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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
JEP 2026 : Séance de questions/réponses avec Gérard Larcher
21 septembre 2026
Heureux de vous accueillir dans cet amphithéâtre qui n'est pas l'hémicycle du Sénat. Vous l'avez sans doute visité, on vient de traverser, mais dans une des salles de réunion du Sénat qui est sous une forme d'hémicycle qu'on appelle l'hémicycle Médicis. Je suis accompagné du questeur du Sénat qui a en charge avec deux autres collègues la gestion de cette maison, ce qui me donne l'occasion devant les deux secrétaires généraux du Sénat, la secrétaire générale de la questure qui est là-bas. A ma gauche et le secrétaire général du Sénat de remercier une fois encore l'ensemble des personnels du Sénat qui vous accueillent depuis deux jours et qui naturellement ont fait une croix sur leur week-end pour essayer de vous accueillir dans les meilleures conditions. L'ensemble des personnels du Sénat et mon général aussi les gardes républicains qui assurent la sécurité, l'accompagnement. Et j'en profite pour les remercier tous. Heureux de vous accueillir et de me livrer à vos questions. Peut-être un tout petit mot parce qu'on est dans l'actualité. La semaine prochaine, il y aura des élections sénatoriales. Pour la moitié des sénateurs. Et donc, vous entendrez parler du résultat des élections sénatoriales. Peut-être vous rappelez que nous sommes une assemblée de 348 sénateurs, renouvelés par moitié. Moi, je ne suis pas soumis à renouvellement cette année, c'était il y a trois ans. Mais le président du Sénat est soumis à réélection. Chaque trois ans, il y a une différence avec l'Assemblée nationale où on est élu pour la législative. Ici, tous les trois ans, le président remet son mandat en cause. Nous sommes élus par un corps de ce qu'on appelle les grands électeurs. En fait, le vrai nom, c'est les délégués sénatoriaux. Il y en a 172 000. mais qui sont issus pour 95% du corps électoral des conseils municipaux. C'est donc une trame de 520 000 élus qui part à système, dans une grande ville tout le monde vote, il y a plus de 30 000, il y a même des délégués supplémentaires, dans un tout petit village, le conseil municipal choisit 1, 3, 5... délégués sénatoriaux suivant la taille du village et donc quand vous votez pour des élections municipales vous votez pour ceux qui vont être le corps électoral des sénateurs c'est ce qu'on appelle le suffrage universel indirect c'est un système qui existe dans un certain nombre de pays parce qu'on a deux chambres et j'y reviendrai Donc, élection semaine prochaine, élection à la présidence la semaine suivante, le 1er octobre, et ensuite, pour trois ans, le Sénat fonctionne. Comme l'Assemblée nationale, nous votons la loi, nous contrôlons le gouvernement, mais on a une particularité constitutionnelle, l'article 24. Nous représentons les collectivités territoriales de la République. C'est-à-dire que nous sommes les représentants des communes. Nous sommes les représentants des départements. Nous sommes les représentants des régions. Et naturellement, nous sommes les représentants des communes et des collectivités d'outre-mer, quel qu'en soit le modèle d'organisation. Qu'ils aient un statut d'autonomie, par exemple, la semaine prochaine, la Polynésie élit deux sénateurs. Wallis et Futuna élit un sénateur. La Guyane élit deux sénateurs. Donc vous voyez que le système fonctionne au travers de ce mode électoral. En plus de représenter les collectivités territoriales de métropole et des Outre-mer, 12 de nos collègues sont élus par un collège particulier, lui-même élu. qui représente les Français établis hors de France, tous nos compatriotes qui sont installés dans les pays à l'étranger. Et longtemps le Sénat, avant la réforme constitutionnelle de 2008, était le seul à représenter les Français établis hors de France. Un mot, et puis