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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Il y a un bras de fer personnel qui est engagé entre le président américain et le président de la République française. La publication de ces messages personnels, peut-être qu'on peut les afficher, puisqu'il y a eu d'abord le président Trump qui s'en prenait à la France en disant « je vais taper de plus de 200% sur les vins et les champagnes ». Et ensuite, du côté du président Trump, la publication des messages personnels de la part du président Macron pour le président Trump. Mon ami, nous sommes d'accord sur la Syrie. pour en faire de grandes choses à propos de l'Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland. Donc c'est Emmanuel Macron qui le dit à Donald Trump. Essayons de construire de grandes choses. La suite. Je peux organiser un rendez-vous G7 à Paris après Davos jeudi. Il parle donc de ce jeudi. Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge. Dis-nous ensemble à Paris jeudi avant que tu ne parte aux Etats-Unis. Signé Emmanuel. Et vous venez d'entendre en direct il y a quelques secondes la réponse du président Trump qui lui claque la porte à la figure.
Écoutez, moi je trouve que c'est extrêmement bien, je crois que le président Macron, encore une fois, fait ce qu'il a fait. Et je crois qu'il a eu parfaitement raison de surtout pas attendre Trump demain matin. Je crois que dans cette affaire-là...
Ah là c'est fichu de toute façon, là on a compris qu'il y a plus besoin d'attendre.
La dignité et l'honneur, ça existe. Et quand on est président de la France, on doit faire preuve de ces deux qualités. Un peu de tenue, le président Macron a de la tenue. Et dans ce genre de situation, je crois que c'est ce qu'il faut avoir. On comprend que tous les coups sont permis.
Quand on en est autour... On est tous pareils d'ailleurs, les flatteries, je pense qu'on envoie tous des flatteries parfois par téléphone. Ah
bon, moi j'en aurais jamais reçu de vous. Mais vous
êtes une dure, Christine Akram. Les gens normaux, les gens tendres comme nous, on envoie des flatteries, des petits mots, vous savez, on dit bravo, même si on ne le pense pas, etc. Mais en général, on ne publie pas ça. Et là, entre chefs d'État, on a l'impression que tout a sauté.
Mais avec Donald Trump, son tempérament, encore une fois, c'est un showman, c'est un homme de spectacle. C'est un homme qui, encore une fois, ne vit que par la communication, c'est son oxygène. Et il est toujours aussi en campagne électorale permanente. Il parle sans arrêt à son électorat d'abord. Et donc il est très important qu'il démontre à ces gens magas. On la hantise d'aventures extérieures. Il y a parmi eux beaucoup de vétérans, comme on dit là-bas, c'est-à-dire de soldats qui ont été traumatisés, démolis par les guerres de l'époque Bush. Et la seule idée de mettre un pied à l'extérieur, ça les effraie. Donc Trump fait sans arrêt de la politique. Mais je crois qu'il faut insister sur la Grande-Bretagne. Les Britanniques ont toujours cette idée de favoriser leur relation spéciale avec Washington, avec les Etats-Unis. Et là, vous avez un Premier ministre britannique qui a dit lui aussi, comme Emmanuel Macron, qu'il n'était pas question de se joindre à cette espèce de conseil pour la paix, où Gaza n'a plus aucun rapport avec ce conseil pour la paix, qui sera annoncé à Davos. Et quand Starmer dit « Ah ben nous n'y allons pas ! » Il me semble que c'est tout à fait important de souligner cette forme de solidarité entre le Royaume-Uni et des pays européens qui ne sont pas si paniqués que ça.
Comment justifie-t-on tout ça du côté du camp Trump ? Vous êtes avec nous, Dana White. Bonsoir, merci beaucoup d'être là. Vous étiez la porte-parole du Pentagone, vous êtes dans le camp républicain, le camp trumpiste. Est-ce que vous m'entendez bien ?
Je peux, merci. Oui, je vous entends très bien, merci. Je crois le président lorsqu'il dit qu'il est le président Macron, mais le président respecte la force et je ne pense pas que le président Macron est cela. Et je pense que c'est la raison pour laquelle il y a cette dualité, la dualité de ce commentaire. Et le président veut le Groenland et il est prêt à faire ce qu'il faut. Et je pense que ce qui est positif, c'est qu'il a dit... que si on n'est pas d'accord avec moi, il faudra penser à autre chose. Je pense qu'il y aura un accord et je pense que le président Macron peut en faire partie, mais ce n'était pas très joli de dire qu'il ne restera pas très longtemps.
Merci. Restez avec nous, s'il vous plaît, Dana White. C'est précieux d'avoir aussi votre point de vue. Tous les points de vue s'expriment. Pro ou anti-Trump, vous êtes avec nous. Bonsoir, Jean-Philippe Tanguy. Bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes le député RN de la Somme, membre du Bureau national du RN, parti principal, un des partis principaux de France. Votre politique, si vous étiez au pouvoir face à Trump. Avec nous, Michel Goya, Sylvie Berman, merci Gallagher Fenwick, merci Guillaume Roquet. Il y a une accélération de l'histoire ce soir, dramatique, puisque c'est... C'est un conflit ouvert entre l'Europe et les Etats-Unis, entre la France spécialement et les Etats-Unis. Lisons ce que dit le Premier ministre du Groenland. On doit être prêt à toutes les possibilités, dit-il. Il dit, il est improbable que la force militaire soit utilisée, mais ce n'est pas exclu. Et il dit à son peuple, nous devons nous y... Préparez, vous êtes avec nous Gallagher Fenwick, c'est la première fois que les autorités du Groenland disent nous devons nous préparer à une invasion possible des américains.
Effectivement et c'est intéressant de la part du patron de l'exécutif groenlandais puisque rappelez-vous il y a quelques 24 heures on commentait des images où il avait amené une foule de quelques milliers de personnes aux abords du consulat des Etats-Unis à laquelle il s'est adressé avec un mégaphone. Comme vous savez que la population locale c'est 56 000 habitants proportionnellement. C'était une manifestation considérable. Et ce qui était intéressant dans les propos qu'il a tenus, c'est qu'à aucun moment il n'a prononcé le nom de Donald Trump. Mais depuis, vous avez cité certains des événements et des mots qui ont été échangés. Et ce que l'on sent, à mon sens, en ce moment, c'est une page de notre histoire transatlantique très très lourde qui est en train de se tourner avec beaucoup de conséquences.
