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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Laurence Ruffin, Alain Carignan, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté de débattre une nouvelle fois ici au cœur de la rédaction grenobloise du Dauphiné Libéré, à trois jours du deuxième tour des élections municipales. Le débat sera filmé, il sera ensuite visible sur nos réseaux sociaux, notre chaîne YouTube, notre site, et on fera l'analyse dès demain dans notre journal papier. vous demande un échange respectueux, le temps de parole de chacun sera décompté, l'écran qui vous sert de boussole est ici. Pendant près d'une heure, nous allons revenir sur les sujets qui préoccupent les Grenoblois et on va commencer tout de suite par une séquence assez politique. Clément.
on va revenir en arrière sur le premier tour dimanche passé. Alain Carignan vous avez récolté 27,04% des suffrages, tandis que Laurence Ruffin vous avez obtenu 26,33% des voix. Ça veut dire que la moitié des électeurs n'ont voté pour aucune de vos deux listes. Et je précise également qu'il y a eu 60% d'électeurs qui se sont déplacés. Comment vous analysez ces résultats ? Et on commence donc. par vous, Madame Ruffin. Et vous avez deux minutes.
Écoutez, ce qu'on voit, c'est que les grenoblois ont largement voté pour un projet de gauche, à 58%. Qu'à gauche, on était divisés, comme souvent. Donc il y avait sept listes à gauche. Donc ça, c'est largement réparti sur les sept listes. Alors qu'à droite, monsieur Carignan a siphonné la droite, démacroné jusqu'à l'extrême droite. Donc nous, notre responsabilité depuis dimanche, c'est de faire l'union, ce qui d'ailleurs est attendu par une majorité de grenoblois. quoi nous avons travaillé depuis dimanche, faire l'union et nous nous projetons aujourd'hui et nous proposons une liste de deuxième tour qui fait l'union à gauche autour de 14 parties et mouvements autour de la société civile, du monde économique, associatif. C'est comme ça que nous avons composé notre liste et c'est comme ça que nous sommes déterminés à porter un projet parce que nous aimons notre ville, nous sommes fiers de notre ville et nous avons envie que Grenoble reste une ville à gauche, une ville progressiste et une ville écologique.
Monsieur Cargnon, comment vous analysez ces résultats ?
Premier tour, j'analyse comme un désaveu de la majorité sortante, puisque 70% des grenoblois ont voté contre la continuité d'Éric Piolle, ce qui correspond d'ailleurs à peu près au sondage que vous avez vous-même réalisé au Dauphiné. Au deuxième tour, nous appelons ces grenoblois à se manifester pour poursuivre dans le changement, et je voudrais quand même les mettre en garde à ce stade, sur la campagne de haine dont je suis victime, injurieuse et ordurière, avec des tracts dans toutes les boîtes aux lettres, et aussi des tracts anonymes qui sont collés sur les arrêts de bus ces derniers jours. Il y a une violence considérable qui s'exerce contre moi, et je voudrais mettre en garde les grenoblois pour leur expérience. expliquer que ça résulte d'une panique. du camp d'en face, qui est inquiet de perdre le pouvoir et qui utilise toutes les méthodes les plus abjectes pour me salir et salir donc tous les grenoblois qui nous ont fait confiance.
Alors je ne peux vraiment pas laisser dire ça parce que c'est du mensonge complet. Moi je vais dire ce qui se passe depuis le début de la campagne. J'ai une campagne d'intimidation, une campagne de mensonges sur les réseaux sociaux. Je vais citer un fait. Il y a eu des vidéos qui ont été faites sur les réseaux sociaux. Je vais en citer une qui est particulière. particulièrement choquante, mais il y en a plein d'autres, c'est monsieur Mehdi Benfredj, un de vos soutiens, qui a fait une vidéo de moi, dans la rue, agressée par deux hommes, mise par terre, et c'est ça les vidéos, c'est tous les jours comme ça, tous les jours comme ça sur les réseaux sociaux. Donc nos équipes ont décidé de cumuler tous ces mensonges, toutes ces haines sur ma vie, sur ma famille, sur mon entourage, pour dire que stop, on ne veut pas de ces méthodes de voyous dans notre ville, on veut arriver avec des faits. D'ailleurs aujourd'hui, moi je suis arrivé avec un dossier, parce que... J'en ai marre des moments où on échange et où on me dit que ce sont des mensonges. Donc je suis arrivée avec un dossier sur chacun des faits dont on va parler aujourd'hui. Et j'espère que M. Carignan fera la même chose.
Pardon, mais aujourd'hui, il y a des faits. Il y a dans les boîtes relètes des tracts injurieux, il y a sur les arrêts de bus, tous les grenoblois qui se promènent et qui peuvent le contrôler, des tracts anonymes qui sont non signés, qui sont collés. Contre moi, avec des propos orduriers, ça ce sont des faits. Que sur internet, les uns et les autres, nous soyons très attaqués. C'est pas moi qui vais dire que je ne le suis pas. Mais cela, c'est pas possible. Là, ça n'a rien à voir. C'est une campagne organisée de diffamation et d'injure et de disqualification qui est considérable, d'une très grande ampleur. Et qui démontre que le pouvoir sortant est aux abois et veut utiliser toutes les méthodes pour empêcher. le débat qui doit avoir lieu. Moi, je mets en garde les grenoblois, je leur dis, nous ne répliquerons pas, ne répliquerons pas à ces tracts orduriers qui sont actuellement distribués dans toutes les boîtes aux lettres et sur les arrêts de bus, mais nous les mettons en garde, nous leur disons, ne vous laissez pas abuser par cette campagne que je connais bien, dont j'ai l'habitude et qui est conduite et qui montre d'ailleurs que la violence qu'Éric Piolle avait organisée au sein du conseil municipal va s'aggraver avec Laurence Ruffin et LFI. Parce que je pense qu'il y a aussi la marque et les filles.
Madame Ruffin, on va vous laisser 30 secondes pour répondre et après on va passer à la question suivante.
Écoutez, c'est complètement inadmissible. D'abord, des tracts et des campagnes d'affichage, je le regrette. Moi aussi, tous les jours, j'ai des tracts et des affichages dans la rue qui me concernent. Et effectivement, ce n'est pas acceptable d'avoir ce type de campagne. Maintenant, ce qui se passe aujourd'hui, entre nous et vous, n'a rien à voir. Moi, je suis subie sur votre blog des mensonges quotidiens. Je suis subie sur les réseaux sociaux, des montages en IA. Oh, d'une violence ! Mais monsieur Carignan, d'une violence inadmissible ! C'est de l'intimidation. Mais je n'ai pas peur. Notre équipe, je n'ai pas peur. Dès le début, on m'a dit qu'il y avait une volonté de me faire arrêter. Mais je vais me battre. Je vais me battre parce que je considère que nous devons faire de la politique. Moi, je pense que ce ne sont pas des méthodes que nous pouvons accepter dans la démocratie et dans la République. Je n'accepte pas vos
méthodes, madame. La violence, nous l'avons subie par Éric Piolle pendant six ans. Nous la subissons maintenant avec LFI. Tu avais tous les deux eu le temps d'échanger sur le... Je peux vous dire que nous ne la supporterons pas.
Je vais vous citer quelque chose quand même, qui est le directeur de communication, l'ancien directeur de communication de M. Carignan, qui écrit « La rumeur publique est le meilleur allié ou le pire adversaire d'un homme politique. 10-15 personnes suffisent à propager une rumeur. Vous n'avez pas à prouver ce qui est dit. La rumeur calomnieuse n'est pas attaquable en justice. » Je pense qu'on a tout dit sur... Ce n'est pas du tout une
justification de la rumeur, c'est au contraire montrer le danger de la rumeur. Et moi, je ne pratique jamais cela. Madame, je me bats sur mon programme. Les attaques violentes dont je suis victime aujourd'hui, les injures que vous-même, d'ailleurs, vous avez reproduits, vous-même, vous-même, si, si, dans les débats, vous les avez faits, vous êtes sans arrêt un abject dans la méthode que vous organisez. Je donne de l'information parce que vous faites de la désinformation et des fake news. C'est pour empêcher le débat. Moi, j'essaye de donner des informations au Grenoble. Vous avez la même méthode qu'Éric Piolle. Éric Piolle, pendant six ans, a voulu empêcher le débat
et vous, vous voulez l'empêcher également. On va passer aux questions. Deux programmes. On va revenir sur la situation aussi. Comme on l'a fait pour le premier tour. On l'avait fait aussi pour le premier tour. Vous regarderez ces vidéos et les blocs. Et vous regarderez
les arrêts de bus et les tracts.
