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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
France n'a pas à accueillir tout le monde. En France, surtout des étrangers, s'il y a une fichesse, c'est qu'il y a une bonne raison. S'il y a le moindre risque, ils doivent partir. Un Français de souche, c'est quelqu'un qui a plus de nom de sa famille sur les monuments aux morts que dans les registres de la CAF. Ils trouveront toutes les excuses du monde pour ne pas parler du problème. Ils parleront de tout pour ne pas expliquer que le problème, c'est les trois I. Immigration, insécurité,
islam. La matinale de Garenne Bonjour à tous, bienvenue sur Frontières dans La matinale de Garenne. Il va vous accompagner pendant une heure, enfin ça, c'est sur le papier. Vous connaissez le personnage, son franc-parler, son humour et surtout sa sincérité. Bref, du Garenne dans le texte. La matinale de Garenne, c'est du débat, du combat, tout l'ADN de la France qu'on aime en 60 minutes et probablement plus, le sommaire.
Merci La Voix. Effectivement, on n'est pas là pour une heure, on est là pour deux heures et avec des invités d'exception dont en premier nous aurons Florian Philippot, puis nous aurons Samuel Laffont, enfin nous aurons Alexandre Barraud, député du Rassemblement National, et Eric Moriot. Plein de sujets. On va parler agriculture, on va parler de la candidature de Sarah Knafou à Paris, on va parler de la commission d'enquête de Charles à l'oncle à l'Assemblée Nationale et aussi des obsèques de Brigitte Bardot. mais on va commencer tout de suite avec l'invité exceptionnel Florian Philippot
exceptionnel
Florian Philippot, bonjour à vous. Bonjour. C'est un plaisir de vous avoir à notre antenne, surtout pour un sujet assez important qui touche les Français, c'est l'agriculture. Aujourd'hui, comme hier, comme avant-hier, les agriculteurs sont dans les rues. On va commencer tout de suite par un extrait vidéo qui devrait vous faire plaisir. Les agriculteurs se sont mobilisés hier et ont crié un slogan que vous devriez aimer devant l'Assemblée nationale.
Brexit !
Frexit pour les agriculteurs. Oui, oui, tout à fait. Je crois que j'étais là d'ailleurs à ce moment-là, puisque j'étais avec eux devant la Tour Eiffel puis à l'Assemblée nationale. Et c'est vrai que ça a plusieurs reprises effectivement crié Frexit, notamment quand, j'ai partagé une autre vidéo sur mes réseaux, quand Yael Brown-Pivet a eu cette idée farfelue de descendre, faire un tour, honnêtement, elle est restée 1 minute 15. Elle a fait un rond, littéralement, un cercle. Elle n'avait rien à dire, rien à faire. Je pense qu'elle est venue simplement dans une optique très macroniste, vous savez, assez perverse, faire de la provocation, espérant recueillir, déhuer des insultes pour ensuite partager sur ses réseaux sociaux et dire « Regardez, comme ils sont méchants, ils m'ont maltraitée. » Elle a été maltraitée ? Non, elle a été, si vous voulez, ce sont des gens qui doivent assumer un principe de responsabilité. Ils font du mal au peuple, le peuple ne les aime pas. Bien sûr, ils n'ont pas été blessés, ils n'ont pas été attaqués, il n'y a pas du tout de violence. Mais c'est vrai qu'elle n'a pas été bien accueillie, mais c'est logique.
On a les images de Yael Brown pivée
devant
l'Assemblée nationale, on va regarder ça tout de suite.
ne peut pas enlever une forme de courage à Elmonde Pivet de descendre plutôt que de rester sous les ordres de la République à l'intérieur de son bureau. Quel courage, incroyable
! Avec 15 gardes du corps. J'étais là, j'étais à 5 mètres à ce moment-là. On lui a dit démission, on lui a dit occupe-toi de tes poules. C'est pas elle qui s'en occupe. C'est la CRS, donc c'est mieux que ce soit elle. Ça coûtera moins cher aux contribuables et elle nous coûte déjà fort cher. Et puis effectivement, à ce moment-là, il y a eu une Marseillaise, il y a eu du Frexit, beaucoup de Frexit. Alors ça, Frexit, c'est intéressant parce que je l'ai entendu aussi sur le blocage. de la Tour Eiffel, où j'étais tôt le matin avec les agriculteurs. Et en fait, c'est quelque chose, si vous voulez, la France est en révolte paysanne maintenant quasi permanente. L'année dernière, on avait exactement les mêmes images à la même période. Et il y a deux ans aussi. Donc, peut-être cette fois-ci en plus fort, parce qu'ils ont réussi à pénétrer dans Paris, ce qui est quand même un tour de force tout à fait remarquable, ce qui a obligé les médias, vous savez, c'est comme ça, quand c'est dans Paris, les médias nationaux se sentent obligés d'en parler. Tout se passe à Paris, donc on est obligés d'aller à Paris. Dans leur tête, c'est comme ça. Effectivement, c'est très fort. Et c'est vrai que par rapport à il y a un an et encore plus par rapport à il y a deux ans dans la révolte paysanne, j'entends beaucoup plus les agriculteurs nous parler de la sortie de l'Union européenne, ayant évidemment compris, et je crois que cette journée liée au Mercosur va être de ce point de vue-là extrêmement... pédagogique, ayant compris que la seule solution pour reprendre en main notre souveraineté alimentaire, pour sauver notre pays, notre agriculture, dire non au Mercosur, dire non à l'abattage total des vaches, tout ce qu'on voit, et sauver vraiment l'agriculture française, parce qu'elle a des ressources formidables, c'est de sortir l'Union européenne. C'est de négocier nous-mêmes nos accords commerciaux. C'est de négocier nous-mêmes notre politique, de décider nous-mêmes notre politique sanitaire. C'est de décider nous-mêmes notre politique agricole et de restaurer ce qui est le bien probablement le plus précieux d'une nation. sa souveraineté alimentaire. Car quand vous perdez votre souveraineté alimentaire, et les pays du tiers-monde savent ce que ça veut dire, parce qu'ils sont tenus comme ça. Et dans l'histoire, ils ont été tenus comme ça. Sauf qu'aujourd'hui, c'est la France qui se retrouve dans cette position. Quand vous perdez votre souveraineté alimentaire, vous devenez la cible de tous les prédateurs. Et votre peuple n'a plus aucune liberté. Parce qu'un peuple qui a faim, un peuple qui ne décide plus de ce qui le nourrit, et de ceux qui le nourrissent, c'est un peuple esclave. Et ça, nos maîtres, ceux qui se veulent nos maîtres, l'ont bien compris. C'est pour ça qu'ils aimeraient qu'on mange du poulet ukrainien, des œufs ukrainiens, du bœuf brésilien aux hormones piquées, injectées, etc. canadiens et demain indiens, puisque vous savez que pour Van der Leyen, le Mercosur c'est presque du passé. Elle est déjà projetée sur le prochain accord, qui est un accord de libre-échange encore plus gros avec l'Inde.
Rentrons dans le fond du sujet avec nos agriculteurs français. Est-ce qu'ils ne sont pas étouffés de normes, de régulations, de charges ? de taxes, est-ce qu'on n'est pas en train de les tuer de l'intérieur en même temps qu'on essaie de les tuer de l'extérieur ?
Oui mais
c 'est
lié ! Vous ne pouvez pas séparer les sujets. C'est-à-dire que quand vous ne vivez plus de vos produits et de vos prix, ce qui est leur problème de base. C'est-à-dire qu'un agriculteur, ce qu'il veut, c'est vivre de ses produits, de son travail. Il ne veut même pas vivre normalement de subventions. C'est le cas aujourd'hui pour beaucoup. Mais en réalité, ce n'est pas leur souhait premier. Il veut vivre de leur travail. Et quand vous ne produisez plus assez, quand vous n'exportez plus, on est de moins en moins exportateur, on est même devenu importateur net. dans le monde agricole, pour la première fois dans l'histoire quasiment de la France contemporaine, en 2025. On est en déficit commercial agricole, ça n'était jamais arrivé. Alors que la France est connue pour être une terre agricole depuis plus d'un siècle et demi, deux siècles. Oui, moi j'ai grandi, quand j'étais encore au collège ou au lycée, on était la deuxième puissance agricole mondiale. En 1945, c
'était 35% de la population qui travaillait dans le monde
agricole. Oui, tout à fait. On est à
1% aujourd'hui.
Oui, on est à 1%. Et puis, alors les gens diraient oui, mais c'est la mécanisation et ça. Oui, mais on a quand même perdu des places. On était une très grande puissance agricole. on l'est beaucoup moins, on était une très grande puissance agroalimentaire, on l'est moins, on était une très grande puissance d'exportation, nous sommes une puissance maintenant d'importation. Et surtout les marchés, ça se voit, y compris maintenant même des points très forts comme le vin. Il y a de plus en plus de marchés où c'est de plus en plus catastrophique. Et en réalité, s'ils sont soumis à des normes, à des taxes, c'est parce qu'ils ne vivent plus de production. Alors ils deviennent des fonctionnaires de la terre. On leur demande de gérer le problème des haies, de gérer le problème des paysages, des éoliennes, de négocier pour mettre des éoliennes sur leur champ, etc. Ce n'est pas du tout leur boulot. Donc évidemment, ça se traduit par l'apparition de cette masse. de charges, de normes, etc. Mais le principal problème, c'est pas celui-là, le principal problème. Et on pourrait sortir de cette logique-là. Ils pourraient voir leurs normes et leurs charges réduites s'ils redevenaient des producteurs, s'ils revenaient dans le circuit économique de manière compétitive en étant des paysans, des agriculteurs français qui puissent déjà nourrir la France. Première chose. Or, aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Il y a un poulet sur deux en France aujourd'hui qui est consommé, qui n'est pas français. C'est déjà totalement normal.
Le fait d'avoir autant de normes et de réglementations, ça crée une distorsion de concurrence, ne serait-ce qu'avec les autres pays de l'Union européenne qui n'ont pas les mêmes normes et les mêmes réglementations. Aujourd'hui, l'élevage et l'agriculture française, c'est la plus propre du monde quasiment. On est celle où on a le droit au moins de pesticides, au moins de produits phytosanitaires, donc on les tue. en leur mettant des normes beaucoup trop élevées quand on sait que, ne serait-ce qu'en Espagne, je ne vous parle même pas des pays de l'Est, en Espagne, ils n'ont pas du tout les mêmes normes et donc tous les étés, on se retrouve sur nos marchés avec des tomates espagnoles qui coûtent beaucoup moins cher parce
qu'ils n'ont pas du tout les mêmes normes et réglementations. Mais tant mieux si on utilise moins de pesticides, honnêtement, je pense qu'on ne va pas aller vers l'avenir, vers un modèle où on va de nouveau s'empoisonner en mangeant. Franchement, je n'ai pas envie de ça, je pense que personne n'a envie de ça et on ne va pas revenir ou même aller encore plus loin dans un système à la brésilienne ou effectivement même à l'espagnol. Les brésiliens, c'est encore pire, ou même canadiens, avec des hormones partout, des pesticides partout, du chimique partout. Franchement, si on veut une épidémie de cancer encore plus forte, faisons ça. Mais moi, je n'ai pas envie de ça. Et puis les premiers qui seront touchés seront les paysans. Les surmortalités de cancer, c'est d'abord chez les agriculteurs qui manipulent ces produits. Pourquoi ? Vous avez raison, il y a une concurrence déloyale. Mais pourquoi ? Parce que vous n'avez pas le droit de mettre de protection douanière. Et surtout à l'intérieur de l'Union en peine. Alors là, c'est un crime de lèse-majesté, c'est totalement interdit. Vous n'avez pas le droit de mettre la moindre protection douanière par rapport aux produits italiens, ou portugais, ou espagnols, alors qu'on devrait se dire, s'ils utilisent des produits qui sont interdits en France pour de bonnes raisons, alors nous devons rétablir un avantage compétitif pour nos paysans, en taxant un peu plus pour rétablir la concurrence loyale des produits espagnols. Vous savez, les Suisses, ils ne sont pas dans l'Union européenne. Vous savez comment est gérée l'agriculture suisse ? Il y a des reportages très intéressants là-dessus. Chaque semaine, ils décident des niveaux de droits de douane. Ils regardent ce que produit la Suisse et si elle produit suffisamment sur une denrée alimentaire, un fruit, un légume par exemple, eh bien sur ce produit-là, il y aura un maximum de droits de douane. Parce qu'on estimera que la Suisse produit assez. Si elle ne produit pas assez, et c'est actualisé chaque semaine, eh bien on baissera les droits de douane parce qu'on estimera qu'il faudra importer un peu plus. Et la Suisse le fait elle-même comme une grande. En Suisse, il n'y a pas non plus pléthore d'habitants. Ce n'est pas une immense puissance. Et pourtant, parce qu'elle a sa souveraineté, parce qu'elle n'est pas dans l'Union européenne, elle peut gérer beaucoup plus intelligemment son agriculture, rémunérer ses paysans et faire en sorte de ne pas être dans l'aberration permanente dans laquelle nous vivons aujourd'hui, qui est en train de tuer nos paysans. Car c'est ça. Le but, c'est de détruire l'agriculture française. Ce n'est pas une somme d'erreurs et d'incompétences. C'est une volonté. C'est une volonté de les liquider comme on a liquidé les ouvriers français, la métallurgie, la sidérurgie, en ce moment l'automobile. Il y a une volonté de les liquider pour insérer la France dans le grand marché mondialisé où elle aura le rôle d'un Disneyland géant pour touristes. Moi, je n'ai pas envie que la France soit réduite à ce rôle.
Sauf que... À partir du moment où nos éleveurs et nos agriculteurs ont des normes que les autres n'ont pas, de facto, on les tue. Aujourd'hui, on l'a vu avec le marché des noisetiers, tous les noisetiers quasiment sont en faillite parce qu'on a interdit un néonicotinoïde qui est autorisé dans le reste de l'Europe. Donc il n'y a que nos noisetiers, il n'y a que nos vendeurs de noisettes qui sont morts parce qu'ils sont absolument incapables de le faire sans. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on doit par exemple sur cette norme ? Il faut être intelligent.
S'il n'y a aucune possibilité alternative, il ne faut pas interdire un produit. Il faut trouver une solution alternative et le temps de la mettre en place, ça peut prendre 3 ans, 5 ans. Il y a une transition, il faut les accompagner et il faut regarder point par point, mois après mois avec eux, comment ça se passe. Il ne faut pas non plus faire n'importe quoi, ce n'est pas ce que je vous dis. Mais ce que vous dites, ça revient à ce que je viens d'expliquer. C'est-à-dire que nous ne pouvons pas rétablir un avantage pour nos propres producteurs. aux paysans. Nous ne pouvons pas faire du patriotisme alimentaire. Nous ne pouvons même pas dire, au moins dans les cantines françaises, école, collège, lycée, cantine d'entreprise, on mangera français très prioritairement. C'est interdit par le Code des marchés publics européens. Vous n'avez pas le droit de mettre un critère national dans vos marchés publics. Et ça, c'est vrai sur tous les sujets. Par ailleurs, effectivement, ça va devenir de plus en plus compliqué pour eux si on ne cesse de signer des accords de libre-échange type Mercosur. CETA avant avec le Canada, demain avec l'Indonésie, la Nouvelle-Zélande, l'Inde. On en a fait avec le Maroc sur les tomates cerises. On voit la situation. Ça date déjà de l'an 2000. À chaque fois, l'Union européenne fait de nouveaux accords de libre-échange. Et on dit, essayez de survivre. Ils ne peuvent pas survivre. Comment voulez-vous qu'ils survivent ? Puisqu'on ouvre grand les marchés. Donc si vous voulez, le principal problème, il est là. Or, aujourd'hui, dans la vie politique française... Qui parle de sortir l'Union européenne ? Qui veut donc vraiment sauver nos paysans ? Car on va être clair, vous ne pouvez pas les sauver si vous restez dans l'Union européenne. La preuve par A plus B aujourd'hui, même Macron va voter contre le Mercosur. Vous auriez Jean-Dane Bardella, président. Vous auriez, je ne sais pas, Jean-Luc Mélenchon, président. Je prends tous ceux qui sont contre le Mercosur. C'est à peu près tout le monde, officiellement. Vous auriez Olivier Faure, président. Aujourd'hui, il voterait pareil que Macron. Il voterait contre. Il serait à Bruxelles. Ils auraient annoncé la même chose hier sur leur compte X. Je voterai contre demain le traité Mercosur. Ils auraient fait la même chose avec le même résultat. C'est-à-dire que ça passe quand même. Car tous ceux que je viens de vous citer veulent rester dans ce système où nous n'avons pas notre souveraineté. Donc, pour les protéger, nous les patriotes, on est clair, on est vraiment à leur côté, on reprend la compétence agricole, alimentaire, commerciale, on fait ce que font 95% des pays du monde, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas dans l'Union en peine, on gère nous-mêmes notre avenir. Il y a nous, et il y a Philippe de Villiers à peu près. Mais il y a quelques voix souverainistes, je veux dire ceux qui étaient sur le terrain, vraiment. Mais il n'y en a pas beaucoup qui prônent vraiment la sortie de l'Union Européenne.
