Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir et bienvenue en direct sur ICI France TV Normandie pour un débat exceptionnel consacré aux élections municipales à 4 jours du second tour. Nous nous intéressons ce soir à la ville la plus peuplée de Normandie avec ses 166 000 habitants et plus de 100 000 électeurs. Le Havre concentre tous les regards à plus d'un titre. Le Havre où ils seront 3. à s'affronter dimanche, une triangulaire inédite depuis 1995 dans la cité Océane. Un débat que je vais avoir le plaisir de co-animer avec vous, Bénédicte Robin. Bonsoir Bénédicte.
Bonsoir Grégory, bonsoir à toutes et à tous. Ils sont donc trois qualifiés pour ce second tour et présents sur ce plateau. Nous allons vous les présenter par ordre alphabétique. Franck Keller, bonsoir. Bonsoir. Vous avez 54 ans, vous êtes directeur d'une société d'investissement immobilier en Ile-de-France, jusqu'à présent élu de la majorité. A Neuilly-sur-Seine, près de Paris, vous êtes candidat pour la première fois au Havre, tête de liste de l'Union des droites pour la République et du Rassemblement national. Votre liste, le Havre d'abord, les Havres et toujours, a recueilli un peu plus de 15% des voix au premier tour dimanche.
côté de vous, Franck Heller, Jean-Paul Lecoq, bonsoir. Vous avez 67 ans, vous êtes électricien de formation, ancien maire de Gonfreville-Lorcher. Vous êtes actuellement député communiste de la Seine-Maritime et jusqu'à présent conseiller municipal d'opposition au Havre, où vous étiez déjà candidat en 2020. Vous conduisez une liste d'union de la gauche, mieux vivre ensemble au Havre, liste qui a recueilli dimanche dernier 33,25% des voix.
Edouard Philippe, bonsoir.
Bonsoir.
Vous avez 55 ans, avocat, vous êtes le maire sortant du Havre. Vous avez pris la succession d'Antoine Ruffenac en 2010 à la tête de la ville, réélu depuis à deux reprises. Vous avez été le Premier ministre pendant trois ans d'Emmanuel Macron. Vous avez fondé et vous présidez le parti Horizon. Vous avez des ambitions présidentielles pour l'an prochain, mais vous avez remis votre destin entre les mains des Havrets. Au premier tour, votre liste d'union aux cendres, sobrement intitulée Le Havre ! a recueilli près de 44% des voix.
Voilà, les présentations sont faites. Merci à tous les trois d'avoir accepté notre invitation et de faire vivre le débat démocratique sur le service public. Nous aurons, je vous le précise, une petite heure pour aborder deux thèmes que nous avons choisis volontairement larges. Le premier, c'est l'attractivité et le deuxième, le quotidien des Havraises et des Havrés. Et puis juste avant de nous quitter, vous le savez, vous aurez chacun une minute pour vous adresser directement aux habitants. Le président de la ville, ce sera notre carte blanche.
Voilà pour le programme. Entrons donc dans le vif du sujet, l'attractivité du Havre. Écoutons pour commencer les Havrets eux-mêmes à qui nous avons tendu le micro.
je suis né ici, donc j'ai vu l'évolution de cette ville. Effectivement, ça bouge, ça bouge beaucoup mieux qu'avant.
Les activités, le tourisme, surtout l'été, on a un été au Havre.
Non, il fait le maximum pour essayer d'attirer les gens, les paquebots, tout ça, pour attirer le tourisme. Il y a de l'amélioration, donc il y a encore des choses à voir.
Il y a quand même pas mal d'entreprises, parce qu'après tout ce qui est portuaire, ça attire aussi et ça crée de l'emploi. En tout cas, moi, ce qui me concerne, je n'ai pas eu de difficulté à trouver.
En ce qui concerne le logement, je trouve que c'est compliqué. C'est compliqué. Je sais qu'il y a des personnes qui vivent dans des logements qui ne sont pas adaptés, des logements insalubres, et qu'il y a quelque chose à faire.
On voit qu'il y a plus d'investissements qui sont faits sur la ville basse que sur la ville haute, au niveau des
quartiers en ville haute.
Le quartier du côté de l'hôtel de ville, on a l'impression quand même qu'il y a plus d'aménagements, plus de choses. Nous, on est un petit peu à l'arrière de la ville. Je trouve que c'est vrai qu'on n'est pas trop bien... Mais bon, après ça, je ne sais pas qui s'occupe de ça.
venez de l'entendre, les Havrets sont nombreux à le reconnaître. L'image de la ville a beaucoup changé ces dernières années. Aujourd'hui, on n'associe plus seulement le Havre aux industries. Le Havre, c'est aussi la culture, le patrimoine mondial de l'UNESCO, un bord de mer aménagé, un centre-ville qui attire des touristes. Edouard Philippe, ça c'est la carte postale à laquelle vous avez contribué. Mais une carte postale très centre-ville, les autres quartiers, la ville haute, les quartiers sud. Les habitants le disent, ils se sentent parfois mis de côté. Vous avez entendu cette dame d'ailleurs à la fin qui se demande, mais qui s'en occupe ? Qui s'en occupe, Edouard Philippe ? Ce
qui est vrai, c'est que le Havre a changé et s'est transformé. Je ne sais pas tellement moi qui le dis, c'est beaucoup d'Avraises et d'Avrais qui vivent au Havre, et peut-être encore plus d'Avraises et d'Avrais qui reviennent au Havre. La ville, elle s'est transformée. Ça ne veut pas dire que tout est parfait. Loin s'en faut, mais elle s'est transformée, effectivement. J'entends souvent les Avraises et l'Avrais dire... particulièrement au moment des élections, qu'il y a des différences entre les quartiers. De fait, c'est vrai, il y a des différences entre les quartiers et que certains quartiers sont oubliés. Je voudrais vous dire que ce que nous avons voulu faire au Havre, ce n'est pas une carte postale. Ce n'est pas un changement de l'image, c'est un changement de la réalité. Et quand vous vous promenez au Havre, pas simplement dans le centre-ville, quand vous allez dans des quartiers comme le quartier d'Applemont, par exemple, ce quartier d'Applemont... En ville haute, qui borde Coquereauville, est un quartier qui s'est très profondément transformé. Rénovation d'espaces publics, rénovation de logements, construction d'équipements publics, demain rénovation d'écoles comme hier, rénovation de collèges, il s'est largement transformé. Je pourrais dire la même chose sur le quartier qui s'appelle le quartier de la Vallée Béreule, où pendant très longtemps on avait des tours, un habitat qui était assez peu satisfaisant, que nous avons détruit, transformé en espaces verts. terrain de sport, et qui va être désenclavé complètement par l'arrivée du tramway. Et je pourrais multiplier les exemples. J'ai parlé d'Applemont, je pourrais parler de la rénovation des études transportives à Cofflevé. Mais sans multiplier les exemples, il
reste sentiment finalement de quartier qui semble un peu parfumé. Pardon, j'insiste sur ce point,
parce que, en vrai, quand on se promène, on va... On voit des quartiers entiers qui participent de la transformation du Havre. Alors bien sûr, vous avez au Havre, comme à Rouen, comme ailleurs, un centre-ville qui se trouve être classé au patrimoine mondial par l'UNESCO et qui est une formidable porte d'entrée, si j'ose dire, dans le patrimoine avrais. Mais j'insiste là-dessus. Lorsque nous avons construit les deux premières lignes de tramway, lorsque nous envisageons la troisième, nous les envisageons non pas pour servir le centre-ville, mais pour traiter et améliorer les mobilités dans toute la ville, vers Graville, vers Soquance, qui étaient des quartiers assez enclavés. Et donc toute la ville se transforme.
Edouard Philippe, on aimerait entendre là-dessus Jean-Paul Lecoq. Alors vous, vous avez beaucoup fait campagne dans les quartiers, pas trop de disparités entre ville haute et ville basse, vous êtes d'accord ?
Ce sont les avrais qui le disent quand vous allez, j'étais encore ce matin, à Coquereauville, à la Main Rouge. Bon, ben voilà. Vous savez, on a fait le tramway. Parce qu'Edouard Philippe dit « on a fait le tramway ». On a fait le tramway. Je faisais partie de l'équipe qui a fait le tramway et qui a œuvré à la réalisation du tramway. Et au financement du tramway, d'ailleurs, dans le cadre de la communauté urbaine. Quand on a fait le tramway... Le long du tramway, ça s'est amélioré aussi, en plus du centre-ville, le long du tramway. Mais dès que vous rentrez dans les quartiers, dès que vous franchissez 100 mètres, 150 mètres... Comment on
rééquilibre ça ? Ce déséquilibre dont vous avez parlé ? Il y a eu l'urgence
à intervenir. Regardez, Edouard Philippe, il a prévu une multitude de projets. Vous voyez sa carte ? C'est votre programme, monsieur le maire. Tous les points noirs. Alors les points noirs, ce n'est pas le positionnement des chars soviétiques si j'arrivais au pouvoir, monsieur Philippe. C'est là où le maire envisage éventuellement de faire des projets. La carte, elle le montre bien. Ce n'est pas en centre-ville. C'est parce que tout ça, ça a été oublié. À l'est du Havre. Alors c'est bien ce qu'il fait, Edouard Philippe,
si on vous entend.