Dana White, que va-t-il se passer ? Ici en Europe, beaucoup disent qu'ils bluffent. Trump n'aura pas vraiment le Groenland. Est-ce que vous pensez que Trump fera tout vraiment pour l'avoir
ne pense pas qu'il ferait n'importe quoi pour avoir le Groenland, mais c'est comme cela qu'il fonctionne. Il exagère, il veut une réaction, et en général, les gens vont plus loin que ce qu'ils veulent. Je pense que le Groenland va faire quelques concessions autour des minéraux. et qu'il y aura une présence américaine plus importante. Je pense qu'il y a la possibilité d'avoir une sorte de bail. Et je ne pense pas qu'il y ait de chances importantes, de probabilités importantes qu'il y ait une action militaire.
Merci pour celles et ceux qui nous rejoignent. Maintenant, nous mesurons la gravité des événements que nous traversons. La rédaction vous convie à une émission spéciale avec nos invités. Nous serons en direct à Moscou, à Washington, à Nook, au Groenland. Ce soir, il vient de le redire, le président des Etats-Unis veut le Groenland par la méthode douce ou par la force. Il s'en prend à la France. Il publie des messages privés d'Emmanuel Macron. Il ira jusqu'au bout, dit-il. Il menace aussi la France de douane massif de 200%. On regarde les images militaires, puisque tout ça est accompagné d'un déploiement militaire. Les troupes danoises sont arrivées au Groenland, beaucoup plus nombreuses que précédemment. Des soldats danois sont arrivés dans un des aéroports, dans le cadre de l'exercice militaire d'endurance, alors que le président américain profère ses menaces. Jean-Philippe Tanguy, est-ce que d'après vous, la France doit être prête à se battre ? Pas seulement à parler, mais le cas échéant, si Trump dépassait un certain seuil, à se battre.
Je pense que là, on atteint le paroxysme du délire collectif. Personne ne va rentrer en guerre contre les Etats-Unis d'Amérique. En Europe, tout ça n'est pas sérieux. Il est complètement inenvisageable et un peu grotesque. J'ai l'impression qu'il y a une surenchère médiatique pour sur-commenter et partir dans tous les délires qu'on nous impose, y compris des propos qui, évidemment, sont provocateurs. Vous
portez la croix de Lorraine. Est-ce que De Gaulle s'y a provoqué ?
Oui, ça s'est arrivé. Alors il n'y avait pas De Gaulle au pouvoir, mais il y a eu la crise de Suez par exemple. Précisément,
quand les Etats-Unis menacent un territoire associé de l'Union Européenne, alors évidemment personne ne souhaite la guerre, mais est-ce que dans la parole au moins on doit dire oui, on est prêt à se battre pour défendre un territoire associé de l'Union Européenne ? On
ne va quand même pas commencer à se prononcer sur une perspective de guerre physique, un engagement militaire avec les Etats-Unis. Il faut arrêter là. Il faut que tout le monde redescende sur Terre, revienne à des propos équilibrés et on ne peut pas à la fois dire que M. Trump est excessif et partir nous complètement dans un excès inverse. Par ailleurs, les déclarations de M. Trump sont parfaitement condamnables et ses actes contre l'Union Européenne et les pays européens et la France en particulier sont insupportables. Mais par le passé, les Etats-Unis... ont fait bien pire à la France, et dans un passé assez récent, parce qu'entre l'amende de 10 milliards d'euros à la BNP, entre le fait de maintenir M. Frédéric Pierucci otage pour faire pression sur Alstom, les écoutes de la NSC de trois présidents de la République, et tout le monde n'était pas à s'agiter comme ça. Donc j'ai l'impression qu'en fait, les gens découvrent quelle est la puissance américaine, ces méthodes, les méthodes de M. Trump. sont extrêmement désagréables verbalement, mais les actions de ses prédécesseurs contre la France étaient parfois beaucoup plus dures.
Restons bien sur ce qui est en train de se passer, avec d'abord la carte, regardez, on va voir de quelle manière, il y a les Danois dont on vient d'avoir l'arrivée, il y a les Français qui sont là, il y a les Américains qui sont aussi en train d'augmenter leur pression militaire de manière extrêmement marquée, je ne sais pas qui Michel Goya, notamment, expliquez-nous, en Alaska, et dans la base de Pitoufik, dans ces deux points en particulier, les Américains sont là, et... notamment en Alaska, ils sont très nombreux.
Oui, d'accord, je rappelle juste un point, c'est le président Trump lui-même qui a par 14 fois évoqué cette possibilité d'employer la force. Donc ce n'est pas les Européens qui montent dans les tours, ce sont les Etats-Unis d'emblée. Ce n'est pas les journalistes qui exagèrent pour une fois ? Non, ce n'est pas les journalistes. Vous faites le Jean-Philippe Tanguy, il lève les yeux au ciel, bien sûr. Ça n'empêche pas. Maintenant, oui, pour répondre à votre question, là actuellement, on a un déploiement effectif, enfin un renforcement qui s'exerce dans le cadre, en réalité, d'un exercice de ce qu'on appelle la NORAD. de l'amérique du nord qui est américano canadienne donc vous avez des déploiements d'avions tout simplement sur la base de pitoufik je rappelle la base de pitoufik c'est en réalité c'est un immense radar qui surveille la russie qui surveille les tirs de la russie mais régulièrement il ya des exercices qui sont planifiés c'est pas ça c'est planifié depuis longtemps où on déploie des moyens sur cette base des moyens aériens alors la nouveauté c'est que évidemment on en parle habituellement on n'en parlait jamais mais là bien sûr on a fait une compensation et puis un deuxième élément. plus potentielle, je dirais, qui est la mise en alerte de la 11e division aéroportée en Alaska, qui est une petite division légère d'intervention, qui est spécialisée dans une brigade des parachutistes, l'autre d'infanterie, et qui est spécialisée dans l'intervention rapide et dans le combat en haute... Est-ce que
ces troupes américaines sont en mesure, si elles se mettent en ordre de bataille, est-ce qu'elles peuvent aller jusqu'à des provocations ? Comme disait Jean-Philippe Tanguy, on n'imagine pas une guerre ouverte comme ça, mais des blocus. des manières de, par exemple, de couper les communications, est-ce que c'est imaginable ? Techniquement, est-ce que c'est faisable ?
