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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
la présidence, la parole du président Macron, qui est intervenu sous forme d'Instagram, c'est bien
ça ? Instagram, sous la forme d'un audio, c'est-à-dire que c'est simplement sa voix qu'on entend, et il répond à un internaute qui lui a posé une question, à ses candidats d'ailleurs, et il lui répond directement.
Écoutez, c'est bien de poser des questions candidats, moi je ne suis pas contre poser une question candidats au président de la République, s'il accepte de répondre à ma question candidats, donc écoutons cet échange. Vous le demandez sur Instagram.
Est-ce que vous pouvez enlever la guerre s'il vous plaît ? Parce que vous avez trop ouvert votre bouche je trouve. J'ai pas fini de vivre et j'ai pas envie qu'il y ait la guerre.
Alors je comprends très bien et j'entends votre inquiétude. Mais je voulais être très clair, vous n'allez pas faire la guerre du tout. Et vous allez continuer de vivre. Qu'est-ce qui se passe ? Les Etats-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires en Iran. parce que l'Iran avait pris des décisions très dangereuses pour tout le monde. Elle développait des armes nucléaires, elle avait des armes qu'on appelle balistiques, elle déstabilisait la région et elle avait massacré son peuple. Et en représailles des frappes que les États-Unis et Israélien ont lancées, l'Iran frappe toute la région. Alors la France, elle ne fait pas partie de cette guerre. Nous, on n'est pas au combat et on ne va pas s'engager dans cette guerre. Mais qu'est-ce qu'on fait ? D'abord, on protège les nôtres. On a plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes qui sont là-bas. Tous ceux qui veulent revenir, on les aide à revenir en paix et en sécurité. Ensuite, on a des amis, des alliés qui sont frappés par l'Iran. Les Émirats Arabes Unis, le Qatar, Koweït, la Jordanie. Et là, on les aide, comme un partenaire de confiance, à se protéger. Cette guerre est en train de bloquer une grande partie du commerce mondial, de bloquer du pétrole, du gaz. Donc elle est en train d'augmenter le coût de la vie dans beaucoup d'économies, de créer de l'instabilité. Donc là, de manière tout à fait pacifique, on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime. Et un tout dernier sujet, c'est le Liban, qui est en même temps aujourd'hui touché, très déstabilisé. On les aide à retrouver la paix. et la légitimité, la souveraineté, le calme.
Bonnet. Déjà, la première réflexion, et on se faisait la réflexion avec Eugénie sur ce plateau, moi, j'ai l'impression que l'internaute qui lui pose une question a moins de 15 ans. Je croyais qu'Emmanuel Macron voulait interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Donc déjà, il y a un petit paradoxe. Après, sur la manière dont il répond, il y a quand même quelque chose de... un peu du professeur qui explique à une élève. Et en fait, j'ai l'impression que c'est le même ton qu'il emploie parfois dans les allocutions qu'il fait pour l'ensemble des Français. Donc en fait, ça veut dire que c'est un peu comme ça qu'il nous perçoit aussi. C'est l'impression que ça me donne. Après, sur le fond, je laisserai à mon avis Pierre Lelouch, qui sera bien capé que moi pour dire s'il a raison de dire La forme est quand même assez étonnante. D'abord, la jeune fille,
quoique une enfant... Sa voix témoigne du fait qu'elle a... D'ailleurs, c'est étonnant, parce que le président ne voulait pas interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. C'est pour ça, c'est très clair. Mais en revanche, elle dit quoi ? Elle dit que vous avez...
Parce que vous pouvez enlever la
guerre. Oui, mais elle dit autre chose avant, qui n'est pas forcément très agréable. Votre bouche, non ? Oui, c'est ça. Elle dit que vous avez recouvert votre... Alors, évidemment, c'est toujours pareil avec Emmanuel Macron. La forme, parfois, on parle plus de la forme que du fond. Alors, on va nous dire, oui, vous parlez de la forme, et ce n'est pas important. Mais la forme est tellement étonnante, c'est comme l'autre soir, qu'elle, forcément, il y a une digression à côté. C'est-à-dire qu'on parle, effectivement, de quelque chose qui est un peu artificiel et qui vient percuter, peut-être, le fond. Ou le message du fond.
Qu'en pensez-vous ? Ça
contraste avec ces interventions de la semaine dernière, avec, vous savez, les Rafales, le sous-marin, la Marseillaise, il y avait une verticalité quand même très forte. Des images, je pense, qui d'ailleurs ont touché certains Français qui ont vu une forme de grandeur de la France, etc. Et là, on rebascule dans quelque chose d'assez infantilisant, d'assez gnan-gnan. Je trouve qu'il y a un contraste. Je ne suis pas sûre que ce soit le plus efficace pour rassurer les Français et pour donner une image positive. que la communication de la semaine dernière était meilleure.
Lelouch. Je suis effondré, je comprends rien. Très honnêtement, je comprends rien. On est dans une situation de guerre et qui ne date pas d'hier. La France, elle est attaquée par l'Iran et le Hezbollah depuis 40 ans. On a eu une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés au fil des attentats. que l'Iran n'a jamais revendiqué, mais c'était eux. De Drakkar jusqu'à aujourd'hui, on est dans une situation où l'Iran présente un danger pour la stabilité d'un certain nombre de pays musulmans et pour nous. Après il dit, je ne suis pas impliqué, alors qu'on a des accords de défense. La première réaction c'est, je ne suis pas au courant, on n'est pas impliqué. On est impliqué à fond, d'abord parce qu'on reçoit des drones sur notre base à Abu Dhabi, deuxièmement parce qu'on a des accords de défense. On est engagé à protéger Abu Dhabi, ou par ailleurs, il y a plusieurs dizaines de milliers de Français. Donc voilà, la situation c'est celle-là. Après, qu'ils ne veuillent pas être... dans le suivi de la stratégie de Netanyahou ou de Trump, je peux comprendre, dans l'indépendance nationale, mais qui ne prétendent pas que c'est une situation de fait, ce n'est pas possible.
Tour de table avec André Valigny. André, comment allez-vous André ? Il paraissait sombre ce matin. Je le dis pour les auditeurs d'Europe 1 qui ne voient pas votre visage sombre, et je le dis, en revanche... pour ceux de ces news
qui le découvrent. L'actualité internationale fait qu'on n'est pas forcément... Je suis d'accord, mais quel est le décryptage de cette séquence ? Sur la forme, c'est un peu curieux, c'est vrai, je suis d'accord avec Thomas Bonnet, avec Eugénie Bastier. Sur la forme, c'est un peu curieux, ça tranche avec ce qu'il a fait la semaine dernière devant le sous-marin. C'était très martial, très vertical. Il prend
six points d'ailleurs, vous avez vu ? Oui. Le président de la République... 'est intéressant parce qu'à chaque fois c'est l'effet drapeau qui joue immédiatement.
