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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle rentrée du samedi politique. Un nouveau numéro où on va tenter de récupérer tout ce temps perdu pendant les vacances. Alors évidemment, on a un programme chargé. On va parler d'actualité internationale, bien entendu, mais aussi de cette situation très étonnante en France au niveau de la politique intérieure. Alors au programme de cette émission, une émission… Macron et son obsession pour l'Ukraine, la guerre économique et commerciale de Donald Trump, quel avenir pour la démocratie au sein de cette Union européenne. Et puis bien sûr, je vous l'ai dit, on parlera de cette situation politique interne. Mais avant toute chose, chers amis, on n'oublie pas les bonnes habitudes. Je compte éminemment sur vous pour le succès du samedi politique. Alors pensez bien sûr à cliquer sur le petit pouce en l'air, pensez à m'écrire dans les commentaires. Vous savez que je le lis à chaque fois. Et puis bien sûr, relayer cette vidéo au maximum. C'est parti. – Et pour ouvrir cette nouvelle saison, je suis aux côtés de Thierry Mariani. Bonjour Monsieur. –
Bonjour.
– Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes député européen du Rassemblement National, vous avez été ministre des Transports entre 2010 et 2012, gouvernement Fillon donc, député français pendant plus de 20 ans du Vaucluse, mais aussi des Français de l'étranger, zone Europe centrale, Asie, Océanie. Et puis vous êtes également candidat pour le Rassemblement National, pour les municipales de 2026, mais avant pour une législative partielle de la deuxième circonscription. de Paris, 5, 6, 7e arrondissement. On y reviendra dans la deuxième partie de cette émission puisque nous allons commencer plutôt avec l'actualité internationale. Jeudi de cette semaine, Emmanuel Macron avait réuni autour de lui une trentaine de dirigeants internationaux et surtout celui qu'il préfère parmi ceux-ci, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien. Il s'agissait d'une nouvelle réunion de la coalition des volontaires. Quel regard portez-vous Thierry Mariani sur cette coalition des volontaires qui… faire ressortir, ressurgir un peu cette union qui avait eu lieu pendant la guerre d'Irak, qu'on appelait aussi la coalition des volontaires
Écoutez, je regarde ça comme un spectacle. Vous savez, d'abord quand vous dites qu'il avait 30 chefs d'État autour de lui, une bonne partie en visio. – Certes. – Alors certes, Zelensky est toujours là, visiblement ils s'entendent bien, mais la conclusion c'est quoi ? C'est on est prêt à être présent sur le sol ukrainien avec des troupes une fois que la paix sera faite. Le seul problème, c'est que c'est la cinquième, sixième ou septième conférence qui est faite avec cette fameuse coalition des volontaires. Mais heureusement, les volontaires ne sont pas inconscients et pour le moment, attendent qu'avant d'aller sur le sol ukrainien, qu'il y ait la paix. Or, pour la paix, on est des figurants. J'ai beaucoup apprécié cet été un article d'un journal espagnol, El País, qui est publié dans Corée internationale, je vous rassure, je ne parlais pas l'espagnol, mais qui est intitulé « Macron apprend son rôle de figurant », qui dit en clair « M. Macron ne représente plus rien en France », mais il s'agit encore sur la scène internationale et son dossier favori, comme d'ailleurs à beaucoup d'Européens, c'est l'Ukraine. Voilà, ça lui donne l'impression d'exister, ça lui donne l'impression d'avoir un rôle, mais sincèrement, envoyer des troupes en temps de paix, c'est très bien, sauf qu'on sait très bien que la Russie le refusera, envoyer des troupes avant la paix, ce serait du suicide. Du suicide pour une partie de nos troupes, parce que c'est les envoyer dans une guerre. Et là, on ne sera pas là pour faire de la figuration. Et il est évident qu'on ne sait pas jusqu'où cela peut nous entraîner. Donc, tant que ces réunions restent, la coalition des volontaires, c'est un peu romantique, ça lui plaît, il se prend pour un révolutionnaire. Et que c'est, on envoiera des troupes, dès qu'il y aura la paix. C'est sympathique, ça ne mange pas de pain, mais soyons clairs, c'est faire beaucoup de bruit pour pas grand-chose.
– Alors justement, beaucoup de bruit, on va écouter le bruit d'Emmanuel Macron avant la réunion avec les autres dirigeants sur le perron de l'Elysée, aux côtés de son ami Volodymyr Zelensky.
nous aurons autour de nous plusieurs dirigeants européens et… avec nous par visioconférence sécurisée, les autres dirigeants européens, mais aussi du monde entier, les 35 contributeurs de cette coalition des volontaires. Et nous viendrons consacrer au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement le travail qui est conduit depuis le sommet de Washington de la mi-août par l'ensemble de nos chefs militaires. Travail qui me permet de vous dire aujourd'hui que nous sommes prêts, nous, Européens. a apporté les garanties de sécurité à l'Ukraine et aux Ukrainiens le jour où une paix est signée.
ce n'est pas très objectif ce que je vais dire peut-être, mais on a le sentiment quand même avec Emmanuel Macron qu'il faut toujours être sur le devant de la scène. C'est-à-dire que là, il faut bien comprendre que cette déclaration, elle vient en amont de la réunion avec ses dix partenaires de la coalition des volontaires. Et donc, la réunion n'a pas eu lieu, les discussions n'ont pas eu lieu, et pour autant, ils se sont obligés de déjà commencer une déclaration qui préempte les décisions qui vont être prises.
Et on a pris une grande décision qui sera efficace le jour où la paix sera signée. – C'est ça. – C'est-à-dire pas demain, visiblement. Non, mais bon, vous savez, Macron, comme le disait, je le répète, ce quotidien espagnol… prend son rôle de figurant. Je veux dire, c'est un bon communicant. Tous les jours, il nous présente quelque chose. Tous les jours, il fait un acte historique qui est oublié le lendemain. Voilà, il essaye d'exister. C'est plus facile de faire ça que de s'occuper des affaires de la France où aujourd'hui, je trouve qu'il est sinistrement absent tout en étant le principal responsable du chaos dans lequel on est. puisque, je le rappelle une fois de plus, si on a plus de 3 000 milliards de dettes, il est responsable à lui seul, depuis son arrivée, de 1 000 milliards. Voilà, donc il fait une opération de diversion, on dirait, en termes militaires. Après, ce qui m'inquiète beaucoup plus, je vais vous dire, c'est l'attitude de l'Europe.
