Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré. Lancez la vidéo : le texte suit la lecture.
FULL: Marine Le Pen Addresses Press in Brussels Ahead of EU Summit and French Elections | AC1Z
14 octobre 2026
grande année électorale européenne, j'y reviendrai, une vision et des perspectives pour l'Europe. Compte tenu des choix existentiels que nous allons devoir faire, nous, patriotes de chacune de nos nations européennes dans les prochains mois, je mesure pleinement l'importance et la solennité du moment politique que connaît l'Europe. L'Europe des nations, que j'appelle de mes voeux et pour laquelle je me bats depuis des décennies. L'Europe que j'estime devoir bâtir et transmettre en tant que responsable de politique française à nos compatriotes, mais aussi à leurs enfants et à leurs petits-enfants. C'est cette Europe qui commence enfin à se dessiner sous nos yeux, enfin après les échecs épouvantables enfantés par les dérives fédéralistes contraires aux volontés des peuples. Sur tout le continent, c'est l'heure du grand choix démocratique. C'est un moment comme l'Europe n'en a pas connu depuis des décennies. En novembre, dans quelques semaines, l'Espagne va désigner sa majorité lors d'élections législatives anticipées, avec la possibilité sérieuse qu'advienne une majorité patriote qui comptera dans ses rangs nos alliés de Vox. En mai, la France aura un nouveau président, puis une nouvelle majorité parlementaire. Et à l'automne 2027, deux grandes nations européennes, l'Italie et la Pologne, vont à leur tour élire leur assemblée respective. Il faut remonter 33 ans en arrière pour trouver la trace d'une telle conjonction d'élections dans les plus grands pays européens. Ironie du sort, juste après la mise en œuvre du traité de Maastricht en 1993. Cela contribue à donner du poids au moment que nous allons vivre. Ce moment, je l'ai placé en France dans un héritage, celui de la Renaissance. Je ne vous surprendrai donc pas en plaçant cette grande échéance électorale à l'échelle de tout notre continent dans cette même filiation historique. J'y vois l'occasion d'une nouvelle naissance, d'un véritable renouveau pour tout notre continent. Ce sera notre œuvre commune pour les années et sans doute pour les décennies qui viennent. Ce sera dans quelques années, je l'espère, lorsque nous l'aurons accompli, notre fierté. Cette œuvre commune, je l'affirme, ne consistera pas simplement à défaire ce qui a été fait et très mal fait depuis plus de 30 ans sur la scène européenne. L'Europe des Nations, c'est avant tout une commission européenne qui, aujourd'hui, ne cesse de sortir de ses prérogatives et qui retrouvera donc un rôle de secrétariat au service des nations. Ce retour aux sources institutionnelles est fondamental car il signifie tout simplement le retour de la démocratie en Europe. Seuls les gouvernements ont l'autorité et la légitimité démocratique, faut-il le rappeler. Les institutions européennes doivent aider, accompagner, favoriser la coopération et l'entraide. Ils n'ont aucune autorité sur les gouvernements ni n'exercent aucune compétence qui n'est expressément prévue, encadrée et demandée par les États. Ainsi, il faudra bien sûr accélérer et amplifier le travail d'allègement et de simplification du droit communautaire qui a été entrepris, bon gré mal gré, par la commission von der Leyen depuis 18 mois. L'agenda que nous allons proposer à l'Europe, c'est celui des bâtisseurs, pas seulement défenseurs d'une tradition, mais porteurs d'une ambition, une immense ambition, à la mesure de ce que la France et l'Europe ont à dire, à proposer, à apporter au monde. Nous avons connu en France depuis dix ans la mise en œuvre d'une vision européenne qui est l'exact opposée de celle que je porterai lorsque je serai présidente de la République. Il voulait l'Europe puissance. Nous avons eu l'Europe impuissance. Il voulait la souveraineté européenne. Nous n'avons eu que la dilution des souverainetés nationales et la vassalisation technologique. Nous devions avoir l'Europe de la paix. Nous n'avons eu que l'Europe à écouter certains discours marqués par le fatalisme, voire le défaitisme de la guerre. Nous devions avoir l'Europe des frontières. Nous n'avons eu qu'une Europe ouverte à la terre entière. Tout cela en France était déjà contenu, annoncé, souhaité dans le discours prononcé à la Sorbonne par Emmanuel Macron dès 2017. J'ai toujours été habité et je le suis plus que jamais par l'idée que la France était le cœur politique de l'Europe. Notre tradition historique, nos institutions démocratiques, nos secteurs industriels et technologiques d'excellence nous donnent une voie et une place très singulière pour jouer un rôle fédérateur. J'entends réactiver ce rôle spécifique de la France, j'entends renouer avec cette tradition. Et cela, quand je serai présidente de la République, je ne pourrai le faire qu'en m'appuyant sur des partenariats solides, fondés sur la confiance, le respect des souverainetés et le souci constant de la réciprocité des gains permis par chaque coopération. Et Dieu sait qu'il nous en reste tant à bâtir dans les années et les décennies qui viennent. Demain, nous bâtirons de véritables frontières européennes extérieures qui viendront renforcer nos propres frontières nationales. Nous nous opposerons à tout élargissement de l'Union qui constituerait en l'Etat un risque majeur pour la cohésion déjà bien fragile et l'équilibre économique du marché unique. Demain, nous bâtirons une politique commerciale fondée sur la protection de ceux qui créent des richesses sur notre continent et une politique industrielle visant à la libération des forces productives et