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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
qui invitait les maires de France à paroisier le drapeau palestinien
Et en dessous, non
Ça va voir. On recule, on recule. Merci. Bien,
écoutez, merci à tous en tout cas de vous être déplacés. Merci au président du département Stéphane Troussel d'être à nos côtés, à notre député Stéphane Peu, évidemment. Merci aux parlementaires d'être présents, Corinne Narassiguin, Olivier Faure, évidemment. Je saluais notre représentant des écologistes Kader Chiban, conseil régional. le maire délégué de la commune de Pierrefitte, Michel Fourcal, et puis tous les élus de la commune nouvelle de Saint-Denis, au-delà parce qu'il y en a d'autres qui ont voulu ce matin se mobiliser pour marquer le coup de ce moment historique, de cette journée historique, celle de la reconnaissance par notre pays de l'État de Palestine. Vous le savez, moi, comme de très nombreux autres, et en particulier toutes les personnes ici, depuis des années, je me bats, je défends pour l'émergence d'une solution à deux États comme seule solution durable pour espérer une paix en... au Proche-Orient. Pour qu'il y ait une solution à deux États, qu'elle soit crédible, il faut tout simplement qu'il y ait deux États. Donc cette reconnaissance par la France, mais je veux aussi saluer l'initiative diplomatique française du jour, qui va bien au-delà, parce qu'elle a emmené toute une coalition avec elle de pays de reconnaître l'État de Palestine, est pour moi un grand pas. vers la possibilité demain d'une paix avec deux États qui, je le souhaite de tous mes voeux, un jour se respecteront. Ce drapeau, évidemment, c'est aussi dans ce moment terrible que nous vivons chaque jour à Gaza. un témoignage de solidarité internationale vis-à-vis des massacres en cours, vis-à-vis de toutes ces personnes qui subissent les effrois de la guerre et qui meurent sous les bombes, et en particulier les enfants, comme on peut le voir. chaque jour malheureusement sur différentes informations. Voilà, donc c'était important pour nous de nous réunir avec une forme de solennité ce matin, dans le respect de chacun, de chacune, et bien pour affirmer cette volonté finalement d'accompagner. une position diplomatique française nouvelle et de lui donner de la force en montrant justement aussi un soutien populaire à travers les élus et à travers ses gestes symboliques. Il y a celui-là, il y en a d'autres et notre but n'est surtout pas d'opposer les uns aux autres mais plutôt d'accumuler toutes celles et tous ceux qui veulent justement aujourd'hui marquer. cette solidarité et venir approuver la décision du président de la République de reconnaître ce soir l'État de Palestine.
Pour combien de temps est-ce que le drapeau va rester ?
Le drapeau, vous savez, nous l'avons installé dans un week-end de solidarité au mois de juin. Moi, je ne fais pas partie de ceux qui disent qu'il doit rester ad vitam aeternam, sinon là, on pourrait avoir un sujet avec effectivement la question de la neutralité des services publics, mais il restera jusqu'à demain. Ils nous le retireront demain, après que l'État de Palestine soit officiellement reconnu.
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, voulait que les préfectures s'opposent à certains drapeaux palestinens ici devant les mairies. Est-ce que vous, vous avez eu des soucis à ce niveau-là ?
On a reçu un courrier nous rappelant l'état de la jurisprudence aujourd'hui. Je rappelle à chacun qu'il n'y a aucune loi qui réglemente le pavoisement de nos mairies. On en a pris acte, on a aussi fait part d'un certain nombre de désaccords. Il y a d'autres jurisprudences, notamment celle du tribunal de Versailles que vous connaissez tous maintenant puisque ce sujet a... était abondamment discuté, qui montre que sur un temps court, pour à la fois exprimer une solidarité, mais aussi pour rejoindre une position diplomatique française, eh bien c'est accepté, c'est dans les us et coutumes de pouvoir pavoiser les municipalités. Et donc nous l'avons fait, nous le faisons aujourd'hui, et effectivement nous ne nous interdisons pas de le refaire demain.