C'est une hypothèse. Non, mais ça veut dire qu'il intègre l'idée.
Pour réduire ces inégalités,
ces disparités. Qu'est-ce que vous proposez ? On propose d'investir dans les quartiers. On propose de l'équité. C'est-à-dire d'investir plus dans ces quartiers-là. Investir quoi ? Ça veut dire quoi ?
Non, investir quoi ? Investir dans des équipements
publics, investir dans des équipements de proximité, dans une politique de proximité, investir dans l'éducation. Vous savez, M. Philippe dit qu'on a la ville la mieux gérée, presque pas endettée. Allez voir les équipements publics du Havre. 'est facile de ne pas s'endetter si vous ne faites pas la maintenance. C'est facile de ne pas s'endetter si vous ne faites pas de la rénovation. Et donc, on va se retrouver dans une situation difficile. Et les gens, ils voient ça. Les associations qui font du sport dans les équipements, ils voient ça. Allez voir la salle de lutte au bois de Bléville. C'est indécent de faire matcher des enfants sur des tatamis comme ça, par exemple. Mais j'en ai des dizaines d'exemples au Havre. Et donc, c'est ça qu'il faut, c'est rétablir de la justice. et donc rétablir des investissements, une politique de proximité avec les habitants, pour et avec les habitants. Pas pour les habitants, ce n'est pas un cadeau qu'on vient faire aux habitants quand on investit dans leur quartier. On répond à leurs besoins. Donc c'est eux qui doivent exprimer le besoin. Donc pour et avec les
habitants. Franck Keller, vous le sentez, ce sentiment d'abandon dont parle Jean-Paul Lecoq ? Vous avez fait campagne, vous aussi bien évidemment, vous êtes allé sur le terrain. On vous a parlé de tout ça et qu'est-ce qu'il faut faire
ce qu'on m'a beaucoup dit, effectivement, c'est lorsqu'on est autour de l'hôtel de ville, on a une ville qui est magnifique. C'est entretenu, c'est propre, il y a des espaces verts, il y a la police municipale qui circule. Mais dès qu'on s'éloigne de plus en plus, c'est vrai sur la ville haute, mais aussi sur une partie de la ville basse, on a malheureusement trop de saleté. Une ville qui n'est pas suffisamment entretenue, pas suffisamment propre. On a des trottoirs dégradés, des routes mal entretenues. On a l'impression que le cadre de vie se dégrade par multitude de petites choses, mais qui au final... l'aspect visuel de la ville, dégrade le caractère agréable de la ville. C'est vrai qu'il y a des bonnes choses et heureusement qu'on a une belle ville au Havre. Mais malheureusement, il y a beaucoup d'endroits qui sont laissés à l'abandon. C'est le problème
de ces quartiers, que les trottoirs soient mal entretenus. Est-ce qu'il y a des choses qui sont peut-être plus concrètes pour les Havrais dans leur vie de tous les jours aussi ? que vous pourriez proposer, justement, pour améliorer leur vie, pas seulement, justement, les trottoirs dont vous parlez, on entend... Effectivement,
pour moi, c'est un plan massif, effectivement, ponctuellement, sur différents endroits, il y a des choses qui sont faites, ponctuellement, et c'est vrai, c'est bien de le faire, il en faut plus, mais malheureusement, dans beaucoup d'endroits, ce n'est pas le cas, beaucoup d'avrés ont l'impression d'être abandonnés, qu'on ne s'occupe pas d'eux, dans différents quartiers, et dans quasiment... Tous les quartiers. Sauf lorsqu'il y a effectivement des opérations de requalification qui sont faites. Lorsque c'est fait, effectivement. Vous qui travaillez dans l'immobilier, c'est le cas des logements ? Ils ne sont pas bien entretenus ? Les logements sociaux, c'est assez catastrophique. Un certain nombre de logements sociaux, ce n'est pas un sentiment d'abandon, c'est un vrai abandon. Il suffit de regarder sur les réseaux. Les locataires d'Alcéane ont fait une association et ont beaucoup communiqué sur Facebook avec énormément de photos de logements dégradés, de parties communes abîmées et puis surtout d'extérieurs carrément insalubres. Et ça, c'est assez fréquent. Et la société Alcéane, je suis désolé de la citer, parce que... La ville est partie prenante là-dedans et particulièrement ciblée. Justement,
on va peut-être aussi demander à monsieur le maire, Edouard Philippe, de réagir. Les logements sociaux insalubres dans la ville. On se souvient,
Edouard Philippe, de ce petit garçon de deux ans et demi qui avait été mordu par un rat toute une nuit dans un logement social du quartier du bois de Bléville. C'était en septembre dernier. Ça avait beaucoup choqué. À juste titre. À juste titre. Qu'est-ce qu'on fait avec ça ?
Alors, juste un mot, parce que je vais vous répondre sur le logement. Mais on a évoqué les transformations. Je voudrais quand même dire... Monsieur Lecoq, très tranquillement, que la rénovation complète du stade Gagarine, elle ne s'est pas faite en ville basse. La rénovation complète, complète encore une fois, du stade Pelé et sa mise à disposition d'associations, elle ne s'est pas faite dans le centre-ville. Que la construction du nouveau gymnase Édouard Vaillant, qui est extraordinaire, qui va être extraordinaire, elle se fait. à Coquereauville. Donc, et que la rénovation de la place Bavasseur, elle s'est faite à Sanvic et que vous allez pouvoir trouver beaucoup de nouveaux équipements sportifs et demain beaucoup de nouveaux équipements sportifs et culturels un peu partout en ville.
Sur le logement.
Sur la rénovation du logement, il y a évidemment un... parc social à entretenir, il y a un parc privé à entretenir. Aujourd'hui, je trouve la situation beaucoup plus difficile et compliquée dans un certain nombre de quartiers où il y a peu de logements sociaux, je pense par exemple au centre ancien Est, que s'agissant du logement social. Mais je ne voudrais pas laisser dire que les bailleurs sociaux ne font pas attention à leur patrimoine, monsieur Keller. Allez à Soquence, vous voyez Soquence. Vous avez bien remarqué, si vous êtes allé récemment à Soquence, qu'il y a eu une campagne de rénovation. extrêmement importante des immeubles par Alciane. Si vous êtes allé à Pleumont, vous avez vu qu'il y avait une campagne extrêmement dense et extrêmement importante de rénovation des logements par l'Ogeo. Donc vous avez un patrimoine qui doit être entretenu. Ce n'est pas totalement simple s'agissant des bailleurs sociaux. Mais enfin, ne dites pas, parce que ça n'est pas vrai. Ce n'est pas simple à cause de vous quand même. C'est les bailleurs sociaux, ils avaient des réserves financières
et c'est quand vous étiez premier ministre que vous les avez pensionnés. Je sais, monsieur
Lecoq, que dès que quelque chose ne va pas, c'est à cause de moi. Ce que je dis, c'est que les bailleurs sociaux transforment leur patrimoine et l'entretiennent. Et qu'on a un certain nombre de choses à avancer. Moi, j'ai été comme maire, après Antoine Ruffnac. assez partisans de détruire du logement social quand je pensais qu'il ne pouvait pas être réhabilité. Mais à Coquereauville, l'OGO a pris le parti, et je pense que c'est un très bon parti, et on les a accompagnés, de rénover complètement la tour réservoir. Vous voyez, cette tour réservoir, c'est un élément architectural du Havre, et bien elle est complètement rénovée. Donc il y a des opérations considérables de rénovation du logement social. Mais il y a un énorme logement social. Au Havre, il y a 32% de logements sociaux. C'est très au-dessus des exigences et des demandes de l'État. 32% de logement social. Ça veut dire qu'il y a un énorme patrimoine à entretenir. Et cet entretien, il est fait. Mais ça demande. Non, il n'est pas fait. Excusez-moi, il n'est pas fait partout. Et bien sûr qu'il doit pouvoir s'accélérer. Mais ne dites pas qu'il n'est pas fait. Parce que si vous dites ça, vous ratez des choses et des efforts qui sont considérables et qui sont vus par les affaires. Attention, on peut aussi parler. Je ne dis
pas que rien n'est fait. Monsieur Philippe, je dis qu'il y a beaucoup de locataires qui se plaignent d'être laissés à l'abandon. En tout cas, c'est le sentiment qu'ils ont. Et quand on va chez eux, quand on va faire un tour de ces logements sociaux, on voit les dégradations importantes. On voit le manque d'entretien sur les parties extérieures, sur les parties communes. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup d'avrés qui sont très insatisfaits du logement social qu'ils habitent. Vous ne pouvez pas dire que c'est parfait, que tout va bien. Ce n'est pas le cas.