de l'innovation. Notre priorité nationale aura une déclinaison économique territoriale. Le fait que l'Union européenne soit le seul espace géographique qui s'interdise de prioriser, notamment dans la commande publique, ceux qui produisent des biens sur son sol, est une anomalie à l'échelle mondiale. Demain, nous bâtirons une politique agricole qui garantit des prix rémunérateurs aux paysans, apporte son soutien financier pour la modernisation, favorise l'installation des jeunes et déploie un cadre normatif simplifié à ceux qui nourrissent l'Europe. Demain, nous bâtirons des partenariats industriels et technologiques, y compris d'ailleurs en matière de défense, fondés sur la mutualisation librement consentie des talents et des investissements partout où les nations y ont un intérêt partagé. Demain, nous bâtirons de nouvelles institutions européennes qui permettront aux nations souveraines de recouvrer la maîtrise de l'agenda européen qui leur a été bien souvent confisqué depuis plus de 30 ans. Permettez-moi, cela étant dit, de vous rassurer, je ne fais pas partie de ceux qui diluent dans de grands concepts leur absence de volonté politique. Je suis pleinement consciente du fait que nous allons devoir, que je vais devoir, quand je serai présidente de la République, traiter des urgences du court terme. La première d'entre elles, bien sûr, sera la finalisation de la négociation du cadre financier pluriannuel actuellement en cours pour la période 2028-2034. J'observe depuis plusieurs mois l'accélération du calendrier que voudraient imposer certains, pourquoi-t-il, enserrer dans des engagements financiers de long terme les volontés démocratiques contraires que pourraient s'exprimer dans quelques mois certains peuples, dont incidemment le mien. J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer publiquement ce que je pensais de cette volonté d'étouffer par anticipation les choix démocratiques à venir. Une volonté d'autant plus manifeste qu'aucun cadre financier européen n'a été enterriné si longtemps avant son entrée en vigueur, historiquement quelques semaines, et ici, il nous faudrait accepter son verrouillage plus d'un an en avance. Tout cela n'est pas sérieux. Alors que la contribution de la France à l'Union européenne a déjà explosé depuis 2017, plus 40% sur la contribution brute, quasiment plus 100% sur la contribution nette, qui avoisine désormais les 9,5 milliards, puisque nous venons d'avoir le chiffre. Ce qui explique à raison que la situation des comptes publics français est très préoccupante, ne pourrait sérieusement envisager de leur infliger une charge toujours croissante, qui plus est, contre la volonté du peuple souverain. Je ne serai pas la présidente qui acceptera d'être dupe de leurs contradictions et de leur hypocrisie. Et je défendrai donc, parce que c'est le mandat que me rendent donné les Français, un plafonnement strict de la contribution nette de la France à l'Union européenne à 5 milliards d'euros nets, soit le niveau qu'avait accepté Jacques Chirac après l'élargissement. Pour ce faire, la Commission européenne doit abandonner un certain nombre de programmes contraires à ses compétences, comme la santé ou la sécurité intérieure. La France n'acceptera plus qu'elle exerce des compétences diplomatiques et encore moins des compétences militaires ou de renseignement, comme elle souhaite, semble-t-il, le faire. Enfin, toute la politique de préadhésion, de soutien à la Turquie ou de développement doit cesser. Seules les nations souveraines doivent exercer ces prérogatives, y compris par des coopérations en Europe. La deuxième de ces urgences de court terme, bien sûr, sera notre capacité à soutenir le pouvoir d'achat des Français et la croissance de nos entreprises. Voilà pourquoi l'une des priorités de mon action européenne sera la renégociation rapide dès 2027 des modalités de fixation du prix de l'électricité française en Europe. La France définira elle-même un prix de l'électricité en France et négociera de gré à gré avec ses partenaires un prix de vente. La France recouvrera ainsi la compétitivité à laquelle ses investissements passés dans le nucléaire et l'hydroélectricité lui donnent un droit légitime. Il y a là un enjeu essentiel pour la capacité de la France à renouer avec la croissance. Je rappelle qu'elle est prévue pour cette année à 0,4%, soit à peine plus tiers de la moyenne européenne. Cette renégociation bénéficiera non seulement aux entreprises françaises, mais aussi à celles qui, partout en Europe, ont intérêt à la compétitivité de notre économie, car elles commercent et elles innovent avec nous. A ce titre, je proposerai à nos partenaires européens de relancer le grand traité Euratom, à l'origine pilier de la construction européenne voulue par les pères fondateurs. Plutôt que de construire des réacteurs russes, américains ou chinois, les pays d'Europe peuvent coopérer grâce à la technologie française. La Pologne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et bien d'autres pays ont besoin de nucléaire civil et la France a besoin de partenaires pour produire en série des nouveaux réacteurs afin d'en faire drastiquement baisser le coût unitaire et donc l'électricité de toute l'Europe. Une autre priorité sera naturellement l'abaissement de la TVA sur l'énergie qui sera abaissée à 5,5% en tant que biens de première nécessité. Cela aussi permettra de soulager immédiatement les ménages français et de leur rendre du pouvoir d'achat, c'est-à-dire du pouvoir de consommation, d'épargne et de financement des investissements dont nous avons tous en France et en Europe le plus urgent besoin. Les énergies sont des produits