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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir à tous et à toutes. Merci à tous et à toutes pour cette belle journée, parce que je pense que sans vous, je l'ai dit ce matin, elle n'aurait pas eu lieu, mais surtout sans vous, elle n'aurait pas eu l'énergie et la dynamique qu'on a senti aujourd'hui. Donc on a voulu la conclure rapidement, mais justement efficacement avec deux types d'acteurs clés qui sont au cœur de notre développement économique. On va commencer par les régions et on terminera par le MEDEF et la CPME. J'y reviendrai, c'est un peu aussi grâce à eux qu'on était là aujourd'hui. Et pour commencer, je voudrais que... Celle chez qui on est un peu la présidente de la région Île-de-France se joigne à nous pour introduire cette conclusion. Cher Valérie Pécresse, à vous.
Bonjour à tous. Alors, je salue les ministres. Nos hôtes aussi, puisque c'est eux qui ont organisé ce très très bel événement, et je voudrais les remercier, le ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, excusez du peu, cher Roland. Et puis, madame la ministre de l'intelligence artificielle et du numérique, chère Anne Le Hénanf. Merci beaucoup, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires. Mesdames et messieurs les présidents de région, chers collègues, monsieur le président du MEDEF, cher Patrick, monsieur le président de la CPME, cher Amir, mesdames et messieurs les dirigeants d'entreprise, mesdames et messieurs, j'ai oublié le président de France Industrie que j'ai vu quelque part, le président des grands investissements. Il y a beaucoup de beaux mondes réunis à la maison de la chimie aujourd'hui. Alors, je vais faire... Ce que je ne fais jamais parce que je suis vraiment une bonne camarade et mes collègues peuvent en témoigner. Enfin, c'est le jeu qui le veut. Je vais faire un peu la pub de l'île de France. Voilà. Parce que oui, ce soir à la Maison de la Chimie, nous clôturons la première édition nationale de Choose France. Avec une conviction, c'est que malgré tous les troubles économiques, il y a quand même encore des choses qui marchent bien dans notre pays. Et dans les choses qui marchent bien, il y a les entreprises. Il y a les entreprises et donc ces entreprises, bon, petit message politique, il faudrait quand même qu'on veille à les préserver parce que ce n'est pas en cassant ce qui marche qu'on va réussir à réparer ce qui ne marche pas. Message. passer à tous ceux qui voudront l'entendre. Voilà. Alors, merci, chers entrepreneurs, d'être parmi nous. Nous, nous sommes ravis de cette initiative, nous, les régions. Un de choses France à la française, pourquoi pas. C'est un très bon moment de rencontre avec vous, un peu privilégié. Alors c'est vrai que ce chantier de Choose France, il a un cœur battant. Ce cœur battant, c'est l'île de France. Parce que l'île de France, elle ne se compare pas vraiment avec aucune autre région, tellement elle est singulière en réalité. Nous sommes aujourd'hui la dernière métropole globale de l'Union européenne. Avant, il y avait deux métropoles globales. Il y avait Londres et il y avait Paris. Désormais, après le Brexit, il n'y a plus que Paris. Alors c'est quoi une métropole globale ? Une métropole globale, c'est un centre politique, c'est un centre financier. L'Ile-de-France, c'est 80% de la finance française. C'est un centre d'innovation. L'Ile-de-France, c'est... 40% de la recherche française, c'est un centre de start-up, 80% des levées de fonds de France se font aujourd'hui en Ile-de-France, et puis c'est aussi un centre culturel, c'est aussi un lieu de vie majeur avec 12 millions d'habitants, vous savez que notre région concentre 20% de la population du territoire. Alors c'est vrai ? qu'aujourd'hui, on est particulièrement content, puisque un tiers des annonces de nouveaux investissements qui ont été faites concernent l'île de France. Mais un tiers, c'est notre poids dans l'économie française. Ce n'est pas ni plus ni moins. On n'a pas essayé de dépouiller les autres. On est à notre juste place. On en est fiers. Mais TousFrance, ce n'est pas un concours de chiffres. C'est d'abord une question de stratégie et chaque région a une volonté et une stratégie. Une stratégie industrielle, une stratégie technologique, une stratégie souveraine qui ne peut s'incarner qu'au niveau de chaque territoire et en prenant en compte à la fois son histoire mais aussi ses forces et tous ses talents. Alors nous en Ile-de-France... On a aujourd'hui trois filières technologiques majeures et je vais faire la focale dessus. La première, c'est l'aéronautique, le spatial et la défense. Si Carole Delga était là, elle ne serait pas très heureuse de m'entendre dire que l'île de France est le premier bassin aérospatial du pays. Avec nos industriels, nos chaînes de sous-traitance, c'est une part décisive de la souveraineté française. La vérité, c'est qu'on est à peu près au même niveau que l'Occitanie, mais on est quand même très puissant dans le domaine. Et surtout, on est très puissant sur tout l'écosystème de défense. Nous avons d'ailleurs scellé avec le ministère des armées une convention pour accélérer la montée en cadence, moderniser nos PME de la BITD, sécuriser les compétences et accélérer l'innovation duale. L'innovation duale, c'est ce que nos partenaires américains savent très bien faire, c'est ce que nous on a beaucoup de mal à faire en France, donc on veut booster l'innovation duale. Il faut se battre pour garder nos pépites. J'étais très fière qu'à Sergi, la première usine d'assaut ouverte depuis 20 ans, l'usine Phoenix, soit inaugurée il y a quelques semaines parce qu'elle illustre que ce grand groupe d'assaut aviation... continuent de croire dans l'aéronautique en Ile-de-France. Tout ça n'est pas si simple et aujourd'hui on a une montée en cadence et une réindustrialisation concrète autour de ces filières aéronautiques que nous soutenons puissamment. Le pôle de Satori à Versailles est un pôle d'excellence, mobilité, matériaux, défense, pensé comme une porte d'entrée industrielle pour la filière, au service des démonstrateurs et de la formation. Et les entreprises du secteur y trouveront toute la chaîne de valeur, y compris le campus flambant neuf d'innovation, mine, Paris, sciences et lettres, qui met à disposition des plateformes pour passer du prototype à la série, en réseau, avec nos chercheurs, avec nos industriels. Un vrai tremplin pour vos montées en puissance. Le deuxième pilier de l'Ile-de-France, c'est l'IA et le quantique. C'est les maths et la physique. Vous connaissez nos universités, vous connaissez nos grandes écoles. L'IA et le quantique, notre écosystème, fédère laboratoires, entreprises, universités, grandes écoles, avec une méthode très opérationnelle. Nous avons un PACIA. Régional, pour diffuser l'IA dans les PME et les ETI, nous avons des challenges IA dotés d'un million d'euros qui rapprochent les grands donneurs d'ordre des start-up. On peut citer par exemple Hawking, qui était une toute petite start-up à l'époque, devenue licorne, qui avait développé pour la région Île-de-France un algorithme d'IA pour prédire les risques de rechute chez les patientes atteintes d'un cancer du sein. La start-up Radium a développé, grâce au Challenge IA de la région, un algorithme de détection précoce de la sclérose en plaques avec les données de l'hôpital Rothschild. Quantmétrie a été lauréate du Challenge IA avec la SNCF et Michelin pour améliorer les flux de voyageurs dans les transports. ou Javaness. Javaness, c'est une startup qui, avec RTE, travaille à résoudre les situations de surcharge causées par les énergies renouvelables et intermittentes par nature sur notre réseau électrique. Alors ça c'est le pack IA, mais on a aussi un pack quantique, un pack quantique autour de nos plateformes du CEA, de l'INRIA, de Paris-Saclay et de nos champions Pascal, Candela, C12, qui se positionnent et qui positionnent l'île de France comme premier écosystème quantique européen. Côté infrastructures, nous ouvrons l'accès aux calculs et c'est vrai que dans les grands projets qui ont été annoncés cette année en Ile-de-France, il y a beaucoup de data centers. Il y a aussi Eclairion, soutenu par la région, qui héberge par exemple Mistral et Haï. Preuve que l'Europe peut aussi bâtir ses propres fondations technologiques en matière d'IA. Et non, je le dis, l'Ile-de-France n'est pas destinée uniquement à stocker de la donnée, mais bien à créer des puissances de calcul augmentées au plus près des leaders de l'IA. Et cette proximité est la clé du succès. Et ce n'est pas un hasard si aujourd'hui, Google, Meta, Microsoft, Mistral, Tata Group ont leur centre de recherche européen en IA à Paris, en Ile-de-France. Alors la troisième filière, c'est les biothèques et la santé. où nous relions la recherche et la production avec l'un des plus grands hôpitaux de France, la PHP. Je pourrais donner quelques exemples. À Gipsurivet, on a Servier et Biolab qui ont créé Spartners qui catalyse la bioproduction et la santé numérique. À Évry, on a le Génopole qui complète la chaîne de valeur. À Villejuif, on a le Paris-Saclay Cancer Cluster qui s'organise autour de Gustave Roussy et qui est le premier centre européen de lutte contre le cancer. En tout, en Ile-de-France, c'est 10 IHU. 10 instituts hospitalo-universitaires qui font le lien entre la recherche la plus fondamentale et le lit du patient et l'industrialisation des innovations. 