Et je m'adresse à vous M. Nair et aussi à M. Faure, est-ce que ça symbolise un soutien politique ou humanitaire ?
ta tête, vous avez laissé la parole à Stéphane et après on répondra à vos questions.
Simplement, moi je voulais, comme président du département de la Seine-Saint-Denis, alors que la Seine-Saint-Denis est engagée depuis longtemps, depuis toujours, de très nombreuses villes, le département lui-même en faveur non seulement de la reconnaissance de l'État de Palestine, mais aussi par des actions très concrètes depuis toujours avec des villes, avec des territoires palestiniens, c'est le cas pour le département. avec une coopération avec des acteurs engagés à Jérusalem-Est, mais aussi avec trois villes de Cisjordanie, Jenin, Calquilia et Tulcarem. Et donc il était non seulement normal pour moi d'être aux côtés du maire de Saint-Denis, des parlementaires et d'Olivier Faure qui a proposé cette initiative, c'est non seulement, comme le rappelait Mathieu Anotin, un soutien à l'initiative diplomatique de la France. Et permettez-moi de remarquer en cet instant à quel point finalement tous ceux qui devraient être les premiers soutiens du président de la République sont étonnamment discrets. Et même ce ministre démissionnaire de l'intérieur qui finalement n'agit pas seulement vis-à-vis des maires, mais finalement sa prise de position, elle est plutôt destinée contre le président de la République et son initiative. Et donc qu'il s'agissait pour nous non seulement de dire à quel point par ce geste... Nous soutenons l'initiative diplomatique de la France, mais aussi de marquer la solidarité concrète vis-à-vis de nos amis palestiniens. Parce que la réalité d'aujourd'hui, c'est que finalement à travers ce drapeau, à travers le fait d'hisser le drapeau sur les frontons des mairies, il s'agit maintenant aussi de dire à quel point nous assurons notre solidarité à un peuple en danger. à un peuple en danger. Et donc tout ce que nous pourrons faire dans les semaines, dans les mois qui viennent, non seulement pour soutenir les initiatives françaises, mais aussi pour marquer concrètement des actions de solidarité, par exemple le Conseil départemental délibérera très prochainement pour aider à la reconstruction d'un centre social des Palestiniens à Jérusalem-Est, nous le ferons. Vous le savez, il y a de très nombreux acteurs engagés au niveau de la Seine-Saint-Denis en faveur de l'État de Palestine, mais aussi pour dire qu'à travers cette initiative, nous ce que nous souhaitons c'est la paix, la paix dans cette région du monde. Parce qu'on sait à quel point, compte tenu de ce qu'est l'histoire de ce pays, de notre pays, à quel point il y a une grande sensibilité en faveur de ce qui se passe au Proche-Orient. Et donc nous continuerons à agir et moi je... Je suis bien évidemment satisfait que de très nombreux maires aujourd'hui en Saint-Denis, de très nombreux maires vont hisser le drapeau palestinien, à la fois ce matin et tout au long de la journée, mais aussi que par sa présence, le Premier secrétaire du Parti Socialiste ait marqué son soutien pour l'avoir proposé à cette initiative ici à Saint-Denis. Monsieur le député, je crois.