Est-ce qu'en France, on n'a pas aussi un problème d'exploitation trop petite par rapport à un monde où on a des fermes de non pas de mille, mais de dix mille vaches ? Hier, on avait un producteur laitier qui était avec nous, il disait « voilà, moi j'ai soixante-dix vaches, est-ce que c'est pas trop petit ? Est-ce qu'on doit pas industrialiser notre agriculture ?
» Les gens, les Français, et c'est une tendance qu'on voit un peu dans le monde entier, vont chercher plutôt de la qualité de main et du local. Donc je ne suis pas certain que le modèle d'avenir soit vraiment la ferme-usine. Je ne crois pas que les... Alors vous dites 10 000 vaches, vous savez parfois ça va même beaucoup plus loin. Vous avez au Brésil 100 000 vaches parfois. Ce n'est plus des fermes.
Parce qu'en France... Il y avait eu un branle-bas de combat parce qu'on avait voulu faire une ferme de mille vaches. Oui, oui, je m'en souviens très bien. Et aujourd'hui, en fait, on voit que dans le reste du monde, comme je vous dis, c'est pas mille, c'est dix mille, voire cent mille, comme vous dites. Dans certains pays, oui,
très très intensifs. Comment être
compétitif contre ces gens ?
La France a une force, c'est qu'elle a un territoire assez grand. Le territoire français est assez grand. On n'a pas une densité énorme en France par rapport aux Pays-Bas ou l'Allemagne où ils n'ont pas la même agriculture pour des raisons historiques parce qu'ils sont des pays extrêmement denses. La France, ce n'est pas le cas. Donc on peut se permettre d'avoir des animaux qui peuvent peut-être avoir un peu plus d'espace et donc beaucoup plus de qualité et en même temps des produits beaucoup plus sains. Et je crois qu'on va aller vers ce modèle-là. Vous voyez, c'est comme nos poulets. En France, maximum, un élevage de poulet, c'est 50 000 bêtes. En Ukraine, c'est comme au Brésil, 1 million, 20 fois plus. C'est pourtant ça qu'on fait venir aujourd'hui, sous prétexte de soutenir la guerre en Ukraine. C'est complètement délirant. C'est-à-dire qu'on tue des filières agricoles françaises sous prétexte de soutenir une guerre qui est perdue. Et en plus, on sait que la moitié de l'argent, il va dans les poches des oligarques corrompus. Donc si vous voulez, tout ça est délirant et scandaleux. Voilà. Donc, non, moi, je pense que le modèle, c'est plutôt d'aller vers de la qualité. Ça ne veut pas dire qu'on va revenir à un système avec les chevaux de trait et il n'y aura plus aucune mécanisation. Non. On peut avoir une agriculture moderne, et il faut l'avoir, mais en même temps, je n'ai pas envie personnellement, et je pense vraiment que c'est une tendance globale, de manger de la malbouffe dégoûtante, dangereuse pour la santé. Et donc l'agriculture française, je la trouve au contraire extrêmement bien positionnée. Mais il ne faut pas la détruire. Or on est en train de la détruire. Est-ce que l'avenir c'est les circuits courts par exemple ? Bien sûr. L'avenir c'est les circuits courts, c'est la permaculture. Ça ne sera pas que ça. Il faudra quand même une partie industrielle. On n'aura pas partout de l'agroécologie. L'agroécologie, c'est formidable. Moi, j'ai déjà visité des fermes en agroécologie. C'est très bien fait. Ça ne peut pas être partout comme cela. Donc, il y a forcément aussi de la culture intensive. Mais la culture intensive, vous avez aussi plusieurs types de culture intensive. Vous n'êtes pas obligés de faire de l'ultra chimique ultra dégueulasse. Vous pouvez quand même mettre des normes. Et en France, on essaie de le faire. Mais on nous pousse. Regardez, récemment, l'Union européenne a dit maintenant, on va autoriser des pesticides et les durées d'utilisation seront illimitées. C'est une régression. Et pourquoi elle fait ça ? Parce qu'en parallèle, elle ne cesse d'ouvrir nos marchés avec les accords de libre-échange. Donc en fait, on tire tout le monde vers le bas. Mais c'est absurde. C'est complètement fou, en fait. Et c'est, encore une fois, ni à l'avantage des agriculteurs, ni à l'avantage de tous les consommateurs que nous sommes. C'est pour ça que les Français sont hyper solidaires des paysans. D'abord, parce que la paysannerie française, ça fait partie des familles françaises. C'est l'âme du pays. C'est la racine du pays, c'est l'imaginaire collectif, et c'est plus que l'imaginaire collectif, c'est ce qui façonne encore aujourd'hui nos paysages. C'est la France des 35 000, 36 000 clochers, des villages, c'est ça la paysannerie française. Donc, toucher à cela, c'est toucher au cœur et à l'âme de la France. C'est, je crois, la première raison pour laquelle les Français se sentent extrêmement solidaires, dans leur cœur, dans leur trip même, des paysans. Et la deuxième raison, c'est qu'ils ont compris aussi qu'on mange tous, a priori. A priori. Donc on est tous victimes. Donc on est à priori tous victimes si jamais nous perdons notre agriculture.
vais me faire l'avocat du diable, mais est-ce que notre état, nos élites ne se disent pas, laissons mourir l'agriculture, on importera, c'est pas grave, on gagne de l'argent sur d'autres domaines, et en fait l'agriculture c'est pas très important en France finalement. Alors je
sais pas sur quel domaine nous on gagne de l'argent en fait en
France,
parce que justement... Il reste le tourisme et le luxe. Justement on gagne de l'argent sur l'agriculture. En France c'est encore plus stupide de faire ça. Quels sont nos secteurs de force ? Il y a le luxe. Et il y a le tourisme. Et je parle en exportation, il y a l'agroalimentaire, l'agriculture. On a un peu aussi l'aéronautique, les avions, etc. Mais globalement, tout le reste, on a détruit. On a détruit le textile, on a détruit l'automobile, on a détruit tout. La métallurgie, on a tout détruit. Donc en fait, c'est complètement absurde, même du point de vue strictement économique. Mais oui, c'est ce que je disais avant, l'Union en peine... Elle veut détruire l'agriculture française. Elle veut d'ailleurs, de manière tellement claire, qu'il y a des plans qui sont écrits. On a sorti des documents. C'est comme des documents signés Commission européenne ou ministère français de l'agriculture parce que c'est repris. Par exemple, réduction de 25 à 33% du cheptel bovin français laitier ou non laitier. Selon qu'il est laitier ou non laitier, c'est 25 ou 33% d'ici 2035. Pour des raisons climatiques. J'imagine l'absurdité du truc. Par exemple climatique, on va réduire le cheptel français très massivement pour aller importer des produits issus du cheptel brésilien, argentin ou canadien. Pour des raisons climatiques en plus, ils osent nous dire ça. Alors qu'en important, vous savez très bien que vous allez polluer. Et que leur bilan carbone, puisqu'ils sont obsédés par ça, sera encore pire. Donc tout ça, en fait, ce sont des prétextes. On est mis dans un marché mondialisé, où effectivement, je ne sais pas quelle place ils nous réservent, mais elle n'est pas glorieuse. Elle ressemble de plus en plus à une place du tiers-monde. avec une espèce d'oligarchie comme ça, supranationale ou même pseudo-nationale, mais qui en fait ne se sent pas française en France, qui s'enrichit à mort et s'engresse à mort. Et puis un peuple avec de moins en moins de classes moyennes, de plus en plus de pauvres, ce qui est en fait la définition même d'un pays du tiers monde.
Mais on ne peut pas se dire censément que nos élites veulent appauvrir nos nations, ça n'a pas de sens. Si, ça a un sens. Qu'est-ce qu'ils y gagneraient à appauvrir nos
pays ? S'enrichissent. Quand vous n'avez pas de sentiment national, quand vous n'avez pas de conscience nationale, qu'est-ce que vous en avez à faire du sort de votre nation ? Puisque vous n'y croyez pas, ça ne veut rien dire pour vous. Vous ne vibrez pas à l'histoire de France. Vous ne vibrez pas à l'épopée française. Ça ne vous parle pas. Mais les Allemands défendent leur industrie, par exemple. S'ils défendaient vraiment leur industrie, si Merz défendait l'industrie allemande, ils exigeraient une sérieuse enquête sur le sabotage de Nord Stream. Parce que franchement, le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en 2022, c'est une catastrophe pour le prix de l'énergie et donc l'industrie allemande. Alors ils font peut-être un peu plus de choses que nous. Effectivement. Sur le
Mercosur, ils sont clairement gagnants.
Nous, sur l'échelle de la trahison, on est au top, si vous voulez. On est vraiment au top. On est 10 sur 10. Plus on est haut, plus on trahit. On est à 10 sur 10. Les Allemands, en ce moment, ils sont peut-être à 6 sur 10. Parce qu'effectivement, ils utilisent quand même certaines politiques européennes contre nous. Par exemple, le Mercosur, ça leur permettra de vendre des voitures allemandes, des machines outils. Et en contrepartie, ils vont faire pareil avec l'Inde. L'Inde, c'est déjà... Puisque Merz pousse à fond. En contrepartie, ils sacrifient l'agriculture française. Donc il y a moins de trahison de leur point de vue. Nous, on est au maximum. On ne peut pas plus se trahir, en fait. C'est pour ça que le pays est complètement détruit. C'est qu'on a une oligarchie dirigeante, une classe dirigeante qui n'a aucune conscience nationale. Mais ça, le général de Gaulle l'expliquait déjà très bien. C'est une constante dans l'histoire de France. C'est que vous avez régulièrement... Et c'est une bataille permanente pour que le peuple ne soit pas dirigé par des traîtres. Parce que dans les profondeurs du peuple français, il y a des réserves immenses de patriotisme. l'a encore vu hier, dans toutes les manifs, moi je l'ai vu, ça chantait, la Marseillaise, il y avait des drapeaux partout, etc. Spontanément. On n'a pas besoin de forcer les gens, c'est comme ça. Par contre, nous avons régulièrement des éclipses de la conscience nationale dans l'histoire de France, où nous sommes dirigés par des traîtres. Mais ces traîtres, il faut s'en occuper.
Je vais citer De Gaulle qui disait que ce soit la droite du Figaro ou la gauche de Limon, ils vendront toujours la France pour pouvoir continuer à dîner en ville. Exactement.
C'est exactement cette citation que j'avais en tête, c'est exactement ça. Et c'est une constante, ça existait bien avant De Gaulle, c'est bien après malheureusement. Donc il faut s'occuper de ces gens-là, il faut leur retirer les manettes. C'est bien le problème. Et que font nos parlementaires ? Honnêtement, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'ils font. Ils ont la destitution en main. Ils ne le font pas. Bon, il peut y avoir des motions de censure éventuellement. Enfin, ça aurait dû être fait depuis très très longtemps. On va en parler. Et puis, il faut se battre pour sortir l'Union européenne, encore une fois, parce que c'est la clé de tout. Vous savez même qu'on fait une marche nationale pour le Frexit. Je l'annonce à vos téléspectateurs le samedi 31 janvier. Rendez-vous Paris, 14h, Palais-Royal. On sera là pour couvrir, comme on vient souvent
couvrir vos événements. Merci. Jordan Bardella a fait un tweet hier soir en disant que, justement, par rapport au Mercosur, il avait déposé deux motions de censure, une à l'Assemblée nationale et une au Parlement européen. Est-ce que c'est au moins dans le bon sens ? Je
pense que c'est pour cacher la misère. C'est pour cacher la misère. Quelle est leur position ? Ils sont contre le Mercosur, ouvertement. Ils sont contre. Ils n'ont pas toujours voté contre, d'ailleurs, au Parlement. Il y a eu des votes quand même beaucoup plus troubles. Certains ressortent et pas si vieux que ça. Ça n'a pas toujours bien voté contre. Bon, allez, globalement, ils sont contre, comme à peu près toute la classe politique française. Mais ils veulent rester dans ce système qui nous dépossède de notre souveraineté commerciale. Donc, c'est incohérent. Donc, qu'est-ce qu'on fait quand on sait qu'on est dans l'incohérence ? Qui frôle la trahison, quand même. Voir qu'il y ait bien les deux pieds dedans. Qu'est-ce qu'on fait ? On cache la misère. Alors j'ai vu, il s'agit hier, la France doit demander la fin de la contribution budgétaire française au budget de l'Union européenne, comme si ça se faisait comme ça, comme si l'Union européenne n'avait pas dans Saint-Marc la BCE pour nous mettre à genoux en 48 heures, comme s'il n'y avait pas des montagnes de problèmes juridiques et contentieux si on faisait ce genre de trucs. Bref, tout ça est absurde, ils le savent, c'est un monde parallèle qui n'existe pas, mais c'est pour contenter des militants. Et puis à côté, l'émotion de censure, bon, il faut les voter, moi je ne suis pas pour la politique du pire, il faut les voter. évidemment. Mais enfin bon, j'aimerais que cette fois-ci, quand... Vous savez, au Parlement européen, la dernière fois, il y avait une motion de censure de la gauche, alors le RN ne l'a pas voté parce que ça venait de la gauche, et il y avait une motion de censure du RN, alors la gauche ne l'a pas voté parce que ça venait du RN. En général, le RN vote les motions de censure de la gauche. Au Parlement européen, je crois qu'ils n'ont pas fait ça, mais enfin bon, parfois ils le font à l'Assemblée nationale, pas toujours. Parfois ils ne votent pas non plus les motions de censure, parfois ils laissent même passer M. Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, on ne l'a pas oublié. Donc tout ça, moi, je n'ai plus confiance du tout dans ces gens-là. je vous le dis clairement comme je le pense. Je pense qu'il faut... C'est de l'enfumage, c'est de la com', c'est du cache-misère. Si vraiment aujourd'hui, on a le cœur qui saigne pour les paysans et qu'on est très inquiet pour l'avenir de la France et qu'on veut vraiment la sauver, il faut sortir au plus vite de ce machin, il faut le détruire. Et ce machin, c'est l'Union européenne.
Si on ne peut pas sortir de l'Union européenne comme ça du jour au lendemain... Pourquoi ? Ça a l'air compliqué. Même les Anglais, ça leur a pris quand même plusieurs années.