10 IHU, 3 bioclusters. Il faut aller encore plus loin, encore plus loin dans l'opérationnalisation de ces IHU, on le sait. Ils doivent maintenant passer à des découvertes qui seront des découvertes opérationnelles, des médicaments. Mais on a vraiment un terreau exceptionnel pour tous. Pour transformer... les découvertes en site de production, en brevet et en emploi. Alors, évidemment, investir, puisque vous êtes tous des investisseurs, c'est aussi avoir la garantie de trouver les compétences à la hauteur des enjeux. Et pour cela, je peux le dire, en Ile-de-France, nos fondamentaux sont exceptionnels. Je vous ai dit que nous avions près de la moitié de la recherche française en Ile-de-France, nous avons 1200 labos, nous avons 12 000 start-up, mais nous avons aussi 13 universités avec Paris-Saclay, leader mondial en mathématiques, mais aussi les Sorbonnes. Donc vraiment des très grands noms, l'Institut Polytechnique de Paris. Alors pour le dire simplement, investir en Ile-de-France aujourd'hui, c'est rejoindre une trajectoire, une trajectoire de réindustrialisation décarbonée, de souveraineté technologique et d'emplois qualifiés. Pour nos startups, on a créé un dispositif qui est très efficace, Jeune Pousse Industriel, qui nous a permis d'injecter près de 20 millions d'euros dans 26 projets. Nous avons aussi nos dispositifs TPE pour faire grandir nos TPE. PME pour faire grandir nos PME, nos fonds, Île-de-France Réindustrialisation, Île-de-France Décarbonation, qui viennent en capitaux propres au capital de nos entreprises, et des dispositifs d'accompagnement et d'implantation, des plateformes technologiques, tout est aligné pour vous permettre de réaliser vos projets. Alors, ce qu'on me dit souvent, c'est en Ile-de-France le problème, c'est le foncier, c'est les autorisations. Alors, je sais que la rapidité d'exécution pour vos projets est un critère majeur de localisation de vos investissements. C'est pourquoi la région qui est en charge du schéma directeur d'urbanisme... de l'île de France, cette espèce de grande carte qui dit où est-ce qu'on peut construire, où est-ce qu'on ne peut pas construire et qu'est-ce qu'on peut construire où. Ce strifeux, ce schéma directeur, est une boussole pour 2040 et l'objectif c'est la région des 20 minutes. C'est des sites d'activité sécurisés, des procédures simplifiées, des connexions masse-transit au pied des usines. Dans le strifeux, il y a 28 000 hectares. sanctuarisés pour la production industrielle. 28 000 hectares sanctuarisés pour la production industrielle qu'on peut mettre à n'importe quel endroit du territoire. Et dans ce Driffeux, il y a 300 km de métro qui vont être ouverts avec 15 prolongements ou créations de nouvelles lignes. Donc ça veut dire beaucoup plus de transport. Des sites prêts, des délais maîtrisés et des connexions masse-transit. Nos grands projets structurants tirent cette dynamique. Aujourd'hui, nous avons un grand défi en Ile-de-France, c'est de repenser totalement nos grands centres d'affaires. Ce n'est pas un défi qu'on prend à la légère. J'ai confié à Jean-Christophe Fromentin et à Carlos Moreno, qui a la chaire ETIAE à Paris-Sorbonne. La mission de réfléchir à comment les redynamiser. Alors, quand je parle de grands centres d'affaires, on pense évidemment à la Défense, je vais y revenir, mais on pense aussi à Orly, qui désormais est accessible en ligne 14 de métro automatique. On pense à Saint-Denis-Pléiel, toujours sur la même ligne 14. Et on parle aussi de tout le centre de Paris, Paris-Gare du Nord, qui est le dixième arrondissement, qui va avoir avec CDG Express en 2027 un accès direct à Roissy. qu'il a déjà avec le RERB, mais qui sera bien amélioré et qui permet d'avoir accès à Bruxelles, à Londres et à Francfort. Alors, bonne nouvelle quand même, bonne nouvelle sur la défense. J'ai entendu beaucoup de visions pessimistes sur la défense. Et pourtant, une étude toute récente qui a été dévoilée ce week-end nous dit que la Défense reste le quatrième quartier d'affaires le plus attractif au monde et que pour la première année, il devance même la City de Londres en devenant le quartier d'affaires le plus attractif d'Europe. Alors ça va peut-être en surprendre certains qui savent effectivement qu'il y a des bureaux libres à la Défense, qu'il y a des tours à rénover à la Défense, que la Défense doit prendre son tournant écologique et doit se transformer parce que cet urbanisme de dalle est daté. Oui, mais que s'est-il passé ces dernières années ? Eh bien nous avons construit le RERE, le RERE qui en 11 minutes et 3 stations met la Défense à la gare du Nord. Et donc à Bruxelles, à Londres, à Francfort et à Roissy. Donc effectivement, cette nouvelle infrastructure de transport redonne. son lustre et son attractivité à la défense. A nous de faire le reste. Vous savez qu'il y a des missions qui sont en cours avec le département des Hauts-de-Seine, avec l'État. Nous allons redessiner la défense pour que ce quartier reste un aimant mondial qui bénéficie à l'attractivité de la France et que nous repensions complètement son avenir. J'aurai l'occasion d'en reparler plus précisément si certains d'entre vous sont intéressés. Je vais m'arrêter là parce que j'ai trop parlé. parce que l'île de France, c'est un tiers des investissements, mais ça ne doit pas forcément être un tiers des temps de parole. Mais je pense que, monsieur le ministre, si j'avais un vœu à faire, si j'avais un vœu à faire, le choc de simplification, ça fait dix ans que j'en entends parler, ça fait dix ans que je suis présidente de région, le choc de simplification. Moi, je n'y crois plus trop, mais pourtant, je l'ai vu fonctionner. Je l'ai vu fonctionner pendant les Jeux olympiques et paralympiques, et puis je l'ai vu fonctionner pour la reconstruction de Notre-Dame. Donc, en fait, quand on veut simplifier... Ça marche. Et comment est-ce qu'on fait pour simplifier ? Eh bien, on déroge à toutes les procédures. On déroge à toutes les procédures pour des projets qui en valent la peine, sauf évidemment à la santé des personnes et à la sécurité. Bon, sécurité, santé, ça, c'est des procédures qu'il faut absolument suivre. Mais toutes les autres, est-ce qu'elles sont vraiment si indispensables que ça ? Alors, moi, j'aimerais bien, et je parle peut-être au nom aussi de certains de mes collègues, qu'on puisse faire des opérations d'intérêt régional. Les opérations d'intérêt régional, ça pourrait être, par exemple, des projets au-dessus de 50 millions d'euros d'investissement public ou des projets au-dessus de 100 millions d'investissement privé. Et ces procédures d'intérêt régional seraient totalement simplifiées, dérogatoires, et elles se conduiraient sous l'égide, main dans la main, parce que forcément, on n'est quand même pas encore en République fédérale, chers collègues, main dans la main, avec l'autorisation du préfet de région et du président de région, par exemple. Et là, on aurait enfin le choc de simplification qui nous permettrait d'implanter très, très, très vite des usines sur notre territoire, et ce serait... Tellement génial qu'on puisse pas seulement faire les JO, pas seulement reconstruire Notre-Dame, mais aussi construire des usines rapidement. Merci. Et
des réacteurs nucléaires. Merci beaucoup. Merci.
n'a pas de réacteur en France, mais au port de l'île de France à nos gens. Et j'en profite pour dire qu'avec Franck Leroy, on est très, très candidat.