Oui, d'abord, ce qui va se passer aujourd'hui aux Nations Unies avec la reconnaissance par la France de l'État de Palestine est un moment historique. Et c'est bien normal qu'en ce jour historique, attendu depuis longtemps par nous tous ici, je rappelle quand même que l'Assemblée et le Sénat ont voté en 2014, majoritairement, pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Nous sommes 11 ans après. Ce moment est extrêmement important et je me félicite d'être ici à Saint-Denis à l'initiative du maire pour hisser le drapeau palestinien, mais ça va se faire dans des dizaines et des dizaines de mairies en France aujourd'hui et c'est une bonne chose. Deux mots complémentaires. Il ne faut pas que la reconnaissance ce soir par la France de l'État de Palestine soit la reconnaissance d'un cimetière. Et pour cela, il faut des mesures qui accompagnent la reconnaissance par la France. Il faut que l'Union européenne sanctionne Israël. Et je crois que la France va en prendre l'initiative des... Dans les heures qui vont suivre la déclaration du président de la République, il faut que, sous l'égide des Nations Unies, une force d'interposition, on l'appellera comme on veut, mais permette aux convois humanitaires d'accéder à Gaza et permette l'arrêt de la colonisation de la Cisjordanie, puisque vous savez bien que la reconnaissance d'un État palestinien, si la colonisation se poursuit en Cisjordanie, deviendra quelque chose d'extrêmement compliqué. Enfin, un dernier mot pour dire... à quel point, et je me suis exprimé ce week-end sur le sujet, mais à quel point c'est insensé ce qui se passe actuellement au sein du gouvernement français. Vous avez la France, la France, par la voix de son président de la République, qui va s'exprimer devant les Nations Unies, et vous avez un ministre de l'Intérieur totalement en roue libre, des missionnaires, qui essayent, qui demandent au préfet... d'obéir à ces névroses politiques et à ces obsessions politiques qui sont en contradiction totale avec la position de la France. Donc il y a une espèce d'instrumentalisation de l'État par le ministre de l'Intérieur qui est absolument intolérable et j'espère que très vite on retrouvera de l'ordre. et de la discipline dans le gouvernement français, à commencer par la mise au pas du ministre de l'Intérieur.
Merci. Monsieur Chiban, qui est président
du groupe des élus écologistes à la région. Oui, au nom des écologistes, je vais dire un mot. Déjà, on se réjouit de prendre cette initiative aujourd'hui. On attend ça depuis si longtemps. L'autodétermination des peuples n'est pas négociable. C'est le droit international. Et que le peuple palestinien est un État, il soit reconnu, c'est tout à fait normal. Et je veux dire à mes amis israéliens. Parce que moi, je fais la différence entre le gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et le peuple israélien. La meilleure façon de garantir l'existence d'Israël, c'est de reconnaître son voisin palestinien. Et je sais que le chemin va être long, mais la seule solution, c'est la solution à deux États. Deux États qui vivent côte à côte en paix. Les Israéliens ont droit à un État, un pays, une nation, comme aujourd'hui. Et les Palestiniens ont droit à la même chose. Il n'y a pas de « ici ». d'animosité envers le peuple israélien. En tout cas, ce n'est pas notre démarche. Nous ne sommes pas inscrits dans cette démarche. Nous sommes inscrits dans une démarche de paix. Nous voulons que la paix advienne sur ces territoires, en Cisjordanie et à Gaza, que le génocide cesse, s'arrête. Il est temps que ça s'arrête. Et c'est une grande décision que la France a prise. Une grande décision que la France a prise. Et qu'elle emmène comme ça à une coalition avec des grands pays. Maintenant, au Conseil de sécurité, au G7, c'est extrêmement important. Et nous continuerons à Saint-Denis, aux côtés du maire. à un certain nombre d'élus, à se battre pour la paix, la paix des deux peuples, et que ces peuples vivent en paix. C'est ça à quoi nous aspirons. Merci. Merci, le Premier secrétaire,