de première nécessité et à ce titre doivent bénéficier du taux de TVA correspondant à cette réalité que partagent tous les peuples et j'en suis sûr une large majorité des gouvernements européens. En parallèle d'une fiscalité au service des familles, l'Europe doit redevenir le lieu de la justice fiscale et de la coopération. Il n'est plus acceptable que le marché commun européen favorise un certain nombre de paradis fiscaux. Il est inadmissible que certains États, que la paix et la solidarité financière européenne ont favorisé depuis des années, se livrent à la concurrence fiscale déloyale. Il est hors de question que la France paye des dizaines de milliards d'euros à la construction européenne pendant que cette même construction européenne organise ou laisse s'organiser des pratiques qui se polient les Français et d'autres peuples européens. Ainsi, nous proposons deux grandes réformes de justice fiscale et d'efficacité du marché commun. Tout d'abord, nous proposons que tous les pays européens harmonisent la fiscalité sur le tabac et l'alcool. Ce faisant, la fraude et les trafics s'effondreront. Tous les pays européens seront gagnants, tout comme la lutte contre le tabagisme et l'abus d'alcool. Des centaines de buralistes français ont mis la clé sous la porte et notre gouvernement perd plus de 5 milliards d'euros de recettes fiscales à cause de la concurrence déloyale en Europe sur le tabac et l'alcool. Ce n'est plus possible. Nous proposons aussi que les pays européens se mettent d'accord sur une fiscalité harmonisée sur l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises, par exemple un taux unique de 20 à 25%. Ce faisant, la fraude et l'optimisation fiscale n'auront plus lieu d'être. Alors que l'ensemble des pays européens ont besoin de ressources pour se désendetter et investir dans l'avenir, les multinationales ne peuvent plus être les passagers clandestins de services publics dont ils bénéficient plus que les TPE-PME. Enfin, nous proposons une vraie trajectoire de respect du traité de Paris. Le Rassemblement national n'a jamais été climato-sceptique, mais nous avons toujours combattu la climato-hypocrisie, à savoir manipuler l'écologie pour taxer les contribuables. Afin d'inciter concrètement les pays à respecter le traité de Paris, nous proposons qu'une partie de la contribution au budget de l'Europe soit calculée selon l'intensité carbone des économies nationales. Plus un pays est éloigné des objectifs, plus il devra contribuer afin de l'inciter à changer. Plus ambitieux encore, nous continuons à demander l'instauration d'une vraie taxe carbone aux frontières en remplacement de l'absurde MACF. Ces technocrates européens ont tué une excellente idée en taxant des produits que l'Europe ne fabrique pas, comme les engrais, mais laissent entrer des marchandises que l'on sait produire en Europe. Il faut au contraire une taxe carbone aux frontières qui sanctionne les importations venant des pays polluants, avec des exceptions temporaires pour les produits qu'on ne sait faire pour le moment, mais qu'on ambitionne de rattraper, comme les engrais, mais aussi des exceptions définitives pour les produits qu'on ne saura jamais produire en Europe, comme le café. Cela, je le souligne, valide une affirmation que je répète depuis des années. Être pro-France ne signifie pas être anti-Europe. Nous avons tous à gagner à ce que les ménages et les entreprises du continent retrouvent des marges de consommation, d'investissement et de projection dans l'avenir. Et pour cela, c'est vrai, il nous faudra rompre avec l'idéologie de décroissance qui règne à Bruxelles depuis de trop nombreuses années. Tous en profiteront en France et en Europe. A ce titre, la politique environnementale doit devenir un moteur de la croissance et du progrès et non l'inverse. J'ai déjà parlé du nucléaire, je pourrais parler de l'hydroélectricité, de la géothermie ou de bien d'autres industries permettant de favoriser la croissance durable et le pouvoir d'achat. D'une manière générale, nous devons réussir à financer à la fois les enjeux de la transition écologique, mais aussi de réussir les grandes révolutions technologiques. Ainsi, comme je l'ai toujours pensé, la BCE doit repenser son action à défaut de son mandat. Elle doit absolument prendre en compte l'emploi, la croissance et l'innovation. Alors que les politiques d'assouplissement monétaire menées des années 2010 à 2022 n'ont fait l'objet d'aucun ciblage vers les investissements d'avenir, il faut mettre au débat un nouvel épisode de financement de l'économie à taux favorable, mais avec un ciblage économique strict. à savoir le financement des investissements d'avenir, les ruptures technologiques et la neutralité carbone. Cette innovation est possible dans le cadre actuel du mandat de la BCE. En effet, le réchauffement climatique d'une part et la dépendance stratégique envers l'étranger d'autre part, étant des facteurs inflationnistes, investir pour prévenir et éviter ces effets inflationnistes sont parfaitement compatibles avec le mandat de la BCE. Il est absolument impossible d'endetter davantage nos États et de financer par l'outil budgétaire les révolutions nécessaires pour que l'Europe ne sorte pas de l'histoire et réponde aux aspirations de la jeunesse. Seule une politique monétaire sérieuse mais innovante le peut. Voilà, mesdames et messieurs, les quelques lignes que je voulais tracer devant vous aujourd'hui. La tâche qui nous attend est immense. Nous serons, j'en suis convaincus, bâtir les nouvelles coalitions qui permettront de la mener à bien à partir de 2027. Je vous remercie et je laisse la parole à Julien Sanchez.