Alors justement, on ne va pas seulement parler de réacteur nucléaire, mais je voudrais que vos trois collègues, confrères, vous rejoignent sur place. Jérôme Durin, nouveau président de Bourgogne-Franche-Comté. Franck Leroy, président de Grand Est et Xavier Bertrand, président de France. On peut les applaudir, effectivement.
Roland, moi, je ne peux pas siéger à cette table ronde parce que j'ai déjà tellement parlé. Vous allez les écouter,
peut être. Je vais les écouter. Merci à tous les trois. Merci à tous les quatre. Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui, on en a parlé en introduction et je pense que ça a été évoqué toute l'après-midi. On a dans vos territoires des forces extrêmement contradictoires avec des industries très dynamiques qui investissent, qui se développent, qui sont portées vers l'avenir, portées vers l'international et qui contribuent évidemment au succès de la journée. Et on a aussi des territoires et des industries, des entreprises qui souffrent. On a eu l'occasion dans le cadre de mes mandats précédents de travailler avec chacun d'entre vous et avec, cher Jérôme, votre prédécesseur sur des entreprises en difficulté qu'on a tenté de redresser, de reprendre et de continuer à se faire développer. Vous avez dans la salle des entreprises qui sont chez vous. Quel est le message aujourd'hui que vous avez envoyé envie de leur passer face à des entreprises qui, pour certaines, ont le vent dans le dos et qui, pour d'autres, ont un sacré vent de face ? On va peut-être commencer par le petit dernier, le nouvel arrivé. Jérôme. Bienvenue en région après quelques années passées au Sénat. Et voilà. Dites nous ce que vous pensez de tout ça.
Merci. Sans surprise, je confirme le diagnostic. Les filières qui sont dynamiques, chez moi en région Bourgogne-Franche-Comté, les biothérapies, le nucléaire, puisque nous on fabrique les cuves, les générateurs de vapeur notamment, et puis d'autres qui sont le plus en souffrance, l'automobile, Stellantis, Peugeot, Sochaux-Montbéliard. Il y a un sujet de dynamique, je vous disais tout à l'heure dans la table ronde précédente sur territoire et entreprise, aide-toi le ciel t'aidera. Nous sommes à l'échelon régional les mieux placés pour être les ensembliers, parce qu'on s'occupe de sécurité informatique, on porte les CSIRT, on s'occupe de financement, on s'occupe d'internationalisation. On est sur l'aide économique. 99% de nos aides économiques, elles vont au TPE, PME. On est là sur la connaissance du territoire. Et cette proximité, elle est essentielle. On peut faire du sur-mesure. Quand il y a eu le Covid, on a monté des dispositifs réactifs en lien avec les EPCI. Il y a une connexion naturelle entre les communautés de communes, les intercommunalités et la région. Je pense qu'on... On est là, on est présent, on peut aller sur l'innovation. D'ailleurs, il serait heureux qu'on puisse être plus favorisé sur ce domaine-là. Je pense qu'on peut aussi régionaliser, par exemple, France 2030, parce qu'on a une capacité à identifier les bons projets, mettre en connexion les sujets. Et puis, je le dis sans malice, l'échelon régional, c'est aussi celui de la stabilité politique. Dans la période, on peut regretter que ce ne soit pas le cas partout, à tous les étages, mais nous, on peut voir un petit peu plus loin. Et donc si on avait un petit peu plus de manœuvre pour donner cette stabilité à nos entreprises, ça ne nous ferait pas de mal. Ça suppose, parce que c'est un débat qui est un débat un peu institutionnel entre nous, qu'on a un peu de visibilité sur nos ressources, parce que si on a de la visibilité sur nos ressources, on peut donner un avenir un petit peu plus clair, un ciel un peu plus clair à nos entreprises.
Merci Franck. Alors un mot rapide sur le Grand Est qui se caractérise déjà sur la carte par 750 kilomètres de frontières avec quatre pays, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne. Nous avons l'exclusivité de la frontière allemande et la Suisse. Et je suis le seul président de région à être frontalier à la fois des Hauts-de-France, frontalier de Bourgogne-Franche-Comté et frontalier d'Ile-de-France qui nous situe très bien. Notre force à nos régions, c'est probablement aujourd'hui d'incarner l'échelon. quasi idéal entre la nécessité d'une proximité avec les bassins d'emploi et en même temps la vision stratégique que nous offre un certain nombre de compétences, le développement économique, la formation qui devient un facteur clé pour les entreprises aujourd'hui. On connaît tous l'évolution démographique de notre pays et la pression sur les ressources humaines. Et les mobilités qui sont évidemment aussi des facteurs de compétitivité. Si on y ajoute dans une région comme le Grand Est, une très forte capacité de production énergétique bas carbone, trois centrales nucléaires, deuxième région nucléaire du pays. et 51% de l'électricité de notre région fournie par le renouvelable, on arrive véritablement à mixer les formes énergétiques bas carbone, donc aussi à attirer un certain nombre d'acteurs économiques. On l'a vu dans les derniers sommets Choose France, dans les derniers classements d'EY, notamment sur l'attractivité des régions. Voilà, nos grandes régions se portent bien et cet échelon n'est plus contesté par personne aujourd'hui. C'est également, et ça, il faut qu'on le dise à nos... A nos amis ministres ici présents, c'est un formidable échelon d'expérimentation à la région, mais qui a été sous-utilisé en la matière. Chez nous, par exemple, on gère aujourd'hui les routes nationales. On va instituer l'éco-taxe redevance poids lourd, qui va nous permettre effectivement de financer un milliard d'investissements dans nos infrastructures pour être toujours plus performants sur l'intermodalité, sur le fluvial, sur le routier, sur le fret ferroviaire. Autant de sujets qui sont des sujets absolument essentiels de compétitivité et en même temps. décarbonation, parce qu'on est dans un système qui, évidemment, exige cette décarbonation. Et puis, quand on parle du région Grand Est, on parle de Strasbourg, on parle de l'Europe. Voilà, on est l'échelon aussi qui est en connexion avec Bruxelles. Avec une nécessité absolue là-dessus, et c'était l'un des sujets de nos débats tout à l'heure avec Sébastien Martin, de retrouver davantage de souveraineté européenne, de continuer à faire comprendre à l'Europe qu'on ne peut pas être un îlot de personnes naïves encore attachées au libre-échangisme, alors que partout ailleurs, nos concurrents aujourd'hui nous attaquent, nous agressent. Et il faut que l'Europe apprenne à se défendre. Et on est en capacité, sur l'alliance des régions pour l'automobile, avec mes voisins évidemment qui sont concernés très directement, sur la sidérurgie, à faire entendre à Bruxelles la voix de ces régions industrielles qui revendiquent et qui sont fiers d'être des régions industrielles. Il y a un moment où, dans l'opinion, être pour l'industrie, c'était presque être montré du doigt. La France sans industrie n'est plus la France. Il n'y a pas d'avenir sans l'industrie. Donc, on croit à l'industrie. On a été des grandes régions industrielles. On a connu des crises, mais on a une capacité de rebond et de résilience absolument exceptionnelle. Et ça, je pense qu'il faut le dire parce que des régions industrielles, il n'y en a pas tant que ça. En tout cas, celles qui assument pleinement leur fierté d'être industrielles, on en fait partie et on le revendique.
Merci Xavier Bertrand. On avait commencé la journée ensemble à Gauchy. chez L'Oréal pour l'annonce d'un bel investissement d'extension. On la termine ensemble. Quel message on peut passer quand on est président d'une région historiquement industrielle et dont il faut reconnaître qu'elle est aujourd'hui en renaissance industrielle à tous ces entrepreneurs qui sont la salle.
