir une Amérique, alors là, et regardez, moi qui aime beaucoup J.D. Vance, le vice-président, qui a la tête sur les épaules, vous ne l'entendez pas beaucoup en ce moment, parce qu'il doit être sacrément inquiet. Voilà, donc on est dans une situation grave, et je pense qu'on ne peut pas se réjouir, voyez ce que je veux dire. Je ne peux pas me réjouir, même si je conteste la politique d'Emmanuel Macron, et je pense que la France paye cher une politique complètement incohérente.
Merci infiniment Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été l'invité de ce réveil des idées tôt ce matin. C'était un plaisir de vous accueillir. Vous reviendrez nous voir alors, c'est en cas de primaire de la droite.
Voilà, de la droite, ou quelle droite ? Moi j'aimerais les primaires de la France. Les primaires de la France, c'est le premier tour de la présidentielle.
Absolument. Bon ben écoutez, on a hâte de vous recevoir de nouveau, c'était passionnant. Comme d'habitude, chers abonnés, chers auditeurs, petite page de publicité, vous le savez, dans un instant, André Rougéraud, député du Rassemblement National, sera avec nous. On va parler violence politique de l'extrême gauche et on va surtout parler Nouvelle-Calédonie. Un texte arrive à l'Assemblée, on en parle dans un instant.
Derrière Raphaël Arnaud, ses collaborateurs, dont certains aujourd'hui sont les meurtriers présumés du jeune Quentin, il existe tout un écosystème. Cet écosystème, il peut rentrer dans les conseils municipaux dès le mois de mars prochain. C'est la raison pour laquelle nous publions un nouveau magazine d'une longue enquête réalisée par Frontière, les brebis galeuses de LFI, avec près de 100 candidats, tête de liste de la France Insoumise, que nous épinglons pour leurs propos antisémites, leur proximité avec... les sphères islamistes avec des antifas comme la jeune garde ou encore pour s'être distingué dans des groupuscules anti-flics et à cab ce nouveau magazine il est dans tous les kiosques de france vous pouvez également vous le procurer sur www.frontiermedia.fr ou encore vous abonner ce deuxième hors-série enquête de frontières succède à celui consacré à rafael arnaud et aux antifas dans lequel nous épinglions déjà jacques elifavraud le collaborateur parlementaire de la france insoumise vous invite donc à vous procurer ce nouveau numéro. A très bientôt.
8h35 sur les ondes de Frontières La Matinale. Place tout de suite à notre interview frontal avec André Rouget. C'est parti. Frontières La Matinale. 'interview
frontale.
Et j'accueille monsieur André Rouget, eurodéputé du Rassemblement national, délégué national du RN à l'Outre-mer. Bonjour monsieur Rouget, comment allez-vous ?
Mieux que le pays et bonjour surtout à tous vos auditeurs et vos vidéos spectateurs.
Alors on est ravis de nous accueillir André Rouget. On vous avait reçu en matinale quelques jours, quelques semaines après le meurtre de Quentin et vous aviez fait un parallèle extrêmement intéressant avec la violence de l'extrême gauche parce que beaucoup de cadres de la France Insoumise sont issus du trotskisme. Alors évidemment le meurtre de Quentin revient dans l'actualité avec le retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée Nationale. Vous avez peut-être suivi ces... Cette interview dans Blast hier, où Blast a déroulé le tapis rouge à M. Arnaud. En tant qu'homme politique, en tant qu'eurodéputé du Rennes, comment avez-vous vécu ce retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée nationale ?
Écoutez, pour tout un chacun, cet entretien pourrait apparaître comme surréaliste, mais pour ceux qui connaissent l'envers du décor, qui cela surprendra-t-il ? L'envers du décor, quel est-il ? C'est que, comme je l'ai déjà eu l'occasion de le dire, le maître à penser de Jean-Luc Mélenchon, des élus LFI et de Raphaël Arnaud, et Léon Trotsky, vous l'avez rappelé, qui a théorisé le recours à la violence comme moyen d'accession au pouvoir. Et on voit bien qu'aujourd'hui, après une tentative d'entrisme au sein du monde politique, notamment OPS dans les années 80, du monde culturel, du monde associatif, du monde médiatique, Le courant trotskiste est revenu à ses premiers amours, à savoir l'utilisation de la violence.
Finalement, je suis d'accord avec vous. Il y a ce courant trotskiste qui anime la France insoumise. Mais d'un autre côté, il y a quand même un média qui reçoit ce député. Et puis il y a la présidente de l'Assemblée nationale qui finalement ne dit pas grand-chose quant au retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée.
comme je vous l'ai indiqué, le monde des médias a lui-même fait l'objet d'entrisme de la part des trotskistes. Le plus emblématique est bien évidemment Mediapart, qui a été fondé par M. Plenel. Joseph Kraski, dans le monde trotskiste, puisque tous les trotskistes vivent sous pseudo. Edouard Plenel, qui était rédacteur en chef du quotidien rouge, organe de la Ligue communiste révolutionnaire. Donc que ce soit Plenel dans les médias, Benjamin Stora. Monsieur Truffaut, dans le monde universitaire, sans terre, qui est le pseudo de Mélenchon, ils ont totalement infiltré la société. Et une fois encore, qui cela surprendra-t-il ? Vous savez, on a bien entendu les propos de Mathilde Panot qui réfutait l'utilisation de la démocratie. en cas d'accession du Rassemblement national aux responsabilités de l'exécutif et du législatif dans le pays. Ce n'est guère surprenant. Une fois de plus, pensez-vous à 73 ans que Jean-Luc Mélenchon table encore sur un processus démocratique pour parvenir à ses fins, à savoir l'accession au pouvoir ? On voit bien. que LFI est clairement en train de préparer ce qu'ils appellent de leur vœu, à savoir une révolution, tout dans le comportement des élus LFI. Et là, pour le démontrer, que ce soit les maires sortants qui ont dû quitter leurs conseils municipaux sous les huées, les invectives et les insultes des supporters de LFI, que ce soit les propos de Raphaël Arnaud qui a... qui a laissé tuer un jeune homme de 20 ans et qui n'exprime ni regret ni remords, tout est là pour le démontrer. Jean-Luc Mélenchon est dans une logique d'utilisation de la violence et pour ça, il a besoin de troupes d'assaut. Ces troupes d'assaut, c'est la jeune garde.
Et face à ça, les institutions ne se défendent pas beaucoup. Encore une fois, je parlais de la réaction de Mathilde Panot. On ne peut pas dire qu'elle soit montée au créneau quand on retourne de Raphaël Arnaud à l'Assemblée.
'ai eu l'occasion de signer une tribune dans les colonnes de vos confrères du Figaro, je ne sais plus si c'était la version print ou Figarovox, dans laquelle j'expliquais que nous sommes aujourd'hui dans une situation analogue à celle de la fin de la IVe République. J'y comparais Sébastien Lecornu à Félix Gaillard, c'est-à-dire que nous avons une classe politique qui n'a plus... Aucun pouvoir, aucune conviction autre que celle de rester en place à tout prix et qui pour cela est prête à tous les compromis et surtout à toutes les compromissions, y compris à laisser faire, laisser aller une extrême gauche conquérante.
André Rouget, je vous propose de discuter de quelques images qu'on a pu voir à la suite de l'élection, du second tour de l'élection municipale. Je parle de drapeaux européens qui ont été retirés du parvis des mairies. Ça a été le cas à Carcassonne avec monsieur Christophe Barthez. Ça a été le cas également à Arne, dans le Pas-de-Calais, avec Anthony Garreno-Mekowski. Alors j'en profite d'avoir un député européen avec moi, et surtout du Rassemblement National, pour vous demander est-ce que vous trouvez ça normal ou pas normal ? Quels étaient les consignes du parti à la suite de ces drapeaux retirés
Écoutez, il n'y a pas de consigne particulière, mais cela dit, j'approuve totalement l'action de mon ami Christophe Barthès à Carcassonne. En 2005, a été soumis à référendum la Constitution européenne, dans laquelle il était précisé que l'Union européenne avait un drapeau. Il se trouve que les Français, dans leur grande majorité, ont voté contre ce référendum. Malheureusement, M. Sarkozy, fossoyeur de la souveraineté française, a voulu se passer de l'avis du peuple français et a fait ratifier cette constitution européenne par le Parlement. prononcée contre cette constitution par voie référendaire, il me semble logique que l'on ne respecte pas le fait de pavoiser les édifices publics aux couleurs de l'Union européenne de la même façon que moi-même lorsque l'hymne européen retentit dans l'hémicycle. de Strasbourg, je reste assis, le seul hymne que je reconnaisse, c'est la Marseillaise, la seule souveraineté que je reconnaisse, c'est celle de mon pays, la France.