Sortir du jour en main, non. Mais prendre la décision, c'est même de la minute, une minute. Ça se prend en une minute, une décision. Par contre, après, ça s'organise, mais on sait le
faire, ça. Est-ce qu'on ne pourrait pas déjà supprimer la PAC et demander à l'Union européenne de nous rendre l'argent de la PAC ? Et ce serait l'État français qui déciderait de comment être distribué de l'argent de la PAC. Parce qu'aujourd'hui, on donne de l'argent à l'Union européenne, il nous en prend 10 milliards au passage et nous rend une partie, 15. Et c'est eux qui décident de comment se distribuer. Peut-être que ce serait à l'État français de décider de comment distribuer l'argent. Pour nos
agriculteurs et nos éleveurs. Maintenant on donne 27-28 milliards par an, ils nous en rendent 13, dont 8-9. On va passer à 8 maintenant pour la PAC. Et en plus c'est conditionné, vous avez raison. Donc on donne, ça c'est pas conditionné, on donne. Par contre on récupère moins de la moitié maintenant et c'est en plus conditionné. Et ultra surveillés, ils sont surveillés par satellite, etc. Alors vous dites, on devrait le faire nous-mêmes. Si on sort de l'Union Européenne, on le fera effectivement nous-mêmes. Non mais sans sortir de l'Union Européenne. Vous voulez faire ça comment ? Vous croyez que les Allemands vont dire, ah d'accord, allez, on est d'accord, la France, allez-y. Vous croyez que les Espagnols, qui sont en concurrence agricole avec nous, ils vont dire, ok la France, on vous laisse faire. Mais non. Pour faire ça, vous devez modifier les traités. Pour modifier les traités, vous devez avoir l'unanimité des 27 Etats membres sur votre sujet à la virgule près au même moment. Vous ne l'aurez absolument pas. Même
le Mercosur, on n'y arrive pas. Les Allemands se fichent complètement d'avoir l'unanimité quand ils veulent sortir d'un traité en particulier. Ils le font par exemple sur les frontières. Ils ont fermé leurs frontières pendant plus de 6 mois sans aucun accord de 27 autres pays. Ils
ont la dérogation Schengen tous les 6 mois de la Commission en pleine. C'est prévu par les traités.
Ils font ce qu'ils veulent les Allemands en général dans l'Union Européenne. C'est pas vrai ça.
vrai que ça ils ont plus effectivement de puissance que nous pour imposer des choses et en plus ils ont une ils ont une germanique à la tête de la commission européenne donc ça peut ça peut aider mais il n'y a pas non plus n'est pas le fantasme que parce que parfois j'entends ça qu'eux ont décidé par exemple j'entends certains qui disent ils ont décidé que leur droit national était eux supérieur au droit européen c'est totalement faux Ce n'est pas du tout ce que dit la Cour de Karlsruhe, qui est leur Cour constitutionnelle. Elle dit à peu près aujourd'hui ce que dit notre Conseil constitutionnel. Ce que dit en fait celui qui a donné le ton, c'est la Cour de justice de l'Union européenne, qui a dit « Vous n'avez que votre identité constitutionnelle qui est supérieure au droit européen ». Sauf que l'identité constitutionnelle, c'est hyper réduit, hyper restreint, on ne sait même pas ce que ça veut dire. Ce n'est même pas la constitution qui est supérieure. Donc les Allemands, ils sont plus puissants économiquement, donc ils imposent des trucs, c'est vrai. Il y a des politiques qui se font bénéfice de l'Allemagne. Ils sont parfois plus malins, par exemple sur le SCAF, ils nous piquent la technologie de Dassault pour faire l'avion sous couvert d'Europe. C'est moins idéologique chez eux. Chez nous, l'Europe, c'est une religion. Macron est complètement fou. Il agit en européen, souveraineté européenne. Chez eux, c'est moins le cas. Mais globalement, ils sont quand même de plus en plus aussi dans la nasse. Ils sont quand même en récession maintenant permanente. Ils ont quand même aussi des problèmes. Et ils n'ont pas déchiré des traités comme ça, contrairement à ce que certains
font croire. De ce qu'on voit de l'extérieur, c'est que les Allemands s'en sortent quand même très bien avec l'Union européenne. Les Italiens s 'en sortent très bien. Mais si vous avez
souvent aussi, ils s'en sortent mieux à notre détriment. Oui, bien sûr. Par exemple, l'euro, c'est un gros Deutschmark. eux c'est bien parce qu'il est un petit peu sous-évalué par rapport à leurs marques. Ce qui prouve que vous ne pouvez pas régler le problème en gardant la même monnaie. Vous pourrez régler le problème si vous avez deux monnaies nationales qui s'adaptent l'une à l'autre. Il y a parfois leur avantage qu'ils tirent de l'Union en peine, je suis d'accord avec vous. Ils le font à notre détriment, ce qui prouve qu'on ne peut pas rester au même moment dans le même système. Il y a un vrai problème de fond. Ça milite pour le Brexit, ce qu'on dit.
Il n'y a pas que les Allemands qui s'en sortent bien grâce à l'Union Européenne. Les Italiens s'en sortent très bien. L'Italie de Mélonie est en train de se réindustrialiser à vitesse grand V et va dépasser la France d'ici 5 à 10 ans au niveau industriel. L'Espagne s'en sort bien. J'ai l'impression qu'il n'y a que la France qui se fait avoir dans
les grands pays. Je crois que sur l'Italie, vous êtes perturbé par votre admiration pour Madame Féloni. Nice, c'est pas bon. Honnêtement, c'est pas bon. Économiquement, ça se passe très bien. Les chiffres de croissance sont comme la France, voire un petit peu en dessous. Leur salaire moyen est très mauvais, très en dessous de la France. Ils sont même en train d'être rattrapés par les Roumains. J'ai vu cela l'autre jour. Et il y a une industrie, parce qu'ils ont une base industrielle, c'est vrai en Italie du Nord. Ils ont des PME, un peu sur le modèle germanique, qui sont très performantes, très exportatrices. Et voilà, sur l'immigration, c'est pas du tout les promesses qu'elle avait faites. Il y a 400, 500 000 entrées légales par an en Italie en ce moment, alors qu'elle nous avait promis le blocus en Méditerranée, l'arrêt total, etc. C'est pas du tout ce qui se passe. En plus, vous savez que quand vous créez de l'immigration légale, vous créez de l'immigration clandestine différée. que vous savez, la première source d'immigration clandestine, ce ne sont pas les bateaux. Ça c'est très médiatique. La première source d'immigration clandestine, ce sont les gens qui sont venus légalement et qui voient leur titre de séjour expirer et qui restent quand même. Donc quand vous créez une augmentation de l'immigration légale comme elle l'a fait, vous créez au bout de 2-3 ans une augmentation de l'immigration clandestine mécaniquement. Donc c'est pas bon. Non, non, honnêtement. Alors après c'est vrai que, moi je sais que certains se font avoir par Mélanie parce qu'on voit quand même, et ça je lui laisse, il y a une sincérité, je pense qu'elle aime l'Italie. pense que Macron n'aime pas la France. Ça se sent. Et elle, elle parle beaucoup plus volontiers de l'Italie, etc. Mais bon, sa politique étrangère sur l'Ukraine n'est pas bonne, sa politique sur l'OTAN n'est pas bonne, sa politique immigratoire n'est pas bonne, sa politique globalement économique est à peu près la même que les autres. Donc non, moi je ne suis pas du tout fasciné par Mélanie. Je pense que les Italiens s'en ressortiraient beaucoup mieux s'ils avaient eux aussi leur monnaie nationale et une capacité de décider de leur destin comme nous. Je pense que nos pays, globalement, seraient beaucoup plus heureux s'ils étaient libres.
Dernière question. Est-ce que vous avez de l'espoir pour 2016 pour les élections présidentielles ? Pour la France ?
D'abord, je ne suis pas sûr que tout se passera par les élections et les urnes dans notre histoire, comme ça a été rarement le cas, si vous regardez. Donc, moi, je sais qu'il faut juste travailler jour après jour, faire changer les consciences. Et puis, si ça passe par une voie électorale ou... mi-électorale et un autre événement, on verra. Ou ça ne passera peut-être pas du tout par la voie électorale. Je n'en sais strictement rien. Je ne suis pas madame Irma. Je sais juste que nous, on doit convaincre les gens que je pense qu'on y arrive tous les jours. De nouveaux Français qui se rallient à une idée beaucoup plus patriotique et souverainiste de leur pays. Et pour la présidentielle, moi j'espère qu'il y aura une candidature souverainiste, fédératrice, frexiteuse. Je pense que s'il a envie d'y aller, la meilleure candidature pour cela sera celle de Philippe Devilliers. S'il a envie d'y aller. Et je pense qu'il est le plus fédérateur sur les frexiteurs. Et donc j'aimerais qu'il n'y ait pas une multiplication des candidatures comme c'est malheureusement le cas aujourd'hui. Et je ne participe pas à cette affaire. Vous ne serez
pas candidat. Je
peux l'être s'il n'y a pas de candidature fédératrice. On a aujourd'hui une base militante très importante. On a un programme. On a la capacité de chercher et d'avoir les 500 signatures. Et j'irai et je ferai campagne avec une grande énergie et une grande volonté. Mais je pense d'abord à la France. Et je me dis si il y a déjà François Astrineau, Nicolas Dupont-Aignan, Juan Branco, etc. Chacun a bien le droit d'y aller. Je pense qu'à un moment, on est quand même à un moment où on se demande si la France va survivre. On est tous d'accord là-dessus. Le bilan de la France, c'est quand même aujourd'hui celui d'une nation qui est... qui est en train de s'effilocher de toute part, de disparaître. Et donc, je crois que si on fait passer l'intérêt supérieur de la France avant le sien, on a le devoir de mettre son égo un tout petit peu de côté et d'être capable de dire s'il y a une candidature plus efficace, plus fédératrice et qui en même temps, sur le fond, est... est très bonne. Et vraiment, pour le Frexit, et vraiment pour sortir de l'OTAN, sortir de cette situation de guerre, rétablir nos libertés, rétablir notre agriculture, notre industrie, arrêter l'immigration, rétablir un avenir français, alors il faut être capable de se mettre en soutien de cette personnalité-là et de chercher la solution la plus fédératrice possible. Voilà. C'est ça que je dis, parce que moi, je pense que nous n'avons pas des années et des années devant nous. Nous devons agir le plus loyalement possible à notre pays.
On a dépassé un petit peu le temps mais je voulais absolument qu'on mette cette dernière vidéo mon cher Pierre. vidéo numéro 2.
Sous-titrage MFP.
Voilà, toujours finir sur une note d'espoir. Florian Philippon, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. On lance une courte page de publicité. Je reçois tout de suite Samuel Laffont pour parler de la campagne à Paris de Saracnafo. Bonjour Samuel Laffont, on lance tout de suite les pieds dans le plat.
Samuel Laffont,
vous êtes directeur de la communication de la stratégie numérique et des levées de fonds chez Reconquête. Bonjour à vous. Bonjour Garen, bonjour à tous les auditeurs de Frontières. On va commencer tout de suite avec le sujet qui nous intéresse, vidéo s'il te plaît. Paul,
il y a quelques semaines, vous avez déclaré qu'être maire de Paris vous intéressait beaucoup. Est-ce que vous êtes candidate à la mairie de Paris ?
Tout à fait. Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris. Je dois vous faire une confidence, j'ai eu le boulot, je ne suis pas une Parisienne de naissance. Moi, je viens de Seine-Saint-Denis et quand j'étais petite, venir à Paris, pour moi, c'était presque comme venir dans un autre pays. Un pays plus grand, plus beau, plus libre. J'avais même la naïveté de penser que Paris pouvait protéger les Parisiens de tout. Mon rêve, c'était de devenir Parisienne. Aujourd'hui, je suis une Parisienne et je vois la ville que j'aime décliner. Je vois les femmes avoir peur dans la rue, je vois la dette qui explose, je vois les impôts qui augmentent, une ville sale, insalubre. Donc aujourd'hui, l'urgence est à l'action. C'est pour ça que je me présente, pour faire de Paris une ville heureuse.
information importante, mine de rien, Sarah Knafo se présente à la mairie de Paris, de la première ville de France. En quoi cette campagne est innovante, est différente, est changeante ?
Déjà, quelle entrée en campagne ? Ça fait un moment que je participe aux élections, que je suis les élections municipales. Et là, on a une entrée en campagne tonitruante au JTTF1. qui a fait beaucoup parler, qui a fait beaucoup réagir. Et là, je pense qu'on va, avec Sarah Knafo, faire bouger la campagne à Paris. Depuis des années, comme je vous le dis, je suis ce genre de campagne. Et là, c'est sans précédent. On a cette interview sur TF1, cet entretien, mercredi. Aujourd'hui, il y a un entretien exclusif qui est sorti dans Le Parisien, où Sarah Knafo avance ses premières propositions. Le programme sortira bientôt, elle annoncera évidemment. Le premier meeting de campagne qui aura lieu lundi. Et ce week-end, elle est tout le week-end à la rencontre des Parisiens directement pour les écouter.
Et d'ailleurs, vous avez lancé un clip de campagne qui est assez étonnant. On ne se serait pas attendu à ça si on peut lancer le clip. C'est étonnant, c'est très joyeux, c'est très lumineux, c'est un type de campagne assez original. Vous l'avez vu,
vous l'avez entendu, Paris, une ville heureuse. Pourquoi notre campagne est innovante pour la mairie de Paris ? Simplement parce qu'on part de l'objectif. Qu'est-ce qu'on désire et qu'est-ce que désirent les Parisiens ou les Français qui visitent Paris plus ou moins régulièrement pour leur capitale ? Ils veulent une ville heureuse. Une ville heureuse, c'est-à-dire qu'on va régler les problèmes qui sont souvent signalés par les Français. Évidemment, en premier lieu, l'insécurité. Vous avez vu malheureusement ces agressions qui se multiplient, des jeunes femmes qui sont violées au champ de Mars ou ailleurs dans la capitale, des agressions un peu partout, les abords des gares qui sont de plus en plus malfamés, etc. Vous avez la saleté, les rats, évidemment, le problème du logement. Qui est premier pour les parisiens, puisqu'il est extrêmement difficile aujourd'hui de se loger. Si vous êtes en train de fonder une famille et que vous voulez changer d'appartement pour avoir plus grand, vous allez voir que c'est très compliqué de trouver un appartement. Il y en a de moins de moins de moins. Je sais, évidemment. Et j'ai été moi-même confronté à ce sujet et j'en ai parlé à des agents immobiliers qui m'ont dit écoutez, c'est pas compliqué. Nous, on n'a pas vu ça depuis 20 ans. C'est-à-dire que j'ai mis autant de demandes pour si peu d'offres. Et vous avez des gens qui attendent pendant pas simplement deux, trois mois, cinq, six mois, un an pour arriver à trouver le logement qui leur permettra de rester vivre à Paris et pas de partir. Il y a évidemment des Parisiens qui partent de Paris pour plein de raisons différentes, mais il y a aussi celle du logement. Le coût du logement, mais aussi désormais la possibilité, la simple possibilité d'arriver à trouver un logement à Paris. Alors que pendant ce temps, on sait très bien que la gauche qui a été aux manettes pendant longtemps à Paris a multiplié l'HLM un peu partout dans la capitale. Mais simplement, quand vous êtes en train de fonder une famille aujourd'hui, vous avez du mal dans la location privée à trouver comment vous loger. Donc il y a ces problèmes-là. Il y a évidemment l'endettement de la ville de Paris, la multiplication des dépenses et des gaspillages. sous Anne Hidalgo. Bref, il y a plein de problèmes à régler. Et une fois que ces problèmes sont réglés, ça permettra à tous de vivre sereinement dans une ville où on est en sécurité. La ville est propre. On n'a pas honte quand on compare Paris à des capitales étrangères. Je pense à Tokyo. Vous savez qu'il y a énormément de Français qui visitent le Japon ces dernières années. Ils voient tous ce qui se passe quand ils voient Tokyo. C'est possible de le faire à Paris. Pourquoi est-ce que c'est propre à Tokyo ? Pourquoi est-ce que c'est extrêmement sale à Paris ? Vous avez d'autres capitales, vous avez Zurich, évidemment, ou d'autres villes, pardon. Vous avez de grandes villes, vous avez Zurich, vous avez Singapour. Bref, vous avez plein de modèles. Nous, ce qu'on regarde pour cette campagne, c'est tout ce qui marche à l'étranger. C'est une campagne pragmatique et on veut faire en sorte, tout ce qui marche ailleurs en France ou à l'étranger, donc dans le monde entier, et qu'on cherche à la piquer à Paris pour faire enfin de Paris une ville heureuse.