je me livre à vos questions, sur le thème de cette année. Le patrimoine. Alors comme vous le voyez, ici le patrimoine est entretenu par le Sénat. Si vous allez à la visite au salon de Beaufort, vous verrez ce que représente cet entretien. Il est assuré par le budget du Sénat et non pas par un autre budget. Et c'est pour nous, j'allais dire, une préoccupation importante, et notamment pour les caisseurs, avec... Une préoccupation dans le temps, à la fois entretenir notre patrimoine, mais aussi s'adapter aux réalités, aux modes d'économie d'énergie, à la modification climatique. Tout ceci fait partie des objectifs qui sont les nôtres. Enfin, je voudrais vous dire pourquoi deux chambres ? En fait, il y a très peu de grandes démocraties qui n'ont qu'une seule chambre. Et pourquoi on a créé le Sénat dans l'histoire ? 1789, il y a une grande espérance, on est la révolution française. Et puis à partir de 1791-92, il y a une période, j'allais dire, de forte violence dans le pays. C'est ce qu'on a appelé la terreur. Et il est apparu à ce moment-là... à ceux qui voulaient tempérer le pays, qu'il fallait un mode d'organisation qui tempère les pulsions. Et les Boissy d'Anglas, un élu d'Ardèche, si ma mémoire est exacte, qui a été chargé de rédiger des propositions. C'est comme ça qu'il a créé le Conseil des Anciens. Et il a dit, il nous faut une assemblée qui, il y en a une qui exprime déjà beaucoup de pulsions, il y en a une autre qui exprime la raison. C'est comme ça qu'il a proposé un modèle électoral différent, qui n'était pas celui d'aujourd'hui, mais qui était déjà de nature différente. Et c'est comme ça qu'il y a eu la création d'une deuxième chambre en France. Le modèle antérieur était le modèle américain, Jefferson et Washington. Au moment de la Constitution américaine, Washington voulait deux chambres. Jefferson dit pourquoi. Ils étaient en train de boire le thé ensemble. Et le thé était très chaud. Et à ce moment-là, Washington verse dans une tasse froide le thé chaud. Et il dit à Jefferson, le Sénat s'est fait pour ça, pour refroidir. Et donc, le rôle d'apaisement qui est né dans l'histoire... C'est refroidir. Même si le modèle le plus ancien de deux chambres, c'est le modèle britannique du Royaume-Uni, de la chambre des Lords. Mais il n'est pas de la même nature et dans la même histoire. Nous sommes plus proches de la démocratie en Amérique que nous sommes de la chambre des Lords britannique. Dans notre histoire, depuis 1789, il y a eu... que trois périodes où il n'y a eu qu'une seule chambre. D'abord, je vais vous l'exprimer 1789-1795. Ensuite, une période heureuse, la révolution de 48, porteuse de beaucoup d'espoir, de liberté, d'idées libérales, mais qui se termine par un coup d'État. Coup d'État qui, s'il y avait eu deux chambres, aurait bien compliqué les choses. Et puis malheureusement, l'État français... entre 1940 et 1944. C'est d'ailleurs ici que le général de Gaulle a réuni pour la première fois l'Assemblée provisoire de la République. Quand vous êtes passé à la galerie des bus, vous avez pu voir peut-être une photo. Et c'est ici qu'a eu lieu, à cette époque, le retour de la démocratie parlementaire après la période de l'État français. Maintenant, je me livre à vos questions. Qui commence ? On a une heure. Non, pas maintenant. À 18 heures, il faudra sonner la retraite, comme dirait l'autre. Voilà. Donc, qui commence ? Alors, vous vous présentez et on essaie de répondre. Voilà. Alors, on commence par les jeunes. Allez. Mais les moins jeunes aussi.
Bonjour. Je m'appelle Gabin Leroux, j'ai 26 ans et je viens tout juste d'emménager sur Paris. J'avais une question pour vous. La question serait comment on gère et est-ce difficile de gérer cette distance et cette potentielle neutralité qu'on doit avoir entre l'appartenance à son parti et le rôle de président du Sénat
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