André Rouget, je vous propose désormais de partir en Nouvelle-Calédonie, puisque un texte va arriver à l'Assemblée nationale. Il a été adopté déjà le 24 février dernier au Sénat. C'est un projet de loi visant à inscrire la création d'un État de la Nouvelle-Calédonie dans la Constitution. Donc en fait, ce texte prévoit le droit à l'autodétermination. L'autodétermination, pour être très concret et très didactique avec nos auditeurs André Rouget, que cela signifie en somme, que cela signifie si ce texte...
la réalité, c'est que ce texte, il prévoit l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Puisqu'il prévoit le transfert des compétences régaliennes, que sont la sécurité, la défense, les affaires étrangères, la justice et la monnaie, le transfert de ces compétences de la France à la Nouvelle-Calédonie. Dans les années 1960, il a été procédé exactement de la même façon pour que les États d'Afrique équatoriale française et d'Afrique occidentale française accèdent à l'indépendance. Parce qu'une fois ces compétences transférées de la France vers un État de Nouvelle-Calédonie, il n'y aura plus qu'à acter le divorce entre la France... Et la Nouvelle-Calédonie. Et que restera-t-il de la Nouvelle-Calédonie française ? Il n'en restera rien, absolument rien. Et ça peut aller très vite. Ça peut aller très vite. Ça fera le bonheur. de la Chine, qui est en embuscade dans cette zone extrêmement importante d'un point de vue géostratégique du Pacifique Sud. La Chine fera main basse sur nos 25 à 30% de réserve mondiale de nickel, indispensable pour les moteurs électriques. Elle fera main basse sur tous les métaux rares qui sont... au fond de nos eaux territoriales. Et je rappelle que grâce à nos départements, régions, collectivités et territoires d'outre-mer, la France est à la tête du deuxième domaine maritime mondial qui, une fois de plus, regorge de métaux rares, de nodules polymétalliques qui suscitent la convoitise de tous nos adversaires étrangers puisque Tous ces métaux rares nodules polymétalliques seront au XXIe siècle ce que le pétrole aura été au siècle précédent.
Alors, pour alimenter cette discussion, M. Rougier, je vous propose d'écouter Naïma Moutchou, qui est ministre des Outre-mer. Et elle, elle n'est pas vraiment sur la même ligne que vous. Au contraire, elle pense que ce texte est une bonne idée. On écoute tout de suite.
Comment est-ce qu'on arrive à avancer quand on parle de l'avenir institutionnel des Calédoniens ? Ce n'est pas à l'État d'écrire histoire. Ça, ce n'est pas vrai. On ferait fausse route et vous seriez les premiers à dire que c'est Paris qui impose. Ce sont les Calédoniens qui ont pris la plume. Ce sont les forces politiques calédoniennes. Encore une fois, vous avez dans Bougival des indépendantistes, des non-indépendantistes, des centristes et des progressistes. Qu'est-ce qu'on fait ? On ne peut pas balayer ça d'un revers de main. Sinon, quoi ? Je poserai la question aux députés. Si ce n'est pas Bougival ? Si ce n'est pas ce processus fruit d'un compromis, alors quoi ? Rien ? Le vide politique ? Vous dites qu'il prendrait la responsabilité
de mettre les néo-calédoniens dans une situation difficile.
Demain, s'il n'y a pas Bougival, alors oui, je le dis, nous prendrions les Calédoniens en otage de questions qui seraient en fait des questions purement parisiennes. Parce que le compromis, encore une fois, il est de là. Il y a une partie qui a décidé de ne pas participer aux discussions. Personne n'a le monopole. de la discussion.
Monsieur
Roger, est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que ce sont les canaques qui ont décidé de cette indépendance ? Est-ce que c'est eux qui ont impulsé ce mouvement ?
Absolument pas, puisque les représentants du Front de libération canaque socialiste et de l'Union calédonienne sont également hostiles à Bougival, puisqu'eux veulent une indépendance immédiate. La réalité, Mme Mouchou, je l'ai rencontrée à deux reprises, j'ai eu le sentiment d'avoir en face de moi... quelqu'un qui a hérité d'une situation initiée par Manuel Valls et qui fait le job sans grande conviction. Elle est assez lucide. Manuel Valls, il faut le rappeler pour vos auditeurs, était déjà dans les équipes de Michel Rocard au moment des accords de Matignon il y a une quarantaine d'années. Il y avait également, et ça c'est pour les initiés, ceux qui connaissent bien le dossier, il y avait également dans cette équipe deux hauts fonctionnaires qui ont fait de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie le combat de leur vie, leur cheval de bataille, que sont Alain Christnart et Thierry Lataste, qui ont tous les deux été occupés le poste de haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie et qui ont encore... officier aux côtés de Manuel Valls quant à la rédaction de cet accord de Bougival. Je vais faire mentir Mme Moutchou puisqu'elle dit qu'est-ce que vous proposez, le vide ? Non, c'est faux. Nous nous sommes rendus l'année dernière avec Marine Le Pen en Nouvelle-Calédonie et nous avons été force de proposition puisque nous considérons que l'accord... de Nouméa peut tout à fait être appliquée pour une durée indéfinie et qu'il est important de rassembler tous les Calédoniens, quelle que soit leur origine, qu'elle soit européenne, mélanésienne, walisienne, indonésienne ou tout autre, il y a pléthore de communautés en Nouvelle-Calédonie, sur un projet de reconstruction et de développement économique plutôt que sur un sujet institutionnel dont le territoire peut très bien se passer pour le moment et qui par nature est clivant, divise, antagonise. Comme partout en France, le Rassemblement national appelle au rassemblement de tous les Français autour d'un projet commun. Parce que ce n'est pas un texte statutaire qui va remplir les caddies, les frigos, créer des emplois, relancer l'économie, le commerce, les entreprises et donner à manger aux Calédoniens. Parce que la situation, elle en est là. On a une image paradisiaque de la Nouvelle-Calédonie, mais depuis les émeutes du mois de mai 2024, les Calédoniens crèvent de faim.
-ce que finalement, avec ce projet de loi, cette proposition, est-ce que vous n'avez pas un peu l'impression que le gouvernement lâche finalement la Nouvelle-Calédonie ? Il n'y a pas un petit peu en filigrane une volonté de se débarrasser de ce territoire
y a une grande inquiétude à avoir, non seulement concernant la Nouvelle-Calédonie, mais concernant l'ensemble des départements, régions, collectivités, territoires d'outre-mer. Et il est à craindre un effet domino de cette étape néo-calédonienne, puisque Mme Mouchoud a entrepris un certain nombre de dialogues sur l'avenir institutionnel, notamment avec les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane. Mais on peut comprendre, alors ça se fait à la demande des élus, mais les élus... ne représente plus vraiment la volonté populaire de ces trois départements. On peut comprendre la volonté de ces élus. D'une part, il y a une ambition personnelle de s'arroger davantage de compétences et de pouvoirs. Et ça ouvre une porte béante à la corruption. Ça permettrait l'émergence de potentats locaux sans l'avis desquels rien ne pourrait se faire sur le territoire. Mais on peut comprendre que ces territoires disposent de ressources énormes qui ne sont pas exploitées. Je prends l'exemple du territoire de la Guyane, un territoire qui est grand comme le Portugal, dont le sous-sol regorge d'or, qui pourrait remplir les sous-sols de la Banque de France. Des études ont été faites à hauteur de 85 tonnes par an. qui regorge de pétrole, dont la forêt pourrait servir à la pharmacopée, dont l'économie bleue que j'ai évoquée pourrait enrichir. Et rien, absolument rien n'est fait. Malheureusement, l'économie de l'outre-mer est une économie de transfert à 70%. Et les petits gris, comme on les appelle désormais, que sont les fonctionnaires de Bercy, poussent au largage de l'outre-mer, qui considère comme une source de dépense injustifiée. Vous savez, il y a un auteur guadeloupéen qui s'appelle Daniel Damaximin qui a eu un jour cette formule que j'aime répéter en disant « Les régions d'outre-mer sont les seules régions de France pour lesquelles on demande combien ça coûte et si ça rapporte ».
finalement, vous parliez de la Chine tout à l'heure. Est-ce que les canaques ont le premier des lieux ? Est-ce que le gouvernement a bien conscience de la prédation de la Chine en arrière-plan ? Est-ce que c'est quelque chose qui est en tête chez tout le monde ?