M. le député. Merci beaucoup, Mathieu. Merci pour l'initiative prise ce matin. Et je vois au-dessus de nous flotter ce drapeau palestinien entre le drapeau français et le drapeau européen. Et pour moi, tout cela prend beaucoup de sens. Le drapeau français, celui de la Révolution française, c'est un drapeau qui dit que nous sommes partisans de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. fraternité avec tous les peuples du monde. Nous sommes ce pays qui a élevé à l'universal les droits humains, qui ne s'est pas limité à parler pour lui-même, mais qui a cherché à parler au monde. Et ce que nous faisons aujourd'hui, grâce à l'initiative prise par le président de la République, c'est effectivement de parler au monde. Et puis ce drapeau européen, c'est un drapeau qui n'est pas un drapeau d'évidence. C'est un drapeau qui a réuni des pays qui s'étaient battus à plusieurs reprises, jusqu'à entraîner deux guerres mondiales. en quelques années. Et pourtant nous vivons en paix, unis dans la diversité. C'est ce que nous souhaitons au Proche-Orient de toutes nos forces et de tout notre cœur. Faire en sorte que cette région du monde qui est traversée par tant de conflits depuis si longtemps puisse enfin régner la paix. Faire en sorte que les enfants dans les cours d'école puissent enfin jouer à nouveau. Ne pas se poser la question de savoir s'ils sont potentiellement les victimes. d'une bombe, d'un meurtre, d'un assassinat, d'un attentat terroriste. Tout cela est évidemment ce que nous souhaitons du plus profond de nous-mêmes. Et donc nous voulions accompagner ce geste diplomatique puissant pris par le chef de l'État que nous avons souhaité depuis très longtemps. Socialistes, depuis 1982, depuis le passage de Mitterrand devant la Knesset, le Parlement israélien, nous plaidons pour cette solution à deux États. Et nous croyons qu'aujourd'hui, la meilleure façon d'y parvenir, c'est effectivement cette reconnaissance, alors qu'il n'est pas simple, c'est un chemin compliqué, on le sait bien, c'est un État qui reste virtuel à ce stade. Mais c'est une façon d'engager le débat, d'engager une autre voie. et de rappeler à Benjamin Netanyahou, qui cherche aujourd'hui à rendre impossible cette solution par la destruction programmée de Gaza et l'annexion de la Cisordanie, lui dire que nous ne sommes pas prêts à accepter l'idée qu'il y ait un grand Israël qui aille de la mer Méditerranée jusqu'au fleuve du Jourdain. Et donc ce drapeau-là n'est pas le drapeau du Hamas. Il est le drapeau de femmes et d'hommes qui ont le droit eux aussi à la liberté et à l'autodétermination. Il est le drapeau de femmes et d'hommes aujourd'hui martyrs à Gaza. Il est le drapeau de ceux qui aujourd'hui vivent un génocide que nous devons condamner de toutes nos forces parce que c'est aujourd'hui que nous devons agir. Demain, il sera trop tard. Voilà ce que ce symbole dit. Bien sûr que nous ne pouvons pas grand-chose et ce n'est pas le lever d'un drapeau devant une mairie qui peut changer le sort de cette région. Mais c'est une façon de dire au monde que la France est pas seulement le président de la République, que la France est derrière ce geste et que nous voulons effectivement aboutir à une solution rapide. Voilà, et comme mes camarades, je regrette aujourd'hui que le ministre de l'Intérieur n'ait rien trouvé de mieux. que de chercher à condamner des maires qui font leur devoir de solidarité. Et qu'au lieu de s'indigner, lui, de ce qui se passe là-bas, il est préféré condamner des hommes et des femmes qui ont marqué leur solidarité avec le peuple palestinien. Je crois qu'il y a là une forme d'indécence, d'indécence folle. Comment peut-on aujourd'hui dire qu'il y a là un acte qui serait condamnable quand on ne condamne pas ce qui se passe sur le territoire de Gaza ? Je crois qu'il y a là simplement les contradictions d'un homme qui a été capable de reconnaître avec nous le génocide des Ouïghours. J'étais avec lui quand nous avons condamné ce qui s'est passé sur le plateau du Haut-Karabakh en Arménie. Et je vois que dès lors qu'il ne s'agit pas de ses propres amis, de ses propres convictions, dès lors qu'il ne s'agit pas d'abattre un régime qui ne lui convient pas. Alors, M. Rotaillot est absent et au contraire, aujourd'hui, il est de ceux qui plaident en réalité, derrière cette volonté de condamner les maires, qui plaident contre la reconnaissance de l'État palestinien. Eh bien, s'il ne se sent pas à l'aise dans ce gouvernement où il est en coalition avec les amis du président de la République, le mieux est qu'il s'en aille. Alors, est-ce qu'il y a des questions ?
