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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue à Francignan. Ce soir, ce n'est pas une soirée comme les autres, c'est une soirée spéciale. Nous avons la chance d'accueillir Nadej Abomangoli, Sylvain Carrière et Manuel Bompard. Je suis en compagnie de Livia. co-animatrice nationale des Jeunes Insoumis et avec qui j'ai l'honneur de présenter cette soirée.
Bonsoir. Bonsoir à toutes et tous. Bonsoir Romain, co-animateur des Jeunes Insoumis de Frontignan. Merci à toutes les militantes, tous les militants, les bénévoles qui se sont mobilisés, qui sont allés tracter, qui sont allés coller, qui ont fait en sorte que cet événement soit une réussite ce soir à Fontignan. Merci au service d'ordre de la France Insoumise également, qui fait en sorte que cet événement se passe dans les meilleures des conditions.
Comment commencer cette réunion publique sans avoir un mot pour les lycéennes et les lycéens qui se mobilisent partout en France actuellement ? En soi, ils ne demandent pas la lune, ils demandent des conditions d'études dignes, pas plus, pas moins. Et qu'est-ce qu'on leur envoie comme réponse ? La répression. Ouh ! Lycées bloqués, universités et campus bloqués. Les lycéens savent comment se mobiliser, ils savent dire non au bon moment. Donc les universités, c'est bloqué, campus, tout est bloqué. C'est vraiment super de voir que la jeunesse sait se mobiliser au bon moment. Et partout, dans les Raux aussi, Montpellier, Sète, Béziers et même Pézenas. Et le mouvement ne désemplit pas du tout.
effet, cette semaine ont débuté les discussions sur le projet de loi de finances de 2027 du gouvernement Macron et de Lecornu. Et ce budget, c'est une véritable saignée sociale qui est préparée. La jeunesse est le premier poste d'économie dans ce budget 2027. 840 millions d'euros d'économie sur le dos des lycéennes et des lycéens, des étudiantes et des étudiants. La coupe la plus importante est dans l'enseignement public. Cela va avoir des conséquences, notamment sur le fait qu'il va y avoir un manque de professeurs, des classes qui vont être surchargées, des moins de places dans les universités. Tout cela va à contresens des revendications des lycéennes et des lycéens.
ailleurs, ces revendications sont étouffées, réprimées par une violence inouïe. Pas plus tard que hier, un camarade à Montpellier qui manifestait pacifiquement devant sa fac de droit et de sciences politiques a été interpellé. Qu'est-ce qu'il demandait ? Il demandait juste qu'on arrête une sélection à l'université et que tout le monde, toutes et tous, puisse accéder aux études.
Cette répression, elle est insupportable. Et si Macron n'a que cette réponse à apporter à une jeunesse qui est révoltée, qui ne demande qu'à étudier dans des conditions qui sont dignes, alors c'est que ce dernier est dans l'incapacité d'apporter une réponse politique claire et à la hauteur de l'enjeu. Alors en 2027, pour mettre fin à cette misère sociale, pour redonner les conditions matérielles d'existence et nécessaires pour que la jeunesse puisse s'émanciper, nous devons voter et faire voter Jean-Luc Mélenchon.
les camarades la bataille est rude mais le chemin de la victoire il est en train de se montrer là sous nos yeux les lycéennes lycéens étudiantes et étudiants la jeunesse nous le montre il est devant nous et il accessible cette société un petit peu plus juste c'est ça qu'on demande la société plus juste où tout le monde peut étudier comme il veut et bien c'est possible mais il faut des conditions il faut être mobilisé il faut être organisé et il faut être déterminé jusqu'à l'élection présidentielle de 2027 où nous gagnerons
Alors cette détermination, les camarades, il faut la garder, il faut la garder, il faut continuer de se mobiliser dans la rue, notamment ce samedi 17 octobre, avec la jeunesse, on continue de se mobiliser. Aussi pendant cette campagne présidentielle, on va avoir de nombreux événements et vous êtes toutes et tous invités à aller à la convention pour la présentation du programme, notamment au Bourget le 7 novembre prochain. C'est important de montrer que nous sommes fortes, que nous allons être organisés et ce sera un moment décisif de cette campagne. Alors, pour mener cette campagne, nous avons ce soir des intervenantes et des intervenants qui sont ici, qui, elles et eux, mènent la campagne à l'Assemblée nationale pour la VIe République, pour la bifurcation écologique, pour la justice sociale. Et je vous demande d'accueillir maintenant toutes et tous Sylvain Carrière, députée de la 8e circonscription de Léon, Nadej Aboumangoli, vice-présidente de l'Assemblée nationale,
Frontiniens ! Quelle joie et quel plaisir de vous retrouver si nombreuses et nombreux ce soir. Vous êtes vraiment exceptionnels et exceptionnels. Avant toute chose, un immense merci à toutes celles et ceux qui depuis plusieurs jours trattent, collent, diffusent sans relâche, même très tôt le matin et très tôt le soir, je le sais pour beaucoup d'entre vous, pour que cette réunion publique soit une belle réussite. Merci également à celles et ceux qui depuis ce matin... prépare et participe à l'installation de cette salle et merci au service d'ordre qui nous permet de tenir cette réunion dans ces conditions. Cette réussite, c'est le fruit d'un travail collectif et elle n'est possible que grâce à vous toutes et tous. Merci à Livia et à Romain d'animer cette réunion et merci pour vos combats car vous avez eu là devant vous deux figures de la lutte lycéenne et étudiante du département. Deux têtes dures et c'est une fierté de les avoir avec nous ce soir. Un grand merci à mes camarades Nadej Abomangoli, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Emmanuel Bompard, coordinateur du mouvement Insoumis. Merci à vous d'être venu en terre héroltaise, c'est vraiment une fierté de vous accueillir ici. Et enfin, permettez-moi d'avoir une pensée pour Nathalie Oziol, qui vous salue et qui est de tout cœur avec nous ce soir. Quelle énergie, quelle force, quelle dynamique, depuis le 3 mai, est l'annonce de la candidature de notre candidat, Jean-Luc Mélenchon. Et ce n'est pas fini, on la voit simplifiée de semaine en semaine. Saint-Denis, Lille, Valence, Clermont, et ça continue encore. Ici, en terre muscadière, je sais qu'un certain Jean-Luc Mélenchon et qu'une certaine Marie-Georges Buffet étaient là en 2009, ici pour le lancement à l'époque du Front de Gauche. Mais ce soir, je crois que notre nombre envoie un signal puissant. Le temps de la rupture avec leur monde est enfin arrivé. Oui, la rupture avec 10 ans de recettes macronistes, coupe budgétaire sur coupe budgétaire, saupoudrage de chèques énergie et de numéros verts, le tout à la sauce austéritaire, et voilà le résultat de 10 ans de macronie. Ils laissent les services publics à l'os, les gens dans la précarité et leurs amis de la finance se gaver. Je le disais, le temps de la rupture avec leur monde est venu à nous collectivement de construire les conditions du changement. Tout d'abord, le temps de redonner du pouvoir d'achat à toutes et tous. Il y en a assez que la fin du mois commence le 2 du mois. Il y en a assez que certains se gavent pendant que d'autres galèrent tous les jours encore un peu plus. Ici, à Frontignan, c'est 17% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. C'est 19% dans le département de l'Hérault qui en fait un des départements les plus touchés. Et ils osent venir nous expliquer que le problème serait les cotisations sociales. Non, le problème, c'est le partage des richesses. Ils osent nous expliquer que le problème, c'est celles et ceux qui abusent. Oui, ils ont raison. Leurs amis, les profiteurs, abusent. Et il est temps d'en finir avec ses assistés. Il y en a assez. Il y en a assez que Total se gave pendant que tout le monde voit le prix du plein de carburant exploser, que les prix de l'énergie flambent et que les prix de l'alimentation s'envolent à n'en plus finir. Il y en a assez et il est temps que tout ça change. Il y a urgence à redonner de l'air à toutes et tous et pour ça, vous le savez, nous bloquerons les prix des produits de première nécessité, nous encadrerons les marges de la grande distribution et nous augmenterons le SMIC à 1 700 euros qui par conséquent augmentera toute l'échelle salariale. Il faut changer la vie des gens et nous le ferons directement dès notre arrivée au pouvoir en 2027. Alors, il y a quelques années, vous vous rappelez, on a eu Bruno Demande. Il y a quelques jours, on a eu droit à Sébastien Invite Total à plafonner les prix. Avec nous, on aura Jean-Luc Oblige, les riches, à mettre la main à la poche. Je le disais. Le temps de la rupture est venu, le temps de faire de la bifurcation écologique une priorité absolue. Depuis des années, nous leur parlons de