bonsoir à tous. Vous me permettrez dans le prolongement de Marine Le Pen de m'exprimer en tant que coordinateur de la commission des budgets du Parlement européen pour évoquer un sujet qui peut paraître technique mais qui est profondément politique, à savoir le budget de l'Union européenne. Je n'évoquerai pas celui de 2027 qui est en ce moment en négociation. J'évoquerai plutôt dans mon intervention les discussions sur le prochain CFP pour la période 2028-2034, qui sont elles aussi déjà bien engagées, donc les discussions. Un budget n'est jamais une simple addition de chiffres, ce sont avant tout des choix politiques et des priorités. Quelles dépenses financer, qui les paiera et quelle liberté restera aux États membres ? Ce sont les sujets que nous devons évoquer. De ce point de vue, l'actuel projet de CFP a de quoi surprendre. Pour mesurer les enjeux, rappelons que le CFP 2021-2027 représentait initialement 1074 milliards d'euros à prix constant 2018. Pour 2028-2034, la Commission propose désormais 1763 milliards d'euros à prix constant 2025, remboursement de Next Generation EU compris. La Commission propose une transformation profonde de l'architecture budgétaire européenne. Le CFP actuel repose sur 7 grandes rubriques et environ 52 programmes. Pour 2028-2034, la Commission propose de passer de 7 à 4 rubriques et de 52 à 16 programmes et instruments principaux. On nous présente cette réforme comme une simplification, mais derrière cette simplification apparente se cache en fait une transformation majeure des arbitrages budgétaires. Nous refusons que cette simplification apparente fragilise des politiques essentielles. L'agriculture, en premier lieu, ne disposerait plus dans ce projet d'une rubrique distincte. Elle serait intégrée dans une enveloppe commune avec la cohésion, la pêche, la sécurité, la gestion des frontières. Or, lorsqu'on regroupe des politiques aussi différentes dans de grandes enveloppes, la question devient immédiatement qui sera prioritaire lorsque les arbitrages commenceront. C'est pour cela que nous devons regarder non seulement le montant global du prochain CFP, mais aussi l'architecture de ce CFP. Notre première ligne rouge concerne, vous l'avez compris, la politique agricole commune. Nous demandons une PAC autonome, avec un budget clairement identifié et identifiable, protégé, au moins maintenu en valeur réelle et indexé sur l'inflation. Ces deux piliers, paiement direct et développement rural, doivent être préservés. Nous refusons son intégration au plan de partenariats nationaux et régionaux. La pêche, le programme POSEI, doivent aussi rester autonomes. avec des financements spécifiques pour les régions ultra-périphériques. L'agriculture, c'est très important parce que c'est une question de santé publique, une question de souveraineté alimentaire et c'est très important à nos yeux. L'autre ligne rouge, ça a été évoqué par Marine Le Pen, c'est l'action extérieure et l'élargissement. Nous refusons toute augmentation de ces crédits et demandons une réduction importante de Global Europe. L'aide au développement doit être du ressort des États membres et davantage liée à la coopération effective des pays bénéficiaires en matière migratoire. Nous exigeons également davantage de transparence sur les financements des ONG, refusons l'extension des conditionnalités liées à l'état de droit ou aux recommandations du semestre européen. Nous nous opposons aux objectifs contraignants et aux nouvelles conditions idéologiques, comme le budget genré ou « dono significant arm » qui détournerait donc des crédits de l'agriculture, de la cohésion et de la compétitivité. A l'inverse, nous soutenons bien sûr la recherche, l'innovation, la réindustrialisation lorsqu'elle bénéficie prioritairement aux entreprises européennes. Nous arrivons finalement à la question centrale, qui va payer ? Parce que si l'Union européenne veut un budget plus important, si elle doit rembourser Next Generation EU et si elle veut financer de nouvelles politiques, elle doit trouver de nouvelles recettes. La Commission propose un nouveau paquet de ressources propres. On retrouve notamment une contribution fondée sur les grandes entreprises, une ressource sur les droits de douane, une contribution liée aux déchets électroniques, ainsi que des recettes provenant du système ETS et du mécanisme carbone aux frontières. Selon les estimations présentées, l'ensemble représenterait environ 58 milliards d'euros par an. Mais le Parlement européen considère que cela ne suffit toujours pas. Il souhaite ajouter encore d'autres ressources, la redevance numérique, une ressource sur les jeux et paris en ligne, une contribution liée aux cryptoactifs, ce qui équivaut à peu près à 10 milliards encore supplémentaires. Et notre désaccord là-dessus est fondamental. Nous refusons ces nouvelles ressources propres parce qu'il faut arrêter de présenter ces ressources comme si elles apparaissaient spontanément. L'argent européen ne tombe pas du ciel. D'ailleurs, chaque ressource, il y a toujours directement ou indirectement une entreprise, une activité économique, un consommateur ou un contribuable qui paye. Et il y a surtout une logique institutionnelle. Plus l'Union européenne dispose de recettes autonomes, plus elle peut augmenter sa capacité budgétaire indépendamment des contributions nationales. C'est donc aussi une question de souveraineté. Et même avec ces nouvelles ressources, le problème n'est pas réglé, puisque la Cour des comptes européenne estime que les contributions nationales moyennes pourraient passer d'environ 140,7 milliards d'euros par an sur le CFP actuel à 208,5 sur le prochain. Ça représente une augmentation de 48% en valeur absolue. Autrement dit, on nous propose des nouvelles ressources propres, mais les contributions nationales continueraient malgré tout d'augmenter fortement en parallèle. La Cour des comptes formule elle-même plusieurs réserves, complexité accrue du système, volatilité de certaines recettes, interrogation