Alors, on va parler justement de ce deuxième tour en vous demandant qu'est-ce que vous avez fait, qu'est-ce que vous faites pour convaincre ces indécis ? Comment vous allez les voir ? Et on ne revient pas sur les polémiques concrètement. Qu'est-ce que vous faites ? Hier, vous aviez tous les deux un meeting. Alain Carignan, c'est vous qui commencez.
Écoutez, nous nous expliquons évidemment qu'il y a un besoin de changement. La ville a besoin de retrouver la sécurité, la propreté et l'attractivité. Tous ces éléments qui lui manquent. Et on a aujourd'hui une coalition. complètement folle entre Laurence Ruffin et Alain Brunon, avec Alain Brunon qui explique que l'accord tel qu'il a été défini laissera très peu de marge de manœuvre à Mme Ruffin. On
y reviendra sur cet aspect tout à l'heure. Oui,
on y reviendra. Vous me dites, qu'est-ce qu'on va dire aux grenoblois ? On va leur dire, si vous choisissez ce type de coalition, c'est une ville paralysée, c'est une ville chaotique. On va avoir, pardon, mais... Excusez-moi du mot, mais il avait beaucoup été utilisé pour l'Assemblée nationale, une bordélisation du conseil municipal, avec des élus à Boyer qui vont être là dans un conseil et empêcher toute décision, tout d'ailleurs véritable débat. Donc pour Grenoble, dans les difficultés que la ville rencontre, élire une telle coalition, c'est choisir la paralysie. On avait d'ailleurs un peu vécu ça à la métropole, avec ces différentes gauches qui s'affrontaient et qui ont paralysé le développement du territoire.
Je vois qu'il n'y a aucune proposition. J'en suis ravie. J'entends que votre campagne, c'est de faire campagne contre nous, mais c'est comme ça depuis le début. Alors nous, en fait, ce qu'on fait, c'est qu'on s'est lancé dans une grande campagne. Hier, on a fait un grand meeting où il y avait plus de 1000 personnes, avec un grand rassemblement des partis politiques, puisqu'on en a 14 qui nous soutiennent, mais aussi de la société civile, parce que je crois qu'il y a une grosse mobilisation aujourd'hui, des musiciens, d'artistes, de personnalités politiques, qui ont envie que Grenoble reste une ville progressiste, une ville écologique, une ville à gauche. Je crois que moi, Moi, je suis très fière de ma ville. Je vais vous dire, quand je parle de Grenoble, j'ai envie qu'on en parle bien. Je n'ai pas envie qu'on parle sans cesse des difficultés qui entrent dans la ville, même si je suis préoccupée. pour avoir l'amélioration des conditions de vie dans la ville, et je souhaite vraiment porter cela. Maintenant, pourquoi je me suis engagée à Grenoble aujourd'hui ? Je me suis engagée parce que je suis une grenobloise, j'ai choisi cette ville, j'étais dans le monde économique, j'ai porté un projet qui se porte très bien, puisque Alma est une structure qui est classée parmi les 6% des entreprises les plus solides, une entreprise dans laquelle les gens vont bien. Je me suis engagée dans le monde associatif à Grenoble, dans le monde coopératif, et je me suis dit que j'avais envie que cette ville continue à rayonner, à briller, à faire en sorte qu'on vive bien dans cette ville, et c'est comme ça que je m'engage. Donc depuis dimanche, nous sommes à la fois très fortement sur le terrain, en porte à porte tous les soirs, en discussion avec les habitants et les habitantes, en mobilisation des réseaux associatifs, économiques, avec un très grand nombre de soutiens qui nous disent qu'on ne peut pas faire un retour vers le passé et qui ont envie de porter un projet vers l'avenir, un projet de coopération, de protection, d'audace que nous portons. Donc nous sommes en mobilisation très large autour de la gauche, mais pas que. Et c'est ça qui est intéressant, c'est-à-dire que moi je m'adresse à tous les grenoblois et grenoblois. en disant en fait c'est un projet de bien vivre dans votre ville aujourd'hui et demain que nous portons c'est un projet pour ne pas repartir dans le passé et on voit qu'il ya une très forte mobilisation aujourd'hui
Après le premier tour, on l'a vu très clairement sur la carte de vote des bureaux, il y a une fracture assez nette dans la ville. C'est-à-dire que le sud est plutôt en votre faveur, monsieur Carignan. Le nord pour vous, madame Ruffin. Est-ce qu'on peut réconcilier et dire oui à Grenoble dans ces conditions ? Vous avez là aussi deux minutes pour répondre. C'est à vous, madame Ruffin.
pense que ce que nous devons porter, c'est un projet pour tous les grenoblois et grenobloises. Un projet à la fois qui s'intéresse à la question du logement, du transport, de la santé, de la sécurité, du cadre de vie, du commerce de proximité. Et on doit tout autant s'adresser aux plus jeunes comme aux aînés, aux quartiers du centre comme aux quartiers... plus périphériques ou du sud. Et ça, c'est le projet que nous avons envie de porter. Et dans ce cadre-là, le fait d'avoir une alliance large de la gauche, parce que quand vous regardez et quand vous faites l'union à gauche, on voit bien que dans les quartiers suds comme dans les quartiers nord, nous redevenons très largement majoritaires. Et c'est aussi ça le projet que nous devons porter demain, avoir une attention. au quartier populaire, à la fois en allant discuter avec les personnes et en prenant en compte leur avis, mais aussi en faisant en sorte, par exemple, qu'il y ait de la santé qui soit accessible dans les quartiers, qu'on travaille particulièrement sur le périscolaire, sur les associations sportives, les associations culturelles, pour faire en sorte que la vie se passe partout dans la ville. Est-ce que ça vous a étonné, Madame Ruffin, ce... Non, ça ne m'a pas étonnée. Mais je crois que c'est un travail de longue haleine. C'est-à-dire que notre alliance va nous permettre finalement d'équilibrer nos résultats au deuxième tour. Mais dans la durée, il nous faudra travailler pour faire en sorte que globalement, parce que globalement, il y a quand même une très forte abstention dans un certain nombre de quartiers, au-delà des résultats. Donc je pense que notre responsabilité, c'est aussi d'aller réintéresser les habitants de tous les quartiers. C'est aussi pour ça qu'on a fait des matchs de fou dans les quartiers, qu'on a fait la BD. qui permet aussi de s'adresser à des jeunes, parce que Grenoble est une ville jeune avec 60 000 étudiants, s'adresser à des personnes qui ne s'intéressent pas à la politique et se dire demain, on devra trouver des moyens de discuter, de faire émerger les préoccupations d'autres manières pour faire en sorte que la ville se fasse tous ensemble et pas avec certaines personnes qui se sentent ébloignées de la politique.
Merci.
Monsieur
Caragnon, comment est-ce que vous vous analysez cette répartition des votes ?
avez prononcé le mot réconcilier Grenoble, c'est l'objectif de notre liste. Il y a deux métropoles, une qui gagne et une qui perd. Une qui est oubliée, qui a été ghettoisée par des politiques du logement catastrophiques, avec une paupérisation considérable, et des populations très en difficulté ont fait vivre à des familles modestes des situations que ni Laurence Ruffin ni moi ne supporterions. Et ça, c'est une politique municipale qui a été conduite, avec l'abandon, vous le savez, fermeture des MJC, Prémol, théâtre, plateau, municipal. municipalisation de l'accordé. Dans tous ces quartiers, ça a été l'abandon complet, le mépris qui a caractérisé la politique dite de gauche. Et c'est la raison pour laquelle il y a eu une réaction des populations. Quand Laurence Ruffin dit en intégrant LFI, nous intégrons ces personnes, mais LFI c'est un groupe d'opposition, donc on n'intègre rien du tout et on ne résout absolument pas ces problématiques. Nous, nous avons un plan, un plan de... prévention tout à fait développée. Nous voulons que pas un jeune de moins de 18 ans ne bénéficie pas d'une activité hors temps scolaire qui soit organisée entre la ville. et des associations. Nous voulons ensuite, au-delà de 18 ans, mettre une organisation qui nous permette de donner, de faire des passerelles avec la métropole qui réussit, et j'ai réuni toutes les entreprises pour le faire, pour qu'elles soient ensuite là demain, pour aider ces jeunes à trouver des portes de sortie, en parallèle bien sûr au rétablissement de la sécurité dans les quartiers, car il y a une demande considérable de sécurité, ils demandent des caméras de vidéoprotection, ils demandent une police qui puisse sortir et venir chez eux. y compris le soir et la nuit, évidemment, ce qui signifie qu'elles puissent se défendre. Donc c'est cet ensemble-là, qui est très cohérent, très complet, qui va nous permettre de répondre à ces populations, qui d'ailleurs, pour la plupart d'entre elles, qui ont voté pour Alain Brunon... contre la municipalité sortante, puisqu'il a fait campagne contre la municipalité sortante, en disant que Laurence Ruffin, c'était la prolongation du mépris de la politique municipale. Donc ces populations qui ont voté en croyant voter contre, elles sont lucides. Elles ont compris qu'elles étaient trahies. Et donc je pense qu'elles vont continuer à voter pour un changement.