bien sûr. On est dans le cadre de ce qu'on appelle une confrontation. On est sous le seuil de la guerre. Personne, je pense que du côté américain, il n'y a personne qui l'envisage sérieusement, sauf peut-être Trump, d'avoir à s'affronter. Mais on est dans une situation de confrontation sous le seuil. Et donc dans cette situation, on peut faire des démonstrations de force, on peut essayer de jouer les gros bras. Ils sont là, les gros bras sont sous nos yeux. Mais dans tous les cas de figure, du côté européen, il y a cette idée que... maintenant, il faudra nous passer sur le corps, si vous voulez vraiment utiliser la force. Et ça, c'est quand même plus compliqué,
politiquement au moins. Ce qui est compliqué, c'est que nous sommes face à un homme, Donald Trump, qui n'utilise pas la grammaire habituelle des relations internationales, y compris d'ailleurs dans l'épreuve de force. Et donc on est obligé de se préparer à toutes les éventualités, mais en même temps... Il y a probablement une part de provocation chez Trump. Il pousse pour voir jusqu'où il peut aller. Mais je dirais que malheureusement, on est un petit peu comme face à la Russie. Dans le doute, il faut se préparer.
Il dit vous allez voir la déclaration de la soirée. On lui pose la question, notamment Sonia Zilli de LCI tout à l'heure, il y a quelques minutes. Il répond, vous allez voir. Oui, vous allez voir,
ça veut dire qu'il est prêt à toutes les éventualités. C'est ce qu'il dit. Après, est-ce qu'il prendra le risque d'une opération militaire au Groenland ? Est-ce qu'il prendra le risque de faire sortir les... Parce qu'en fait, c'est assez simple. Il fait sortir ses soldats de Pitoufik, de la base américaine, et puis il plante le drapeau et il dit « Maintenant, ici, c'est chez nous ». Et là, qu'est-ce qu'on fait, nous, en face ? Qu'est-ce qu'on fait ? Je vous pose la question. Je pense qu'on ne peut pas un conflit armé avec les États-Unis d'Amérique. Qu'est-ce qu'on fait ? Ça me semble totalement dérésable. On déclenche ce qu'on appelle l'instrument anti-coercition, c'est-à-dire des mesures de rétorsion économique qui seraient considérables. Tout en sachant qu'on va précipiter l'Occident dans une récession mondiale à ce moment-là. Qu'est-ce qu'on fait Jean-Philippe Tanguy ?
Juste, je vais répondre à votre question. Mais juste avant, il y a deux familles politiques qui ont dit la vérité sur l'imperium américain, sur l'Europe. C'est les gaullistes et c'est les communistes. Les autres ont menti depuis la fin de la guerre froide. Il y a des guerres, il y a des... casernes américaines sur tout le continent européen, en dehors des pays neutres et de la France, grâce au général de Gaulle. Mais les Français ignorent même cette réalité. Franchement, vous allez demander à nos compatriotes, est-ce que vous savez s'il y a des bases militaires américaines en Allemagne, dans la gentille Italie qui a l'air si paisible ? C'est bourré de bases en Italie. Évidemment. Jusqu'en Turquie. Mais les gens l'ignorent. Vous avez l'Autriche, l'Irlande. Pays neutre, il n'y a que la France. Donc vous dites que c'est le moment de vérité. On a réalisé que notre soumission aux Américains éclate maintenant. Mais ce n'est pas la soumission. C'est qu'on s'est mis sous leur protection absolue, y compris matérielle. Quand je faisais mes études, il y avait l'affaire des F-16 polonais. Bon, la France à l'époque protestait encore en disant mais c'est quand même pas possible que la France finance indirectement l'achat de F-16 polonais. Et en fait c'est pas les F-16 polonais, c'est les F-16 de toute l'Europe en dehors d'un programme français qui est purement national et d'un programme suédois. Mais c'est incroyable si vous voulez qu'aujourd'hui tout le monde fasse semblant de découvrir ce qu'on sait depuis. Toujours. Ce n'est pas la faute du Rassemblement national. Ça fait 50
ans qu'on le dit. Vous convenez que la situation a quand même basculé, parce que jusqu'à présent, les Américains étaient en Europe, mais c'était les Européens qui étaient bien contents de les avoir. Et c'était dans le cadre d'une coopération. À ma connaissance, les États-Unis n'ont jamais voulu annexer l'Italie ou l'Allemagne. Pourtant, ils avaient même des bombardiers nucléaires en Allemagne. Là, on a changé de perspective quand même. Vous
reconnaissez ça ? sauf erreur sur les Etats-Unis, sur le Groenland, dont personne n'a jamais parlé avant. Il y avait déjà des intentes à notre souveraineté. Les Etats-Unis font à peu près ce qu'ils veulent sur le territoire européen, en dehors de la France. Et à l'époque, le général de Gaulle, quand il a le courage de faire ça, il faut voir ce qui s'est pris. Le chantage sur la bombe française. Les socialistes, à l'époque, étaient complètement imprégnés de doctrine atlantiste et ont embêté le général de Gaulle parce qu'on disait que ce n'est quand même pas sérieux. Le général de Gaulle veut un programme purement national. Et en dehors, sauf erreur, de Kennedy et de Nixon, Tous les présidents américains ont cherché à agresser le général de Gaulle, à empêcher le programme français d'indépendance nucléaire. Jean
-Philippe Tanguy, vous rappelez la
tradition gaullienne ? Il y a un très bon livre là-dessus que
tout le monde peut consulter des documentaires sur le service public. Vous rappelez avec justesse la tradition gaullienne qui fait exception. Et dans quelques instants, on verra comment les autres pays, eux, sont dépendants, y compris par l'IF35, dépendants de la puissance américaine. Mais enfin, la puissance gaullienne, elle est très mise à l'épreuve puisque ce soir, les États-Unis s'en prennent très directement à la France. Écoutez.