Je ne dis pas que c'est parfait. Je dis que cet entretien, il existe, que ces opérations de rénovation urbaine... extrêmement importante, elles existent, et que si vous comparez des endroits où il y a beaucoup de logements sociaux aujourd'hui et il y a 15 ans ou il y a 20 ans, ce que j'entends au Mont Gaillard. Quand il y avait des immenses barres de logements sociaux qui n'étaient pas satisfaisants, c'est que la situation est plus satisfaisante aujourd'hui. Et je trouve ça intéressant. Et ça veut dire qu'on doit continuer. On parle de deux choses
différentes. Du parc privé, excusez-moi.
Vous en parliez, Edouard Philippe, que bien souvent les copropriétés privées sont en très mauvais état, peuvent être aussi parfois en pire état que certains logements sociaux, parce que c'est difficile parfois pour des petits propriétaires de pouvoir faire les travaux nécessaires à la rénovation de leurs copropriétés. Monsieur Lecoq, vous avez la proposition concernant le logement de créer et d'expérimenter un permis de louer. Est-ce que vous pouvez expliquer cette proposition-là ? C'est une
disposition que la loi nous autorise maintenant au niveau des communes. L'idée, c'est de dire, les propriétaires de bonne foi, qui ne peuvent pas de bonne foi, il faut qu'ils travaillent avec nous pour chercher les conditions, pour qu'ils puissent rénover leurs logements et les rendre salubres, les rendre énergétiquement acceptables, etc. Les propriétaires de mauvaise foi, c'est-à-dire ceux qui encaissent les loyers, qui s'enrichissent même, parce que certains, c'est aussi au niveau de l'enrichissement, et qui ne veulent pas du tout investir. On sera là pour les empêcher de louer. C'est-à-dire qu'on considérera qu'on interdira, le temps que ce ne sera pas mis aux normes, l'allocation des logements. C'est ça l'idée du permis de louer. Et comment ? C'est plus... ? Comment on fait ça ? Comment on fait ça ? On envoie des enquêteurs sur place qui vérifient, comme on a un service d'hygiène dans les communes, on vérifie la capacité du logement à accueillir des personnes. On vérifie si le logement est un... Un gouffre énergétique. On vérifie si ça existe. Un propriétaire privé devra demander l'autorisation à la mairie de louer son logement. Exactement, monsieur. Un propriétaire privé au changement de bail devra demander l'autorisation à la mairie de louer son logement. Dans des
zones,
pas tous les logements de la ville, mais des zones, des périmètres qui seront déterminés. sur lesquels on considère qu'il y a énormément de logements insalubres, mais on a les informations. Normalement, vous avez les informations, parce que les gens concernés, ils interpellent les services de l'hygiène. Alors, si ça ne remonte pas aux maires, je ne sais pas comment vous n'avez pas les informations. Et donc, vous pouvez... Je suis absolument
contre le permis de louer, effectivement. Il y a déjà la possibilité pour un locataire qui habite dans un logement insalubre de le signaler à la mairie. Donc, la mairie doit agir. Ce n'est pas avec un permis de louer que ça va changer. Quoi que ce soit, qu'un locataire et un propriétaire se mettent d'accord librement, pour la libre entreprise, pour une location, il n'y a pas de sujet, il n'y a pas de problème. Après, effectivement, si le locataire constate que le logement 'est pas salubre, n'est pas dans des conditions d'hygiène satisfaisantes, il doit saisir la mairie. Et j'espère qu'il le fait et que la mairie agit derrière. Et on a des programmes
assez ambitieux, à la fois la communauté urbaine, vous les connaissez bien, monsieur Lecoq. et à la ville, d'accompagnement à la rénovation urbaine, d'opérations de rénovation de l'habitat. C'est un peu techno quand on parle de périmètres soumis à des opérations de rénovation de l'habitat. Mais ça produit des effets. Je peux vous en donner un exemple. Le quartier Danton. Le quartier Danton, c'était un quartier au Havre, dans lequel il y avait énormément de copropriétés dégradées, il y en a encore plus au centre ancien Est, et dans lequel on a mis en place une politique assez ambitieuse d'aménagement des espaces urbains. de création d'équipements publics, de rénovation de l'habitat. Et objectivement, on a constaté à la fois des rénovations dans le parc social, la caserne du Médaplemont était à l'abandon. Maintenant c'est un bâtiment qui est habité avec du logement social. Et on a continué et ça permet d'aider des copropriétés dégradées à sortir du statu quo. Et on veut faire la même chose dans le centre ancien Est.
Alors pour se loger, vous en conviendrez, il faut aussi travailler. Le Havre et son économie, une ville portuaire et industrielle qui attire de grands groupes comme Total, Siemens, MSC, Safran et d'autres encore. Et pourtant le Havre qui reste la ville normande qui enregistre le plus fort taux de chômage. 5,2% au dernier trimestre 2025. C'est presque deux points de plus que la moyenne nationale. C'est une ville aussi qui perd beaucoup d'habitants depuis quelques années. Je vais me tourner vers vous, Jean-Paul Lecoq, avant de donner la parole à M. Keller. Vous dénoncez dans votre programme les suppressions d'emplois dans le secteur industriel. Comment faire pour que cette attractivité dont je viens de parler avec l'arrivée de grands groupes, elle profite véritablement au
Havré ? D'abord, on a une économie très carbonée sur la zone industrielle, elle a été historique. On a l'usine Renault qui s'est énormément robotisée. Et on voit bien les emplois qui ont été supprimés avec la robotisation. Et puis on a le fonctionnement du port, dynamique, qui fonctionne bien. Et pour qu'il fonctionne mieux, quand on a créé Port 2000 avec le prédécesseur de M. Philippe, il y avait deux conditions à réunir. pour que ça fonctionne bien. Il y avait le désenclavement fluvial, c'est en cours, lors de 2000. Ça veut dire que le débat, il a eu lieu avant l'année 2000. Donc il a fallu attendre plus de 25 ans pour que ce soit fait, mais c'est en cours. Et puis le désenclavement ferroviaire. Ça a été long, mais le désenclavement ferroviaire, où là, on pensait que ça allait être en cours. puis ça recule. Et c'est un sujet très important. – Le
ferroviaire, vous parlez de la ligne Nouvelle-Paris-Nordi quand vous dites
ça ? – Oui, parce que c'était pour libérer aussi des créneaux, des sillons, comme on dit, pour transporter les marchandises. Et c'était une des conditions pour être concurrentielle avec le canal Seine-Nord, avec Dunkerque, etc. Et le Premier ministre Edouard Philippe a signé le canal Seine-Nord. Il connaissait l'enjeu. de cette concurrence par rapport au Havre. Et on recule. Et il n'a rien fait. Premier ministre, son premier adjoint, vice-président de la région, au transport. Il avait tous les atouts pour que ça avance. Et cette ligne non seulement est à l'arrêt, mais on nous dit qu'il faut être pragmatique, il faut vérifier si elle est bien nécessaire. Dernière réunion à Matignon. Il faut vérifier si elle est bien nécessaire. Ça veut dire qu'on recule, parce que les enjeux, ils étaient acquis. Tous les industriels au Havre, toute l'économie du Havre est accrochée. C'est la clé pour donner du travail
au Havre. C'est
une des clés. Et puis il y a la diversité des emplois. Beaucoup de jeunes vont travailler sur Paris. Parce qu'il n'y a pas, je pense, dans l'une numérique, etc., il n'y a pas assez d'offres encore. Il faut créer de l'emploi. On a la logistique, on a le port, on a l'industrie, on a le pétrole et la pétrochimie. Mais il nous manque toutes ces entreprises modernes du futur, tout ce qui est numérique et tout. Il faut investir là-dedans. Franck Heller, je vous vois qui c'est. La desserte ferroviaire, c'est
primordial. Bien sûr, bien sûr. On est malheureusement trop loin de Paris. On est trop loin de Paris en termes de distance en train. Deux heures et quart pour faire Paris-Le Havre, c'est beaucoup trop loin, c'est beaucoup trop long. D'autres villes, beaucoup d'autres villes ont le TGV. Le Havre ne l'a pas, ce qui est très dommage. Je vous rappelle que...