Merci. On va justement parler des alliances maintenant. Monsieur Carillon, vous aviez trouvé un accord avec Renaissance et Modem avant le premier tour. Le candidat du RN, Valentin Gabriac, vous avez fait de lourds appels du pied au débat du premier tour qui s'est détenu ici. Vous n'avez pas répondu à ces appels
savez, moi, depuis le départ, je te sens. 40 engagements pour Grenoble. Nous avons travaillé depuis deux ans dans des groupes en recevant tous les acteurs de la ville, les acteurs culturels, les acteurs sociaux, les acteurs économiques. Nous avons élaboré ce projet d'une façon qui a été vraiment un dialogue citoyen énorme et qui répond aux aspirations de la ville. Nous l'avons construit ensuite une liste extrêmement diversifiée avec des personnalités très différentes. Beaucoup d'acteurs associatifs, de présidents du nom de quartier, d'acteurs du secteur de la solidarité. du social, de tous les niveaux qui se sont engagés. Et donc, je n'ai jamais triché. J'ai toujours dit que ma liste serait la même au premier et au second tour. Je n'ai pas trahi mes valeurs, moi. Je n'ai pas changé. J'ai défendu la même chose et nous défendons la même chose aujourd'hui. Et moi, simplement, je dis aux grenoblois qui ont manifesté leur volonté de changement en ne votant pas, en désavouant quand même la majorité sortante, une majorité sortante qui n'a pas osé défendre son bilan. Une majorité sortante qui a caché le maire sortant la plupart du temps. Et donc, je dis à ces grenoblois-là, comment pourriez-vous retenir confiance au même en pire ? Parce que là, nous aurions 13 LFI au conseil municipal qui feraient de l'opposition permanente, ce qui serait une situation impossible pour le maire. Il n'y aurait pas de maire.
-ce que vous appelez les électeurs du RN à voter pour vous ce dimanche ? J'appelle
tous les électeurs du premier tour, ceux qui ont voté pour Alain Brunon, ceux qui ont voté pour M. Gabriel, ceux qui ont voté pour M. Gerbi, ceux qui ont voté pour Romain Gentil, tous les électeurs qui veulent un vrai dialogue. qui veulent qu'on les respecte tous, qui ne veulent pas de cette violence politique qu'on a vécue pendant six ans, qui a consisté à exclure tout ce qu'ils ne pensent pas comme la majorité municipale, qui est en train de reproduire Laurence Ruffin en injuriant, en fond, ceux qui ne votent pas pour eux. Moi, je ne veux pas. Donc moi, je ne le veux pas. Je pense que le travail du maire, c'est la médiation, la coordination et la cohésion de la ville.
Merci. On va rester sur les alliances. Le candidat de divers centres, Hervé Jarby, n'a pour l'instant pas donné de consigne de vote. Son parti, en revanche, Horizon, parti qui le soutient, a lui appelé hier à réaffirmer son souhait d'alternance à Grenoble face au risque que représente la candidature de Laurence Truffin et de ses nouveaux colissiers de LFI. Est-ce que vous, M. Carignan, demandez à M. Gerbi de se prononcer en votre faveur ?
Non, je ne demande vraiment rien à personne. Je ne m'adresse vraiment pas du tout. Je ne suis pas pour les combinaisons d'appareils du type de ce qu'a fait Laurence Trufflin. Je ne pense pas que ça corresponde à la politique moderne. Ça ne paraît pas très moderne, ce système d'intégrer un groupe qui va être dans l'opposition et qui va vous combattre pour pouvoir être élu. Ce n'est pas des pratiques tellement... Pardon, mais exemplaire. Et donc, moi, je souhaite vraiment, je dis aux hommes, chacun se décide en conscience, mais moi, je m'adresse aux grenoblois et c'est eux que j'appelle à voter pour le changement.
on va justement rester dans ces alliances en venant vers vous. Vous êtes allié avec un accord technique, c'est comme ça que vous l'appelez, avec LFI. Donc déjà vous n'avez quand même pas épargné, on l'a vu ici pendant la campagne, il avait eu aussi des mots très durs envers certains de vos codistiers. Il a même dit hier en conférence de presse que cet accord vous laisserait très peu de marge de manœuvre, vous l'avez évoqué. Il veut même avoir un groupe autonome au conseil municipal. Comment, avec tout ça, vous allez pouvoir gouverner cette ville ?
Écoutez, c'est très simple. D'abord, moi, j'ai toujours porté l'union, contrairement à ce que vous dites. Toujours. C'est-à-dire, vous m'avez toujours entendu dire que je voulais porter l'union de la gauche des écologistes et des citoyens. Et d'ailleurs, nous avions commencé avec une union large. Ce que nous portons aujourd'hui, c'est 14... Parti et mouvement de gauche, des mouvements très diversifiés que nous rassemblons, la gauche humaniste, la gauche progressiste, la gauche écologiste. qui fait l'unité de ce qui porte nos valeurs à Grenoble, et c'est ce que nous avons voulu rassembler. Aujourd'hui, c'est une liste qui est composée pour partie de personnes engagées dans ces parties, et pour moitié des personnes engagées dans la société civile, dans le monde associatif, dans le monde culturel, dans le monde sanitaire. Moi-même, je ne suis pas issue de l'ancienne majorité, donc vous voulez me faire porter un bilan qui n'est pas le mien. bien si, l'équipe actuelle. Aujourd'hui, moi, je suis à la fois très fière de m'inscrire dans cette histoire de Grenoble, une histoire démocratique et écologique, et en même temps, je suis issue de la société civile et je porte un nouveau projet pour Grenoble, et je crois que c'est ce qui est attendu aujourd'hui, un projet qui soit à la fois très fort sur ses valeurs, très fort sur des valeurs de féminisme, d'antiracisme, de lutte contre les discriminations, d'humanisme, et en même temps, une attention au quotidien à bien faire les choses, et ce que j'ai toujours fait dans ma vie professionnelle. et ma vie associative.
Mais quand Alain de Brunon dit que vous aurez peu de marge de manœuvre, c'est quand même... Fort, comment vous le prenez, vous ?
Je considère qu'aujourd'hui, la majorité, nous, Oui Grenoble, avons la majorité dans le futur conseil municipal. Donc ça veut dire que le projet qui est proposé, c'est bien le projet de Oui Grenoble, le projet que nous avons, alors on ne va pas faire une bataille de mesures, on a 150 mesures, mais je ne crois pas que ce soit l'objectif de dire, qui a aussi été construit de façon très coopérative, puisque je pense qu'il n'y a que ça que je sais faire. Donc on l'a fait avec les habitantes et habitants, par des multiples entretiens et réunions, pour arriver à ce projet que nous avons. présenté au premier tour et que nous présentons au deuxième tour. Et nous sommes majoritaires. C'était ça l'objectif du rassemblement. C'était de dire, nous, oui, Grenoble, voulons être majoritaires dans la future majorité. En revanche, comme en 2024, dans le cas du nouveau Front populaire, la gauche, face à des moments graves, sait se rassembler. Elle a su se rassembler contre le RN. Aujourd'hui, en 24 heures, nous avons su nous rassembler contre M. Carignan et l'extrême droite à Grenoble. C'est contre cela que nous avons fait. que nous voulons faire barrage et que nous faisons front.