Paris, on a un nombre de logements sociaux quand même assez délirant. J'avais vu, dans le 19e, dans le 20e arrondissement et dans le 13e, il y a plus de 40% de logements sociaux. Quelle serait la solution à ça ? Est-ce qu'on peut enlever des logements sociaux pour les remettre sur le marché et les vendre ? Vous
l'avez dit, c'est énorme. Il y a plein de solutions. Je ne vais pas dévoiler le programme avant Sarah Knafo. C'est évidemment elle qui aura la primeur de parler du programme qui est extrêmement innovant. Elle a révélé dans le Parisien aujourd'hui, elle a commencé à en parler. C'est un problème qui apporte beaucoup de modifications importantes. On ne veut pas simplement des mesurettes, on veut régler les problèmes d'abord des Parisiens et en plus avoir des solutions innovantes qui sont possibles. Et pour ça, il fallait avoir l'envie de le faire. Moi, j'ai l'impression, quand je regarde un peu la campagne, et que je regardais la campagne ces derniers mois à Paris, que beaucoup de concurrents y allaient simplement en attendant le scrutin, en croisant un peu les doigts, mais sans avoir une véritable volonté de changer Paris. Et nous, ce qu'on veut, c'est véritablement changer Paris pour la rendre ville heureuse. La gauche est au pouvoir à Paris depuis
2000. 1. Ça fait 25 ans que la gauche est au pouvoir à Paris. Moi, je suis parisien de naissance, j'ai vu la ville se dégrader à une vitesse. Est-ce que c'est de l'incompétence ? Est-ce que c'est de l'idéologie ? Pourquoi est-ce que Paris est devenue une ville aussi sale, dangereuse, où on a mis quand même des crack zones ou des centres de craquettes au milieu de Paris ? Ils avaient essayé d'en installer un dans le 16e arrondissement entre une école et un EHPAD. Des idées géniales de la mairie de Paris. Quel est le problème d'Anne Hidalgo ? Est-ce que c'est psychologique ? C'est mental ? C'est de l'incompétence pure et dure ? C'est que
de l'idéologie ? Vous avez parlé du 6ème arrondissement. Moi, j'habite depuis très longtemps dans le 15ème arrondissement, qu'un arrondissement que j'aime tout particulièrement. Et effectivement, on voit la situation se dégrader dans certains arrondissements, mais un peu partout. Je pense que c'est un mélange. Il y a un mélange d'incompétence de la part d'Anne Hidalgo. Et 55 000
agents
à la mairie de Paris. Ça coûte effectivement très cher. Un budget de 10 milliards d'euros par an. Ça coûte très cher, sachant que tous les Français, tous les Parisiens, tous les Français, de voir les dépenses de la commune de Paris, avec parfois des résultats plus que discutables. Je ne parle même pas des travaux au quotidien, mais on voit le service comme, par exemple, d'Anne Hidalgo. 400 personnes à la
communication.
À quoi sert-il ? Véritablement. Et on a vu aussi évidemment toutes les polémiques sur Anne Hidalgo à Tahiti et compagnie. Il y a plein de polémiques qui vont évidemment ressortir. Alors forfait
de 30 000 euros de téléphone pour Anne Hidalgo, payé bien sûr par la mairie de Paris.
C'était juste délirant. Et en fait, on peut tourner la page. Et avec Saracnafo, on veut tourner la page d'Anne Hidalgo à Paris. Et si vous voulez... changer véritablement Paris, si vous voulez être fier de vivre à Paris, si vous voulez avoir tout simplement le sourire le matin, sans vous dire que vous allez vous faire embêter en allant dans le métro, en voyant qu'il y a n'importe qui, comme vous le signaler, qui peut zoner autour du métro. Quand vous accompagnez vos enfants au parc, est-ce que vous êtes dans un square ? Est-ce que vous allez à un square qui est squatté par des immigrés clandestins ? Parce que c'est le cas aujourd'hui, puisque effectivement, la mairie a fait venir ou réquisitionne sans arrêt, y compris dans ses aimants. et souvent dans le 16e arrondissement, mais également dans d'autres, réquisitionnent des gymnases. Et du jour au lendemain, vous avez vos enfants qui doivent avoir un cours du sport. Par exemple, on a quelqu'un qui a témoigné sur le site sarahpourparis.fr. Vous allez sur sarahpourparis.fr, vous avez toute la campagne. Et on a une partie Paris à cœur ouvert où vous pouvez témoigner. Et une personne qui nous dit « Moi, j'ai mon enfant qui fait des cours de basket. » Et systématiquement, il ne peut plus aller faire du sport parce qu'on nous dit que le gymnase est réquisitionné du jour au lendemain, évidemment, sans que personne soit prévenue, sans que le maire d'arrondissement soit prévenu. Pour mettre des clandestins dedans. Pour mettre des immigrés clandestins qui, évidemment, ont des conséquences sur le quartier. Je pense qu'on a milité avec Reconquête contre le squat de la gaieté lyrique par des immigrés clandestins. Qu'est-ce qui se passait dans le centre de Paris, dans Paris Centre ? C'est très simple. Vous aviez ce squat et autour, systématiquement, des gens qui avaient peur. d'approcher du square où normalement vous allez pour vous reposer, pour passer du bon temps, pour atteindre quelqu'un, pour avoir rendez-vous, pour promener vos enfants. Il faut se mettre un peu... On a un journaliste de CNUS qui s'était
fait agresser devant la gaieté
lyrique par les clandestins. J'ai envie de dire, mettez-vous deux minutes à la place d'une mère de famille ou d'un père de famille, souvent les mères de famille, ou des nounous qui doivent accompagner des enfants au square. Deux secondes. Mais si le square est en côté de chez vous... est squatté par des immigrés clandestins ou des gens violents, vous n'avez pas envie d'y aller. Mais ça change complètement votre quotidien, ça veut dire qu'il faut aller beaucoup plus loin, vous avez des problèmes à bord des écoles, il y a aussi des agressions à bord des écoles. Bref, tout ça, il faut se dire qu'on peut le régler. Il est certain que la mairie de Paris, ce n'est pas son sujet majeur actuellement, où justement elle a mis en place ces problèmes-là. Nous, ce qu'on propose autour de Saracnafo, c'est avoir une campagne dynamique. Je rappelle qu'on vote rapidement, puisque c'est le 15 mars et le 22 mars, que le mode de scrutin, est complètement modifié. On va en parler, on va en parler tout à l'heure après.
Vous êtes directeur de la communication et de la stratégie numérique de Reconquête, et donc entre autres de cette campagne. Beaucoup ont dit que ce lancement de campagne ressemblait beaucoup à celle de Zoran Mamdani, qui est le maire d'extrême gauche de New York. Est-ce que vous êtes inspiré de Mamdani
? Moi ça me fait rire quand j'entends ça, parce que je remarque que c'est souvent les personnes qui ont un problème d'imagination, qui ont un manque d'imagination. qui disent ça parce qu'elles cherchent toujours, elles imaginent que quand on fait quelque chose, on va forcément copier ailleurs. Mais parler à n'importe quel artiste, n'importe quelle personne qui est un peu créatrice, qui écrit des romans, poète, de la musique, qui fait des films, on s'inspire un peu de tout ce qu'on voit autour de nous. Mais il n'y a pas du tout une inspiration particulière. En fait, ça a été fait dans l'autre sens. Sarah Clinfo voulait une campagne positive pour Paris. On a une directrice artistique, Eleonore Lheritier, qui a fait un boulot de fou pour
avoir
cette super charte graphique. Donc vous avez vu avec les couleurs joyeuses, jaune et rose. Et donc Sarah qui accompagne la volonté de Sarah Knafo d'avoir une campagne positive pour Paris. Et après on a plein d'inspiration, et notamment si on parle du site saraproparis.fr, où j'invite tous les auditeurs de Frontières, tous ceux qui nous regardent à aller sur ce site. Vous allez voir que nous ce qu'on a choisi de faire, c'est que souvent les sites politiques, ce sont des sites qui sont dédiés aux militants. Si vous êtes déjà militant, vous vous y retrouvez, vous avez quelques informations, vous ne savez pas forcément comment agir, mais c'est réservé aux gens qui connaissent déjà. Nous, ce qu'on a voulu faire, c'est un site grand public. Dès que vous arrivez sur le site, vous pouvez agir en quelques secondes, vous pouvez partager le site, partager une vidéo, partager un visuel, faire un don, envoyer un message à vos proches. Tout ça est préparé et prévu par le site. Vous pouvez également, évidemment, vous engager davantage. Vous pouvez indiquer votre envie de militer sur le terrain. tractage, boitage, collage, votre envie de faire du phoning, d'appeler, on a une très grosse équipe de phoning qui est en train d'être créée, pour pouvoir appeler un maximum de parisiens pour les inviter à soutenir la campagne de Stracnafo. En fait, vous avez la possibilité d'agir longuement, de passer plusieurs heures par jour, mais également quelques minutes, quelques secondes pour agir et pour participer à cette campagne. Donc c'est vraiment un site qui est destiné à tout le monde et qui circule déjà énormément et on est très content du lancement du site.
Parlons politique, politicienne. Quels sont vos adversaires à Paris ? Que pensez-vous des autres candidats
? En fait, dans cette campagne, l'idée, c'est surtout de régler les problèmes à Paris. Et après, évidemment, on a des concurrents électoraux, mais notre idée, ce n'est pas de passer notre temps à comparer, à discuter de ce que fait tel ou tel. Ça ne nous intéresse pas trop. Et d'ailleurs, on l'a tout de suite compris dans l'interview de Sarah Knafou sur TF1, lorsqu'elle a annoncé sa campagne. Nous, on a un focus parisien. véritablement on va à l'écoute des parisiens vous avez ce site paris à coeur ouvert pour dire ce que vous avez sur le coeur et également pour proposer des idées sarah knafo elle va être sur le terrain ce week-end dans le 16e dans le 15e et elle va à l'écoute de chacun et c'est vraiment ça qu'on a à coeur évidemment vous avez d'autres candidats on verra si tous arrivent à tenir jusqu'à la fin de la campagne mais parce que là on va mettre pas mal d'intensité dans cette campagne des municipales Mais notre intérêt n'est pas là. Et quand je dis qu'on va faire une campagne différente, vous savez donc le mode de scrutin, on va en parler plus précisément, a changé, mais tous les Parisiens sont concernés. Tous les Parisiens sont concernés. Avant, souvent, la droite faisait campagne dans l'Ouest parisien, et donc notamment dans le 16e, ou dans le 7e, dans le 15e. Et puis la gauche faisait campagne dans l'Est de Paris. Vous avez le Nord-Est, donc vous avez le 20e, le 19e, le 18e. Là, tout est changé. Tous les Parisiens sont consternés. Tous les Parisiens peuvent avoir un impact sur l'élection du maire de Paris.
Sophie Chikirou a été prise de la main dans le sac et a posté une fausse image en IA en parlant de ce qui s'était passé aux Etats-Unis avec le Venezuela. Elle a fait une énorme fake news. J'étais tombé de ma chaise quand je l'ai vue. Elle a émis une photo de la femme de Maduro en IA, une photo qui a 20 ans avec des bleus et des pansements. Tout était faux. Ça lui a pris quand même très longtemps pour le supprimer en plus. Elle est votre opposante à Paris. Elle est connue aussi pour d'autres histoires. Elle est au tribunal pour beaucoup d'histoires de détournement de fonds ou je ne sais plus quoi sur la campagne de Mélenchon. Est-ce que c'est une candidate dangereuse pour vous, Sophie
Chikirou ? Alors, Sophie Chikirou, effectivement, semble avoir quelques casseroles. Là, c'était énorme, cette... Vous l'avez dit, fake news. Vous savez très bien qu'on a une gauche en France qui, dès qu'on parle de la réalité, dès qu'on parle des problèmes d'immigration, d'insécurité, dès qu'on parle même... d'autres sujets. Le logement des airs médicaux, soit qui nous explique que ce n'est pas des sujets si importants, soit qui nous explique carrément que ce sont des fake news. Et là, on a une candidate à la mairie de Paris qui publie une photo qui visiblement est complètement retouchée et qui s'en excuse la peine ou pas du tout. Et les médias ont mis quand même pas mal de temps à parler de cette affaire. Nous, on le fait chez Frontières ce matin, mais franchement, ça a mis du temps pour que les gens relaient ça. Écoutez, Sophia Chikuru, elle entre en campagne en expliquant qu'elle veut faire perdre la gauche. Vous savez que c'est la stratégie de Mélenchon. Ils veulent... s'imposer que leur manière de faire campagne, c'est leur direction électorale, c'est de faire perdre la gauche partout, c'est d'être à la taxe. C'est pas forcément de trouver de solution. D'être au pouvoir pour trouver des solutions pour les Parisiens. Ils sont dans le conflit permanent. Moi, je vais reprendre des termes de... Comme ça, ça leur parlera de la gauche. Moi, je pense que Sufière Chikirou, c'est un tigre de papier. Comme dirait Mao. C'est-à-dire que chez LFI, ils font beaucoup de bruit, mais finalement, ils ne sont pas si nombreux que ça. Ils vont évidemment essayer de mettre le bazar pendant la campagne des municipales. Ils ont quand même plusieurs députés à Paris. Oui, ils ont plusieurs députés. On pourrait parler du mode de scrutin. On pourrait parler du mode de scrutin des initiatives. Mais je pense que là, pour l'instant, ils essaient surtout de faire du bruit, qu'ils vont avoir encore des propositions complètement démagogiques à côté de la plaque. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'enfin, on puisse gagner Paris. parce que la vie change concrètement quand vous laissez La ville de Paris est dans de mauvaises
mains. On a la photo que Sophia Chikoro avait postée qui est à côté de vous, la photo en IA. Non mais c'est grotesque. Vous savez que
c'est le même genre de personnes qui veulent faire en sorte que les gens aient moins de liberté sur les réseaux sociaux, qu'on puisse moins s'exprimer. Interdire les médias qui font des fake news. Et qui explique systématiquement que les Français seraient trop bêtes pour comprendre telle ou telle chose. Et puis après qu'ils publient ce genre de photos. Elle est candidate à la mairie de Paris. C'est la candidate de gauche. à la mairie de Paris. Et évidemment, ce sera une opposante dans cette campagne. Mais nous, elle va faire ces petites histoires, ces mélanchonades. Ils vont continuer à taper sur tout le monde, à raconter un peu n'importe quoi. Nous, ce qui nous intéresse, c'est vraiment qu'est-ce qu'on peut trouver comme solution pour le logement, pour circuler à Paris, pour nettoyer les rues, pour que les femmes puissent enfin prendre les transports en commun le soir, à nouveau, sans avoir peur de se faire agresser, d'avoir une main aux fesses, d'avoir quelqu'un qui va vraiment les embêter, les poursuivre jusqu'à chez elles. Bref. faire en sorte que chacun puisse à nouveau vivre en vivre en paix que les enfants vous savez on en a parlé récemment il y avait des exemples de vidéos qui circulaient pas mal sur internet en montrant des enfants japonais assez jeunes qu'elle est tout seul à l'école en prenant le métro le bus Impensable à Paris. Impensable à Paris. Et de plus en plus, vous avez vu qu'il y a une jeune fille qui a disparu, finalement, a été retrouvée de 11 ans, qui est en sixième. Alors ça a créé un émoi pas possible. Il y a eu beaucoup de mobilisation pour la retrouver. Mais plus ça va, plus les parents tardent à laisser leurs enfants sortir tout seuls ou à prendre les transports tout seuls parce qu'ils ont peur et il faut se mettre à leur place. Ça fait peur. Quand vous avez des enfants aujourd'hui à Paris, vous avez évidemment peur pour vos enfants. Vous avez peur de laisser tout seuls.