– Alors justement, à ce sujet, Ursula von der Leyen, que vous aimez beaucoup, je crois, vous me l'avez confié, a décidé de transformer l'Ukraine en porquet-pique d'acier.
C'est joli. – C'est beau. – C'est joli, mais tout ça, c'est creux et dangereux. Creux, parce que d'abord, je le rappelle, vos auditeurs le savent, mais l'Ukraine n'est pas dans l'Union européenne. – Pas encore. – Pas encore, et à mon avis, elle n'est pas près d'y être. Même si tout le monde dans cette organisation rêve qu'elle y rentre, heureusement les peuples sont un peu lucides. – Les peuples n'ont plus vraiment voix au chapitre. – Oui, mais il y a un moment où je vous rappelle, par exemple, et là c'est l'un des propos de Marine Le Pen que j'ai trouvé les plus intéressants ces derniers mois, elle a dit très clairement que s'il y avait de nouveaux élargissements, nous demanderions un référendum. Je vous rappelle que la procédure… Pour élargir désormais l'Union européenne pour la France, et c'est aussi le cas dans d'autres pays, elle est simple, c'est par référendum, sauf si les deux tiers du Parlement demandent à ce qu'il y ait un texte normal. Mais en clair, ça veut dire qu'aujourd'hui… on est obligé de passer par le référendum. C'est une réforme qui avait été faite du temps de Nicolas Sarkozy. Et donc, je pense que s'il y a un référendum, quand les Français apprendront les conséquences de l'entrée de l'Ukraine, ça fera beaucoup réfléchir. Je ne vais vous donner qu'un exemple, pour les agriculteurs. Pour les agriculteurs, parce qu'hier on avait une réunion au Parlement européen à l'initiative de Gilles Penel pour les conséquences de l'entrée de l'Ukraine. –
Député du Rassemblement national.
– Député du Rassemblement national, un breton, mais qui est notre spécialiste de l'agriculture. Si demain l'Ukraine rentrait dans l'Union européenne, compte tenu de sa surface agricole et du revenu de ses agriculteurs, à elle seule… elle prendrait 30% de la politique agricole commune. 30% des crédits de la politique agricole commune. Alors vous me direz, il y a beaucoup de crédits. Ben non, ben non. Pourquoi ? Parce que le commissaire européen qui est chargé de l'agriculture et qui est chargé désormais de présenter le plan pour les six prochaines années, vient de nous annoncer cette semaine qu'on réduirait les crédits pour l'agriculture de 20%. Pourquoi ? Parce que, ça ne vous surprend pas, l'Union européenne, petit à petit, commence à ressentir les effets des milliards qu'elle donne sans compter pour l'Ukraine. Ce qui veut dire, je résume, pour nos agriculteurs, mais voilà un bon exemple s'ils nous écoutent, l'entrée de l'Ukraine, c'est d'abord 30% des crédits de la politique agricole commune pris par l'Ukraine, mais les crédits de la politique agricole commune eux-mêmes réduisent de 20%. Parce que petit à petit, on est trop endetté. Donc je pense qu'au niveau de l'Union européenne, on rêve de tout faire pour faire rentrer l'Ukraine. Mais quand Mme van der Leyen rêve d'en faire un porc épique, il y a un moment où je pense que les Européens commencent un peu à l'avoir assez. Parce qu'aujourd'hui, l'Ukraine commence à revenir très très très cher aux Européennes. aux Européens, et coûtera encore plus cher à l'avenir. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, les comptes de l'Union européenne, il faut lire les avis de la Cour des comptes de l'Union européenne, qui sont bien faits, c'est les spécialistes comme en France, et tous vos auditeurs peuvent les lire sur les sites internet, ils sont en plus en français, notamment. – Trop aimable. – Oui, c'est tellement rare que les documents soient dans toutes les langues. Et qu'est-ce qu'ils disent ? Ils disent qu'en réalité… Sur les comptes de l'Union européenne, l'Ukraine ne pèse pas beaucoup aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que l'essentiel des sommes qui sont données, sont données sous forme de prêts. Sauf que ces prêts ne seront jamais remboursés. Et donc en réalité, vous verrez que dans 5-6 ans, au moment où certains de ces prêts devront être remboursés, on se tournera vers les Européens en disant qu'il faut augmenter les dotations d'État. Et aujourd'hui, les dotations d'État qui sont demandées par l'Union européenne… deviennent de plus en plus importantes. Là aussi, le Rassemblement national l'ont à plusieurs reprises dénoncée et la France demande d'ailleurs une réduction par la voie du Rassemblement national.
Alors pour autant, on a quand même le sentiment qu'il s'agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, qu'il y a une forme de consentement face à l'idée d'envoyer des armes à l'Ukraine.