Regardez nous comme des entrepreneurs que nous sommes. Il n'y a pas que les présidents de confédération qui vont s'exprimer qui sont des entrepreneurs. Nous aussi. On n'a plus une obligation de moyens comme on le pensait pour les notables qui étaient les présidents de région. On a une obligation de résultats. Voilà. Moi, je suis à la tête d'une région. Je n'ai pas 6 millions d'habitants. J'ai 6 millions d'actionnaires et je leur dois des résultats comme mes collègues. Et les résultats séparent de l'activité, séparent de l'emploi. J'ai oublié de vous dire, ce n'est pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les entrepreneurs. On est toujours mort de fin et on a cette logique. On a un budget de 4,3 milliards. On sait bien faire la différence entre les dépenses de fonctionnement, les dépenses d'investissement. Et on sait pertinemment que notre première compétence, c'est l'économie, l'emploi et la formation, tout ce qui est lié au développement. C'est notre logique. Alors, bien évidemment, je vais dire la même chose que mes collègues. C'est vrai qu'il y a des enjeux clés qu'on a pris à bras le corps. La question de la décarbonation est maintenant, encore une fois, le virage digital, le virage de l'intelligence artificielle. Et sur ce point là, vous savez, si on se bat aujourd'hui pour avoir des data centers, Valérie l'a expliqué, qui sont bel et bien pour la puissance de calcul de l'IA. Il faut bien comprendre que c'est aussi pour avoir des atouts pour vous. C'est-à-dire que ce qu'on est en train de négocier dans les cahiers des charges, c'est la souveraineté des données, qu'elles ne se barrent pas n'importe où. Vous voyez ce que je veux dire ? Et d'autre part, ce qu'on est en train de négocier, c'est que les entreprises de la région, il faut qu'il y ait des atouts, puissent aussi avoir un accès. à des données contractuelles qui soient plus favorables. C'est pour ça aussi qu'on se bat. Mais on n'oublie pas non plus que les data centers, c'est des infrastructures, c'est une forme de vitrine. Le véritable enjeu, ce sont les usages de l'intelligence artificielle. L'autre point sur lequel je voudrais insister, Roland, si vous me le permettez, monsieur le ministre, vous savez que je ne suis pas un soutien permanent, le moins qu'on puisse dire, du président, mais quand même. Si on a aujourd'hui cette opération comme si on a une chose France depuis des années, c'est parce que ce pays est singulièrement devenu plus business qu'à une époque. Il y a eu la flat tax au départ. Il y a eu bien évidemment les ordonnances Macron sur le fiscal et sur le social et les progrès. Il y a un point sur lequel on peut encore améliorer les choses, même dans les 17 mois qui viennent. C'est sur tout ce qui est environnement réglementaire. J'ai dit réglementaire, c'est à dire qu'on n'a pas besoin de passer au Parlement. Alors, bien évidemment. Et je le dis aussi, nous jouons aussi notre rôle. Nous, on essaye de faire la différence entre la justice fiscale et les conneries fiscales. Vous voyez ce que je veux dire ? A bon entendeur pour ceux qui jouent au fou, notamment l'Assemblée. Heureusement qu'il y a le Sénat qui rétablira les choses. Ils ne sont pas là. Les députés qui sont là, ils ne jouent pas au fou. Si ils étaient là, tu me connais, j'aurais dit exactement la même chose s'ils étaient directement visés par mon propos. Mais il y a un point sur lequel il faut qu'on fasse très attention. Moi, je trouve génial que vous fassiez Choose France pour les investisseurs français. Parce qu'il y a des entreprises qui ont un comportement patriote, elles vont conquérir des territoires à l'international, tant mieux, on le disait avec L'Oréal, mais elles n'oublient pas aussi. que ce qui leur a permis de naître et de grandir, c'est la France. Et on entend tellement ceux qui ne connaissent pas l'entreprise leur taper dessus qu'on a le droit de le dire, notamment quand c'est bien. Et un râleur comme moi peut se permettre aussi de le souligner quand c'est le cas. La deuxième chose, c'est que c'est important de montrer qu'on ne déroule pas un tapis rouge uniquement pour les internationaux, mais qu'on est capable de dérouler le tapis rouge également pour les nationaux. Mais on est d'accord, alors on va aller un petit peu plus loin. C'est qu'il ne faut pas qu'on ait d'un côté un peu un état marketing qui déroule le tapis rouge, qui fait des opérations comme celle-ci et qu'on ait un état qui soit trop administratif. C'est ce que disait Valérie tout à l'heure. Ça, c'est l'un des points clés. Et encore une fois, je le dis d'autant plus qu'on a des ministres qui sont des politiques. Et il faut donc que cette logique politique, elle se traduise partout sur le terrain. Et je voudrais parler des préfets. J'aurais parlé des préfets de région. Initialement, dans le temps, vous regardiez les préfets de région comme des notables. On regardait les préfets, notamment comme ceux qui étaient chargés de l'ordre public. Aujourd'hui, c'est totalement différent. Les préfets sont dans les régions, dans les départements, ceux qui connaissent mieux le monde de l'entreprise. Et il faut que vous leur donniez un maximum de responsabilité pour que... Ne filez pas les clés à tous les élus si vous ne vous sentez pas, effectivement, en confiance avec tous les élus. Mais dans ces cas-là, filez un double des clés aux préfets et aux élus en n'oubliant pas le monde économique qui ne soit pas mis de côté. Et dans ces cas-là, ce pays va véritablement accélérer, c'est-à-dire que la chape de plomb bureaucratique que l'on peut avoir de ce fameux état profond, c'est capable de sauter. Vous faites confiance. au préfet comme représentant, il y a un véritable coup à jouer. Qu'ils aient la possibilité de déroger, Valérie donnait des critères qui sont très simples, mais on peut le faire dans tous les domaines. Nous, on a réussi dans la région à mettre en place une sorte de contrat d'implantation. On s'engage par écrit l'État, collectivité de rattachement sur des délais maximum. Ça, ça peut être généralisé au delà de ce qui avait été fait sur Industrie verte. Mais il faut que vous appuyez là dessus très clairement. Et tiens, je vous propose aussi un truc. Tiens, vous donnez deux mois. au monde économique, au président de région et à vos préfets de région pour vous faire 10 propositions de simplification de terrain qui passeraient par décret. Deux mois, vous leur donnez. Ensuite, vous les examinez si vous voulez à Paris pendant un mois et vous engagez à en reprendre les trois quarts. Ça aura été béni d'une certaine façon par vos préfets et ça, vous êtes capable de faire bouger. Ça ne coûte pas un euro, ce que je dis, mais comme pour eux, le temps, c'est de l'argent. Ça peut faire gagner beaucoup d'argent et beaucoup de temps à l'économie française aux entrepreneurs.