système électoral a changé à Paris, mais aussi à Lyon et à Marseille, c'est la loi PLM. On vote deux fois maintenant. Avant on votait une fois, on votait pour son maire d'arrondissement, qui après faisait élire le maire de Paris. Est-ce que vous pouvez nous expliquer les changements, quelles conséquences ça a sur les élections à Paris ? C
'est très important. Avant, vous votiez pour un conseil d'arrondissement à Paris ou à Lyon et un secteur. Et à Marseille. Oui, mais à Marseille, c'est peut-être un secteur. En fait, c'est deux arrondissements ensemble. Et maintenant, la mairie d'arrondissement, les élus de la mairie d'arrondissement votaient ensuite pour le maire au niveau global. Sauf que comme vous aviez une prime au premier, si vous gagnez certains arrondissements, vous pouviez tout miser sur certains arrondissements et abandonner les autres. Et c'est ce qui se passait pendant longtemps à Paris, comme je le disais. La droite à l'ouest et la gauche à l'est qui grappillaient. C'est en fait parce que la gauche a petit à petit grappillé sur les autres arrondissements que finalement elle se retrouvait systématiquement majoritaire pour élire le maire. Le changement là, il fait que vous votez deux fois. Vous votez pour le conseil d'arrondissement. typiquement, dans le 15e arrondissement, dans le 6e arrondissement, prends l'exemple d'arrondissement dont on parlait à l'instant, mais c'est pareil dans tous autres arrondissements, vous allez voter pour votre maire d'arrondissement, avec un bulletin, et vous allez avoir un autre bulletin le même jour, donc le 15 mars et le 22 mars, pour voter directement pour le maire de Paris, donc concrètement pour Sarah Knafo. Pour la campagne qu'on va mener pour Paris et une ville heureuse, vous aurez un bulletin Saracnafo. Donc vous voterez deux fois et pour soutenir Saracnafo, il faudra voter deux fois pour les listes Saracnafo. Une fois pour la liste d'arrondissement qu'elle présentera avec une tête de liste d'arrondissement et une fois pour la mairie de Paris. Et encore une fois, il y a deux tours. Donc si on dépasse les 10%, tous les candidats qui dépassent les 10% seront au second tour et pourront discuter, nouer des alliances, défendre d'abord leurs projets et avoir des élus ensuite au Conseil de Paris.
si Sarah Knafo fait plus de 10% à Paris, elle rentre au conseil municipal central
de Paris. C'est-à-dire que typiquement, pour prendre un exemple, si elle avait été déjà élue, elle aurait été face à Anne Hidalgo pour montrer à Anne Hidalgo toutes ses limites, toutes ses âneries et lui demander des comptes systématiquement. Donc c'est extrêmement important de se mobiliser. C'est pour ça que j'invite chaque électeur à vérifier qu'il est bien inscrit sur la liste électorale. C'est très rapide, vous tapez « Inscription de liste électorale » sur Google, vous allez tomber dessus et ça vous prend 5 minutes pour vérifier si vous êtes inscrit. Ensuite c'est très rapide si vous ne l'êtes pas ou si vous êtes inscrit ailleurs de vous inscrire. Et vous savez que si ça fait des années que vous ne votiez plus à Paris parce que vous disiez en fait j'ai plus de poids chez moi, dans ma commune, alors qu'à Paris finalement c'est déjà perdu, et bien vous pouvez vérifier, vous pouvez vous inscrire si vous avez un logement à Paris, si vous avez différentes conditions, si vous êtes étudiant ou que vous êtes parti à l'extérieur, dans l'autre sens, et bien vous pouvez. Votez à Paris. Moi, je vous invite à ceux qui abandonnent un petit peu ça, à ceux qui ne votaient plus à Paris ou ne votaient plus tout court, à se rendre compte qu'en fait, ils auront un impact incroyable pour ces élections en mars. La vraie question, c'est est-ce que la droite peut encore gagner à Paris avec le changement démographique qu'il y a eu ? Complètement. Notamment avec ce changement de mode de scrutin. Vous savez, une élection, on l'oublie souvent. sont des électeurs. C'est tout. Si vous mobilisez beaucoup d'électeurs, vous avez une chance de faire un score important. C'est pourquoi je vous dis tout de suite, croyez-y. Il faut croire véritablement à une victoire possible à Paris. On est au tout début de la campagne. La campagne va être rapide. On va faire deux mois, deux mois et demi de campagne, c'est tout. La campagne va être très rapide et on peut tout changer. Véritablement tout changé. Vous savez, les Français, quand on regarde ce qu'ils disent sur le problème d'insécurité, le problème de saleté, le problème des transports, le problème de circulation à Paris, le problème de... de logement, comment arriver à se loger, les questions d'énergie, les questions de DPE, les questions de normes abusives, les questions de dépenses publiques, etc. Franchement, vous avez des majorités sur à peu près tous ces sujets. Et ce sont des problèmes qu'on veut régler avec Sarah Knafo à Paris, pour faire de Paris une ville heureuse. Et on aura le meilleur programme. Sarah l'a annoncé. Moi, j'ai pu vous voir des parties. Je ne vais pas vous l'annoncer encore une fois. Je veux dire que le programme est très, très, très solide. Et on a de quoi faire. Et en six ans, on peut régler les problèmes à Paris.
Mais quand il y a une démographie... énormément de migrants qui sont arrivés à Paris et qui ont été naturalisés, donc qui votent maintenant, et de bobos dans l'Est parisien, est-ce que le poids démographique de la droite est encore suffisant à Paris ?
Regardez le nombre d'électeurs inscrits, regardez le nombre de votants, tous les électeurs inscrits qui ont envie de changer Paris, enfin, qui ont envie de tourner la page d'Anne Hidalgo, qui ont envie de mettre fin au règne de cette gauche qui a fait n'importe quoi, qui a gaspillé leur argent, qui a sali notre capitale. Si ces gens-là vont voter, s'ils font des procurations... S'ils mobilisent leurs aînés, leurs familles, leurs voisins, leurs amis, tous ensemble, on peut gagner à Paris.
Et dans le reste de la France, que peut-on attendre des municipales pour reconquête ? Vous présentez des candidats un petit peu partout. On a
beaucoup de candidats, effectivement, dans de nombreuses villes. On a des candidats à Bordeaux, on a des candidats à Nice. Je ne sais pas où vous voulez faire parce qu'on a des dizaines et des dizaines de communes à Toulouse. On a un très bon candidat aussi à Toulouse. Et ce qu'on fait, c'est qu'on fait campagne à fond. pour rétablir la situation dans ces différentes villes. On a des équipes formées, déterminées, qui ont déjà leurs programmes locaux en plus du programme national de reconquête. qui ont leur matériel de campagne pour aller auprès des citoyens partout. Ce qu'il faut se dire, c'est que ces municipales, elles comptent énormément, puisque vous savez qu'en France, l'élection majeure, c'est l'élection présidentielle, et on voit déjà une partie de la presse traiter la question des municipales sous ce prisme-là. Le résultat des municipales aura un impact important pour la suite. Tout est possible, évidemment. On est un an avant la présidentielle, plus d'un an avant la présidentielle, donc on aura, quoi qu'il se passe, on pourra faire campagne pour la présidentielle, et évidemment... reconquête, aura son candidat à l'élection présidentielle. Mais... C 'est pas moi qui vais vous répondre aujourd'hui, mais Sarah Knafou, on a parlé sur la fin, il y aura évidemment un candidat. Donc ces municipales sont importantes à la fois... pour les municipales en elles-mêmes. Si vous en avez assez, que votre ville soit mal gérée par des maires écolos. On a plusieurs grandes villes aujourd'hui qui sont gérées par des maires écolos, notamment parce que la droite a été trop bête pour s'allier et a perdu des villes. On a Bordeaux, on a Strasbourg, on a Marseille. je dis aux Marseillais qui nous écoutent. Si vous aimez votre ville, vous avez la possibilité de vous mobiliser. Moi, je n'ai pas envie que Marseille tombe dans les mains de l'obus. Franchement, ça ne fait rêver personne. Donc on peut avoir du résultat au niveau local. Franchement, ça ne vous prend pas longtemps. Moi, ce que j'ai envie de dire aux électeurs, c'est un dimanche, deux dimanches, vous vérifiez votre bureau de vote, vous vous engagez dès maintenant. Je vais aller voter. Vous engagez dès maintenant, après cette émission-là, quand on a fini cette émission, vous regardez autour de vous qui dans votre famille ne vote pas, qui parmi vos amis ne vote pas ou à déménager, vous êtes plus certain qu'ils puissent voter dans la ville. Vous lui envoyez un petit message. C'est simple, vous lui écrivez un SMS, vous l'envoyez sur WhatsApp. Au fait, tu vas voter pour les municipales, tu sais où tu votes ? Est-ce que tu sais où tu votes ? Vous envoyez juste ça. Et après, vous regardez, vous envoyez le site pour se réinscrire, et ça prend 5 minutes. Et comme ça, on est tous prêts pour voter massivement, pour faire gagner nos idées. Encore une fois, on est majoritaire dans le pays. Il y en a assez d'avoir des communes qui soient détruites par des gens qui font n'importe quoi, comme ça a été le cas à Paris, alors qu'on devrait être un phare dans le monde, on devrait être une capitale admirée, et c'est plus le cas, malheureusement, à cause de la gestion socialiste. Voilà, mobilisons-nous chacun, tous à notre niveau, et ensemble, on va gagner. Et vous allez faire des listes d'alliances ? Alors, comme l'a dit Sarknafo, c'est pas juste une liste reconquête, toutes les personnes, il y en a énormément de gens qui nous écrivent depuis un moment, mais là depuis évidemment l'annonce de candidature de Sarknafo, qui veulent participer, qui veulent être sur les listes. On va avoir des gens dans tous les secteurs, des restaurateurs, des policiers, des commerçants, des médecins, des personnes qui s'occupent de crèches, tout ça, tous les profils. sont les bienvenus pour participer à cette campagne. Et encore une fois, on reçoit des candidatures. Depuis qu'on a commencé cet entretien, je pense qu'on a dû recevoir une trentaine de candidatures.
Et ça va être quoi votre point de vue vis-à-vis de Rachid Haddati, qui est en réalité votre première concurrente aujourd'hui à Paris ?
Comme a dit Sarah Knafou, on ne va pas parler des concurrents. Ce n'est pas forcément notre intérêt. Nous, ce qu'on veut, c'est évidemment que la ville soit à droite, que Paris soit enfin à droite pour rétablir la situation. Après, nous, on fera le maximum pour être le plus possible. Et après le 15 mars, il y aura un second tour. Et après le second tour, il faudra les discussions qu'il y aura. Mais le but, c'est de gagner la ville. Il y a une possibilité d'alliance au deuxième tour ? Pas moi qui vais vous dire exactement ce qu'il y a discuté. Vous savez très bien comment ça se passe ce soir des premiers tours. Il faut être intelligent pour discuter. Ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas laisser la main à la gauche. Et là, on commence très fort. Et donc tout est possible. Personne ne peut dire qu'il y a un qui sera devant, l'autre qui sera derrière. Tout est possible.
Samuel Laffont, merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous. On va lancer une courte page de pub le temps que je change de place parce qu'on reçoit deux invités tout de suite. On va recevoir Alexandre Varro, député européen du Rassemblement National et Eric Moriot. On va mettre la pub et je change de place et je reçois les nouveaux invités.
Donc, histoire de ne pas être totalement...
Bonjour, bonjour, Alexandre Varro. Vous êtes député français au Parlement européen du Rassemblement national. Éric Morio, l'inénarrable, qui a cette excellente chaise qui s'appelle Les Incorrectibles et qui est aussi sur TV Liberté, qui fait... Bistro Liberté. Bienvenue à vous. On commence tout de suite avec le sujet qui nous fait tant parler. Charles Hallon, qui est sa commission incroyable de l'audiovisuel public. On va commencer par la première vidéo, la numéro 6, mon cher Pierre. C'est de l'argent public.
Et quelque chose me dit que le coût et les marges sont proprement... C'est délirant dans la mesure où Mme Ernotte, du jour au lendemain, a annoncé chez vos confrères des Echos que pour essayer d'éponger les 80 millions d'euros de déficit et essayer de sauver France Télévisions, elle allait faire un plan un peu de restructuration financière. Dans les mesures qu'elle annonce, elle explique que du jour au lendemain, elle demandera aux producteurs de rogner leur marge de 5%. Donc du jour au lendemain, elle a en capacité de nommer un effort à tous les producteurs de 5%. Ce qui montre bien qu'il y a un sujet, un problème peut-être de surfacturation ou peut-être de facturation abusive de la part de ces sociétés de production pour des émissions du service public qui sont payées par notre argent.
je crois que ce n'était pas la bonne vidéo, mais c'était la deuxième. Mais ce n'est pas grave. Eric Moriot, vous avez suivi ce dossier de près. Il est d'ailleurs sur le canapé en face de vous. Charles Lalonde, quand il parle, on montrera beaucoup d'extraits de votre interview que vous aviez faite. Le service public enrichit certaines personnes, j'ai l'impression.
Oui, alors on peut le dire. Merci, Garen, d'avoir souligné en effet que c'était dans ma petite émission qu'il avait évidemment... a émis ces propos qui ont fait tellement jaser, puisqu'ils ont suscité la suspension de la convocation des auditions à l'Assemblée nationale. Donc c'est un événement. La commission d'enquête va reprendre le 19 janvier prochain. Avant toute chose, j'aimerais revenir au cas Nagui, parce que j'ai été absolument stupéfait, puisque cette semaine, on a eu le droit à une réponse en neuf pages sur les réseaux sociaux de M. Nagui Fahm. D'abord qui, contre toute attente, tout d'un coup a invoqué deux prétextes absolument hallucinants. pour éventuellement, selon le justifier, qu'on pose simplement des questions, à savoir qu'il était d'origine égyptienne et vegan. Je ne vois pas trop le lien avec ce qu'a dit Charles Lalong, puisque évidemment, pas une seule seconde, il y a eu de propos condamnables ou racistes de la part de Charles Lalong. Mais ce qui est vraiment intéressant, c'est que moi, j'aimerais revenir au sujet plus particulièrement de cette commission d'enquête qui, ça a dû échapper à Nagui, concerne le financement et le fonctionnement de France Télévisions. qui est donc à ma connaissance encore une chaîne de services publics et donc un petit peu l'argent du contribuable que nous représentons. Et donc à ce titre, nous sommes parfaitement légitimes à poser des questions à la direction de France Télévisions et puis éventuellement à Nagui. Alors il a émis un chiffre, en effet, il a sorti au milieu de l'interview que selon lui, il y avait eu 100 millions d'euros qui auraient enrichi en tout cas Nagui. Alors évidemment, petite subtilité, c'est Nagui évidemment. en tant que producteur et non pas en tant que personne. Il a voulu faire la part des choses. On va regarder l'extrait tout de suite. L'idée numéro 8.
Alors Nagui, effectivement, il vient d'avoir une édition et c'est pour ça qu'à partir de la rentrée, on ouvrira ce grand chapitre sur les sociétés de production parce que je soupçonne nombre de dérives parfaitement scandaleuses et de sujets de détournement de fonds par dizaines, voire centaines de millions d'euros depuis des années. Nagui. Je verrai, mais je pense, je vais parler au conditionnel, que Nagui est la personne sur les dix dernières années en France qui s'est le plus enrichie sur l'argent public. Devant n'importe quel patron d'entreprise publique, devant n'importe quel ministre ou président de la République, n'importe quel haut fonctionnaire, je pense qu'en France, Nagui est la personne sur les dix dernières années qui s'est le plus enrichie sur l'argent public.