'est beaucoup plus vrai que non. Je pense qu'aujourd'hui, si au début il y avait une certaine expectative dans cette guerre, aujourd'hui tout le monde a compris que cette guerre nous amène dans une impasse. Il est hors de question et tout le monde est absolument d'accord au Rassemblement national pour accepter l'Ukraine dans l'Union européenne. D'abord pour une simple raison, c'est que l'Ukraine ne remplit aucun critère. Alors Mme van der Leyen et ses amis disent, il faut la faire rentrer parce que quand ce sont des amis, on oublie tous les critères. Si c'est pour emmerder la Serbie, pour emmerder la Géorgie, pour demander à d'autres pays, on trouve n'importe quoi. Mais quand il s'agit de faire rentrer, l'Ukraine, on oublie la réalité. La réalité c'est quoi ? C'est l'un des pays les plus corrompus de la planète, tous les rapports le disent. La réalité c'est quoi ? C'est qu'il n'y a plus d'opposition. Je veux dire, on nous explique qu'il faut défendre l'Ukraine pour défendre la démocratie. Soyons clairs, une partie des opposants a été exilée, une partie est en prison et quelques-uns ont même disparu brutalement à l'étranger. – Voilà, et d'autre part, aujourd'hui l'Ukraine ne remplit aucun des critères européens. C'est de surcroît en plus un pays qui est dans un état de guerre, ça veut dire qu'on veut mettre l'ensemble de l'Union européenne en lien avec un conflit, ce serait du suicide. – En même temps, est-ce qu'on ne pourrait
pas considérer qu'il y a une partie des pays de l'Union européenne, aujourd'hui, qui ne respectent plus les critères de l'Union européenne
Mais les critères de l'Union européenne…
– En termes de corruption, en termes de manque de
démocratie… – Non mais attendez, les grands principes, c'est important, et il faut les appliquer pour vos adversaires. Après, tout ça, c'est à géométrie variable. On ne va pas reprendre tous les exemples. La Roumanie, on annule un premier tour. Aujourd'hui, toutes les enquêtes sérieuses montrent qu'en réalité, c'est le candidat qui était favori, qui a voulu faire une manipulation pour faire monter le numéro 3, pour faire descendre le numéro 2. Mais il s'est pris les pieds dans le tapis et le numéro 3 est monté trop fort. On a invalidé les élections. Il ne faut pas faire d'ingérence, mais rappelez-moi où était il y a quelques jours M. Macron et le chancelier allemand. Ils étaient en Moldavie, pour expliquer aux Moldaves qu'il fallait bien voter. Parce que là, et puis, regardez ce qui se passe aujourd'hui avec les crédits européens à destination, par exemple, de la Hongrie, où on fait du chantage. Non, non, cette Union européenne, quand elle parle de grands principes, c'est une farce. C'est une farce. Et d'autre part, on est pour le respect du droit international, où personne ne doit empiéter sur un État étranger. C'est bien, effectivement, il ne faut pas que ce soit le cas, par exemple, avec la Russie. Mais, pardonnez-moi, il y a des moments où au Moyen-Orient, on devrait peut-être aussi se demander si les principes qu'on défend ne devraient pas aussi être appliqués. Et même en Afrique, quand on voit, par exemple, le Rwanda qui empiète sur le Congo, on continue à avoir les meilleures relations. – Vous êtes fait en 5 fois quand
vous parlez du Moyen-Orient ? –
Vous savez très bien à quoi je fais. – Non, non, je ne sais jamais. Il faut toujours m
'expliquer, sinon je ne comprends pas. –
Écoutez, vous avez très bien compris, voilà, je pense que ce n'est pas le sujet. – Parler du conflit israélo-palestinière. – Ce n'est pas le sujet, mais l'attaque du 7 octobre était innommable, totalement condamnable. Israël a le droit d'exister en paix, mais aujourd'hui, après deux ans et demi de conflit, on se demande où on va, voilà, où on va. Peut-être, si on a encore le droit de faire des nuances sur la situation au Moyen-Orient. Je soutiens l'existence d'Israël sans aucune restriction, mais quand je vois, quand on dit on soutient l'existence d'Israël… – La reconnaissance de l'État palestinien
? –
Mais la reconnaissance de l'État palestinien, c'est un geste politique, Macron va le faire, soyons clairs, ce n'est pas parce que la France et 5-6 autres États vont reconnaître l'État palestinien qui n'existe pas, et il ne peut pas exister… – Vous êtes
favorable à ce qu'ils la reconnaissent devant l'Assemblée générale de l'Europe ? – Non, à l
'heure actuelle non, parce que je le dis, ce n'est pas le moment. Je suis favorable à ce qu'à terme, il y ait un État palestinien. Je vous rappelle d'ailleurs que depuis les accords d'Oslo, c'est ce qui est prévu. – Certes. – 1995, si ma mémoire est bonne. Mais aujourd'hui, tant que le Hamas n'a pas restitué les otages, c'est quelque chose qu'on ne peut pas accepter. Après, reconnaître un État palestinien, oui, mais lequel ? Je veux dire, on est dans le double langage permanent. Si on ne va pas parler du Moyen-Orient, ce n'est pas le sujet. Mais par exemple, pour qu'il y ait un État palestinien, il faut qu'il y ait un territoire palestinien. Quand on laisse faire une colonisation de la Cisjordanie, qu'est-ce qui va rester comme État palestinien ? Aujourd'hui, ce qui est important d'abord, c'est que les combats cessent, c'est que les otages soient restitués. Et après, j'espère qu'on pourra trouver une voie de paix dans cette région. Mais je suis très inquiet. En tout cas, fermons la parenthèse. même si c'est une parenthèse extrêmement douloureuse. Ce que je veux dire par là, c'est que simplement l'Union européenne a des grands principes quand ça l'arrange. Et quand ça la dérange, elle les oublie ou elle ne les applique absolument pas. Donc pour moi, cette Union européenne qui invoque sans cesse le respect du droit international, soyons sérieux, aujourd'hui le droit international est en train d'agoniser.
a parlé de l'Ukraine et de cette possible adhésion à l'UE. On a parlé des armes envoyées à l'Ukraine. Je vous propose d'écouter tout de suite Volodymyr Zelensky et Donald Trump parler justement des armes qui sont utilisées sur le front ukrainien.
n'ai pas encore décidé du nombre, mais ils vont en avoir car ils ont besoin de protection. Mais l'Union européenne paie pour ça. Nous ne payons rien pour ça, mais nous allons les envoyer. Ce sera des affaires pour nous. Nous leur enverrons des patriotes dont ils ont désespérément besoin. Je commencerai par dire que nous ne donnons rien maintenant. Nous vendons des armes. Nous avons maintenant la
possibilité d'acheter des armes aux États-Unis. Nous sommes reconnaissants pour ce programme et cette opportunité. Nous sommes reconnaissants envers l'Europe. Elle paye cela.
–
globalement, l'Union européenne achète des armes pour faire fonctionner le complexe militaro-industriel américain et les envoyer sur le front ukrainien pour tuer des Européens.
