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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
RTL Soir, Vincent Parizeau.
Invité d'RTL Soir, Pierre-Yves Bournazel, bonsoir. Bonsoir. Candidat à la mairie de Paris pour Horizon et Renaissance, c'est-à-dire que vous avez le soutien d'Edouard Philippe mais aussi de Gabriel Attal. Votre liste est crédité au dernier sondage IFOP sorti dimanche de 12% d'intention de vote. On va dire pour l'instant en tout cas, assez loin derrière celle de la gauche hors LFI d'Emmanuel Grégoire, crédité de 32% et celle LR Modem UDI de Rachida Dati avec 30. Et pourtant... Ce matin, vous avez annoncé que vous refusiez toute alliance à droite avec Rachida Dati et à gauche, évidemment, avec Emmanuel Grégoire au second tour des municipales. Est-ce que vous confirmez ce soir cette intention de vous maintenir, si vous faites plus de 10% évidemment, parce que c'est ce que la loi électorale exige pour se maintenir au deuxième tour ?
Les choses sont claires et elles restent claires. Je suis candidat pour gagner et je suis le candidat du changement. Ce candidat du changement, ce candidat pour gagner, il n'est pas candidat pour rejoindre Grégoire Houdati. Parce que comment gagner sinon, si on rejoint les autres ? Cette élection n'est pas jouée, c'est ce que je veux expliquer. J'ai un projet, j'ai des valeurs, et je veux défendre ma candidature, ma singularité dans cette élection. Je crois qu'il y a un chemin, je crois qu'une majorité de Parisiens ne veulent ni... de Dati ni de Grégoire. Ils me le disent chaque jour sur le terrain. Et d'ailleurs, je trouve que Madame Dati a choisi son adversaire, Monsieur Grégoire, pensant que c'était l'adversaire le plus simple à battre. Et réciproquement, Monsieur Grégoire ne parle que de Madame Dati, pensant que c'est la candidate qu'il peut battre. Eh bien, justement, Paris est une ville rebelle. Je suis un homme libre, un homme indépendant d'esprit. Je suis légitime, élu de Paris depuis 18 ans. Je porte le projet le plus sérieux. Donc, les choses sont claires. Je ne suis pas candidat pour rejoindre Grégoire Oudati au second tour, je suis candidat pour gagner.
C'est clair, net et précis. C'est ce que vous dites avant le résultat du premier tour. Après, ça
pourrait changer ou pas ? Non, j'ai dit les choses de manière très claire. Quand on mène campagne, on ne mène pas campagne pour rejoindre, on mène campagne pour gagner. Moi, je ne suis pas dans la peluche, dans les négociations, dans les arrières-cours. Je suis transparent. Ça veut dire que ce soir,
vous prenez l'engagement ?
Je suis élu de Paris depuis 18 ans. J'aime notre ville, je la connais comme ma poche. Et je connais la différence entre les sondages et la réalité du vote. Pour l'instant, il n'y a pas eu un seul bulletin mis dans l'urne.
Alors, Edouard Philippe, qui est votre ami, mentor, j'ai envie de dire, et chef de file, peu après votre déclaration, lui aussi, il s'est exprimé pour dire que lui, il disait qu'il fallait une alliance de la droite et du centre à Paris. Alors, il a dit, évidemment, dire qu'il n'y a pas d'alliance avant le premier tour, c'est naturel, mais que la politique, en gros, c'est la politique, et qu'à l'arrivée, l'alliance, elle s'imposera. Qu'est-ce que vous répondez à votre ami ? Edouard,
qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit au premier tour, c'est projet contre projet. J'ai un projet, je le défends. Il dit qu'il souhaite l'alternance. Je suis un candidat du changement de l'alternance et je veux montrer mes différences. Et j'aimerais qu'on parle justement de ces différences. Parce que j'ai des différences de valeur et des différences de projet. avec M. Grégoire et avec Mme Detti. C'est ça qui
est intéressant. Vous parlez des valeurs. Il dit aussi, votre ami Édouard Philippe, que cette compétition ne doit pas être personnelle.
Et
moi j'ai lu un peu votre livre, j'ai le sentiment qu'il y a un sujet dati pour vous, un dossier de contentieux. Alors vous avez été son conseiller au ministère de la Justice, vous avez travaillé avec elle, puis vous l'avez aussi combattu. Dans votre livre, La bataille pour Paris, Vous écrivez « Le fiel est la menace ». Voilà ce qui définit notre relation depuis 2022.