sur la compétitivité et absence de plusieurs textes d'application essentiels. C'est pourquoi notre position est claire. Avant de demander toujours plus d'argent aux États, aux entreprises, aux contribuables, commençons par revoir sérieusement les dépenses avec un regard très critique et commençons aussi à aller chercher les recettes déjà prévues qui échappent aujourd'hui au budget de l'Union européenne du fait notamment de sous-déclarations. On pourrait parler de la TVA, des droits de douane. Il y a eu beaucoup de rapports documentés de la Cour des comptes européennes sur le sujet. Je pense qu'il serait intéressant que la Commission européenne les lise et suive les recommandations. Ce sont des sommes considérables qui échappent aux finances publiques et sur lesquelles nous... devons agir. Gérons aussi mieux le budget européen. La légèreté de la gestion de Next Generation EU expose au budget européen jusqu'en 2058, vous le savez. Le prochain CFP comprend à ce stade 149,3 milliards d'euros destinés au remboursement de Next Generation. Nous refusons tout nouvel emprunt commun, y compris le mécanisme de près de crise proposé par la Commission. De plus, Marine Le Pen l'a rappelé à l'instant, nous proposons de réduire à 5 milliards d'euros la contribution nette de la France au budget européen. Je ne parle pas ici de contribution, mais de contribution nette. Permettez-moi pour terminer de dénoncer l'accélération à mon tour profondément politique du calendrier de négociation de ce CFP. Le cadre financier 2014-2020 avait nécessité environ 30 mois de négociation, celui de 2021-2027 31 mois et cette fois l'objectif serait de parvenir à un accord politique dès décembre 2026 après seulement 17 mois de négociation, soit une réduction de près de 45% concrètement par rapport au précédent CFP. Alors pourquoi une telle précipitation ? Ce calendrier permettrait de conclure les négociations avant l'élection présidentielle de mai 2027, alors même que la France est l'un des principaux contributeurs du budget européen. Autrement dit, les grandes organisations financières qui engageront notre pays jusqu'en 2034 pourraient être arrêtées avant même que les Français aient choisi leur prochaine présidente. Nous considérons que le président de la République élu en 2027 doit pouvoir participer pleinement à ces négociations et peser sur les choix budgétaires qui engageront la France pour les sept années suivantes. Nous refusons qu'une négociation d'une telle importance soit précipitée à la veille d'une échéance démocratique. majeure et ce qui est fait totalement de manière inhabituelle. Le prochain CFP doit être négocié dans le respect de la souveraineté des États membres et des choix démocratiques des peuples européens. Notre position repose donc, vous l'aurez compris, sur la discipline budgétaire, la protection des politiques essentielles européennes comme l'agriculture et le respect de la souveraineté des États membres. Je vous remercie.
Et si vous avez une question en anglais, je vais faire la traduction de votre question, et M. Le Pen et M. Sanchez vont éventuellement répondre en français, bien sûr.
Vous avez venu à faire un bras de fer sur le budget européen. Est-ce que vous avez trouvé des alliés pour s'ouvrir ce bras de fer quand on voit que Georges Abeloni ou André Baluch qui est dans notre groupe font partie des pays qui au contraire voudraient que le budget européen continue d'augmenter ? Parce que ce sont des amis de la cohésion qui veulent que le budget européen continue d'augmenter. Et par ailleurs, est-ce que vous pouvez garantir que votre bras de fer avec l'Union européenne ne mènera pas à des coupes dans la PAC ? Est-ce que les partenaires européens n'exigeront pas en échange que les agriculteurs français touchent moins de PAC
de partisans du refus de l'augmentation du budget européen. Et d'ailleurs, je pense qu'un communiqué de presse va être diffusé à l'issue du sommet des leaders auquel je participais quelques minutes avant de vous rejoindre et qui évoque le refus de voir augmenter dans des proportions qui sont... objectivement inimaginable, le budget de l'Union européenne. Donc oui, bien sûr, nous avons beaucoup de partenaires fiables sur ce sujet. Et encore une fois, je pense que ce que j'ai dit tout à l'heure est un élément qu'il faut absolument regarder de près. Quatre des grands pays, quatre des cinq grands pays de l'Union européenne vont avoir des élections. d'ici fin 2027. Et il me semble qu'il est parfaitement légitime que ce CFP ne soit pas conclu avant que l'ensemble de ces quatre élections, Italie, France, Pologne, Espagne... n'ait eu lieu, parce que c'est évident qu'on a bien compris que la volonté de la Commission, c'est d'enserrer, en réalité, ce CFP et de passer au-delà de la volonté démocratiquement exprimée par les peuples de ces quatre grands pays. Ce n'est pas possible, en fait. n'est juste pas possible. C'est un combat, mais le combat qu'on va mener pour la PAC, on va le mener avec tout notre cœur et toute notre ambition. Parce que là encore, nous avons des alliés. Là encore, il y a beaucoup de pays. Vous parlez de l'Italie, pardon, mais l'Italie est d'ailleurs en première ligne sur la défense de la PAC. Et donc, il est hors de question, si vous voulez, dans notre esprit. Il est hors de question qu'en réalité, on voit baisser. des secteurs qui sont des compétences initiales de l'Union européenne au bénéfice de compétences que personne n'a accepté de leur transférer. Moi, quand j'entends que Mme von der Leyen veut se construire un organisme de renseignement européen, je me dis, mais en fait, dans quel traité il lui a été attribué la compétence de mettre en place un service de renseignement européen ? Rien du tout. Donc on voit bien que l'ensemble des... des recettes propres qui sont sollicitées, l'augmentation du budget qui est sollicité, a vocation, en réalité, essentiellement à financer plus de bureaucratie et à financer des compétences qui ne sont pas celles, en fait, de l'Union européenne.