C'est l'effet soldat de Poulon qui joue sur les hommes surtout, ils adorent qu'on monte des sous-marins.
Je l'ai vu avec mes enfants. Oui parce que maintenant que vous avez trois garçons effectivement. C'est un grand
effet le sous-marin.
Oui mais alors remonter grâce à un sous-marin c'est pas si fréquent.
Donc sur la forme, c'est un peu curieux, c'est vrai, ça tranchait avec la semaine dernière. Sur le fond, finalement, il n'y a rien à dire, il n'y a rien à redire. Il a dit quelle était la position de la France, celle qu'il tient depuis une semaine. Je ne suis pas choqué par ce qu'il a dit sur le fond.
Il y a un manque de pédagogie, quand même.
Ah bah non, au contraire, là, il y a une volonté de pédagogie, quand même, avec cet enfant. C'est
pas un manque de pédagogie, c'est-à-dire pas un manque de pédagogie, mais la manière dont les adultes peuvent raconter l'histoire aux enfants, le point de départ de l'histoire... Ah tiens, c'est une bonne question, d'ailleurs. Bah oui, parce qu'en fait, là, pour moi, je raconterai pas ça à des enfants, par exemple. Je dirais, il y a un État qui est attaqué, qui s'appelle Israël. Autour d'Israël... il y a des terroristes. Et là, on a le sentiment que le président de la République a commencé par dire que les États-Unis et Israël font la guerre à l'Iran. Mais reprenons l'histoire au tout début. Nous avons créé l'État d'Israël après la Shoah, après ce qui s'est passé en Europe.
Mais c'est vrai que quand on parle, quand on évoque ce sujet, comment parler de la guerre à un enfant, je pense immédiatement à La vie est belle, de Roberto Benigni, et qui évidemment... n'est jamais arrivé, bien sûr, dans l'histoire. Un père qui prend son enfant comme ça dans un camp de concentration et qui lui fait croire qu'il est à Euro Disney. Et que tout ça est un jeu. Et
moi, j'ai appelé ma fille Dora par rapport à La vie est belle. Parce que c'est l'amoureuse, Dora, dans le film.
Bien sûr. Georges Fenech. Oui, moi, je trouve cette communication complètement décalée par rapport à la gravité du moment, c'est-à-dire... nos bases qui sont aussi touchées, des milliers de Français qui attendent d'être rapatriés dans l'urgence. On a entendu M. Philippe Tabarro, qui parle d'une situation, même sanitaire.
Et qui fait le travail, qui est présent sur le terrain. À 4h du matin, il est à Roissy quand les rapatriés arrivent. C'est le meilleur ministre du gouvernement,
vous savez. En tout
cas, c'est ce qu'on attend d'un ministre.
Oui, absolument. Donc, dans un moment, vraiment, où c'est la première fois qu'il y a un niveau de guerre, j'allais dire, mondiale, en tout cas régionale, qui s'élargit de plus en plus, je trouve que cette communication sur Instagram pour un enfant, ça fait un petit peu bisounours, quoi. C'est décalé, quoi. Le plus,
c'est que le peuple français est traité comme des enfants. Et c'est infantilisant.
Non, non, mais pas du tout, justement. Catherine Ney, elle a peut-être trouvé la formule qui convient. Elle m'envoie, elle me dit « les enfants parlent aux enfants ». c'est pas moi, hein. Je balance, c'est pas moi. Les
enfants parlent aux enfants. Bon, écoutez, qu'est-ce que vous voulez ? Notre président est dans ces temps de guerre, il faut quand même montrer que... On se marre. Non, pas qu'on se marre, mais vous voyez ce que je veux dire. Je passe mon temps à dire, je n'ai pas vocation à critiquer le président de la République matin, midi et soir. Le bilan parle pour lui, mais dans ces moments particuliers, notamment lorsque la guerre est là... Forcément, il doit exister une forme de droit de réserve, même si on n'est pas complètement d'accord. Devoir de réserve. Devoir de réserve, vous avez raison. Bon, en Iran, que se passe-t-il ? La guerre au Moyen-Orient entre dans son septième jour. L'armée israélienne a entamé une série de frappes à grande échelle sur Téhéran visant les infrastructures du pouvoir dans le cadre de ce qu'elle présente comme une nouvelle phase de son conflit contre l'Iran. On peut peut-être écouter Brad Cooper qui est le commandant du commandement. Les titres des militaires, c'est toujours... J'aime beaucoup les militaires, ils ont des titres. à rallonge souvent, et le commandant du commandement militaire, Brad Cooper, écoutez ce qu'il a dit. Au cours des seules dernières 72
heures, la force de bombardiers américains a frappé près de deux sensibles en plein cœur de l'Iran, y compris autour de Téhéran. Au cours de la dernière heure, des bombardiers B2 américains ont largué des dizaines de bombes perforantes de 2000 livres visant des rampes de lancement de missiles balistiques profondément enfouies.
Si je regarde simplement les dernières 24 heures de l'opération, par rapport à la situation au début, les attaques par missiles balistiques ont diminué de 90% depuis le premier jour,
et les attaques par drone de 83%. Cela étant, nous
restons vigilants.
Brad Cooper des Etats-Unis, puis regardez cette image, je vais la commenter pour Europe 1, bien évidemment, et vous allez voir le président américain, il est dans le bureau ovale, et manifestement, c'est un moment de prière, et ils sont autour, et ils touchent le président. Connaissent pas la laïcité, aux Etats-Unis. Non, mais je m'assure, je trouve que ce sont des moments absolument sidérants. Et le monde, avant de partir en combat, il prie aussi. Oui, bien sûr, mais le monde, effectivement, découvre ces scènes, vous n'imaginez pas, à l'Elysée, le président français.
Il y a aussi le petit déjeuner de la prière, une tradition aussi. Pierre Lelouch. Il y a aussi le petit déjeuner de la prière. Et ces moments de prière sont ouverts aux plus proches, aux plus grands donateurs et aussi aux ministres. Ça dépend. C'est-à-dire que tous les jours, à la Maison Blanche ? Pas tous les jours, non. Ah oui, mais il faut prier tous les jours. Non, non, mais je ne peux pas vous dire que ce soit tous les jours, mais c'est assez régulier à la Maison Blanche.