Que répondez-vous au président Macron qui affirme qu'il ne rejoindra
pas le Conseil de paix ? Il a dit ça ? De toute façon, personne ne veut de lui, parce que ce mandat se termine bientôt. Donc au fond, ce n'est pas grave. Mais s'ils veulent se la jouer hostile, j'imposerai des droits de douane de 200% sur ses vins et champagnes. Et il rejoindra le Conseil. Mais il n'est pas obligé. S'il a bien dit cela, vous déformez peut-être un peu ses propos. Mais si c'est bien ce qu'il a dit, comme vous le savez, il ne sera plus au pouvoir dans quelques mois.
Comment la France peut-elle réagir ? On est en direct au Groenland avec vous. Vous êtes député français, représentant du camp présidentiel Ensemble pour la République. Monsieur le député Pierre-Alexandre Anglade, bonsoir.
Vous venez
d'arriver au Groenland. Comment d'abord, première impression sur la nécessité qu'il y a à vos yeux pour la France d'aider le Groenland menacé dans ces circonstances ?
je crois que c'est très important d'être présent ici au Groenland, aux côtés de nos alliés et partenaires danois qui sont aujourd'hui soumis à une pression extrêmement forte, si ce n'est brutale, de la part du président américain. Et donc passer un message de solidarité française et européenne, un message de respect de l'intégrité des frontières, de la souveraineté du Danemark et dire de manière très claire. que les menaces américaines ne sont pas acceptables et qu'elles doivent cesser. Un pays allié ne menace pas d'annexer une partie du territoire d'un de ses partenaires. Et donc il faut que les Européens fassent bloc. Et vous discutiez à l'instant des menaces, ou en tout cas des rodontades du président Trump à l'encontre du président de la République française. La France est attaquée par le président Trump précisément parce qu'elle est un rempart. Et que la France dit de manière très claire. Son refus de la soumission, son refus des impérialismes, son refus obstiné face à tous ceux qui veulent remettre en cause le droit international. Et le président de la République a raison de le faire avec beaucoup de force.
Vous êtes un de ceux de la représentation nationale, Anouk. Ce soir, je regarde sur mon site Météo, il fait moins 12 degrés. Anouk, on est loin de l'Assemblée nationale. Quelle est la réponse ? Ressenti moins 22, Darius Ruggon. Vous êtes le camp présidentiel. Votre réponse, si j'ose dire ? personnel au président Trump qui ce soir, il vient de le dire, répondait d'ailleurs à LCI, dit en parlant du président de la République, je cite, je l'aime bien, mais il est bientôt parti. Il ne restera pas très longtemps, dit le président Trump du président Macron.
Oui, moi je ne vais pas faire de polémique avec le président américain, mais je le redis, le président de la République est attaqué. par le président Trump, précisément parce qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui un rempart. Il est celui qui mène au nom des Européens le combat pour le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale des États, du refus de la mise en cause du droit international tel que nous le connaissons, au fond, le refus du coup de force et de l'impérialisme américain. Et donc il a été déclat attaqué par le passé, par le président américain, précisément pour ces raisons-là. Et donc moi je suis très heureux. et très fiers en tant que français et européens de voir la France mener aujourd'hui la résistance. face à ceux qui remettent en cause la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un pays ami et allié, en l'occurrence le Danemark. Mais c'est valable pour le Groenland, comme c'est valable en Ukraine. Partout où les frontières sont menacées, la France a raison de se placer du côté du droit et de la défense du droit international. Monsieur le député, merci beaucoup
d'avoir été avec nous en direct. Jusqu'où ira Donald Trump ? Et nous continuons cette émission spéciale avec le colonel Goya, avec Sylvie Berman, avec vous, Gallagher Fenwick, avec Jean-Philippe Tanguy et avec Guillaume Roquet. Regardez, Trump publie maintenant quasi heure par heure des mèmes, des dessins humoristiques, des dessins provocants. Regardez soit comme une forme de génie de la communication où il montre qu'il appuie la pression sur les Européens, soit dans l'autre camp comme un signe parfois de désordre, y compris de folie. Le mot est prononcé par un certain nombre de gens à tort ou à raison. Regardez, il a publié d'abord cette photo qu'il faut mettre en regard avec ce qui s'est passé cet été où, il faut le dire, les gens de l'OTAN, l'Europe étaient un peu à ses pieds. Il était là, trôné à son bureau. Seulement, il a truqué, si on veut, l'image. C'était la carte de l'Ukraine. Et c'est maintenant la carte des grands États-Unis, comprenant les États-Unis, le Canada et le Groenland. Il veut tout. Et le Venezuela. Et le
Venezuela. C'est quand même assez fort aussi. On glosait beaucoup sur la santé de Joe Biden, sur ses absences, etc. Mais personne ne s'inquiète de la santé mentale de Donald Trump. Quand on lit la lettre qui... qu'il a envoyé au Premier ministre norvégien. C'est quand même assez inquiétant en réalité. Il y a une peur
générale. Ce soir, le Canada, on verra plus tard que le Canada est en train de préparer des plans pour le cas où il voudrait effectivement passer à l'attaque au Canada. Et ce n'est pas très rassurant pour eux. Ils disent on se battra mais on tiendrait une semaine. Je rappelle qu'à la dernière
fois, il y a eu une guerre contre le Canada et le Canada l'a gagné.