Non mais s'il y avait le Nobel de la bêtise, l'Union européenne le gagne hors… Hors concours, voilà. Ce qui est clair aujourd'hui, c'est qu'après avoir encouragé ce conflit, je sais très bien que la Russie l'a entre guillemets déclenché, puisque les États-Unis ont tout fait pour attiser une situation qui était déjà tendue depuis 2014. Aujourd'hui… Trump dit très clairement, et il ne vous dit pas tout, mais je vais vous dire le reste. Il vous dit très clairement, j'envoie des armes, mais pas gratuitement, j'envoie des armes que les Européens me payent. Et en plus, il faut savoir… – Lui, il n'est pas fou, il parle à son électorat. – Ah non, mais lui, il est intelligent. – Voilà, je n'ai jamais soutenu Trump inconditionnellement, vous le savez. Voilà, je n'ai pas fait partie de ceux qui étaient en adoration le 20 janvier. – Vous n'êtes pas allé à son investissement ? – Non, non, je ne suis pas allé, et si on m'avait invité, je n'y serais pas allé. Parce que, je ne veux pas faire de parenthèse, mais un président de la République qui dit « America first », et il a raison, ça veut dire les autres. Après, et en dessous. Voilà, et donc on se fait piétiner par les États-Unis. Au moins, il a un avantage, c'est que pour le moment, il n'a pas commencé de nouvelles guerres. Non, sur les États-Unis… – Mais il a du mal à terminer celles
qui sont lancées. –
Oui, ça prouve que même que les États-Unis ne peuvent pas tout contrôler sur la planète. –
Les
États-Unis, on parle, pardon, mais est-ce qu'on parle de la Maison-Blanche, est-ce qu'on parle de l'État profond américain ? Visiblement, Donald Trump lui-même livre une guerre contre l'État profond, tout le monde n'est pas d'accord à Washington.
– Oui, mais tout le monde n'est pas d'accord aussi dans d'autres pays. En tout cas, ce que ça prouve, c'est qu'aujourd'hui, la volonté d'un homme, si puissant soit-il, ne peut pas forcément arrêter une guerre, surtout quand elle est lancée depuis deux ans. Non, pourquoi je dis, il ne vous dit pas tout ? Il ne vous dit pas tout parce que son secrétaire au Trésor a dit très clairement dans une interview qu'en plus du prix, il prenait une sorte de taxe de 10%. pour financer la dépense antiaérienne ukrainienne. Donc, l'Union européenne, en réalité, achète des armes aux Américains pour alimenter le complexe militaro-industriel américain. Les États-Unis sont dans le rôle extraordinaire où on leur finance leur industrie. Et tout ça continue. Je pense que cette Europe se suicide. Je veux dire, cette Europe s'est suicidée parce qu'après s'être mis complètement dans les mains des Américains pour l'énergie. Aujourd'hui, je le rappelle quand même, avant on avait une énergie propre, pas chère. et à proximité. Voilà, c'était le gaz russe. – Mais c'était horrible, elle venait de Russie. – Ah oui, non, mais maintenant elle vient du Qatar, qui est une grande démocratie, ou d'autres pays, mais notamment en grande partie des États-Unis. Or aux États-Unis, elle n'est pas propre, je rappelle que c'est du GLN, du gaz naturel liquéfié, pardon, ce qu'avant on appelait le gaz de schiste, mais maintenant on dit GNL, c'est beau. Je suis d'ailleurs étonné que tous les écologistes qui applaudissent ça au Parlement européen ne soient pas ventes de boue pour protéger la planète. Deuxièmement, elle vient de loin. ce qui entraîne aussi un certain nombre de pollutions. Et troisièmement, parce que les Américains sont tous sauf idiots, nous la vendent à un tel prix que désormais le coût de l'énergie pour l'industrie européenne est trois fois plus cher, certains en disent quatre fois plus cher, trois, quatre fois plus cher qu'aux États-Unis. Résultat, un pays comme l'Allemagne… Et elle était en récession parce que, tout simplement, son industrie n'est plus compétitive. Et si nous, on n'est pas en récession, c'est parce que, j'allais dire, on est tellement désindustrialisés que, malheureusement, ce renchérissement du coût de l'énergie pèse moins qu'en Allemagne. Non, mais l'Europe est en train de se suicider. Vous savez, il y a un débat sur faut-il quitter l'Union européenne ou non. Je reçois tous les mois une lettre ou une newsletter d'Hérodote. Et j'ai bien aimé l'édito. Les gens commencent à se demander si l'Union européenne n'est pas mortelle. Parce que toutes les constructions interétatiques dans l'histoire, un jour finissent. L'URSS qui se vivait pour l'éternité a duré 70 ans. La question qu'on est en droit de se poser, c'est est-ce que cette guerre en Ukraine, qu'en réalité on mène par procuration ? C'est confortable, on paye, les Ukrainiens se font tuer et on pousse jusqu'au bout. Je rappelle quand même… qu'au moment où il y avait un accord de paix, au moins de cesser le feu, qui était signé, M. Boris Johnson et tous les Occidentaux ont tout fait pour expliquer à M. Zelensky qu'il fallait continuer la guerre, continuer la guerre. C'est tellement confortable quand les autres se font tuer dans une guerre. Et donc cette guerre est en train en ce moment de ruiner l'Union européenne, de nous pousser probablement à prendre bientôt la reconstruction de l'Ukraine à notre charge, Bref, et surtout… – Les profits, ce
sera BlackRock, ils ont déjà… –
Oui, mais bien sûr. J'ai dit depuis le début, il y aura un seul gagnant dans cette guerre, ce n'est pas la Russie, ce n'est pas l'Ukraine, ce n'est pas l'Europe, c'est les États-Unis. Les États-Unis se frottent les mains. En plus, quand, ce n'est pas le sujet du jour, mais… quand on va négocier un traité et des tarifs douaniers ? – Ah bah si justement, c'est le sujet du jour. – Ah bah c'est le sujet alors, allez, je vous laisse. – Ce
que je vous propose, c'est qu'on regarde tout de suite Ursula von der Leyen, quand elle est allée rencontrer Donald Trump, au sujet des taxes douanières précisément, ils ont donné quelques réponses aux journalistes juste après.
– We have a trade deal. Nous avons un accord commercial entre les deux plus grandes économies du monde. Et c'est un accord important. C'est un grand accord. Cela apportera de la stabilité, cela apportera de la prévisibilité. C'est très important pour nos entreprises des deux côtés de l'Atlantique. Ce sont des tarifs, droits de douane américains de 15% sur tout, tout compris, et les investissements que M. le Président vient de décrire.
tiens tout simplement à vous féliciter. bien que nous ayons conclu un accord aujourd'hui, au lieu de jouer à des jeux, peut-être ne pas du tout conclure d'accord. Je pense que c'est, je vais vous laisser le dire, mais je pense que c'est le plus grand accord jamais conclu. Merci beaucoup.