Et il y a une autre scène à la Maison Blanche. Thomas Bonnet. Il y a l'équipe de football de l'Inter Miami. qui était reçu hier à la Maison-Blanche, donc vous aviez Lionel Messi qui était là, Donald Trump qui faisait des commentaires sur la manière dont la guerre évolue, et Lionel Messi qui applaudit hier à côté. Mais je
n'ai pas vu cette image. C'était fou.
Toute l'équipe de l'Inter Miami qui a gagné une coupe aux Etats-Unis, qui a donc été reçue à la Maison-Blanche. Avec Lionel Messi,
je demande à Marine.
Vous l'avez montré
dans la matinale de... Hier soir,
on l'a.
On va la chercher, on va vous la montrer. Pitexet, on peut continuer, dit-il. Et on a des munitions, écoutez-le. Évidemment, il est côté américain, bien sûr.
espère que nous ne pouvons pas, nous ne puissions pas continuer l'effort de guerre. Il se trompe gravement. Il n'y a aucune pénurie de volonté américaine ici. Nous continuons d'honorer nos morts, tous ceux qui se battent pour notre pays, nous venons de le faire. Nous les honorons en renouvelant notre service avec un dynamisme retrouvé. Nous allons atteindre nos objectifs et notre volonté n'est qu'à ce moment. que d'autant plus forte. Nous avons les munitions nécessaires, les armes offensives qui nous permettent de maintenir, pérenniser cette campagne aussi longtemps que nécessaire.
vous l'avez compris, il y a deux endroits où le conflit existe, c'est-à-dire à la fois en Iran, mais au Liban aujourd'hui. Et d'ailleurs, le président de la République a pris la parole sous forme de tweet pour demander qu'Israël épargne. Pour le Liban, nous devons agir, tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre, les Libanais ont le droit à la paix, etc. Et là, Pierre Lelouch, je voulais votre expertise, parce que les Israéliens, on le dit depuis hier, ont le sentiment que c'est la DRDDR, que cette fois-ci, il faut évidemment exterminer le Hezbollah, en tout cas, oui, tuer les combattants du Hezbollah. Il y a une évacuation massive, on parle de 700 000 personnes. Je vois qu'elle est déjà fortement commentée dans la presse, et plutôt négativement. dans la presse française, à l'image d'Emmanuel Macron, qui ne souhaite pas que cette opération aille jusqu'au bout, si je comprends bien le président de la République. Mais je voulais votre expertise sur cette offensive et les Israéliens qui avancent, qui avancent, qui avancent.
Un mot d'histoire. Le Hezbollah est né en 82. C'est une excroissance directe du régime iranien. Ils se sont installés au Liban. à la fois comme un parti politique, mais aussi comme une force militaire qui tient entièrement le pays. Et les Libanais sont sous le joug de ce parti, longtemps affilié à la Syrie également, et qui reste là. Donc depuis 2024 et avant ça à la résolution de 1701, il était convenu que les deux partis s'éloignent du Litani, qui est la frontière, et que le Hezbollah désarme. La demande du gouvernement libanais, après l'affaiblissement qui a résulté de l'offensive de juin dernier des Israéliens, c'était de désarmer. le Hezbollah, qu'il devienne un parti comme les autres, représentant la communauté chiite. Parce que, comme vous le savez, au Liban, il y a trois communautés, les chiites, les sunnites et les chrétiens. Voilà. Et donc, malheureusement, ils n'ont pas désarmé. Et quand l'ayatollah Khamenei a été tué, le mouvement libanais pouvait avoir le choix soit de rester libanais et de ne pas s'emmêler, soit de prendre fait et cause pour l'Iran et d'attaquer Israël. C'est ce qu'ils ont fait, ils ont attaqué Israël. Et du coup, l'Israélien, cette fois, ont décidé d'en finir avec ce parti qui représente l'Iran à l'intérieur du Liban. Et tous les gens que vous pouvez parler au Liban ne demandent qu'une chose, c'est qu'on les débarrasse de ce corps étranger qui est en fait le représentant de l'Iran à l'intérieur du Liban. Alors,
position d'Emmanuel Macron dans ce moment de grand danger, je demande au Premier ministre israélien de ne pas étendre la guerre au Liban. Qui est-ce qui étend la guerre au Liban ?
Il y a une violation du droit international. par le Hezbollah. Il y a une ingérence du Hezbollah au Liban. Et dans ce que fait Emmanuel Macron, il semble mettre sur un même pied d'égalité le Hezbollah et Israël. C'est en ça ou ça va pas dans ce message ? Vraiment
? Après, la France est quand même l'avis du Liban et demander une protection des civils libanais et peut-être de la mesure à Israël, je pense que le président est dans son rôle d'essayer de demander de la mesure dans la réposte israélienne. Ah non, non, il ne
demande pas de la mesure, il doit de renoncer. Dans ce moment de grand danger, je demande au Premier ministre d'Israëlien de ne pas étendre la guerre au Liban. Et il dit plus tard, le Hezbollah doit renoncer aux armes, respecter l'intérêt national, montrer qu'il n'est pas une milice aux ordres de l'étranger et permet aux Libanais de se rassembler pour préserver le pays. Ce que ne fera pas le Hezbollah. Donc demander le cesser le
feu, c'est juste pérenniser cette situation. C'est là qu'est le problème. C'est ça qui est effectivement le meilleur moyen d'aider le Liban. Le meilleur moyen d'aider le Liban, c'est quoi ? C'est de cesser le feu et de garder le Hezbollah ? Ou bien d'essayer de se... En finir avec cette armée qui représente... André Valigny,
je vous sens, André Valigny, alors je disais sombre tout à l'heure, je vous sens gêné aux entournures. Je vous soupçonne de ne pas être d'accord avec la position d'Emmanuel Macron et de ne pas oser le dire. Sur le Liban ? Sur ce que nous disons là, oui, on ne parle pas de...
Liban est un pays martyr, Pierre Lelouch a rappelé l'historique de ce qui se passe dans ce pays depuis 82. C'est un pays martyr qui n'arrive pas de lui-même à se débarrasser du Hezbollah. Le Hezbollah est un parti politique militarisé, armé jusqu'aux dents, qui menace Israël, qui tape sur Israël, qui frappe Israël, le nord d'Israël, depuis trop longtemps. Donc évidemment, Macron a raison de dire... Allez-y avec mesure, il y a des populations civiles, il y a 700 000 personnes qui vont être... Il ne dit pas ça Emmanuel Macron. Mais comment vouloir à Israël de vouloir se débarrasser enfin du Hezbollah ? C'est un déchirement. Il ne
dit pas ça Emmanuel Macron. Il dit arrêtez. Je suis désolé de vous le dire. C'est pour ça que vous êtes gênés aux entournures. Vous êtes tellement gênés que... Ce sont des sujets où on ne peut pas être tout blanc. Le
président de la République, il a une compliquée, c'est très subtil. Parfois, de caricaturer les positions des uns et des autres. C'est de ma faute. Vous êtes gonflés.