Alors elle a su se rassembler, mais il y a quand même un homme qui a beaucoup fait parler de lui cette semaine, c'est Romain Gentil, candidat d'hiver gauche. Et lui, dès dimanche soir, quand on l'a rencontré, lui faisait des appels du pied. On sait qu'il y a eu des négociations, on sait qu'elles ont échoué. Sa liste représente quasiment 10%, donc ce n'est pas négligeable. Qu'est-ce qui s'est passé exactement avec lui ?
Moi je voulais faire l'union large, donc j'ai ouvert les discussions dimanche avec LFI, avec Place Publique et Ferrar. Les deux étaient d'accord pour avoir une union large, donc je le souligne parce que je trouve que c'est quand même un fait rare en France. Nous avons ouvert les discussions jusqu'à très tard dans la nuit, jusqu'à minuit, une heure du matin le lundi. Nous avions une deadline d'impression et moi j'avais dit à Romain Gentil que nous avions la possibilité d'avoir des places complémentaires, ce qui ne se fait jamais. Quand une liste n'atteint pas les 10%, elle ne peut pas passer au deuxième tour. Et moi j'avais eu le souci de tendre la main parce que je considère que... C'est important de rassembler, de rassembler très largement. Donc j'ai tendu la main en disant qu'il pouvait y avoir des places proposées sur notre liste. Mais comme j'avais le souci de pouvoir gouverner la ville demain, nous souhaitions rester majoritaires. Donc c'est en cela où la discussion n'était pas facile et je n'ai pas eu de réponse à mon message, à mon dernier message en disant nous avons une deadline, voici la proposition. Ça ne s'est pas fait, je le regrette. Mais maintenant l'idée c'est de dire à tous les électeurs que nous avons des ressemblances programmatiques, que nous bien sûr... nous avons des valeurs communes à gauche et que je parle à l'ensemble des électeurs de gauche, mais pas que d'ailleurs, plus largement aux grenoblois et grenobloises.
Et à combien de places vous étiez prêt à monter pour l
'intégrer ? Trois places, nous avions proposé trois places. Puisque l'idée c'était de dire, en fait il y a une possibilité d'une union, mais pour une liste qui n'a pas passé les 10%, donc je le souligne à nouveau, c'est quand même quelque chose qui, usuellement, ne se fait pas. Peut-être que je peux expliquer le pourquoi on a fait alliance. Allez-y, vous avez
du temps de retard. Pourquoi
on a fait front ? Ce sont des faits dont je vais parler. Pourquoi on a fait front ? Il y a eu plusieurs raisons. D'abord, parce que nous ne souhaitions pas d'un mouvement qui était trop proche de l'extrême droite au pouvoir à Grenoble. Pourquoi je dis ça ? Parce que vous avez fait venir M. Zemmour lors de vos meetings, parce que vous avez posé à côté de M. Pérez. Attendez, je peux parler ?
Parce que
M. Pérez était à côté de vous, parce que vous avez voulu rentrer... Le député RN, parce que vous le rentrez dans le journal Minute, dans le capital du journal Minute, qui est quand même un journal d'extrême droite. Mais non, je n'arrête pas. Parce que vous nous êtes exprimés dans Le Monde. Mais ce n'est pas une fake. J'ai préparé les informations pour vous les donner si vous le souhaitez. Vous vous êtes exprimés dans Le Monde avec des propos racistes contre les Roms et les Albanais. Oui, nous considérons que nous ne voulons pas d'une majorité qui soit trop proche de l'extrême droite. Donc ça, c'est la première raison. Deuxième raison, nous ne souhaitons pas un homme qui est l'homme qui a fait le plus de prison en France, l'homme politique qui a fait le plus de prison en France, qui représente Grenoble. Monsieur Carignan a été condamné pour corruption à but de biens sociaux. Il s'est enrichi personnellement au détriment des grenoblois. Eh bien écoutez, je vais jusqu'au bout, j'ai aussi l'effet ici. C 'est
faux.
On vous laisse encore 15 secondes après, il faut qu'on avance. Je finirai plus tard. En tout cas, il y a plusieurs raisons qui ont fait front contre un projet que nous ne voulions pas voir revenir à Grenoble.
Oui, je vous laisse répondre. Je vais dire quelques mots sur les faits que c'est la méthode Avrier qui est connue, c'est le déroulement d'attaques violentes. Mais je ne vais en prendre qu'une, c'est sur le racisme. Parce que ça m'affecte beaucoup. J'ai été maire 12 ans. n'y a aucune personne que vous puissiez avoir trouvé
qui
se lève dans Grenoble et qui dit j'ai été victime de discrimination ou de racisme dans la ville pendant qu'Alain Carignan était maire. Parce que si vous l'aviez trouvé, il y a bien longtemps que vous l'auriez monté sur les traiteaux. Et la deuxième chose sur les Roms, j'ai cité effectivement les Roms contre eux, que je ne stigmatise aucunement. Pourquoi ? Parce que 50 places des géants. Depuis trois ans, des Roms occupent, squattent tous les raies de chaussée. Et que les habitants, madame Ruffin, vivent dans des conditions intolérables. Appelez monsieur Rachid Ben Shmeta. Demandez aux Camerounais qui veulent partir de là. La vie qu'ils vivent. J'ai vu chacun de ces habitants et j'ai vu chacun de ces Roms. Vous vivez dans le confort. Je vis. dans le confort. La différence entre vous et moi, c'est que moi, je ne veux pas faire vivre aux autres ce que je ne vis pas moi-même. Et cette situation-là, Madame Ruffin, ce n'est pas du racisme. D'ailleurs, depuis dix ans, je demandais que le camp de Rome de la rue Diderot soit évacué. Éric Piolle répondait ce que vous me dites, racisme, stigmatisation. Une semaine avant le premier tour, il a évacué ce camp. qui était un camp qui développait la prostitution. Madame Ruffin, ce que vous voulez faire vivre aux Grenoblois,
ils
ne veulent plus le vivre. Je
pense que vous mélangez le fait que... Évidemment, on ne peut pas supporter quelque chose d'intolérable dans la vie des gens et le fait de tenir des propos racistes dans minutes. Vous avez voulu rentrer dans le capital de minutes
? Qu'est-ce que vous racontez madame ? Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire
? Est-ce que vous permettez du coup que je vous donne ensuite les informations ? Allons-y très rapidement s'il vous plaît, qu'on ait
le temps de balayer les autres sujets après. C'est un journal qui
tient des propos racistes, mais je vous les donnerai après, comme ça vous pourrez voir.
Les quartiers qui votent pour moi, ils ont un démenti à ce que vous dites. C'est justement
pour ça que je trouve important de partager de l'information sur ce plateau. Non, c'est de l'information. Le monde, je pense que tout le monde l'a vu. Je vous encourage aussi à lire le journal du Conseil municipal qui a tenu des propos antisémites quand vous étiez maire. Je dis ça parce qu'en fait, vous avez l'air de demander des faits. J'ai trouvé des faits. Sur votre liste, d'ailleurs, en 43ème, j'ai vu qu'il y avait le représentant départemental de notre nation. Voilà, en fait, des faits. Tout ça est ridicule, madame. C'est une manière de prouver votre propriété à l'extrême
droite. Votre antiracible de façade est ridicule parce que ce sont les grenoblois qui en sont victimes.
Allez, on va passer au sujet suivant. Alors, pour poursuivre, on vous a préparé quelques vidéos. Ce sont vos anciens adversaires du premier tour, on en a gardé quatre, qui ont des questions à vous poser. On va commencer avec Thomas Simon, le candidat du Grenoble-Alpes collectif, qui a obtenu lors du premier tour un peu moins de 5%. Madame Ruffin, c'est à vous qu'il adresse une question.
Laurence Ruffin, face à ce projet de démantèlement du service public de M. Carignon, qu'est-ce que vous en pensez ? Et vous, à l'inverse, qu'est-ce que vous allez faire pour protéger les services publics à Grenoble ?
