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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
ça, vous avez le stand-in juste derrière aussi, de chez moi, en Guadeloupe. Ça va ? Vous allez bien madame ? Ah, j'adore le son sur le visage. Venez à côté de moi, venez à côté. J'ai passé à la casserole. Moi, je suis une cuisinière, monsieur Asselineau. Je suis un chef, j'ai passé à la casserole. La première question que je vais vous poser, monsieur Asselineau, combien de territoires d'outre-mer nous avons ? Dites-moi, citez-les-moi.
Alors, je vais vous citer d'abord sous, je suis déjà allé. Combien qu'il y a ? Oh, je ne sais pas, il y a une dizaine, un petit peu plus, 11, 12 peut-être. Ça dépend aussi de ce qu'on intègre. Alors écoutez, on va faire. Ça commence par Saint-Pierre-et-Miquelon. Je n'y suis jamais allé. Guadeloupe, Saint-Barthémy qui n'est plus à la Guadeloupe maintenant, et puis Saint-Martin. Saint-Martin, c'est un petit peu. Ça, j'y suis allé dans les trois. Je suis allé à Saint-Martin, Saint-Barth et Guadeloupe. Martinique, Guyane, là je suis allé partout. Dans l'océan Indien... La réunion Mayotte, j'y suis allé. Je ne parle pas des terres... Non, non, non, on reste sous les territoires. Voilà. Tromelin, etc. Non, non, non, on reste sous les territoires. On est sous les territoires. Alors après ça, dans le Pacifique, donc la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française. Je suis allé partout, sauf à Wallis. Et puis il reste après ça...
Vous avez bien répondu à la question. Il y a neuf territoires et vous les avez cités. Là, je peux vous écouter. Pourquoi je vous ai posé la question ? Parce qu'il y a beaucoup de responsables politiques qui ne savent même pas ce que c'est que l'outre-mer. Et quand je leur demande quels sont les territoires d'outre-mer, ils sont incapables de me dire. À part la Guadeloupe, la Guadeloupe et la Guyane. Point barre.
Manuel Valls, quand il était à la Réunion, il avait dit « Je suis heureux d'être dans cette île du Pacifique ». Vous
me parlez de… Je ne comprends pas. On est sur quel terrain, là ? On est sur un terrain miné ? On est sur un terrain où on est vraiment… Je suis d'accord
avec vous que c'est vraiment… Moi, j'aime beaucoup… Moi, je vais
vous dire pourquoi j'ai accepté parmi tous les hommes politiques qui m'ont sollicité. Parce que vous parlez souvent des Outre-mer. Parce que j'aime ça. Vous parlez, il n'y a pas que vous d'ailleurs. Il y a d'autres candidats qui parlent aussi beaucoup d'Outre-mer. Mais vous aussi, vous parlez d'Outre-mer. Moi, les gens, tous les candidats qui veulent venir me voir, à partir du moment qu'ils manifestent un intérêt pour mes Outre-mer, je les aime. Moi, dans le tambouille politique, ça, ce n'est pas mon problème. Mais pour l'instant, quand on me parle de mes compatriotes qui souffrent tellement en ce moment, vous connaissez les problèmes. Je ne vais pas vous les citer. Et bien là, ça m'intéresse. Tout le reste, pour moi, ça ne m'intéresse pas. Qui fait quoi en politique, c'est ça qui m'intéresse. Quel est l'homme ou la femme qui pourra faire quelque chose pour la France ? C'est tout ce qui m'intéresse. Le reste, la tambouille, je vais prendre la poubelle, vous voulez que je la vide et tout ça. Le cinéma, le spectacle, moi je ne suis pas dedans.
suis d'accord avec vous, vous me connaissez de toute façon.
Moi j
'ai un vrai programme quand même pour l'outre-mer. Alors dites-moi,
j'allais y venir. Alors quel est le programme que vous avez pour nos outre-mer ?
Déjà, l'idée de base, c'est que l'outre-mer française est important pour la France.