Ce qu'ils disent, c'est qu'ils vont modeler leur défense sur celle de l'Ukraine face à la Russie. Effectivement, les défenses classiques militaires seront rapidement dépassées. Elles ne tiendront pas plus d'une semaine. deux jours table-t-il mais qu'ensuite ils passeront en mode asymétrique c'est à dire que les citoyens canadiens infligeront des pertes très lourdes en se comportant comme des combattants rebelles cachés et asymétriques
Oui, non, mais je ne pense pas qu'on s'oriente vers un affrontement militaire, mais chacun est dans une posture et veut démontrer soit qu'il est prêt à effectivement à tout prix à conquérir le Groenland, de l'autre côté à tout prix à l'empêcher. Donald Trump est quelqu'un qui a des obsessions, qui a des lubies, on le sait. Alors en plus de ça, sur le Groenland, le 4 juillet, ça sera le 250e anniversaire des États-Unis. Et comme il estime qu'il est un grand président et qu'il veut s'inscrire dans l'histoire des Etats-Unis, s'il peut récupérer d'une manière ou d'une autre le Groenland et étendre son territoire, il le fera. C'est la raison de son obsession.
Jean-Philippe Tanguy, vous êtes un nationaliste français. Vous avez face à vous un nationaliste américain qui tient des propos, d'ailleurs pour certains qui vous rejoignent. Il dit la France, l'Europe, elle est minée par une mauvaise politique migratoire, etc. Est-ce que vous gardez une forme de compréhension à l'égard de Trump ou est-ce que c'est aujourd'hui un ennemi
J'espère qu'il y a d'autres choix entre la compréhension, la soumission et le fait que c'est un ennemi. C'est exactement ce qu'a dit le Rassemblement National le jour de son élection. Nous, on est le seul parti qui a écouté ce que disait M. Trump, mais d'ailleurs dans son premier mandat. Parce qu'est-ce complètement surréaliste ? Les réactions européennes, c'est exactement les mêmes pleurnicheries que lors du premier mandat de M. Trump. Et qu'ont-ils fait tout ça ? Mais rien, rien n'a changé en Union Européenne. Ce que disait M. Orgel, c'est pas comme ça qu'il a dit, mais c'est comme ça que je le comprends. Le comportement de passagers clandestins, dites-moi si je me trompe, ce nombre de pays qui se font protéger par une autre puissance économique. mis en 1, 2, 3 points de PIB par an pendant 70 ans, à la fin, c'est sûr que ça fait beaucoup d'argent, l'Allemagne et l'Italie, en premier lieu. Voilà. Donc, M. Trump, il avait dit, il y avait un sommet, je crois, de l'OTAN sous son premier mandat où il avait dit, j'arrête de payer. Oui, maintenant, on a compris, on va payer. Enfin, on va payer, mais surtout, on va développer notre propre armée. Parce que le but, en tout cas, de ma perspective et de la perspective du Rassemblement National, c'est pas d'augmenter le budget militaire pour faire plaisir. Mais est-ce qu'il y a une dimension de folie ? C'est d'augmenter le budget militaire pour qu'on n'ait plus à demander la protection. Regardez les images.
Regardez tous les images sur ce plateau où on voit. Alors, il y a le de même où il se met en scène au Groenland, où il plante le drapeau sur le territoire du Groenland, il est accompagné de Rubio et de Vence. Il y a cet autre montage, voilà, ça c'est le montage avec la... Faites le commentaire, une guerrière phénomique. C
'est une image qui a été publiée par un internaute, et comme souvent, quand elle lui plaise, il republie. En l'occurrence, au passage, cette semaine à Davos devait être consacrée au péril lié à l'intelligence artificielle, et le slogan de ce sommet, c'était... dialogue, une ambiance de dialogue. On voit que Donald Trump bouleverse effectivement les agendas.
Passons en revue qu'on comprenne bien la logique du président américain et là maintenant c'est toutes les heures à peu près. C'est celle de l'expansion
territoriale, de la conquête, comme les pionniers, les colons américains qui se déplaçaient vers l'ouest et qui allaient à la conquête d'un grand territoire. Je pense que madame l'ambassadeur a raison quand il regarde le Groenland, 2,1 millions de kilomètres carrés. Si vous ajoutez à cela le Canada, son pays fait 21,5 millions de kilomètres carrés et devient de facto le pays le plus grand de la planète. Et en cela, il s'inscrit dans une tradition dont on pensait qu'elle était révolue, celle pratiquée par d'autres présidents des siècles passés, qui étaient celles effectivement d'aller soit conquérir, mais plutôt acquérir.
D'autres images. Est-ce qu'il est fou ou est-ce qu'il est génial en l'occurrence ? Est-ce que c'est une manière ? Je ne sais
pas comment vous vous ressentez. Toujours la même stratégie avec Trump, c'est-à-dire qu'il y a d'abord l'idée qu'il faut saturer l'espace médiatique, c'est-à-dire qu'il faut en permanence surprendre ses interlocuteurs, ce qui lui permet de ne pas avoir d'opposition à l'intérieur de son pays. Ensuite, il faut faire rire. Il faut faire rire ses électeurs avec des insultes, avec de la vulgarité, il faut amuser le public. Même dans le premier mandat de Trump, où il était pourtant un peu plus inhibé, c'était déjà le cas. Et le résultat de tout ça, c'est que ça doit sidérer le monde entier. Et cette stratégie, c'est toujours la même. C'est pour ça qu'il n'y a pas un dérapage, il n'y a pas un Trump qui aurait perdu la raison. C'est la quintessence du trumpisme. Malheureusement, il y a une dernière dimension dans le trumpisme. c'est qu'il faut aller toujours plus loin et ça effectivement c'est relativement inquiétant parce qu'on se dit Quel est le moment où il va s'arrêter ? Il a répondu
en disant qu'il n'a aucune limite à
part, je cite, sa propre moralité. Oui, mais ça je pense qu'effectivement, c'est malheureusement une barrière assez fragile. Mais je pense qu'en revanche, il a une limite qui est une forme de réalisme. C'est-à-dire que si effectivement, parce que c'est un joueur de poker, il fait bilan... bénéfice-risque, il y a un moment où si on lui tient tête, il va le comprendre.