J'ai vu que vous aviez un projet d'austérité que je partage et sur ce sujet-là... Nous souhaitons très fortement renforcer les services publics parce que nous pensons que c'est aussi une manière de mettre de l'égalité dans la ville. Donc les services publics, elles sont au sens large. D'abord, je vais parler de l'école puisque ça sera notre premier budget. L'école est le périscolaire. On considère que c'est là où on fait la différence dans l'accompagnement des jeunes, dans le fait qu'il n'y ait pas de décrochage, dans le fait que l'éducation, ça reste un élément majeur dans la société. C'est aussi la question des transports et notamment des transports publics. Nous y reviendrons, je pense, mais que nous soutenons fortement. C'est la question aussi de la sécurité. en mettant en place de la police de quartier pour avoir une attention à chacun des quartiers de la ville et pour bien vivre dans sa ville. C'est avoir une attention à la santé, notamment en ce moment, on a la lutte pour que le GHM, la MUT, notre MUT, à laquelle on tient tant, reste une structure ESPIC, donc publique, au service de la santé des grenoblois et grenobloises. Donc le cœur de notre projet, d'ailleurs, Lucie Casté a témoigné sur le fait que, qui est la grande défenseure des services publics en France, a témoigné sur le fait que notre programme... s'inscrivaient pleinement dans le renforcement et la défense des services publics à Grenoble.
Merci. On va passer à la deuxième question. Elle est pour vous, cette fois, M. Carignan. C'est Hervé Gerbi.
La question à Alain Carignan. Faire des compromis est une nécessité. Quand est-ce que cela devient une trahison ?
La trahison, c'est quand on trahit ses valeurs. Je considère moi que l'alliance LFI-Vert, c'est une trahison de valeurs pour Laurence Ruffin et c'est une trahison des électeurs pour Alain Brunon. Moi, pour ma part, je suis prêt à tous les compromis qui permettent d'avancer sur les sujets grenoblois. Un compromis... qui paralyserait la fonction de maire, comme Laurence Ruffin, je ne le ferai jamais. Parce que je considère que cette fonction doit être remplie dans toute sa plénitude, qu'on doit pouvoir agir avec son conseil municipal, et qu'on doit pouvoir répondre aux préoccupations des grenoblois. Donc oui, au dialogue, au compromis, j'en ai témoigné dans les fonctions que j'ai exercées, tous ceux qui ont travaillé avec moi le savent, et donc là-dessus, je suis tout à fait disponible.
on passe à vous, avec Valentin Cabriac, l'ex-candidat du Rassemblement National. Je rappelle qu'il avait récolté 5,20% des suffrages.
Ma question s'adresse à Laurence Ruffin, la désormais candidate de Jean-Luc Mélenchon. Vous proposez de recruter 50 policiers municipaux, sans en donner le détail. Vous proposez de créer une brigade de l'environnement et une brigade des logements vacants. A quoi vont servir ces 50 policiers municipaux ? A gérer les plantes vertes ?
Nous souhaitons renforcer la police municipale pour avoir une présence très forte sur le quartier. Donc une police pour remplacer la police de proximité que M. Sarkozy, l'ami de M. Carillon a supprimé. Et c'est quand même lui qui l'a supprimé.
Et donc
la police de proximité, la police de quartier, ça serait une police qui est très fortement en lien avec les habitants et les habitantes, à pied ou à vélo, pour créer de la confiance et remonter de l'information à la police nationale. Donc c'est un petit peu ce qui est fait. fait aujourd'hui au village olympique et qui porte vraiment ses fruits et dont notre idée c'est de le mettre en place à Saint-Bruno, à l'Alma et dans les autres quartiers de la ville de telle manière à améliorer la sécurité en proximité.
rebondir, vous avez aussi une brigade des logements vacants, comment
ça s'organise ? Ah oui, c'est tout à fait autre chose. J'ai oublié de dire qu'on mettait en place une brigade de nuit avec la police municipale. Sur la question de la brigade des logements vacants, ce n'est pas du tout le même registre, puisque l'idée c'est plutôt de dire qu'on a aujourd'hui des grenoblois et grenobloises qui dorment dehors, je pense notamment, mais pas que, puisque aux livreurs à vélo dont un certain nombre continuent à loger à la métropole, mais aussi à ces familles qui sont loguées. dans les écoles, à toutes ces personnes qui finalement n'ont pas de toit alors qu'il y a des logements vides à Grenoble ou des bâtiments vides. Donc le travail que nous souhaitons réaliser c'est de mettre en place une brigade qui identifiera les bâtiments et les logements vides puisqu'aujourd'hui on a une question d'identification qui est nécessaire pour ensuite travailler avec les propriétaires ou travailler avec l'administration si c'est un bien public. pour mettre ces locaux à disposition des personnes qui sont aujourd'hui sans abri. Et je pense que pour tout le monde, ça nous paraît impensable de savoir qu'il y a des logements vides et en même temps de voir qu'il y a des personnes qui dorment dans la rue. Donc je crois qu'on est très attendus sur ce sujet.
Merci. On termine donc avec Romain Gentil. Je rappelle qu'il avait récolté 9,99% des voix. Et donc c'est pour vous Alain Carignan.
Alain Carignan, on vous a vu proche de plusieurs personnalités d'extrême droite. Éric Zemmour, Thierry Pérez, Valentin Gabriac. Quel est aujourd'hui votre positionnement vis-à-vis du Rassemblement National
Oui, écoutez, d'abord je dois dire que M. Jean-Luc Mélenchon était beaucoup plus proche d'Éric Zemmour que moi. Il assistait à son anniversaire, etc. Quand Éric Zemmour était journaliste au Figaro, nous le fréquentions tous, tout le monde le connaissait, mais je n'étais pas aussi proche que Jean-Luc Mélenchon. Ensuite, mes valeurs n'ont jamais changé. J'ai proposé... au Grenoblois un projet. Ce projet, les électeurs du Rassemblement National qui sont au Grenoblois, je les appelle à le voter. comme les électeurs de LFI d'Alain Brunon et comme les électeurs de Romain Gentil. Je leur demande de le partager. Je considère tous ces électeurs comme des grenoblois à part entière. Je ne méprise personne et je ne vais aucunement jeter le discrédit sur les grenoblois. qui ne vote pas pour moi. Parce que le rôle d'un maire, c'est de concilier, c'est de rassembler, c'est de regrouper pour faire avancer la ville. Il faut que nous quittions ce champ que nous avons vécu, ce champ de ruines que nous avons vécu avec Eric Piolle.
Donc on va passer à des questions plus thématiques et on a choisi de se concentrer sur chacun une de vos mesures. Je précise qu'on vous interroge sur votre mesure et que vous aurez la possibilité de répondre à votre adversaire après. On commence avec vous, Laurence Truffin. L'une des mesures emblématiques, c'est la baignade dans l'Isère. Tout simplement, comment vous faites concrètement pour la rente baignable ? Combien ça va coûter et comment vous financez ce projet
Alors, je pense qu'un sujet que nous portons fortement, c'est comment on continue à vivre demain dans une ville qui se réchauffe. Demain, pendant un mois et demi par an, il fera plus de 35 degrés. Et on n'a pas envie que ceux qui peuvent se permettre partent à la montagne et les autres doivent vivre en ville. Donc on a un gros plan sur ce sujet, à la fois de réhabilitation des logements, mais aussi de végétalisation de la ville, d'avoir un parc à moins de 5 minutes de chez soi, et effectivement aussi d'avoir une proximité avec l'eau, et en particulier avec nos rivières, parce qu'on sait qu'il y a peu de piscines, on sait que globalement en Europe, les villes s'orientent de plus en plus vers les rivières. Il y a quelques degrés de moins quand on est aux alentours des rivières. Ça permet d'avoir un rafraîchissement naturel. Et c'est déjà ça qu'on porte, c'est de se rapprocher, de se réconcilier avec nos rivières, comme ça se fait dans beaucoup d'autres villes. Donc c'est aménager les rivières pour pouvoir soit tremper les pieds dans l'eau, soit se baigner réellement. Et en fait, c'est un aménagement qui est très simple, quelques centaines de milliers d'euros, donc ce n'est pas un problème de financement. Ce n'est pas du tout comme à Paris, où on a des problèmes de qualité d'eau et d'aménagement. Nous, on sait aujourd'hui que l'ARS, avec les données qu'on a, l'eau est très propre. utilisables facilement. La question, c'est plutôt de sécuriser la baignable, de faire en sorte que quand les grenoblois et grenobloises ont envie de se baigner, naturellement, ils s'informent, un peu comme quand on va à la montagne, en fait, se dire, est-ce que c'est les bonnes conditions pour se baigner ? Et c'est d'identifier potentiellement deux zones de baignable à cette étape. En fait, on considère que les deux zones, par exemple, autour des deux pôles d'Aviron, à l'Île-Verte et à la Presqu'Île, sont des zones qui pourraient être compatibles à un aménagement avec des petits pontons. Et encore une fois, l'idée, c'est d'expérimenter et de voir à l'usage comment on a... Mais c'est vraiment une mesure qui est à la fois de convivialité, de baignade. Monsieur Carillon, vous avez
un petit peu de temps pour répondre à cette proposition.