planification écologique et d'urgence climatique. Alors, parfois, ils ont repris les éléments de langage, mais sans jamais agir à la hauteur des enjeux. Nous le voyons encore ces derniers jours lors des discussions budgétaires à l'Assemblée nationale. Nous venons de passer un été 2026 sans précédent. Vagues de chaleur, sécheresse, incendies, où nous avons toutes et tous suffoqué. Enfin, certains plus que d'autres. Car sur un jet ski à Brégançon, c'est quand même plus simple que dans une bouloir thermique à la Mosson. La pression sur la ressource en eau... doit être une priorité absolue là aussi. Ils nous bassinent matin, midi et soir avec ça, mais ils continuent d'autoriser à polluer sans limite à coups de pesticides et de pifas qu'ils autorisent à tour de bras. Qui aurait pu prédire, nous a-t-il dit en 2022 ? Mais depuis, rien. Enfin si, les lois du plan 1 et 2, les routes... Les routes et les autoroutes à gogo, les LGV qui enclavent et qui détruisent nos territoires, les omnibus. les allers-retours par hypo en diète privée, voilà tout ce qui a changé depuis 2022 et voilà le résultat de leur politique écocide. Il y en a assez, je le disais, et il est temps que tout ça change. Avec Jean-Luc Mélenchon, dès 2027, c'est moratoire sur tous les projets écocide. C'est le retour d'une agriculture paysanne qui prend en compte le bien-être animal, la santé des paysans, des consommateurs. et qui garantit un revenu digne à toutes et tous. C'est la règle verte, ne pas prélever plus à la nature que ce dont elle est capable de régénérer la même année. Bref, vous l'aurez compris, c'est de mettre en place une vraie écologie populaire qui réponde aux besoins de la population. Enfin, Le temps est venu pour remettre des services publics dans nos communes. Depuis 10 ans, ils ont tout cassé. Et un certain Gabriel Attal nous a dit « tu casses, tu répares ». Et comme on n'a pas vraiment d'espoir qu'ils réparent, alors qu'ils se cassent. Car qui peut croire encore à leur politique et à celle de leur ventriloque ? 10 ans de Macronie et les communes voient leur dernier service public fermé les uns après les autres. Pour preuve, s'il en fallait, il ne se passe pas une semaine sans que des gens viennent dans nos permanences car ils ne savent plus à quelle porte frapper. C'est ça le résultat de leur politique des services publics. D'ailleurs, vous avez vu ce qu'ils prévoient pour La Poste ? 441 fermetures de bureaux de poste à venir en France d'ici 2027. 8 dans le département de l'Hérault. Toujours avec la même façon. Ils laissent ouvert de 9h à midi, pendant quelques mois, puis ils viennent nous voir et ils nous disent « vous comprenez, la fréquentation est en forte baisse, donc ce n'est plus rentable, blablabla ». Résultat, on ferme. Pareil pour les hôpitaux, pareil pour l'éducation, pareil pour les transports. Bref, tout ce qui touche depuis dix ans, il le casse. Il est donc venu le temps de remettre des moyens pour les services publics de proximité. Voilà en trois exemples une partie du bilan de dix années en Macronie. Des riches toujours plus riches, l'abandon de l'Etat à bien des niveaux et un pays dans lequel ils ont mis tout à plat. Le chaos, c'est eux et leur politique. Et il faut tout reprendre de fond en comble. Bon, vous me direz, la seule satisfaction qu'on peut avoir et qu'on peut à peu près être sûr, c'est que dans sept mois, Macron, c'est fini. Oui, oui, mais dans sept mois, Macron, c'est fini. Mais attention, car un autre Macron est possible. Si vous voyez ce que je veux dire. Il a même plusieurs rejetons sur la ligne de départ à l'heure actuelle. Alors après, on verra d'ici l'arrivée. Mais il faut rester, en tout cas, toutes et tous, très vigilants. Bon, face à ça, nous avons les charognards. Vous savez, celles et ceux qui cherchent des boucles émissaires à tout, tout le temps. Celles et ceux qui disent que le problème, c'est l'étranger. Surtout Papouianné et sa bande. Eux, ils ne veulent surtout pas les toucher. Alors, vous les entendez du matin au soir parler de sécurité, de justice, enfin, quand ça les arrange, de frontières, d'immigration, et même parfois d'éoliennes, car pour eux, le problème essentiel en France, c'est les éoliennes. Ces gens sont des incapables. On l'a vu encore jeudi dernier lors de la niche parlementaire. Vous savez, la niche parlementaire, c'est chaque groupe d'opposition a un jour par an dans la session parlementaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes qui veulent décider. Et eux, pendant que des gens ont besoin de pouvoir d'achat, de planification écologique, de logement, de revenus, de retraite digne, d'étudier, de se soigner, etc. Eux, qu'est-ce qu'ils proposent dans leur journée de niche parlementaire ? Des résolutions qui n'engagent rien, ni personne, et surtout qui ne répondent à aucune urgence dont la population aujourd'hui a besoin. Pour des gens qui détestent les éoliennes, ils sont quand même spécialistes du brassage d'air. Ne leur faites jamais confiance. Et puis, heureusement, il y a nous, Car oui, l'heure n'est pas à la résignation et les signaux depuis le début de cette campagne nous le montrent un peu plus chaque jour. Oui, un autre monde est plus que jamais possible. La victoire est à portée de bulletin de vote le 18 avril et le 2 mai prochain. Notez bien ces deux dates et faites-les connaître. Car je vais vous le dire, à celles et ceux qui pensent que c'est tous les mêmes ou on ne peut rien changer. Regardez un peu les différences entre les communes gérées aujourd'hui par l'extrême droite et celles gérées par des insoumis. Allez dire aux syndicalistes, allez dire aux acteurs associatifs, allez dire aux acteurs du monde de la culture, et ils vous diront que c'est pareil, et ils vous diront ceux qui vivent au quotidien, à Carpentras, à Fréjus. à Carcassonne, etc. Alors si nous prenons notre destin en main, si nous nous mobilisons chacune et chacun, alors oui, nous pouvons y arriver, gagner et changer la vie des gens. Et les amis, rien n'est impossible. Nous l'avons déjà fait collectivement, et ce n'est pas il y a 40 ans, c'était en 2024. En 2024, nous sommes arrivés en tête en portant notre programme de rupture, alors que tout le monde nous donnait perdant. Tous ! aucun sondage n'avait anticipé notre dynamique et notre victoire. Alors, à nous d'amplifier cette dynamique durant les sept mois qu'il nous reste pour porter haut les idées que nous portons et pour gagner. Ce changement ne sera possible que dans notre force à mobiliser, à convaincre un à un autour de nous et à construire cette force commune avec les syndicats, les associations, les collectifs, les politiques, les citoyennes et les citoyens qui se retrouvent dans notre démarche collective de bâtir une société plus juste et plus durable pour toutes et tous. 184 jours pour tout changer et pour pouvoir se mobiliser pour un avenir commun. 184 jours pour gagner, mais pas pour retourner sur son canapé après. Car le travail est immense et ils ne nous le rendront pas facile. Chacun de nous doit y participer. Rien ne sera facile, ça ne l'a jamais été. Ils ne nous ont jamais offert la cinquième semaine de congés payés, ni les quatre premières d'ailleurs. Mais l'espoir aujourd'hui est immense et le changement possible. Alors, à chacune et à chacun de nous de continuer de faire ce travail pour aller convaincre notre entourage, nos amis, nos voisins, nos collègues de boulot, un à un, chaque jour, car il n'y a que comme ça que nous arriverons à amplifier notre force. Faire l'unité populaire avec toutes celles et ceux qui veulent changer concrètement les choses et qui se retrouvent dans nos valeurs humanistes, écologiques, universelles et sociales. Peu importe d'où ils arrivent, l'essentiel est d'être là maintenant et de participer à cet élan collectif. Les jeunes disent en ce moment « ne nous regardez pas, rejoignez-nous ». C'est bien ça. Vous voulez qu'on gagne en 2027 ? Alors rejoignez-nous et venez nous aider. C'est le sens de l'unité populaire. Pas le temps pour les blablas interminables. Pas le temps pour les combines d'appareils ou les virgules pas tout à fait au bon endroit. L'heure est à la mobilisation pour enfin enclencher la rupture à laquelle nous appelons toutes et tous. Salariés, étudiants, chômeurs, retraités, paysans, commerçants, artisans, toutes et tous, rejoignez-nous. Plus notre nombre sera grand, plus notre force sera immense. Vous le savez, avec nous, c'est carré, nous sommes prêts et ensemble... Nous allons gagner.
beaucoup Sylvain. La bataille budgétaire est rude et le travail à l'Assemblée nationale ne fait que commencer. Maintenant, si vous le voulez bien, notre deuxième intervenante et vice-présidente de l'Assemblée nationale, s'il vous plaît, un tonnerre d'applaudissements pour la députée de Saint-Denis, Nadej Abomangoli !