Est-ce que, pour vous dire tout à l'heure, est-ce que c'est un soutien politique ou humanitaire ?
C'est un soutien à la position diplomatique de la France, mais qui s'exprime par des forces politiques ici représentées. Vous avez la diversité de la gauche qui est représentée devant vous. C'est à la fois une dimension institutionnelle, nous sommes à Saint-Denis, à la mairie de Saint-Denis bien sûr, mais qui s'exprime par la voix des différentes forces politiques ici représentées.
Je répète ce que vient de dire Mathieu. En fait, c'est un soutien à la politique diplomatique de la France. Et ici, vous ne trouverez pas beaucoup de gens qui sont des soutiens du chef de l'État. Ça fait huit ans que nous combattons. Il n'y en a pas. Mais quand le président de la République prend une décision que nous avons nous-mêmes portée pendant de longues années, comme l'a tout à l'heure rappelé Mathieu, nous sommes dans une situation où nous sommes cohérents. Et nous sommes toujours prêts à soutenir des initiatives qui vont dans le bon sens, quand celle-là va dans le bon sens. Moi, ce soir, je le dis, je serai fier d'entendre le président de la République reconnaître, au nom de la France, l'État de Palestine. Voilà. bon ? Vous avez bien fait venir.
Merci beaucoup.
à ceux qui ont des nuances par rapport à ce geste, notamment au sein du PS. Question que, par exemple, il n'aurait fallu viser le drapeau, justement, pour ne pas reposer les deux peuples, et qui se sentent un peu trouvés, parce que, notamment, le Hamas a salué ce qui fait des thématiques de la France.
Mais chacun l'a bien compris, en réalité, ce geste-là ne favorise pas le Hamas. Le Hamas n'est pas pour la solution à deux États. Le Hamas se bat, comme Netanyahou d'ailleurs, pour... En fait, chacun pense que du feu au Jourdain, il a la place pour son propre territoire. Ce que nous faisons là n'a rien à voir avec la revendication portée par ce mouvement terroriste. Ce que nous faisons là, c'est simplement de reconnaître à un peuple le droit à l'autodétermination. Point. Maintenant, je ne sais plus quelle était votre question, mais pourquoi pas les deux drapeaux ? simplement parce que nous avons reconnu dès 1948 l'État d'Israël. Nous n'avons pas besoin aujourd'hui de rappeler que nous reconnaissons l'État israélien. Nous considérons qu'Israël doit vivre. Mais nous considérons aussi qu'à côté d'Israël doit vivre un État palestinien reconnu dans des frontières sûres, sécurisé, et faire en sorte que chacun trouve sa place dans cet Orient compliqué. Peut-être que parfois il faut des idées simples. Et cette idée simple, c'est qu'il y a deux États. deux peuples et deux façons de vivre leur souveraineté et de pouvoir demain grandir côte à côte sans se poser la question, génération après génération, de qui devra envahir qui et qui devra tuer qui.
je puis m'exprimer d'un point de vue un peu plus conjoncturel, vous savez ici vous n'avez que des gens qui ont marqué leurs émotions face au drame du 7 octobre. qui inlassablement demandent encore aujourd'hui la libération des otages à Gaza. Mais pour autant, vous n'avez aussi que des gens qui constatent qu'aujourd'hui, c'est bien les Gazaouis qui sont victimes des bombes israéliennes. Et donc, il y aurait quand même quelque chose, comme je vous l'ai dit... Aujourd'hui, il y a deux dimensions. Il y a l'accompagnement de la reconnaissance de la France et il y a la solidarité face au drame que vit le peuple Gazaoui. Et donc, c'est cette double dimension que nous voulons porter en hissant aujourd'hui le drapeau.
je peux juste ajouter une chose, c'est que vous savez, vous pouvez combattre la politique de Netanyahou. et fraterniser avec le peuple d'Israël et lui souhaiter la sécurité et un État sûr. De la même manière que vous pouvez détester et combattre Poutine et vouloir que les Russes fraternisaient avec le peuple russe. Mais quand certaines villes ont mis le drapeau ukrainien, ils n'ont pas mis à côté le drapeau russe. Et de la même manière, aujourd'hui, quand on met le drapeau palestinien, on ne met pas à côté le drapeau d'Israël. C'est un parallèle tout à fait juste. Et pour autant, la fraternité avec les peuples du monde, qu'ils soient russes, israéliens, elle est imprégnée dans tous les combats qui sont les nôtres.