Jusqu'où va aller cet affrontement ? Restez bien avec nous, vous restez avec nous aussi Jean-Philippe Tanguy, on va voir dans quelques secondes de quelle manière il dit, vous allez voir ce qui va se passer maintenant et en particulier en matière de droit de douane avec la possibilité qu'il veuille écraser l'économie française, qu'il veuille même s'en prendre aux moyens de paiement, c'est-à-dire les cartes Visa ou Mastercard, les moyens des Américains mais aussi les moyens de rétorsion de la France et des Européens. A tout de suite. Bonsoir. Le conflit ouvert entre la France et les Etats-Unis, rarement entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Personnellement, les choses n'étaient allées si long. Publication de messages privés, pic du président Trump, adressé au président français. Écoutez, c'était tout à l'heure en conférence de presse. Il y a quelques minutes, il répondait à LCI.
Merci, monsieur le président. Est-ce que vous allez vous rendre à la réunion d'urgence du G7, comme l'a proposé le président Macron à Paris ? Non, je n'irai pas.
Parce
que vous savez, Emmanuel n'y sera pas. Il ne restera pas très longtemps, pardon. C'est un ami à moi, c'est quelqu'un de gentil. J'aime bien Macron.
Mais il
ne va pas rester encore très longtemps.
Et je pense
qu'il faut des réunions avec des personnes qui sont directement impliquées et non pas certaines des personnes dont vous parlez.
Un mot de réaction, s'il vous plaît, sur le bras de fer personnel. D'abord la vôtre, Jean-Philippe Tanguy. Vous êtes dans l'opposition, mais là, est-ce que vous soutenez le président français
?
Non
mais oui, c'est le président que mon peuple a choisi, donc je défendrai toujours le président que mon peuple a choisi contre une agression, une humiliation venant de l'étranger, y compris de M. Trump ou d'autres d'ailleurs, c'est évident. Mais qu'a fait M. Macron depuis son élection avec les Etats-Unis, même avant quand il était ministre ? Moi j'y suis déjà, je reviens. Moi ça m'intéresse pas en fait de critiquer Trump, c'est pas le président de mon pays, ça le sera jamais. Alors je sais qu'il y a une certaine part de l'élite française qui est plus intéressée par ce qui se passe à New York que ce qui se passe en Picardie, mais moi c'est pas le cas. Donc M. Macron, c'est l'homme qui a donné nos bras. brevet du nucléaire civil aux Américains, générailles électriques et de nos centrales hydroélectriques. C'est celui qui a démantelé, TECNIP, nos technologies pétrolières données aux Etats-Unis. Mais Jean-Vidogui, on va pas refaire l'histoire. Aujourd'hui, là,
il y a ce bras de fer là.
Alcatel, Alcatel, donné aux Etats-Unis. Jean-Vidogui, regardons ce qui se passe maintenant. Allons dans ce qui se passe maintenant. Regardez, j'aimerais vos réactions à tous sur ce plateau. On n'est pas dans des trucs pop-up qui arrivent du jour au lendemain. Comment dire ? Donald Trump se comporte comme ça avec Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron a toujours été dans la... des Etats-Unis. Là c
'est
la France qui réagit face aux Etats-Unis. Il est jamais trop tard pour bien faire. Mais à plusieurs reprises, Monsieur Trump a sous-entendu très clairement que Emmanuel Macron était dans sa ligne et c'est pour ça d'ailleurs qu'il a publié son SMS.
En tout cas, ce n'est pas le cas aujourd'hui. La déclaration du président Trump, s'ils veulent se la jouer hostile, je leur imposerai une taxe de 200% sur ces vins et champagne. Jusqu'où peut aller, là je vous pose la question à tous, jusqu'où peut aller ce bras de fer ? Est-ce qu'il y a le risque de la vraie guerre commerciale cette fois-ci ? On est vraiment de cette lumière.
Oui, sur le plan commercial, il peut y avoir effectivement une confrontation assez dure parce que là, les Européens ont un outil qui est cet outil de coercition. Mais ce n'est pas la première fois qu'il y a un conflit aussi violent avec la France. Parce que si on se souvient de la guerre en Irak, vous vous souvenez de ce qui avait été dit. Il faut pardonner à la Russie, ignorer l'Allemagne et punir la France. Parce que la France est toujours tête de lance. Faire de lance. dans ces affaires et effectivement Donald Trump a une vision très personnelle très narcissique des choses et il en veut beaucoup à Emmanuel Macron d'avoir décidé parce que c'est quand même lui qui a pris l'initiative de participer à cet exercice d'ailleurs c'est intéressant parce que les deux exercices aussi bien du côté américain que du côté européen comme par hasard étaient prévus ce jour là ça c'est le langage
officiel on va le voir tout au long de la soirée Non, c'était prévu.
Bien sûr, mais en fait, ça les arrange parce que ça veut dire qu'on ne va pas à la confrontation directe, qu'on trouve des prétextes. Là, vous avez l'éternel
qui est dorsé. Le bruit, le bruit tout, le monde entier, le bruit de tension et le pied dorsé du « oh, il y a déjà eu, regardez, ça va ». Mais c'est vrai que ce n'est pas la
première fois. Oui, mais ce n'est jamais la première fois, vous avez
raison. Et
puis, je pense qu'on trouvera des solutions avec l'Union européenne et sur le plan commercial et que Donald Trump trouvera un autre moyen.
Oui. Commercialement, on peut faire plein de choses pour riposter parce que je vous rappelle que jusqu'à présent, il y a eu des mesures unilatérales prises par les États-Unis qui nous ont imposé en moyenne 15% de droits de douane sans mesure de rétorsion européenne. La Commission a considéré que c'était un moindre mal et que donc il ne fallait pas de notre côté augmenter les droits de douane. Donc on peut le faire puisqu'on part de zéro, c'est l'avantage. Sauf que ce qu'il faut, c'est calculer le risque. C'est ça, l'outil, les armes, elles sont dans le tiroir. On peut les sortir et tirer. Le problème, c'est que si on tire, qu'est-ce qui va se passer en face ? Quand il y a une menace d'imposer à Visa, par exemple, de couper les transactions financières en Europe, vous imaginez le cataclysme que ce serait, le coût pour l'économie européenne. J'ai cité ici le cas très concret du pack office de Microsoft. Vous avez dans GAFAM, le dernier M, c'est Microsoft. C'est-à-dire que toutes les entreprises européennes ou presse fonctionnent avec des traitements text-word, avec des fichiers Excel pour leurs échanges financiers. Si jamais, je ne sais pas, pour l'instant c'est théorique, mais il y avait des mesures de suspension de ce service d'accès à la licence, ce serait catastrophique. Donc les outils, on les a, mais il faut quand même bien réfléchir.