Quand elle est revenue, Ursula von der Leyen, avec les 15% de Donald Trump sur les importations européennes, vous étiez fier d'elle
Écoutez, elle veut transformer l'Ukraine en hérisson ou en porc-épic, je ne sais pas quoi. En tout cas, elle est revenue de Washington, elle est en une carpette. Hier, non ce n'était pas hier, pardon, c'était mercredi. Mercredi, on a eu une réunion de la Commission Commerce International à Bruxelles. les partis politiques étaient là, pas un, pas un. Même la droite traditionnelle ne s'est pas consternée devant cet accord. Mais alors le pire, ce n'est pas ça. C'est-à-dire qu'on avait en face de nous une fonctionnaire… Mais ceux qui étaient responsables n'étaient pas là. Ceux qui étaient responsables, c'est qui ? M. Sefcovic, ça ne vous dit rien, mais c'est le commissaire chargé du commerce international. Et deuxièmement, Mme von der Leyen. Ils sont trop lâches pour assurer le résultat. Et le résultat, on le découvre chaque jour. On a appris hier, ou cette semaine encore, je suppose que les jours passent tellement vite, que par exemple, on avait supprimé une super amende pour Google, au niveau européen. On a appris en début de semaine aussi qu'on avait passé un nouveau texte pour que les droits de douane sur les produits industriels américains soient de zéro. C'est au-dessus de ce que vous voyez. – Et comment vous expliquez ça
? Parce qu'au bout d'un moment, on peut dire, ils sont bêtes, ils se couchent devant les États-Unis, mais enfin, pardon, je vais encore être traité de complotiste, mais ce n'est pas grave, ça permettra de continuer dans la même veine. – On a quand même le sentiment que ce sont des agents américains, pardon.
On a le sentiment qu'ils sont pieds et poings liés, qui sont pris à tout faire pour avoir la protection et la bénédiction américaine. Mais c'est pareil en France. – Mais c'est non ni protection
ni bénédiction. – C'est rien du tout. – Ou alors à titre personnel peut-être.
'ose pas le penser, mais de toute façon, si c'est… J'ose pas le penser. Mais si vous me permettez, c'est exactement en France, un détail. J'entends, il y a quelques jours, sur France Info, à 8h30, le patron des patrons, monsieur Martin… – Patrick Martin. – Patrick Martin, merci, excusez-moi. Patrick Martin, la journaliste lui dit, qu'est-ce que vous pensez de cet accord ? Et il a une triple réponse. Un, je suis déçu, bravo. Deux, ça prouve qu'il faut plus de compétences dans l'Union européenne. Il faut plus de pouvoir dans l'Union européenne. Et trois, mais quand même l'Union européenne, ça nous a mis plein de taxes et plein de normes administratives. Alors ce qu'il faut savoir, c'est là où on est en plein… – La schizophrénie, c'est ça le… – Non, non, c'est pire que tout. C'est quelqu'un qui est envoûté par une religion. C'est-à-dire qu'il faut dire que l'Union européenne est toujours la situation. Pourquoi ? Parce que s'il y a un seul domaine, un seul domaine, où l'Union européenne a une compétence absolue, absolue, depuis le début, C'est la politique commerciale et les accords douaniers. C'est-à-dire qu'il le sait, ou alors il a oublié, mais c'est-à-dire que le patron des patrons français dit « Ah, on s'est fait avoir, ça prouve qu'il faut plus d'Europe. » Alors que dans ce domaine, l'Europe a tous les pouvoirs. Et le meilleur exemple, c'est ce qui se passe avec le Mercosur. Je peux en parler maintenant ? – Bien sûr. – Eh bien là aussi, on a appris cette semaine quoi ? On a appris cette semaine que, finalement, il se passe ce que j'avais toujours annoncé, ce que le Rassemblement aussi national avait toujours annoncé. Pourquoi ? Au départ, le Mercosur, c'était un accord politique. Ça veut dire quoi ? Un accord politique et commercial. Comme c'était un accord politique, il fallait l'unanimité des États. Devinez qu'est-ce qu'on fait. On fait un accord politique d'un côté, où on mettra les grands principes, et un accord commercial de l'autre, où là, il faut simplement, pour cet accord commercial, que l'Union européenne, pour le signer, puisse avoir une majorité qualifiée. C'est-à-dire que, bien sûr, la majorité qualifiée, ils l'ont, puisqu'il y a… que quelques États qui s'y opposent. Macron qui avait joué la gonflette en disant jamais, etc. –
Oui, qui avait d'ailleurs organisé un vote au Parlement français qui ne servait strictement rien. – J'ai vu
un ministre, je ne sais plus lequel, parce qu'on n'a plus le temps d'apprendre leur nom, il circule trop vite, qui a dit mais non, on a obtenu des garanties, des clauses miroirs, c'est impossible à appliquer. Comment vous voulez qu'on envoie au fin fond de l'Amazonie un contrôleur européen qui va voir s'il n'y a pas de normes, si les normes phytosanitaires sont respectées. Donc on se fait… Ma question, c'est comment cette Union… Vous avez raison, parce que moi, je me la pose aussi par moments. Est-ce qu'ils sont achetés ? Je ne pense pas. Je pense que c'est pire que tout. C'est-à-dire que j'ai souvent dit, l'Union européenne est une sorte de religion où vous devez communier. L'Union européenne fait le bien. Et si elle ne fait pas le bien, c'est que vous n'avez rien compris. Et donc, quand on entend depuis des années dire à 27, on est plus fort que 1, c'est faux. Regardez, la Grande-Bretagne, elle a mieux négocié toute seule. À 27, on serait plus fort si on écoutait peut-être les États dans leur unanimité. Mais comme techniquement, ce n'est pas faisable, voilà le résultat qu'on a. C'est-à-dire qu'on a un accord que tout le monde regrette. qui sera, j'en suis sûr, voté au Parlement européen, vous ne faites pas de souci, parce que mes camarades de droite, ce sera marrant d'ailleurs de suivre le vote des gens des Républicains, en ce moment il est un peu flottant de tous les côtés, dit que cet accord est inacceptable, mais vous verrez que cet accord sera appliqué. – La question c'est en quoi l'Union européenne aujourd'hui peut être d'une efficacité quelconque. Alors quand je dis ça, vos auditeurs vont immédiatement dire, il est du Rassemblement national, et pourquoi il ne propose pas de quitter l'Union européenne. – C'est bien que vous faites les questions et les réponses. – Moi aussi je lis mes réactions sous les tweets. Quand ce n'est pas grossier, j'essaie d'y répondre quand j'ai le temps. Tout simplement parce qu'on n'est pas en état de quitter l'Union européenne. On n'est pas en état parce qu'on a 3 000 milliards. 3 400 milliards de dettes, et que si on ne veut pas que tous nos retraités ou autres voient leur niveau complètement de retraite dévissé, le paradoxe c'est qu'aujourd'hui on est protégé par l'euro. Voilà, on est tellement mauvais qu'on est protégé par l'euro, parce que notamment un certain nombre d'autres États sont plus rigoureux que nous dans les finances publiques. Et voilà, donc je vous dis la vérité, pour le moment je suis consterné, je me dis comment on peut s'en sortir. ne sais pas. Je ne sais pas, mais malheureusement, sortir de l'Union européenne aujourd'hui, je pense que c'est la pire situation parce que ce serait un choc pour la population française qu'on n'est pas en état de payer. Monsieur Macron, d'ici là, aura quitté la présidence et lui sera recasé ailleurs.