Mais moi, je reprends ce qu'avait dit
le président de la République en 2009, Nicolas Sarkozy, était venu promettre cette ligne à grande vitesse entre Paris et Le Havre en une heure, et puis si on passait par Rouen, en 1h15. Ça change tout, en fait, ça change tout. Paris-Le Havre, c'est la même distance que Paris-Lille. La distance est la même, sauf que Paris-Lille, c'est 59, 58, 59 minutes en train. Nous, on est à 2h15, ça change tout. Ça change tout en termes de dynamisme économique. Des personnes qui cherchent de l'emploi. pourrait faire l'aller-retour sur Paris.
ça, est-ce que c'est une prérogative du maire ? Ce n'est pas que le maire, mais le
maire a un rôle primordial. Le maire ne le demande pas, qui va le demander à sa place ? Il ne se bat pas pour ça. Si Nicolas Sarkozy l'avait promis à Antoine Ruffnac, c'est parce qu'Antoine Ruffnac avait particulièrement insisté à ce sujet. Sinon, il ne l'aurait pas fait tout seul. Quand on regarde Dijon à le TGV, Reims à le TGV, Tours à le TGV, Rennes à le TGV, Lille à le TGV, tout le monde là, sauf nous. Pourquoi ? Pourquoi pas se battre pour l'avoir ? Alors c'est vrai que ça coûte de l'argent. Ça avait été chiffré à l'époque, 2 milliards et demi pour tirer les lignes il y a 9 ans, c'est vraiment beaucoup plus cher aujourd'hui. Mais en tout cas, c'est quelque chose qui change tout sur l'emploi, sur l'économie. Des entreprises pourraient s'installer, le coût du foncier est moins cher qu'en région parisienne. Comme on les accompagne justement. Le train, c'est primordial. Ce sujet-là est un sujet majeur sur lequel il faut se battre avec toute son énergie. François Hollande, lorsqu'il est arrivé à la présidence de la République en 2012, dans cette majorité socialiste, communiste et écologiste, ont mis le dossier dans le tiroir, ils ne l'ont pas utilisé. Et on avait espéré qu'avec Edouard Philippe, Premier ministre, qu'il y avait les prérogatives et la proximité avec le président de la République, le débat soit relancé. Et ça n'a pas été le cas. Moi, c'est le principal reproche que je fais à Edouard Philippe, justement, de ne pas s'être battu pour améliorer justement le... Trajet, la distance de trajet, le temps de trajet entre Paris et Le Havre.
Je pense que M. Keller dit quelque chose que je dis et que tout le monde dit. On aimerait que la desserte ferroviaire soit bien meilleure. En revanche, je pense qu'il ne connaît pas le dossier. Je vous le dis sans aucune animosité. M. Keller, je pense que vous ne connaissez pas le dossier. Vous dites que le gouvernement socialiste de M. Hollande a en effet tenté d'arrêter le sujet. Mais vous ne dites pas ? Qu'à ce moment-là, tout le monde s'est mobilisé et que le dossier a été sauvé par une alliance entre Philippe Duron et Bernard Cazeneuve. Et je n'ai pas de honte, alors même qu'ils sont socialistes, à leur tirer un coup de chapeau là-dessus. Et vous ne dites pas qu'en 2018, ce dossier a été sauvé parce que le Premier ministre... Alors on va peut-être pas refaire toute l'histoire. Non, non, non, parce que vous allez voir, c'est intéressant. Parce que le Premier ministre que j'étais a insisté pour que ce projet soit inscrit dans la loi, la loi d'orientation des mobilités. Et il se trouve, M. Lecoq. Et c'est une surprise. Vous qui me dites souvent, vous n'avez rien fait pour aider le Havre. Il se trouve que ce projet, inscrit dans la loi pour la première fois en 2018, vous n'avez pas voté cette loi, vous avez voté contre. Et j'étais convaincu, parce qu'en général quand il s'agit d'aider le Havre, vous êtes là, j'étais convaincu que vous l'aviez voté. J'ai vérifié hier et vous avez voté contre cette loi. Alors que c'était la garantie d'inscrire fermement dans la loi un projet d'infrastructure nationale essentiel. Pour la France et pour le Havre. Et en 2014 et en 2024, le projet a été encore attaqué par l'île de France. Et nous nous sommes battus. Et nous l'avons sauvé. Qui n'est pas non plus l'alpha et l'église. Je veux bien qu'on me dise que je n'aurais rien fait pour défendre ce projet. Je me suis battu depuis 2014. Quel résultat ? Le dossier avance. L'enquête publique est présente pour 2027. C'est l'eau. C'est difficile. Vous verrez quand vous aurez des responsabilités, c'est long et compliqué.
J'ai revu le débat télévisé de 2020. La question était abordée et M. Philippe avait répondu dans le débat de 2020 sur ce sujet-là, sur les mêmes questions, qu'il s'était engagé à ce qu'en 2030... le trajet entre Paris et Le Havre soit d'1h40. C'est ce que vous aviez dit à horizon de 2030. Et en 2020,
j'espérais qu'on pourrait tenir 2030. Mais il ne vous a pas échappé qu'en 2024, on a perdu un an et demi parce que l'Île-de-France, l'Île-de-France, monsieur Kader. Pourquoi vous avez pris cet engagement-là
? Pourquoi vous aviez dit ici, vous prenez la 18, et alors on va arrêter avec le train, on est tous d'accord que c'est trop long. Messieurs,
c'est que ça n'a pas bougé. On va
arrêter sur le train, question simple, comment on fait pour attirer quand on est maire des entreprises, par exemple, Franck Keller. Au-delà du train.
Différentes choses. Il y a différentes choses sur l'emploi. Sur l'emploi et sur les entreprises. Effectivement, il faut que la ville soit attractive. Il faut qu'il y ait une volonté d'attirer. Il faut qu'il y ait un cadre de vie qui soit agréable. Il faut une ville propre, sécurisée. Sinon, vous n'allez pas faire venir des cadres d'entreprise sur une ville qui est dégradée, où la sécurité n'est pas satisfaisante, ou qui n'est pas propre. Donc ça, c'est le préalable. Sans ça, effectivement, rien. Mais il faut qu'il y ait aussi les services. On s'aperçoit que la population diminue. Comme vous le disiez, ça c'est un constat. Tous les ans, la population diminue. Et ça, ce n'est pas satisfaisant, ce n'est pas pour rien. Et c'est vrai que ce sujet d'emploi est majeur, est primordial. Moi, je veux des propositions concrètes. Pour aider d'abord les créateurs d'entreprises, les personnes qui veulent créer des entreprises, qui ont des bonnes idées, qui ont envie de faire, qui ont la motivation, qui ont l'énergie, mais qui ne savent pas forcément comment se lancer, qui n'ont pas forcément les moyens de se lancer. C'est pour ça que je propose de créer le Havre. Lab, où on hébergerait des entreprises, on fait une pépinière d'entreprises, on fait un incubateur d'entreprises. Ça crée des emplois, ça, un incubateur d'entreprises ? Oui, ça crée des emplois, ça crée des entreprises, ça permet d'aider des entrepreneurs, on leur met des moyens à disposition, des locaux gratuitement pendant deux ans, des moyens comme des imprimantes, standard téléphonique pendant deux ans, et puis des aides, des formations pour les accompagner sur faire de la comptabilité, sur le fait de mieux communiquer, utiliser le numérique, utiliser l'intelligence artificielle, etc., pour les aider à se lancer pendant deux ans. Après deux ans, il faut qu'ils volent par eux-mêmes et que d'autres personnes prennent leur suite. Ça, c'est la première chose, c'est créer des entreprises qui puissent marcher, pour leur donner les moyens de marcher. C'est aider les entreprises. C'est du local, ça ? Ça, c'est du local. Ça, c'est pour les Havray, effectivement. On ne va pas incuber des entreprises qui viennent d'ailleurs. C'est pour les Havray. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est aider le commerce de proximité qui est sur place. On a aujourd'hui beaucoup, beaucoup de commerces dans le centre qui ferment. Beaucoup de commerces de proximité qui ferment. C'est désolant, personne n'en est satisfait. Et on a à côté de ça d'autres commerces qui ouvrent. On voit des kebabs, on voit des barbiers et on voit surtout des magasins qui blanchissent de l'argent. Et il y en a de plus en plus dans le centre-ville. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait. C'est connu de tous. Et ça, effectivement, il faut agir. Il ne faut pas laisser faire. Il ne faut pas constater ce désolé du résultat. La ville doit être active là-dessus. Moi, ce que je propose, effectivement, c'est un droit de préemption lors de la déclaration d'ouverture. Et puis préempter s'il le faut pour pouvoir choisir. plutôt des magasins de proximité ou plutôt des commerces de bouche. Mais on n'a pas