Je lis ce que dit le président. C'est le président qui a pris cette position. Le président, il dit, pour le moment, dans ce moment de grand danger, je demande au Premier ministre israélien de ne pas attendre la guerre au Liban. C'est clair. Je suis désolé, enfin, il y en a marre, je caricature rien du tout. Vous êtes gêné aux
entournures. Je suis gêné par la situation, c'est un déchirement. Vous
êtes gêné de dire que vous n'êtes pas sur la position d'Emmanuel
Macron. Mais vous avez le droit. Le Liban est un pays souverain qui devrait de lui-même réussir à neutraliser l'OSB. Il n'y arrive pas. Eugénie Bastier. Est
-ce que vous pensez qu'une campagne aérienne... peut permettre d'éliminer que ce soit les Mollahs en Iran et le Hezbollah au Liban. Est-ce que juste par le ciel, par les airs, par des bombardements, quand on voit que sur la bande de Gaza, sur un petit territoire, on a bombardé pendant deux ans, et même le Hamas n'est pas réduit à portions congrues, comment faire ? Il va falloir un moment, est-ce qu'il ne va pas falloir des troupes au sol, à la fois en Iran et à la fois, sinon ça ne marchera pas ? La question
est-ce qu'on change un régime par un bombardement, la réponse est non. C'est tout le problème en Iran. Côté Liban, les Israéliens sont au sol. Parce qu'ils n'ont pas pu obtenir le désarmement. du Hezbollah, donc ils sont allés seuls. Et c'est d'ailleurs très risqué, c'est là qu'ils ont. D'ailleurs, la plus grande perte, c'est dans cette guerre, dans des collines extrêmement rocailleuses, où les autres ont des grattes, des trous, des tunnels. C'est très risqué. Je vous propose d'écouter,
parce que vous êtes à l'antenne à 11h.
Oui, on va aller préparer l'émission. Vous préparez
les émissions
?
Franchement,
Thomas,
vous avez raison.
Vous
serez à 11h.
À 11h, pour 100% de matière, on
parlera évidemment de la situation. Au Moyen-Orient. Eh bien écoutez, d'abord merci d'être venu et vous étiez indispensable en ce début d'émission. Écoutons Eval Zamir, il est à l'état-major israélien et il parle précisément de l'opération en cours.
Neutraliser et détruire plus de 60% des lanceurs de missiles balistiques, ce qui constitue une avancée considérable qui réduit les dommages causés au front intérieur et sauve de nombreuses vies. Après avoir mené à bien la phase de frappe initiale surprise au cours de laquelle nous avons notamment pris le contrôle de l'espace aérien, nous passons désormais à la phase suivante de la campagne au cours de laquelle nous intensifierons les dommages causés au fondement du régime et à ses capacités militaires.
lui a pris la parole, aide au Liban, c'est le message du ministre des Affaires étrangères.
Deuxième des choses, c'est évidemment de soutenir les forces armées libanaises qui ont vocation à poursuivre le désarmement du Hezbollah qui doit rendre ses armes. Et pour cela, nous allons livrer à l'armée libanaise des véhicules blindés pour leur permettre de mener leurs opérations. Et puis enfin... Il nous faut apporter un soutien humanitaire aux populations qui, par dizaines de milliers, sont désormais déplacées et éloignées de chez elles. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé que 5 tonnes d'aide médicale, de matériel médical, que plusieurs tonnes de matériel humanitaire seraient dépêchées et arriveraient dès la semaine prochaine au Liban.
Écoutez, il faut saluer cette initiative, mais c'est vrai que souvent, on a le sentiment de vœux pieux. On dit les choses telles que... qu'on voudrait qu'elle soit, lorsque le président de la République dit que le Hezbollah doit renoncer aux armes. Mais c'est ça que je ne comprends pas dans la communication. On sait bien que le Hezbollah ne renoncera pas aux armes. Alors je m'interroge, pourquoi le dit-il ? Pourquoi ce vœu pieux ?
Parce qu'on est devenu des commentateurs de l'histoire, malheureusement. Oui, mais ça ne me satisfait pas, je veux dire, comme explication. Le président de la République, rappelez-vous, s'est rendu deux fois au Liban. pour expliquer à la classe politique libanaise comment faire une démocratie. Rappelez-vous, il est revenu. Je vais revenir, attention, je vais vérifier que vous faites bien ça. Tout le monde l'a ridiculisé. Tout le monde se moquait au Liban. Parce que les équilibres sont extrêmement anciens et difficiles entre les chrétiens, les sunnites et les chiites. Et ils n'y arrivent pas. Ce qui n'est
pas dit, c'est que si la France intervient au Liban, elle devient de fait l'allie d'Israël. Et je pense qu'au quai d'Orsay... Elle ne va pas intervenir. Non mais, et qu'au quai d'Orsay, et que pour le président Macron, c'est très dérangeant. Et il y a de l
'interne aussi, il y a une communication interne, une politique intérieure.
André Valigny. Il y a quand même 700 ou 800 soldats dans la finule en ce moment qui sont au milieu de tout ça.
André Valigny. On a juste oublié un élément, me semble-t-il, dans le débat. Vous voyez, je fais juste une parenthèse. Quand vous dites la finule, gens ne savent pas ce que c'est.
La force d'interposition. Et c'est là qu'on doit en permanence expliquer. Il y a beaucoup de gens qui disent, mais c'est quoi la finule ? C'est une force
d'interposition de l'ONU qui est là depuis plusieurs décennies. Exactement. Et dans
laquelle nous jouons un rôle important. Donc pensons toujours, parce que l'international, je vous assure, les gens qui nous écoutent, et évidemment, ils sont parfois... C'est
très compliqué pour eux. Alors il faut qu'ils sachent que la France, elle est présente au sud-Liban depuis des décennies, sous un mandat de l'ONU. Elle regarde les combats parce qu'on n'y participe pas.
On devrait presque avoir une carte en permanence de géographie sous les yeux et de la montrer en permanence.
André ? Oui, je voulais juste rappeler que c'est le président du Liban lui-même qui a demandé à Emmanuel Macron d'intervenir sur Netanyahou pour éviter l'intervention. Donc ça compte aussi pour Macron. Il a été sollicité par le président libanais.