Non, écoutez, Alain de Mounon a dit ce qu'il en pensait, sur les priorités de Grenoble, évidemment, l'accès à l'eau, personne ne peut être défavorable à cela, mais l'Isère baignable finançait vraiment sérieusement ces 3 millions d'euros. Donc c'est ça le vrai chiffre, d'ailleurs, vous l'aviez vous-même un peu lâché, et donc c'est ça la vérité.
Et
donc c'est ça la vérité, donc ça ne se fera pas, enfin, dans cette formulation-là, il n'y a aucun problème, Mme Ruffin ne bénéficie d'aucun crédit pour ça, on sait que la ville... est exempt. Romain Gentil, qui a témoigné tout à l'heure, a toujours fait des analyses très sérieuses sur le budget de la ville en disant que l'augmentation des dépenses de fonctionnement qui se poursuivaient rendait obligatoire l'asphyxie, c'est-à-dire l'obligation d'impôt. Donc une dépense comme celle-ci, par exemple, elle est exclue. Donc c'est dommage. Par contre, évidemment, on favorise l'accès à l'eau, peut-être aussi du drac sécurisé. Donc ça, c'est possible. Il faut essayer de le faire. Mais aujourd'hui... Dans les urgences de Grenoble, il y a les impôts, il y a la sécurité, il y a la propreté, il y a l'attractivité. Il y a donc des choses beaucoup plus urgentes que ça.
Merci. M. Carignan, vous, vous proposez, si vous êtes élu dimanche, de lancer un audit général, notamment pour fusionner les services de la ville et de la métropole. Selon vous, ça permettrait de gagner 80 millions d'euros par an. Comment est-ce que vous comptez vous y prendre et qu'est-ce que vous allez dire aux agents qui vont être concernés
savez, je l'ai déjà fait comme maire, comme maire dans les 12 années que j'ai été maire. On avait des services dont les grenoblois qui l'ont vécu se souviennent, une propreté de la ville, une police montée, enfin, on avait des services très développés surtout. Mais en 12 ans, avec Pierre Gascon, mon premier agent, on a supprimé 400 postes. parce qu'on a réorganisé les services. Sous Piole, on est passé de 3 000 à 4 000 salariés à la ville, et la métropole compte 2 000 salariés. Donc c'est tout ça pour une efficacité de service que les grenoblois peuvent juger. Donc l'idée, si vous voulez, c'est de regrouper tous les doublons, prenant un seul service, le service de la propreté. Vous avez un service de la propreté de la ville et un service de la métropole. La métropole ramasse les poubelles, la ville ramasse les corbeilles. Je voyais encore des agents. ce matin, en allant à notre débat, qui me parlait, qui me disait « c'est totalement désorganisé ». Donc cette réorganisation permet de l'efficacité, bien sûr, en dialogue avec les services, les fonctionnaires ont heureusement des emplois protégés qui sont sauvegardés. Et sur le temps, on fait ces économies de fonctionnement, on gagne en efficacité. C'est la seule solution. Sinon, c'est obligatoirement l'augmentation d'impôts. Romain Gentil a dit, les 200 postes nouveaux créés par la ville après l'augmentation de 30% d'impôts vont produire l'augmentation d'impôts de 2027.
Madame Ruffin, sur cette fusion des services, qu'est-ce que vous en pensez ?
Alors, moi je pense qu'on doit gagner en efficacité. Après, c'est vrai que ça me fait doucement rigoler de ces leçons sur la gestion, parce que vous évoquez le bilan que vous avez dans votre mandat. Vous avez endetté la ville de 146 millions d'euros, c'est-à-dire 20 fois plus que ce qu'il y a eu comme endettement dans les 12 dernières années. La ville, et c'est la caisse des comptes qui le dit, a mis 30 ans à s'en remettre. Vous avez amené un bailleur social Actis au bord du dépôt de bilan. Et aujourd'hui, vous n'avez plus le droit... Vous avez une interdiction à vie, ça veut dire encore aujourd'hui, une interdiction à vie d'administrer un office de logement. Alors, vous pourrez vérifier ? Je pourrais vous donner des informations ? Très bien. Et l'autre point sur la question fiscale, c'est que pendant le mandat de M. Carignan, en fait, la fiscalité a augmenté. a augmenté de 27%. C'est-à-dire que la gestion était tellement catastrophique qu'à un moment donné, il y a eu une augmentation fiscale. J'ai aussi les informations. De notre côté, ce que nous portons, c'est l'idée d'avoir une gestion attentive. Nous avons fait un projet qui était dans le cadre fiscal actuel, sans augmentation de la fiscalité, avec un budget qui est sobre. Il y a un économiste d'ailleurs qui a fait des analyses de nos différents programmes. Nous avons une attention à avoir une forme de sobriété, à mettre de la proximité, parce que je crois beaucoup que la proximité, c'est ce qui va permettre d'améliorer l'efficacité, par exemple sur la question de la propreté. en place des permanences du quotidien, très en proximité des gens, avec des agents qui sont en proximité. Ça permet à la fois de mieux respecter des agents, parce que moi, je crois beaucoup à la question des agents et de ce qu'ils portent en termes de services publics, et je les respecte beaucoup. Et je pense qu'il faut les mettre le plus possible en proximité des gens pour être valorisés dans leur travail et pour être plus efficaces.
Alors écoutez, sur ces plans-là, sur le plan financier, qui est très important, parce que c'est le capital, donc sous ma mandature, il y a eu zéro augmentation du taux. de taxes pendant 12 ans. Zéro augmentation
de la fiscalité locale. Zéro
augmentation de taxes de taux d'impôt pendant 12 ans et une baisse en 1985 du taux pour absorber la hausse naturelle. Donc, Laurence Ruffin, c'est faux. Ensuite, nous avons réduit les dépenses de personnel dans les frais de fonctionnement pour les descendre en dessous de 50%. Elles sont aujourd'hui à plus de 60%, ce qui rend la ville catastrophique pour ça. Ça, c'est les deux éléments très importants. Ensuite, Laurence Ruffin dit, je le fais, toutes mes mesures que je prends, le lac baignable, le RSA des jeunes, la gratuité des transports, le musée de peinture de la place de Verdun, tout ça, je le fais à fiscalité constante. C'est faux. C'est impossible. Elle le sait. Vous le savez. Vous le savez, puisque vous dites que vous savez compter, vous le savez. Vous savez bien qu'aujourd'hui, la ville, en l'état où elle est, elle doit juste faire face à ce qu'elle a. Et si vous ajoutez, allez, 10, 20, 30, 40, 50 millions de dépenses, il faut les prendre en impôts. Mais les éléments de fiscalité, madame, donnez-les-moi. Attendez, on ne va pas se battre sur un bout. Donnez-moi, parce que moi, je vais vous montrer que c'est faux. Mais donnez-les-moi, je vais vous montrer que c'est faux. Je sais que je n'ai pas bougé les taux pendant 12 ans. Je ne vais pas parler des taux. Alors, vous parlez de
quoi ? Je parle de la... La fiscalité locale. Ce que je vous propose, c'est qu'on le regardera comme la
dernière fois. On fera comme la dernière fois on l'a fait. C'est-à-dire qu'on fera un papier le lendemain pour
analyser les taux de
taxes. J'ai dit la fiscalité. La fiscalité, ça veut dire quoi ? Ça veut
dire quoi la fiscalité ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Qu'est-ce
que ça veut dire la fiscalité ? Donnez-la au grenoblois au débat. Qu'est-ce que ça veut dire la fiscalité ? Qu'est-ce que ça veut dire
? La fiscalité locale, vous étiez à 4137 euros par habitant. Mais qui ? En fait, on ne va pas passer un temps fiscal. Ce qui est intéressant, c'est de voir que ce que vous ne l'aviez pas fait...
Je n'ai pas augmenté les taux des impôts.
Alors, un sujet moins polémique, mais qui vous oppose tout de même, c'est les transports. Puisque vous n'êtes pas d'accord, Laurence Ruffin, vous proposez les transports gratuits le week-end, uniquement le week-end. Vous, monsieur Carignan, proposez les transports gratuits. Ponctuellement, je pense par exemple aux fêtes de fin d'année. Laurence Ruffin, comment vous financez cette gratuité ? Comment vous la mettez en place ?
