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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Chaque année, au moment du débat sur le budget, nous découvrons avec toujours plus d'étonnement les mots d'ordre du gouvernement. Des mots d'ordre souvent bien mensongers pour justifier sa politique de classe et de casse de la sécurité sociale. A en croire, M. Lecornu, l'année 2026 sera consacrée à une logique de prévention renforcée pour les personnes à risque d'évolution vers une affection longue durée. Mais en contrepartie, il réforme les ALD. C'est l'arrivée d'une nouvelle catégorie, des ALD non exonérantes, c'est-à-dire trois fois moins de jours d'arrêt maladie autorisés et plus de jours non indemnisés pour un certain nombre d'affections. En termes d'arrêt maladie, le gouvernement veut interdire la délivrance d'un premier arrêt de travail pour plus de 15 jours. Parce que M. Lecornu sait bien mieux que votre médecin ce dont vous avez besoin. Les maladies vont devoir travailler au risque de voir leur santé se dégrader. Il nous faut stopper cette mise au travail forcée de personnes qui n'en ont justement plus la force. Le budget prévoit l'augmentation des restes à charge des franchises médicales et ce sont plus de 350 euros par personne qui vont peser directement sur les revenus des familles. Si ce budget est voté, les renoncements aux soins vont bondir. D'autant plus que dans ce scénario, les complémentaires santé vont devoir prendre en charge de nouvelles dépenses. Le coût des complémentaires va augmenter, les entreprises, pour les salariés aussi, et pour les indépendants. Le gouvernement va-t-il prévenir la précarité des plus jeunes travailleurs ? Eh bien non. Après avoir taxé les salaires des très très riches apprentis, payés plus de 900 euros par mois, la taxe s'applique désormais à tous les apprentis, même ceux payés à peine 500 euros par mois. Par contre, leurs employeurs, même les plus grosses entreprises, sont toujours pleinement exonérés de cotisations patronales. Le gouvernement va-t-il prévenir les inégalités femmes-hommes à la retraite ? Non plus. Le gouvernement refuse de mettre en place des sanctions financières pour les entreprises ne respectant pas l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Alors même que ces inégalités ont un effet direct sur le montant des pensions de retraite des femmes. Par ailleurs, chers retraités et chers futurs retraités, vous vous faites arnaquer. Le décalage de la réforme des retraites, qui est intégré dans le budget 2026, est un leurre. Ce décalage est dérisoire. Il ne bénéficiera qu'à environ 700 000 personnes d'ici 2027. Par contre, le prix à payer pour obtenir ce décalage est excessivement cher. Il est conditionné au gel de toutes vos pensions. Le coût de la vie continue de grimper dans notre pays, mais vos pensions ne seront pas revalorisées l'année prochaine. Pire, elles seront désindexées de l'inflation les années suivantes. Et puis, valider le décalage serait valider le principe même de l'âge légal, que l'âge légal serait repoussé à 64 ans. Cette Assemblée n'a jamais eu à voter cette réforme. Le groupe insoumis ne votera pas ce décalage. Enfin, le gouvernement ne prévient pas la précarité des familles ni des personnes en situation de handicap. Au contraire, il veut geler les prestations sociales, les pensions d'invalidité, les prestations d'autonomie, les allocations de présence parentale et les APL. Et taxer au passage les tickets restos, les chèques vacances. La précarité va continuer de s'accroître. Alors voilà, l'année prochaine, le gouvernement a décidé de taper sur les malades, les accidentés du travail, les jeunes, les femmes, les retraités, les travailleuses et les travailleurs, les fonctionnaires de la santé et du social, les familles qui bénéficient de la solidarité nationale. Tapez donc sur 68 millions de personnes, sauf sur les 500 premières fortunes. Le gouvernement prétend faire de la prévention... mais fait surtout des coupes rases dans les dépenses sociales, celles-là même pour lesquelles nous sommes fiers de cotiser. A contrario, il refuse de taxer les super profits, les super dividendes, les retraites chapeau à plus de 50 000 euros par mois, mais aussi les super pollueurs, les employeurs qui laissent mourir leurs salariés, les profiteurs de crise et les vendeurs d'addictions. Le groupe de la France insoumise mènera donc les débats avec combativité. Mon groupe votera bien sûr contre un budget aussi précarisant. Comme mesure de prévention, nous n'hésiterons pas à dégager la hantise des Français, Macron et son 9e gouvernement.
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