Bonsoir Frontignan. Alors il y a eu une petite erreur, je ne suis pas députée de Saint-Denis mais députée de la Seine-Saint-Denis. A Saint-Denis, le maire c'est Bali Bakayoko que nous saluons ce soir. Et moi, je voulais dire d'emblée merci pour l'invitation. Ça fait vraiment plaisir de se retrouver. Ça fait vraiment plaisir parce que cette campagne, ça sera une campagne pour retrouver sa dignité en tant qu'évidemment citoyen, mais aussi pour notre pays. Et cette dignité, nous la retrouverons avec Jean-Luc Mélenchon. Car depuis plus de dix ans maintenant, Macron nous fait honte au niveau international. Notre pays est abaissé. à la traîne des vieilles alliances, des vieilles logiques de blocs, un système capitaliste qui se dévore, qui s'est détruit, puisqu'aujourd'hui les guerres sont déterminées par ces prédations, la chasse aux ressources, et évidemment tout cela nous l'avions prédit, comme disait Sylvain à l'instant, qui aurait pu prédire, et bien nous nous l'avons prédit, et avec Jean-Luc Mélenchon nous mettrons fin à ce système. Car Macron, finalement, c'est d'abord la honte de l'alignement aveugle avec les Etats-Unis, mais aussi avec Israël. Et aujourd'hui, s'aligner avec Israël et les Etats-Unis, c'est l'alliance avec les extrêmes droites mondiales. Marchepied de l'extrême droite en France, marchepied de l'extrême droite au niveau international, Macron nous fait honte et nous allons mettre fin à cette honte. Macron se couche, il s'est couché face aux exigences de Donald Trump. Dans le cadre de l'OTAN, vous le voyez, on en parle, on fait des campagnes contre cela, c'est l'imposition de 5% de nos dépenses dédiées à des dépenses militaires. Et évidemment tout cela a un coût. On pourrait penser que c'est des questions budgétaires, c'est juste une politique internationale. Et bien ça, un coup, ça a des conséquences. Ça signifie d'abord accompagner les périls, parce que quand on dit qu'on s'arme, ça veut dire qu'on fait la guerre. Or, un pays qui met la guerre au cœur de ses priorités politiques est un pays sans avenir. Et la mobilisation de la jeunesse aujourd'hui nous dit le contraire. Elle nous dit exactement le contraire dans tous les blocus lycéens. Et on nous dit quoi ? On nous dit « mettez de l'argent dans l'éducation, pas dans la guerre ». Et puis, évidemment, malgré ça, c'est quand même toujours l'autosatisfaction. Ils disent qu'ils s'engagent dans la paix, mais finalement, ils envoient des troupes en Arabie Saoudite, avec un risque, celui qu'on soit finalement pris dans cette guerre. Ils nous disent également que, ça, ça a été dit lors des questions au gouvernement la semaine dernière, lorsque Thomas Porte a posé une question sur les ventes d'armes à Israël, sur le fait qu'il fallait mettre fin aux colonies en Cisjordanie. Le ministre des Affaires étrangères a indiqué, je le cite, que la France était le pays le plus en pointe dans le soutien au peuple palestinien. Emmanuel Macron nous fait honte. Car il nous ment, il nous prend pour des abrutis et il abaisse le rang de la France aux Nations Unies. Avec des discours creux, puisque j'ai rappelé ce qui a été dit lors des questions au gouvernement. Et finalement, les positions de la France pour la paix, elles ont existé. Souvenez-vous, pour les plus anciens d'ici, en 2003, nous avions refusé la guerre en Irak et nous avions eu raison. A l'époque, il existait encore des gens de droite un peu conséquents. Aujourd'hui, tout cela a totalement disparu. Le problème avec Macron et avec Le Pen, c'est qu'ils partagent en plus les mêmes alignements politiques. Il s'engage aussi dans, finalement, la colonisation de l'Europe. Est-ce que vous avez vu que, finalement, Donald Trump s'est engagé à une présence massive pour explorer les ressources au Groenland ? Qu'a fait la France ? Rien. Et pourtant, il nous bassine tout le temps avec la fameuse autonomie stratégique de l'Union européenne. Finalement, c'est le colonialisme au Proche-Orient et c'est même le colonialisme en Europe. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous y mettrons fin. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous mettrons fin à toutes ces formes de colonialisme, parce que ce n'est pas forcément intuitif de se dire qu'y compris en Europe, c'est le colonialisme qui domine. La diplomatie macroniste, c'est aussi celle du double standard. C'est donc celle qui n'a pas de principe et qui patauge dans l'hypocrisie la plus abjecte. Notre système international tient grâce à des principes, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la souveraineté, l'intégrité territoriale. Avec Macron, cette diplomatie est considérée comme une variable d'ajustement du business. Le respect de ces principes est conditionné aux intérêts stratégiques et économiques. Cette incohérence, évidemment, affaiblit la crédibilité de la France auprès de ses partenaires. Elle affaiblit la crédibilité de la France et donc, finalement, ce suivisme derrière les Etats-Unis et la Maison-Blanche contre la paix a un coût pour nous. La France doit renouer avec la paix, avec la même exigence, à Gaza, au Soudan, en République démocratique du Congo et en Ukraine. Face à ces dérives, nous avons tenu la barricade. La diplomatie insoumise, c'est celle qui repose sur des principes clairs et qui inspire la confiance. Nous n'avons pas flanché lorsqu'il s'agit de soutenir coûte que coûte le peuple palestinien en lutte contre le génocide. Les insultes. Les diffamations ne nous ont pas fait flancher. C'est toute une génération politique aussi qui est née dans ce soutien à la Palestine. On la voit aussi dans les blocus lycéens. Et donc je dis ce soir, face à cette jeunesse qui se levait pour le peuple palestinien, et bien gloire à la jeunesse, gloire à la Gen Z. qui fait la crédibilité d'un dirigeant politique. Parce que tous ceux-là qui sont dans le suivisme des États-Unis, on les imagine mal tenir face à des Poutines ou face à des Trump. Nous avons dénoncé l'invasion du Venezuela et l'enlèvement de son président. Et avez-vous vu l'installation de la démocratie là-bas ? Eh bien non. Ce qu'on a vu, c'est des contraintes. pétroliers qui ont été renouvelés. Nous avons tenu aussi pour soutenir Cuba. Aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis qui bloquent pour que le blocus de Cuba soit enfin une histoire ancienne. Eh bien, à chaque fois, nous avons tenu les principes et nous n'avons jamais peur du candidatant médiatique et de la respectabilité médiatique parce que nous savons que le peuple est derrière nous. systématiquement nous dénonçons les ingérences les ingérences économiques les ingérences qui sont d'ailleurs très souvent économiques puisque il s'agit en réalité tout le temps de prédation des ressources mais Macron et sa bande finalement lorsqu'ils font tout cela lorsqu'ils sont petits bras à l'égard des Etats-Unis et bien c'est juste le signe d'une chose Ce sont eux les déclinistes. Ce sont eux qui ne croient plus en la France. Ce sont eux qui ne croient plus en notre pays. Ce sont eux qui ne croient plus à l'incapacité du peuple français à porter fort et haut des idéaux internationalistes dans le monde. Nous, nous y sommes. Nous, nous y croyons. Nous, nous portons cela tout le temps à l'Assemblée nationale, dans les manifestations. Et évidemment, avec Jean-Luc Mélenchon, ces idéaux trouveront une réalisation très, très, très concrète. Nous, nous refusons de dire que ce sont les Français qui devraient payer. C'est une question finalement de souveraineté nationale qui est tout le temps posée. Nous refusons aussi de dire que finalement, il faudrait faire des dépenses militaires au détriment des services publics, de l'éducation, de la santé. Loin de nous l'idée de dire que finalement, nous n'avons pas besoin d'armée. Évidemment que nous avons besoin d'une défense nationale. Mais il faut en définir les objectifs. Nous, nous pensons que les objectifs d'une armée, c'est de faire en sorte que nous puissions avoir une diplomatie humaniste non alignée et au service de la paix. Voilà ce que fera un gouvernement insoumis. Vous êtes nombreuses et nombreux à avoir participé à toutes les démarches, à toutes les manifestations contre ces budgets de guerre. Et nous, nous garantissons qu'une fois au pouvoir, la guerre ne sera pas l'horizon du peuple français. Et alors finalement, celui qui se disait le Mozart de la finance et qui donne des leçons d'économie à tout bout de champ, finalement n'a réussi à rien. Parce que derrière les crises internationales, il y a un prix, il y a un coût. Il y a aussi nos entreprises à nous qui morflent sévèrement. Voilà qu'ils s'engagent au Proche-Orient et donc évidemment ça a des répercussions par exemple sur les prix des carburants. Mais finalement ceux qui payent cette guerre... Ce n'est pas Total finalement qui se gave. Ce sont les Françaises et les Français. Il se dit l'ami des entreprises. Mais lorsqu'il favorise Total... Qui est empathie ? Ce sont les PME et les TPE. Ce sont des entreprises qui ne sont pas délocalisables. Ce sont les entreprises qui sont ensuite démantelées par ces grandes firmes. Moi je suis dans une circonscription en Seine-Saint-Denis, à Aulnay-sous-Bois, où nous avons vu un grand mouvement social autour de MA France. C'était une entreprise de sous-traitants. Eh bien, nous avons, avec d'ailleurs ma camarade Aurélie Trouvé, qui est députée également de la Seine-Saint-Denis, fait tout pour que le gouvernement prenne le relais. C'était un prestataire d'une entreprise qui avait, c'était Lantis, pour ne pas la citer, mais qui avait reçu énormément, énormément de subventions. Qu'a fait Emmanuel Macron à travers cela ? Il n'a rien fait. Il ne fait rien. Et lorsque nous, avec Emmanuel Bompard ou Alma Dufour, nous présentons un plan... Pour soutenir la filière automobile, il nous explique que nous soutenons la Chine. Il nous explique que nous soutenons la Chine alors que justement, s'il nous a vu anticiper, ce ne sont pas les automobiles chinoises qui inonderaient le marché. Ce ne seraient pas les automobiles chinoises, ce seraient les automobiles françaises. Vous le voyez, les choix... Les choix internationaux de Macron ont un impact sur notre vie au quotidien, ont même un impact sur notre souveraineté économique. Parce qu'aujourd'hui, dans la mesure où ce sont les entreprises chinoises qui inondent le marché de l'automobile, nous avons une forme de dépendance. La souveraineté internationale de la France est démantelée à travers les choix économiques de Macron. Ce