Merci beaucoup. Ça me semble une excellente idée. On interrogera nos amis entrepreneurs tout à l'heure pour savoir si cette idée leur plaît, mais je me dis que ça va leur plaire. Je voudrais terminer par vous poser chacun d'entre vous quatre une question et vous donner une mission. On a parlé et vous avez plutôt bien exprimé, mais vous pouvez compléter à l'issue de cette prise des paroles ce que vous attendez de l'État. Plus de simplification, de la responsabilisation à votre niveau et avec peut être des moyens qui vont avec. Ça, je l'ai bien entendu. Si vous aviez. une demande auprès de l'Europe, quelle qu'elle serait. Et si vous aviez, vous, peut être une offre à nous faire, qu'est ce que les régions pourraient faire mieux encore que ce qu'elles font aujourd'hui? Comment elles pourraient agir différemment? Au fond, les demandes que vous avez de l'État et de l'Europe, quelle est selon vous la demande qu'on pourrait vous adresser pour que ça fonctionne encore mieux? Valérie,
alors sur l'État, moi, je voudrais qu'il n'y ait pas la moitié de l'État qui contrôle ce que fait l'autre moitié. Parce que des gens qui agissent dans l'État, il y en a. On a parlé des préfets, on a parlé d'un certain nombre d'administrations territoriales qui bossent toute la journée pour déboucler les dossiers. Et puis on a la moitié de l'État qui vient contrôler ce qu'on fait, mais de manière totalement tatillonne, de manière... totalement anxiogène, parce que derrière, maintenant, il y a le risque pénal. Derrière, il y a un article 40 sous chaque pas. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on fait quelque chose et qu'il y a un fonctionnaire de contrôle qui considère que peut-être il y a un risque, je vais donner un seul exemple. Mais ce n'est pas un exemple industriel, mais ça aurait pu l'être. J'avais un lycée, j'avais un quartier qui s'était construit dans une zone inondable, enfin à côté d'une zone inondable, et le lycée était en zone inondable. Et ce quartier s'était construit, j'avais 100 gamins dans le collège, il me fallait une extension du lycée, mais ça aurait pu être une extension d'usine. J'ai demandé l'autorisation, parce que j'avais deux ans en tout pour faire mon extension du lycée, sinon j'avais 100 gamins dans des algécos, enfin on ne sait pas où, sous détente. Je demande le permis, et on m'appelle paniqué. Le président de l'Intercom m'appelle paniqué. Les services de l'État ne donnaient pas l'avis favorable. Et pourquoi il n'est pas l'avis favorable? Parce qu'on peut questionner juridiquement l'intérêt général d'un lycée. Alors si on questionne juridiquement l'intérêt général d'un lycée, je ne vous dis pas ce qu'on questionne quand il s'agit de CDG Express. CDG Express n'était pas d'intérêt. D'intérêt national majeur, non, pas d'intérêt général majeur, parce qu'après le Covid, c'est bien connu, on allait moins voyager en avion, donc il fallait plus de ligne directe. C'est déjà express 2 milliards d'euros d'investissement public soutenu par l'État, soutenu par la région, mais quand même un juge qui dit c'est pas d'intérêt majeur. On n'en peut plus, on n'en peut plus. Le grand hôpital Nord de Saint-Ouen qui va être un grand hôpital de recherche. bloqués, parce que quelqu'un a fait un calcul, on ne sait pas comment, il ne savait pas ce que c'était que des soins de suite, c'est ballot, ils ne savaient pas ce que c'était que des soins de suite, donc ils ont compté les lits d'hôpital, et ils ont dit, ah, on perd des lits à Saint-Ouen, on ne perdait pas des lits, sauf qu'au lieu de faire des lits d'hôpital, comme il y a maintenant un truc qui s'appelle l'ambulatoire, on faisait une maison de soins de suite de 80 lits, donc on faisait 80 lits supplémentaires, et le juge a mal compté. Donc si vous voulez, moi, j'ai un grand respect pour les juges, j'ai été juge, mais franchement, à un moment donné... Il y a la moitié de ceux qui essayent de faire qui se retrouvent confrontés à l'autre moitié qui essaie de les empêcher de faire. Si on pouvait nous simplifier les choses, éviter ces recours en simplifiant la loi, serait vraiment bien. La loi, 30% de mes fonctionnaires travaillent à répondre à des contrôles de la CRC. C'est trop 30% à la préfecture de région, c'est 50%. Donc, voilà. Donc, essayez quand même de remédier à ça. Ça coûte beaucoup, beaucoup d'argent. Il paraît qu'on cherche des économies. Moi, je vous dis où est-ce que j'en fais. Et sur Bruxelles, la seule chose que je leur demande, c'est la stabilité des normes. Parce qu'ils ne peuvent pas me dire qu'il faut faire des méthaniseurs agricoles, qu'il faut méthaniser les déchets, qu'il faut mettre le biogaz dans les bus, me faire acheter des milliers de bus au biogaz et m'expliquer que à partir de 2030, on ne pourra plus acheter de bus au biogaz. Parce que moi, je ne sais pas comment on fait et je ne sais pas comment la filière bus peut s'en remettre.
Merci, Jérôme.
l'état, partager une vision commune du territoire. Je pense qu'on a perdu l'état planificateur et que c'est souvent à l'échelon régional que la vision stratégique se trouve aujourd'hui. Et je pense qu'il faut qu'on top sur un diagnostic partagé du territoire pour qu'on se mette d'accord une bonne fois pour toutes. sur les questions de mobilité, sur les questions économiques, sur les grandes visions d'aménagement, la démographie, parce que si on n'est pas d'accord là-dessus, on passe notre temps à essayer de monter des projets sans savoir si c'est nous qui les finançons ou si c'est l'Etat. Moi j'ai des sujets de... de lignes de dessertes fines du territoire, qui sont extrêmement épineuses, et qui condamnent certains territoires ruraux où il y a de l'industrie, parce qu'il y a de l'industrie en territoire rural, et qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Donc si on ne partage pas ça, on ne peut pas travailler dans bonnes conditions. Sur la dimension européenne, c'est d'abord de garder l'échelon régional présent en termes de gestion d'un certain nombre de fonds, parce que c'est le sens de l'histoire, et nous permettre... de passer plus facilement du contrôle à la confiance, parce que nous aussi on recrute beaucoup de fonctionnaires. pour demander des pièces. On m'a appelé tout à l'heure sur un dossier pour lequel le problème était la date de validité de la carte d'identité. C'est quand même embêtant que, là c'est un agriculteur, mais ça pourrait être un chef d'entreprise, qu'un dossier tombe parce que la carte d'identité n'est pas valide ou qu'on s'est trompé. Un petit peu de confiance, un petit peu moins de contrôle, un petit peu plus de confiance, un petit peu moins de contrôle, ça pourrait être une bonne idée. Merci
Franck.
Alors vis-à-vis de l'Europe, plus de réactivité, de rapidité. On a vu l'acier chinois se déverser sur l'Europe. Il a fallu 18 mois pour qu'on obtienne des mesures. On a vu le photovoltaïque européen ruiné en une semaine par une division par trois des prix du photovoltaïque chinois. Quand une opération manifeste de dumping est là, l'Europe doit immédiatement stopper cette invasion parce qu'elle fait des dégâts considérables. Et on ne peut pas demander à un industriel d'attendre un an ou 18 mois pour qu'on lui mette des protections. Qu'on veuille avoir une industrie exemplaire en Europe, je suis d'accord. Mais ça passe aussi par un accompagnement et des mesures de protection de cette industrie exemplaire. Et ça a manqué cruellement. Le plan sidérurgique est bien parti là. Que de temps perdu. 18 mois de perdu, on aurait pu éviter bien de la casse. Je rejoins évidemment sur l'échelon national ce qu'ont dit à la fois Valérie et Jérôme. Mais décentralisons très sincèrement aujourd'hui. On s'entend. Je rejoins complètement ce qu'a dit Xavier. Moi, le préfet de région, c'est tous les jours qu'on se parle. C'est tous les jours qu'on échange des SMS. On est aux commandes, moi, de la région, lui, de la région partie État. On s'entend parfaitement, on saisit les enjeux. Il n'y a pas un sujet qu'on ne voit pas ensemble en amont pour faciliter le permitting, pour accélérer les procédures. Et quand on se parle tous les jours, je peux garantir qu'on déploie une énergie, mais qui donne immédiatement du résultat, de la confiance dans les acteurs du territoire. Entendez les acteurs qui sont venus vous installer chez nous. le fait que la relation état-région est quasi parfaite. Là où l'État est aujourd'hui paralysé par une absence de majorité, et dès que l'État... Lève le petit doigt, il a tous les corporatismes du monde qui lui tombent dessus. Nous, quand on a 15 cégetistes qui viennent devant l'hôtel de région, c'est le maximum. Autant dire que ça ne nous empêche pas d'avancer. Donc utilisons ces régions qui ont enfin une bonne taille pour faire avancer les politiques publiques, pour innover dans l'action publique. Et puis on est prêt à être des apporteurs de solutions, d'être des expérimentateurs. et sous le fer, sous le contrôle de l'État. Et si ça marche au bout de 3 ans, au bout de 5 ans, on généralise à toutes les régions. Je pense que vouloir toujours aborder la décentralisation par l'échelon central... que les régions sont capables de faire énormément de choses et qu'elles innovent dans tous les domaines. Je trouve que passer par les régions, tester des solutions nouvelles sur deux ou trois régions qui seront candidates. Toutes les régions sont candidates pour expérimenter. C'est moderniser l'action publique, c'est accélérer l'action publique et au bout du compte, accélérer la compétitivité de la France. Parce que des régions réactives, actives et un état stratège, c'est l'alliance qu'il nous faut pour l'avenir.
noté.
