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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Les Français commencent à en avoir un peu ras-le-bol, je crois, de cette situation. L'Assemblée nationale a rejeté de peu la motion de censure, vous le savez. Le PS et les LR ont sauvé le gouvernement Lecornu. La motion LFI a recueilli 271 voix, soit 18 de moins que les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Hier, Edouard Philippe était l'invité de l'événement, c'était l'émission sur France 2. Et vous savez, Edouard Philippe, la semaine dernière, il avait plaidé pour la démission anticipée du président. de la République. Et des élections présidentielles anticipées. Une semaine plus tard, est-ce qu'Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, Retourne sa veste, rétro-pédale ou persiste et signe ? Écoutez, chers auditeurs.
J'ai
beaucoup
de respect pour le président de la République qui m'a nommé Premier ministre, mais je ne lui dois rien. Il est venu me chercher et puis il a cessé ce travail collectif que nous avions engagé quand il l'a souhaité et il en avait parfaitement le droit. J'entends le président de la République dire qu'il est le garant de la stabilité, mais objectivement, qui a créé cette situation de très grande instabilité et pourquoi ? Il se trouve que c'est lui. Je pense qu'il a une responsabilité éminente à la fois dans la cause de cette affaire et dans la façon de le régler. Je pense que c'est la seule décision digne qui permet d'éviter 18 mois d'indétermination et de crise.
il y a des phrases quand même choc. Je ne lui dois rien. Et il va sur le terrain de la dignité, de la morale, la dignité du président de la République. Sébastien Ligné, décodez-nous ça.
Bon, on assiste à une fuite en avant assez hallucinante. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tous les macronistes se rendent compte qu'Emmanuel Macron est en fait un gigantesque trou noir. Et plus on s'approche d'Emmanuel Macron, plus on est broyé. Et donc on approche de 2027, et donc Attal, Philippe, Borne, essayent tous de s'éloigner, de contrer les lois de la gravité et d'arracher. cette étiquette macroniste en vue de 2027 mais moi je pense que c'est trop tard et je sais pas si on aura des auditeurs mais aux yeux de tous les français Edouard Philippe c'est un macroniste et il sera jugé comme tel il est comptable du bilan d'Emmanuel Macron pendant une décennie et en plus de cela je pense que l'ingratitude de cet homme va être très sévèrement jugée par les français parce qu'honnêtement dire Je ne lui dois rien. Alors que cet homme-là, comme Édouard Philippe, comme Elisabeth Borne, mais cet homme-là, que serait Édouard Philippe sans Emmanuel Macron ? Il serait sûrement toujours maire du Havre. C'est très bien d'être mère du Havre, mais il ne serait jamais une figure nationale. Que serait Gabriel Attal sans Emmanuel Macron ? Que serait Elisabeth Borne sans Emmanuel Macron ? Donc tous ces gens sont ingrats et ils seront balayés par le trou noir en Macronie. Christophe Bordet, et on sera avec Véronique Besse,
la députée de Vendée, non inscrite. Vous savez qu'on a beaucoup parlé de la seule députée LR qui a voté la motion de censure à l'FI et RN, mais il y a aussi des non inscrits. C'est des députés qui ont eu du courage. Bien sûr, on parlera de ça avec Véronique Besse dans un instant. Mais vous savez, c'est des députés qui ne sont pas affiliés à des partis, qui sont donc non inscrits, qui sont élus sur leur nom et sur ce qu'elles peuvent faire, ou ce qu'ils peuvent faire sur le terrain, et qui ont voté la motion de censure. On en a très peu parlé, justement. Je crois qu'ils sont 2 sur 9 non inscrits à avoir voté la motion de censure. Édouard
Philippe, pour revenir à lui, moi ce que je trouve formidable, c'est que jusqu'il y a 8-10 jours, quand il a fait sa première déclaration, on ne l'entendait plus trop. Et là, il a trouvé aussi le filon, quelque part, pour revenir dans le game. Parce que c'est quand même aussi un petit peu ça. Moi, j'ai connu Edouard Philippe, comme vous, avant qu'il soit Premier ministre. Edouard Philippe, pardon, n'avait aucune, pardon, mais aucune personnalité. C'était un politique que l'on ne connaissait pas, il n'avait absolument aucune personnalité, c'était d'une mollesse absolue. Je ne vais pas sur le terrain de la mollesse. Mais il doit tout, il doit tout effectivement à Emmanuel Macron, il faut quand même le rappeler. Et d'ailleurs à l'Elysée aujourd'hui, je peux vous dire que quand vous discutez avec certains conseillers, ils vous disent que le président de la République, il est très en colère contre Edouard Philippe évidemment, et contre Attal. Parce qu'effectivement, il les a faits ces hommes-là.