'aimerais que ce soit en tête chez tout le monde. Vous savez, Bonaparte disait que la politique, c'est voir large et loin. Mais je pense qu'aussi bien dans la classe politique locale à Nouméa qu'ici à l'hôtel de Matignon, rue Oudinot ou à l'Assemblée nationale, j'ai le sentiment que tout le monde a le nez sur le guidon et ne voit pas plus loin. que l'échéance de la semaine suivante. Les élus locaux soi-disant loyalistes à Nouméa sont favorables à l'accord de Bougival uniquement parce qu'ils ne voient que le dégel du corps électoral qui leur permettra de se faire réélire et cela quitte à brader les intérêts de la France dans la zone et à Paris. On ne voit que le seul fait que le rejet du texte serait un échec supplémentaire pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui, il faut le rappeler, a été l'un des pires ministres de l'Outre-mer de ces dernières décennies et qui a été l'initiateur de la crise que connaît aujourd'hui la Nouvelle-Calédonie.
l'avis des canaques, en fait, M. Rouget, où est-ce que les habitants de la Nouvelle-Calédonie se situent
Je vous l'ai dit tout à l'heure, le Front de libération nationale canaque socialiste, le FLNKS, boycotte l'accord de Bougival. C'est près de 50% de la représentation politique locale. Il est quand même compliqué de faire passer un texte contre l'avis de près de 50%. de la population locale. Ça s'appelle un passage en force. Le passage en force On a vu ce que ça a donné au mois de mai 2024, malgré la mise en garde de Marine Le Pen à Gérald Darmanin. Je le rappelle, Marine Le Pen avait pris son téléphone pour appeler Gérald Darmanin et lui dire « Vous allez mettre le feu à la plaine calédonienne en voulant passer en force. Et comme vous êtes dans la préparation des Jeux olympiques, vous n'aurez pas... » les escadrons de gendarmes mobiles nécessaires au maintien de l'ordre. Gérald Darmanin lui a rayonné et on connaît le résultat. Ce qui devait arriver arriva. Et ce sont malheureusement 15 morts lors des affrontements et une centaine de morts, un peu plus, décédées des suites indirectes des affrontements. Les dialysés qui n'ont pas pu l'être, les urgences qui n'ont pas pu être assurées et ainsi de suite.
au niveau français, ce texte, ce projet de loi constitutionnelle arrive bientôt sur les bancs de l'Assemblée. Est-ce que vous pensez que ce projet est dans une impasse ou qu'il est en voie d'aboutir
? Le texte arrive tout à l'heure, en fin de matinée, en débat à l'Assemblée nationale. Une motion de rejet va être déposée.
Le
groupe du Rassemblement national votera cette motion de rejet, dont la probabilité qu'elle soit votée est très forte. À partir de là, le texte repartira au Sénat. et là s'offrira au gouvernement deux possibilités. soit, trois même, soit amender le texte et se concentrer sur le dégel du corps électoral, comme on peut l'entendre dans les rumeurs de couloirs, avec le risque que ça comporte compte tenu du précédent évoqué à l'instant. Deuxièmement, une consultation C'est-à-dire un référendum qui n'en est pas un, puisqu'il n'y est pas national. C'est une consultation locale avec la difficulté de tenir les délais, puisque le Conseil d'État a imposé que les élections provinciales se tiennent avant la fin du mois de juin, puisqu'il faut rappeler qu'elles ont été repoussées à plusieurs reprises et que les élus sont en place maintenant depuis sept ans et demi. pour un mandat de 5, ce qui leur pose un problème de légitimité. Et la troisième solution, c'est l'abandon pur et simple du projet, ce qui serait en fait... La preuve d'une grande responsabilité parce que statuer sur l'avenir d'un territoire aussi important pour la France en fin de mandat et sans majorité gouvernementale, c'est quand même faire preuve d'une très grande irresponsabilité. Mais malheureusement, nous avons été payés pour savoir que depuis près de 10 ans maintenant, nous avons un irresponsable à la tête de l'État.
Merci beaucoup André Auger d'avoir été avec nous. Merci pour vos précisions ce matin. C'était très clair. Je suis certain que beaucoup de Français ont du mal avec ces enjeux de la Nouvelle-Calédonie. Donc on va être évidemment extrêmement attentif à ce texte qui arrive à l'Assemblée nationale. Chers abonnés, chers auditeurs, merci beaucoup Monsieur Auger. Je vous invite à rester quelques secondes de plus. On va jouer une petite page de publicité. Petite page de publicité d'une minute. Et dans un instant, Jean Bexon va nous rejoindre en plateau. Ma chère Lauriane va me remplacer à l'animation. Je file, je ne peux pas vous dire où précisément, mais en tout cas je file pour CNews. Donc je me dépêche un petit peu. Voilà pourquoi on est obligé, c'est les aléas du direct, d'être flexible. Mais évidemment, ça va très bien se passer avec Lauriane Bernard à l'animation. Ce sera une première avec Jean Bixon, là ma chère Lauriane. Merci pour le cadeau Guillaume. Je t'en prie, je t'en prie. Allez, page de publicité, on vous retrouve juste après.
Derrière Raphaël Arnaud, ses collaborateurs, dont certains aujourd'hui sont les meurtriers présumés du jeune Quentin, il existe tout un écosystème. Cet écosystème, il peut rentrer dans les conseils municipaux dès le mois de mars prochain. C'est la raison pour laquelle nous publions un nouveau magazine d'une longue enquête réalisée par Frontière, Libre Bigaleuse de LFI, avec près de 100 candidats, tête de liste de la France Insoumise, que nous épinglons pour leurs propos antisémites. Leur proximité avec... les sphères islamistes avec des antifas comme la jeune garde ou encore pour s'être distingué dans des groupuscules anti-flics et à cab ce nouveau magazine il est dans tous les kiosques de france vous pouvez également vous le procurer sur www.frontiermedia.fr ou encore vous abonner ce deuxième hors-série enquête de frontières succède à celui consacré à rafael arnaud et aux antifas dans lequel nous épinglions déjà jacques elifavro le collaborateur parlementaire de la france insoumise vous invite donc vous procurer ce nouveau numéro. A très bientôt.
Chers abonnés, chers auditeurs, bienvenue dans la matinale. Ce n'est plus Guillaume, comme vous pouvez le voir, c'est moi, c'est Lauriane. Mais ce n'est pas grave, on continue, ce sont les aléas du direct. Et je reçois Jean Bexon, journaliste chez Bouvard Voltaire, pour parler du retour de Raphaël Arnaud à l'Assemblée nationale. Vous êtes comme nous, vous vous en êtes rendu compte hier. Et donc, qui de mieux que Jean Bexon pour venir nous en parler, parce que Jean a fait un travail. remarquable journalistique pour voilà re suivre bout à bout l'affaire l'affaire du meurtre de quentin de l'assassinat de quentin donc bonjour jean bienvenue dans la matinale c'est pas ma première matinale mais sa première animation voilà mais ça va bien se passer et malheureusement le sujet n'est pas des plus des plus joyeux donc peut-être la première réaction moi honnêtement quand j'ai vu l'interview de rafael Lernot hier Pour Blast, je n'y croyais pas. J'ai vu l'information passer vers 8h du matin sur les réseaux sociaux de Blast. Et je me suis dit non, mais ils vont recycler un vieil entretien.
C'est le 1er avril parce que c'est le 1er avril. Exactement, mais je n'y ai même
pas pensé. J'étais tellement choquée que je n'avais pas encore pris mon café. Donc je n'étais pas encore bien réveillée. Et je me suis dit non, ils n'ont pas osé. Ils ont recyclé une vieille interview qu'ils n'osaient pas sortir avant. Et en fait, non. On s'est rendu compte qu'à 10h du matin, l'entretien était en ligne. La vidéo était en ligne tournée la veille. Première de vos réactions, qu'avez-vous pensé de cette interview ? Qu'avez-vous pensé de l'affront du Média Blast de recevoir ce député-là, quand même
? Il y a beaucoup d'incohérences, en fait, déjà factuelles, dans ce que dit le député Raphaël Arnaud. Il dit, par exemple, qu'il n'a que deux assistants parlementaires qui sont... Enfin, dans la question de la journaliste, elle dit qu'il avait... deux assistants parlementaires impliqués dans cette affaire. En fait, en réalité, il y en a trois, donc déjà, même dans les questions, il y a des erreurs factuelles. Dans ce que dit Raphaël Arnaud, je trouve qu'il y a Enfin, je suis très admiratif de sa capacité à mentir. C'est très impressionnant. Et il le fait avec une assurance, avec une aisance qui, moi, me terrifie. C'est-à-dire qu'il dit des choses qui sont entièrement fausses. Il manipule les faits. Il manipule le contexte. Et il le fait avec un pathos qui est plutôt bien réussi. Et c'est vrai qu'à la fin de l'interview, je me suis dit, mais c'est lui la victime dans l'histoire ? Il manquait juste un violoniste pour nous donner envie de pleurer. Et je me suis dit, mais c'est... C'est pas lui la victime dans l'histoire. Dès
qu'il prend la parole, on l'entend dire, oui, je ne savais pas si je devais m'exprimer, mais finalement, on me rappelle parce que... C'est lui qui a été victime d'une agression. Exactement, il y a une inversion inquisateur qui est folle et surtout qu'il dit qu'en fait, on le rappelle pour qu'il fasse son travail de député avec une histoire d'école. Ça, c'est un argument de communication. Je
pense que les ficelles sont grosses, à mon avis. Vos lecteurs ne se feront pas avoir. C'est en effet un argument. On a l'impression d'avoir une opération de relations publiques avec une action de relations médias qui est très réussie. Vous savez, cette interview, si vous regardez le générique, il y a beaucoup de noms parce que ça nécessite, au niveau de la forme, c'est très propre. Donc il y a vraiment toute une préparation chez Blast pour cette exclusivité. Mais moi, j'y vois quand même une opération de sauvetage de Raphaël Arnaud, de communication avant son retour à l'Assemblée parce qu'il était dans une situation... blocage, il ne pouvait pas aller à l'Assemblée, il est payé par les Français, donc il a bien un moment qu'il fallait qu'il revienne, donc il fallait que ça passe par cette opération de communication.