Lequel est un allié du Hezbollah ? Voilà. Mais oui. Il a pu être nommé président au bout de plusieurs années de vacances uniquement parce que le Hezbollah a donné son accord. Le Hezbollah au Liban tient tout, y compris la livraison des générateurs quand il n'y a pas d'électricité. Il tient les systèmes sociaux. C'est un État dans l'État. Et sans l'appui du Hezbollah, le chrétien ne pourrait pas être aujourd'hui président du Liban. C'est ça la situation, c'est très complexe. Et de dire il faut que ça s'arrête, je demande un cessez-feu, en fait c'est une blague. Et la France doit faire autre chose, il me semble, que d'être le commentateur de situations qu'elle ne contrôlent pas. C'est ma différence avec Macron. Encore une fois, je ne suis pas en désaccord avec vous. Mais qu'est-ce qu'on pourrait faire
concrètement au Liban ?
ne peut pas faire grand-chose, concrètement. Donc on dit rien, on se tait ? Tant que le Hezbollah est là, et tant que le régime iranien est tenu par les islamistes, il y aura un problème. On pourrait au moins s'abtenir de
demander aux Israéliens de ne pas y aller.
Deuxièmement, il faut qu'on ait une décision sur qu'est-ce qu'on fait avec l'Iran. Qu'est-ce qu'on fait avec l'Iran ? Est-ce qu'on reste regarder le match entre Israël, États-Unis d'un côté, et l'Iran ? Ou bien on écoute ce que dit le fils du chat, qui me dit « attendez ». Prenez parti. Vous avez bien pris parti la dernière fois en ayant raidé. Oui, on l
'écoutera tout à l'heure. Mais effectivement, il y a aussi un enjeu de politique intérieure. Alors, dans cette séquence, il y a quelque chose qui m'a frappé, c'est le Mossad. Et c'est vrai que le Mossad, il y a une forme de mythologie qui entoure le Mossad. Parce qu'on a l'impression, sans doute à raison, que c'est peut-être les meilleurs services secrets du monde. Et puis on entend tout, et parfois des légendes. Je pense notamment lorsque j'ai lu qu'il y aurait eu géolocalisation parce que des dentistes auraient infiltré la société iranienne et auraient posé des couronnes ou des bridges avec des puces pour géolocaliser. Je ne sais pas si c'est vrai ou pas, mais j'ai demandé à un spécialiste, c'est très dur d'avoir des spécialistes du Mossad, et puis on est vraiment dans un domaine où ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas. Mais il y a quand même un spécialiste, il s'appelle Michel Barzohar, et il est en direct avec nous, c'est un ancien député israélien. Bonjour Monsieur Barzohar, et merci, si vous pouvez nous éclairer. Je disais, il y a une part de mythologie, il y a une part de John le Carré, il y a cette dimension-là avec le Mossad. Par exemple, ce dont je viens de parler à l'instant, vous avez entendu cette légende urbaine, peut-être des puces qui auraient été infiltrées, infiltrées, c'est pas le bon mot, posées dans des couronnes de mâchoires de dirigeants iraniens. Tout cela est évidemment faux. Monsieur Barzohar, bonjour.
Écoutez, bien sûr, quand vous parlez d'une mythologie et d'une légende qui est autour du Mossad, le Mossad n'essaie même pas de la nier, parce que c'est bon, mais je dois dire franchement qu'en Iran, le Mossad est extrêmement actif. Le Mossad a plusieurs agents, agents locaux surtout. Vous savez, une partie sont des Perses, une partie qui vient des tribus, des Azers, des Belouchis, des Turkmen, des Kurdes. Il est très actif en Iran. Il y a même un groupement qui est comme une petite armée du Mossad. Pendant la guerre des 12 jours. Ce petit groupe qui est, je crois quand même, plus de 200 personnes, ils ont détruit toutes les positions anti-aériennes qu'il y avait autour de Téhéran et permis comme ça. aux avions israéliens d'agir en toute impunité dans le ciel d'Iran. C'est pour la première fois que le Mossad emploie vraiment une petite armée qui est en fait munie de drones, de fusées à courte portée et qui les a employés dans cette guerre intérieure. Le Mossad aussi connaît... et presque tout ce qui se passe dans les cercles gouvernementaux d'Iran. Vous savez qu'il y a environ deux ans, les Iraniens se sont aperçus qu'ils sont noyautés par des agents du Mossad. Ils ont créé un département spécial. contre la pénétration d'espions israéliens au sein du Mossad. Ils ont mis à la tête un général qui était très proche du gouvernement, qui était Ali Nasseri. Au bout de 15 jours, ils se sont aperçus que M. Nasseri lui-même était un agent du Mossad. Il s'est enfui avec toute sa suite pour Israël. C'est pour cela que le Mossad a suivi de très près. L'endroit et le temps où va se trouver Khamenei, le chef suprême. Vous savez que pendant la guerre des 12 jours, il était protégé dans son bunker, sous la terre. Et cette fois, on savait exactement... Quand est-ce qu'il va remonter ? Parce que tous les samedis à 8h du matin, il y avait une réunion de tous les chefs politiques et militaires iraniens. Le Mossad avait pensé d'attaquer le 21 février. Je vais vous interrompre, Pascal.
Je vais vous interrompre parce que la liaison n'est pas extraordinaire. Je vais vous interrompre d'abord parce que c'est le journal de 20h32. On voulait vraiment cet éclairage quelques secondes et puis je vais renvoyer ensuite à vos écrits et à ceux que ça intéresse, bien évidemment, qui pourront se procurer les livres et les documents que vous avez écrits là-dessus. Je rappelle évidemment... que vous êtes un spécialiste du Mossad, mais on avait des petits soucis de liaison. Somaïa Labidi à 9h32 pour nous rappeler les titres.
Bonjour Pascal et bonjour à tous. Israël a lancé la deuxième phase de sa guerre contre l'Iran avec une série de frappes à grande échelle sur Téhéran. Des frappes visant les infrastructures de ce qu'il reste du pouvoir tout en poursuivant ces bombardements dès l'aube sur la banlieue sud de Beyrouth, zone qui abriterait l'un des fiefs du Hezbollah. Pendant ce temps, Donald Trump juge que des troupes au sol en Iran seraient une perte de temps. Une telle option serait superfluète, il déclarait au micro de la chaîne NBC News, puisque selon le président américain, les Iraniens ont déjà tout perdu. Et puis aucun pays de la région n'est épargné par le conflit. Le Qatar dit avoir intercepté avec succès une attaque de drones contre la base américaine d'Al-Uded, la plus grande installation militaire des États-Unis au Moyen-Orient.