Ah vous croyez ? Parce que ce n'est pas le cas de tout le monde, ce n'est pas la vie de tout le monde. Oui je sais, mais il y en
a qui veulent s'en débarrasser.
Écoutez, à trois fois, vous savez ce qu'on faisait de l'outre-mer servait à débarrasser. Quand on ne voulait plus personne dans l'hexagone, hop en outre-mer, les bagnards, les voyous, et les gens qui allaient aussi à la conquête des jolies femmes. Alors vous savez, quand on parle de l'outre-mer, il faut bien préciser les choses. Parce que nous, c'est fini, c'est révoqué cette époque-là. On ne débarrasse plus rien là.
Mais c'est pire que ça, c'est que maintenant, on voit bien par exemple Macron sur la Nouvelle-Calédonie, par exemple. Il y a eu trois référendums, pourtant avec un corps électoral. Un corps électoral qui est dans les trois cas. Il veut rester français. Et Mélenchon, il dit qu'il donnera l'indépendance. Écoutez, vous allez
me rendre malade. Vous savez, heureusement, je n'ai pas mangé parce que j'aurais... Oui, vous savez, l'Université de Calédonie, Macron, il a pris son avion, il a fait un petit tour, clac, clac, clac, il est reparti. Il a fait un bide, personne n'en a parlé. Les journalistes, ils ont la bouche de Macron dans leur bouche. Ils sont muselés comme Macron, vous voyez, alors que c'était un vrai bide. Il n'a rien fait du tout. Je viens en conquérant, on va arrêter tout ça, ça y est. Dès que je passe, ça y est, les émeutes, il n'y aura plus. Eh bien, ça a commencé de plus belle. Alors Marcon, pour moi, c'est un produit, je ne sais pas ce que c'est. Alors, on continue votre programme.
Mon programme, c'est à une fois qu'on a reconnu l'importance de l'outre-mer pour la France, pour son rayonnement, puis d'abord des terres comme la Guadeloupe ou la Martinique, ils sont... françaises depuis plus longtemps que Lille ou que le comté de Nice ou la Savoie. Quant à la Réunion, c'était vide d'hommes. Quand les Français sont allés s'installer, c'était sous Richelieu. Deuxièmement, nous, on veut sortir de l'UE, récupérer des milliards d'euros qu'on donne. Chaque année, on donne des milliards à la Pologne. Mais il y aurait un petit peu de ces milliards qu'on donnerait. Il y a dans l'outre-mer des vraies urgences. Les premières urgences, c'est... La Guyane, où il n'y a pas assez d'écoles, pas assez d'hôpitaux, il n'y a même pas les routes pour aller à Maripassou. Tout est contaminé,
les fleuves, c'est contaminé maintenant. Pour aller à
Maripassou, là, il n'y a toujours pas de route, etc., etc., etc., ou à Saül, donc ça, c'est vraiment scandaleux. Et pourtant, il y
a Ariane, il y a la fusée. Oui. Il y a Ariane, oui.
Soit dit en passant, les Allemands sont en train de faire un enfant dans le dos. Maintenant, ils veulent envoyer les trucs depuis le nord de l'Allemagne. Deuxièmement, une autre urgence, c'est Mayotte. Vous pensez que
quand on vient à Mayotte, on pense qu'on est dans un État français ? Non,
vous y êtes allé.
Je connais tous les territoires. J'ai même fait une mission pour justement centrer tous les neuf territoires. Mais mon mari a été le premier juste d'instruction à Mayotte. Donc on est resté là pendant pas mal de temps.
Et la troisième chose, c'est la Nouvelle-Calédonie. C'est beau. D'abord, c'est magnifique. Deuxièmement, c'est... C'est là où il faut être, l'océan du XXIe siècle. Mais on veut
foutre les canaques dehors. Vous avez vu ça aussi ? Les
Chinois guignent la Nouvelle-Calédonie. On va perdre la Nouvelle-Calédonie. Alors qu'il faudrait mettre un investissement. Quand je vois les milliards qu'on envoie à l'Ukraine, j'arrive à l'Elysée, il n'y a plus rien pour l'Ukraine. On coupe l'Ukraine, on arrête de les verser. On donne 13 milliards d'euros chaque année à l'Union Européenne en plus que ce qu'on reçoit. Et pourquoi ils ne versent
pas un petit peu, ne serait-ce que 10% pour l'eau, pour établir l'eau en Guadeloupe ?