Xavier, le mot de la fin. Sans faire très original de la part de l'État, confiance, qu'on nous fasse confiance, qu'on fasse confiance aux entrepreneurs. Ça veut dire beaucoup de choses. Ce n'est pas seulement un concept, mais pardonnez-moi, je ne suis pas dans un match Paris province. Valérie, ce n'est pas du tout ça. Il faut que Paris lâche prise. Il faut que Paris lâche prise. Et encore une fois, non, non, mais j'ai expliqué. Non, mais là, je me tourne vers le ministre. Non, non, je me tourne vers le ministre. Vous avez l'État dans les territoires, il faut que Paris lâche prise. Pour l'Europe, un mot, Draghi. Qu'est-ce qu'on attend pour mettre en place ce rapport Draghi ? Il y a des choses qui sont à regarder. Mais purée, il faut arrêter la naïveté. On n'est pas dans un monde de bisounours. Il faut regarder la Chine, les États-Unis. Il faut que l'Europe, parce qu'on a besoin de l'Europe, mais moi, je suis très attaché à mon pays, 68 millions de personnes, un pays comme le nôtre, ça ne réussira pas dans la compétition internationale. En plus, l'Europe, il faut toujours qu'elle attende le dernier moment pour se décider. Imaginez si elle était plus rapide, si elle arrêtait de réglementer pour commencer avant de laisser innover, si elle suscitait justement la possibilité de financer des projets. On sait tout ça. Il y a une Europe parfois qui agace, mais il faut reconnaître quand même, quand j'étais jeune ministre, ça remonta très très loin. Un diplomate m'avait expliqué, monsieur le ministre, l'Europe, c'est 27 fois plus long, mais quand ça marche, c'est 27 fois plus puissant. C'est vrai, il faudrait juste qu'on sorte du 27 fois plus long, comme tu le disais à l'instant, mais draghi, il faut pousser à tous les niveaux pour que ce rapport soit mis en oeuvre et que l'Europe soit vraiment une puissance. Parce qu'encore une fois, ça ne sera pas au détriment des intérêts de la France, je dis ça pour les abrutis qui pensent que l'Europe, c'est contre la France, mais c'est aussi une façon de prolonger. les intérêts de la France. Et c'est comme ça, à mon avis, qu'on peut réussir. Et je le dis juste pour terminer, ce n'est pas le mot de la fin, parce que c'est toi qui vas conclure. Mais quand même, on a eu les 35 heures. On a une fiscalité de dingue. On a une bureaucratie et on est toujours septième puissance mondiale. Et vous êtes exceptionnels. Imaginez qu'on desserre le frein à main. Pas d'un cran, mais d'un coup. Vous voyez à quoi ressemblerait ce pays? Et je le dis non seulement que c'est pas impossible parce qu'impossible n'est pas français, mais de grâce, n'attendons pas 17 mois pour le faire. Il y a 17 mois que l'on peut gagner et il y a aussi beaucoup de choses qui peuvent se régler par décret. Et ça, c'est pour ça que la politique nationale a aussi son importance. C'est à vous de jouer, messieurs les ministres.
tous les quatre. On peut les applaudir. Je voudrais que me rejoigne sur la scène. Patrick Martin, président du MEDEF et Amir Reza Tofighi, président de la CPME. Messieurs, bienvenue. Bon, vous vous mettez où vous voulez. Il n'y a pas de plan de table. Je vais terminer. Préparez-vous par la question que j'ai posée aux quatre autres. Qu'est ce que vous attendez de l'état de la région et de l'Europe? Mais avant, je voudrais commencer par parler de vous et de parler de des entreprises qui sont qui sont dans la salle. En gros, comment ça va Patrick Martin?
Merci Roland. Comment ça va ? Ça pourrait aller mieux. Je voudrais saluer l'initiative que tu as prise, que le gouvernement a pris en organisant ce Choose France dans un contexte où c'est à la fois nécessaire et audacieux. Si on se comprend bien. Et moi, je voudrais dire que la voix des entrepreneurs doit être mieux entendue. La voix des organisations patronales, ça va sans dire. Mais la voix des entrepreneurs, pourquoi? Parce que nous, on engage tous les jours notre argent. On doit regarder nos salariés dans les yeux et avec des horizons qui, c'est un état de fait, c'est pas un jugement de valeur qui sont probablement, je le souhaite en tout cas, un peu plus lointain que ceux des politiques. À nouveau, c'est pas un jugement de valeur. Je ne ferai pas le métier que tu fais très sincèrement. D'abord, je ne saurais pas le faire.
Pas un métier, c'est une expérience. Il y a un avant et un après. En tout cas, je
donne juste une illustration. Je donne juste une illustration dans ma boîte. Et quand je dis ma boîte, c'est ma boîte. J'ai engagé il y a un an et demi un investissement de 40 millions d'euros, ce qui, à l'échelle de ma boîte, est quelque chose de conséquent. Très sincèrement, et le coup est en partie, je ne pouvais pas l'arrêter. J'espère que l'avenir me donnera raison. Très sincèrement, je devrais prendre aujourd'hui la décision. Je ne prendrai pas la même décision. Voilà, on est là pour se parler très franchement. Je sais que ça fait partie des nombreuses qualités et des objectifs de la maison. Non, ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut que les entrepreneurs soient mieux considérés et qu'un certain nombre de politiques, je n'en fais pas une généralité, comprennent qu'on n'est pas là pour faire de la politique d'abord par construction, qu'ensuite, on ne fera certainement jamais d'antigeux. Et qu'on incarne une forme de bon sens qui, parfois, allez, souvent en ce moment, fait défaut au débat politique. Et puis, par ailleurs, on a une dimension qui fait cruellement défaut et certainement pas à toi. C'est pas par flagornerie que je dis parce que c'est une évidence. C'est que la dimension internationale n'est pas prise en compte par la quasi totalité de nos décideurs politiques. Toi, tu as une expérience qui fait que. Et donc, quand on parle de compétitivité, c'est un mot presque abstrait pour bon nombre de décideurs qui sont de bonne foi. Mon propos n'est pas du tout de les disqualifier, mais c'est donc une dimension qui fait cruellement défaut dans le débat. Si on a le temps, moi, je voudrais parler du capital parce qu'on dissocie l'actionnaire et l'entreprise. C'est une vue de l'esprit. Je voudrais parler de compétences. On a beaucoup de choses beaucoup plus constructives à faire ensemble en ce moment plutôt que de nous envoyer des. des contre signaux qui font que cette manifestation tombe à la fois à point nommé et un peu à contre temps.
Oui, j'avais bien compris ça. Amir, comment ça va?
je me suis donné un objectif, c'est d'être très positif aujourd'hui. Bravo. Je vais essayer de comme Patrick. Exactement. On s'est répartis les rôles avec Patrick. Déjà, merci d'organiser un événement comme ça. Merci de remettre un peu de positif dans un moment qui est très difficile. Je parle du débat public et avec Patrick, on le subit. Et c'est dur de subir ce débat complètement irrationnel. Je parle du débat à l'Assemblée nationale. Et donc, c'est bien de mettre un peu de positif, de rappeler la place de l'entreprise dans la société, sa place comme acteur vraiment. de tous les défis de la société et de mettre en avant des entreprises qui investissent en France. Et c'est vrai que ne pas mettre en avant que les entreprises internationales mais aussi les entreprises françaises, un grand merci. Donc moi je veux rester positif aujourd'hui parce que je suis quasiment tous les jours négatif actuellement tellement c'est dur. Donc là c'est mon petit moment de positivisme et donc dire que c'est important de... de rappeler qu'en effet on a encore des entreprises qui malgré les difficultés, ça a été dit sur la table ronde avant, malgré les difficultés, continuent à investir et continuent à faire de la France. des leaders dans le monde, mais que pour ça, il ne faut quand même pas se tromper dans les futurs choix qui vont être faits. L'exemple de Patrick sur son investissement, on le vit tous les jours aujourd'hui. Moi, aujourd'hui, je ne recrute plus en me disant qu'est ce que va être la situation demain, parce que en fonction des niveaux de charge qui vont monter, en fonction de tout ce qui peut nous tomber dessus, il faut bien comprendre que les entreprises aujourd'hui sont parfois à l'arrêt. Le temps de savoir vers où on va. 2026 peut être difficile. Maintenant, on a encore quelques semaines pour bien faire atterrir le débat public. On va être mobilisés pour ça.
