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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
L'Intégrale des questions au Gouvernement | 01/04/2026
1 avril 2026
beaucoup. La parole est à présent à madame la présidente Véronique Riotton pour le groupe Ensemble pour la République.
Merci, madame la présidente. Madame la ministre en charge de l 'égalité, nous sommes une délégation française engagée sur l 'égalité qui revenons de New York où la 70e commission de la condition de la femme des Nations Unies s 'est tenue en mars. Nous étions unis entre parlementaires emmenés par vous, madame la ministre, et la présidente de l 'Assemblée nationale, chère Yaël, avec les organisations de la société civile du monde économique. Ce que nous y avons vu doit être dit ici, dans cet hémicycle. Pour la première fois en 70 ans, les Etats -Unis de l 'administration Trump se sont frontalement opposés à l 'avancement et à la protection des droits des femmes dans le monde. Ce n 'est pas un accident diplomatique. C 'est une remise en cause inédite du consensus qui règne dans le système onusien. C 'est le signe d 'un recul organisé, financé, assumé. contre les droits des femmes. Face à ce backlash mondial, la présence de notre délégation parlementaire à New York n 'est pas symbolique, elle est politique. Nous incarnons quelque chose d 'essentiel. La diplomatie féministe a besoin d 'une voix parlementaire, visible, engagée, qui porte le mandat de la représentation nationale jusque dans les enceintes onusiennes. La France est dotée d 'une diplomatie féministe et cette diplomatie a un sens concret. Financer les organisations qui, sur le terrain, luttent contre ces mouvements anti -choix et anti -droit. L 'enjeu, c 'est de soutenir leurs actions, notamment le Fonds de soutien aux organisations féministes, le FSOF, qui doit être pérennisé. Enfin, il ne faut pas abandonner les femmes afghanes, celles qui n 'ont plus le droit d 'étudier, de travailler, de sortir seules, celles qui ont été effacées de l 'espace public par décret. Il y a un mot pour ça, l 'apartheid de genre. Nommer cette réalité, c 'est un acte politique. C 'est reconnaître que ce qui se passe en Afghanistan n 'est pas un système de persécution, c 'est un système d 'oppression mis en place par l 'Etat contre la moitié de son peuple. La France, qui a inscrit l 'égalité de droit à l 'avortement dans sa constitution, ne peut se taire.
La
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