Est-ce qu'il faut les dégainer ? Soyons concrets, parce que d'un côté, ce qui est très frappant, c'est que côté américain, ils y vont bam, bam, bam. Et en Europe, on entend ce discours, attendez, on va voir. On se recule. À chaque fois, il y a le frein à main qui est tiré. Est-ce que vous êtes prêt à dégainer ? Oui,
Jordan Bardella a demandé immédiatement qu'on utilise cet outil d'anti-coercition et des droits de douane réciproques. Il se trouve que le commerce franco-américain est équilibré. En fait, il y a une neutralisation si on fait du ping-pong. Mais c'est quoi le problème ? On peut faire
quoi exactement ? C'est en très concret. Si
les États-Unis frappent en augmentant les droits de douane, nous demandons une augmentation des droits de rame à due concurrence. Ça veut dire quoi ? Ils font plus 10, on fait plus 10, etc. Tout à fait. Ça va au-delà.
Pardon, l'outil anti-coercice va bien au-delà, puisqu'il y a la fermeture des marchés publics pour les Américains et beaucoup d'autres mesures commerciales. Si
vous y êtes prêts, si ça devait être voté par mon Assemblée, vous voteriez ça ? Jordan Bardella a demandé l'application de l'outil anti-coercice avec les dispositions que décrit Madame. Mais le problème c'est quoi ? C'est qu'on a vu, l'Italie a déjà reculé, l'Allemagne a dit « Ouh là là, attention, pourquoi ? » Non, non, ils y sont disposés, Merce l'a dit ce soir. Tant mieux, mais c'est quoi le problème ? C'est que l'Allemagne a une politique... ultra mercantiliste l'italie aussi ça veut dire quoi ça veut dire qu'ils fondent leur prospérité non pas sur leur marché interne marché européen mais sur leurs excédents commerciaux complètement délirant pour ce qui est de l'allemagne depuis 30 ans d'ailleurs au détriment de la france donc on revient encore à ce que disaient les souverainistes français et en particulier rassemblement national le comportement allemand au sein de l'europe et au sein de l'occident a été extrêmement déraisonnable à notre détriment et d'ailleurs ils n'ont même pas respecté les traités européens et le traité impliquant la naissance de l'euro qui disait il faut respecter un certain nombre de dépenses publiques et de déficit mais il faut aussi respecter les déficits commerciaux. Et l'Allemagne a fait absolument n'importe quoi. On pourrait reparler de ce qu'ils ont fait avec la Russie sur le gaz et leur dépendance complètement loufoque et irresponsable à Vladimir Poutine et au régime poutinien, ce qui nous a mis collectivement dans la difficulté. Et ils ont fait pareil avec leur politique commerciale. Au lieu d'avoir une croissance endogène ou une croissance coordonnée en Europe, ils ont voulu écraser leurs partenaires européens et ricaner les Etats-Unis. Il y a une image, parce qu'on passe toujours des images un peu délirantes, il faudrait mieux passer des images réelles. Reprenez quand M. Trump, au premier mandat, fait un discours à l'ONU, qui est un discours qui lui appartient et qui n'est évidemment pas le mien, les Allemands sont dans leur petit box à rigoler de ce que dit M. Trump au lieu de prendre des mesures pour ne pas avoir à rire jaune. Et les Allemands, une fois plus, nous auront collectivement mis dans une grande difficulté. Et comme il y a le mythe du couple franco-allemand, ce mythe érotomane du point de vue français, du couple franco-allemand, alors que... Je ne suis pas sûr que ce soit si
érotomane que ça, en tout cas pas d'un côté. Chez les Allemands, ce n'est pas un mot qui... Ah mais chez les Français,
c'est un sens unique, évidemment, c'est un amour perdu.
Regardez de quelle façon le... Le président de la République essaye quand même de ramarrer avec Trump. Et d'ailleurs, l'Elysée n'a pas ni l'existence des SMS. Il dit effectivement que ça reflète le président, écrit ce qu'il pense réellement. Lisons le SMS qui a été publié de manière sauvage par Trump, que Emmanuel Macron a envoyé à Donald Trump. « Mon ami, nous sommes d'accord sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses à propos de l'Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais avec le Groenland. Essayons de construire de grandes choses. » Et il poursuit. Ça s'affiche. Je peux organiser un rendez-vous G7 à Paris après Davos jeudi. Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge. Dis-nous ensemble à Paris jeudi avant que tu ne repartes aux Etats-Unis. Emmanuel, est-ce que c'est habituel ?
'est-ce qui est habituel de publier ? Non, certainement pas. Mais d'abord, Trump, en fait, est toujours dans la télé-spectacle. Il l'a déjà fait. Cela dit, il n'est pas le seul. Le président de la République l'avait fait avec Vladimir Poutine. Et il l'avait fait également avec Donald Trump quand il l'avait appelé avec Zelensky, Mertz et Kirstenmer. Ça, d'ailleurs, il ne lui a pas reproché parce qu'il avait péché avant. C'est la nouvelle diplomatie. C'est public, public. Effectivement. Donc là, c'est effectivement assez mesquin de la part de Trump qui veut montrer que le président de la République tient un discours très ferme et puis qu'en fait, il lui propose le dialogue. Mais le tweet est intéressant à plusieurs égards. D'abord parce que le président de la République est président du G7 depuis le début de l'année et qu'il entend utiliser cet outil. Il propose d'inviter également Zelensky, même Poutine. pas Poutine, il dit des Russes. Oui, mais enfin, je ne sais pas qui est... Dimitriev. Ah, Dimitriev. C'est... Bon. Mais en tout cas, de discuter effectivement avec des Russes. D'ailleurs, Dimitriev est déjà venu à Paris et a déjà eu des contacts.