Le fiel
et la menace. Mais
chacun le sait pour beaucoup de monde. Ça a été dans son parcours souvent cette méthode. Mais moi ça ne m'impressionne pas. Je l'ai dit tout à l'heure, je suis un homme libre et indépendant d'esprit. Et je mets une campagne pour défendre mon projet, aider des valeurs. Je voudrais vous parler des valeurs. Parce que c'est important effectivement les valeurs. J'ai des valeurs. Et je crois qu'il faut être loin de l'extrémisme politique. Je note que sur la liste de M. Grégoire, il y a des mélenchionnistes reconvertis avec Mme Simonnet. Qui expliquaient que la police tue. Il y a sur la liste de Mme Dati des émouristes, et d'ailleurs il y a sur la liste de Mme Knafo des personnes qui ont été élues en 2020 avec Mme Dati. Moi je veux être clair sur les valeurs, les valeurs de Paris, je veux les défendre. Je me bats contre la brutalisation de la vie politique. Aujourd'hui c'est le concours de plaintes chaque jour. M. Grégoire porte plainte contre Mme Dati, Mme Dati porte plainte contre M. Grégoire, et moi je pose une question. Voulez-vous vivre ça pendant 6 ans au Conseil de Paris ? Mon engagement, c'est de dire aux Parisiens, j'ai un projet, je veux défendre un projet, je veux défendre des solutions pour votre logement, pour la propreté, pour la sécurité, pour votre bien-être. C'est ça être maire, c'est être positif et c'est délivrer des politiques publiques, et c'est pas se jeter des anathèmes et des attaques en dessous de la ceinture en permanence.
Justement, ces propositions, par exemple, sur le logement, vous savez que la question est importante pour les Parisiens, notamment le prix des loyers, vous avez des propositions ?
Oui, bien sûr, je veux faire deux choses, beaucoup, mais deux pour résumer ce soir. La première, c'est que je veux créer un choc d'offres en faisant confiance enfin aux propriétaires, en leur disant, si vous mettez votre bien de nouveau sur le marché principal au lieu de le laisser en résidence secondaire ou en location saisonnière, je vous ferai bénéficier d'un pack 100% garanti. paiement des loyers. Si votre locataire ne paie pas votre loyer, nous interviendrons pour vous permettre d'avoir le paiement du loyer. Vous pairez à la place. Oui, et je finance ça par l'arrêt de la préemption qui coûte 250 millions d'euros par an au contribuable. C'est-à-dire que la ville aujourd'hui achète des logements au prix du marché et transforme un logement privé en logement social. Ça, je l'arrête. Je préfère remettre 60 000 familles au cœur de Paris. Et par ailleurs, dans le logement social, je souhaite donner la priorité absolue aux femmes et aux hommes qui travaillent à Paris. Et donc... auront accès au logement social en priorité. Les Parisiens. Les
Parisiens qui travaillent.
Oui, ou des Franciliens qui travaillent à Paris. Les aides-soignantes, les infirmières, les policiers, les prioritaires sur les
logements sociaux. Les femmes et les
hommes qui travaillent dans nos commerces, dans nos entreprises, et notamment qui travaillent à horaire décalé. C'est une priorité, c'est une question de justice et de mérite.
Un dernier mot sur votre ami et mentor Édouard Philippe, qui est candidat au Havre, et qu'un sondage donne battu en cas de triangulaire. C'est un sondage qu'on vient d'avoir, Opinion Way, pour Hexagone. Il donne Édouard Philippe battu au deuxième tour en cas de triangulaire, je précise. Et encore, il faut se méfier parce qu'il serait battu par le communiste Jean-Paul Lecoq, 42% contre 40% en cas de triangulaire avec le candidat ARN. Mais moi, je voudrais poser une question... A l'ami, mais surtout à l'homme d'horizon, est-ce qu'on peut être battu au municipal dans la ville qu'on dirige depuis 16 ans et être candidat à l'élection présidentielle ?
Écoutez, moi je suis méfiant vis-à-vis des sondages parce que quand on voit les résultats de l'élection... Et quand on regarde après l'élection, les sondages qui ont précédé l'élection, on rigole. Parce qu'il y a quand même beaucoup de différences entre les sondages et le vote. Et les Français sont libres, et ils sont libres de choisir, et les Havrets aussi. Ce que je sais, c'est qu'Edouard Philippe est un excellent maire, qu'il est très apprécié des Havrets, qu'il a agi pour sa ville comme personne, il l'a transformé, il l'embelli, il prend soin de chacune et de chacun, c'est un excellent maire, et j'ai la conviction qu'il sera largement réélu.
Et si Horizon perd Nice avec Christian Estrosi et Le Havre avec Edouard Philippe, ça serait un coup fatal pour votre part ? Avec
Dessy, on mettrait Paris en bouteille. Et si je gagnais Paris, ce serait une bonne nouvelle, non ? Pour vous, sans doute, en tout cas. Pour Paris, j'espère, parce qu'on mérite mieux que ce match du passé contre le passé, ces deux clans qui se détestent. On peut mener quelque chose de très positif pour notre ville, la ville qu'on aime, la ville de Paris, celle que j'aime profondément et celle que mon équipe veut servir à temps plein pendant six ans. Efficacité et probité à tous les étages de la gestion de Paris.
En tout cas, vous maintenez ce soir sur RTL votre position. Pas d'alliance après le premier tour, même si vous arrivez à arriver troisième.
Je dis que je veux gagner Paris. Je veux convaincre les Parisiens de gagner. C'est quand même ça, une élection. C'est fait pour convaincre et déplacer les lignes. Sinon, on ne vote plus et on laisse les sondages faire. Mais ça, généralement, les Français ne laissent pas faire. On l'a vu, Chirac a remporté face à Balladur. De la nouée que personne ne voyait venir a gagné en 2001 face aux favoris Langues puis Seguin. Et les Jeux ne sont pas faits. Ils sont même très ouverts.
Merci beaucoup. Merci à vous.
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