Merci beaucoup.
vis-à-vis des maires, mais finalement sa prise de position contre le président de la République et sa initiative. Et donc il s'agissait pour nous non seulement de dire à quel point, à part le geste de son non-initiative diplomatique aujourd'hui, c'est que finalement à travers ce drapeau, à travers le fait d'hisser le drapeau sur les frontons des mairies, il s'agit maintenant...
a reçu un courrier nous rappelant l'état de... La jurisprudence, aujourd'hui, je rappelle qu'il n'y a aucune loi. Le pavoisement de nos mairies, on en a pris hâte, on a aussi fait part dans ce domaine de démentier du tribunal de Versailles que vous connaissez tous maintenant. ce sujet a été abondamment discuté, qui montre que sur un temps court, pour à la fois, et aussi pour rejoindre une position diplomatique française, c'est accepté, c'est dans les us et coutumes, de pouvoir pavoiser les municipalités.
Vraiment, c'est une belle unité. Je suis fier de la gauche. Avec ça, je suis fier de la gauche. J'espère que la gauche, on va remonter, qu'elle ne va pas rester comme ça. Il faut qu'il soit soudé.
Ça dépend de vous tout ça aussi. Mais nous, on va faire le boulot. Moi,
je suis à fond, mais il y en a derrière, ils ne sont pas... Il faut être là en 2027, ça va être chaud.
On sera là, on sera là. On va faire tout ce qu'il faut. Battez-vous, on est avec vous. D'accord ? Voilà, vive la
gauche.
Merci. Allez-y.
Vive
la gauche.
C
'est important, mais parce que ça fait des années, ça fait des années qu'ils attendent ça, les Palestiniens. Ça fait des années. Regardez l'Ukraine il y a trois ans, quatre ans. Bon, vous avez vu, ils ont un drapeau, mais ils souffrent. Alors que la Palestine, ils ont ni drapeau, ils ont ni pays, ils ont rien. Ils ne peuvent même pas manger. Il n'y a rien qui bouge pour leur donner à manger. Mais c'est pire que des nazis qu'ils font là. C'est du nazisme. Ils ne savent pas les pays du monde entier. C'est un peu comme les Allemands. Qu'est-ce qu'ils ont fait aux Juifs ? Et les Juifs, ils sont en train de faire pareil aux Palestiniens. Moi, c'est ce que je vois. Ils sont en train de faire pareil. Et c'est psychologique qu'ils sont en train de se dire « Ben non ». Non, la Palestine, elle mérite comme tout le monde, un drapeau, un pays, un gouvernement. Pas le gouvernement de l'extrême, je suis d'accord, mais un gouvernement que tout le monde vit en paix. En paix, s'il vous plaît. Vraiment, les politiques, c'est important. C'est très important pour qu'ils bougent les lignes, parce que franchement, sans les politiques, tout reste à point mort. C'est très
symbolique pour vous de voir ça ?
Oui, oui, oui. Symbolique, franchement. Vous vous rendez compte ? Un drapeau, c'est... Avant, ils avaient honte, même, on avait honte de le montrer. Là, on peut le montrer sans avoir peur. Ce soir, le
président de la République va reconnaître l'état de Palestine. C'est important pour vous ? Vous vous semblez même touché ? Oui,
oui, oui. Alors là, Macron, il a fait quelque chose de magnifique. Moi, je ne suis pas... Voilà, il y a la politique, sa politique, elle est un peu... Mais par contre là, l'international, il fait le top. Il a fait son job avec la Palestine. S'il pouvait faire un peu plus, ce serait bien. Franchement, ouais. Moi, je dis Macron, continuez comme ça, Macron. Et je vous assure que... Le monde entier, c'est pas que le monde arabe, le monde entier sera reconnaissant. Reconnaissant pour la France. Et moi je suis reconnaissante. Merci beaucoup.