n'est pas ce que nous voulons. Nous voulons aujourd'hui des partenariats fiables avec les entreprises étrangères et nous voulons soutenir toutes les filières d'avenir qui dépendent évidemment de notre politique internationale. Moi, je voulais dire aussi quelque chose par rapport aux relations internationales et par rapport au Rassemblement national. Il y a aujourd'hui l'air de rien alors que les macronistes se disent qu'ils ont des différences avec l'extrême droite, des convergences très fortes. Il y a d'abord la convergence, je le disais tout à l'heure, avec Donald Trump. Évidemment, Donald Trump, c'est les amis du Rassemblement national. Le Rassemblement national aimerait bien s'exprimer comme lui, de manière débridée, mais ils sont dans une autre stratégie. Ils sont dans une stratégie de se cacher. Ils ne peuvent pas. D'ailleurs on a vu récemment avec le jeune Jordan Bardella, le jeune vieux, Mediapart a finalement dévoilé qu'il était antisémite mais en fait c'était un secret pour personne. C'était un secret pour personne qu'un parti fondé par l'extrême droite a des élus nazis, des militants nazis et des milices nazis qui les épaulent. La différence avec Macron c'est qu'ils ne peuvent pas trop s'afficher. Il y a aussi un point commun entre le Rassemblement national et finalement Macron au niveau international. C'est le soutien inconditionnel à Israël. Et j'en reviens à Jordan Bardella. Jordan Bardella qui nous explique que finalement il est un ami d'Israël parce qu'il se rend en Israël. Qui nous explique qu'il n'est pas antisémite parce qu'il se rend en Israël. Et finalement cette défense de Bardella c'est tout ce qu'on voit depuis plusieurs mois. Un amalgame. Un amalgame entre le fait de ne pas soutenir Israël et d'être antisémite. Jean-Dal Bardella soutient Israël mais il est antisémite. Et donc il se sert finalement des juifs, des personnes juives et d'Israël comme d'une variable d'ajustement pour se cacher. Jordan Bardella est bien antisémite, il se sert d'Israël pour se laver de ses accusations et s'il le peut, s'il l'ose, c'est aussi parce qu'on a aujourd'hui Netanyahou et sa clique qui accusent tout le monde d'antisémitisme quand on est contre eux et qu'on a aussi aujourd'hui une classe médiatique qui ne fait pas le travail sur tous ces sujets internationaux. Je ne sais pas si vous avez vu mais l'autre jour on a vu Des lycéens, parce que maintenant on donne la parole aux lycéens sur BFM TV, et puis parfois il y a des surprises parce que les lycéens ne sont pas là pour dire vraiment ce qu'ils voudraient entendre. Et ce qu'ils ne voulaient pas entendre, c'est à un moment donné, il y a un jeune lycéen qui parle à Julien Audoul et qui lui explique, ton parti a été fondé par les nazis, tu as volé de l'argent, tu ne vas pas nous donner de leçons. Les lycéens aujourd'hui font le boulot de déboncage que devraient faire les médias. Gloire à la Genzy ! Il y a aussi évidemment avec la politique étrangère de la France une prolongation de ce qui se passe ici. Parce que le soutien conditionnel à Israël, le point commun entre les macronistes et l'extrême droite, il est évident, on tue des arabes. Et ça ne semble pas les déranger. Autre exemple très concret de convergence entre la droite et l'extrême droite et les macronistes en termes de relations internationales. Aujourd'hui, il y a une tendance très lourde qui est de conditionner l'aide publique au développement au fait qu'on demande à des Etats, aujourd'hui très simplement, d'accueillir des camps de réfugiés ou de recevoir des personnes qui ont reçu une obligation de quitter le territoire français. On le voit aujourd'hui. Cette politique internationale, c'est le prolongement du racisme et du suprémacisme, parce qu'à chaque fois que des hommes et des femmes sont morts dans la Méditerranée, ça a été du fait du non-secours de l'Union européenne. La fameuse Union européenne qu'ils veulent comme frontière et qui finalement ne fait que tuer. Aujourd'hui, cette convergence existe entre la droite et l'extrême droite. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons une autre vision du monde, une doctrine pour mettre fin à cette honte dans laquelle Macron nous a effectivement plongés. Nous voulons renouer avec le droit international et ça signifie quoi ? Ça signifie retrouver la place qui est la nôtre aux Nations Unies. La France est membre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et qu'a-t-elle fait aux Nations Unies ? La France, aujourd'hui, doit aussi se tourner vers d'autres partenaires au niveau international. Il n'y a pas que l'Europe dans la vie. Il n'y a pas que le monde occidental dans la vie. Il se passe des choses au niveau international. C'est la raison pour laquelle, avec Jean-Luc Mélenchon, nous disons... qu'il faut décoloniser les relations internationales. Il faut décoloniser le monde, décoloniser les relations internationales et sortir de cette politique internationale, finalement, qui est macro-leupéniste. Et vous savez, en réalité, moi, je me suis souvent rendue à l'étranger, avec Jean-Luc Mélenchon ou pas, et il faut qu'on se rende compte, chers camarades, chers sympathisantes et sympathisants, que notre victoire est très attendue dans le monde. Notre victoire est très attendue dans le monde parce que partout, partout, les suprémacistes font la loi. Partout, les gens ont le souvenir de cette France qui finalement défendait des principes, y compris nous, insoumis, parfois nous pouvons nous référer au général de Gaulle. Aujourd'hui, c'est terminé. Aujourd'hui c'est terminé dans le monde et nous sommes attendus dans le monde pour cela. Nous pensons qu'une autre voie de la France est possible, nous pensons que la honte doit changer de camp. La honte ce sera les poubelles de l'histoire pour Macron et Le Pen et la victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027.
Avant de poursuivre, je voulais vous informer que nous sommes 700 ici ce soir à Frontignan. Pour notre dernier intervenant, je vous laisse applaudir et accueillir notre coordinateur national de la France Insoumise, Manuel Bompard.
Merci beaucoup. Ça fait plaisir de vous voir aussi nombreuses et aussi nombreux ce soir. Un grand merci d'abord pour votre invitation. Un grand merci à Sylvain Carrière, le formidable député de votre circonscription. Et un grand merci à l'ensemble des militantes et des militants de la France Insoumise de l'Hérault, parce que je sais que pour préparer un événement comme celui-ci, c'est beaucoup de travail, beaucoup de travail qu'on ne voit pas toujours sur la scène, mais sans lequel la réussite de notre initiative de ce soir n'aurait pas été possible. Merci à vous, bravo à vous, et ensemble on va y arriver, ensemble on va gagner. Alors évidemment, dans l'actualité de ces derniers jours, je voudrais en quelque sorte dédier ce meeting. Et à travers vous et en votre nom, j'en suis sûr, envoyer un message de remerciement, de félicitation et de solidarité avec la jeunesse de France, avec les lycéens, avec les étudiants, qui nous ont fait une formidable démonstration. qui nous ont donné et qui nous donnent beaucoup d'espoir. Et je veux leur dire, ne lâchez pas l'affaire, n'abandonnez pas, parce que vous avez déjà gagné deux grandes batailles politiques. Vous avez déjà gagné deux grandes batailles politiques. La première de ces batailles... c'est que vous avez réussi à faire reconnaître la légitimité de vos revendications contre la tentative du gouvernement de vous infantiliser, de vous mépriser, de vous faire passer comme des gens manipulés par la France Insoumise qui serait derrière et qui serait venue vous voir pour vous dire « mobilisez-vous ». Non, personne n'a eu besoin de la France Insoumise parce que quand on est dans un lycée et que... L'état du bâtiment est tellement déplorable que les enseignants ne sont pas remplacés, qu'il manque des personnels d'éducation, qu'il manque des proviseurs, qu'il manque des infirmiers ou des psychologues scolaires. Il n'y a pas besoin de la France insoumise pour se mettre derrière vous et pour vous dire « Vomobilisez-vous ». Vous avez réussi à faire reconnaître la légitimité de vos revendications, la légitimité de vos demandes. Et vous avez réussi à inverser le récit gouvernemental et médiatique voulant vous faire passer pour des violents, voulant vous faire passer pour des casseurs. Vous avez réussi au contraire à faire la démonstration que s'il y a de la violence dans cette mobilisation de la jeunesse, c'est la violence de la répression gouvernementale, de la brutalité policière. Et vous avez gagné cette bataille. Et il est important de rappeler à tout le monde que les premiers actes qui ont été posés par le gouvernement, par le ministre de l'Education nationale en personne, quelques jours après la naissance de cette mobilisation, les premiers actes publics qui ont été posés, ça a été d'abord de dire... C'est la France insoumise qui vous manipule. Et ça a ensuite été de signer une circulaire, co-signée par le ministre de l'Education nationale et le ministre de l'Intérieur, qui a été envoyée à l'ensemble des proviseurs de tous les établissements et de tous les lycées de France, pour leur dire, voilà ce que vous allez faire. S'il y a un blocage, vous allez appeler la police pour débloquer, y compris s'il le faut, par la force. Voilà les actes qui ont été posés par ce gouvernement. et voir comme cela la France ainsi ridiculisée sur la scène internationale. avec ces images qui tournent partout, d'une jeunesse de France qui se mobilise avec une démonstration et une détermination exemplaires, et voir un gouvernement qui n'a rien d'autre à lui répondre que les matraques et la répression, c'est la honte de la France. C'est la honte de la France de voir que l'Organisation des Nations Unies s'inquiète de la manière avec laquelle sont traitées les mobilisations sociales en France. C'est la honte de la France. De voir qu'on n'a pas été capable d'apporter une autre réponse à la colère de la jeunesse que des arrestations massives pour faire peur et pour essayer d'arrêter et de mettre un terme à une mobilisation absolument légitime, à une mobilisation qui devrait au contraire faire notre fierté. Je disais à des journalistes avant de commencer, mais enfin, voir des jeunes qui se mettent en mouvement pour avoir des professeurs en face d'eux à l'école. J'ai connu quelques générations où la question, c'était pas d'avoir des profs en face de nous, c'était plutôt, on n'était pas sûr d'avoir très envie d'aller