Oui, et puis c'est quand même étrange, parce que Mathilde Panot avait pris la parole la veille, en disant que son retour était possible, et finalement on a eu l'interview de Blast, et son retour à l'Assemblée l'après-midi même, en réalité.
Oui, c'est ça. Et puis avec des invitations en plateau de députés de la France Insoumise qui le défendent à Coragacri. Donc on a l'impression que tout ça s'inscrit dans une opération, une vaste opération de communication qui, je dois dire, est très réussie, qui est vraiment réussie puisque ça a surpris tout le monde. Il a pris de court
tout
le monde. Et comme je vous dis, quand vous regardez l'interview... Vous vous dites, vous avez l'impression que c'est lui qui a été agressé ce jour-là, vous avez l'impression que c'est lui qui a perdu, que son assistant parlementaire est mort, tué par l'ultra droite, alors qu'en fait c'est tout l'inverse.
Oui, et puis il dit finalement ce dont j'ai toujours eu peur à Lyon a fini par se produire, vous avez raison, on a l'impression que finalement c'est quelqu'un de ses rangs qui est mort.
Oui, tout à fait, et c'est terrifiant parce que... J'espère que les gens ne se font pas avoir par ce discours. Et vous savez, ils parlent même de... Un exemple sur Raphaël Arnaud et Jacqueline Favreau, puisqu'ils étaient souvent ensemble, il y a un lien de subordination, enfin il y a un lien hiérarchique de travail. En 2023, Raphaël Arnaud se sent agressé dans le train, le train qui arrive à Lyon-Pardieu. Pour ceux qui connaissent Lyon, vous avez deux gares, Lyon-Pardieu et Lyon-Perrache, et généralement Lyon-Perrache et Lyon-Perrache. Mais il arrive à Lyon-Pardieu, il se sent agressé par un individu de l'ultra droite. Tout citoyen, dans ce cas-là, appelle police secours pour dire je suis en danger, etc. Lui n'appelle pas police secours, il appelle le maire adjoint à la sécurité Lyon. Et de fait, le maire adjoint va dépêcher non pas un équipage de police municipale, mais un équipage de police nationale pour protéger Raphaël Arnaud, qui à l'époque est militant antifasciste. Et donc cet équipage de police est dépêché, l'attend à la gare. de Lyon-Pardieu. Sauf que Raphaël Arnaud décide de ne pas descendre dans la gare de Lyon-Pardieu, descend dans la gare de Lyon-Perrache pour retrouver Jacques-Élie Favreau à Lyon-Perrache. Et donc il dit à l'équipage de police, il dit « il faut venir m'escorter à la gare de Lyon-Perrache ». Donc l'équipage de police nationale doit faire l'accueil de Raphaël Arnaud à l'époque qui est militant à la gare. Et puis là, en fait, l'équipage dans son rapport, dans un rapport qui est complètement lunaire. L'officier de police qui a écrit ça ne devait pas comprendre ce qui se passe. On se rend compte que Raphaël Arnaud qui est arrivé avec Jacques-Yves Favreau, Jacques-Yves Favreau a agressé quelqu'un qu'il a identifié comme étant un militant d'ultra-droite, alors qu'il s'avère que ce n'était pas la bonne personne. Et cette personne qui a été agressée... attendait sa fiancée à la gare de Lyon-Perrache. La police est arrivée à ce moment-là. Ils ont du mal à comprendre ce qu'il fallait faire puisqu'ils étaient dépêchés par le maire adjoint de Lyon, qui est le représentant du maire de Lyon. Pour vous dire à quel point ces gens sont capables d'inverser, et le tout avec un appui. un appui politique qui fait peur.
Qui fait peur, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous parlez de Jacques-Élie Favreau, on va écouter l'extrait de l'interview où Raphaël Lannot protège Jacques-Élie Favreau, qui est toujours incarcéré, il me semble. Tout à fait, alors il est
passé en détention provisoire. Et un des chefs d'accusation principale, c'est l'instigation, donc c'est d'avoir mené le lynchage qui a mené le meurtre de Quentin.
Donc des accusations très graves et on a quand même Raphaël Arnaud qui le protège. Sortez les mouchoirs parce que là vous allez pleurer.
Ça tire la larmiche.
Ma chère Jimmy, est-ce que tu peux nous passer l'insert, s'il te plaît
Jacques-Élie Favreau, en l'occurrence, un qui a été très médiatisé, je le connais bien. Je sais qu'il n'aurait jamais voulu ça. Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait un mort. Il n'aurait jamais voulu qu'il y ait une telle violence qui se déchaîne sur la fin de cet affrontement. Je ne sais toujours pas pourquoi il s'est retrouvé là exactement. Vous, vous étiez à Paris, en tout cas. Moi, j'étais à l'Assemblée nationale. Lui, bon, il était à mi-temps. Le fait est, c'est qu'il venait d'avoir un appartement à Lyon, parce que sa famille habite pas loin, que c'était un peu un entre-deux entre Paris et Avignon. Bon, ça, c'est du détail au milieu de tout ça. Mais là, pourquoi est-ce qu'il se retrouvait à Lyon ? Je ne sais pas dans quelles circonstances il s'est retrouvé, en tout cas, dans cet affrontement. Mais je le connais très bien et je sais que... j'imagine dans quel état il doit être aussi de... Je ne sais pas dans quel état il doit être exactement, mais c'est sûr que ça doit être particulièrement dur parce que s'il pouvait tout faire pour que ça n'arrive pas à nouveau, que ça ne soit jamais arrivé, il le ferait.
Jean, comme vous le dites, sortez les mouchoirs.