J'ai éternellement un soutien inconditionnel à un Etat génocideur. Merci. Merci, au revoir.
Qu'il
a la dose ?
bah racontez, c'est quoi votre prénom monsieur d'abord ? Alors je m'appelle Jaïdi Mostafa, je suis né à Saint-Denis, ça fait 59 ans. Comment vous écrivez votre prénom ? Jaïdi, J-H-A-I-D-I. Bon d'accord. Voilà, Mostafa, je suis président de l'association des enfants de Saint-Denis. Je suis né à Saint-Denis, donc ça fait 59 ans que je suis là.
Bon racontez-nous, qu'est-ce que vous pensez là de ce pavoisement du drapeau palestinien sur le fronton de
la mairie ? C'est ce que je disais à vos collègues, pour moi c'est plus politique qu'autre chose. C'est la nouvelle municipalité qui veut marquer le coup pour rassembler, parce que la cause palestinienne, que ce soit la cause palestinienne ou l'Ukraine, moi je suis solidaire avec ça. Toutes les causes perdues, je suis d'accord. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a la reconnaissance par le président de la République de la Palestine. Mais bon, je pense que ça fait un moment que ça dure ce conflit. Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi deux jours ? Vous trouvez que
le drapeau n'a pas sa place sur une mairie ?
je ne dis pas ça, je ne dis pas ça, mais bon, ils auraient dû le faire avant, quoi. Ça fait un moment que ça dure cette cause.
Après, là, c'est plus, comme vous dites aujourd'hui, c'est la reconnaissance de l'État palestinien par le président. Pourquoi il n'y a
aucun problème avec le drapeau ukrainien ? Pourquoi il y a un problème avec le drapeau palestinien ? Je n'arrive pas à comprendre. Moi, je soutiens toutes les causes où les gens se font harceler, où il y a les guerres, enfin, voilà, quoi. Donc, pour moi, ce drapeau palestinien, il a sa place aussi bien que le drapeau ukrainien. Il n'y a aucun problème pour moi là-dessus.
Donc vous soutenez plus ou moins cette action ? Vous n'êtes pas contre ? Non,
je ne suis pas contre. Mais je dis que là, c'est du marketing. Bientôt, c'est des élections. Il y a tout le monde qui fait son cinéma dehors. C'est plus pour rassembler parce qu'on a un groupe ici qui est des filles qui montent en puissance. Donc ils veulent rassembler.
Vous trouvez que le maire de Saint-Denis et Olivier Faure font de la politique ? Oui,
c'est plus de la politique, bien sûr. Vous savez, on les connaît maintenant, on a l'habitude. Moi, je suis né dans la ville, je sais comment ça se passe. Voilà.
Très bien.
comprenez la polémique autour du pavassement des mairies, puisque c'est la mise de l'intérieur qui s'y est posée. Est-ce que vous comprenez cette polémique ? Ou alors, pour vous, elle n'a pas dû l'être ? Surtout que le président, reconnaît ce soir, était protesté.
Le ministre de l'Intérieur, c'est le ministre de l'Intérieur, puis le président, c'est le patron. Quand le président dit « je reconnais », je ne vois pas pourquoi il interdit de dire au préfet de ne pas mettre le drapeau. Pour moi, ça n'a aucun sens. Si le patron dit « il faut mettre le drapeau », on met le drapeau et puis on va. Je ne comprends pas pourquoi il y a toute une polémique autour de ce drapeau-là, sachant qu'on sait ce qui se passe en Palestine. Pour moi, ça n'a pas lieu d'activer.
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