– Alors on a compris, on ne quitte pas l'Union européenne, on y reste. Comment faire ? Est-ce que vous avez l'impression qu'on assiste à une démocratie qui est en bonne santé au sein de l'Union européenne ? Tout à l'heure, vous m'avez parlé du cas roumain. avec ce candidat qui a été globalement empêché de participer à la deuxième salve d'élection, puisqu'il avait été trop bon au premier tour de l'élection. On a vu effectivement Emmanuel Macron se rendre dans certains pays pour faire ni plus ni moins des ingérences, et pour autant, finalement, dans les grands médias, on nous parle… systématiquement de l'ingérence russe. Et je vous propose d'écouter justement à ce sujet la récente intervention d'Ursula von der Leyen. Elle était aux côtés de Donald Tusk, le patron polonais.
devons garder ce sentiment d'urgence car nous savons que Poutine n'a pas changé et ne changera pas. C'est un prédateur.
– Alors il y a toujours Ursula von der Leyen pour parler de Vladimir Poutine. Est-ce que c'est vraiment un sujet prépondérant quand vous êtes aussi au Parlement européen, la Russie ?
C'est génial la Russie, c'est une menace qui justifie tout. On peut ne respecter aucune règle parce que la Russie nous menace. Dès qu'il y a un problème, c'est la faute aux Russes. – Vous avez
suivi l'histoire du GPS de l'avion ? – Oui, en
réalité, l'avion de Mme von der Leyen n'était absolument pas ciblé, mais ça s'est passé. Ce qui est vrai, c'est que comme on est à proximité d'une zone de guerre, il y a un brouillage quasi permanent. Voilà, c'est ça. Mais il n'y a pas eu de ciblage sur l'avion de Madame van der Leyen. J'ai des amis qui sont à Moscou, vous savez, par moments aussi, ils me disent les taxis ne marchent pas, les GPS, pourquoi ? Parce qu'on ne sait pas qui nous brouille nos réseaux. Voilà, et donc, soyons clairs, c'est les deux côtés. Mais de toute façon, on voit très bien qu'en ce moment, l'information est à sens unique. Voilà. Qui a parlé par exemple de ce qui s'est passé à la centrale de Kurchakov, à côté de Kurs, centrale nucléaire, en août dernier ? Tout simplement, un drone ukrainien. a déclenché un incendie, heureusement avec des conséquences limitées. L'Agence internationale pour l'énergie atomique s'y est rendue et a marqué quelques inquiétudes, mais ça on ne l'a quasiment pas vu dans les médias français et dans les médias européens. Donc il y a une sorte d'information aujourd'hui qui s'approche de plus en plus de la propagande. a dit, si j'ai bien compris, que Poutine était un prédateur, Macron a dit que c'était un ogre, il doit peut-être manger les petits-enfants. – Il a déporté des enfants ukrainiens. – Oui, tout ça a fait qu'aujourd'hui, on n'est absolument pas dans un climat où la paix peut s'installer. Après, je le répète, cette guerre pour Mme Ursula von der Leyen, qui est un échec sur tout. Surtout, l'Union européenne est l'une des zones au monde où il y a la plus faible croissance. On est en échec dans l'industrialisation de l'Union européenne. Le budget est en grande difficulté. Une guerre, si vous le permettez, je le dis sans cynisme, c'est pratique pour faire oublier tout le reste des problèmes. Donc l'Union européenne se vit comme en guerre. Aujourd'hui, on est le troisième groupe. Aujourd'hui, ça a été dit et c'est une réalité sur toute une série de sujets. Il n'y a pas de majorité qui peut se faire au niveau de ce qu'on appelle le PPE, le parti dominant, si on ne les soutient pas contre les socialistes, les Verts et l'extrême gauche. Donc petit à petit, on progresse. Mais sur cette, entre guillemets, guerre avec l'Ukraine, c'est vrai que le consensus est très large, soyons clairs. C'est devenu quasiment dangereux d'oser remettre en cause un certain nombre d'aides à ce pays, ou tout simplement de dire ce qu'avait dit la Cour des comptes de l'Union européenne avant le début de la guerre, que c'était l'un des pays les plus corrompus. Et donc aujourd'hui, on ne sait pas réellement ce qui va aux armes, ce qui va aux hôpitaux ukrainiens, ou ce qui va dans la poche d'oligarques ou de voyous en Ukraine.