Oui, à l'inverse, les équipes de Gabriel Attal ou d'Edouard Philippe pourraient vous dire que le président de la République s'est très mal comporté. Les fautes sont partagées. Mais moi ce qui m'intéresse, c'est est-ce que, et c'est peut-être Sébastien Ligné qui a eu la bonne grille de lecture, de dire, un... le bilan comptable. C'est-à-dire, vous pouvez dire tout ce que vous voulez maintenant, vous restez un macroniste quand vous avez passé ces années avec l'intérieur de la Macronie. Et deux, en revanche, et là c'est la forme, c'est-à-dire que les Français, c'est la forme et le fond, c'est-à-dire qu'ils sont attachés aux valeurs d'humilité, aux valeurs de loyauté, de fidélité. Et quand vous voyez des anciens premiers ministres... pardonnez-moi l'expression, cartonner le président de la République, qui n'est pas très populaire, et bien ça peut faire l'effet stressant, l'effet inverse. Véronique Besse est en direct avec nous, Madame la députée, bonjour ! Bonjour. Véronique Besse, vous avez voté, vous êtes députée de Vendée, et vous avez voté la motion de censure. Vous êtes une non-inscrite, donc vous êtes indépendante, vous êtes libre, et ça tombe bien, c'est une radio libre. La parole, elle est libre, elle est plurielle. Quand vous entendez... D'abord, revenons rapidement sur la motion de censure. Tout ça pour ça ? Tout ça pour quoi, Véronique Besse
? Écoutez, déjà, quand on est libre, en ce moment, c'est assez confortable. J'avoue que je suis ravie d'être non inscrite, puisque j'ai ma liberté de parole et ma liberté de vote. Alors moi j'ai voté la motion de censure pour deux raisons. La première c'est parce que je refuse qu'un gouvernement sans courage soit tenu en laisse par le Parti Socialiste qui a fait seulement 1,7% quand même à la dernière présidentielle, il faut le rappeler. Et c'est ce parti aujourd'hui qui dicte en fait sa loi à la France entière. Donc je pense que c'est une vraie trahison démocratique. Et puis la deuxième raison, c'est qu'on a un gouvernement qui n'a plus de légitimité. Le budget qui va arriver sur nos bureaux d'ici quelques jours, c'est vraiment une bombe à retardement pour le pays avec des hausses d'impôts, on en a parlé, avec le mépris des classes moyennes, le mépris des territoires. C'est pas tenable, c'est pas tenable. Donc vous savez, moi je vous appelle depuis une foire expo, une grosse foire expo que j'inaugure là-dedans. Dans ma circonscription, les gens sont écoeurés, ils ne me parlent que de ça, écoeurés du spectacle qui est donné à l'Assemblée nationale notamment.
Et bien puisqu'on parle de spectacle, avançons, parlons cette fois-ci d'Edouard Philippe qui demande à ce qu'il y ait des présidentielles anticipées et qui demande la démission d'Emmanuel Macron, il parle de décisions dignes. Qu'est-ce que vous en pensez Madame la députée ?
Je pense qu'il manque pas d'air quand même, il y va fort. Je pense qu'il essaie de se faire tout simplement, il essaie de se refaire une virginité politique parce qu'il est quand même comptable du macronisme. Il en a été le premier artisan. Donc appeler au départ anticipé du président, en fait c'est admettre l'échec du système qu'il a lui-même contribué à bâtir. Donc c'est un peu fort de café quand même. Les gens ne comprennent plus rien et chacun en fait. 'ai écouté votre analyse politique tout à l'heure, mais chacun en fait, c'est très juste, essaie de se mettre à son compte en vue de la présidentielle de 2027. Donc chacun essaie de se justifier, de raser plus blanc que blanc et de se dire, ben voilà, c'est moi le meilleur, etc. Et ils sont prêts à tous les compromis, à tous les rediments. Et c'est une forme d'ingratitude. Et ça, je pense que les Français, ils n'aiment pas ça. Il y a une ligne rouge à ne pas franchir, c'est-à-dire qu'on ne tire pas sur une ambulance et le président de la République reste le président de la République. Certes, il est bas dans les sondages, tout le monde a envie de le voir partir, mais ça reste quand même le président de la République et d'un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron. Ces paroles sont quand même trop fortes et je pense qu'il ne s'est pas grandi en disant ça.
Eh bien écoutez, merci beaucoup Madame la députée Véronique Besse, députée de Vendée, non inscrite, indépendante, qui n'est pas avec un parti, donc qui a voté pour ou contre, là c'était pour la motion de censure, mais qui a vanté en son âme et conscience. Et ça c'est important, c'est-à-dire qu'elle n'a pas pensé à son siège, elle a pensé à la France. Et il y en a peu qui ont eu le courage de faire, c'est de plus en plus rare, c'est vrai.
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