'est incroyable ce qu'on entend.
Oui, enfin c'est incroyable, pas tant que ça, parce que je parle sous couvert de maître Varro en face de moi. Je pense qu'il n'y a aucun propos pénalement répréhensible condamnable dans ce qu'il a dit. De dire qu'on s'est enrichi sur le service public, enfin sur l'argent public, c'est factuellement vrai, puisqu'il tire ses revenus, l'essentiel de ses revenus et de sa fortune, on peut le dire, du service public. Là où j'aimerais quand même revenir sur le fond, c'est qu'il faut quand même remettre les choses dans leur contexte. a été cité en 1996, souvenez-vous, dans ce qu'on appelait l'affaire des animateurs producteurs, ça avait coûté sa place à Jean-Pierre Elkabach, là on était en 1996 déjà. En 2020, un article de Mediapart a été écrit pour dire qu'entre 2017 et 2020, Mediapart, donc on ne peut pas suspecter d'accointance avec l'extrême droite, l'affreuse extrême droite, avait estimé à 100 millions d'euros le budget de production alloué à Nagui. Donc ce qui est très étonnant, c'est qu'à cette période, eh bien... personne ne s'était offusqué comme on le fait aujourd'hui. Et puis il y avait d'ailleurs, ce qui est à relever d'ailleurs, une très respectable députée à l'époque de La République En Marche, qui s'appelle Frédéric Dumas, qui avait interpellé la ministre de la Culture de l'époque, donc Roselyne Bachelot, et qui, à ma connaissance, ne lui a pas répondu. Donc ça, c'est déjà la première chose assez intéressante. Je trouve que si on devait suggérer des noms à auditionner à cette commission d'enquête, moi je suggérerais évidemment Roselyne Bachelot et éventuellement aussi Frédéric Dumas. qui connaît très très bien le dossier. Et puis alors, pour revenir sur la défense, si tenté qu'on puisse parler de défense de Nagui, Nagui a essayé de faire ses subtilités en disant évidemment qu'il ne fallait évidemment pas confondre, il a tout à fait raison, 100 millions d'euros en salaire et 100 millions d'euros en chiffre d'affaires. Sauf que... La petite nuance, elle est importante quand même. C'est que le contribuable, il se contrefout de savoir que 100 millions d'euros soient dépensés en chiffre d'affaires ou en salaire. Ça sort de la poche du contribuable. Donc ça, c'est le premier point. Puis on découvre, et là, on ne parle pas que de Nagui en particulier, que les marges sont absolument colossales sur, en l'occurrence, les jeux. Puisque c'est évidemment les jeux qui sont la manne la plus importante pour se faire de l'argent en production télé. possibilité de mutualiser les coûts de production de manière absolument hallucinante. Et donc, évidemment, c'est le point qui fâche, parce qu'on parle même de 72% de marge, c'est absolument colossal. Et donc là, à partir de là, ça pose quand même quelques questions, puisqu'on a... En effet, une opacité totale. Alors moi, ce qui est assez amusant, c'est que depuis que j'ai interviewé Charles Lalonde, j'ai reçu pas mal d'informations. Donc je puis vous dire aujourd'hui que pas mal de gens m'envoient des infos sous couvert d'anonymat. Mais je ne vais pas me retenir de les diffuser, je pense, dans les quelques semaines qui viennent. Alexandre
Varro, cette commission d'enquête a quand même mis le doigt sur beaucoup de points. D'ailleurs, ça a fait crier beaucoup de gens de gauche, du service public et même du centre, au point où la commission d'enquête a dû être mise en pause pendant Noël. Est-ce qu'il y a un problème avec France Télévisions aujourd'hui en France ? Et avec le
service public en général ? Je pense que le premier problème n'est pas Nagui, n'est même pas le financement. Le premier problème, c'est la pluralité du service public. Moi, ce qui m'inquiète plus comme élu, c'est que nous ayons un service public qui coûte un peu plus de 3 milliards aux contribuables chaque année, qui soit ouvert à tous les courants politiques, tous les modes d'expression, et qui ne soit pas réservé aux... mais le petit précaré de la gauche. C'est la première chose qui m'agace. Après, partant d'une certaine irritabilité liée à cela, oui, les rémunérations peuvent être stupéfiantes. La marge de 72%. Ça me rappelle quelque chose, qui est qu'au moment des élections, les imprimeurs chargés de la propagande officielle gagnent bien leur vie. grâce à des tarifs qui sont fixés par l'État. Et j'ai eu à défendre comme avocat un imprimeur qui était poursuivi pour une marge inférieure à celle-là, mais que néanmoins le juge Van Riembeck avait trouvé tellement élevé qu'elle relevait en elle-même d'un délit. Et il s'est trouvé devant le tribunal correctionnel, peut-être parce qu'il avait un bon avocat, mais surtout parce qu'il était innocent, il a été relaxé par le tribunal correctionnel. appelle du parquet devant la cour, et la cour dit que l'État ne peut pas se plaindre d'une escroquerie qu'il a lui-même organisée. Et c'est finalement assez la même histoire, parce qu'on a des marges élevées, d'accord, c'est le service public qui met en place ces marges, le problème c'est pas tellement Nagui, c'est les gens qui payent Nagui. C'est ce qu'ils font de notre argent. Et pourquoi est-ce qu'ils acceptent qu'ils s'enrichissent de manière aussi importante ? Et vous avez raison, c'est une histoire qui est vieille de plusieurs décennies. Les animateurs producteurs, on se souvient de je ne sais plus quel humoriste, 100 millions de patates, ils répétaient ça tous les soirs. Voilà, ils ont fini par avoir la peau des cabas. fait très longtemps qu'on sait que c'est scandaleux, ça fait très longtemps qu'on sait que c'est de l'argent public et qu'on sait qu'il est dépensé de manière inconsidérée. Donc pourquoi est-ce qu'on ne réagit pas ? Pourquoi est-ce que les dirigeants du service public sont hypnotisés par Nagui, tel un ménagère de moins de 50 ans qui le trouve tellement brillant et drôle ? Mais les dirigeants, moi je leur demande d'avoir... des considérations plus techniques sur la manière de dépenser notre argent.
– Éric Morieux.
– Oui, parce qu'au-delà… Bon, la tentative de victimisation et de diversion sur le côté extrême droite, puisque moi j'ai appris à cette occasion sur cette publication Instagram que le média sur lequel Charles-Long s'était exprimé, à l'occurrence ma chaîne des Incorrectibles, était un média d'opinion pour ne pas dire d'extrême droite. Donc je rappellerai juste à Nagui que, juste pour comme ça, la petite info, celui qui avait produit le premier programme court de lutte contre le racisme, c'était sur TF1 en 2006 et 2008 en prime plan, je crois que c'était pas lui, c'était moi. Donc j'ai pas tellement de leçons à recevoir en matière de lutte contre le racisme de la part de Nagui et surtout de me faire taxer d'extrême droite, c'est assez amusant. Ça c'est le premier point. Deuxième point, je vais revenir sur ce qu'a dit et rajouter quelque chose à ce que vient de dire Maître Varro, c'est qu'en effet, d'abord, encore une fois, personne ne dit que Nagui a fait quelque chose d'illégal. Mais est-ce qu'il faut attendre malgré tout qu'il y ait une loi ou en tout cas une règle ? qui érige en faute quelque chose pour ne pas malgré tout s'indigner de la possibilité de faire des marches considérables. Au-delà de ça, les jeux, beaucoup de gens s'en sont aussi un petit peu émus. Est-ce que c'est la mission première de France Télévisions de produire 7 à 8 jeux quotidiennement, là où il n'y en a qu'un seul sur TF1 au hasard ? Ça peut un petit peu interpeller. Et puis il y a surtout ce que faisait remarquer Charles Aloncle et d'autres personnes, d'autres observateurs. de cette affaire qui n'en a pas fini, c'est que ce qui est surtout surprenant... C'est même pas tant à la rigueur de gagner de l'argent. Je veux dire, Nagui, il a le droit de gagner de l'argent de manière, on le redit, de manière tout à fait légale et autorisée. Ce qui est surtout étonnant, c'est cette opacité qui règne autour des contrats de production, puisque à l'heure actuelle, je crois savoir que, enfin, je peux même vous dire que M. Alloncle a commencé à recevoir quelques pièces, mais aucune des pièces qu'il demande, à savoir les contrats de production et les pièces les plus sensibles, en effet. Donc ça, c'est quand même le premier point qui interpelle. Et puis, il y a des façons. de pouvoir contourner. Alors, Mme Ernot se vante d'être dans une gouvernance très transparente, avec des comités d'éthique. Tellement transparente qu'elle ne voulait pas donner son salaire. Oui, en plus, d'une part, exactement. Donc, si vous voulez, c'est ça. Et puis, on n'en apprend pas que sur Nagui. Il y a eu d'autres personnes. On apprend qu'il y a eu... Alors, à un moment, on a dit que cette commission avait été, on va dire, suspendue dans un souci d'apaisement. Et moi, je m'étais indigné de ça un petit peu sur les réseaux sociaux en disant, mais qui a besoin d'être apaisé ? Moi, Charles Allant qui m'a... Il a l'air tout à fait apaisé et serein. Alors, est-ce que ce sont les dirigeants actuels de France Télévisions qui n'ont peut-être pas une position très sereine ? Est-ce que ce sont les anciens dirigeants de France Télévisions qui auraient peut-être fait bénéficier de favoritis certains producteurs ? Puisqu'on découvre aussi quelque chose d'incroyable à l'occasion de cette commission d'enquête, que d'anciens dirigeants, ce qu'on appelait le pantouflage, ont été dirigeants. Alors, on parle de Nathalie Darégrant, qui a été notamment, par exemple, directrice... général de France 5 et qui a lancé des programmes et qui a permis de mettre sur orbite un ancien producteur, d'ailleurs très lucratif, qui cartonnait, qui était sur Canal+, qui s'appelle Renaud Levanquim et qui a, comme par hasard, au moment où Delphine Arnot est devenue présidente de France Télévisions, n'avait plus de société. Il venait d'être débarqué par Vincent Bolloré du côté de Canal+. Et en l'espace de quelques mois, il a recréé une nouvelle société qui s'appelle Together Media. Et Together Media a bénéficié au dire... de ce que j'ai entendu autour de cette affaire, de dizaines de millions d'euros annuels de budget. Qu'est-ce qu'on apprend ? C'est que Nathalie D'Arrigan, qui était la directrice des programmes, qui a mis en place par exemple les programmes de Together Media, a été licenciée de France Télévisions. Et où a-t-elle par miracle atterri chez Together Media, dont elle a pris la direction pour justement superviser les émissions au sein de Together Media, qu'elle avait elle-même mis en place quand elle était directrice des programmes de France 5. Donc il y a quand même un... factuellement, on peut le dire, à une sorte de mélange des gens tout à fait malsain. Et ça, ça ne vaut pas que pour elle. Ça vaut aussi pour Takis Kandelis, qui a fait un ou deux allers-retours chez Banigy, à la boîte de prod justement qui chapote Nagui. Donc, tout ça est à revoir complètement. Et on peut s'étonner que depuis 30 ans, comme vous le rappeliez, alors que c'est un marronnier dont on parle tout le temps, et bien finalement, rien n'a changé. Et on n'a pas le droit de poser des questions. Sinon, on est immédiatement, aujourd'hui, taxé d'extrême droite, ce qui est absolument hallucinant.
Amouflage n'est pas interdit, sauf par exemple pour certains politiques, quand ils quittent un poste de ministre, par exemple, ils n'ont pas le droit d'aller travailler dans certaines industries. Est-ce qu'on ne devrait pas faire la même chose dans le monde du service public quand, à partir du moment où on s'est payé avec l'argent public ?
il faudrait surtout que ce service public disparaisse. Plus simple, plus simple, oui, effectivement. Ça permet de simplifier énormément les choses. La privatisation de l'essentiel du service public des médias est au programme du Rassemblement National, essentiellement parce que ça coûte trop cher, donc là on est sur notre sujet, et aussi parce qu'il n'y a pas d'équilibre démocratique dans l'expression. Donc la privatisation devrait permettre raisonnablement d'améliorer tout cela. En tout cas, moi je ne suis pas... Mais est-ce que
l'ARCOM ne fait pas son travail ? Je ne suis pas gêné
par les médias d'opinion, je suis gêné quand ils sont payés avec mon argent. Alors l'ARCOM peut être un policier extrêmement vigilant quand il s'agit du groupe Bolloré et un peu moins nerveux dès qu'il s'agit du service public. Donc oui, il y a beaucoup trop d'argent qui circule et qui circule sans doute pas très bien, sans doute pas vraiment dans l'intérêt du public. Donc mis à part Arte qui serait peut-être un peu compliqué à privatiser à cause des liens avec les Allemands, etc. Je ne vois pas de raison pour qu'on dépense plus de 3 milliards tous les ans. Pour mettre des jeux à la télévision et enrichir M. Nagui, lequel a tout à fait le rôle de s'enrichir. Et ce n'est pas lui qui est coupable dans cette histoire. Finalement, on lui propose un chèque, il prend le chèque. Il serait bête de ne pas le prendre. Le problème, c'est qui propose le chèque, qui accepte les tarifs. qu'imposent les habitudes et les habitudes de monsieur Nagui. Voilà, donc le problème, 'est plutôt Madame Ernotte, et le problème c'est leur nervosité, parce que pourquoi est-ce qu'il réagit à votre émission, qui, je ne sais pas combien vous aviez de spectateurs ce jour-là, mais sans doute pas des millions. Il est d'une grande nervosité. Alors, et il parle d'engager des poursuites judiciaires, ce qui est complètement ridicule, et d'ailleurs vous verrez bien qu'il n'engagera jamais. En revanche,
Charles Allon pourrait en retour, ça serait intéressant, en termes, je ne sais pas, d'insultes publiques, pourrait lui peut-être en engager. Oui, oui, mais
il n'y a aucune infraction. Moi, j'ai été un spécialiste du droit de la presse depuis 30 ans, depuis que je suis député, je n'ai plus le droit de pratiquer cette matière, mais je crois la connaître un peu. Il n'y a absolument... aucune infraction, ni diffamation, ni injure dans les propos qui ont été tenus à l'égard de Nagui. De jour
-là, s'enrichir n'est pas un délit. Et j'aimerais quand même, Garen, vous rappeler quand même de quelle somme on parle. Parce que s'enrichir, ok, mais là, dans une certaine mesure, quand même, c'est hallucinant. On découvre factuellement ce qu'il en est. La fortune de Nagui, alors là, tous les médias en parlent. Il détiendrait 5% du capital de Banuji, ce qui serait évalué en patrimoine boursier autour d'aujourd'hui 250 millions d'euros. Au vu de toutes les productions qu'il a annuellement, il aurait entre 10 et 13 millions d'euros de bénéfices chaque année depuis... plusieurs dizaines d'années, ce qui fait qu'on parle vraiment de plusieurs centaines de millions d'euros, là pour le coup, de fortune estimée. je parle au conditionnel bien évidemment, de M. Naguifa, mais qu'il a tiré pour l'essentiel quand même du service public. Alors là où c'est aussi très intéressant, c'est qu'on l'a vu d'ailleurs dans la défense de Patrick Cohen, c'est que pour ne pas dévoiler le salaire de Patrick Cohen lors de l'audition, il se cache le fait qu'ils ne sont pas payés directement par France Télévisions, mais par une société, j'ai envie de dire, pas écran, mais qui fait évidemment office d'intermédiaire entre France Télévisions et donc M. Cohen, en l'occurrence c'est MediaOne. MediaOne d'ailleurs qui a pour l'essentiel de son actionnariat une boîte. américaine, un fonds d'investissement qui s'appelle KKR, dont on peut aussi s'interroger si la fonction de France Télévisions est forcément d'enrichir une société qui, sans doute, sera dans quelques années peut-être vendue. Donc, ça interpelle vraiment. Et Nagui, c'est exactement la même chose. C'est qu'il se cache derrière le secret des affaires et derrière le fait qu'il est finalement salarié lui-même, d'avant tout de sa société, qui est une filiale de Banijay, qui elle-même facture à France Télévisions. Mais c'est là où c'est absolument hubesque. finalement, on ne sait pas si on obtiendra les infos sensibles qu'on demande. Alexandre
Varro, la commission d'enquête va reprendre, mais attention, il y a des nouvelles règles. Charles Alonc n'aura plus le droit de faire de live tweet pendant les auditions, qui a été fait par ses équipes, pas par lui, et il sera déjà interdit de poser des questions à charge. C'est quoi cette histoire en commission d'enquête ? On est là pour poser des questions, il n'aura plus le droit de poser des questions. J'avais eu le like tweet,
j'avais pas vu le à charge.