Oui, là, il manquait juste un violon sur
une
petite musique triste. Mais c'est faux ce qu'il dit. Enfin, je veux dire, c'est complètement faux. Quand il dit que Jacques Favron n'a pas voulu ça, moi, j'ai étudié minutieusement les images, toutes les images de témoins qui sont sorties ce jour-là. J'ai replacé sur les coordonnées GPS. de toutes les images témoins qui sont sortées, de certaines captures d'écran qui ont été faites à partir de vidéos prises par les antifas lors du lynchage, vidéos dont on n'a jamais vu l'entièreté puisqu'ils ont sélectionné soigneusement les captures d'écran qui pouvaient... qui ne peuvent pas être atteintes, et à l'intégrité des identitaires qui ont été agressés ce jour-là. Et du coup, j'ai pu identifier Jacques-Élie Favreau sur l'ensemble de ces images. Pour ce faire, j'ai demandé à trois témoins oculaires. qui sont aussi des victimes, je me suis assuré qu'elles avaient identifié Jacquely Favreau sur place, et après je leur ai demandé, indépendamment des trois, de leur dire où est Jacquely Favreau. Alors au début, une première personne est sortie, et du coup j'ai fait une vérification auprès d'un quatrième témoin, et qui m'a dit en fait c'est pas lui, parce qu'ils ont à peu près les mêmes habits, des habits très casuals, etc. Et il m'a indiqué une autre personne qui, lui, avait le visage découvert. Donc je suis repassé auprès des trois témoinculaires pour une deuxième vérification. Est-ce que c'est lui ? Et là, ils m'ont dit oui, en effet, c'est bien lui. Et il y avait plusieurs éléments distinctifs qui permettent de s'assurer que c'est Jacqueline Favreau. C'est qu'au niveau de son dégradé de cheveux, il a un dégradé... très très prononcée et il a une moustache aussi qu'on voyait dans des images d'ailleurs tournées par frontières il y a deux jours auparavant. J
'enlène qui lui
avait dit un gilet pare-balles etc une note de renseignement que vous aviez révélée par la suite qui montrait que à ce moment là votre journaliste était aussi en danger et en fait c'est sur ces images je me rends compte qu'il effectue beaucoup de gestes en plus Des gestes amples. Alors là, vos lecteurs vont dire pourquoi ce détail est important. Concrètement, quand vous êtes sur une opération de lynchage comme ça, la personne qui fait des gestes amples, pour ceux qui nous voient, par exemple, il y a un geste, c'est comme ça. C'est comme si avec les mains, vous demandez aux gens de venir. Donc quand il fait ce geste, Quentin est au shawl, en train de se faire lyncher. Alors la justice donnera l'interprétation de ce geste. Mais pour moi, une des interprétations possibles, c'est de rameuter les autres antifascistes. pour venir sur le lieu. Et si la justice a retenu l'instigation dans le meurtre de Quentin, je pense qu'elle a des éléments précis. Contrairement à ce que dit Antifa, la justice ne penche pas tellement du côté des identitaires. Franchement, il y a des... Et ça, il faut vraiment être complotiste pour penser que l'État... que la justice veut absolument valider la version, le discours des identitaires. On pourra peut-être y reparler, mais vous savez, il y a des perquisitions de téléphone qui sont faites chez eux. Il y a deux interpellations plus placement garde à vue sur deux témoins victimes pour une affaire qui n'a rien à voir, qui est antérieure. C'est une affaire de collage, donc c'est une affaire antérieure, mais les interpellations et les placements garde à vue sont faites exactement au même moment que les perquisitions de téléphone des identitaires. Ça se trouve, ça n'a rien à voir. sauf ses contingents, etc. Mais je veux dire, on ne peut pas dire que la justice fait preuve d'impunité vis-à-vis de ces gens-là. Et donc quand le motif qui est retenu, c'est l'instigation, quand moi je vois sur l'ensemble de ces images, sur l'ensemble de la séquence, c'est-à-dire il y a eu plusieurs moments dans cette séquence, et vous voyez que Raphaël Arnaud fait des allées-venues qui effectuent des gestes amples, il y a même un moment où on le voit... en train de donner un coup de pied à un autre identitaire, parce qu'il y en a trois, en réalité, en fait, cinq qui ont été lâchés. On en voit trois dans la vidéo et vous le voyez avec ses camarades sur la même personne. Et puis, quand il y avait un identitaire qui était inanimé, qui reprend connaissance, qui se relève, eh bien, vous avez Jacqueline Favreau qui fonce dessus, qui le frappe. Et cette identitaire fait tomber ses effets personnels. Alors France 2 avait dit que c'était un téléphone. Après avoir demandé à plusieurs personnes, en fait, il s'avère que c'est une chaussure, parce que les antifascistes enlevaient les lacets et essaient de voler les chaussures des personnes qui les agressent. Et encore une fois, ça s'inscrit dans les modes d'agression qu'ils effectuent. Et donc, Jacques Ilfavo récupère ça comme un trophée, en fait. Et puis, il part avec, laissant pour mort Quentin. Raphaël Arnaud dit qu'il n'a jamais voulu ça. Pourquoi Jacques-Élie Favreau ne s'est-il pas penché sur le corps de Quentin et n'a-t-il pas appelé les secours ? Pourquoi est-il parti alors qu'il n'a pas voulu la mort de Quentin ? Enfin, je veux dire, il y a plein d'incohérences. Pourquoi effectue-t-il des gestes amples ? Encore une fois, c'est France 2 qui n'avait pas identifié Jacques-Élie Favreau, mais qui disait que cette personne, on la repère tout au long du parcours. Et France 2 dit qu'elle a une posture de meneur. Pourquoi est-ce que Jacques Ilfavro a une posture de meneur ? Pourquoi est-ce que ça se voit sur les images s'il n'a pas voulu le meurtre de Quentin ? Il y a un moment, il faut... Et même, c'est ça que je n'ai pas compris chez Raphaël Arnaud, que je trouve très intelligent, et je trouve sa posture de communication d'habitude très tactique. Et là, je me dis, mais comment peut-il mentir éhontément sans se dire que ça va lui retomber dessus ? Il n'a pas le choix. Il n'a peut-être pas le choix, et peut-être, et là, ça me fait peur, c'est peut-être que la stratégie de mentir, peut-être qu'elle fonctionne. Dites-moi en commentaire si vous êtes... Mais peut-être que ça fonctionne, puisque c'est repris. Encore une fois, ce mensonge est repris par les députés de la France Insoumise en plateau. Et ce qui aussi m'a choqué, c'est aussi que des médias comme la presse quotidienne régionale... Moi, la presse quotidienne régionale, c'est une presse que je tiens en haute estime, parce que c'est une presse qui est... proche des lecteurs. J'y ai travaillé pendant deux ans. J'ai découvert ce que c'est qu'un journaliste de proximité, un journaliste de rigueur, un journalisme loin des débats d'opinion, mais proche de la réalité des gens. J'ai fait ça deux ans, j'étais à la Réunion. C'était
une bonne école.
J'étais dans les champs de canne à sucre, etc. Il y avait aussi des femmes qui luttaient pour la détection du cancer dans les hauts plateaux de Salazie. très reculé. Et cette même presse quotidienne régionale, en métropole, relaie le discours de Raphaël Arnaud comme si de rien n'était, sans donner part à la contradiction, sans solliciter les parents ou l'avocat des parents et leur dire « mais attends, vous êtes d'accord avec ce qui est dit ? » et sans même mentionner que le chef d'accusation retenu par la justice et pour lequel Jacques-Élie Favreau est en détention proviseur. Quand on place quelqu'un en détention provisoire, c'est qu'il représente un danger pour la société et que pour les besoins de l'enquête, on a besoin qu'il ne se coordonne pas trop avec ses collègues, etc. Je veux dire qu'il y a des éléments qui sont graves. Et encore une fois, je veux dire, la justice, ne peut pas dire qu'elle penche du côté de ces militants identitaires et nationalistes. La preuve en est à Rennes. Il y a un an, l'année dernière, il y a eu un lynchage de deux étudiants qui n'étaient pas des étudiants de l'ultra droite, c'étaient des étudiants de l'Uni, qui se sont fait lyncher gratuitement. Aujourd'hui, tous les antifascistes sont libres. Vous savez, même dans la presse, je ne peux pas donner leur nom de famille parce qu'ils n'ont pas été condamnés. Et pourtant, il y a une vidéo drone en 4K, en très très bonne qualité, où on voit cette agression. Et d'ailleurs, un des agresseurs, un des lyncheurs, a déjà commis une agression deux ans auparavant sur un militant de reconquête. donc c'est comme une formation politique qui se présente aux élections, sur un marché, alors qu'il tractait en pleine période électorale, mitant un antifasciste qui a été identifié par les internautes d'ailleurs, et qui, dont le nom est mentionné dans trois plaintes, qui n'a jamais été inquiété pour cette affaire-là. Donc je peux vous citer, je suis à ma disposition, mais ça durera toute la journée, je peux vous citer des cas où il y a des agressions flagrantes et où la justice ne semble pas pris de célérité. Quand je vois les motifs d'interpellation, de placement en garde à vue et de placement en détention provisoire, je me dis qu'il y a quelque chose de très sérieux et que ça va être dur pour eux de défendre ça.