à l'école. Gloire à la jeunesse qui se mobilise. Gloire à la jeunesse qui demande des conditions d'éducation dignes. Et honte au gouvernement qui la réprime. Et honte au gouvernement qui la méprise. Je lisais ce matin, pour vous montrer quand même jusqu'où ils sont prêts à aller, je lisais ce matin un article du Canard Enchaîné. qui disait que dans les arrestations massives qui ont eu lieu, et je sais qu'il y en a eu malheureusement ici aussi dans l'Hérault, un tiers d'entre eux avaient été arrêtés sur un simple motif, qui était un motif d'attroupement non autorisé. Un tiers des lycéens, un tiers des milliers de lycéens qui ont été mis en garde et vue l'ont été parce qu'ils n'avaient pas le droit de se réunir devant leur lycée selon le gouvernement. Et cet article du canard rechaîné citait un commissaire de police, et je vais le citer en intégralité pour que tout le monde comprenne bien la honte de ce gouvernement. Et il disait que le but de la manœuvre, c'était d'effrayer les élèves et leurs parents pour stopper au plus vite la fronde. Voilà la raison pour laquelle ils ont choisi de mettre des enfants, parce que quand on a 15 ans, 16 ans ou 17 ans, on est un enfant, de mettre des enfants en garde à vue, de leur faire peur, de les inquiéter, de demander à des préfets d'écrire des courriers aux parents en leur disant « je compte sur vous pour demander à vos enfants de ne pas manifester ». En France, on a la liberté de manifester pour des revendications légitimes et aucun préfet. N'a à écrire à nos parents ou à qui que ce soit pour lui demander qu'on ne manifeste pas. Gloire à celles et ceux qui se mobilisent. N'abandonnez pas. Continuez. Parce que vos revendications sont justes. Parce que le gouvernement, après vous avoir méprisé, est désormais obligé de commencer à dire « bon, c'est vrai, il y a des vrais problèmes ». Et il faut qu'on y apporte des réponses. Mais évidemment, tout de suite, ces réponses, c'est l'enfumage, c'est gagner du temps, c'est on verra au mois d'octobre après les vacances scolaires en espérant que les lycéens soient rentrés à la maison. C'est trouvé par magie, et ça c'est quand même le plus extraordinaire, 3000 professeurs. qui devaient être cachés quelque part, et qui là sont réapparus, et à qui le gouvernement nous dit « ne vous inquiétez pas, il y a 3000 professeurs qui ne sont pas devant des classes, on va les affecter devant des classes ». Alors de deux choses l'une, soit ces 3000 professeurs existaient vraiment, et alors on peut se poser la question de savoir pourquoi il a fallu attendre une mobilisation lycéenne pour qu'on le mette devant des élèves. Et je crois que c'est la vérité, ces 3000 professeurs n'existent pas et on va à nouveau faire peser la pression des choix politiques gouvernementaux sur des enseignants en les pointer du doigt, en expliquant que c'est de leur faute, qu'en quelque sorte c'était des fainéants et qu'ils ne travaillaient pas. On va à nouveau faire peser sur des enseignants l'absurdité des choix gouvernementaux en demandant à des profs d'histoire d'aller donner des cours de lettres, à des gens qui vivent à Montpellier d'aller donner des cours. à Nîmes ou dans un autre département et en essayant de faire croire que ça, c'est un système tenable, un système dans lequel vous demandez à des enseignants de changer discipline pour remplacer des enseignants qui sont absents. C'est absolument ridicule. Et la réponse que le gouvernement doit apporter, elle est connue parce que les organisations syndicales lycéennes, parce que les organisations étudiantes... ont déterminé une plateforme de revendication et que dans cette plateforme de revendication ils demandent tout simplement des moyens supplémentaires pour rénover le bâti scolaire, des moyens supplémentaires pour embaucher des enseignants supplémentaires, pour embaucher des psychologues scolaires, pour enfin embaucher des infirmières scolaires, une plateforme de revendication dans laquelle ils nous disent enfin que les réformes qui ont été faites par le président de la République et ses gouvernements successifs ont plogé cette jeune génération dans l'angoisse, dans la souffrance, dans des emplois du temps à rallonge avec des trous et dans l'inquiétude de leur orientation par un système absurde qui s'appelle Parcoursup qu'il faut abroger et auquel il faut mettre un terme. Voilà pourquoi ces revendications sont justes. Voilà pourquoi ces revendications, il faut les appuyer. Et voilà pourquoi on aura besoin en 2027 de changer de gouvernement pour pouvoir permettre à notre jeunesse d'avoir des conditions d'éducation de qualité. Oui, mais monsieur Bompard, si vous supprimez pas Parcoursup, vous allez le remplacer par quoi ? Eh bien, si on supprime Parcoursup, on va faire en sorte qu'il y ait suffisamment de place dans les établissements d'enseignement supérieur et de recherche pour que nos jeunes puissent choisir leur orientation et avoir des conditions d'éducation qui soient des conditions d'éducation dignes. Oui, mais monsieur Bompard, ce que vous préférez, c'est le tirage au sort ? Non, non, non, non, non. Ne réécrivez pas l'histoire. Quand le système Parcoursup a été mis en place, En 2017, il y avait 92 formations sur 10 152 formations dans lesquelles il y avait un manque de place. C'est moins de 1% des filières de formation. Moins de 1% des filières de formation où il y avait une inadéquation entre le nombre de demandes et le nombre de postes dans la filière d'enseignement supérieur qui était concernée. Nous, nous assumons de dire... que sur ces 92 formations, nous trouverons des solutions, nous pousserons les murs, nous ouvrirons des places supplémentaires, nous embaucherons des enseignants supplémentaires, parce que qu'est-ce que nous voulons d'autre que de permettre à notre jeunesse de choisir librement son orientation, de pouvoir avoir une éducation qui est une éducation de qualité, parce qu'on a besoin de cette matière grise, de cette jeunesse, pour faire face aux défis qui sont devant nous aujourd'hui. Non, ce n'est pas impossible à faire et nous le ferons. Et plutôt que de faire ça, le gouvernement nous dit, on va supprimer encore des postes d'enseignants supplémentaires, 1600 postes d'enseignants supplémentaires qui sont supprimés dans le projet de budget du gouvernement, mais on va faire encore des coupes dans le budget de l'éducation nationale et dans le budget de l'enseignement supérieur et la recherche. Non, non, c'est pas ce qu'ils disent, attention, vérifiez les chiffres. Parce que tous les ministres se succèdent sur les plateaux et vous disent le budget de l'éducation nationale, il va augmenter. Le budget de l'enseignement supérieur et la recherche, il va augmenter. Mais ils ne vous disent pas toute la vérité. Si on vous dit la vérité, c'est qu'on doit comparer l'augmentation d'un budget. A l'inflation, c'est-à-dire à l'augmentation des prix, c'est la seule comparaison qui a de la valeur. Parce que quand on vous dit que votre salaire augmente, mais si les prix augmentent davantage que votre salaire, en vérité votre pouvoir d'achat baisse, et bien c'est pareil pour un budget. Et si le budget n'augmente pas de manière supplémentaire par rapport... à l'augmentation due à l'inflation, en vérité, le budget baisse. Et c'est ce qui se passe aujourd'hui dans le projet de budget du gouvernement en ce qui concerne le budget de l'éducation nationale et en ce qui concerne le budget de l'enseignement supérieur et la recherche. Face à la détresse, le gouvernement nous dit... Dans un pays dans lequel vous avez une heure de cours sur dix qui ne peut pas être tenue parce que les enseignants ne sont pas remplacés, le gouvernement vous dit qu'on va supprimer 1600 postes d'enseignants supplémentaires. Face à une souffrance des étudiants qui n'arrivent pas à se loger, le gouvernement vous dit qu'on va geler les APL l'année prochaine, c'est-à-dire qu'on va les baisser relativement à l'inflation. Et ça, c'est quelques exemples. du budget que le gouvernement nous propose aujourd'hui, que le gouvernement veut nous imposer en vérité. Des coupes dans les ministères essentiels, éducation nationale, enseignement supérieur à la recherche, écologie, Sylvain Carrère en a parlé tout à l'heure, des efforts qui reposent sur l'ensemble des Françaises et des Français, non-revalorisation des pensions de retraite si votre pension de retraite est supérieure à 1 200 euros net par mois, parce que, évidemment, vous le savez. Quand on est retraité et qu'on gagne une pension de retraite de 1250 euros par mois, on roule sur l'or, évidemment. Parce que, initialement, c'était non, non, on va ne mettre à contribution que les retraités les plus riches. Et quand vous disiez non, non, on ne vous croit pas, vous disiez mais attendez, on ne comprend pas, vous êtes de gauche, vous êtes pour la justice sociale, les retraités riches, il faut qu'ils soient mis à contribution. Vous voyez, les retraités riches dont ils parlaient, 1250 euros pension de retraite net par mois. Vous n'êtes pas un retraité riche à 1 250 euros de pension, de retraite par mois. Effort sur les retraités, effort sur les fonctionnaires, gel du point d'indice, qui ont déjà perdu 20% de pouvoir d'achat depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, les fonctionnaires. Alors on ne peut pas dire qu'il faut des services publics de qualité. mais on va en permanence moins bien payer nos fonctionnaires. Et après on dit, on n'arrive plus à trouver suffisamment d'enseignants dans les concours pour recruter, on n'arrive pas à trouver suffisamment de fonctionnaires. Ben oui, évidemment, c'est des métiers qui sont importants, dans lesquels il y a un engagement, qui est un engagement très important, et donc il faut avoir les rémunérations qui y correspondent, et donc pas geler encore le point d'indice des fonctionnaires l'année prochaine. Retraités, fonctionnaires, jeunes, travailleurs, parce que je les entends souvent sur les plateaux de télévision nous dire mais nous ce qu'on défend c'est la France qui travaille, c'est la France du travail, il faut revaloriser la France du travail, vous les entendez nous dire ça en permanence. Alors pourquoi dans le projet de budget que nous sommes en train d'examiner... Ils veulent geler la prime d'activité. La prime d'activité, c'est ce qui est versé aux travailleurs pauvres qui ont de trop faibles rémunérations que l'Etat vient compléter par une prime d'activité. Et le gouvernement a l'intention de geler l'année prochaine la prime