Une enquête se mène toujours à charge et à décharge. Ce qui est scandaleux, c'est qu'il n'y ait que l'un. Mais si des questions à charge, c'est absolument nécessaire. Et des questions à décharge sont absolument nécessaires également. En fait, il faut poser toutes les questions. Sinon, il faut renoncer à enquêter. C'est peut
-être l'objectif, non
? On va surtout y répondre. Parfois, les silences sont éloquents. Et une question gênante qui n'obtient pas de réponse... L'absence de réponse est une réponse. Donc je suis absolument stupéfait par ce que vous dites en fait. Et si j'étais Charles Aloncle, je démissionnerais de la présidence de cette commission. Il est rapporteur. Oui, en fait c'est le rapporteur qui joue toujours le rôle le plus important. Parce que c'est lui qui rédige à la fin. Et si on veut faire de lui le prétexte 'une enquête qui n'existe pas, si j'étais moi... Le parlementaire en charge de cela, je refuserai. Soit je refuserai la règle, soit je démissionnerai. Ce serait leur faire trop d'honneur. Ils seraient très contents, je
pense. Ils rêvent de ça. Ils n'attendent que ça, en tout cas. Alexandre Varraud, quand on voit qu'une commission d'enquête demande des documents qu'il y a de la rétention d'informations, qu'est-ce que risquent pénalement ceux qui font de la rétention d'informations, par exemple chez
France Télévisions ? — Normalement, c'est une obligation sanctionnée pénalement de répondre à une commission d'enquête parlementaire et de fournir les documents qu'elle souhaite consulter. Donc il y a un risque de poursuite dont je ne connais pas exactement le périmètre. — Mais il y a un risque de poursuite. — Mais il y a évidemment un risque de poursuite. Les commissions d'enquête parlementaires, qui ne sont pas en concurrence de la justice, mais qui sont tout de même protégées par la règle de droit, Un fait que le Parlement ait... jugé digne d'intérêt et intéressant l'ensemble des citoyens. Voilà. Et qui ne relève pas forcément d'une infraction, donc la justice ne va pas nécessairement s'en saisir, mais il est possible qu'à la fin d'une commission d'enquête parlementaire, la commission révèle l'existence d'infractions, et dans ce cas-là, elle peut transmettre, au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale, au procureur de la République, ses constatations, charge celui-ci de dire s'il y a ou pas une infraction. Mais... Le fait que Nagui s'enrichisse de manière extravagante est un scandale politique, mais pas un problème judiciaire.
Oui, mais le fait que Delphine Arnotte refuse de répondre à certaines questions peut être à ce niveau-là plutôt au niveau du pénal.
Delphine Arnotte doit être convoquée de manière tout à fait ferme. Et ensuite elle assumera les conséquences de son comportement. Ça devient une manie chez madame Ernotte de tutoyer les limites
du droit quand même. Eric Moriaud, on n'a jamais vu une commission d'enquête faire autant de bruit, à quoi c'est dû ?
Parce qu'on apprend d'abord des choses absolument incroyables. Figurez-vous par exemple qu'au détour de cette commission de requête, qui a quand même des vertus, on a appris que dans le plus grand silence et la discrétion la plus totale, il y a quelques mois, le numéro 2 de France Télévisions, ancien directeur de cabinet de Cécile Duflo, du parti Europe Écologie Les Verts, avait pris, écoutez bien, la direction de l'information du groupe France Télévisions. C'est-à-dire qu'il a 3000 journalistes sous ses ordres. Sans aucune expérience d'engagement. Ce monsieur n'a jamais été le moins du monde. de journaliste, n'a pas de carte de presse. Et c'est lui qui chapeaute depuis quelques mois, m'a dit Charles Aloncle, la direction de l'information. Donc ça, c'est absolument sidérant. Et puis, je vous dis, je pense qu'on n'en est qu'au début. Ce qui est aussi à relever, c'est donc aussi ce que m'a indiqué Charles Aloncle, c'est que ce qui est tout à fait dommageable, c'est que dans ces... partie, on va dire, de suspension temporaire des convocations aux auditions, eh bien, on oublie de dire que cette commission d'enquête, elle s'inscrit dans un délai bien, bien limité. C'est-à-dire que tout doit être fait en six mois, entre le moment où la commission d'enquête a été installée et le moment où elle doit rendre son rapport. Il ne peut pas se passer plus de six mois, sachant qu'il faut au minimum deux mois pour rédiger son rapport. Eh bien voilà, on a déjà perdu, voire plus, on a déjà perdu trois semaines, si vous voulez. Donc c'est une manière peut-être dilatoire de peut-être justement empêcher M. Alloncle d'auditionner le plus de personnes. On apprend aussi que certaines personnes qui réclament et qui sont pour moi assez légitimes pour être auditionnées comme Patrick Sébastien en tant qu'ancien animateur, donc tout à fait comparable à un animateur dont on parle beaucoup comme Nagui, voilà, a demandé à être auditionné et ne le serait pas au prétexte qu'il ne serait plus indirectement un collaborateur de France Télé. Donc c'est absolument sidérant. Mais je crois qu'en effet, les prochaines auditions vont être cruciales et qu'on n'est pas à l'abri de révélations assez importantes. Et je pense, je le redis, je l'ai dit chez vos confrères d'Europe 1, je pense, ça n'engage que moins que des têtes vont tomber à l'issue de cette commission d'enquête. Pas forcément d'Alphie Arnold, mais je pense notamment que le profil et la fonction de M. Sidbon Gomez est dans le collimateur. Et voilà, si à un moment donné on révèle des dysfonctionnements, il faudra bien de toute façon qu'il y ait peut-être infusible.
Alexandre Varro, Patrick Cohen a été reçu par cette commission et il n'a exprimé aucun regret concernant son édito sur le meurtre de Thomas Acrépole, dont tout le monde se rappelle, où il avait pris le parti pris des assassins. plutôt que celui de ceux qui se sont fait tuer. Est-ce qu'il y a une impunité totale des gens qui travaillent pour le service public, qui peuvent même aller en commission ? Je rappelle que Patrick Cohen avait eu un rappel à l'ordre par l'Arcom pour son édito sur Crépol. Et il arrive en commission et dit qu'il ne regrette absolument rien. C'est quand même délirant. Ces gens vivent-ils sur la même planète que nous
tout cas, leur principe, c'est d'assumer totalement à chaque fois et d'affronter. Et de temps en temps, ça va être, on vient d'en parler, une dénonciation par un média prétendument d'extrême droite. Généralement, ce sont les médias d'extrême droite du groupe Bolloré. Et de toutes les manières, comme c'est moi qui parle, j'ai raison. Voilà la logique de Patrick Cohen. Et jamais il ne regrettera quoi que ce soit. Ça n'entre pas dans son logiciel intime. Aucune remise en question ? Mais non, puisque tout est volontaire. Ce n'est pas un truc qui lui a échappé, ce n'est pas une maladresse. Il
l'a écrit. C'est
absolument éditorialisé et il a décidé de faire ce choix parce qu'il ne veut pas qu'on laisse dire qu'Acrepol c'est... Il y a eu une espèce de racisme anti-blanc qui a tourné au drame. De la même manière qu'on dit que les procès-verbaux ont tendance à disparaître dans ce dossier lorsqu'ils pourraient tomber de ce côté-là. Donc oui, Crépole est... De ce côté du racisme, il n'y a pas trop d'indignation. Il y a le bon racisme et le mauvais racisme. Crépole est un terrain de bataille important pour la gauche. tellement visibles que ce qui s'est passé est scandaleux, qu'ils ne peuvent pas battre en retraite parce que ça serait avoué. Et donc, ils sont du côté des assassins plutôt que d'être du côté de la vérité. C'est pareil pour Thomas Legrand. Voilà, j'allais
y venir avec cette révélation. des journalistes de l'incorrect où on a vu cette parenthèse dans un café où ils allaient en tout cas faire leur affaire de Rachida Dati. Enfin, je n'ai plus les termes exacts, mais moi ce que j'aimerais surtout... On s'occupe d'elle. Voilà, on s'occupe d'elle. Donc moi ce que j'aimerais poser si j'avais eu d'ailleurs... Ce n'est pas sur les
termes de
la mafia.
On s
'occupe d'elle. On s'occupe d'elle.
Des journalistes avec des cadres du parti socialiste en train de
discuter de comment ils vont tuer Rachida Dati. Mais c'est dommage justement que personne n'ait posé comme ça. question. Moi, là, pour le coup, en tant à la fois que journaliste et que peut-être parlementaire, j'aurais bien été tenté de demander à M. Legrand, qui donc avait l'air de ne pas comprendre ce qu'on pouvait lui reprocher, ce qu'il fallait comprendre, par on s'occupe d'elle, parce qu'on ne doit peut-être pas avoir la même notion du français et du vocabulaire, qu'est-ce qu'il fallait comprendre ? Ça n'avait pas l'air bienveillant. Je ne sais pas. Et là, erreur
404. Là aussi, ils ne battent pas en arrière. Non, pas du tout. Vous
pensez qu'ils feraient un ménacoulpa ? Rien du tout, rien du tout. Ils assument, ils sont à la norme, ça ne vous regarde pas, on fait ce qu'on veut, c'est délirant.
Et ce sont les médias d'extrême droite qui sont responsables. Donc eux, ils détiennent le ministère de la vérité, donc ils ne sont pas en danger. Ces toutes paroles dissonantes relèvent de l'extrême droite. Et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai un peu l'impression qu'on connaissait exactement ça au moment de l'Union soviétique.
va regarder un extrait très important qui est un petit peu plus long que les autres. C'est l'audition du président de la troisième chambre de la cour des comptes. On écoute tout de suite.
Monsieur le Président, avec toute la gravité que le moment impose, il se trouve que j'ai été destinataire d'un certain nombre d'informations qui me laissent penser l'inverse. Monsieur Tardieu, que vous connaissez probablement, qui est secrétaire général du groupe France Télévisions. Il aurait envoyé, je parle au conditionnel, mais les éléments vont m'être rapportés, il aurait envoyé à deux d'entre vous, si présents, un mail qui sollicite le report de la date de votre pré-rapport, non plus en mars 2025, comme vous l'indiquez, mais après la reconduction de la présidente de France Télévisions. Et selon lui, un envoi avant cette échéance risquait de modifier les termes du débat et aurait pu créer une forme d'insécurité. pour heurter la sincérité de cette compétition. Donc ma question est la suivante, et je le rappelle, vous avez prêté serment il y a à peu près une heure, est-ce que vous pouvez nous confirmer sous serment si vous avez été sollicité ou non par la direction de France Télévisions pour décaler la remise du rapport
peux vous indiquer, nous sommes une juridiction indépendante. On arrête nos procédures, on en a la maîtrise pleine et entière.
Est-ce que vous nous affirmez solennellement, après avoir prêté serment, que vous n'avez reçu aucun mail, ni du secrétaire général, ni de la direction de France Télévisions, vous conseillant, vous enjoignant à décaler la publication de votre rapport ou de votre pré-rapport
vous ai dit que j'avais déjà prêté serment comme magistrat pour conduire mes missions en totale indépendance. Et je redis qu'en plus, tout est collégial et contradictoire. Tout a été conduit de manière indépendante.
tant que rapporteur, mais même en tant que citoyen, je m'étonne de la publication d'un rapport de la Cour des comptes quelques jours seulement après la reconduction pour un troisième mandat. D'une remise du rapport, je vous ai entendu, mais en aucun cas les conclusions ont été prises par l'ARCOM pour prendre leur décision de renouvellement. Vous insistez, à juste titre, sur l'indépendance. répéter ce terme qui est extrêmement important, mais je ne vous ai pas entendu, je n'ai pas l'impression que vous m'avez dit, donc je vous repose la question, est-ce que vous avez reçu le moindre mail ou le moindre courrier du secrétariat général ou de la direction de France Télévisions, vous conseillant ou vous enjoignant à décaler le pré-rapport ou le rapport final que vous étiez en train de commettre ?
répète, on a une procédure qui est collégiale, qui est contradictoire, qui est contradictoire. Et ce qui compte au final, c'est le rapport définitif.
vous ne me... Vraiment, question simple et réponse simple, monsieur le Président, je vous en conjure. Ma question, avez-vous reçu un mail ou un courrier du secrétariat général ou de la présidence ou de la direction générale de France Télévisions qui vous conseille ou qui vous demande de décaler le pré-rapport ou le rapport final ? Oui ou non
n'a rien décalé. Je vous ai dit que notre procédure a été suivie. Il n'y a pas de décalage. Je ne comprends pas. Il n'y avait pas de décalage, notre procédure. Je vous en ai donné le détail. On n'a rien décalé.
a voulu absolument mettre cet extrait qui a fait plus de 1 million de vues sur Twitter. Et on va avoir tout de suite aussi la même question posée à Christophe Tardieu, qui est le secrétaire général du groupe France Télévisions Vidéo.
'ayant pas de souvenirs d'avoir envoyé un tel message, j'ai quand même regardé ma messagerie. Je n'en ai trouvé nulle trace. Donc je n'ai pas de traces dans ma messagerie, il n'y a pas de traces à la Cour des comptes. Vous voyez vers où j'achemine ma conclusion. Et donc si d'aventure un document en ce sens devait être produit, je demanderais naturellement à en prendre connaissance et d'en vérifier l'authenticité. Merci.
Éric Murillo, c'est quand même délirant cette histoire de mail. Oui, ça
pourrait prêter à sourire, mais ça ne me fait pas du tout sourire. Et là, je vais d'ailleurs être un peu grave un instant parce que, donc, on le voit, certaines personnes refusent de répondre à la question posée par le rapporteur sur l'existence ou non d'un mail de France Télévisions adressé à la Cour des Comptes demandant un report de l'envoi en mars 2025 au parti concerné pour contradiction du rapport provisoire de la Cour des Comptes. Certaines personnes, on le voit, provoquent en disant que ce mail n'existe pas. Certaines personnes laissent entendre que si ce mail était produit, ce serait forcément un faux. Ces personnes, je serais, elles, je les encouragerais à faire très attention et à faire montre de beaucoup de prudence, car... Ce mail pourrait cependant sortir et à n'importe quel moment, émettre les parties prenantes devant leurs responsabilités. Qu'est-ce que vous êtes en train de nous
dire ? Vous l'avez ce mail ? Bon, on n'aura pas plus de réponses. Merci beaucoup. En tout cas, c
'est un bel exemple par ce magistrat de la Cour des comptes de ce que l'on appelle le mensonge par omission. c'est-à-dire qu'il n'a pas menti en disant je ne l'ai pas reçu mais il a oublié et à quatre reprises il refuse de répondre à la question quant au secrétaire général de france télévision moi je pense qu'il faut absolument qu'il fasse un moment de repos parce que Prétendre qu'on a consulté sa boîte mail pour voir si on avait envoyé ce mail, c 'est extrêmement inquiétant. Moi, si j'envoie un mail de cette importance, il n'a pas commandé un hamburger sur Uber Eats. Un mail de cette importance, on s'en souvient, forcément. Donc, il nous dit « je l'ai envoyé » ou « je ne l'ai pas envoyé ». Pas « je ne le retrouve pas sur ma boîte mail ». Ils se moquent du monde.