Quelle serait votre première action d'action ?
concernant l'Ukraine, j'ai déjà répondu à cette question puisque j'ai indiqué, je crois que c'est un élément d'honnêteté à l'égard de M. Zelensky que la France n'était plus en situation sur le plan budgétaire d'apporter une aide financière à l'Ukraine. que nous étions évidemment d'accord pour maintenir toute une série de dispositifs visant à former leurs soldats, à former leur armée, à leur apporter y compris de l'aide en termes de matériel. Mais nous ne pouvons plus financer l'Ukraine. Donc ce financement... Et je crois qu'il est encore une fois oeuvre d'honnêteté que de le dire d'ores et déjà au président Zelensky plutôt que de lui faire croire que l'on pourrait continuer indéfiniment à financer l'Ukraine alors que objectivement, vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens que la France est aujourd'hui dans une situation, chacun l'aura compris, extrêmement périlleuse. Concernant les sanctions, je le rappelle, au début de la guerre en Ukraine, nous avions dit que nous étions en désaccord avec les sanctions qui étaient envisagées pour une raison simple, c'est que nous avions dit, et je crois que nous avions eu raison d'ailleurs de le dire, puisque l'avenir nous a donné raison. que les sanctions telles qu'elles étaient envisagées étaient des sanctions qui n'auraient aucune influence sur la Russie, qui renchériraient en réalité le prix des matières premières auxquelles ils seraient capables de les vendre et qu'il y aurait évidemment dans le monde toute une série de clients pour leur acheter. Entre temps, vous le savez, en réalité, l'Europe a continué à acheter du pétrole, l'Europe a continué à acheter du gaz. mais à un prix fort intéressant. Nous avions proposé à l'époque une autre forme de sanction qui consistait à demander à l'ensemble des producteurs de pétrole et de gaz de baisser le prix pour que précisément la Russie ne puisse pas s'enrichir sur la vente qu'ils allaient faire auprès de pays qui accepteraient de leur acheter. Notre proposition n'a pas été retenue, moyennant quoi aujourd'hui non seulement l'Europe a... à la Russie, mais de surcroît à des prix qui sont évidemment extrêmement intéressants pour la Russie. Ma priorité, je l'ai là encore indiqué, d'abord ma priorité c'est d'avoir une majorité. le jour où je suis élue, c'est-à-dire d'opérer la dissolution de l'Assemblée nationale pour mener une campagne législative nous permettant d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Je crois pouvoir vous dire, et je ne suis pas la seule pour le coup, que nous sommes en réalité les seuls, en cas de victoire à l'élection présidentielle, à pouvoir obtenir une majorité absolue dans ces circonstances. Donc ça, c'est la première des priorités. La deuxième, ce sera un référendum constitutionnel que j'entends soumettre au peuple français, parce que le peuple français doit pouvoir être entendu, écouté et respecté dans sa décision concernant la loi suprême qu'il se choisit, puisque, je le rappelle, dans notre Constitution, le peuple est le seul souverain. Il n'y en a pas d'autre. Et donc il est parfaitement légitime et naturel, comme ça a été le cas d'ailleurs dans l'histoire récente de notre pays, parfaitement légitime et naturel, que les Français puissent s'exprimer sur la modification de la Constitution que je leur propose et qui vise, entre autres, à constitutionnaliser le droit des étrangers. afin que nous puissions retrouver la maîtrise de l'immigration dans notre pays, ce qui n'est plus le cas depuis déjà un certain nombre d'années.