d'activité, c'est-à-dire pour les travailleurs au SMIC, les travailleurs qui ont les plus bas salaires, les plus basses rémunérations. Et c'est à eux, aujourd'hui, qu'on dit qu'il faut faire des efforts, alors que d'ores et déjà, ils n'arrivent pas à finir les fins de mois, comme l'expliquait tout à l'heure très bien Sylvain Carrière, quand il disait « la fin du mois commence le 2 du mois ». C'est à eux que le gouvernement veut faire payer. C'est aux malades, en faisant des économies sur les affections de longue durée. C'est aux travailleurs qui sont malades. en venant taxer les arrêts maladie, en reprenant ce vieux mensonge qui consisterait à faire croire que si les gens se mettent en arrêt maladie, c'est en quelque sorte pour pouvoir profiter de la société, alors que l'essentiel des arrêts maladie qui sont concernés par les économies que veut faire le gouvernement sont des longs arrêts maladie de plus de six mois. Alors quand c'est de plus de 6 mois, vous croyez que les gens arrêtent de travailler de plus de 6 mois juste parce qu'ils ont envie de profiter de la société ? Franchement, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Ils veulent faire payer tout le monde, chacune, chacun d'entre vous, vous mettre à contribution. Tout le monde ? Non. Les seuls à qui ils n'osent pas demander ne serait-ce qu'un centime d'effort, c'est les ultra-riches, c'est les grands capitaux, c'est les grands patrimoines qui ont doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Et je vais vous dire, c'est encore plus révoltant que ça. Parce que par rapport à l'année dernière, par rapport au budget de l'année dernière, le gouvernement a l'intention de supprimer une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés qui concerne les 400 plus grandes entreprises de France. Je vais vous la faire autrement. Par rapport à l'année dernière, le gouvernement a prévu de faire un chèque de 2,5 milliards d'euros aux 400 plus grandes entreprises françaises. Et ces 2,5 milliards d'euros, c'est à vous. Qu'on vous demande de le payer. C'est à vous qu'on demande de mettre à contribution. Qui peut être d'accord avec ce budget ? Qui peut être d'accord avec ses choix politiques et ses choix économiques ? Alors on nous dit oui mais la situation est catastrophique d'un point de vue budgétaire. Oui, mais vous comprenez, le déficit est au-delà de 5%. Oui, mais vous comprenez la dette atteinte, qui sont des montants records. Mais la faute à qui ? Qui a fait 1 200 milliards de dettes supplémentaires depuis 10 ans ? C'est ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Qui nous a amenés à plus de 5% de déficit ? C'est ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Et ceux-là viennent nous donner des leçons maintenant. Et ils viennent nous dire, on a trop dépensé, donc maintenant il va falloir faire des économies. sans à aucun moment remettre en cause la pertinence de leur choix économique. Écoutez, ce discours-là, ça fait plusieurs années qu'on l'entend maintenant. L'année dernière, à la même époque, on aurait pu faire la même réunion publique et le gouvernement nous aurait dit la même chose, il y a trop de déficit, on a dépensé trop, donc il faut couper dans les dépenses publiques. Et d'ailleurs, ils l'ont fait. L'année dernière, le déficit était à plus de 5%, la dette était importante et ils nous ont dit qu'il faut couper. Alors on coupe dans les ministères, on coupe dans le budget de l'écologie. On coupe dans le budget de la protection civile, et puis après on a l'été qu'on a connu, on coupe dans le budget de la santé, on baisse le pouvoir d'achat des gens, et puis l'année d'après, le déficit il est en augmentation par rapport à l'année précédente, voilà c'est ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, la dette elle a continué à augmenter. Mais plutôt que de se poser des questions et de se dire mais peut-être que ça marche pas notre truc en fait, non il vous propose de continuer, faut couper encore. C'est parce qu'on n'a pas coupé suffisamment ? Parce que les gens ne galèrent pas encore suffisamment ? Avec des bulletins de vote, c'est ce qu'on va faire. Je veux juste, parce que ça me paraît important que tout le monde le comprenne, quand on est dans un pays dans lequel la moitié de l'activité économique du pays, c'est de la consommation, quand votre politique... fiscale, économique, elle se traduit par une baisse du pouvoir d'achat, par des salaires qui stagnent, par des pensions de retraite qui stagnent, et bien évidemment, ça a un impact négatif sur la consommation, et donc ça a un impact négatif sur l'activité économique, et donc l'année suivante, ça a un impact négatif sur les recettes fiscales que touche l'État, et donc l'année suivante, le déficit continue à s'aggraver. C'est pas très compliqué à comprendre, il n'y a pas besoin. de sortir de je ne sais quelle école, grande école d'économie, pour comprendre ça. Mais eux, ils veulent continuer. Ils veulent continuer à nous faire faire les mêmes recettes qui ne marchent pas. Les cadeaux aux ultra-riches, la théorie du ruissellement, vous deviez voir ce que vous alliez voir, ça devait ruisseler sur la société tout entière. Vous les avez vus, vous l'avez vu, le ruissellement. Et dans cette bataille budgétaire... C'est cette confrontation qu'on est en train de montrer. Et si vous voyez leur arrogance, hier soir encore à l'Assemblée nationale, à rigoler, à mépriser les propositions alternatives, à nous donner des leçons, mais nous on sait faire, on sait gérer, mais vous ne savez rien gérer du tout, vous êtes absolument responsable de la situation dans laquelle on est aujourd'hui. Donc nous, nous portons... Face à ce cercle vicieux qui nous amène dans le mur, nous portons une logique économique et une logique politique absolument opposées. Elle consiste à dire que pour relancer l'activité économique, il faut avoir une politique de pouvoir d'achat, il faut avoir une politique d'investissement public, parce que c'est ça qui relance l'activité économique. Et d'ailleurs, quand ça a été fait en Europe, ça marche ! Parce que les seuls pays qui sont en train de réduire leur déficit en ce moment, c'est par exemple l'Espagne, parce qu'ils ont fait une politique de pouvoir d'achat, parce qu'ils ont augmenté le SMIC, parce qu'ils ont augmenté et qu'ils ont fait des politiques d'investissement public. Voilà les grands choix économiques qui sont devant nous dans cette bataille budgétaire, mais qui vont être devant nous aussi dans la campagne présidentielle qui vient. Hier, nous avons présenté notre contre-budget pour cette année. C'est la liste et la série des amendements qu'on porte dans cette bataille budgétaire. Inverser la logique, comme je vous l'ai expliqué. Non, si aujourd'hui le déficit est à 5%, c'est pas parce qu'on a dépensé trop. Parce que par rapport à 2017, les dépenses de l'Etat en proportion de la richesse produite, c'est-à-dire en pourcentage du PIB, sont restées à peu près les mêmes. Ce qui a baissé, par contre, c'est les recettes, parce qu'il y a eu une politique de cadeaux fiscaux aux ultra-riches et aux grandes entreprises qui n'a fourni et qui n'a produit aucun résultat économique, à tel point que si le niveau de recettes était resté aujourd'hui au même niveau de là où il était en 2017, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, aujourd'hui, notre déficit serait inférieur à 3% du PIB, comme il nous demande de le faire. Là, en ce moment, juste si on avait fait ça, c'est-à-dire maintenir le même niveau de recettes que celui qui était là, en place, en France, dans notre pays, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Voilà pourquoi il faut faire absolument autrement. Et le contre-budget que nous avons proposé, en quelque sorte, il se résume en trois chiffres. Oui, il faut des recettes supplémentaires. Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, introduire la taxe Zuckmann, lutter contre certaines niches fiscales qui profitent aux ultra-riches dans ce pays. Rétablir la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour aider à financer les collectivités locales. Voilà, ça, c'est 105 milliards de recettes supplémentaires que nous avons chiffrées et budgétées. Premier élément, rétablir les recettes. Deuxième élément, satisfaire les besoins fondamentaux du peuple et de la population. Abroger la réforme des retraites, la réforme de Macron, la retraite à 64 ans. Embaucher les enseignants dont on a besoin, satisfaire les exigences du mouvement de jeunesse, c'est à peu près 80 milliards de dépenses supplémentaires. 105, 80, libérés donc 25 milliards qui permettent de commencer à réduire le déficit. Il y a un consensus aujourd'hui dans ce pays sur tous les économistes, qu'ils soient de droite, de gauche, etc. Ils disent à peu près tous la même chose. Sur les 5 années qui viennent, il faut qu'on baisse le déficit de 125 milliards sur 5 ans. Pas très compliqué, 125 divisé par 5, ça fait 25. Le contre-budget que nous avons proposé permet de réduire le déficit pour l'année prochaine de 25 milliards d'euros. On fait notre part, mais on ne fait pas payer les gens. Au contraire, on satisfait leurs besoins fondamentaux. Et par contre, oui, on fait payer les ultra-riches, on fait payer les grandes entreprises. Voilà, ça c'est une question de choix politique, de choix économique. Alors tout à l'heure on me disait, oui mais il y a des économistes libéraux qui critiquent votre politique économique. Heureusement, c'est un vieux comme le monde que quand on propose un programme de gauche, il y a des gens de droite qui le critiquent. Le problème, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'ils ne sont pas très bien placés pour le critiquer, vu le résultat de leur propre politique économique. Voilà les grandes lignes, les grandes orientations économiques qu'on va défendre dans cette campagne. Pouvoir d'achat. Bloquer les prix des carburants pour faire en sorte que ce soit les raffineurs qui ont vu leur marge multipliée par 7,5 depuis le début de la crise qui soit mis à contribution et pas chacune et chacun d'entre nous quand on n'a pas d'autre choix que de prendre notre voiture pour aller travailler, pour aller mêner les enfants à l'école, pour aller faire des courses. Augmenter le SMIC, indexer les salaires sur l'inflation, faire en sorte que tous les salaires augmentent parce que les salaires sont trop bas aujourd'hui en France. investir et développer nos services publics, de l'éducation, de la santé, nos transports en