Et vous parlez des mensonges relayés par la presse ou par Raphaël Arnaud. Il y a aussi cette histoire d'images produites par BFM sur lesquelles tous les députés de la France Insoumise s'appuissent. Est-ce qu'on peut revenir sur cet extrait de BFM et l'intervention de la police
? Oui, il faut savoir que... Trois jours avant, j'ai un journaliste de BFM qui est spécialiste de l'ultra droite, donc c'est sa spécialité qui a écrit un livre dessus, qui s'appelle « Les tueurs de l'extrême droite », qui a dit que mes informations étaient fausses. J'avais pu les informations sur une vague de perquisition dans le milieu identitaire qui avait porté plainte à Lyon. Il avait repris mon tweet, il m'a dit « c'est pas vraiment ça, j'ai des sources proches de l'enquête qui me disent que c'est lié ». que les interpellations sont liées à une affaire de collage, à une affaire de tag au sud de Lyon qui a eu lieu cette nuit. Quand j'ai vu ça, j'ai demandé à ma direction, je leur ai dit, je suis désolé, mes infos sont peut-être fausses. puisque j'ai un des grands spécialistes que je tenais en haute estime, qui me dit que c'est faux, qui me dit qu'il a des sources proches de l'enquête, des sources judiciaires proches de l'enquête, et qui me dit que ça n'a rien à voir. Il y a d'ailleurs un fondateur d'une revue chrétienne radicale qui lui dit bravo, vous faites du journalisme contrairement à de la propagande, sous-entendu que je ferais de la propagande en livrant cette information, qui est une information purement factuelle. Et quand on dit propagande, c'est-à-dire que c'est au service d'une cause, je suppose dans sa tête, au service des identitaires, je vois pas en quoi ça leur rend service, eux qui sont victimes, de dire qu'ils ont des ennuis avec la justice pour deux d'entre eux qui sont interpellés placés en garde à vue. Et donc là, ce spécialiste de l'extrême droite, de l'ultra-droite, me dit... me dit voilà c'est faux etc. Je fais supprimer la brève, je fais supprimer l'article, je relance mes sources, je leur dis mais attendez il y a des histoires de tags et ils me disent mais ça n'a jamais existé, cette histoire est inventée, on ne sait pas d'où il l'a sortie. Les deux personnes qui ont été interpellées c'est dans le cadre d'une enquête sur ces deux témoins victimes qui étaient présents le 12 février avec Quentin et eux ils ont été interpellés dans une enquête sur des collages d'affiches qui étaient collés il y a des mois auparavant. Collège d'affiches qui avait une filature de la part du ministère de l'Intérieur sur ces collèges d'affiches pendant une durée assez longue, parce qu'ils collaient les affiches plusieurs fois par soir. Et ça avait été dans le viseur du renseignement, puisqu'il y avait plusieurs filatures. deux interpellations, enfin deux des interpellations sur cinq, qui sont des témoins de Quentin. Ils ne sont pas liés, etc., mais ce sont des témoins de cette affaire, c'est ce que je disais. Et donc ce journaliste qui me dit que c'est faux, c'est une histoire de tag, etc., mais moi je me rends compte que c'est faux, que c'est complètement faux, qu'il a confondé, en fait, il confond deux affaires, parce que pour le coup, les perquisitions, elles, étaient clairement liées. aux auditions de l'enquête. Il y a eu un militant identitaire qui s'est fait perquisitionner sur le lieu de son travail. Donc il se rend au travail, il se retrouve avec la police. C'est très intimidant. Si vous vous rendez compte, vous arrivez devant vos collègues et vous avez la police judiciaire qui vous attend. Et donc je me tiens que c'est fou. Il a supprimé son tweet. Le fondateur de cette revue chrétienne radicale, enfin qui se dit revue chrétienne radicale, enfin ils ont interviewé, pour un exemple, ils ont interviewé récemment Usul de la chaîne. Voilà, je veux dire, pour vous donner le marquage, qui a aussi supprimé son tweet. Et là, je me suis rendu compte que, déjà, des gens qui se proclament d'une certaine expertise, en fait, il ne faut pas que je me laisse impressionner par ça, puisqu'il avait une longueur d'attard sur mes informations. Et puis, après, quelques jours plus tard, sort cet élément. Et pour le coup, là, c'était des documents... exclusifs qui étaient intéressants, je trouvais. Mais sauf qu'il y a une... On peut
rappeler leur contenu pour... En fait,
on voit en photo des ombres qui s'équipent comme pour aller au combat. la narration du reportage, il y a une faute de grammaire. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais le terme « ceci ». Donc on dit « ceci s'équipe pour aller au combat ». Jamais ce terme ne renvoie à des militants d'ultra-gauche. Et donc, grammaticalement, on ne peut pas comprendre le sens de la phrase. Ça, c'est la première chose. Et dans l'article... dans le reportage, qui est un peu plus précis, mais pareil, il y a des fautes de grammaire au niveau des renvois des pronoms. C'est un ami qui est un niveau de philosophe, enfin, je crois, qui est docteur en philosophie et qui est très autiste de la langue française, qui m'a dit, mais là, il y a une faute de syntaxe et de grammaire, ce qui fait que, en fait, personne ne peut comprendre le sens. Et donc, de cette faute, on a l'impression que ce sont des militants identitaires pris en photo. par les policiers du renseignement et qu'ils se préparent à faire leur guet-apens, puisque c'est le discours défendu par les Antifa, le discours qu'on peut débunker contre les militants Antifa. En fait, ce sont des militants d'ultra-gauche. BFM a dû repréciser. Alors, sans s'excuser, évidemment, mais ils ont bien précisé que les personnes prises en photo étaient des militants d'ultra-gauche qui s'équipaient. On en a un, en effet, qui met une cagoule parce que ça, on ne le voit pas tellement sur les images parce que, vous savez, elles sont prises de dos pour ce qui est des antifas, donc les voix de dos, mais il y en a beaucoup qui sont masquées. Vous avez, je crois que c'est Adrien Besser. un assistant parlementaire de la France Insoumise qui était assistant de Raphaël Arnaud il y a peu. Lui, il était entièrement masqué, si je ne me trompe pas. Il a été reconnu parce qu'il a des gestes de combat qui sont très techniques. C'est quelqu'un qui est formé. Et donc, c'est comme ça qu'il a été reconnu par des identitaires. Et c'est comme ça que son nom est nommé dans les emplettes. Mais en tout cas, sur ces images, il s'agit de militants d'ultra-gauche. qui se prépare. Et en effet, ça concorde avec tous les récits que j'ai eus. J'ai eu des récits des Némésis, des identitaires. Alors vous pouvez me dire, c'est des parties prenantes. Je veux dire, qu'est-ce qui est plus partie prenante entre des antifas qui ont participé à tuer Quentin que des victimes ? Et je vais vous dire, confidence, c'est entre guillemets, les profils des gens qui ont été agressés ne sont pas des gens qui ont envie de dire qu'ils ont été agressés, qui ont envie de dire qu'ils ont été victimes. Ils vivent ça comme une honte. Moi, je ne pense pas qu'ils ne... Mais je les comprends et ils vivent ça comme une... On a déjà
recueilli des témoignages, effectivement, ils n'aiment pas qu
'on parle. Et d'ailleurs, c'est très dur d'avoir... Ce ne sont pas des gens qui vont arriver à votre micro, etc. Il y a tout une maillotique pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, etc. Parce que dans leur éthique, ils ont envie de dire qu'on n'a pas envie de se dire qu'on a été victimisés par les antifères, etc. Et donc, ils n'ont pas... Je veux dire, il n'y a pas de... Ce n'est pas un récit qu'ils ont envie de... propager plus qu'un autre. Et donc voilà, sur ces images, on voit ça. Et puis vous avez des parlementaires La France Insoumise, pense à Mathilde Panot, qui ont dit « Regardez ! » C'est la preuve. Oui, c'est ça. Ils se sont basés sur cet article. Ils se sont basés sur cet article,
ces extraits, pour lancer le narratif de... Vous voyez, c'est limite l'inversion accusatoire habituelle. Vous voyez, finalement, c'est limite les antifas qui sont victimes dans cette histoire.
C'est ça. C'est les antifas qui sont victimes. Les agresseurs, on les voit sur ces images. Mais là, on n'est même plus dans une guerre de récits. Dans une guerre, donc un récit, le récit de la vérité, puis avec une contre-vérité. On prend des images. Et on leur donne une autre signification. Et ça...
C'est une autre lecture du réel.
Et ça, un mot en français, c'est de la manipulation.
Et
quand vous manipulez un document photo... Pour servir un discours, c'est un autre mot, désinformation. C'est de la désinformation propagée par des responsables politiques. Alors on est très sensible et à raison sur la désinformation propagée par des puissances étrangères. On y est sensible, je trouve dans les bas publics, on a conscience de ça et c'est une très bonne chose. Mais dans notre pays, vous avez des représentants du deuxième parti politique, du troisième parti politique qui font... usage de la désinformation et je trouve que c'est très inquiétant et qui ont des tribunes dans des médias mainstream
mais quand même de dire
franchement de dire regardez sur ces images prises par les photos diffusées par bfm de dire ce sont des militants identitaires c'est au delà de fin je veux dire c'est mentir consciemment ou pas, je sais pas, je laisse vos lecteurs jugent, mais c'est mentir, c'est transformer la réalité, et le pire, c'est qu'il pourrait dire, il y a des images où certains identitaires sont masqués. Et moi, j'ai toujours dit, ils sont dans une posture de combat qui est défensive, et vous avez des captures d'écran de vidéo, vous voyez Quentin en position de garde, ça on les a vues, elles ont été évidemment partagées partout, elles sont sorties de leur contexte, mais moi je ne nie pas. qu'il y a eu un affrontement. Il y a eu une phase d'affrontement, etc. Et je veux dire, la députée de la France Insoumise, si elle veut servir son récit, elle peut faire comme ces canaux antifa qui ont pris ces deux secondes de vidéo, qui les ont mis en épingle, etc. J'ai envie de dire... Au pire, fais ça. Mais n'invente pas une légende à une photo. Là, je trouve qu'on est dans un autre ordre de... Enfin, je veux dire, on est dans un autre degré de manipulation. Parce que déjà, prendre un élément de son contexte, lui donner... Enfin, je veux dire, le prendre par le petit bout de l'orgnette, etc. C'est déjà... On est déjà sur un début des informations. Mais je trouve ça limite plus recevable que de trouver un document, de dire... Et de lui donner un autre sens. Là, je trouve que c'est quand même grave.
Et la finalité de tout ça, c'est quand même de dire à la fin que Quentin méritait de mourir et de réhabiliter Raphaël Arnaud dans ses fonctions comme si de rien n'était.