forcément le choix, en tout cas la possibilité de dire je ne veux pas tel magasin ou tel magasin. On va pouvoir limiter quand même. Mais attention, je suis désolé. Mais je suis désolé, il y a
beaucoup de maires de France qui le font. Il suffit de le prévoir dans le PLU, il suffit de le prévoir effectivement des zones prioritaires dans les déclarations d'ouverture, de dire cette activité on n'en veut pas et ça l'en veut. Il faut le limiter dans l'espace, il faut mettre un budget pour préempter, mais c'est des choses qui se pratiquent et qui marchent généralement. Merci Franck Keller. Jean-Paul Lecoq, comment on donne envie à un entrepreneur
de choisir le Havre ? Vous savez, moi j'ai souvenir d'une grande entreprise qui s'appelle Toyota qui cherchait à installer une grande usine et qui est venue enquêter au Havre. Et qui avait une checklist et qui vérifiait les qualités du Havre. Et qui regardait les questions de formation pour les enfants de leur personnel potentiel. Qui regardait les questions de santé. Qui regardait combien d'attentes aux urgences de l'hôpital. qui avaient toute une check-list pour voir les conditions de vie, la qualité de vie, qui regardaient le temps pour aller à Paris, qui regardaient les activités culturelles, qui regardaient les activités sportives de proximité, qui regardaient le nombre de sports pratiqués dans l'agglomération avraise. Ils avaient une multitude de questions tout ça, ils appelaient ça l'attractivité de la ville. Est-ce que notre personnel va être dans une ville où il va bien se sentir et donc où il va bien produire ? de qualité et où je vais le garder en tant qu'employeur, où je vais garder mon personnel, je vais investir dans la main d'œuvre et faire en sorte que je puisse faire du business. Mais c'est ça l'attractivité d'une ville pour une entreprise, c'est qu'on réponde à ça. On a une ville extraordinaire, on a un port, on a des liaisons internationales, etc. C'est la ville où il faut installer. sa famille, où il faut installer son entreprise, où il faut installer. Il y a beaucoup de choses à corriger. La qualité de vie n'est pas au niveau de ce qu'on pourrait espérer d'une ville monde comme la nôtre. Il ne suffit pas de faire venir les touristes, il faut garder les habitants au Havre et il faut leur donner une qualité de vie nécessaire. C'est aussi comme ça qu'on accueille les entreprises. Puis je vais vous dire, je termine là-dessus, il y a trois villes qui sont dans une dynamique économique. Montpellier, Rouen... D'ailleurs, on n'a pas besoin d'aller très loin. Et Dunkerque, trois villes où il y a la question du transport gratuit qui est posée. Eh bien ça, ça correspond aussi à l'attractivité de la ville. Vous allez pas trop vite. Mais je note qu'il y a un lien peut-être de cause à effet aussi. Monsieur Lecord, Toyota,
c'était quand
'était sous votre prédécesseur. C'était avant qu'ils s'installent à Valenciennes.
Ils sont installés en Valenciennes quand ça
Alors, attention. Vous allez regarder. On ne va pas refaire l'histoire.
La checklist, elle n'est plus valable ? Elle n'est
plus valable, la checklist ? Les entreprises ne demandent plus ça. C'est bien de le redire. Monsieur Lecoq, on ne va pas refaire l'histoire. On va, si vous le voulez bien, on
va manquer de temps pour aborder le thème suivant. Vous parliez de qualité de vie, Jean-Paul Lecoq, qui permet de passer au second thème. des havraises et des havrais c'est important avec une préoccupation majeure chez les habitants que nous sommes allés interviewer c'est la santé je vous propose de les écouter
'est pas facile de soigner sincèrement il ya des médecins mais il y en a peu pour la demande par rapport à l'offre
nous on ne va même plus sur le havre on va se retrouver parce qu'on trouve pas de dermato havre qui nous prennent en consultation on
est en manque de tout de dentiste, de médecin, d'ophtalmo. Mais je trouve que là, c'est dernier temps de plus. Donc on a des médecins qui partent en retraite et qui ne sont pas remplacés. Je
suis atteinte d'endométriose. Donc déjà, de ce côté-là, c'est un peu difficile de soigner parce que j'ai été détectée par un gynécologue. Mais il n'y en a pas beaucoup sur le Havre. Donc du coup, pour avoir le suivi, pour avoir les rendez-vous, c'est un peu long. On va
peut-être solliciter plus les jeunes qui sont dans l'apprentissage de la médecine. Et puis, je crois que c'est à Rouen où ils apprennent. peut-être faire quelque chose sur le Havre pour qu'on ait plus de personnes qui aient envie de venir en tout cas.
Moi, y compris où j'habite, il y a beaucoup de dames d'un âge assez certain qui n'ont pas de médecin, pas de remplaçant. Donc ils sont obligés d'aller en visite chez des médecins de garde. Ce n'est pas toujours évident pour eux. Donc oui, mais deux solutions, je n'en ai pas par contre, ça c'est sûr.
Alors Jean-Paul Lecoq, vous avez conclu la première partie. Vous allez reprendre sur cette deuxième partie. En premier, la santé, c'est l'une des priorités de votre programme. Alors, près de 25 000 avrets sont privés de médecins traitants. Vous êtes pour la création, vous, d'un centre de santé municipal avec des médecins salariés. Comment on fait pour les convaincre de venir jusqu'au Havre
? On leur propose des emplois de médecins salariés à la mairie ou à la communauté urbaine. C'est un choix à faire. Édouard Philippe dit qu'il y a déjà 40 emplois salariés disponibles. C'est des emplois salariés à vérifier, de médecins à l'hôpital. Les conditions de travail, les conditions salariales de l'hôpital ne sont pas celles qu'on propose en médecine de ville. C'est la réponse aux médecins traitants qui doit être posée. Il y a des villes, pareil, on est en Seine-Maritime, il suffit d'aller voir Fécamp. Il suffit d'aller voir à Dieppe, 11 médecins salariés à Dieppe. Et c'est comme ça qu'une dynamique nouvelle, à côté de la médecine de ville, à côté des médecins libéraux, peut s'installer. Et il y a une demande des gens. Ce sont des bons salaires qui sont donnés à ces médecins, avec des conditions de travail exceptionnelles. Et beaucoup, notamment de femmes, considèrent que c'est une bonne pratique de la médecine. On ne s'embête pas avec tout ce qui est administratif, immobilier, etc. On fait son métier de médecin et on a une qualité de vie à côté exceptionnelle. Le Hav peut offrir cette qualité de vie exceptionnelle et accueillir ses médecins. Et voilà ce qu'on propose. Mais je ne le propose pas d'aujourd'hui dans le programme. Il le sait bien Edouard Philippe, ça fait des années qu'on l'explique, ça fait 25 ans qu'on sait. qu'il va y avoir un manque de médecins. Il a supprimé le numérosclosiste quand il était Premier ministre. Vous savez combien il y a eu d'étudiants en formation supplémentaires ? ce moment-là. L'année d'après et l'année suivante. Ça prend du temps. Non, mais suppression du numerus clausus, deux étudiants en médecine supplémentaires. Vérifier, vérifier, puisqu'il faut vérifier. Donc voilà les choses qui ont évolué. Et aujourd'hui, depuis 9 ans qu'on sait qu'il y a un problème, Edouard Philippe a été Premier ministre, il aurait pu prendre les dispositions. Et parmi les dispositions... Transformer l'hôpital du Havre en CHU permettait de faire la formation des médecins. Les citoyens à vrai le disent eux-mêmes. Ils savent qu'il y a cette opportunité.