C 'est
pire que mon anglais. sur une élection n'est jamais gagné d'avance, que les choses sont extrêmement claires. Il y a une campagne électorale, cette campagne va se dérouler, il reste encore un peu plus de six mois avant le premier tour, mais nous partons pour gagner. Donc nous sommes convaincus que les Français aujourd'hui ont un véritable souhait de changement. et même de rupture avec les politiques qui ont été menées depuis maintenant 30 ans sous des noms différents, mais en réalité en étant exactement les mêmes. Un coup, elles se disaient de droite, un coup, elles se disaient de gauche, mais somme toute, les orientations, les grandes orientations qui ont été choisies par les différents... précédent président, étaient exactement en fait les mêmes politiques. Je pense que les Français souhaitent un véritable changement. Je pense qu'élection après élection, ils nous font de plus en plus confiance. Et même si, vous le savez, j'ai toujours, comment dire... Voilà, non pas une suspicion, mais une réserve naturelle d'ailleurs à l'égard des sondages. Il faut bien dire qu'aujourd'hui, les sondages semblent démontrer, comment dire, semaine après semaine. une adhésion à notre projet de plus en plus solide. Je vous parle des sondages de premier tour, parce que je suis encore plus méfiante à l'égard des sondages de second tour, parce que je considère que les sondages de second tour, en réalité, ne devraient pas véritablement exister. Mais ça, c'est quelque chose qui me paraît être une évidence. Ça n'arrivera pas, madame. Voilà, je vous dis ma conviction. Ça n'arrivera pas, le CFP ne sera pas enterriné avant les élections françaises, car ceci constituerait un tel scandale démocratique au sein de l'Union européenne qu'il me semble qu'un certain nombre de dirigeants de gouvernement ne prendront pas le risque de l'illégitimité. de l'illégitimité du prochain CFP.
Est-ce
qu'on peut juste laisser passer un peu les journalistes européens, peut-être, avant les journalistes français ? Parce que vous avez la possibilité de m'interroger quasiment tous les jours, les journalistes français. mais que ce soit sur l'Europe, je m'en réjouis. Mais on peut peut-être laisser passer d'abord les journalistes européens. Parcours tout Asie, dirons-nous. 'accord. Vous savez que Jordan Bardella rentre de Ceuta, où il est allé passer ainsi qu'à Madrid trois jours avec nos partenaires de Vox pour soutenir la campagne de notre ami Abascal. Moi, je suis désolée de vous dire que je crois être la seule, en tout cas à ce niveau de l'élection, à avoir présenté un... une trajectoire budgétaire extrêmement précise, lors d'une très longue conférence de presse. Alors j'entends que mes adversaires y trouvent beaucoup de défauts, mais peut-être faudrait-il qu'ils se mettent à travailler pour présenter les leurs de trajectoires, parce que j'ai entendu voler des économies, 150 milliards d'un côté, 200 milliards de l'autre, mais je n'ai pas vu de choses extrêmement précises. Ce que j'ai dit lors de cette conférence de presse, c'est que nous allons faire 140 milliards d'économies au bout de la cinquième année. C'est considérable. Ce sont des économies extrêmement importantes. Nous allons les faire sur le train de vie de l'État. Et nous allons les faire très majoritairement en supprimant des dépenses sans que ces dépenses n'aient un effet récessif. Il y aura un petit effet récessif, nous l'avons dit, mais comme j'ai eu l'occasion de le dire au Financial Times, la suppression de l'ADEME n'est pas récessive. Là, au moins, on est tranquille. Mais évidemment, nous avons un deuxième pilier de cette trajectoire. qui est la relance de la création de richesses dans notre pays. Et pour ça, il faut relancer la production. Nous avons donc, dans un même temps, fait des économies très importantes, mais baissé un certain nombre d'impôts pour préserver d'abord le pouvoir d'achat des Français, et deuxièmement, pour permettre aux entreprises de recréer sur le territoire national, c'est notamment la baisse des impôts de production à hauteur. de 20 milliards que nous souhaitons mettre en œuvre, mais c'est aussi la suppression de l'intégralité des surtranspositions. qui ont été effectués par la France depuis maintenant des décennies et qui créent une perte de compétitivité de nos entreprises, y compris à l'égard d'ailleurs de nos concurrents européens qui, eux, ont des normes qui sont bien moins contraignantes que celles qui ont été choisies par les gouvernements successifs. Alors, moi, je trouve que le débat consistant à faire peser l'intégralité de la trajectoire budgétaire des cinq prochaines années sur la retraite est un faux débat. C'est un faux débat. Nous présenterons le 16 ou le 17 novembre, la date m'échappe, notre réforme des retraites. Et vous verrez qu'elle est fondée sur le fait d'obtenir une augmentation du taux d'activité. Car nous pensons que nous avons un déficit du taux d'activité, et notamment d'ailleurs du taux d'activité des jeunes, puisque par rapport à l'Allemagne, nous sommes 13 ans de ça du taux d'activité des jeunes. Et l'âge d'entrée dans la vie professionnelle en France, l'âge moyen, c'est 27 ans, c'est 24 ans en Allemagne. Donc nous allons mettre en place toute une série de mesures permettant précisément d'augmenter. le taux d'activité pour maintenir, pour soutenir notre réforme des retraites, dont je rappelle qu'elle est fondée, parce que j'entends et je lis n'importe quoi sur ce sujet. Je crois qu'il y a beaucoup de gens qui parlent des retraites sans en réalité savoir comment ça fonctionne, ce qui est un peu embêtant quand même. C'est-à-dire que ça fonctionne avec un double critère, la retraite. Ça fonctionne avec un âge légal et ça fonctionne avec un nombre de trimestres ou nombre d'annuités. Ça veut dire que lorsque l'on dit que nous allons maintenir un âge légal entre 60 et 62 ans en fonction de l'âge d'entrée sur le marché du travail, ça veut dire qu'il va falloir également qu'il y ait le nombre d'annuités pour pouvoir partir à cet âge-là à la retraite. Excusez-moi, je reprends la base, mais quand je lis parfois des articles, je me dis que... Personne manifestement ne comprend comment fonctionne le système des retraites. Donc je ne m'appelle pas Jean-Luc Mélenchon. Je ne promets pas à tout le monde de partir à la retraite pleine à 60 ans. Je sais pertinemment que ça n'est pas raisonnable. En revanche, je considère que ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, en règle générale, ont commencé à travailler dans des emplois qui sont des emplois physiques. qui sont des emplois manuels et qu'il n'est pas raisonnable de leur demander de travailler au-delà de 60 ans, si tant est qu'ils aient leur 40 ans d'annuité pleine. De la même manière, je pense que lorsque l'on commence à travailler à 25 ans, moi j'ai commencé à 23 je crois, j'étais avocat, donc évidemment il y a le temps des études. Mais quand on est avocat, on peut évidemment travailler plus longtemps que lorsque l'on est plâtrier ou lorsque l'on est carreleur. Et dans ces conditions, l'âge légal sera à 62 ans, mais il faudra 42 annuités. Et 42 annuités lorsque l'on commence à 23 ans, eh bien ça fait 65 ans. Voilà. C'est assez simple comme système quand même, je crois, mais je vois qu'un certain nombre de médias n'ont toujours pas compris ou pas voulu peut-être comprendre notre réforme. Mais nous la présenterons de manière chiffrée. de manière extrêmement précise et nous évoquerons à ce moment-là les choix que nous avons faits pour augmenter précisément le taux d'activité qui permettent de prendre sa retraite.
