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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
pour ma compagnie dans cette première heure, Adrien Matou. Bonsoir. Bonsoir. Directeur adjoint de la rédaction de Marianne. Bonsoir Louis-Azalter. Bonsoir Pierre. Journaliste politique au Figaro. Bonsoir Philippe Vigier. Bonsoir. Merci d'être avec nous, député Modem d'Heure et Loire. À date, comment est-ce que vous comprenez la politique de Sébastien Lecornu
Écoutez, il prend le temps de bien faire les choses. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il a eu, comme vous le savez, des rencontres avec les syndicats, pas plus tard qu'aujourd'hui, avec les forces politiques, avec les patrons. Ils sont repartis
sans réponse claire, nous disent les syndicats, qui se mobilisent le 2 octobre prochain.
J'entends votre impatience, mais je voudrais simplement vous dire une chose. S'ils donnent des réponses claires immédiatement aux syndicats, avant même d'avoir vu les patrons, avant même d'avoir vu les responsables politiques, comment voulez-vous élaborer une copie que ce soit acceptable par les uns et par les autres ? Ça veut dire qu'il faut que chacun comprenne qu'il y a des efforts à faire de part et d'autre. Donc ça ne peut pas être uniquement « vous prenez tout ce que je demande et c'est terminé ». Non, je pense qu'il prend le temps, mais il a fait une annonce cet après-midi essentielle. Donc votre impatience va s'arrêter dans quelques jours, puisqu'en telle semaine, il y aura les premiers éléments du cadrage budgétaire.
Vous avez compris le sens de ma question, c'est quand même très très différent en apparence de la politique de François Bayrou, est-ce que vous pensez que sur le fond il va y avoir une sorte ou un minimum de continuité
y aura au moins une continuité sur un sujet qui est dans toutes les dettes maintenant, c'est qu'on ne peut pas continuer avec le niveau de dette que nous avons, ce remboursement, notamment la charge, les emplois de la dette. qui sont pas moins de 67 milliards cette année. Donc il faut faire des économies, des économies de l'État, et il faut qu'on aille trouver de l'argent ailleurs, sans pour autant, je le dis avec force, augmenter les classes moyennes, il n'y a pas question. Sans pour autant casser la dynamique économique, il n'en est pas question. Mais il y a des pistes, et le groupe d'évoquer à tout lequel j'appartiens, je veux qu'elles ont déjà de dire à votre micro, de nombreuses propositions, et j'espère que certaines seront retenues, de manière à concilier l'exigence que je viens de souligner.
Justement, monsieur le député, le groupe des députés Modem, par la voix de son président Marc Fénaud, vient de mettre sur la table une... qui en fait est le retour de l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune qui avait été supprimé ou en tout cas réduit par Emmanuel Macron en 2017. Est-ce que vous êtes favorable ? Il n'a pas été réduit,
il a été remplacé par l'IFI. Voilà,
c'est ça qui restreignait le champ aux biens immobiliers et qui enlevait les biens financiers. Est-ce que vous êtes favorable au retour de l'ISF aujourd'hui
je vous réponds très librement. Si on revient un petit peu en arrière, est-ce que Nicolas Sarkozy avait supprimé l'ISF ? Quel rapport ? -ce qu'il y a le rapport ? Parce que je vous explique très clairement... Non mais on est en
2025, monsieur Vigé. Est-ce que vous souhaitez l'ISF
Non mais je vous réponde. D'abord, Emmanuel Macron, ça a été dit à l'instant, avait transformé l'ISF en IFI, un impôt sur la fortune immobilière. Dans le nouvel outil dont Marc Finot a parlé, une proposition qu'avec Jean-Paul Matéi, spécialiste de finance au groupe, et j'ai pris ma part également avec d'autres, nous avons fait une proposition pour que ce ne soit pas l'ISF que vous connaissez auparavant, mais quelque chose qui soit... qui permettent justement d'aller chercher un peu plus d'argent parce qu'on a besoin de ces financements, mais pour autant sans pénaliser le monde de l'entreprise. Puisque quand on met en rendant les outils productifs, c'est-à-dire qu'on enlève tout ce qui touche à l'entreprise. C'est une garantie absolue que l'on donne, mais qui permettra... C'est vraiment essentiel.
On est plus
aisé, de plus participer parce que l'effort doit être porté par les uns et par les autres, mais à due proportion naturellement des revenus des uns et des autres.
Pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas aligner quelqu'un qui a 3000 euros par mois avec quelqu'un qui a des revenus beaucoup plus importants, parce que, même si la Russie, moi je ne suis pas contre la liberté d'entrer, bien au contraire, j'ai été moi-même chez l'entreprise pendant plus de 35 ans. Mais vous savez, il y a des dispositifs qui permettent de faire ce qu'on appelle de l'optimisation publicale, qui sont légaux, mais qui font que vous ne payez pas le même taux d'imposition que celui qui a une rémunération. Et pour vous, c'est une
anomalie que ce soit légal ?
n'ai pas dit que c'était une anomalie, j'ai dit que c'était légal. Non, il y a des optimisations légales qui existent, mais c'est des optimisations qui étaient possibles à un moment. Il faut les rendre impossibles. C'est ça, un impôt plus juste sur plus de têtes.
Adrien Matou. Bonsoir, monsieur le député. Alors, qu'est-ce que vous pensez de la taxe Zuckman, qui est assez différente d'un rétablissement de l'ISF, puisque l'ISF touchait beaucoup plus de personnes. La taxe Zuckman se propose de beaucoup taxer 1800 foyers fiscaux. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est une proposition qui est notamment portée par le PS et que beaucoup considèrent comme une des clés pour débloquer le budget.
suis totalement opposé, je dis bien totalement opposé. D'ailleurs, lui-même a reconnu qu'elle était un peu inapplicable. Je ne parle même pas du sujet de conformité avec l'Europe, ce n'est pas le sujet. Cette taxe-là pénaliserait totalement le monde de l'entreprise, dont nous sommes résolument opposés. Les choses sont simples. Entre la taxe d'Hutman, portée par les socialistes, et d'autres, et l'UFI, tel qu'on est connaissant à l'heure actuelle, il y a un chemin. C'est la raison pour laquelle je parlais Nicolas Sarkozy de la droite républicaine, parce que cet ISF n'avait pas été supprimé à l'époque. Ce que nous proposons de faire aura un peu moins de rendement financier que ce que produisait l'ISF. et aura l'avantage de faire rentrer un peu plus d'argent dans les caisses. Ça ne veut pas qu'on se demande, il faut bien qu'on ait cherché l'argent quelque part. Oui, démunition des trains de vie de l'État. Oui, faire en sorte qu'il y ait des grandes administrations considérables. C'est ça qu'ils veulent
les Français. Les Français, ils veulent que l'État diminue, que l'État obèse diminue, mais pas qu'on aille chercher, y compris chez les gens qui font de la croissance. Là, vous nous dites, il y a deux solutions, soit on taxe les entreprises, ce qu'on ne veut pas faire, et vous avez été chef d'entreprise. Non,
je ne vous ai pas dit ça, je ne vous laisserai pas dire ça, ça n'est pas juste. Je ne
vous ai pas dit, non, vous voyez, il faut de l'OZT, vous êtes aux auditeurs. Qu'est-ce que j'ai dit de mal ? Vas-y. Vas-y, Philippe Vigier.
Je n'ai pas dit qu'il faut taxer l'entreprise, donc je vous
demande de corriger ce mot. Non, j'ai dit qu'il y a deux solutions. Soit on va chercher de l'argent dans les entreprises, et notamment M. Zuckmann, ça lui est égal d'aller chercher l'outil de travail. Et sinon, il y a taxer les rentiers. Et l'ISF, c'est taxer les
rentiers. Donc on n'a pas le droit d'être
rentier en France. Moi, je ne défends pas forcément les rentiers, mais c'est un constat.
Non, votre mot générique, les rentiers, on peut être rentier avec 2 000 euros par mois de rente, donc ça n'a rien à voir. Je vous parle d'optimisation fiscale, je vous parle de thèmes barbares comme les coum-coum, les caries d'intéresse, je vous parle comme certains abus qu'on a pu connaître sur les transactions d'entreprises que l'on connaît, et sur la plus de l'optimisation, ça veut dire que ces mécanismes-là, qui sont parfaitement légaux, pardonnez-moi, mais permettent d'échapper à une grande partie de la fiscalité. Et ça, il faut le faire. Oui, l'État obèse, je vous réponds oui. Oui, une meilleure déconcentration et décentralisation, je vous réponds oui. Mais ça suffira pas. Et donc on va chercher chez Eric. Les agences, vous avez au téléphone quelqu'un qui, dans les agences, quand on voit que les transferts de l'État vers les agences... sont passés de 29 milliards à 90 milliards en moins de 10 ans, où il y a des économies substantielles à faire. Mais c'est beaucoup plus facile de
créer des agences que d'en supprimer, vous le savez aussi bien que moi, M. Vigier.
