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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
"On cherche à fracturer le pays" - La carte blanche de Rachid Temal sur les ingérences étrangères
21 septembre 2026
Mais tout d'abord, dans vos trois minutes pour convaincre, vous souhaitez aborder la question des ingérences étrangères. Quel est le degré réel de la menace et de ces ingérences en France ? Elle est réelle puisqu'on l'a vu dans beaucoup de... Qu'est-ce que les ingérences étrangères ? Et moi j'ai été à l'origine avec mon groupe socialiste au Sénat et rapporteur du commission enquête. C'est que jusqu'à maintenant c'était les frontières. On se disait finalement on a les frontières, on les protège. Dorénavant, notamment avec les plateformes, l'intelligence artificielle générative. L'idée, c'est que le cerveau humain, c'est une révolution copernicienne que nous vivons. Le cerveau humain va être dépassé. Et donc, demain, vous verrez des images, des photos, des faits, et on pourra distinguer difficilement la réalité du faux. Alors, on l'a vu déjà un peu dans la campagne Trump, on l'a vu sur le Brexit, on l'a vu même en 2017 en France, on l'a vu notamment avec les croix de David, etc. Il y a des puissances qui veulent fracturer notre pays. et qui veulent influencer l'élection. Et je le dis parce que... Quelles sont les plus puissantes et les plus menaçantes ? Les plus puissantes, vous avez notamment par exemple la Russie. Vous avez aussi, on oublie souvent l'Azerbaïdjan. Et donc ces puissances-là, comme d'autres, mais aussi les Américains de leur façon, ces puissances-là veulent finalement peser sur le choix démocratique. Donc dans ce rapport-là qui a été adopté à l'unanimité gauche et droite au Sénat, nous avons des propositions pour une politique. public. Alors, Louk Veneman a commencé à entendre, puisqu'il y a une stratégie qui a été mise en place. Il faut aller beaucoup plus loin. Et notamment, je le dis, dès le plus jeune âge, dans les écoles, il faut aussi avoir une logique sur ce qu'est l'esprit critique. Vous avez cité la Russie, mais est-ce qu'il y a d'autres pays qui peuvent être menaçants ? Israël, le Qatar, l'Algérie ? Oui, tous ces pays-là ont une stratégie d'influence et d'ingérence en France, bien sûr. Quand vous lisez dans notre rapport, ils sont cités. Il n'y a pas de problème. Parce qu'on peut avoir des relations économiques et en même temps avoir des logiques d'ingérence. Et juste d'un point, c'est qu'il faut avoir cela en tête. Et je le redis, la question première, ce sont les plateformes. Aujourd'hui, les plateformes, les réseaux sociaux, refusent d'être éditeurs de contenu. C'est-à-dire, en gros, ils disent tout ce qui passe dans nos tuyaux, nous ne sommes pas responsables. Ce qui est la différence avec un média, vous le savez bien ici. Et donc, il faut changer cette législation-là. Parce qu'ils sont aussi responsables de ce qu'ils font. Parce qu'on sait bien que ces plateformes-là, ce sont avant tout... des boîtes qui vendent de la pub. Elles vivent sur la pub et qu'une fake news, c'est dix fois plus de clics qu'une vraie information. Et ça renvoie aussi à la question des médias, à la question de la démocratie. C'est pour ça que je crois que c'est une question essentielle.
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