Mais bien sûr !
Pourquoi tant d'argent à l'Ukraine alors qu'il n'y a pas d'eau chez nous ?
Alors, par ailleurs, il y a des problèmes spécifiques. Pour Aguadeloupe, il y a le chlordécone, comme en Martigny, qui a fait l'indemnisation des plans. Vous savez que
le chlordécone, 98% des hommes là-bas souffrent du cancer de la prostate. Et les femmes ne peuvent pas lutter leur bébé. Mais je sais. Vous savez ça ? Je sais. Et les cultures sont hors sol. Je sais. Je sais.
Donc, il faut qu'il y ait un dédommagement qui doit être fait. Il faut lutter aussi, du point de vue touristique, contre les sargasses. Je me rappelle, c'est au nord-est. Non, vous
connaissez bien le sujet.
Ah oui, je connais bien. Oui, et la Guadeloupe. C'est un roi magnifique en Guadeloupe. La Désirat, c'est magnifique. Le, comment dirais-je, du côté de Trois-Rivières. Les Sintes. Les Sintes. Et les Pétroglyphes à Trois-Rivières. Donc vous connaissez bien, parce que je vous teste en même temps. Alors c'est au nord-est. Au nord-est de la Guadeloupe, il y a... Comment ça s'appelle ? Vous savez que ça fait comme une espèce de petit fjord, là. Et puis il y a des plages de Taubou.
Ah oui. Comment ça s'appelle ? Non, je ne vous l'ai pas cherché.
Ah, je ne me rappelle plus.
Porte d'enfer,
c'est ça. Vous avez été jusque là-bas ? Oui, il n'y avait que des sargasses.
Est-ce que vous avez entendu parler de Mont-Coco ? Parce qu'à Porte d'enfer, il y a un endroit emblématique les Antillais appellent le trou de Mont-Coco. Vous n'avez pas vu ça parce que vous n'êtes pas Antillais, c'est normal. Je ne peux pas vous condamner avec ça. Mais vous avez été là-bas, c'est rare. Les hommes, les gens, même les touristes ne vont pas là. Je suis allé plusieurs fois. Vous êtes un adopté. Quand j
'étais lycée, j'avais un de mes meilleurs copains dont le père avait été fonctionnaire à La Réunion.
Et ça m'avait
donné envie de connaître l'île de La Réunion. Et puis après ça, j'avais lu... des ouvrages comme par exemple « Paul et Virginie » qui se situait à l'Imoï, c'est à côté de la Réunion. Et puis après ça, je mettais un CRC à Joséphine de Beauharnais, et puis ainsi, et puis à ça. Bon,
maintenant, je vais vous poser une question. Qu'avez-vous prévu dans votre programme pour les Outre-mer, en commençant par la Guadeloupe
Eh bien, j'ai commencé à vous le dire, donc on réoriente de l'argent vers les Outre-mer. Pour la Guadeloupe et la Martinique, on lutte contre les sargasses, contre le chlordécone. On trouve un moyen pour abaisser le coût de la vie avec l'affaire de l'octroi de mer qui est fait quand même pour protéger les productions d'états. C'est difficile parce que honnêtement le sujet est compliqué. Il faut aussi que les Outre-mer des liens avec l'environnement régional quand même. Oui, de toute façon, oui, c'est très juste. Mais il faut quand même aussi protéger... Le niveau de vie, ce sont des compatriotes.