a parlé déjà dans cette émission un peu de cette maladie qui semble bousculer un peu l'Union européenne avec ces ingérences russes qui permettent des interventions et d'autres ingérences qui ne sont pas russes cette fois. Il y a aussi une épidémie, c'est les censures bancaires. Alors TV Liberté en a fait les frais, donc ici les téléspectateurs sont bien au courant. Et je vous propose tout de suite d'écouter l'économiste Marc Toitil raconter une anecdote assez incroyable à André Bercoff sur Sud Radio.
tout fermé. Mon compte privé, mon compte de ma boîte, celui de mes enfants. Attendez, dans quel pays vit-on ? Et je me suis renseigné, effectivement, parce que j'ai des amis qui travaillent dans cette banque, et donc ça vient de la direction générale. Donc c'est politique, soyons clairs. Imagine, bien entendu, qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Il n'y a aucune justification pour faire ça. Donc c'est ça qui devient très dangereux en France. Voilà, c'est ce que disait Orwell, dans un moment de supercherie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. Absolument. Je me dis, c'est quand même incroyable, nous sommes en France. Regardez, parce que comme ils savent qu'ils ne peuvent pas m'embêter, ils ne peuvent pas me faire grand-chose, évidemment. C'est un dél'amour.
Alors un peu plus tard, il explique également qu'il a eu deux contrôles fiscaux successifs, évidemment les contrôles fiscaux des fois ça tombe sans prévenir, c'est le fait du hasard comme on dit, mais bon là il semble qu'il y ait beaucoup de hasard visiblement.
Non, ce qui est sûr c'est que… Le mieux est l'excès, comment c'est, c'est le mieux, l'ennemi du bien. Voilà, en France, on a voté tellement de lois pour contrôler les politiques, notamment, je parle des élus politiques, des élus, que désormais, vous pouvez rentrer dans ce qu'on appelle la catégorie des personnalités politiquement exposées, et que vous devez tout justifier. Et je rajoute, je ne suis pas là du tout pour les défendre, mais pour les banques ça devient aussi un cauchemar parce qu'elles-mêmes doivent tout vérifier. Je vais vous citer un exemple. Je me souviens à un moment, ma fille faisait une scolarité en Grande-Bretagne. Je verse 10 000 euros pour sa scolarité en Grande-Bretagne. J'ai dû expliquer quelle école c'était, pourquoi le prix était comme ça, et même fournir un certificat de scolarité pour ma fille. Et aujourd'hui, c'est vrai que faire de la politique, directement ou indirectement, ça devient un véritable cauchemar, parce que, je ne sais pas si c'est de la persécution politique, ou si c'est, parce que moi aussi je discute de temps en temps avec mon responsable de mon agence. Il me dit, mais vous ne vous rendez pas compte, un client comme vous, ce que ça nous impose comme contrôle supplémentaire. C'est-à-dire que les banques, je demande aussi ici, à mon avis il y a les deux. Il y a pour certaines banques une sorte de censure politique, et pour d'autres, c'est des clients qui ne sont pas milliardaires la plupart du temps, je vous rassure, ils ne sont même pas millionnaires, et qui font tellement d'ennuis. à l'insu de leur plein gré, comme aurait dit un cycliste bien connu, qu'il faut vérifier quand ils reçoivent de l'argent, vérifier, etc. Bref, aujourd'hui, faire de la politique en France, il y a de gros problèmes, même si vous n'avez jamais eu d'ennui avec la justice. Et c'est vrai que, pour certains de mes collègues, ça a été un calvaire au niveau des banques. Voilà.
Puis on sait aussi que le Rassemblement national, quand il doit avoir des prêts, c'est toujours très difficile aussi.
Ce n'est pas très difficile, c'est impossible. – C'est impossible. – C'est impossible, parce que c'est d'ailleurs… Bérou et Macron avaient une seule bonne idée dans leur programme, ils n'ont pas appliqué, c'était la banque de la démocratie. Pourquoi ? Parce que je vous rappelle qu'aucune banque ne prête au Rassemblement national, aucune. C'est là où on voit quand même qu'il y a une décision qui est complètement hallucinante. On vous rembourse les frais de campagne quand vous dépassez 5%. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas le Rassemblement national, il dépasse 5%. le risque bancaire est zéro. en plus ça permet aux banques de gagner des intérêts. Mais aucune banque ne veut prêter au Rassemblement national. Alors quand vous discutez avec les banquiers, ils vous disent, oui mais vous comprenez, si on apprend qu'on est la banque qui a financé le Rassemblement national, on va perdre des clients. est quand même dans un monde de fous. Voilà, et après, maintenant, on attaque en justice ceux qui prêtent au Rassemblement national. Vous avez remarqué aussi, puisque c'est ce qu'on appelle, si vous avez fait plus de trois prêts, un exercice illégal de la fonction de banquier. Donc on est dans un système démocratique, mais où petit à petit, on resserre toutes les règles qui font qu'il y a un comportement totalement… Antidémocratique, pourquoi un parti qui représente aujourd'hui, allez en gros, 3 Français sur 4 ou 4 Français sur 10, non pardon, 3 Français, excusez-moi, 3 Français sur 10 ou 4 Français sur 10… – C'est très optimiste là. – 30 ou 40%. Parce que c'est, voilà, je veux dire, je vous rappelle qu'aux Européennes on dépassait 30%. – Certes. – Voilà, donc pourquoi ce parti n'arrive jamais à avoir de près ? C'est quand même un vrai problème démocratique.
Alors justement, la démocratie, on va en parler, puisque parmi les… – Des outils prévus par les institutions françaises, il y a également ce mode de confiance. François Béroud sollicite à nouveau la confiance le 8 septembre prochain. Le Rassemblement national a déjà fait savoir qu'il ne voterait pas la confiance de François Béroud, après l'avoir voté quand il est arrivé à Matignon d'ailleurs. Je vous propose tout de suite d'écouter Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, au sortir d'une concertation avec le Premier ministre qui semble bien être sortant.