Merci beaucoup, Somaya. Vraiment, merci à monsieur Barzoa. Un petit truc à
dire sur le Mossad et les dentistes. Vous savez que... Mais c'est bidon, hein. Oui, mais c'est pas ça. C'est simplement que lorsque vous avez des terroristes qui ont la bouche ouverte avec la fraise devant, ils parlent. C'est comme ça aussi que le Mossad, il y a beaucoup de dentistes au Mossad, parce qu'en fait, c'est... Non mais vraiment. Par contre, ça c'est... Non mais Rachel... Non mais oui. Je suis désolée, mais c'est pas une sorte de puce, c 'est
pas une sorte de puce de machin. Oui, oui. Bon, c'est pas allé là-dedans. Bon, je vous remercie en tout cas M. Barzoard, et vous parliez tout à l'heure de l'interview qui était vraiment remarquable. de Laurence hier de Redzap à la vie. Vous pouvez la revoir d'ailleurs et je pense qu'il faudra la rediffuser quasiment intégralement parce que c'était un très bon moment assez fort. Je l'ai
suivi du début à la fin. J'ai trouvé que Laurence Ferrari avait balayé l'ensemble des aspects d'une situation très complexe. L'interview était vraiment excellente et Palavi était excellent lui-même. Bien sûr. Je le connais un peu, c'est quelqu'un qui est très très respectable, qui a une solution de transition sans doute, mais une solution pour l'Iran. J'ai trouvé cette interview excellente des deux côtés, Ferrari et Pallavi. Il faut rappeler, vous
avez parfaitement raison. Mais non, mais Laurence est une des meilleures, sinon la meilleure intervieweuse aujourd'hui sur la place de Paris, comme on dit. Je vous propose d'écouter le sujet de Noémie Hardy d'abord, avant d'écouter M. Padavie. Choisir le successeur, c'est l'enjeu notamment de la Maison-Blanche.
Choisir le successeur de Ali Khamenei, c'est l'objectif de Donald Trump. Le président des États-Unis lève toute ambiguïté. Il l'a déclaré hier après-midi dans une interview.
Je dois être impliqué dans cette nomination. Le fils de Khamenei est inacceptable à mes yeux. Nous voulons quelqu'un qui apporte l'harmonie et la paix à l'Iran.
Si Donald Trump souhaite l'harmonie et la paix en Iran, Reza Pallavi, lui, pense la porter. Le fils du chat se rêve déjà en successeur. Invité sur notre antenne, il a réaffirmé vouloir se présenter aux Iraniens.
L'alternative doit aussi être légitime pour avoir vraiment une solution et qui permettra de raccourcir cette période de conflit. Je me présente. Avant tout parce que beaucoup d'Iraniens me l'ont demandé. Commettre un élément, si vous voulez, le leader de transition. Je ne fais pas campagne personnelle.
Des réunions de la diaspora ou des réunions d
'Iran ? Surtout à l'intérieur.
Si à Paris, les drapeaux de l'Iran avant la révolution islamique flottaient dans les airs dimanche dernier, cette candidature ne fait pas l'unanimité chez les Iraniens. Certains redoutent une dictature déguisée. De son côté, Donald Trump ne semble pas plus convaincu par son profil. Il a récemment déclaré qu'il préférait quelqu'un de l'intérieur.
Donald Trump, intervention de Donald Trump, que pense-t-il de M. Palavi
Monsieur le Président, Reza Palavi est-il une option dans votre esprit
Je suppose que certaines personnes l'aiment bien. On n'y a pas trop réfléchi. Il me semblerait que quelqu'un de l'intérieur serait peut-être plus approprié.
Je l'ai déjà dit, il a l'air d'être une personne très gentille.
Mais il me semble que quelqu'un qui est là, c
'est populaire actuellement, s'il y en a eu. Mais nous avons des gens comme ça. Nous avons des personnes plus modérées. C'était des radicaux fous.
Tout ce qu'ils font,
c'est tuer des gens.
Eugénie Bastier.
Évidemment, on peut être un peu gêné par la manière dont Donald Trump balaye cette hypothèse, comme il avait balayé Corinna Machado, vous vous souvenez, l'opposante vénézuélienne. Au Venezuela aussi, il avait une option, qui était quand même le président élu. reconnu par la communauté internationale, il y avait ses opposantes, Corinna Machado, qui avait reçu le prix Nobel de la paix, et on a l'impression qu'il veut choisir lui-même, il y a quelque chose d'un peu de l'ordre du caprice, il veut choisir lui-même, il veut avoir le dernier mot, et je trouve ça pas juste pour les Iraniens, parce que de la même manière que les gens de gauche disent, c'est pas aux chats de revenir, c'est pas à la gauche de décider qui va diriger l'Iran, c'est pas non plus à Donald Trump, ça devrait revenir aux Iraniens, et effectivement je trouve que... M. Pallavi a une parole très forte et très juste depuis le début de ce conflit.
Eugénie a complètement raison, c'est pas... de décider qui va diriger l'Iran. D'ailleurs, ce serait une erreur qu'ils viennent dans les valises américaines. Dans le cas de Mossadegh, c'était une grave erreur. Et les Iraniens se souviennent encore du rôle de la CIA et du MI6 en 1953, quand ils ont imposé un dirigeant à l'Iran. Restons, je vous assure. Restons en 2026. Pascal, 2026 s'explique par 1953. Vous avez raison. Vous avez raison. Et croyez-moi, deuxièmement...
Peut-être qu'ils le rendent service, n'empêche, en lui disant qu'il ne veut pas lui. Deuxièmement,
vite, en Iran, il y a 53% de Perses. Et 47% d'autres choses, c'est-à-dire des Azeris, des Turkmen, des Balouchs, des Kurdes. Il y a 10 millions de Kurdes. Il y a 10 millions de Kurdes ici, il y en a plein aussi en Turquie. Le tiers de la population de la Turquie. Et c'est le seul peuple, en 1918, au moment de Versailles, qui n'a pas eu d'État. Et cela continue à se battre. Donc, l'idée d'utiliser ces minorités pour prendre le pouvoir, à mon avis, serait une catastrophe aussi. C'est une idée avec laquelle M. Trump joue. La vérité, c'est qu'on a devant nous une situation très incertaine. On ne sait pas si le peuple iranien peut se soulever. C'est pour ça que les Israéliens tapent tous les systèmes de sécurité, les Basidji, les gens qui tiraient dans la rue contre la foule. C'est ces commissariats qui sont en train de détruire. Est-ce que ce sera suffisant ? pour permettre au peuple iranien de s'en sortir sans trop de casse. La vérité, c'est qu'on va très probablement avoir des violences, comme il y a eu en 1979. Quand Khomeini est rentré, il y a eu trois mois de violences extrêmes où le système... Roménis s'est imposé par les armes.
