Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
chers collègues, la France n'attend pas un gouvernement parfait, elle attend des élus responsables. Dans la seconde qui suivra la proclamation des résultats, les applaudissements des uns et le silence des autres, les problèmes du pays seront toujours là, en mode aggravé. Oui, nos concitoyens, nos entreprises, nos partenaires attendent de nous de la stabilité et de la responsabilité. Ce sera le sens de mon intervention et de mes propositions. Stabilité, responsabilité, proposition 1, bouger pour le bloc central sur l'optimisation fiscale des revenus des plus fortunés. Mes concitoyens du Sud-Ouest, les classes moyennes pour simplifier, me disent au quotidien que tout le monde n'est pas toujours les mêmes. Ils ne nous écouteront pas sur les nécessaires économies si cette inflexion claire n'est pas donnée. Stabilité, responsabilité, proposition 2, je vais de nouveau donner la parole au Tarnay, à Paris de donner l'exemple en haut. La réduction du nombre d'agences, d'organismes publics, d'observatoires divers est nécessaire. Cela peut prendre la forme d'une annexe de la loi de finances avec une liste, un budget consolidé, dont les Français pourraient suivre l'effort de réduction. Ce n'est pas de la démagogie, mais un prêt requis pour être compris. Cela va avec la vérification de l'efficience des politiques publiques. Dans un médicament, vous avez le principe actif qui soigne et l'excipient qui permet de le diffuser dans le corps. Ces deux propositions sont l'excipient permettant l'acceptation par notre corps social des efforts et de l'indispensable modération des dépenses publiques. Stabilité et responsabilité, 3. Formuler des alternatives. Par exemple, la nécessaire augmentation de notre production et ainsi de nos recettes peut passer par des heures de travail en plus ou par une augmentation de la productivité avec un recours massif à l'intelligence artificielle, ce qui supposerait modifier nos organisations. Laissons au maximum le choix à nos concitoyens. Stabilité et responsabilité, proposition 4, l'Assemblée, vous, nous. Le président de la République a le droit de la dissolution, dont acte. Il existe un autre mode de dissolution, l'autodissolution. Son nom est l'autodessaisissement, c'est-à-dire la situation dans laquelle notre Assemblée ferait le choix de ne pas décider, de ne pas donner de cap, de ne pas adopter de budget. Une démocratie parlementaire qui renoncerait à sa mission, ce n'est pas rien, mes chers collègues. Les Français, en transformant le scrutin majoritaire en une proportionnelle, n'ont pas désigné de gagnants. Nous ont demandé de trouver des accords et n'ont pas le temps d'attendre mai 2027. Malgré de magnifiques références dans notre roman national... Je ne crois pas aujourd'hui à l'homme providentiel ou à la femme providentielle. C'est bien à notre Assemblée d'être à la hauteur des circonstances ou pas, de mener un sursaut collectif ou pas. Un accord avec des concessions et avancées réciproques, pour les uns sur l'autorité régalienne et les économies, pour les autres sur la justice sociale, ne serait pas parfait. Il ne satisfait pas toutes nos convictions ou mes convictions, mais il n'est pas d'autre solution. Les Français l'exigent et l'exigeront chaque jour plus. Ils savent que soit nous maîtrisons collectivement notre trajectoire, soit nous nous désaisirons progressivement au profit de ceux qui, à Francfort ou à Washington, nous l'imposeraient. Les mots coupables ou dangers pour le pays que je viens d'entendre dans la bouche de deux présidentes de groupe peuvent vite revenir en boomerang sur ceux qui ne parlent que censure et ligne rouge, démission ou dissolution. Au risque de sortir de mon rôle, je ferai une dernière proposition. Plutôt que de nommer un Premier ministre, désigner un préfigurateur, une personne chargée de construire un projet et de trouver des partenaires. Si elle y parvient, tant mieux et elle devient Premier ministre. Si elle échoue, on passe à une autre, le gouvernement démissionnaire, assurant avec ses devoirs la continuité de l'Etat. Merci, mes chers collègues, de votre attention.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.