Parce que ce n'est pas normal qu'on paie 40% plus cher là-bas. Tous
les produits de base qu'on produit ici. Parce qu'à ce moment-là, on n'est plus en France. Voilà, je suis d'accord. Mais ça, c'est le rôle de l'État. Et de la même façon, d'ailleurs, baisser aussi. Ça a été un peu fait avec la continuité territoriale pour le problème. Alors comment vous voyez ça, vous, dans votre
campagne ? Qu'est-ce que vous pouvez dire, justement, pour pallier à ces choses ? Eh bien ça,
essayer de faire en sorte que le niveau de vie de nos compatriotes outre-mer soit... comparable à celui du niveau de vie des compatriotes qui sont en métropole. Lutter contre le surcoût, lutter... L'égalité des chances. L'égalité des chances. Il y a aussi, alors, le problème de l'immigration clandestine, c'est quand même un vrai sujet en Vierge.
Et ça crée beaucoup, beaucoup de problèmes de
sécurité. Eh oui ! On n'a jamais
autant souffert de problèmes de sécurité.
À Mayotte, il faut remettre en cause les droits du sol. À Mayotte et en Guyane. Ils rentrent
comme ils sortent. En Guyane, c'est pareil. Les Brésiliens rentrent comme ils veulent. Ils viennent accoucher. Mais oui, mais c'est ça. Ils viennent accoucher là-bas, ils sont français. Ta famille arrive. Moi,
s'agissant de Mayotte, c'est très simple. Moi, je rencontrerai le président de la République des Comores. — Vous savez, moi, j'étais allé à Mayotte. J'avais parlé avec le chef des gendarmes.
Oui.
— Il m'avait dit... Le chef des gendarmes m'avait dit... Vous savez comment ils viennent ? Ils viennent de Anjouan. Bon. Je dis « Oui, ils viennent avec donc les Quassa-Quassa ». — Ouais. — Vous connaissez tout ça. — Il me dit « Vous savez, les Quassa-Quassa, comment ça fonctionne ». Je dis « Oui, il y a un moteur ». Oui, mais il me dit « Est-ce que vous vous rendez compte de ce que c'est ? Il y a 70 personnes. Il y a un tirando comme ça et il faut un énorme moteur Yamaha vaut très cher ». Oui, mais ils ne peuvent pas. Ils ne peuvent pas. Et puis il me dit « En plus de ça, dès qu'ils arrivent, on leur saisit, on ne leur rend pas ». Il me dit « Ils font comment ? » Je dis « Oui, c'est effectivement où ils font comment ». Ils m'ont dit, ça fait 7-8 ans, on m'a dit, on sait très bien sur les plages d'Anjouan, il y a des Kwasakwasans qui sont en ligne, ils ont des moteurs flambant de nos Fiamak qui sont payés par l'émir du Qatar.
'est quand même épouvantable. Mais oui,
le même émir du Qatar qui finance les frères musulmans et les mosquées dans le Seine-Saint-Denis.
— C
'est ça, la vérité. — C'est une catastrophe. C'est une véritable... Donc moi, si j'étais président, la première chose que je ferais, je demanderais à voir en marche des Nations Unies, où je serais même prêt à aller à la Grande-Mayotte pour aller voir le président des Comores. Et le président des Comores, je lui dirais... Mais attendez, il lui appartient de faire la police. Moyez-donc quoi ? On pourrait... Nous... Les Comores, c'est une ancienne colonie française. — Oui. C'est partagé. C'est dommage, parce qu'ils auraient
dû être tous les deux ensemble. — C'est
magnifique, les
Comores.
Donc il n'y a quasiment pas d'hôtels, il n'y a quasiment pas de touristes. Mais vous croyez qu'il y
en a à Mayotte aussi ? Non, non, il n'y a pas grand-chose.
Quand on est
à Mayotte, on n'est pas en France. Moi, je te dis que quand on est à Mayotte, on n'est pas en France.
En plus, il y a deux... D'ailleurs, ce qui... Tu connais
bien, toi, Mayotte. Tu as été à Mayotte, tu connais bien Mayotte.
y a deux langues, il y a le nord et le sud.
Lui, il a été en poste pendant six ans en tant que juge d'instruction à Mayotte. Il a suivi les plates comme jamais là-bas.
