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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Des merdes comme ça, il faut les brûler. Je ne compte plus les mecs qu'on a éborgnés. Moi, j'ai envie d'aller les tabasser. Ces propos ont été tenus par des gendarmes lors de la manifestation de Sainte-Sauline le 25 mars 2023. C'est ce que révèlent les images de caméras piétons des forces de l'ordre diffusées par Libération et Mediapart la semaine dernière. Ces propos sont choquants. Mais ils ont été accompagnés d'actes bien plus choquants encore, comme des tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives volontaires et parfois même sur ordre des supérieurs hiérarchiques. Ces tirs tendus sont interdits parce qu'ils peuvent tuer. Mais le plus choquant dans cette histoire, c'est que l'inspection générale de la gendarmerie nationale a visionné ces images et n'a pas jugé bon d'en informer le procureur. Ce dernier avait pourtant chargé l'IGGN de l'enquête pénale ouverte pour déterminer les circonstances dans lesquelles quatre manifestants avaient été gravement blessés. La retranscription des vidéos transmises au procureur n'évoque que très partiellement les faits et en amoindrit la gravité. Alors en cette veille de 13 novembre, nous saluons l'engagement quotidien des forces de l'ordre. Et nous disons avec d'autant plus de force que ceux parmi eux qui salissent l'uniforme ne devraient pas être au-dessus de la justice. Cela devrait être garanti par un contrôle indépendant et transparent. Comment expliquer cette retranscription ni loyale ni honnête ? Comment expliquer que le ministre de l'Intérieur de l'époque, M. Darmanin, n'ait pas jugé utile d'ouvrir en parallèle une enquête administrative sur ces faits, pourtant dénoncée par de nombreux élus présents lors de cette manifestation ? Enfin, comment pouvez-vous nous garantir l'indépendance du parquet quand le garde des Sceaux, supérieur du procureur de la République, est celui qui était le plus haut responsable du maintien de l'ordre au moment des faits ? Monsieur Darmanin est en situation manifeste de conflits d'intérêts. En démocratie, il aurait déjà démissionné. En France, messieurs les ministres, participer à une manifestation interdite est sanctionnée d'une amende. Pas de deux semaines de coma. Alors pour une fois en Macronie, soyez à la hauteur.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.