Alors, nous ce qui nous semble important, c'est à la fois de changer les pratiques, parce qu'aujourd'hui on voit qu'il y a 70% des grenoblois qui se déplacent à pied, à vélo ou en transport en commun, et que ça va dans le bon sens, parce que c'est une manière à la fois d'améliorer le pouvoir d'achat, parce qu'aujourd'hui l'essence ça coûte très cher, c'est plus de 2 euros le litre, donc je pense qu'on a une attention à faire en sorte qu'on puisse passer de voiture et être libre. Les transports en commun y répondent, mais pas que, donc on veut à la fois avoir des transports en commun qui desservent mieux toutes les zones de Grenoble. plus tôt le matin, plus tard le soir, donc un travail sur les fréquences. Aussi un travail sur le week-end, effectivement. Pourquoi le week-end ? Parce que c'est à la fois acceptable financièrement, dans les calculs qu'on a fait aujourd'hui, mais c'est aussi une manière de changer les habitudes dans sa semaine, c'est aussi une manière de faire venir les gens dans le centre-ville, qui est quand même une de nos préoccupations, comment on fait un centre-ville vivant, des commerces de proximité qui fonctionnent, mais aussi permettre d'aller à la montagne pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre. La question, ce n'est pas seulement les transports en commun. Au-delà des transports en commun, c'est de faire en sorte que dans la ville, on circule correctement, à pied. On a un grand plan piéton dans la ville, mais aussi l'aménagement des quais de l'Isère, parce qu'on a des quais magnifiques, qu'on pourrait valoriser. C'est aussi la végétalisation et l'ombrage, de telle manière à ce que l'été, ça reste agréable. Et aussi un plan vélo, puisqu'on est fiers d'être la première ville du vélo en France, donc avec un plan vélo pour aller en particulier vers les quartiers sud de la ville.
Merci sur ce point du transport.
Vous ne pouvez pas répéter votre question ? Vous avez dit comment vous financez ?
Oui, c'est vrai. Comment vous le financez ? Parce que je sais que vous allez dire que ce n'est pas finançable. Vous voyez,
c'est très intéressant. Vous avez dit, Madame, comment vous financez la gratuité des transports du week-end, qui est entre 10 et 15 millions d'euros par an, en redondant ? Parce qu'évidemment, Mme Ruffin n'a pas répondu. Évidemment. Parce que, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut que ces 10-15 millions soient votés par la métropole au SMAG. Le SMAG qui est très endetté par la gestion Montgaburu. Et qui doit renouveler toutes ces rames de tram parce que les grands prévisionnistes avaient oublié qu'il fallait changer les rames de tram. Donc, évidemment, la métropole ne le peut pas. Pourquoi ? Elle a 16 millions de trous cette année et elle a son siège à payer. Donc, ce que dit Mme Ruffin... ne se produira pas. Exactement comme Éric Piolle avait promis la gratuité des 14-25 ans pour les faire voter pour lui. En 2014, ils ont voté pour lui, puis ils ont oublié, ils ont grandi que cette promesse n'a jamais été tenue. Donc là, il s'agit vraiment d'un discours, c'est très très très intéressant de voir comment fonctionne cette candidate et son équipe. Au fond, c'est une tromperie. Parce que quand on voit la situation financière ville-métropole, Mme Ruffin, je pense qu'elle sait compter. Et elle sait que ce n'est pas finançable. Hors hausse massive d'impôts.
vous n'avez pas répondu à la question
Alors on
reste sur le financement et après on revient là. En 30 secondes comme ça on fait 30-30.
Sur le financement on a 3. D'abord, c'est gagner de l'efficacité. Je vous l'ai dit tout à l'heure, gagner de l'efficacité en particulier par la proximité. C'est le travail qu'on a réalisé d'identifier sur chacun des sujets comment on gagne de l'efficacité sur nos services, notamment par exemple sur la question de la propreté. On sait qu'on peut gagner de l'efficacité sur le sujet en travaillant avec nos agents sur le service. Donc ça, c'est un sujet que je porte fortement. Je vais l'illustrer quand même parce que je pense qu'il est important, c'est le passé et notre vie professionnelle. Moi, j'ai géré des structures. J'ai géré beaucoup de structures. Toutes mes structures ont toujours été bénéficiaires, tout le temps. Elles ont été classées. dans les entreprises les plus solides. Je dis ça parce qu'à un moment donné, c'est la question de l'expérience qu'on met sur la table. Moi, j'arrive avec cette expérience. Le deuxième volet, c'est de dire que pour financer, il faut être un peu imaginatif. Donc être imaginatif, c'est aussi aller chercher du financement ailleurs, du financement sur nos investissements auprès de l'Europe. Ce que j'ai fait par exemple dans le mouvement coopératif, ce qui nous a permis de doubler, de multiplier par deux nos emplois en 12 ans. Mais c'est aussi aller chercher du financement de l'épargne citoyenne. Par exemple, quand on a fait du Ralex, on a fait une levée auprès des citoyens qui avaient envie que leur épargne serve à quelque chose. et on a mis en place une levée. En quatre jours, on a eu 22 millions d'euros. Donc en fait, il faut être imaginatif. pour faire en sorte qu'on puisse financer des projets nouveaux par la ville. Parce que moi, je crois qu'on a plein de choses à faire dans la ville et qu'il y a des habitants qui
ont envie d'y contribuer.
Je
reste juste sur la question. Vous, les transports, est-ce que ça va être suffisant de faire des transports gratuits ponctuellement pour inciter ? Comment vous incitez les gens à prendre des transports ?
Nous n'allons pas financer par l'imagination parce que ça se termine par l'impôt. Mais Mme Ruffin fait sans arrêt allusion à son expérience professionnelle et à sa réussite professionnelle. Je vous en félicite parce que... Je n'en doute pas. Mais Eric Piolle aussi a une grande réussite professionnelle. Il avait une société qui a été subventionnée par des fonds publics dont il a transféré. Vous
utilisez autant de parles pour ne pas répondre à la question. Oui, qu
'il a transféré à Singapour et je doute pas qu'il fasse des bénévoles. Mais arrêtez
avec vos mensonges là.
C'est un mensonge
Que quoi ? Qu'il a transféré à Singapour ? Que
la société a été transférée à Singapour
La société
dont il est actionnaire. Éric Piolle ?
Actionnaire à moins d'un pour cent, c'est ça que vous dites ? Non,
dix. Ce que je veux dire, c'est que je ne doute pas qu'à titre personnel, dans leurs affaires, Éric Piolle ou Laurence Ruffin gèrent bien. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la gestion de la ville. Éric Piolle gère peut-être très bien son entreprise et elle fait probablement des bénéfices dans un paradis fiscal. Mais par contre, il a augmenté les impôts des grenoblois de 30%. Moi, c'est ça qui m'intéresse. Mais donc, sur ces transports, s'il vous plaît, sur ces transports... Quand Laurence Ruffin dit qu'elle va payer par l'imagination la gratuité des transports, elle ne le fera pas. Et donc, vous, pour les transports, qu'est-ce que vous proposez ? Nous voulons relancer le développement du tram qui a été arrêté depuis 12 ans. Nous voulons que...
Comment ? Il vous reste 10 Et
faire un plan piéton et avoir des gratuités ciblées. Mais voilà pour mes 10 secondes.
on va passer à la culture. Grenoble est clairement une ville qui a des atouts culturels indéniables. Je pense que ça, vous en êtes d'accord. Deuxième plus grande collection d'art moderne, des multiples musées, multiples spectacles, AMC2. Mais ce n'est pas forcément l'image qui lui colle à la peau. Quand on pense à Ex-les-Bains, il y a Musilla. Quand on pense à Lyon, il y a Nuit de Fourvière. Vienne à son festival de jazz, même la Côte-Saint-André à Berlioz. Mais Grenoble, c'est une ville où parfois on passe un peu plus qu'on ne s'y arrête pour aller en montagne. Comment vous, vous pensez réenchanter Grenoble ? Et vous avez deux minutes. Et c'est Madame Ruffin, pardon, excusez-moi, qui commence.