Alors ça c'est aussi un des points de votre programme, transformer l'hôpital du Havre en CHU. Franck Keller, vous avez... La même proposition. Mais oui, c'est... Mais alors, attendez, comment on fait pour transformer comme ça un hospital en
CHU ? Ce débat a été abordé il y a 6 ans, encore une fois. Il y a 6 ans, ce sujet a été abordé et rien n'a changé en 6 ans. Il y a eu la même discussion et rien n'a changé en 6 ans. Les avrais ont toujours de plus en plus de mal à avoir accès à un médecin, j'en ai vu, dans tous les quartiers, sur tous les marchés. Beaucoup me disaient, aussi bien voir un spécialiste que le généraliste, c'est la croix et la bannière, si on n'a pas un piston. Si on n'a pas un piston, on n'y arrive pas. Et beaucoup viennent à Paris se faire soigner, malheureusement. Rien n'a été fait en 6 ans, rien de satisfaisant. Et qu'est-ce qu'un CHU au Havre, ça va changer quoi ? Un CHU, ça change tout. Ça attire des médecins et ça attire surtout des internes. Le nombre d'internes aujourd'hui au Havre est aux alentours de 140. Il y a 140 internes au Havre. Quand on compare avec Rouen, où il y a un CHU, il y en a 900. Alors on va plutôt comparer avec la ville 'Orléans. Parce qu'Orléans a transformé justement son hôpital en CHU. Mais ça ne vous donne pas des médecins de ville ? Mais ça donne des médecins qui sont accessibles, qui sont présents, qui font des consultations à l'hôpital et qui font des consultations à côté, qui sont accessibles. À Orléans, aujourd'hui, qui est une ville plus petite que le Havre, nous avons 240 internes. Donc ça prouve bien que ça attire. Ça attire et ça change tout. Après, effectivement, il faut se battre pour l'avoir. Ce n'est pas en claquant des doigts. Il faut se bagarrer. Il faut travailler peut-être en collaboration avec Rouen et Caen. Et ça, pourquoi pas, est bien volontiers. Mais en tout cas, il faut un CHU sur le Havre. Et de voir Philippe, transformer Monon en CHU, c
'est une bonne solution ? Je ne crois pas. Et je vois bien l'effet magique que ça peut représenter de dire on va avoir un CHU. Mais je crois qu'en vérité... On n'améliorera pas les choses. Moi je ne suis pas pour transformer l'hôpital du Havre en CHU, je suis pour poursuivre ce que nous avons engagé qui s'appelle l'universitarisation. Ce n'est pas exactement la même chose. L'idée de l'universitarisation c'est de dire nous sommes capables de travailler avec le CHU de Rouen en très bonne intelligence et en très grande confiance. Et nous sommes capables progressivement de mettre à la disposition de l'hôpital du Havre des professeurs universitaires de la faculté de médecine de Rouen et de l'hôpital universitaire de Rouen à 100% au Havre. Ce faisant... Nous augmentons considérablement le nombre de médecins et d'internes. Il y a plus 25%, je le dis, dans les trois dernières années, il y a eu plus 25% d'internes et de médecins à l'hôpital du Havre. C'est une progression considérable. Et ça, nous pouvons le faire parce que nous travaillons en confiance avec l'hôpital de Rouen. Le jour où nous décidons de devenir un CHU, nous rompons, et ce sera mécanique, les relations avec l'hôpital de Rouen. Et je me permets de vous faire observer, monsieur Keller. Et M. Lecoq aussi, puisque parfois vous présentez aussi cet exemple. L'exemple d'Orléans me semble assez mal choisi. Je vais vous dire pourquoi. Quand l'hôpital d'Orléans est devenu un CHU, toutes les coopérations extrêmement intéressantes et extrêmement fructueuses qui existaient entre l'hôpital d'Orléans et le CHU de l'époque, qui est à Tours, dans un autre département, c'est la même région, mais c'est un autre département, deux CHU dans le même département, je n'y crois pas. Mais passons, quand ils l'ont fait, ils ont déclenché ce que je crois être. Peut-être pas une catastrophe, mais une situation redoutablement compliquée à Orléans. Regardez dans le détail, au-delà des slogans que vous utilisez, regardez, allez voir dans la presse ce qui se passe en ce moment au CHU d'Orléans. Ça va très mal, mais quand je dis que ça va très mal, c'est très mal. Et pourquoi ? Parce que vous avez un hôpital qui doit pousser à toute vitesse ses professions universitaires, une faculté qui ne suit pas, des financements qui ne suivent pas. Et vous avez totalement déséquilibré le système. Et la vérité, c'est que ça marche beaucoup moins bien qu'avant. Et donc, moi, je comprends très bien la force des slogans. Les gens adorent ça pendant les campagnes électorales. Je dis que si nous voulons développer l'hôpital du Havre, je crois beaucoup plus à l'universitarisation, à la poursuite des investissements, à la meilleure liaison. de l'hôpital grâce au tramway. Je pense que, je vous assure, ça ne multipliera pas le nombre de médecins, mais ça rendra l'avis plus simple à beaucoup de gens qui doivent aller à l'hôpital. Je pense, très sincèrement, et j'en ai parlé, parfois vous dites que j'en ai parlé avec beaucoup de médecins à l'hôpital du Havre. À l'hôpital du Havre. Je ne parle pas de l'hôpital de Rhin, à l'hôpital du Havre. Je dois constater qu'ils pensent, en général, que casser ce lien de confiance... Et ce bon travail qu'on fait avec le CHU de Rouen, c'est desservir l'hôpital du Havre. Donc je vous le dis, en conscience, je pense que ce que vous proposez, c'est une mauvaise idée.
Vous vous trompez, moi je ne suis pas d'accord avec vous, juste pour répondre. Moi aussi j'ai discuté avec des médecins du Havre, dont certains qui étaient dans votre majorité municipale précédente ou encore d'avant. qui me disent le contraire, justement. Eux sont convaincus qu'avec un CHU, il y aura plus de moyens, il y aura plus de possibilités. Ils sont des médecins libéraux. Moi, je vous parle des hôpitaux hospitaliers. Oui, ils sont des médecins libéraux, effectivement. Ils ne connaissent pas bien l'hôpital. Mais les médecins connaissent
mieux que vous. On va passer à la suite, et vous l'avez évoqué avec le tramway, qui est donc en construction pour rejoindre, effectivement, l'hôpital. Je pense que personne ne va critiquer le fait que le tramway se développe. Mais vous avez des divergences, en tout cas, sur... son accessibilité, on va dire. Jean-Paul Lecoq, vous, vous militez ou en tout cas vous proposez une gratuité progressive qui commencerait par mercredi, samedi et pour tous les scolaires. Pourquoi une gratuité partielle, pas totale
y a 6 ans, comme ça revient parfois dans le débat, il y a 6 ans. Et à 6 ans, on l'a proposé Total. Et puis, on travaille sur des sujets de manière responsable. Et donc, on pense par rapport à la gestion du trafic. Vous savez, à Dunkerque, dans la ville d'un des amis d'Edouard Philippe, d'Horizon, il y a l'Observatoire national de la gratuité du transport public. Et donc, à vous discuter avec les chercheurs. Ils vous montrent comment ça se met en place ici, comment ça se met en place là, les difficultés qu'on peut rencontrer, le nombre de bus, le nombre de trams, si ça fonctionne bien, etc. Donc, nous, on a décidé de le faire progressivement. On va commencer par tous les âges scolaires, y compris les jeunes, les étudiants. On va continuer. Jusqu'à 18 ans,
finalement.
Voilà, même jusqu'à 25 ans. Les jeunes de la mission locale nous ont déjà interpellés en disant « et nous ? ». Les apprentis nous ont déjà interpellés en disant « et nous ? ». On intègre bien cette dimension-là. On a les retraités qui nous ont interpellés en disant « et nous ? ». Et donc on se dit qu'il va falloir très vite passer aux retraités. Et puis le mercredi et le samedi… envisage de faire la gratuité totale pour tout le monde. Le mercredi, parce que ça permet la vie des familles, aller au sport, aller dans les activités culturelles, aller au bord de la mer, etc. Et puis le samedi, ça permet d'aller dans le centre-ville, faire ses courses, et ça permet de refaire vivre le centre-ville et les commerces.
