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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
On a Louis Boyard qui est juste là, venez nous rejoindre. Justement, avant d'évoquer le mouvement lycéen qui, on le disait, a occupé une grande partie de son discours, juste un petit mot. On se posait la question avec Julien, il a parlé de la dette, il a réaffirmé sa volonté d'annuler la part de la dette qui est détenue par la BCE, et il a dit pour le reste, on ira chercher ailleurs que sur les marchés financiers. On l'a vu comme une menace, menace à destination de qui ?
Cette menace, elle est à destination de ces gens qui s'en sont mis plein les poches pendant 10 ans avec Emmanuel Macron, qui quand même nous a fait exploser la dette avec ses cadeaux. ultra-riches, en disant que tout ça allait faire une croissance explosive et un ruissellement de masse. Finalement, le pays se retrouve, il a fait plus de 1200 milliards. Aujourd'hui, le pays est quasiment en récession. Donc nous, ce dont on parle, c'est de partage de la richesse et partage de la richesse pour relancer la consommation populaire. Parce que les gens aujourd'hui, quand ils font 100, 120 euros pour faire un plein, qu'ils n'arrivent plus à payer l'électricité, qu'ils n'arrivent plus à payer le loyer, et bien ensuite, c'est tous ces petits plaisirs, tous ces petits bonheurs du quotidien dont ils se privent. Non seulement c'est douloureux pour nos concitoyens, mais ça a des conséquences économiques et donc Mélenchon propose la logique inverse.
Louis Boyard, vous passez beaucoup de temps en ce moment sur les blocages de lycées. C'était une stratégie assumée par la France Insoumise depuis le début du mouvement. Vous étiez l'un des premiers à intervenir sur ces lycées avec Clémence Guettet également députée de Créteil. Vous êtes accusé aujourd'hui de vouloir récupérer le mouvement. Alors quand vous allez sur les lycées, vous vous nous dites c'est pour s'assurer que tout se passe bien. C'est aussi, on peut le dire, pour planter le drapeau, en quelque sorte.
Non, je pense que le pays tout entier est choqué de la manière avec laquelle ont été traités les lycéens. On était choqués des violences policières sur des adolescents et sont aussi choqués que ça fait plus de deux semaines que le mouvement dure et que le gouvernement n'a pris aucune mesure politique pour leur répondre, alors que pourtant, tout le monde les soutient, dit que leurs revendications sont légitimes. Donc nous, on vient dire, écoutez, en tant que responsable politique, on vous entend vous demander 10 milliards pour les... Les 10 milliards, on vous les donnera. Maintenant, j'aimerais que les autres responsables politiques aillent aussi voir ces lycéens et disent vous êtes légitime, vous avez raison et on donnera ces 10 milliards. Et c'est pas parce qu'on est les seuls à être capables de le dire et de le faire qu'il faut s'en prendre à nous. Il faut aller demander aux autres pourquoi est-ce qu'ils ne proposent rien et ils ne servent à rien au moment où notre jeunesse se fait martyriser. Le droit de vote à 16 ans,
c'est
une réponse aussi au mouvement ? Bien sûr, vous voyez quand même, mais quelle fierté de voir cette génération. On les entend dans les interviews. Puis les parents les entendent aussi, une fois qu'ils reviennent des manifestations. Je veux dire, on a une génération qui est ultra connectée, donc ultra informée, donc ultra politisée. Ils ont une vision du monde qui compte parce que c'est eux l'avenir. Et le droit de vote à 16 ans est une des propositions qui permettent de résoudre le conflit politique. Sur le droit
de vote à 16 ans précisément, il a dit effectivement que vous avez des citoyens qui sont capables de s'engager à 16 ans dans ce mouvement lycéen. Donc il est complètement légitime qu'il s'exprime dans la démocratie en tant que citoyen, en ayant ce droit de vote. Mais du coup, n'est-il pas légitime aussi qu'il soit... responsables de leurs actes et d'abaisser la majorité pénale à 16 ans, comme le demandent certains de nos opposants. Quand vous
avez 16 ans, vous pouvez déjà aller en prison. Et puis quand vous avez 16 ans, vous votez déjà aux élections professionnelles. Mais à partir du moment où vous avez 16 ans, je crois que tous les parents se disent aujourd'hui que quand vous avez un petit 16 ans qui viole la loi, bien sûr, vous avez des procédures judiciaires, mais vous ne traitez pas de la même manière un adolescent de 16 ans qu'un adulte de 40 ans. Et je crois que c'est à ça qu'on reconnaît un pays qui respecte les... Les droits de l'homme et particulièrement les droits de l'enfant. Maintenant, la question que nous on pose sur la question de cette jeunesse, c'est comment ça se fait que ça fait plus de deux semaines qu'ils font des manifs et des blocages et qu'ils n'ont toujours pas de réponse. Alors que tout le pays est d'accord pour dire qu'ils ont raison. Donc maintenant, on vient voir la France Insoumise en disant « oui, ils vont voir les lycéens ». Parce que nous, on leur dit « ils ont raison ». Donc j'aimerais que les autres candidats à l'élection présidentielle disent « ils ont raison » et qu'ils leur donnent les 10 milliards.