Alors, sur la culture, moi je pense qu'on peut être très fiers de ce qui se passe à Grenoble, de notre histoire culturelle. Et on a... trois grands volets qu'on poursuit dans la culture. D'abord, c'est le fait de dire qu'on doit permettre à tout le monde d'accéder à la culture. Donc c'est cette question de comment on permet à chacun d'aller à la fois à la bibliothèque et aux musées qui resteront gratuits demain, mais aussi à des festivals comme Merci Bonsoir ou le Cabaret Frappé qui seront aussi gratuits demain. Ça, c'est aussi une manière de donner accès à la culture. Nous voulons aussi travailler sur la tarification sociale, par exemple dans le théâtre municipal, des billets suspendus, le fait d'offrir, de jouer sur la solidarité ou tout ce qui permet en tout cas d'avoir un accès large à la culture. Le deuxième volet pour nous, c'est de considérer que nous devons soutenir les acteurs culturels. On a un fourmillement magnifique à Grenoble d'acteurs culturels, avec une remise en cause et une fragilisation, à la fois parce qu'il y a un retrait d'un certain nombre d'institutions, mais aussi parce que la droite et l'extrême droite remettent en cause la question du droit, de la liberté de création et de diffusion. Donc ce que nous souhaitons, c'est maintenir les subventions et donner de la visibilité sur plusieurs années, avoir un comité d'avis, un comité culturel qui permette de la... transparence et donc de la liberté de création pour avoir une pluralité qui nous semble essentielle à création. Enfin, sur la question de quel type de projet on veut soutenir à Grenoble, en fait, on veut soutenir des équipements et des projets qui sont partout dans la ville. Ça, ça nous semble important, à la fois dans les équipements, mais aussi dans les rues, à la fois dans des espaces que nous devons rénover, comme l'espace 600, mais aussi nous allons soutenir les arts au parc Bachelard, pour avoir des cultures très différentes, avoir aussi une rénovation de l'ancien musée de peinture, parce que nous voulons une rénovation très progressive, que nous avons budgétée, en sorte que ce lieu magnifique, ce patrimoine, soit remis en état, soit un lieu à la fois de culture hip-hop et en même temps de culture urbaine, puisqu'on n'en a pas à Grenoble, et en même temps un lieu de montagne, qui serait une manière de bien représenter notre ville, de faire vivre notre ville. Et globalement, c'est aussi d'avoir plus d'utilisation des équipements, comme le Palais des Sports, par exemple, qui n'est aujourd'hui utilisé que 63 jours par an.
M. Carignan, justement, Mme Ruffin parlait de liberté de création, c'est vous ce que vous reprochez justement aussi, notamment par rapport au théâtre municipal ? La
grosse problématique de cette municipalité qui a voulu verrouiller le secteur culturel, ça a produit des effets très négables. On le voit très bien sur le théâtre municipal qui a perdu 40 000 spectateurs par la gestion municipalisée. Alors nous, on a cette ville qui est effectivement un foisonnement culturel extraordinaire. Il y a à la fois un foisonnement d'artistes, de créateurs et puis des grands équipements MC2. le muséum, le musée de peinture, le magasin qui malheureusement a très mal fonctionné ces dernières années. Et donc il faut qu'on s'appuie sur ces grosses structures, qu'on continue à les conforter et puis qu'on soutienne. toutes celles et tous ceux qui veulent créer dans Grenoble. Il faut leur donner des espaces, il faut leur donner des directions de théâtre à eux, pour qu'effectivement on retrouve cette liberté et ce foisonnement, parce que moi je constatais qu'il y avait des attentes extraordinaires. Moi je me rappelle que j'ai amené le musée de peinture, j'ai créé la salle de musique Le Ciel, de musique nouvelle, à une époque où ce n'était pas du tout la mode, où j'ai amené le knack. financer la rénovation de MC2. Donc, si vous voulez, on peut... à nouveau faire cette relance culturelle avec effectivement des partenaires départementaux, régionaux et nationaux, comme on a su le faire. Le nouveau musée de peinture a besoin de rénovation aussi, peut-être d'extension. Il faut que tous ces équipements-là, nous les reprenions pour qu'ils rayonnent à nouveau. On a besoin à la fois d'un rayonnement culturel extérieur et d'un foisonnement intérieur qui soit soutenu dans une grande liberté en supprimant toute la bureaucratie et les obligations qui ont été créées.
va passer à une dernière question sur vos programmes, ou vos idées en tout cas. Une question qui revient souvent chez nos lecteurs, c'est celle de la participation et de l'implication des citoyens. Comment est-ce que vous prévoyez de l'organiser ? Quelles seront les priorités que vous comptez donner ? Et sur quelle structure vous prévoyez de vous appuyer ? Monsieur Carignan, c'est vous qui répondez en premier. On va se contenter d'une minute s'il vous plaît.
Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyens. Comme nous l'avons fait, je rappelle que comme maire, j'ai fait le premier grand référendum pour décider du tramway. Depuis 12 ans, la participation a été éteinte. Les unions de quartier, tous les partenaires protestent, que ce soit depuis Villeneuve pour le lac ou jusqu'à Beria, tous les partenaires protestent. contre le fait que cette participation à Grenoble a été éteinte et qu'on a perdu une richesse de création et d'idées qui est vraiment dommage pour la ville. Donc nous allons recréer cela, recréer cette participation, signer la charte que le comité des unions de quartier a proposée pour que les grenoblois puissent à nouveau avoir la parole. Nous allons à la fois refaire confiance aux grenoblois et leur redonner le pouvoir.
Madame Ruffin. Alors, écoutez, ça c'est un peu l'histoire de ma vie, la participation, la coopération. Donc c'est le premier pilier de notre projet. Comment faire avec les habitants ? Il ne faut pas faire pour, mais faire avec. Donc faire avec à tous les niveaux. D'abord, ça part par ce qui est un peu l'image de la démocratie, c'est le référendum. Donc nous portons le référendum à partir de 16 ans, mais aussi pour les personnes étrangères qui habitent Grenoble. Notamment sur des questions d'aménagement, on peut penser à l'île aux républiques, en se disant, il y a plusieurs schémas pour demain, lequel nous retiendrions. C'est une manière de mettre la discussion et de faire voter. sur différents projets. Mais faire de la coopération, c'est aussi le faire pour aménager sa propre rue, changer les méthodes. C'est vraiment le point que j'apporte, c'est comment on change les méthodes quand on veut, par exemple, piétonniser une rue, comment on en discute avec les commerçants, avec les habitants, avec les associations. C'est aussi se dire qu'à chaque fois qu'il y a des associations qui peuvent faire, par exemple le périscolaire, comment on s'appuie sur des associations pour remettre du savoir-faire, de la passion. Et enfin, je parlerai des coop. C'est la question du faire avec, puisque nous sommes très proches de Barcelona & Comun, qui, et c'est la question, c'est par exemple pour rénover son immeuble, pour planter dans la rue, pour faire des jardins partagés, ça crée du lien, ça fait du participatif, ça va chercher des gens qui sont peut-être moins habitués à discuter, et je pense que c'est une superbe manière de faire vivre
ensemble. Parfait, merci. On arrive sur la fin de ce débat. Pour conclure, on va vous proposer à chacun en 30 secondes de nous faire un petit appel aux électeurs. Vous avez 30 secondes pour les convaincre. Monsieur Carignan, c'est vous qui débutez.
suis candidat parce que je trouve que cette ville est en difficulté et je veux mettre mon expérience et ma passion de la ville au service des Grenoblois. J'appelle les Grenoblois qui veulent retrouver de la sécurité, de la propreté, de l'attractivité et la fierté de leur ville à voter pour eux dimanche et à voter pour Grenoble.
Merci, Madame Ruffin. Dimanche, les grenoblois ont à avoir un choix à faire entre deux projets de société. Moi, j'aime ma ville, je suis fière de la trajectoire démocratique, sociale, écologique de la ville de Grenoble. Et j'encourage tous les grenoblois à se mobiliser fortement pour dire non. à la corruption et pour dire oui à Grenoble, à un projet ouvert, à un projet antiraciste, à un projet démocratique, à un projet qui nous permet d'être fiers et de continuer à aller de l'avant. Parce que c'est ça que nous voulons, c'est encore incarner demain la fierté d'une ville qui sait avoir de l'audace et qui sait protéger les gens sur le logement, sur la sécurité, sur la propreté, sur tout ce qui fait qu'on vit bien dans sa ville et dont on est fiers de sa ville.
Parfait, merci beaucoup. C'est la fin de ce débat. Et nous, on vous donne rendez-vous pour le deuxième tour dimanche prochain.
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