commun, avoir une politique d'investissement pour faire face à l'urgence climatique et environnementale. La dernière fois, ils nous disaient « Oh là là, quoi ? Vous voulez investir 100 milliards d'euros ? Mais ça va être la catastrophe. On ne va pas s'en sortir. » L'Allemagne ! qui est plutôt normalement connu comme un pays assez à cheval sur l'austérité budgétaire, l'orthodoxie budgétaire. L'Allemagne a annoncé l'année dernière un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros pour faire face à l'urgence climatique, pour faire face à l'urgence environnementale. Voilà ce qu'il faut faire. Pourquoi ? Parce que quand vous avez une politique d'investissement dans les grands défis qui sont les nôtres aujourd'hui, là aussi vous avez une action qui a une action positive sur l'économie. Je vous prends juste un exemple. Si vous vous fixez un objectif de construction massive de logements sociaux, si vous vous fixez un objectif de rénovation thermique des logements, et que ça coûte de l'argent, et que vous aidez les gens à le faire parce que tout seul, ils n'y arriveront pas, mais c'est tout un secteur de l'économie. à qui vous allez donner de l'oxygène, les artisans, les petites entreprises du bâtiment, qui vont avoir besoin de recruter, vous allez créer des emplois, et vous allez faire de la France un pays en avance, la première nation écologique du monde, et tout le monde va en profiter, parce que quand il y a de l'activité économique, il y a des recettes fiscales supplémentaires. Ça c'est ce qu'on va défendre dans cette campagne présidentielle, et c'est ce qu'on va défendre aussi dans cette discussion budgétaire. Et on ne va pas faire semblant. Tout le monde sait que le gouvernement n'a pas l'intention de mettre à contribution les plus riches. Tout le monde sait que le gouvernement n'a pas l'intention de revenir sur sa politique. Et donc oui, nous allons nous battre amendement après amendement. C'est ce que nous faisons en ce moment à l'Assemblée nationale pour enlever, protéger les Françaises et les Français. Mais à la fin... A la fin, quand ce budget va être passé en force par 49.3, alors chacun devra prendre ses responsabilités. Et nous, nous prendrons les nôtres. Nos responsabilités face à un 49.3 pour passer en force ce budget, c'est de censurer le budget parce que c'est le seul moyen à notre disposition pour l'empêcher de passer. Et si je vous le dis... C'est parce que je sais qu'ici vous êtes dans un département et dans une région où beaucoup de parlementaires malheureusement ont été élus sous l'étiquette de l'extrême droite et du Rassemblement national. Et que je sais comment dans leur campagne électorale, ils viennent voir les gens et ils leur disent on va vous défendre, on va être le parti du peuple, on va être le parti qui défend les petites gens, celles et ceux qu'on n'entend jamais, etc. Cette semaine, au début de l'examen du budget, il y avait un vote, ça s'appelle une motion de rejet préalable, c'était un vote qui visait à dire, vous êtes d'accord ou vous n'êtes pas d'accord avec ce budget ? Nous avons voté, toute la gauche, quasiment toute la gauche, à voter cette motion de rejet préalable. Cette motion de rejet préalable n'a pas été adoptée parce que les députés du Rassemblement national ont voté contre cette motion de rejet préalable. Et quand les députés du Rassemblement national sont interrogés sur les chaînes de télévision en leur disant « mais vous allez voter pour le budget à la fin », j'ai entendu la présidente du groupe RN au Sénat dire « non, voter contre le budget, ça va être compliqué ». S'abstenir, ça risque d'être complexe aussi. Mais si le gouvernement fait un 49-3, on pourra tout à fait décider de ne pas censurer. Ne pas censurer quand le gouvernement utilise le 49.3 sur le budget, c'est approuver le budget, c'est être responsable du budget, c'est accepter les efforts qui sont demandés aux Françaises et aux Français dans le budget. Voilà le message qu'il va falloir faire passer à tout le monde. A toutes celles qui vous disent, non, les seuls qui nous défendent, c'est le Rassemblement National. Non, le Rassemblement National ne vous défend pas. Non, le Rassemblement National ne défend pas les intérêts populaires. Non, le Rassemblement National n'est pas aux côtés des gens qui galèrent, qui souffrent et dont le gouvernement veut faire payer la facture. Le Rassemblement National les accompagne. Là vous savez dans l'exercice budgétaire par rapport à l'année dernière, il y a toute une série d'amendements que nous déposons, que d'habitude ils votaient en faveur de ces amendements et ils ont changé, maintenant ils votent contre. On avait proposé sous forme d'amendements l'année dernière de supprimer ce qu'on appelle la flat tax pour que quand on gagne beaucoup de dividendes on paye les impôts qui correspondent à ce montant des dividendes. Le Rassemblement National il y a deux ans ils avaient voté pour la suppression de la flat tax. L'année dernière ils s'étaient abstenus. Cette année, ils ont voté contre. Je prends juste cet exemple-là, mais je pourrais en prendre toute une série. Ou petit à petit, parce qu'il y a des secteurs du grand patronat, des secteurs de la droite qui commencent à se tourner vers eux, ils sont en train de changer leur programme, de modifier les propositions qu'ils avaient. auxquels ils n'ont jamais cru, mais qu'ils avaient mis sur la table pour essayer de vous faire croire qu'ils allaient vous défendre une fois qu'ils seraient élus. Voilà petit à petit ce que fait le Rassemblement National. Je vous ai présenté notre contre-budget. Allez voir le leur, si vous voulez rigoler un peu. Allez voir le leur, comme c'est ridicule. Rigoler ou avoir peur. Parce qu'il y a des choses qui font rire, notamment le niveau d'amateurisme et d'impréparation absolue de leur budget, et il y a des choses qui font peur. Parce que quand vous dites qu'une entreprise... Qui embauche un travailleur immigré aura désormais une pénalité financière. Je parle d'un travailleur immigré en situation régulière avec des papiers. Quand le Rassemblement national présente son contre-budget l'année dernière, il introduit cette mesure. 1000 euros d'amende pour une entreprise qui embauche un travailleur immigré. Toujours cette manière de venir stigmatiser les travailleurs immigrés. Je pense que dans cette région ici, vous savez que heureusement... qu'il y a des travailleurs immigrés sur un certain nombre de tâches qui occupent des emplois, qui sont bien souvent des emplois essentiels à la vie de la nation, et que les pointer du doigt et les stigmatiser, c'est vraiment absolument insupportable. Voilà aussi la démonstration qui va être faite dans cet exercice budgétaire, qui est du côté du peuple, qui est côté des puissants. Voilà le travail qu'on va faire dans cette campagne présidentielle de manière générale. La première étape pour nous, c'est de s'opposer à ce budget. On ne pourra pas le faire tout seul. Et on ne pourra le faire que si cette opposition parlementaire, elle s'appuie sur une mobilisation populaire. Et la jeunesse nous a montré la voie. Et vous savez qu'elle appelle avec d'autres. à des mobilisations ce samedi 17 octobre alors évidemment je vous invite toutes et tous à y participer parce qu'on a besoin d'augmenter la pression populaire pour pouvoir gagner cette bataille parlementaire et puis ensuite ça sera un débat de la campagne présidentielle quel choix politique quel choix économique je vous ai présenté ici après Nadej qui a parlé en particulier des questions internationales après Sylvain Je vous ai présenté quelques-unes des mesures qui sont dans le programme L'Avenir en commun que nous défendons avec Jean-Luc Mélenchon dans cette élection présidentielle. Ce programme, il sortira en librairie le 6 novembre prochain. Notez la date, le vendredi 6 novembre prochain. Vous pourrez retrouver l'ensemble des mesures du programme. Il y a plus de 1000 mesures dans ce programme. Parce que nous, nous considérons qu'une campagne électorale, ça doit être un moment de confrontation entre des programmes et entre des propositions. Ça sera la prochaine étape importante de notre campagne. Et le 7 novembre, on tiendra au Bourget une très grande convention, meeting, ouvert à tout le monde sur ce programme. Et l'objectif sera de présenter en détail ce programme. C'est marrant, c'est au Bourget. Vous vous rappelez le Bourget ou pas ? Mon ennemi, c'est la finance. Eh bien, ce que je vous propose, c'est que dans la convention du Bourget, on soit à des milliers et des dizaines de milliers pour laver l'affront et pour montrer que la gauche qui se réunit au Bourget le 7 novembre prochain, c'est la gauche qui ne trahit pas ses engagements, c'est la gauche qui reste fidèle à sa parole, c'est la gauche qui tient parole. Voilà ce qu'on va faire. Vous voyez comment, et on en est là une démonstration encore ce soir, comment dans chacun de nos événements, chacune de nos initiatives, on sent une dynamique, on sent un espoir. Je veux profiter de la tribune ce soir pour saluer les plus de 1500 militants communistes qui cette semaine ont annoncé leur volonté de participer dans la campagne et de s'engager dans la campagne avec Jean-Luc Mélenchon. Et je suis sûr qu'il y a aussi ici dans cette salle des militants communistes. Et je veux leur dire juste une seule chose, ensuite chacun fait son choix librement et en connaissance de cause. Je veux juste leur dire, personne ne vous demande de vous dissoudre dans la France insoumise. Personne ne vous demande d'abandonner votre identité politique communiste. Venez comme vous êtes. Venez en portant cette parole, en portant cette identité, en portant les mesures de ce programme. Parce qu'ensemble, et c'est bien qu'on puisse le dire ici dans cette salle où Sylvain rappelait que c'est dans cette salle qu'avait été lancé le front de gauche ensemble, on peut continuer cette histoire commune et faire en sorte d'avoir un programme de rupture demain au pouvoir. Et ce que je dis là, ça s'adresse aux militants communistes, mais ça s'adresse aux militants écologistes, ça s'adresse aux militants du NPA que je veux saluer aussi pour avoir pris position en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et aux militants de toute la France hexagonale comme celle des départements et territoires dits d'Outre-mer. Et je salue aussi la décision qui a été prise cette semaine par l'Union calédonienne avec le député Chibaou qui ont décidé aussi de s'engager en soutien