Edouard Philippe, vous, la gratuité, c'est non, hormis pour les enfants de moins de 6 ans. Vous voulez étendre cette gratuité, mais la gratuité n'est pas une solution. Je
comprends bien que dans une campagne électorale, proposer la gratuité d'un service comme le tramway, c'est populaire. Vous voyez, je comprends bien ça. Le
tramway, les bus. Oui, bien sûr,
et si possible pour le maximum de gens. J'entends bien le caractère extrêmement populaire de la demande. Je pense que l'enjeu au Havre, c'est d'améliorer la qualité de service. C'est de développer les réseaux. Il n'y a pas que le Havre. L'exploitant de transports publics, il a la charge de l'ensemble de la communauté urbaine. Et moi, je pense qu'on a beaucoup plus intérêt à construire cette troisième ligne de tramway. C'est quand même entre 350 et 360 millions d'euros. Il faut quand même les financer. Et je pense que c'est extrêmement utile, y compris pour Harfleur, pour Montivier, y compris pour les havrais des quartiers sud de Graville et de Soquance et de toute la ville qui va pouvoir aller au grand stade ou à l'hôpital. Et je pense qu'on a besoin de conserver une capacité d'investissement, une bonne gestion des équilibres, de façon à pouvoir densifier le réseau de bus. Il y a des quartiers dans lesquels il faut qu'on mette plus de bus. Par exemple le bois de Bléville, par exemple les neiges. Moi je crois qu'il est préférable de conserver une tarification du tramway. J'observe d'ailleurs qu'il y a de plus en plus de gens qui utilisent le tramway. Il y a eu 30% de croissance du trafic dans le réseau de transport public au Havre après l'installation des deux lignes de tramway. Je pense qu'on a besoin de quelques recettes. Je ne vois pas comment on pourrait dire aux habitants d'Etretard, aux habitants de Crichto-Leste-Noval, qui sont membres de la communauté urbaine, qu'ils financent à 100% les trajets déhavrés. en leur sein, au sein de la ville, qu'ils l'utiliseraient gratuitement. Alors, bien sûr, on peut trouver des adaptations. Moi, je propose le tarif famille nombreuse à partir du premier enfant. Parce qu'il faut avoir une tarification sociale. Et on a d'ailleurs une offre de tarification qui est extrêmement large. Mais je vais vous dire, la gratuité, ça a un coût. Et je pense que la gratuité s'agissant du transport public au Havre, ça voudrait dire soit une augmentation d'impôts, soit une baisse du service. Et je ne suis ni pour l'un ni pour l'un. C'est ce que je pense. Vous n'avez pas dit combien votre mesure coûtait. Vous savez très bien qu 'on dispose
de plus de 2,7 millions dans le
budget des transports. Ça a coûté combien, monsieur le maire ? Les deux jours de gratuité des transports. Puisque vous êtes aux affaires. Comment ça a coûté ? Pendant les deux jours de pollution. Gratuit pour tout le monde. Deux jours par an ? On n'a pas
le choix. Mais ça a coûté combien ? Ça a coûté combien par jour ? Vous sauriez chiffrer
la gratuité partielle ? Non, on ne saurait pas le chiffrer parce qu'on pourra le chiffrer très vite. Dès lors, on pourra évaluer le nombre de bus et de tramways nécessaires à faire tourner. Et puis, c'est pour ça qu'on a besoin des chercheurs. Parce que quand on met en place ça... Non, on en met pas moins, on en met plus. Vous nous dites toujours, il y a des slogans en matière de campagne. Aujourd'hui, dans les slogans, vous dites qu'il va falloir mettre plus de bus sur le bois de Blévis. Ça fait combien d'années, monsieur le maire, qu'on vous demande de mettre plus de bus sur le bois de Blévis ? Moi, je dis qu'on va le faire, parce que la troisième ligne de tramway va nous permettre de dégager des bus. Vous allez le faire. Ça va nous permettre de faire plus de bus parce qu'on a construit la troisième ligne de tramway. Vous posiez la question pourquoi vous le faites progressivement. Eh bien, c'est pour ça, monsieur. Pour regarder et les coûts et les moyens pour mettre en œuvre. Messieurs
Philippe, Messieurs Lecoq, moi j'ai envie d'entendre Franck Keller sur les transports en commun. Alors c'est quasiment absent de votre programme. Vous, vous mettez en revanche l'accent sur le stationnement que vous réclamez gratuit le samedi après-midi. C'est-à-dire que vous voyez encore un avenir en ville à la
voiture. D'abord je vais répondre à ce que dit M. Lecoq, j'aimerais bien aussi pouvoir m'exprimer. Je pense que les propositions de gratuité sur quasiment beaucoup de sujets, je ne veux pas dire sur tous, mais sur beaucoup de sujets de M. Lecoq sont complètement démagogiques et irréalisables. Effectivement, il faut arrêter de dire, transport gratuit... Cantine gratuite, maître cube d'eau gratuit, tout ça gratuit. Donc tous ces éléments-là, moi je suis effectivement, je dis c'est démagogique, c'est complètement irréalisable. Il vaut mieux avoir des services de qualité. Moi je propose d'avoir des services de qualité, effectivement ponctuellement sur certaines classes d'âge ou certaines familles nombreuses, faire des aménagements et c'est tout à fait compréhensible. Mais la gratuité, il y a toujours quelqu'un qui paye à la fin. Il faut bien le savoir, toujours quelqu'un paiera à la fin. Concernant effectivement la voiture, oui, je pense que la voiture, c'est important de permettre à ce nombre de havrés de venir dans le centre en voiture. Et je pense entre autres aux personnes âgées qui utilisent souvent leur voiture et pas le tramway. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'on voit depuis ces dernières années une diminution des places de stationnement. Ça, c'est la première chose. Et puis, en plus, effectivement, les gens, actuellement, sont de plus en plus sanctionnés avec cette machine, cette sulfateuse APV. Je la supprime, effectivement. La voiture automatique. La voiture qui sanctionne automatiquement, qui tourne en permanence. Je préfère qu'il y ait de l'humain qui adapte en fonction des situations. Il peut y avoir de la tolérance par moments. Ça dépend, c'est du cas par cas. Et ça, il n'y a que l'humain qui peut l'apprécier. Et je proposais, comme vous le dites, le samedi après-midi, gratuit. Pas le samedi toute la journée, parce que sinon, on aurait des voitures qui viennent se stationner le vendredi soir et qui passent tout le temps. week-end complet sans bouger. Non, il faut que ça bouge, il faut que ça tourne pour les commerçants en premier lieu. L'idée, c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui viennent, parce que le stationnement est cher, qu'il y ait plus de gens qui viennent, entre autres l'après-midi, pour pouvoir consommer. C'est pour aider les commerçants. C'est des mesures concrètes, précises et faciles à appliquer.
Messieurs, on aurait aimé vous entendre sur d'autres sujets concernant le cadre de vie. Il y a une question qui brûle les lèvres de tous les journalistes. Bien évidemment, elle vous concerne, Edouard Philippe. Vous ne cachez pas vos ambitions présidentielles. Vous avez d'ailleurs conditionné votre candidature à l'Élysée, à votre réélection au Havre. Si vous êtes élu en 2027 président de la République, qui pour vous remplacer à la mairie du Havre
J'ai dit une forme d'évidence. J'ai rien conditionné, j'ai dit que si je ne réussissais pas à convaincre les Avray, il était assez certain que l'année qui suivait, j'aurais du mal à convaincre les Français. En vérité, vous avez pu le dire vous-même. D'ailleurs, vous l'auriez sans doute dit si je ne l'avais pas dit moi. Donc c'est bien de dire des évidences. C'est bien de le
rappeler aussi.
Voilà, très bien, je l'ai dit. Ensuite, je ne franchis pas une haie avant l'autre. Aujourd'hui, je suis candidat pour être maire et c'est un second tour qui nous réunit, qui nous oppose, je ne sais pas comment il faut le dire. En tout cas, c'est le second tour. Et je
suis
concentré sur ce deuxième tour. J'ai dit avant l'élection que peut-être, en effet, je serai candidat à l'élection présidentielle. Je me souviens de Mme Hidalgo, qui avait dit l'inverse. Elle avait dit avant l'élection municipale, probablement parce qu'elle pensait que c'était plus facile, que jamais elle serait candidate à l'élection présidentielle. Ça ne lui a pas porté bonheur. Donc moi je dis les choses. Ça nécessite une campagne très intense
qui vous éloignerait du art.
En 2027, si, par extraordinaire, je ne suis pas le favori. Si par extraordinaire, en 2027, j'étais élu président de la République, comme si l'un d'entre vous ait été élu président de la République, je pense que ce ne serait pas mauvais pour le Havre. Je ne suis pas sûr que ce serait bon pour les Français, mais en tout cas, je suis assez sûr que ce serait bon pour le Havre. Et si la question se pose, j'ai dans mon équipe, puisque j'ai une équipe solide,
complémentaire,
j'ai dans mon équipe nombre... tout à fait considérable de gens qui ont l'expérience et la qualité pour le faire. Agnès Fermin-Lebaudot ? Il y a 6 ans, il y a 6 ans dans ma liste, la numéro 2 c'était Agnès Fermin-Lebaudot, le numéro 3 c'était Jean-Baptiste Gastine. 'était exactement la même chose il y a six ans. Mon premier adjoint, c'était Jean-Baptiste Gastine, car il ne vous a pas échappé que les parlementaires ne peuvent plus aujourd'hui avoir des fonctions exécutives locales. Donc, dans mon équipe, je désignerai un premier adjoint, et comme à chaque fois, ce premier adjoint aura vocation à remplacer le maire, si par extraordinaire, le maire venait à interrompre son mandat. Mais permettez-moi de vous dire, monsieur, qu'on n'en est pas exactement là. Et que quand Antoine Ruffenac a été élu en 2008, j'étais à l'époque, je crois, son dernier adjoint. Il a interrompu son mandat en 2010, c'est moi qui suis devenu maire. Et quand il a été élu en 2001, pour répondre à votre question, quand il a été élu en 2001, 4 mois après avoir été élu, il a décidé de devenir, parce que Jacques Chirac le lui proposait, le directeur de campagne de Jacques Chirac. Et il a été très occupé. Et il s'est reposé sur sa première adjointe de l'époque qui était Madame Caillère. Donc on sait faire ça. Et moi je pense qu'on peut aimer sa ville, le Havre, et son pays, la France. Et que participer au débat public national, c'est pas une indignité. Et que participer au débat public national en étant un maire enraciné. élu quelque part, connaissant la réalité de chez lui, c'est plutôt une bonne chose pour le débat national.