Vous le dites, vous dites en réalité le fond de ces prises de parole, etc. C'est en effet de réhabiliter, à défaut de pouvoir blanchir. les agresseurs, mais qui sont confondus dans cette vidéo du lynchage. Si on peut leur parler de cette vidéo prise par un témoin dans un immeuble. En réalité, il y a deux vidéos TF1 dans l'Assemblée 2, donc on a vraiment les deux plans. On voit, alors on dit, la justice dit qu'ils étaient à 7 contre Quentin de Roque. En réalité, moi je dis qu'ils sont à 15. C'est pas parce que vous ne donnez pas de coups, que vous n'êtes pas la personne qui donnait les coups, que vous ne faites pas partie des lyncheurs. La preuve en est, dans le cas de Clément Méric, vous avez la personne qui était à côté de... J'ai oublié son nom, Esteban Morillot, je crois, c'est celui qui est en prison actuellement. Donc la personne qui n'a pas donné de coups à Clément Méric, la justice a dit qu'il n'a pas donné de coups, mais il était présent à côté, il a eu 5 ans de prison. Donc moi j'estime qu'une personne qui est présente au moment des faits, qui fait partie du groupe, fait partie des lyncheurs. Donc je dis Quentin lynché par 15 personnes, vous voyez en effet 7 personnes qui donnent des coups, vous voyez 11 coups qui sont portés au haut niveau du corps et à la tête. Si on compare par exemple la triste affaire, le triste décès, la tragique mort de Clément Méric, qui est tout à fait condamnable, Clément Méric a reçu deux coups. Et quand vous en recevez un coup à la tête, c'est vraiment comme au rugby, les protocoles commotions, il y a des fois, ça mène à une fin tragique. Quentin, c'est... 11 coups au niveau du haut du corps et de la tête. C'est un individu qui lui maintient les jambes pendant la durée du supplice. C'est un autre qui est au-dessus de lui et qui, pendant plus de 20 secondes, lui donne des coups de poing. C'est à la fin, et ça on le voit distinctement aussi, un individu... complètement masqué en noir, qui va prendre appui sur sa jambe et qui va avec le maximum de force donner un coup de pied dans sa tête alors que Quentin est inanimé et alors que cette personne a vu ce que Quentin a pris. À ce moment-là, il y a quand même Jacques Elifavreau, je précise. Et il y a aussi deux autres assistants de la France Insoumise, dont Adrien Besseré, que je n'ai pas encore identifié sur les images. mais qui ferait partie des personnes qui donnent les coups les plus violents à Quentin. Et donc, je veux dire, vous avez cette scène du lynchage, vous ne pouvez pas défendre ça, et donc on va s'attaquer à tout ce qu'il y a autour. On va essayer de blanchir un maximum. Raphaël Arnaud, Pierre Moscovici, dit « il ne faut pas en faire tout un fromage ». Et votre collègue a dit « je vais en faire tout un fromage ». dire il y a un lien de subordination qui est entre les deux qui est un lien de subordination de travail et donc il mérite qu'on se pose question ça se passe sur son temps de travail ça se passe pas sur son travail d'ailleurs ces petits détails dans le son vous avez passé on apprend que Jacques Elifavraud achète un appartement à Lyon. Donc quand Raphaël Arnaud dit ça, l'idée c'est de dire, c'est d'expliquer pourquoi est-ce qu'il était à Lyon à ce moment-là. Je veux dire, quand vous achetez un appartement, je ne vois pas le lien à partir de quel moment vous tabassez à mort quelqu'un. Et à 24 ans, vous achetez un appartement dans une métropole comme Lyon, vous avez les moyens quand même. Je veux dire, je précise, vous avez quand même les moyens.
mais c'est quand même ça le souci par rapport à Raphaël Arnaud. Là c'est quand même qu'on est quand même sur... Il y avait trois de ses assistants parlementaires qui étaient à 500 km de Paris sur une agression qui a mené à la mort et à l'assassinat de Quentin. Raphaël Arnaud est le député de ses collaborateurs et patron de la Jeune Garde. En fait, dès qu'on s'éloigne de cette réalité-là, on laisse place à tout un contre-narratif de la gauche. Et c'est pour ça qu'on vous invite aussi, Jean Bexon, c'est pour ne pas se laisser avoir par la mise en place de ce contre-narratif qui est complètement délétère. Et il ne faut jamais oublier que le jeune Quentin était mort, mort, assassiné. Et que peu importe les interviews menées par Blas, c'est cette réalité-là qu'il faut toujours avoir en tête.
Exactement. Et moi, j'avais envie de dire le terme exécuté. J'ai envie d'oser ce terme parce que quand quelqu'un maintient les jambes d'un individu à la suite inconscient, quand l'autre se met dessus, quand un autre donne un coup de pied à la tête, je ne vois pas d'autre terme que exécuté dans la langue française, exécuté à plusieurs. Lâchement, parce que le premier discours des antifas, c'était de dire c'est une rixe qui a mal tourné.
C
'était de dire c'est un combat entre l'ultra droite. Et les antifascistes. Et je pense qu'il y a des gens honnêtes qui se font avoir par ce narratif, parce qu'en effet, quand vous voyez certaines captures d'écran, vous avez ce côté un peu hooligans, et vous vous dites « bon, ils se sont donnés rendez-vous ». Et là, s'il y a un mort, c'est triste, c'est tragique, mais c'est un accident. Et il y a un moment, en fait, à partir du moment où vous vous retrouvez dans ce genre de rixes, entre guillemets, vous l'avez choisi un petit peu comme aux abords des stades. On connaît des groupes de supporters qui sont parfois très virulents. J'ai demandé à quelqu'un qui connaît bien le milieu des ultras de stades. Il m'a dit que dans le cas d'une bagarre d'ultra... Ce n'est pas dans leurs règles de faire ce qu'ont fait les antifas, c'est-à-dire de lyncher l'équipe qui a perdu. Première chose, deuxième chose, ce n'est pas le cas, il ne s'agit pas d'une rixe qui a mal tourné, il s'agit d'un guet-apens, puisqu'il y a une préméditation qu'on peut là encore documenter par les témoignages, plusieurs témoignages concordants indiquent avoir vu une jeune femme antifasciste compter avec ses doigts le nombre de militaires identitaires présents. Quelques secondes plus tard, quelques minutes plus tard, vous avez le groupe de Jacqueline Favreau qui arrive, donc une trentaine, donc ce que me décrit mes sources, elles me disent au début il arrive. très furtivement, comme pour un effet de surprise. Et puis, dès qu'il est repéré, il y a un identitaire qui crie, des militants nationalistes, qui va crier « contact ». Alors « contact », vous pourriez dire « tiens, c'est un cri pour aller au combat ». Mais en fait, « contact », c'est un terme, par exemple, dans l'armée, quand vous dites « contact », c'est qu'il y a un ennemi hostile qui vous tire dessus, etc. Et là, en l'occurrence, il y a cette personne qui crie, cet identitaire, ce militant nationaliste. qui va crier contact. Et à ce moment-là, vous avez Jacques Elifavreau qui va foncer sur les identitaires. Vous avez des insultes qui sont proférées. Jacques Elifavreau a été nommément entendu dire « butez-les, tuez-les ». Donc je veux dire là encore, j'ai entendu les antifas dire que c'était une façon de parler. Je dis oui, mais quand il y a un meurtre après, je veux dire la façon de parler, c'est compliqué. C'est un indice en tout cas. C'est un indice. Et en fait, ça c'était le premier discours des antifas, c'était de dire C'était une rixe. Et j'ai dit ce qu'on est antifam, mais c'était repris par les médias, par des médias. Et je
pense