Je disais, le problème du Comores, c'est une erreur de Giscard d'Estaing qui, en 1975, a fait un référendum île par île. Trois ont voté leur indépendance, seul Mayotte a voté son rattachement à la France. Et toutes nos difficultés viennent de là, depuis 1975.
Je n'aime pas Giscard, mais ce que vous dites, si vous pouvez me permettre, n'est pas tout à fait exact, parce que Giscard, c'est le RPR de l'époque qui pourrait ennuyer Giscard. a voulu que ça soit comptabilisé île par île. Parce que les autres, les trois îles, Moëlie, Anjoua, Grande Comore, c'était 97% pour l'indépendance, sauf à Mayotte où il y avait eu les fameuses femmes maoraises, vous savez, qui avaient... — Qui sont à l'origine. — Qui sont à l'origine. Et c'est le RPR de l'époque pour Giscard. Ce qui est vrai aussi, c'est un peu choquant. Parce que ce qu'il faut savoir aussi, vous le savez mieux que moi, c'est que Mayotte n'a pas eu la même histoire que les trois autres îles. Mayotte, c'est un sultanat qui a été français depuis Louis-Philippe.
— 1841, quelques piastres.
— Voilà. Alors que les trois autres îles ont été rattachées sous la Troisième République, en fait. Donc c'est à la fois géographiquement... C'est à peu près le même archipel, à peu près, mais c'est pas du tout la même histoire. Et les habitants des Comoriens, vis-à-vis des Maorais, ils méprisent un peu, ils considèrent que c'est des collabos.
Alors, ça c'est tout à fait le discours officiel, mais dans la réalité, c'est pas vrai. C'est la même ethnie, c'est le même peuple. Et les dirigeants de Mayotte, pour la plupart, ont des origines comoriennes, qui sont venues à Mayotte depuis l'indépendance, qui ont fait souche et qui se sont installés, qui ont, entre guillemets, peut-être aussi maltraité les Maorais. ou les considérer comme des gens qui... — En tout cas, c'est un vrai sujet.
Moi, ce que je pense qu'il faudrait faire, c'est prendre langue avec le président des Comores et lui dire « Attendez, nous, la France, on a des responsabilités sur les Comores. On veut bien vous aider à développer le tourisme, un hôpital, une maternité, des choses comme ça. » Mais en échange, il n'y a plus... C'est facile pour eux de surveiller. Il suffit que sur les plages d'Anjouan, il n'y ait plus les moteurs qui arrivent payés par les minières du Qatar. Et puis c'est terminé. Parce que sinon, ça va exploser, cette histoire.
J'avais été contacté pour être le conseiller du président Mohamed Bakar. Vous savez que c'est un système où les présidents se tournent sur les trois îles. C'est un peu comme la
Suisse.
Peut-être un peu. Et malheureusement, il était obligé de fuir Mohamed Bakar, qui était un très bon président en jouant. Et quand je dis que c'est le même peuple, c'est le même peuple, les Comoriens et les Mahorais, sauf un petit peu du sud de Mayotte, où là c'est un peu plus malgache. C'est pas la même langue d'ailleurs. Comme le disait Senghor, pour connaître, il faut faire l'histoire du peuple. Il faut faire l'histoire. Mais maintenant, on est dans la réalité. Maintenant, il faut prendre des décisions. Et qui est capable de prendre des décisions ?
Les décisions, il faut d'abord rétablir l'autorité de l'État. Il faut déjà qu'à la tête de l'État, il
y ait un grand ministère, justement, de toute manière. Pas des délégués. Et puis pas des gens qui
n'y connaissent rien.
Il y en a eu neuf. Il y en a eu neuf de la mandature de Macron.