Et ce sera donc le 17 novembre.
Merci. Franchement que tu es là. 'est pas le sujet. Moi, je pense que, déjà, tout ce qui est hors compétence doit être arrêté. Voilà. Ce qui est hors compétence doit être arrêté. Ça me paraît très clair. Que tout ce qui relève des préadhésions doit être arrêté. Je pense que le pacte vert... doit être arrêté, parce que c'est un élément de la décroissance et de la désindustrialisation de l'Europe. Je pense que le comité des régions n'a absolument aucun intérêt pour l'avenir de nos pays respectifs. Je pense que le Conseil économique et social européen n'a strictement aucun intérêt. Je pense que le service de renseignement que veut mettre en œuvre Mme von der Leyen, ça n'a aucun sens au regard de la structuration d'une Europe des nations. Je pense que l'Union européenne n'a pas affaire de co-développement, pas plus qu'elle n'a affaire de diplomatie. La diplomatie et le co-développement, ça relève des nations, ça relève des États. Voilà, donc chacun doit faire... ce qu'il relève de ses compétences. Et croyez-moi que, de fait, il va y avoir énormément d'économies qui vont être faites. Mais je vous dis ça au niveau de l'Union européenne, je pense exactement la même chose au niveau de la France. Et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons toucher au millefeuille territorial, parce qu'en France, c'est exactement la même chose. Tout le monde s'occupe de tout. Du coup, personne n'est responsable d'ailleurs, donc c'est vraiment très bien, c'est très confortable, sauf qu'il y a des doublons, ça fait exploser le nombre de fonctionnaires territoriaux, ça fait exploser les budgets de chacune des collectivités qui sont amenées à intervenir. Il faut donc rationaliser tout cela, que chacun fasse... Ce pourquoi on lui a confié un certain nombre de compétences et ne s'éloigne pas, ne s'écarte pas. Vous savez, c'est la fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf. Sérieusement, je ne suis pas dupe de ce que veut faire la Commission européenne. La Commission européenne, elle souhaite se constituer en état. Nous ne le souhaitons pas. Et donc nous nous trouvons sur sa route pour l'empêcher de transformer, encore une fois, ce qui au départ était un secrétariat des nations en état avec une armée, avec un service de renseignement, avec une diplomatie, avec du co-développement, avec un budget commun, avec des emprunts communs, etc. Nous sommes en désaccord profondément avec cela et je crois que demain, une majorité de gouvernement pourrait ramener Mme von der Leyen, comment dit-on au rugby, dans ses 22 mètres.
Je
lui réponds qu'il devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel qu'en ayant prononcé ses propos, il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité et avec l'interdiction qui est dans les textes de se prononcer sur une affaire qui n'a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel. Je pense donc qu'il a rompu avec son obligation déontologique. et qu'il doit quitter la tête du Conseil constitutionnel. Deuxièmement, je souhaiterais l'enjoindre à écouter le général de Gaulle, qui n'est que le père de la Constitution, tout de même, mais également François Mitterrand. qui, après avoir beaucoup combattu le général de Gaulle, a admis que l'utilisation de l'article 11 était aujourd'hui validée pour être une voie de modification de la Constitution française. Ça fait beaucoup quand même, et le général de Gaulle, et François Mitterrand. Alors, le président du Conseil constitutionnel, qui a utilisé des arguments indigents, je cite, à l'époque, le Conseil constitutionnel avait 4 ans, c'était un bébé. Une institution n'est pas ni bébé ni adulte. C'est un peu inquiétant quand même de la part du président de cette institution de dire cela. Et il a dit également, n'est pas de Gaulle qui veut. En effet, M. Ferrand, n'est pas de Gaulle qui veut.
Je
suis désolé, j'ai un train.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.