Excusez-moi, je rebondis sur ce que vous dites, parce que Jean-Paul Lecoq, tout à l'heure, vous avez à maintes reprises évoqué Edouard Philippe, Premier ministre, qui n'avait pas fait des choses pour le Havre. J'imagine que vous avez le même grief à l'encontre d'un Edouard Philippe qui pourrait être président de la République. Pour vous, ce n'est pas, comme il le dit, quelque chose de bon pour le Havre ? D'avoir un vrai président de la République éventuellement ?
Je m'appuie sur l'expérience, je ne veux pas préjuger. J'ai vu ce que le Premier ministre avait fait ou pas fait pour le Havre. Donc je me dis qu'a priori, il n'y a pas de raison que ce soit bon qu'Edouard Philippe soit président de la République. Pour le Havre et pour les Français d'une manière générale, parce que la retraite a 67 ans, enfin il y a plein de griefs que je pourrais lui faire. Hier je crois que c'est... Son collègue Darmanin qui disait, il se présentait lui gaulliste social et il parlait d'Edouard Philippe et il disait c'est un libéral. Moi je dirais c'est un ultra-libéral. Un ultra-libéral. Un ultra-libéral. Oui je cite. Moi je ne suis pas borné, je ne suis pas dogmatique. J'arrive à citer de manière correcte les gens, je ne les qualifie pas. Je ne suis pas comme monsieur Philippe, moi je suis un mauvais communiste pour lui pendant les campagnes électorales. Et je pense que ça ne rendrait pas service aux Français s'il était président de la République. Donc niveau avrai. Et voilà pourquoi ce n'est pas une autre chose. Puis ça démarre dès le 12 avril, vous avez raison d'insister. Le 12 avril, le premier meeting de la campagne électorale des présidents. Avant de passer à la carte blanche,
une réaction
Franck Heller. Très rapide. Effectivement, si Edouard Philippe était... Élu maire du Havre, on sait bien qu'il partirait sur une campagne présidentielle. Ça a été officiellement annoncé. Les premières salles ont été réservées pour les premiers meetings. On l'a lu dans les échos il y a une quinzaine de jours. C'est-à-dire que tout est prêt à démarrer. Il est évident qu'en tant que candidat à l'élection présidentielle, il y aura énormément de déplacements. Ça sera extrêmement prenant. Et je pense que c'est évident qu'il y aura quelqu'un qui vous remplacera à la mairie du Havre. Et on aimerait savoir, les Avrais aimeraient savoir qui sera le maire du Havre si vous gagnez. Ce sera moi le maire du Havre et j'aurai un premier adjoint. On imagine bien que vous y avez déjà pensé, que vous le savez. Pourquoi vous ne le dites pas ? On aimerait avoir de la transparence.
Parce que j'ai fait ma réponse. Je serai maire du Havre et il y aura un premier adjoint.
voilà arrivés au terme de ce débat. Messieurs, il est temps à présent de passer aux cartes blanches. Vous disposez chacun d'une minute pour évoquer un sujet qui vous tient à cœur, une mesure phare de votre campagne. On va commencer dans l'ordre alphabétique inverse avec vous. Donc, Edouard Philippe, c'est à vous.
Écoutez, je pense que tout le monde le dit, tout le monde le reconnaît. Et j'en suis fier, pas parce que j'y ai contribué tout seul, mais parce que ça a été une véritable aventure collective. Le Havre s'est transformé. Dans les 15, 20, 30 dernières années, des quartiers entiers ont été rénovés, la ville est devenue touristique, sa forme physique s'est transformée, elle a été classée au patrimoine mondial par l'UNESCO, elle est devenue plus étudiante, il y a aujourd'hui 15 000 étudiants, il n'y en a jamais eu autant au Havre, elle est devenue plus attractive et de fait, un nouveau moteur s'est ajouté aux deux moteurs traditionnels que sont l'activité portuaire, qui va bien, on en a peu parlé, c'est pourtant essentiel au Havre, l'activité portuaire va bien et elle va continuer à se développer. Et c'est une bonne chose. Et l'activité industrielle qui aujourd'hui souffre un peu plus. Moi, mon objectif, c'est de poursuivre cette transformation. Quand je suis devenu maire, Antoine Ruffenac m'a dit être maire, c'est comme faire du vélo. Si on s'arrête, on se casse la gueule. Et il faut donc toujours transformer la ville, toujours être en mouvement, toujours avoir des projets. On a, pendant cette campagne, pris les électeurs au sérieux, présenté quartier par quartier, sujet par sujet, ce que nous voulions faire dans tous les quartiers du Arbre. Et c'est ça qui compte, c'est à nous de
poursuivre. Jean-Paul Lecoq, on vous écoute. Dimanche dernier, vous êtes une majorité à avoir exprimé votre volonté de changement. 25 000 avresses en médecins traitants, les tarifs de cantines les plus injustes du département, un emploi industriel supprimé sur 4 entre 2008 et 2018, une nouvelle augmentation des tarifs de transport en 2022, 25 écoles fermées en 30 ans, 15 000 habitants perdus en 10 ans, tel est le bilan d'Edouard Philippe et de son équipe. Oui, monsieur Philippe, je suis communiste. C'est pour cette raison que je défends le pouvoir d'achat. C'est pour cette raison que je défends la baisse des tarifs de cantine, la gratuité progressive des transports en commun, la préservation de l'emploi. C'est pour cette raison que je conduis une liste de rassemblements de la gauche et des écologistes issus de la diversité du Havre et de ses habitants. Avraise et Avrais, dimanche, vous aurez le choix entre un candidat dont l'ambition est de s'occuper du Havre, des Avraise et des Avrais, et un candidat dont l'obsession est de quitter le Havre pour devenir président de la République. Nombre d'entre vous ne se sont pas déplacés dimanche dernier. Nous comprenons votre résignation face aux politiques qui sont menées depuis tant d'années. Tout est fait pour vous décourager d'aller voter. Je suis le seul à pouvoir vous garantir que je serai maire pendant l'intégralité du mandat. Notre objectif est d'améliorer votre quotidien et de vous associer aux décisions. En vous mobilisant ensemble, le changement est possible. Nous comptons sur vous. Merci Jean-Paul Lecoq. Franck Heller, vous terminez cette
carte blanche. Chère Avraise, chère Avraie, dimanche, vous allez décider de l'avenir du Havre. Le mandat qui s'achève est incontestablement un échec. L'insécurité a progressé. Les Avrais ont de moins en moins accès à la santé. Notre ville n'est pas entretenue face à ce constat indiscutable. Deux impasses s'offrent à vous. Le maire sortant, qui a délaissé notre ville pour assouvir ses ambitions personnelles, et le candidat communiste, dont le programme est aussi démagogique qu'irréaliste. Je vous propose une troisième voie, être un maire de proximité, accessible et présent au Havre, 7 jours sur 7. présent auprès de vous et facile à contacter. Avec mon équipe dynamique, motivée, compétente, nous renforçons la sécurité, nous améliorons le cadre de vie, nous soutiendrons les commerçants, les artisans et les entrepreneurs et nous ferons en sorte que la ville soit plus agréable. Dimanche prochain, votre vote comptera. Aucune voix ne doit manquer pour tourner la page d'Edouard Philippe et donner au Havre un nouveau souffle. Voter le Havre d'abord, l'Havre est toujours.
Merci à tous les trois d'avoir accepté notre invitation et le jeu du débat démocratique. Merci à vous de nous avoir suivis. Ce débat, est-ce qu'il faut en retenir ? C'est à retrouver dès maintenant sur notre site internet.
et puis merci à vous trois. Merci Bénédicte. Rendez-vous dimanche dès 19h50 pour vivre ensemble ce second tour des élections municipales. Restez avec nous tout de suite votre édition Béthsen. Et juste après, ici 19h20, présentée par Véronique Arnoux. Bonne soirée à vous sur France Télévisions. Merci.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.