Il y a une vieille rogne. Écoutez, de quelle façon Trump s'en prend au président de la République aussi déjà sur la question des médicaments ?
J'ai appelé le président Macron, qui est quelqu'un de très sympathique. Je l'apprécie beaucoup. J'espère qu'il m'écoute, parce qu'il ne me croit pas, mais c'est quelqu'un de bien. Je lui ai dit « Emmanuel ». « Oui, Donald, merci beaucoup de m'appeler. » Je lui ai dit « Tu ne vas pas aimer cet appel. Tu vas devoir augmenter le prix des médicaments. » « Non, non, je ne vais pas faire ça. » J'ai dit « Écoute, si tu vas le faire. » « Non, je ne le ferai pas. » J'ai répondu « Si tu ne le fais pas, je vais imposer des droits de douane de 25% sur tout le vin, le champagne et sur tous les produits qui entrent aux Etats-Unis. » Il a répondu « Donald, je serai ravi de le faire pour toi. » Ce serait un grand honneur.
Quand vous êtes canadien, je pense que vous estimez qu'il y a une fixette sur le Canada, parce que Trump, il faut savoir qu'il arrose quand même très très large. Mais il y a effectivement quelque chose d'assez particulier avec Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron a réussi à maintenir une ligne de contact. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron se permet d'appeler le président Trump sur son portable, on voit le résultat, il y a du dommage collatéral dans cette relation, et Trump décroche. Et on le voit notamment, rappelez-vous, il y avait cette scène quand les européens... C'était rendu à Kiev. pour décider d'accepter la proposition de Trump d'un cessez-le-feu de 30 jours sans condition, et de menacer les Russes de sanction. Cette fameuse photo avec le portable d'Emmanuel Macron qui est posé sur la table, et les Européens qui sont sagement assis autour, il y a Zelensky, Merz, Starmer, le Français, et tout le monde attend, j'allais dire, l'onction, la bénédiction de Trump, qui est très content, et d'ailleurs sa première, une de ses obsessions, quand Emmanuel Macron l'appelle au parleur pour lui dire « j'ai tous les Européens et j'ai Zelensky ». il dit prix Nobel.
Il réveille, il faut dire les choses, il réveille sûrement que Donald Trump dort, ça lui arrive de dormir quand même, il est un peu réveillé, Emmanuel Macron lui dit on est en accord, et il dit ah bien prix
Nobel. Et il lui dit tu es génial Emmanuel, je t'adore. Donc il y a une relation un peu cyclotimique avec Emmanuel, il passe par des hauts, par des bas. C'est l'image qu'on voit là. Exactement, on revoit à la régie. Il y a un caractère, j'allais dire, humiliant. Et c'est aussi cette page-là qui est en train de se tourner.
Est-ce qu'il faut assumer d'être plus ferme, d'avoir plus de panache face aux Américains ? Vous rappeliez, Jean-Philippe Tanguy, qu'il y a des précédents. Les présidents, Roosevelt n'a pas été tendre avec De Gaulle. Kennedy n'a pas été tendre non plus par d'autres raisons avec De Gaulle. Il y a eu un long, long passif. Mais est-ce que Trump est le pire
Je ne sais pas, ça c'est les historiens qui jugeront franchement. Et puis ce n'est pas un rôle d'un homme politique de donner les bons et les mauvais points. Je ne sais pas pour ne pas répondre, c'est que franchement j'estime que ce n'est pas mon rôle. Moi tout ce que je sais, c'est que les Etats-Unis, et ça a été dit un peu tout à l'heure, ont toujours ciblé la France pour différentes raisons. La communauté française par rapport à la communauté descendant d'Allemagne, du Royaume-Uni évidemment, d'Italie et très faible en France. Et puis c'est surtout, la France a toujours voulu avoir une voix particulière. Une voix particulière, une voix latine, une voix de civilisation qui était une civilisation française. Et les Etats-Unis n'ont jamais accepté que la France ait sa voix. C'est le moment de parler plus haut face aux Etats-Unis ? Tout ça c'est un ensemble. Quand dans votre tête, comme Emmanuel Macron, vous n'êtes pas fier de la langue française, vous n'êtes pas fier de la culture française, vous n'êtes pas fier de l'histoire de France, vous n'êtes pas fier de ce que vous êtes, et que vous êtes très content de prouver que vous savez mieux parler anglais que tout le monde, insulter la culture française, et surtout ne pas entretenir la francophonie. expliquer que notre histoire est vraiment humiliante, vous ne pouvez pas être capable de porter cette voix. Et en fait, c'est un tout. C'est pour ça que vous me dites, oui, les mesures, les ponctuelles, je comprends les chaînes d'info, mais le problème, c'est une trace de fond. Le dernier président à avoir porté la civilisation française, il s'appelait Jacques Chirac. Et depuis, c'est un abaissement des élites françaises et une soumission à la culture, à la pensée unique, à la culture unique.
On verra la suite, puisque la France va prendre un certain nombre de mesures.
Ce qui s'est passé en Afrique, au Rwanda, dans un certain nombre de pays où on a laissé l'anglais prospérer, on ne défend pas notre propre culture. Comment voulez-vous défendre une vision du monde, des intérêts, quand vous ne défendez pas votre culture ? C'est la base, c'est la première des choses. Et la culture mène les civilisations, mène les sociétés. Et en fait, on croit que c'est superficiel que ça vient après. Quand on est tout à fait heureux que Paris soit vue à travers les yeux d'une série américaine qui s'appelle « Emile in Paris », c'est pathétique pour la civilisation française. Et ce n'est pas anecdotique, parce que c'est toute notre personne. du monde qui est dans la soumise le combat à la culture états unienne et pas à ce qu'on est alors qu'on est quand même excusez moi c'est un très intéressant débat
mais c'est pas le sujet on va on va avancer sur la l'affrontement militaire y compris écoutez trum ce soir qui dit au groenland tout est possible en tout cas vous
'où être vous prêt à aller
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