Il ne va pas avoir la violence de rappeler qui a le plus créé d'agences, c'était au moment où on nous annonçait qu'il fallait 150 000 fonctionnaires en moins et on les transférait dans les agences. Vous savez, je vais vous dire. Mais c'est fait, là on ne va pas
regarder le passé, maintenant il faut redescendre.
Non, mais là où je ne suis pas d'accord avec vous, c'est que du passé, on s'en nourrit pour ne pas refaire les mêmes fautes. Et moi, j'ai vu tout cela s'organiser depuis 2007. C'est la raison pour laquelle, oui, il y a des économies sur l'État. Et l'État doit montrer l'exemple. Oui, il y a des optimisations fiscales, on doit montrer l'exemple. Sur les plus hauts revenus, je crois qu'on doit également montrer l'exemple. Et après, on a un sujet pouvoir d'achat. Nous faisons également, les démocrates, des propositions sur le pouvoir d'achat pour générer un 13e mois en abattant les dernières cotisations vieillesse qui payent sur les SMICAR. Ça, c'est 10% net sur la feuille de paye en bas, à droite. Donc, vous voyez qu'il y a des propositions à faire.
Sauf Philippe Vigée qu'en faisant une nouvelle proposition fiscale, vous personnellement, le groupe Modem, contribue à ce que le débat continue à se fixer sur la fiscalité, ce qui est calme depuis le début de l'été. Non, c'est vous qui... Attendez, je termine ma question. On a mentionné le train de vie de l'État. Ce qui coûte cher surtout et qui creuse la dette, c'est en réalité le déséquilibre du modèle social qui ne finance plus le vieillissement de la population. Autrement dit, ce qui creuse la dette, c'est la sécu, c'est les retraites, ce sont ces dépenses, les transferts sociaux, dans un environnement qui est devenu déséquilibré, c'est-à-dire que les gens qui travaillent, les actifs, ne peuvent plus supporter de payer pour le nombre de personnes âgées, le nombre de malades que nous avons en France. Est-ce que concentrer le débat sur la fiscalité, ça n'empêche pas de se poser cette question du rééquilibrage de la réforme du modèle social
? Je vous réponds très clairement, il ne s'agit pas... d'augmenter les taux des transimpositions qui existent. Donc déjà, je ne demanderai pas plus. C'est lui qui est salarié. Justement, il ne faut pas qu'on laisse dire n'importe quoi. Je ne laisserai pas faire. C'est un débat tellement technique, mais tellement sensible. On ne peut pas dire que demain, avec nos propositions, celui qui gagne très bien sa vie paiera plus d'impôts. C'est faux. Je vous ai parlé des systèmes d'optimisation fiscale et je vous ai parlé de la contribution sur les très gros revenus qui nous échappent à vous, à moi. Il y a beaucoup de personnes, mais qui sont le fait de 0,01% de la population. Première chose. Deuxièmement, vous parlez de la défense d'assurance maladie. Nous faisons des propositions pour accélérer ce qu'on appelle le maintien à domicile. Je vous explique. Nous avons un mur, c'est celui de vieillissement qui est devant nous. En 2035, il y aura 30% des gens qui devraient aller en EHPAD à un moment ou à un autre. Vous savez qu'il y a les fameux niveaux de dépendance qu'on appelle le GIR 1, le GIR 2, le GIR 3. Vous avez un numéro en fonction de votre dépendance. Pourquoi ? On ne laisse pas plus de gens chez eux, ceux qui sont en GIR 3 et GIR 4, les moins dépendants, avec des mesures pour faire en sorte que leur habitat soit mieux avénagé et non pas d'aller en EHPAD.
C'est noté, Philippe Vigier, vous avez vos propositions, à voir ce qui va être retenu, c'est toujours comme ça, c'est le jeu de la politique
? Nous avons fait des propositions parce que c'est une responsabilité, nous voulons une stabilité.
Merci beaucoup Philippe Vigier d'avoir été au téléphone avec nous, toujours avec beaucoup de franchises. 19h27, vous restez avec nous, on revient tout de suite dans Europe 1.
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