Je voudrais qu'on écoute M. Palavi, mais c'est vrai que je vous brusque un peu, et j'ai bien tort, parce qu'on apprend beaucoup de choses quand vous parlez, notamment qu'en 1918, le kurde soit le seul peuple qui n'ait pas eu d'État. Avec les
Ukrainiens.
Effectivement, on voit les conséquences, bien sûr, de tout cela. Et c'est pour ça qu'en même temps, ceux qui nous regardent sur ces sujets-là, ils sont souvent, ils ne savent pas, ils n'ont pas votre expertise, votre connaissance. Oui, mais c'est pour ça qu'on est là. Exactement. Écoutons, M. Palavie, hier, vraiment, alors, ceux qui connaissent le visage du chat sont frappés par la ressemblance de son fils, bien sûr. Et puis au-delà de ça, dans la forme, la manière dont il le dit, il y a une très... grande auteur de vue me semble-t-il et il a demandé notamment que la france choisisse son camp
'à récemment l'europe en général par exemple pour mettre les gardiens de la révolution sur la liste et auris ça a pris beaucoup de temps la france était l'un des derniers pays à s'y rejoindre et je pense qu'aujourd'hui la france doit faire son choix est-ce que cette fois ci du côté d'un peuple qui veut se libérer La France, terre de liberté, de fraternité, d'égalité, de laïcité. Est-ce qu'on veut toujours chercher une solution avec une continuité ? un régime religieux avec les mêmes têtes qui ont jusqu'à présent représenté ce régime, ou alors on trouve une solution au-delà de ça. Je pense que c'est dans l'intérêt non seulement, dirais-je, national du point de vue de sécurité, parce qu'un Iran stable, un Iran libre, permet à la fois de stabiliser la région, qui est aussi bien pour l'Occident, mais surtout ce qui est à venir. Plus
loin.
Tu
vois dans le passé, plus loin tu verras dans l'avenir. C'est bien. Deuxième passage de M. Pellavi, c'est lui qui se propose d'assurer la transition.
me présente. Avant tout parce que beaucoup d'Iraniens me l'ont demandé. Commettre un élément, si vous voulez, le leader de transition. Je ne fais pas campagne personnelle.
Des Ragnans de la diaspora ou des Ragnans d'Iran
? Surtout à l'intérieur. Aujourd'hui, j'ai le soutien. des militaires, des intellectuels, des universitaires, des avocats, des écrivains, des athlètes, des ethnies, des minorités religieuses, enfin bref, tous les secteurs de nos sociétés. Ceux qui ont été les plus responsables dans le meurtre de mes compatriotes, c'est justement ces soi-disant modérés. Alors, est-ce que vous pensez qu'il trouvera ? S'ils veulent chercher, ils peuvent chercher. Je ne dis pas que je ne suis pas contre l'idée d'aller chercher quelqu'un à l'intérieur. Ça aurait toujours été mieux. Et moi, je suis prêt. Moi, je suis prêt à travailler avec des éléments à l'intérieur à condition, encore une fois, qu'il soit légitime, qu'il soit acceptable pour le peuple dans un contexte d'une coupure
totale de ce régime. Georges Fenech. Simplement, je voudrais rappeler que pendant les... les soulèvements des Iraniens qui ont fait des dizaines de milliers de morts, c'était au mois de juin, je crois, c'est le seul nom qui était scandé. C'était le sien, Reza Palami, par la foule. Et tous les franco-iraniens et iraniennes qu'on a reçus sur le plateau, tout le monde nous disait, ça peut être la bonne solution. de transition, peut-être pas pour rétablir une monarchie, mais en tout cas pour un régime provisoire qui permettrait aux Iraniens de décider plus tard de leur avenir. En évitant la guerre civile.
C'est ça qui me fait le plus peur, c'est que le pays est très divisé et il y a beaucoup de violence à l'intérieur. Dernier
passage de M. Palavi, la stabilité en Iran, c'est évidemment la stabilité en Occident. L'Occident surtout. Tu dois
comprendre pourquoi cette stabilité... au fait aide à stabiliser aussi l'Occident. L'Occident qui est aujourd'hui menacé de cet extrémisme religieux que l'on voit maintenant sur des territoires européens ou ailleurs. Et la seule antithèse, le seul remède, c'est de revenir à une stabilité de modération, d'aider à ce que l'islamisme, dans le sens radical, n'existe plus. et que la laïcité n'est pas contre les religions. La liberté des religions, y compris l'islam, que ce soit sunnites ou chiites, mais on n'aura pas obtenu cette liberté de religion sous l'égide d'un régime idéologique qui écrase toute autre personne ou croyance. C'est là la différence, ça touche tout le monde.
est en train de dire qu'en période de guerre, le « en même temps » n'est pas possible. Oui, il faut avoir une ligne intérieure, européenne et internationale.
Ça, c'est un vrai sujet par rapport à Macron. Moi, je ne suis pas comme vous, je ne suis pas là pour taper sur Macron. Moi non plus. Mais bon, comme Français. je me dis, mais c'est quoi notre camp dans cette histoire ? Est-ce que c'est le camp de quelqu'un qui aspire à la liberté, qui veut le camp des massacrés dans les rues de Téhéran au mois de janvier ? Ou bien, est-ce que c'est de continuer à soutenir ce régime en disant, on ne s'en mêle pas
La vie ne s'arrête pas, Tel Aviv, retour en Israël. Et nous étions avec Régine Delfour, et puis vous avez peut-être vu ce mariage. Et j'avais demandé à Régine, est-ce que vous pourrez retrouver les mariés qui puissent témoigner, et puis ceux qui étaient également dans le parking. Parce qu'un mariage, parfois, on l'oublie quand il est traditionnel, mais la manière dont ils se sont mariés, ils ne l'oublieront pas. Et il y avait quelque chose d'émouvant et même, disons-le, de beau dans ce mariage. Et Régine... qui est sur place, et on salue évidemment Sacha Robin, Fabrice Elsner, Thibaut Marchoteau, et on leur souhaite, évidemment, ils ont toutes nos pensées, et on leur renvoie nos bonnes ondes, qu'ils fassent attention à eux, bien sûr. Nous allons voir le sujet de Mathilde Ibanez sur le mariage dans ce parking.
se sont dit oui dans ce parking souterrain. Malgré la guerre, ils ont quand même voulu célébrer leur mariage.