En tout cas, on sait que même un email supprimé n'est jamais vraiment supprimé, ça reste toujours sur les serveurs. Et même quand on les efface des serveurs, ça reste toujours dessus, donc on n'a pas réécrit dessus. On verra après ce qui se passera. On va passer au sujet suivant et on va parler tout de suite des obsèques de Brigitte Bardot et on va commencer par une vidéo. Le Pen aux obsèques de Brigitte Bardot. Alexandre Varro, depuis son décès, on n'a entendu que du mal d'elle de Brigitte Bardot, elle qui est tant aimée par les Français.
Il y a tout de même eu quelques louanges bien méritées. Je lisais encore ce matin un article dans les dernières pages opinions du Figaro, où je crois que c'est sous la signature de Laurence de Charette. Elle disait qu'elle incarnait magnifiquement la liberté et la féminité, et que la féminité pouvait ne pas être, et même être en opposition avec le féminisme. Et finalement, c'est ce qu'elle a dit toute sa vie. Je suis féminine, je suis une femme, je défends les femmes, mais je ne suis pas féministe. C'est-à-dire que pour moi, ça n'est pas une cause politique. Il faut libérer sa féminité et pas attendre que la politique vous libère. Et je ne partage pas tous les combats de Brigitte Bardot. Je ne suis pas contre la chasse, je ne suis pas hostile à la corrida, donc si elle m'avait entendu dire ça, elle aurait sans doute été effrayée, m'aurait repris, elle a volé. probablement avec des mots peu aimables. Mais je lui accorde le droit de ne pas être de mon opinion. Je lui accorde le droit de le dire vivement et de défendre un certain nombre de gens. Voilà, c'est le débat public. Elle l'a fait avec intransigeance. Elle l'a bien fait. C'est une magnifique image de la France. À l'international même. Dans le monde entier. Finalement, il y avait deux grandes stars. C'est Delon et Bardot. Bon, c'est bien, c'est que les deux étaient de droite. Et français. Et voilà, les deux, y a des choses qu'ils disaient que plus personne ne dira. Et ça, c'est une perte, parce qu'ils ne sont pas remplacés. Et c'est pas qu'ils ne soient pas remplaçables, mais en tout cas, ils ne sont pas remplacés. Pour le moment, il n'y a personne qui puisse incarner ça. Cette intransigeance bougonne chez les deux. Cette capacité à rompre. Cette volonté de ne rien se faire dicter par qui que ce soit. Voilà. Elle en a montré un magnifique exemple. Elle ne voulait pas d'hommage national. Elle a fait elle-même la
liste
des invités à ses obsèques. Elle souhaitait que Marine Le Pen soit là. Marine était... La plus discrète possible, vous la montrez, arrivant à l'église. Mais là, elle ne peut pas ne pas être vue. Elle est allée se mettre au bout d'un banc dans l'église pour ne jamais apparaître dans une situation qui pourrait être interprétée comme une tentative de récupération. Elles étaient amies. Marine a une grande sensibilité à la cause animale également. C'est les deux raisons de sa présence. Elle avait dans son bureau au moment du lancement de la campagne le fameux buste de la Marianne qui avait été sculpté à l'effigie Brigitte Bardot. Et ce buste sur le pied, pour ceux qui l'ont vu, avait été signé, dédicacé par Brigitte Bardot elle-même. Donc il y avait entre elles une grande connivence, une véritable amitié. Après, que Brigitte Bardot soit détestée par la gauche, c'est bien naturel. Le contraire m'eût déçu.
Eric Moriot, la haine de la gauche envers Brigitte Bardot, ça relève quoi ? Ça
relève de la pathologie parce que c'est un petit peu aussi moi ce qui m'a choqué. On l'avait vu lors de la mort de Jean-Marie Le Pen, c'est qu'il n'y a même pas de parenthèse de respect dû au décès d'une personne. Je veux dire, à peine quelques heures après son décès, je crois qu'il y avait déjà, je n'ai même pas envie de leur faire de la pub, des supports de presse justement de gauche qui commençaient déjà à cracher leur haine à l'égard de Brigitte Bardot. Donc il n'y a même pas ce moment, on va dire, de parenthèse. même pas républicaine, mais universellement de recueillement quand quelqu'un décède. Donc ça, c'est le premier point. Moi, là, je bondrais aussi dans le sens de Maître Varro. En effet, ce qui est désastreux, c'est que je ne veux pas faire le vieux nostalgique, mais c'est vrai qu'il y a une période où on avait Belmondo. Moi, j'étais plus Belmondo, Bebel que Delon, mais il y avait une période où on avait Bebel, on avait Delon, on avait Lino Ventura, on avait Brigitte Bardot. Qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ? Je n'ai même pas envie d'être désagréable. Il n'y a plus grand-chose. On a Jean Dujardin. Oui, c'est le seul d'ailleurs. C'est l'un des rares. Qui justement lui-même commence aussi un peu à s'affranchir. Ou se porter un béret et une baguette. On se souvient de l'ouverture de la Coupe du Monde. Je ne sais plus laquelle c'était. En effet, Jean Dujardin a encore un peu de chemin à faire pour arriver au niveau de Bardot et de Delon ou de Belmondo. Mais c'est vrai que... Il y a une France d'avant et une France, malheureusement, j'ai envie de dire, d'après, dans laquelle nous sommes, qui n'a plus rien à voir. Donc ça, c'est le premier point. Et puis, ce qu'il faut quand même aussi relever là-dessus, moi, j'ai redécouvert, en tout cas, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu, un témoignage assez bouleversant de Mirail Mathieu. Qui a chanté
non
seulement, et qui a témoigné sur le perron de l'église, et qui était très ému et très peiné par la disparition de Brigitte Bardot. Et en effet, ce qu'elle disait, c'était une femme libre avant tout, et qui se moquait du candidaton, et qui affirmait aux efforts... Alors elle n'était pas irréprochable, parce qu'en effet, dans sa vie privée, il y a sans doute des choses qui peuvent être reprochées à Brigitte Bardot. Je crois qu'elle a un rapport à la maternité. qui était assez discutable. Mais bon, malgré tout, quand on fait le bilan, on essaye de plutôt retenir les bons côtés au moment où quelqu'un vient de décéder. Et cette parenthèse, on ne l'a même pas eu.
Alexandre Barraud ? Oui, on peut être perplexe devant la vie privée de Brigitte Bardot. Moi, je n'aurais pas aimé être son mari. Le bail était trop court. Après, il y en a... Ça fait partie du personnage. Il y a, entre le grand acteur et la star, façon Delon et Bardot, un petit truc en plus, et ce petit truc en plus, c'est une petite part de dinguerie, d'originalité, de refus des systèmes, du conformisme. C'est eux qui donnent le là. Pas le système qui les autorise à faire ci ou faire ça. Brigitte Bardot, le jour où, en pleine gloire, elle décide d'arrêter, elle fait ce qu'elle veut. J'imagine qu'il y a des producteurs qui lui ont eu après pour la supplier avec des cachets probablement mirobolants, peut-être au niveau de ceux de Nagui. Et non, c'était fini, elle avait un autre objectif dans la vie. Donc elle a une existence très romanesque. Et c'est ça, pas uniquement sa beauté, mais c'est ça qui nous la rend intéressante.
Eric Moriot vous disait très bien, voilà, Belmondo, Delon, Bardot, Ventura, je vais citer Gramsci, c'est le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à naître et dans le clair obscur surgissent les monstres. Aujourd'hui, on est dans une période de monstres où il n'y a vraiment plus rien à sauver, j'ai l'impression, en 2026 en France.
êtes sévère. Disons qu'il est temps qu'on s'en occupe. Et puisque vous êtes dans la citation d'Italien, moi je pense à Pasolini qui disait que, et je sais que ce n'était pas un homme de droite, qui disait que le fascisme pourra tout à fait renaître à condition qu'il s'appelle antifascisme. Et c'est ce que nous avons sous les yeux tous les jours. L'extrême-centre est au travail et au nom de la lutte contre le fascisme est tout à fait disposée à nous enlever toutes nos libertés. de pensée, d'expression, de faire contrôler, nous propose le président de la République, par Reporters sans frontières, qui est une organisation d'extrême-gauche, de faire contrôler notre droit à penser et la presse, évidemment. Et messieurs, vous devriez tous les deux être assez inquiets, parce que c'est ce qui est en train... C'est très bien décrit dans le dernier livre de Mathieu Boccoté, la manière dont un nouveau système dictatorial... mais très joliment habillé, est en train de se mettre en place. Voilà. Et il est extrêmement,
extrêmement dangereux. Et c'est vrai qu'on oubliait aussi de rappeler l'engagement aussi de Brigitte Bardot dans son combat, surtout au-delà des animaux, dans la libération des femmes dans les années 60, qui est quand même particulièrement significatif en matière d'émancipation des femmes. Donc c'est malheureux. Et puis je rebondis aussi sur ce que vous venez de dire. Moi, j'irai plus loin puisque vous faisiez un parallèle avec la classe politique. Et je dirais que c'est assez étonnant d'ailleurs de voir ce parallèle entre cette régression, on va dire cet écrasement du niveau. le niveau on le voit des comédiens en tout cas des comédiens avec panache avec un peu caractère et de personnalité. Bon, il y en a encore dans la chanson avec Michel Sardot, par exemple, d'ailleurs au hasard, qui avait été justement... C'est l'ancien monde Sardot
aussi. Oui,
mais voilà, c'est ce que je dis. C'est étonnant de voir que quand toutes ces générations sera parties, on s'étonne du niveau... Ça fait un peu vieux con, mais bon, factuellement, c'est quand même assez vrai. Et en politique, c'est un petit peu la même chose. C'est-à-dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas François Mitterrand, Jean-Marie Le Pen, tout... Toutes ces personnalités, ces figures politiques d'un autre temps avaient quand même en matière d'éloquence, un petit peu à un autre niveau que ce qu'on voit arriver quand on voit des Raphaël Arnaud, des Sébastien Delegus. J'ai même du mal à prononcer leur nom tellement je suis affligé par le niveau. On va faire un
dernier sujet. Mon cher Pierre, est-ce que tu peux me mettre la vidéo Maduro ? Alexandre Barraud, qu'est-ce que vous avez pensé au Rassemblement National de l'arrestation du dictateur vénézuélien Maduro
début, on a l'impression de regarder un très bon film hollywoodien. Formidable opération. Tant que c'est une opération de police pour faire partir Maduro... Personne ne va pleurer cet horrible type, dictateur, trafiquant de drogue apparemment, qui a ruiné son pays, ses habitants, conduit un quart de la population à s'exiler, enfin un authentique salopard qu'on voit partir. On est un peu intrigué par la méthode parce qu'elle est très inhabituelle. Là où se pose un vrai problème de souveraineté, et malheureusement il se pose à l'occasion de l'arrestation de ce salaud. C'est les conséquences qu'en tire les Américains qui auraient pu s'arrêter là. Mais on précise, que ce soit Marco Rubio ou Donald Trump lui-même, qu'on va prendre la direction du pays, qu'on pense que l'opposition... n'est pas légitime, bien qu'elle ait reçu le prix Nobel de la paix, n'est pas légitime à s'occuper du pays. On pense que la Colombie est sur la liste, que Cuba est sur la liste, que le Groenland est sur la liste. Et on le dit sans aucun faux semblant. Au moins, ils n'avancent pas masqués. Et là, il y a quand même un vrai problème de souveraineté. Parce qu'arrêter un type qui est un salaud, c'est une chose. Annoncer qu'on va prendre le contrôle de l'ensemble des Amériques, c'en est une autre. Or, ils avancent sans phare, c'est ce qu'ils nous annoncent. Le Groenland, ils veulent l'acheter. Si on ne leur vend pas, ils iront se servir. Voilà. Donc, oui, la souveraineté des pays, c'est quand même quelque chose qui se respecte. Alors, comme toujours, il y a une limite. La guerre est une offense à la souveraineté, pas elle-même. Mais s'il s'était arrêté, pour ce qui me concerne personnellement, s'il s'était arrêté au Camadouro... et qu'ils avaient laissé l'opposition et ce pays serait organisé par lui-même, le scandale n'eût pas été bien grand. Mais c'est la suite qui m'inquiète, c'est la manière dont ils annoncent que ça va être une manière de gouverner maintenant.
Alors moi, là-dessus, j'ai une petite divergence avec vous, Maître, parce que justement, je pense que c'est d'abord l'homme de loi, défenseur du droit qui parle, à savoir qu'en effet, on ne cesse de dire qu'il y a le droit international qui a été bafoué. Moi, j'avoue que pourtant, Dieu sait, vous le savez, Garenne, je suis plutôt 9 fois sur 10 d'accord avec les positions du Rassemblement National. Mais là, j'ai été un peu surpris par l'empressement qu'ont eu les dirigeants du Rassemblement National à condamner cette opération. au nom justement du droit international en disant que tout avait été bafoué. Alors oui, factuellement, vous avez tout à fait raison, tout a été bafoué dans la méthode. Mais je veux dire, est-ce que vous feignez de découvrir le monde ? Je veux dire, c'est la loi du plus fort et ça a existé tout le temps. Je veux dire, bon, Donald Trump, c'est juste le retour de Reagan avec quelques années de décalage. Mais je veux dire, voilà, ça vous étonne encore ? Le droit
a toujours été une émanation de la foi. force, forcément. C'est le plus fort qui fait les lois. C'est le majoritaire à certaines époques quand la démocratie est respectée. Et c'est le plus fort dans des systèmes non démocratiques. Donc, qu'il y a un lien entre le droit et la force, quelle que soit l'expression de cette force, ça ne fait pas de doute. Mais la question de la souveraineté des États, elle est tout de même importante, et la manière dont on use de sa force, elle est importante. Encore une fois, s'ils avaient rendu la main à l'opposition vénézuélienne qui s'est battue avec courage contre Maduro, qui a connu des choses extrêmement dures, il n'y aurait pas de scandale important. Le véritable scandale, c'est à partir du moment où, pratiquement tout de suite, ils disent... L'opposition n'est pas capable, l'opposition n'est pas appréciée par les Vénézuéliens. Et c'est donc nous qui allons diriger ce pays pour le moment. Et puis à propos, petit codicil dans la déclaration, on va envoyer nos compagnies pétrolières et on va se rembourser. Et le pétrole est à nous. Et on n'a pas oublié qu'il y avait 17% des réserves mondiales. Donc Maduro paraît un peu un prétexte dans l'opération. C'est un bon prétexte, mais ça ne va pas suffire à expliquer que Exxon et les autres viennent s'installer dans ce pays pour en prendre la richesse à leur tour. Si c'est juste celui qui s'enrichit sur le dos des habitants du pays qui change, je ne trouve pas que ce soit un grand progrès pour le Venezuela.
Et donc le droit international ? Ça a toujours été le droit du plus fort. J'ai l'impression que certains de nos politiques le découvrent surtout à gauche et au centre. Merci en tout cas chers amis. On termine quelques minutes plus tôt parce que malheureusement je suis attendu sur CNews. Donc vous pouvez me retrouver sur CNews à 10h45 pour une émission avec Jean-Marc Morandini. Merci à tous d'avoir été là. Merci Alexandre Barraud d'avoir été avec nous. Merci Eric Morio. Merci à la régie qui a fait un super travail encore une fois. Merci à tous les auditeurs d'avoir été avec nous. restez sur ce comptière et on continue la radio. rends l'antenne !
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