que des gens honnêtes, qui sont honnêtes dans leur appréciation des faits, Je pense que ce fonds fait prendre la main. Et c'est pour ça que moi je dis que c'est hyper important de revenir au fait. Il y a des éléments de prélimitation. Il y a la présence d'un scooter, enfin plus précisément d'une moto, qui a inquiété d'ailleurs les enquêteurs, dont les images sont épluchées, donc les images de vidéosurveillance. Donc vous avez ces deux éléments de prélimitation. On le voit sur les photos révélées par BFM. Quand ils ont pris les photos des antiphones ultra-gauches, c'était au niveau d'un square. qui ne se situe pas du tout là où se trouvent les identitaires. C'est-à-dire qu'ils se préparent. Donc, il y a une préparation. Ils se partent. Ils se préparent. Donc, ça implique une préméditation. C'est-à-dire que la moitié avait des gants coquets. Beaucoup étaient masqués dans les chefs d'accusation. Et je crois qu'on a complètement oublié, mais il y a cette idée de violence avec arme. Alors, apparemment, ce serait des points américains. Donc, c'est comme dans les chefs d'accusation de la justice. Et donc, à partir du moment où vous êtes équipé de gants coquets, que vous vous équipez de cagoules, que vous vous masquez le visage et que vous envoyez des gens qui vont repérer. Dans un modus operandi qu'on a déjà vu dans d'autres agressions, c'est-à-dire celui d'on envoie une jeune femme, parce qu'en fait ça éveille moins les soupçons. Alors en l'occurrence elle a compté les identitaires avec les doigts, la prochaine fois il faudra qu'elles soient un peu plus discrètes. Mais en tout cas, vous avez ces éléments-là qui montrent qu'il y a une préimutation, que les identitaires ne sont pas à l'origine de la rixe. Je vais vous dire pourquoi ils ne sont pas à l'origine. Parce qu'à partir du moment où vous avez les deux antifas qui arrivent pour faire du repérage, on me dit, oui, c'est les identitaires qui ont fait le guet-apens. Si vous faites un guet-apens, vous avez deux militants antifas qui arrivent, entre guillemets, dans le piège que vous avez créé, dans la toile que vous avez tissée. Pourquoi est-ce qu'ils ne se sont pas privés, à ce moment-là, de les lyncher si leur posture, c'était de faire un guet-apens ? Et pourquoi, à ce moment-là, ils ont pris en photo le scooter en se disant, tiens, On est repéré. Alors qu'en fait, s'ils étaient là pour faire un guet-à-ban, ils auraient pris à partie, les personnes qui étaient venues faire du repérage. Ce que je trouve assez injuste pour les personnes qui sont présentes, c'est qu'on leur dit, vous avez abandonné votre pote Quentin. Donc on leur dit ça. Et puis, quand on montre les images des affrontements, parce qu'en fait, il y a eu un ligne contre ligne, parce qu'ils ont essayé de récupérer un de leurs amis qui était inanimé au sol, donc qui était un ami de Quentin, que j'ai appelé Louis dans mon enquête, mais Street Press a balancé son nom, son prénom, donc qui s'appelle Matt, donc Matt qui se retrouve inanimé. Et à ce moment-là, il y a même une riveraine qui dit « Mais attention, il y a déjà un mort ». Enfin, elle dit « Vous voyez pas qu'il y a un mort ? » Et elle parle de Matt, qui est inanimé. Et les antifascistes répondent, on a le droit, c'est des nazis. Et vous avez un ligne contre ligne, et donc avec des militants identitaires qui se confrontent aux antifabes pour récupérer leur ami. Là, vous avez cet antifasciste qui prend des photos, enfin qui prend des vidéos, qui en sort des photos, et qui dit, regardez, Quentin est en première ligne. Donc on voit Quentin, en effet, en position de garde. Il s'avère que c'est son ami qui est inanimé. Est-ce qu'on peut reprocher à quelqu'un d'essayer de vouloir récupérer un ami qui est inanimé au sol ? Je ne pense pas que le reproche puisse se faire. Mais du coup, on va dire, voilà, ils se sont battus, regardez, c'est eux qui ont tendu le guet-apens. Puis après, en fait, vous avez celui qui a continué sur la rue adjacente, et au bout d'un moment, en fait, les identitaires se sont dit, donc se prenaient des coups, il y en a qui tombaient, qui étaient relevés par leurs camarades, etc. Donc il y a eu quand même eu ce moment de face-à-face ultra-violent. Et d'ailleurs, un témoin pour le coup oculaire, mais qui est pas, donc qui est quelqu'un qui gère une petite boutique juste à côté, enfin pas une boutique, mais un établissement de... Comment ça s'appelle ? Escape Game, qui a été témoin, me dit que c'était très confus. Il m'a dit que je ne pouvais pas identifier qui agresse qui. Parce que oui, en effet, il y a une phase d'affrontement. Donc, cette ligne contre ligne. Et à un moment, les identitaires se disent que ce n'est pas possible, ça ne va mener à rien. Ils se disent que la police n'arrive pas. Et donc, c'est là qu'ils se disent qu'il faut se disperser. Ils partent. Et à ce moment-là, ils sont poursuivis par les antifascistes. Ils sont poursuivis par les antifascistes, alors que les identitaires... comment dire, à ce moment-là, ne veulent pas se battre, veulent partir. Et dans la poursuite, les antifascistes rattrapent les trois, donc trois, dont Quentin, trois militants nationalistes qui sont mélinchés avec une violence et dont, pour Quentin, ça se terminera, hélas, par la mort. Mais d'un côté, on va leur dire, quand ils essayent de se défendre pour récupérer leur ami, on va leur dire, et ça, vous pouvez le voir vraiment, je vous invite aux gens qui nous écoutent, intéressez vous au fait ça vous le voyez sur une image vous le voyez sur une vidéo vidéo un plan plus large vous avez le plan de canard enchaîné qui est un plan plus rapproché On ne voit pas l'ami de Quentin qui se fait lyncher, qui se fait dépouiller. Son avocat m'a dit que ses clés ont été dérobées par les antifascistes. Vous vous rendez compte ? Des clés. C'est-à-dire qu'ils peuvent avoir accès à son appartement. Et ça, on le voit. On le voit sur un plan large. Et vraiment, les gens... Je veux dire, moi, je ne suis pas là pour servir le récit d'un tel ou d'un tel. Je suis là pour servir le récit de la vérité. J'ai envie de le faire comme ça. Et j'ai envie qu'on s'intéresse aux faits. Donc, vous voyez un plan plus large. Vous voyez... où vous voyez quatre antifascistes en train de lyncher, donc mat, et vous voyez les identitaires qui essayent de récupérer. Donc on leur dit, vous êtes en train de combattre, c'est vous qui êtes à l'initiative, donc vous savez on prend ces captures d'écran, il y en a un, on a dit, j'ai vu un article qui a dit, ils ont utilisé des parapluies comme arme de destination. La gueule de l'arme de destination, un parapluie. Il y en a un qui fait usage d'une lacrymogène. Il y en a un qui se sert d'une béquille, pareil comme arme par destination. Mais ce moment d'affrontement, il est inscrit dans ce contexte. Et donc on ne peut pas leur dire « vous avez abandonné votre pote » et en même temps leur dire « vous êtes battus » et après leur dire « finalement vous avez... » Vous voyez ou pas ce que je veux dire ? Je trouve que c'est injuste la façon dont c'est présenté.
Oui, oui, quoi qu'il se passe, ce sont eux les coupables et c'est leur faute. Exactement ! En fait, je veux
que les gens comprennent que dans la logique Antifa, et c'est là que je les trouve très forts, dans la logique de Raphaël Arnaud, Quand, entre guillemets, quand ces troupes humilient un militant identitaire, ils vont crier victoire, ils vont dire, regardez, il est rentré pieds nus chez lui, etc. Quand un militant identitaire se défend, alors là, ils vont dire l'inverse, regardez, on a été victime, etc. Et c'est en fait... Et quand vous êtes agressé par ces gens-là... Et je pense que vous voyez bien, vous, dans l'exercice de votre média, si vous avez le malheur de vous défendre, vous devenez les accusés. Donc vous êtes dans une posture, et j'aimerais bien que l'opinion publique comprenne que la posture, elle est difficilement tenable. C'est-à-dire que soit vous ne faites rien, mais on vous dit que vous êtes une victime, vous ne vous défendez pas, etc. Soit vous faites quelque chose, alors dans ce cas, vous êtes l'agresseur, vous vous retrouvez avec votre nom, votre prénom qui se retrouve sorti, etc. Votre employeur, vous cherchez un emploi qui tape votre prénom, qui n'a pas le contexte, qui se retrouve avec des documents sur des sites, des comptes antifa qui expliquent que vous avez agressé des gens. Il n'y a pas d'issue, en fait, pour ces militants. Il n'y a pas d'issue dans laquelle ils s'en sortent au niveau médiatique.
Bien sûr, mais on pourrait en parler, malheureusement, on pourrait faire trop. Trois matinales et une émission d'ailleurs, il faudrait y penser pour un peu lutter contre ce contre-narratif qui se met en place dans les médias de gauche. En tout cas, merci Jean d'être venu sur les ondes de la matinale de Frontières pour parler de ce retour de Raphaël Arnaud sur les bancs de l'Assemblée malgré... Malgré l'assassinat de Quentin. Et merci d'avoir redécrit cette agression, ce meurtre. Il ne faut pas l'oublier. Il faut bien garder toutes les circonstances en tête. Donc merci pour ça. Et on vous recevra encore à nouveau, je pense, sur nos ondes pour venir en reparler. En tout cas, chers auditeurs, chers abonnés, merci d'avoir suivi cette matinale. Demain, vous retrouverez Garen, qui est bien meilleur animateur que moi. Et après-demain, Guillaume. non c'est le week-end mais lundi en tout cas Garen encore et mardi Guillaume des meilleurs animateurs que moi encore une fois et je vous souhaite une excellente journée et merci d'avoir regardé cette matinale au revoir à tous
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