de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Venez nous aider parce que c'est tous ensemble qu'on peut arriver à gagner cette élection présidentielle. Évidemment, ça ne va pas être facile. Sylvain le disait, évidemment, rien ne va nous être donné facilement. Évidemment que tout va être fait pour essayer de nous expliquer que ça ne sert à rien, vous n'allez pas y arriver. Parce que notre principal inconvénient, notre principale difficulté à nous qui voulons transformer la société, c'est la résignation. C'est le sentiment qu'on n'y arrivera pas. C'est le sentiment que c'est trop dur, que les autres sont trop forts, que les autres sont trop puissants. Et c'est la raison pour laquelle c'est très important quand on est nombreux dans une salle comme aujourd'hui, comme on l'était le week-end dernier à Clermont-Ferrand, comme on le sera au Bourget dans quelques semaines. Parce que quand on est nombreux, on prend de la force, on montre qu'on peut y arriver, on montre qu'on peut gagner. Ça donne envie à d'autres gens, ça décide d'autres gens de venir s'engager dans la campagne. On peut y arriver si on s'y met tous. Et bien sûr, on ne pourra pas compter sur ça par une présentation objective des programmes des uns et des autres. On ne pourra pas compter sur ça par une présentation objective des sondages, sondages qui, il faut quand même le dire, en 2024, disaient tous que le Rassemblement national allait gagner. Tous disaient ça. Parce que là, des fois, j'entends des gens me dire « oui, c'est vrai, vous avez une belle dynamique, vous êtes bien placés pour vous qualifier au second tour de l'élection présidentielle, mais au second tour, vous ne gagnerez jamais », me disent-ils. Mais pardon, mais si en 2024, après les élections européennes, on avait écouté les sondages, on serait tous rentrés à la maison et on n'aurait pas fait campagne. Et pourtant, on a fait campagne, et à la fin, ce n'est pas le Rassemblement National qui a gagné, c'est nous. Ce n'est pas les sondages qui déterminent le résultat d'une élection. C'est la capacité à convaincre, c'est la capacité à mettre en mouvement. Et nous, nous n'avons certes pas le soutien des grandes puissances médiatiques, nous n'aurons certes pas le soutien des grandes puissances financières, nous n'aurons pas le soutien des grands instituts de sondage. Mais par contre, nous, nous avons une force que personne d'entre nous a. C'est la force du nombre qui se met en mouvement. C'est la force d'une personne qui va convaincre une personne qui va convaincre une personne. Aujourd'hui, nous sommes plus de 420 000 à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C'est 420 000 personnes qui sont rentrées dans cette campagne. Et si c'est 420 000 personnes, ils vont convaincre une personne, et ensuite une autre personne, et ensuite une autre personne. Alors on peut bouleverser cette élection présidentielle dont tout le monde sait qu'elle va être sans doute la plus décisive de ces dernières décennies. Pour ça, il faut qu'on ait un travail qui soit un travail méthodique, bien organisé. Allez voir les gens, vérifiez que tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales. Allez convaincre celles et ceux qui ne sont pas allés voter en 2022 à la dernière élection présidentielle. Allez convaincre celles et ceux qui ont voté en 2022 pour Jean-Luc Mélenchon mais qui ne sont pas retournés voter aux élections européennes de 2024. Allez convaincre celles et ceux qui par exemple ici dans cette circonscription ont voté pour Sylvain Carrière aux élections législatives mais qui pour certains n'ont peut-être pas voté pour Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Regardez, pour vous matérialiser tout ça, je vous ai préparé un petit plan de bataille de Frontignon, juste pour vous donner quelques éléments chiffrés pour que vous compreniez que ce travail-là, c'est possible de le faire. Ici, vous êtes dans une commune dans laquelle il y a 23 800 habitants. Et ce que je vous dis là, vous pourrez l'appliquer sur chacune des communes dans lesquelles vous vivez et dans lesquelles vous habitez. Il y a 23 800 habitants. Il y a 18 950 personnes qui sont inscrites sur les listes électorales. Ça vous donne les volumes. Jean-Luc Mélenchon, à l'élection présidentielle de 2022 à Frontignan, 2828 voix, soit 20,3%. On va arrondir, parce que 2800 voix. Aux élections européennes, La France insoumise, c'est à peu près 800 voix. Il y a déjà 2000 voix à aller chercher. Deux personnes qui avaient voté Mélenchon en 2022, qui n'ont pas revoté pour la France insoumise aux élections européennes. Première étape. Première étape du plan de bataille de Frontinon. Aller rechercher les gens qui ont voté en 2022, mais qui n'ont pas revoté en 2024. Deuxième étape. Il y a une petite spécificité à Frontignan, c'est qu'il y a plus de personnes qui sont inscrites sur les listes électorales que de résidents majeurs. C'est pas parce que c'est mal fait, c'est parce que donc il y a des gens qui sont inscrits ici à Frontignan mais qui ne vivent plus dans la commune, qui est sans doute peut-être au grand-dit ici et vivent aujourd'hui peut-être à Montpellier, peut-être des étudiants par exemple qui sont partis vivre ailleurs et qui n'ont pas changé leur inscription sur les listes électorales. Ah bah il faut les trouver et il faut leur dire inscris-toi sur les listes là où tu vis ou bien si tu le fais pas. fait une procuration parce que le jour du vote, le vote, il aura lieu ici, il n'aura pas lieu dans la ville dans laquelle tu vis. Il y a un travail à faire sur l'inscription sur les listes électorales. Deuxième étape, on va dire, ou première étape, inscription sur les listes électorales. Deuxième étape, remobiliser celles et ceux qui ont voté Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2022. Troisième étape, il y a des marges de progression qui sont massives dans l'abstention. En 2022, je disais, Mélenchon, 2800 voix. Nombre d'abstentionnistes, 4800, quasiment deux fois plus que le nombre de voix qui se sont portées sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Je ne dis pas que tous ont envie de voter pour nous, mais il y en a parmi eux des gens à convaincre que ça vaut le coup d'y aller, qu'il faut vérifier qu'on est bien inscrit, qu'il ne faut pas oublier la date. Et puis, Sylvain Carrière aux élections législatives de 2024, au premier tour. Il fait 3400 voix à Frottignan. Ça fait 600 voix de plus que Jean-Luc Malochon à l'élection présidentielle de 2022. Bravo Sylvain. Alors évidemment, c'est parce qu'en 2024, c'est parce que Sylvain est très fort, mais c'est aussi parce qu'en 2024, il y avait un rassemblement qui était plus large. Alors franchement, ces gens-là qui ont voté pour Sylvain Carrière, qui portait le programme du nouveau Front populaire, qu'est-ce qui les empêche de voter pour Jean-Luc Mélenchon qui porte l'Avenir en commun, qui est globalement le même programme que le programme du nouveau Front populaire ? Rien ! Donc il faut aller les convaincre et on peut y arriver ! Voilà, je voulais vous donner juste quelques chiffres comme ça pour que vous compreniez que c'est ce travail qu'il faut qu'on fasse ensemble. Je termine en vous disant, je sais que dans la salle il y a des militants, je sais que dans la salle il y a des sympathisants, je sais que dans la salle il y a aussi des curieuses ou des curieux. Je veux vous dire, on n'arrivera pas à gagner cette bataille sans votre aide, sans votre soutien. Si aujourd'hui vous êtes convaincus, laissez vos coordonnées. Si aujourd'hui vous êtes convaincu et que vous avez envie de participer de la campagne, téléchargez sur votre téléphone une application qui s'appelle Action Populaire, ça vous permet de recevoir toutes les informations de la campagne. Si aujourd'hui vous êtes convaincu, il y a des groupes locaux insoumis, rejoignez-les, parce que si vous les rejoignez, on sera plus nombreux pour l'action, on sera plus nombreux pour faire ce travail. On a besoin... On est déjà très nombreux, mais on a besoin d'être encore plus nombreux. Si vous n'étiez pas convaincu et que vous êtes convaincu maintenant, allez signer sur Mélenchon2027.fr, on était 420 000, l'objectif c'est d'être encore plus nombreux d'ici la fin de la campagne. Voilà comment chacune, chacun d'entre vous peut prendre part à cette campagne, peut prendre sa part dans cette campagne. Vous le savez comme moi que cette élection va être décisive comme jamais, sans doute, ces dernières années. Vous savez très bien quelles sont les inquiétudes. Le risque de voir l'extrême droite arriver au pouvoir, le risque de laisser les macronistes garder encore le pouvoir, vu l'état dans lequel ils ont mis le pays aujourd'hui, et donc la nécessité de faire grandir ensemble cette alternative. Voilà ce qu'on veut faire ensemble, ce qu'on va faire ensemble. Et si on organise ces réunions publiques partout en France, parfois avec Jean-Luc Mélenchon, parfois avec d'autres, c'est parce qu'on veut montrer que dans cette campagne, c'est pas juste la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c'est la campagne d'une équipe. Et cette équipe, c'est les visages que vous voyez dans les réunions publiques, mais... Mais c'est pas que les visages que vous voyez dans les réunions publiques. Cette équipe, c'est chacune et chacun d'entre nous, si on se met ensemble dans cette campagne, si on porte ensemble ce programme. Ah, peut-être certains d'entre vous vont dire, oui, mais moi je suis pas d'accord sur tout. C'est vrai. Peut-être, j'entends des fois des gens me dire « Ouais, votre programme va pas assez loin ». Et je leur dis toujours « Eh ben c'est pas grave, vote pour nous et après tu manifesteras pour qu'on aille plus loin ». Mais franchement, ça sera plus facile. Ça sera plus facile de manifester pour qu'on aille plus loin avec Jean-Luc Mélenchon au pouvoir qu'avec l'extrême droite au pouvoir parce que c'est pas sûr qu'alors on puisse manifester pour essayer d'aller plus loin. Ne l'oubliez pas. Je voudrais terminer pour résumer en quelque sorte ce propos en donnant la parole au philosophe italien Antonio Gramsci. Vous connaissez ? Antonio Gramsci disait ça. Instruisez-vous parce que nous aurons besoin de toute notre intelligence. Agitez-vous parce que nous aurons besoin de tout notre enthousiasme. Et organisez-vous parce que nous aurons besoin de toute notre force. Alors les amis, instruisez-vous, agitez-vous, organisez-vous jusqu'à la victoire. Merci beaucoup.
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