Merci. Donc, si j'allais dire, on met de côté le budget. Olivia, qui passe ses jours et ses nuits ces temps-ci à essayer de le voter, dira facile à dire, pas forcément facile à faire. Mais disons qu'imaginons au rêve d'un ministre de l'économie et des finances qu'on ait à la fois un budget voté à la fin de l'année et que ce budget soit, au fond, pas si mal. C'est à dire d'abord en ligne avec nos objectifs européens de réduction des déficits budgétaires. On ne fait pas ça que pour l'Europe. Évidemment, on fait ça pour nous tous et nous toutes. On a un taux de prélèvement obligatoire qui n'est pas trop augmenté et qu'on est enfin engagé un certain nombre d'économies de dépenses qu'il faudra sans doute poursuivre, mais qui serait déjà engagé. Qu'est ce que vous attendriez d'autre de nous? Et quand je dis nous, c'est les présidents de régions, les ministres. L'Europe, qu'est-ce qui fait qu'on pourrait très vite libérer les forces qui ne demandent que ça en essayant d'éviter de passer par l'Assemblée si possible et donc de l'exécutif, du réglementaire, des propositions de loi peut-être bien portées par quelques parlementaires, mais peut-être pas de grandes cathédrales dont je dois reconnaître et Olivier reconnaîtra aussi que ces temps-ci, elles sont un peu difficiles à faire adopter à l'Assemblée.
'est ce qu'on peut faire pour vous ? On a des joies simples. Ne toucher à rien. Qu'est ce qui est en train de se passer de fait ? Et je sais les contraintes. Une remise en cause assez systématique et fondamentale de la politique de l'offre. On est quand même dans un pays extraordinaire. Quand un truc marche et là, c'est pas un truc, c'est une vraie stratégie pour le pays. Eh bien, on s'applique à le démolir. Moi, je suis désolé, mais cette décision totalement structurante qui va polluer la présidentielle, c'est à dire de suspension. des réformes bornes et touraines, si ce n'est pas un signal à contresens de la politique de l'offre, parce que le vrai enjeu, c'est le taux d'emploi autant que l'équilibre des régimes de retraite. Ce qui semble se dessiner sur l'assurance chômage, c'est à dire que le gouvernement nous saisit par une lettre de cadrage pour qu'on revienne sur les règles. Tout ça n'est pas une partie de plaisir avec les organisations syndicales. pour au final nous dire oui, il va falloir que vous planchiez sur les ruptures conventionnelles. C'est un vrai sujet, mais enfin, c'est pas l'échelle. Et donc, tu vois, il y a un certain nombre de contre signaux. Je reprends cette expression qui sont extrêmement préoccupants pour nous et à vrai dire dissuasifs. J'évoquais tout à l'heure le capital quand je dis faut rien changer. Je vais passer pour un épouvantable conservateur, mais je suis un entrepreneur viscéral et un patriote viscéral. Il n'y a pas de confusion entre nous. Cette espèce de théorie fumeuse selon laquelle l'augmentation du taux de CSG, l'imposition de la fortune dite improductive. J'attends toujours qu'on m'explique que les contrats d'assurance vie restent dans des bassines ou sous des matelas. Évidemment que ça finance l'économie et un certain nombre de dispositions fiscales. Tout ça, on voit un contre signal terrible acquis aux actionnaires. Je sais bien qu'à l'Assemblée, il y a un certain nombre de députés qui voudraient que tout soit nationalisé et que les actionnaires amènent de l'argent pour rien et si possible en en perdant. Mais c'est une vue de l'esprit. Et donc, tu vois, il y a un certain nombre de choses de cette nature. Je finis. Moi, je pense qu'il y a un angle mort terrible dans nos politiques publiques. Et là, on doit pouvoir avancer ensemble. En tout cas, nous, MEDEF, on y est très déterminé. Ça a été évoqué tout à l'heure. C'est le sujet des compétences. Parce que quand on parle de compétitivité, bien sûr, je viens de le faire. Il faut parler de fiscalité. Il faut évidemment parler de simplification. Mais je pense que là où on est les... Plus défaillant et chaque jour un peu plus, malheureusement, c'est sur les compétences. Je ne reviens pas sur les classements internationaux, mais il y a une espèce d'omerta sur l'éducation nationale parce qu'il ne faut pas trop secouer le cocotier. Je ne vais pas parler du mammouth. Je n'ai que de l'admiration pour l'éducation nationale, mais elle est d'un conservatisme crasse. Et ne pas prendre acte de ce déclassement progressif de la France, notamment dans les matières scientifiques, c'est insulter l'avenir. Mais pour commencer, c'est insulter nos jeunes. On n'est pas allé au bout de la réforme des lycées professionnels, qui est un magnifique. objet. On le sait tous, il y a 650 000 gamins qui, pour la moitié d'entre eux, sont égarés dans des formations sans déboucher. On est hyper motivé par ça. Il va falloir s'emparer de la réforme du premier cycle universitaire, dont je sais très bien que c'est un objet politique inflammable, mais c'est un copier-coller de la réforme des lycées professionnels. Et ainsi de suite. Et alors, nous, on a toutes sortes de propositions. Je les ai énoncées à Marseille le 15 octobre, notamment, notamment pour de manière très résolue. Et je ne vois pas comment ça peut. peut être un objet de clivage politique pour attirer beaucoup plus. On le sait, il le faut. Les jeunes filles, les femmes vers les formations et les métiers scientifiques. Mais non, ça coûte pas un fifrelin. Non, ça coûte pas un fifrelin. Au contraire, ça, ça rapporte. Mais non, mais ça rapporte beaucoup d'argent parce que c'est du taux d'emploi, c'est des emplois plus qualifiés. Et c'est un déterminant total pour la réussite économique de notre pays.
Merci Amir. Qu'est ce qu'on peut faire pour vous? Quand je dis on, c'est région, État, Europe.
déjà, l'option de ne rien faire était une bonne option, mais j'ai bien compris qu'on ne va pas y arriver. Donc, il va falloir qu'on limite la casse. Alors déjà, c'est vrai que dans cette séquence budget, il y a des sujets sur lesquels il faut vraiment tenir. Le coût du travail. Moi, je rappelle à chaque fois, quand vous augmentez le coût du travail, vous baissez le salaire net indirectement des actifs, des actifs qui en France aujourd'hui gagnent de moins en moins parce qu'à chaque fois, c'est eux qui sont toujours ciblés parce qu'on augmente les charges patronales, parce qu'on augmente les charges salariales. Et donc, on paupérise les actifs en France. Et on a fait ce modèle. On a choisi ce modèle là, qui est que les actifs et les entreprises sont les sacrifiés du modèle français. Et donc le premier point, c'est de tenir sur le coût du travail et bien évidemment de tenir sur tout ce qui a fait la cohérence de cette politique de l'offre qui a fonctionné. Et c'est quand même incroyable, c'est qu'on parle plus de chômage et pourtant on a l'impression que ça n'a pas fonctionné. Alors que le taux de chômage a baissé, qu'on a aujourd'hui une économie qui est devenue très attractive et donc il faut tenir. Je sais qu'il faut faire des compromis, mais attention au coût du compromis. Le coût du compromis déjà coûte très cher. Patrick vient de le rappeler sur la réforme des retraites. C'est un symbole. qui coûte bien plus que le montant qui coûte en 2026. Et donc, il faut quand même bien tenir. Ensuite, il y a un sujet de compétitivité. Alors, moi, j'étais juste avant sur la table ronde entreprise et territoire. Quand on parle de compétitivité, on parle seulement de compétitivité par rapport à la fiscalité, par rapport au coût du travail, la productivité, mais aussi la compétitivité du territoire. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que l'État fixe un cap, mais le territoire... est un facilitateur. Et ça a été dit juste avant. Moi, j'ai bien aimé l'exemple de l'actionnaire. Je me permettrai de le rappeler à chaque fois à tous les présents de région. Mais en effet, le rôle de la région, c'est de faciliter la vie des entreprises. On a le sujet du foncier. On est en train de sortir justement, on l'a sorti d'ailleurs aujourd'hui, un livre blanc sur la souveraineté industrielle pour les PME, comment on relance l'industrialisation à travers les PME pour retrouver une souveraineté industrielle. On parle du foncier. Beaucoup de PME ont besoin souvent de très petits terrains, moins de 2 hectares. Et c'est vrai que les mécanismes qui existent aujourd'hui ne gèrent pas ça. Donc on propose une solution par rapport à ça, un passe foncier PMI. On a le sujet des compétences, Patrick l'a dit aussi, mais il y a un vrai sujet. Aujourd'hui, un vrai sujet. 