Un mot justement parmi les revendications des lycéens et parmi les critiques véritablement. Ce qui cristallise les critiques des lycéens, c'est Parcoursup. Jean-Luc Mélenchon en a beaucoup parlé aujourd'hui. Il a parlé d'école du vice et il a taclé effectivement Edouard Philippe, Gabriel Attal qui étaient derrière et Jean-Michel Blanquer qui étaient derrière cette réforme. Le fait est qu'aujourd'hui, le gouvernement vous répond si on abolit Parcoursup, comme vous le demandez, ça va craigner et qu'il n'y a pas d'autres alternatives efficaces. Ça va créer de l'assignation territoriale et de l'assignation sociale. La sélection par l'échec de Gabriel Attal également.
Oui, vous m'étendez qu'il défendre Parcoursup, c'est lui qui l'a créé. Mais aujourd'hui, il le... défend plus, comme quoi ces gens ne sont pas très fiers de ce qu'ils ont fait. Tout le monde est d'accord pour dire que Parcoursup est une aberration et nous, nous l'abrogerons au moment où nous arriverons en pouvoir. Après, vous avez raison, on pose la question, quelle alternative pour empêcher cette sélection et cette orientation dans le vice ? Eh bien, il faut ouvrir des postes à l'université. On a besoin d'avoir un haut niveau de qualification. Dans son intervention, monsieur Mélenchon parlait des 300 000 emplois dont nous allons avoir besoin, notamment dans les rénovations thermiques des bâtiments. Vous avez besoin d'ingénieurs pour ça. On parlait aussi de l'agriculture biologique. Vous allez avoir besoin de 400 000 agriculteurs supplémentaires. Et bien là pareil, il va falloir organiser les enseignements. Je pense que ce que disait Jean-Luc Mélenchon, et c'est le message qu'il a voulu faire ressortir dans son intervention, c'est de dire que cette jeunesse a raison de se mobiliser et qu'on est capable de proposer autre chose que d'investir des milliards et des milliards dans la guerre et dans le remboursement de la dette. Nous on veut l'investir dans l'enseignement, dans la qualification, dans la planification écologique. Et à partir du moment où vous faites une économie fondée sur les besoins, vous vous dites que vous manquez davantage de gens que de places.
Merci, merci beaucoup Louis Boyard. En tout cas, parcours subterrain d'affrontement avec Gabriel Attal et maintenant avec Edouard Philippe. Ça a l'air d'être le prochain match de Jean-Luc Mélenchon avec ce meeting qui est annoncé le 5 décembre au Havre. Jean-Luc Mélenchon va sur le terrain d'Edouard Philippe.
On notera qu'il n'y a pas eu un mot, en revanche, sur la primaire de la gauche socialiste et démocratique.
ne sais pas ce que c'est.
Vous ne savez pas ce que c'est. Il n'empêche, je suis persuadé que ce soir, vous allez regarder les résultats et ce sera évidemment à suivre. Ça dépend s'il y a un
piratage ou pas.
Merci Louis Boyard, merci d'être passé nous voir.
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