Et puis les gens, on leur donne ça comme un os à ronger. Quand il y a neuf
ministres nommés, ça veut dire qu'on nous prend pour du cac à chien. Donc maintenant, il faut un vrai ministère avec un vrai ministre d'État. Quelqu'un originaire
de l'outre-mer. Ah oui,
on fait ça, il nous oublie. Il pense qu'on est des incapables. Mais il se trompe, hein. On ne m'en dit pas non plus, on m'en dit rien non plus. De toute façon, il
n'y a pas que l'outre-mer qui est maltraité, c'est la France entière qui s'effondre. Vous avez vu ce qui se passe en termes financiers. Moi, je pense
que la France est devenue un champ de ruines. Absolument. La première chose, c'est redresser,
comme avait dit De Gaulle, l'autorité de l'État.
Il ne marquera pas l'histoire, le président que nous avons. Non, ça ne sera rien. C'est à cause de lui que la France est devenue comme ça, endettée jusqu'au cou, et continue à faire le bon, à donner de l'argent un peu partout, à distribuer les patates, quand on est patates chaudes. Non, ça suffit. En tout cas, merci, je ne veux pas vous apporter plus de temps, mais je sais que vous avez une bonne vision dans l'autre Amérique. Vous avez beaucoup de chance, parce qu'en principe, je ne fais pas d'interview avec les gens politiques. Je
voudrais ajouter, si vous me le permettez, c'est qu'il faut lutter contre la méconnaissance. Et moi, ce que j'ai dans mon programme, c'est que sur les chaînes de télévision publique, À chaque truc, à chaque journal télévisé ou à la météo, systématiquement, ça se termine par des nouvelles de l'outre-mer. Je vais vous dire, oui. Parce qu'actuellement, il n'en est jamais question. En revanche, tous les souhaits et les informations vont dans les États-Unis. On s'en fiche de la météo. De
toute façon, c'est ça que je dis. On s'en fiche. Ils ne sont pas si fait beaux là-bas. Là, ils parlent de l'outre-mer uniquement qu'il y a une catastrophe. Moi, ça me gonfle. Exactement. Il y a n'importe quelle chose néfaste qui se passe d'outre-mer. Ils ont la gorge chaude. Mais pour parler des choses qui nous intéressent vraiment, ils sont... pas là et ces gens-là ne m'intéressent pas. Et la
deuxième chose que j'avais prévue dans mon programme, que je remettrai dans le programme, c'est développer des échanges scolaires entre les enfants, depuis là, les écoles, les collèges et les lycées. Par exemple, je ne sais pas que le collège des Abîmes, ils aillent passer un mois et demi à Avignon. Et que des lycéens de Rennes aillent à Nouméa pendant un mois et demi. Seulement, on
a des spécificités. On est français,
mais
chaque territoire a sa culture. Alors je vais vous dire ce qui me fait rire, quand on dit dans un programme scolaire qu'on demande aux enfants de faire un dessert français, bien non, il préfère faire un dessert avec des produits exotiques, par exemple. Si on demande à un enfant de faire une tarte tatin, des pommes, il n'y en a pas chez nous.
On
peut en avoir, mais il n'y en a pas, ça ne pose pas chez nous. On va plutôt faire une tarte tatin à la mangue. Donc on a des langages, il y a des petites choses à mettre au point. Et je trouve qu'au niveau scolaire, on aurait dû adapter justement des concours avec ça. Parce qu'évidemment, on tient. On fait pour tous les collègues et tout ça. On fait ça, la même chose, mais je pense qu'on aurait dû faire un petit pan le programme en disant qu'en Outre-mer, on a des produits différents, donc on fait passer des concours aux enfants avec des produits qu'on trouve du cru. Ça manque ça. Merci. Ah, j'en ai passé à la casserole, mais il n'avait pas roussi. Vous savez, chez nous, quand on passe une viande à la casserole, ça veut dire qu'on roussit. Roussir, c'est brûler un peu. Vous n'avez pas brûlé.
Non, mais j'adore l'outre-mer. Vous ne trouverez pas en défaut, franchement. C'est moi qui vais vous passer à la casserole.
Merci pour votre mobilisation et votre soutien à l'UPR, mouvement de libération nationale porté depuis 20 ans par François Asselineau. Vos dons sont essentiels, votre engagement aussi.
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