87% des PME aujourd'hui n'arrivent pas à recruter. Et pour 40%, elles n'ont même pas de candidature. Imaginez. On a le sujet après de l'aménagement du territoire. Le sujet du logement, c'est un sujet majeur. Aujourd'hui, on a 20% des PME qui n'ont pas réussi à recruter à cause de problématiques de logement. Et après, il y a tout le sujet de la mobilité. Donc la région a un vrai rôle par rapport à ça pour créer une compétitivité territoriale. Après, on a le sujet de la commande publique. La commande publique, c'est un levier énorme pour permettre que l'argent public soit utilisé localement pour les entreprises françaises. Je sais que le cadre européen est très strict, que les Français, on est les meilleurs élèves de la classe. Il faut savoir aussi jouer un peu avec les règles pour favoriser les entreprises en France et faire de la commande publique un vrai levier de développement économique territorial. Moi, j'aimerais quand même dire que juste avant, dans la table ronde, j'ai entendu de l'envie, de la vision. Il y avait des entreprises qui parlaient de la place de l'entreprise en tant qu'acteur de la cohésion sociale sur les territoires. Comment nos entreprises sont parfois des derniers lieux de cohésion sociale dans certains territoires reculés. Des acteurs qui répondent à la souveraineté médicale. On avait Mayoli, la souveraineté numérique, avec Brevo. Tous ces acteurs qui, aujourd'hui, investissent sur la transition écologique. On n'a pas besoin aujourd'hui que l'État nous impose des règles. Croyez-moi que les entrepreneurs sont les premiers conscients de l'importance de ce sujet. Et j'ai aussi senti la fierté et même un mot qui est parfois un gros mot du patriotisme économique. Je pense qu'on ne parle pas assez de patriotisme économique. Le patriotisme économique, c'est globalement l'économie fonctionne mieux s'il y a un peu de patriotisme économique et qu'on arrive à faire ensemble que l'ensemble de la chaîne de valeur. soit plus intégrée, soit plus française. Et donc, c'est un enjeu majeur. Je vais vous donner un exemple d'un adhérent qui n'est pas ici aujourd'hui, mais pour montrer l'importance d'une entreprise sur un territoire. Axon Cable, c'est une entreprise qui a ses ânes. C'est une commune qui fait 5000 habitants. Cette entreprise a 800 salariés. Donc, imaginez le rôle d'une entreprise qui a 800 salariés dans une commune qui fait 5000 habitants. Globalement, c'est un territoire assez reculé dans le Grand Est. Tout l'écosystème autour C'est une entreprise qui est leader mondial dans les câbles sous-marins notamment. Imaginez si cette entreprise demain disparaît. C'est tout un territoire qui va disparaître demain. C'est tous les sous-traitants derrière qui vont disparaître. Tous ces territoires un peu qui ont perdu leurs industries et qui derrière ont des taux de chômage élevés, ont des personnes qui sont très loin de l'emploi. Pourquoi je dis ça ? Parce que avoir des entreprises qui se développent dans les régions, c'est avoir des régions qui réussissent. Et donc c'est un deal gagnant-gagnant. Mais pour ça, on a besoin d'avoir des régions qui sont à nos côtés.
D'abord, je pense que cette journée, j'espère qu'elle vous a été utile. En tout cas, nous, elle nous l'a été. Je vois les ministres qui opinent, les directeurs de cabinet et membres du cabinet qui opinent aussi, parce qu'au-delà, évidemment, des rencontres plénières et des tables rondes, on a pu aussi vous rencontrer en tête à tête. Et je pense qu'on sort avec un certain nombre d'idées assez concrètes qu'on pourrait mettre en œuvre de manière extrêmement opérationnelle, efficace pour vous simplifier la vie et faire en sorte qu'on soit dans le deal gagnant-gagnant. que mentionnait Amir il y a une seconde. Deux, je pense que ça a été dit. Reconnaître et au fond, remercier les entreprises qui ont investi en France, c'est la moindre des choses. Et donc, si on peut le faire une fois de temps en temps, je pense qu'il faut continuer à le faire. Donc, j'espère. En tout cas, je propose ça au président de la République qui a initié cet événement qu'on puisse refaire ça régulièrement. Et puis, trois, je dirais les contacts ont été pris. dans les rencontres dites B2B ou B2G, c'est à dire entre vous ou entre vous et nous. Je pense qu'il ne faut pas hésiter à faire des suivis. N'hésitez pas à reprendre contact avec les ministres, avec les directeurs de cabinet, avec les membres de cabinet avec lesquels vous avez été en contact parce que cette carte qu'on vous affiche là, on espère que l'année prochaine, elle sera au moins aussi enthousiasmante, malgré, on le disait ce matin, un environnement extrêmement difficile auquel on fait face aujourd'hui. Je suis heureux qu'on ait pu se parler franchement et vraiment, je vais vous laisser le mot de la fin, mais je pense que ça fait partie des discussions qu'on peut avoir dans une famille qui a envie de gagner ensemble et face à l'environnement international, face aux politiques anticommerciales. du côté de l'Atlantique et de dumping commercial de l'autre côté du monde. Je pense que si déjà entre nous, on n'est pas capable de se resserrer des rangs pour ensemble travailler à une meilleure compétitivité, une capacité à avancer ensemble, on ne sera pas capable non plus de porter cette voie en Europe. Je l'ai dit ce matin, l'Europe, elle est en train de changer. Il faut qu'on continue à la faire changer, que notamment la préférence européenne doit être au cœur de notre stratégie et que ça, on le fera ensemble. Voilà, je ne serai pas plus long. Merci à tous les deux. Je vous laisse un mot pour conclure et donner une raison d'espérer. Patrick, je suis sûr que tu peux en trouver une. Je n'ai pas à me forcer.
Je n'en doute pas. Je n'ai pas à me forcer. Non, ce n'est pas individuellement que ça s'adresse à toi. C'est globalement à la classe politique nationale. Écoutez-nous plus. Sortez-vous de la tête que quand on râle, c'est juste pour se défouler et que c'est par poujadisme primaire ou ce qui nous est dit parfois parce qu'on ne comprend rien. Je pense qu'il y a beaucoup de choses qu'on comprend très bien et parfois mieux. Et c'est comme ça qu'on avancera. Et donc, il y a une impérieuse nécessité qu'un certain nombre de décideurs comprennent bien la globalité du fonctionnement de l'économie. J'ai parlé des actionnaires versus les entreprises. C'est une foutaise. Et ainsi de suite. Et je finis simplement en disant que je partage tout à fait ce qui a été dit sur les préfets. Je le dis d'expérience. J'ai des dossiers d'investissement qui ne seraient jamais sortis si les préfets, à un moment donné, n'avaient pas pris les choses en main, parfois en outrepassant leurs droits. Ce qui est terrible de la part de représentants de l'État. Et puis, j'entendais une dernière notion, mais on peut en débattre à l'infini. Moi, je demande que les associations, les ONG, qui pour la plupart d'entre elles sont éminemment respectables, mais quoi qu'il en soit, soient soumises aux mêmes règles de transparence que nos entreprises et nos organisations professionnelles le sont. Je pense que ça évacuerait beaucoup de contentieux. En tout cas, on saurait à qui profite le crime.
Merci Amir. Le mot de la fin du mot de la fin. veux dire que
la France a des entrepreneurs qui ont une énergie, une vision, une envie de contribuer au bien commun. Donc on demande juste à ce que cette énergie puisse se déployer. Et donc tout à l'heure, on parlait du frein à main, donc justement de lâcher un peu le frein à main. Et ce qu'on demande aussi, mais on en a souvent parlé, c'est d'avoir une concurrence équitable. Il n'y a rien de plus énervant pour un entrepreneur à qui on impose énormément de normes, de règles et de voir l'incapacité des politiques à juguler toutes ces plateformes azétiques qui ne respectent aucune norme, qui déversent leurs produits en France et qui tuent toutes ces entreprises françaises. Et donc, vous avez un... Un tissu d'entrepreneurs qui sont capables de faire des miracles. Protégez les au moins de toute cette concurrence déloyale.
on remet ça, on remet ça bientôt. Merci à tous et à toutes.
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