On est très effrayés par ce qui se passe dans le monde, mais on voulait célébrer l'amour, l'amour que l'on ressent l'un pour l'autre.
On s'est dit, ok, pourquoi pas le parking du centre commercial et ça reste magique.
D'origine argentin, il était impensable pour lui de ne pas fêter avec sa famille cette étape de vie importante.
J'étais très triste car je viens d
'Argentine et toute ma famille et mes amis sont venus spécialement pour le mariage. Ma famille a peur, alors on a dit « Ok, on le fait dans le parking, c'est un endroit sûr et grand et si une alarme retentit, on peut se mettre ici.
» Un lieu à Tipeee
qui a réuni plus de monde que prévu. Comme Michael, qui ne s'attendait pas à tomber sur un tel événement alors qu'il cherchait juste à se réfugier.
À ce moment-là, une alerte est survenue et les gens ont commencé à influer dans le parking. Ce qui devait être un événement assez intime est devenu un événement public. Tout le monde a sorti son téléphone et la joie a commencé à exploser. On a senti la solidarité, donc c'était un événement exceptionnel.
Si les Israéliens vivent au rythme des alarmes, rien ne les empêche de continuer à vivre et de prôner l'amour.
les informations du moment, on va être avec Régine Delfour dans une seconde d'ailleurs, il y a des explosions entendues à Tel Aviv après une alerte aux missiles iraniens. Une série d'environ 8 explosions a été entendue, je vous lis une dépêche qui arrive à l'instant, qui est 9h42, vous voyez. Il y a peu, l'armée a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'État d'Israël. Les systèmes de défense sont en cours d'activation. pour intercepter cette menace, a déclaré l'armée dans un communiqué, et puis il y a également alerte téléphonique aux habitants sur des menaces potentielles de missiles, cette fois à Dubaï, et je ne suis pas étonné parce qu'il se trouve qu'on a tous des relations et parfois des amis qui sont à Dubaï, et tout à l'heure j'ai essayé de joindre quelqu'un que je connais assez bien, qui est à Dubaï et qui m'a envoyé une... une photo, effectivement, de son portable précisément. Et on voit, vous voyez, je peux l'envoyer d'ailleurs à Marine Lançon, ce qui arrive sur le portable où on te dit qu'il faut bouger, accès à la position requise, etc. Et vous devez immédiatement, un missile est en
train d'arriver. Vous savez pourquoi les uns se marient dans des parkings dans la joie et les autres ont très très peur à Dubaï ? Tout simplement parce qu'il n'y a pas de bunker à Dubaï. Dans les pays arabes, il n'y a aucune protection des populations civiles. En France non plus, d'ailleurs. J'étais en charge de ça. On est complètement à poil là-dessus. Donc la différence... 'est notre doctrine de démence. Je suis d'accord avec vous. Garder la plus grande vulnérabilité pour la population, ce qui est une aberration. Donc les pays du Golfe n'ont aucune protection pour la population civile, d'où la panique. Je suis d'accord avec vous, mais la
France est peu attaquée depuis 1944. Donc je veux bien qu'on construise des misiles. Si on pouvait construire des hôpitaux d'abord, si on pouvait investir massivement dans beaucoup de choses,
bien
sûr, on peut aussi construire partout des abris anti-missiles. Pascal, la leçon
de la guerre en Ukraine, c'est que les armes nucléaires ont été contournées et que les gens meurent dans les immeubles. Et je vous dis que c'est l'un des grands trous noirs de notre politique de défense de ne pas protéger la population.
J'entends bien, et merci en tout cas de nous alerter. Alors les Français qui sont bloqués, on en parle à Dubaï précisément, et vous allez voir Jean-Noël Barraud qui a pris la parole. Il y aurait 5000 personnes qui veulent revenir, mais il n'y a pas d'avion. Nous sommes d'accord. Et il y aurait 400 000 personnes qui seraient au Moyen-Orient, 400 000 Français. Visiblement, elles ne veulent pas tout revenir. Et c'est déjà ça. 5 000 personnes à rapatrier en France. Écoutez Jean-Noël Barreau.
'est environ 5000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Émirats Arabes Unis. Et c'est la raison pour laquelle nous avons d'une part affrété des vols. Quatre vols sont partis de l'Égypte, d'Omane et des Émirats Arabes Unis. Trois autres sont programmés et sont en cours d'affrêtement. Et puis nous avons insisté auprès des autorités émiriennes pour qu'elles puissent accélérer la cadence des vols qui, au départ des Émirats, gagnent la France.
Écoutez, Madame Carlois sur le... Madame Carlois sur le... L'avion qui a fait... Non, l'avion qui a été détourné. L'avion qui est revenu à son point de départ. Qui était vide. Qui était vide cet avion ? Avec l'équipage. Avec l'équipage, écoutez.
pense que le message important ce matin, c'est de dire, cet avion-là, dans ces conditions-là, à cette heure-là, sur ce créneau-là, ne présentez pas les conditions de sécurité. Mais nous avons d'autres vols, plusieurs vols, qui sont en ce moment en train d'être programmés. Dès aujourd'hui ? Dès aujourd'hui, absolument. Aujourd'hui, vous avez certains espaces aériens qui sont encore ouverts. C'est le cas du Sultan Adhoman, c'est le cas de la Jordanie, c'est le cas de l'Egypte, c'est le cas du Liban. Et lorsqu'ils le peuvent, lorsqu'ils peuvent partir en sécurité par un vol commercial, nous leur recommandons de le faire, y compris nous avons des concitoyens qui sont arrivés à Londres, qui sont arrivés avec des vols, pas nécessairement à Paris directement.
Léonore Carroi, ministre délégué aux Français de l'étranger, il est 9h51 et c'est le carillon d'Europe 1. C'est le moment, c'est un moment de légèreté quand on vous voit, cher Thomas.
Je suis là pour la légèreté, moi. Pardon ? Oui, je suis là pour la légèreté.
Non ! D'abord, vous êtes dans quel studio ? Parce qu'il y avait des petits soucis de studio ce matin sur l'antenne. Alors
nous, ça va, notre studio fonctionne très bien. C'est le studio Coluche et nous, il n'y a pas de problème. C'est l'autre studio, le Lagardère, qui a des petits soucis, effectivement.
Bon, quel est le programme ? Pourquoi ça résonne comme ça aujourd'hui ? Il y a de l'écho !
Il y a de l'écho !
Il y a de l'écho !
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