Les mauvaises économies de la mauvaise dépense publique n'étaient pas traitées, à savoir le coût exorbitant de l'immigration, l'augmentation de la contribution de la France au but de l'Union européenne quand nos partenaires européens réussissent à obtenir des rabais, que la lutte contre la fraude fiscale sociale n'était pas conduite. et que les économies dans le train de vie de l'État, qui n'étaient pas faites, faisaient dire à beaucoup de Français que les annonces qui ont été faites sont injustes et qu'on ne peut pas demander des efforts toujours aux Français qui travaillent quand les Français voient l'État ne pas se serrer la ceinture et continuer à gaspiller de l'argent public.
donc concrètement, le Premier ministre devrait tomber lundi soir
ça fait... – J'ai envie de dire sauf miracle, mais il n'y aura pas de miracle. Il a tout fait pour tomber, excusez-moi. Je me demande même si ce n'est pas un suicide volontaire, enfin un suicide c'est toujours volontaire en général d'ailleurs, mais un suicide… – Ça dépend,
avec la loi Euthanasie c'est autre chose. –
C'est vrai, mais bon, pourquoi ? Parce que, comme l'a dit Jordan Bardella très justement, le budget qui nous était présenté était inacceptable. On a beaucoup parlé des deux jours fériés, mais le plus important, si vous me permettez, ce n'était pas ça, c'est qu'il faut qu'on fasse des économies dans le budget de l'État, mauvaise dépense. Et le Rassemblement national, la lettre qu'a envoyée Marine Le Pen cet été, était très claire, je vous conseille à tous vos auditeurs de la lire, elle présentait 5-6 pistes. La lutte contre la fraude, la lutte contre les dépenses excessives de l'immigration, la baisse de la contribution européenne qui va exploser, comme je l'ai expliqué, à cause de la guerre en Ukraine, etc. Et Béroud n'a même pas répondu. Même pas répondu, en expliquant que tout le monde était en vacances, qu'il n'avait pas reçu la lettre, tout ça est grotesque, alors qu'il connaissait… Bref, et donc, moi je pense que, soit il a complètement perdu le sens de la réalité, mais je ne pense pas. Je ne pense pas. Soit, il voulait partir, et partir entre guillemets, en se mettant en posture de dire, regardez, je l'avais bien dit, on ne peut pas avoir un tel endettement, parce que qu'est-ce qui va se passer dans un an, on n'en sait rien, et peut-être que ça lui ouvrira aussi un créneau pour être une fois de plus candidat aux présidentielles. J'ai l'impression qu'il met en scène son départ. quand il fait la dimanche dernier ou samedi dernier, je ne sais plus, une conférence devant toutes les chaînes d'info. se met en scène et il s'adresse aux Français pour changer de vote. Mais il sait très bien qu'en réalité ce n'est pas les Français qui votent, c'est les députés. – Bien sûr. – Et donc à la place de passer son temps à communiquer pour partir en défenseur des finances publiques, alors que pendant l'année où il a été Premier ministre, il n'a rien fait d'extraordinaire pour les redresser, eh bien il joue un peu, j'allais dire, quelle image il laissera, voilà. Donc c'est pour ça que… Je pense qu'il veut partir… – Une mauvaise image chez les boomers en tout cas. – Comment ? – Une mauvaise image chez les petits boomers. – Oui, parce qu'il est maladroit et puis par moments il dit n'importe quoi. Soyons clairs, je vais prendre encore un exemple sur l'Union européenne puisque je suis député européen, j'ai appris que pour la première fois on était, entre guillemets, gagnant financièrement dans l'Union européenne. Il a dit absolument n'importe quoi. Il dit, pendant son interview, il dit on donne 27 milliards à l'Union européenne, ça il a à peu près raison et on en touche 32. Non, à chaque fois… – Non, on est contributeur net. – On est contributeur net, on touche 10 milliards de moins, sauf… Alors après, tout le monde s'est dit, mais comment il est arrivé à ça ? j'ai interrogé notre meilleur spécialiste des finances au groupe, qui est Julien Sanchez, député européen, et effectivement, il a rajouté une partie des dotations du fameux plan Covid. qu'on a touché, c'est-à-dire que probablement cette année, on a dû toucher aux alentours, on a payé 27, on a dû toucher aux alentours de 15, et on a touché une dizaine de milliards probablement du plan Covid, puisque je vous rappelle qu'il doit nous rapporter 40 milliards, sauf que, sauf que, sauf que, sauf que, ce plan Covid, on doit le rembourser. – Bien
sûr.
– À partir de 2028, c'est extraordinaire, M. Macron part et hop, on va avoir en plus le plan Covid à rembourser. Je n'y résiste pas. Le plan Covid que tout le monde nous a décrit comme quelque chose d'extraordinaire, c'est l'Union européenne qui le fait. Extraordinaire pour les Italiens qui ont touché quasiment 200 milliards, un peu moins, 194, mais pas du tout extraordinaire pour les Français. Nous allons toucher, quand ce plan sera définitivement soldé, 40 milliards. Et on va en rembourser, ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Sénat français, Commission des finances, dans son rapport, qui dit on va en rembourser à peu près le double. C'est-à-dire qu'on va rembourser le double à une époque où les taux d'emprunt étaient à zéro. C'est génial l'Union européenne.
Un bien beau calcul. Si le Premier ministre tombe, tout porte à croire qu'il pourrait y avoir une dissolution. – J'imagine que vous êtes d'accord avec moi jusque-là ?
Ce serait logique.
– Ce serait logique. On a vu un sondage élab très intéressant sortir fin août, juste à la fin du mois d'août. Il donnait évidemment le RN et l'UDR. Le parti d'Éric Ciotti qui est allié au RN en tête des intentions de vote avec 31%. On va repartir pour le feuilleton Jordan Bardella-Matignon
Je pense que s'il y a une dissolution, on peut gagner. Grâce au scrutin de circonscription. et grâce au fait qu'à mon avis, le fameux front républicain n'est plus jouable. Je rappelle que l'avantage du scrutin par circonscription, c'est que vous pouvez avoir une majorité absolue avec un peu moins de 40% des voix. Et que, pourquoi je dis qu'on peut gagner en ayant, on ne dépassera jamais 50% des voix, on n'est pas idiots, mais comment ils ont fait pour sauver la majorité ? Pour empêcher la première fois que le Rassemblement national, il y a un an, lors de la première dissolution, fasse un meilleur score. Tout simplement, je vous rappelle que LFI a appelé à voter pour les candidats d'En Marche et vice-versa, et les Républicains au milieu. Bref, c'était la grande alliance contre nous. Par exemple, LFI qui passe son temps à taper sur Mme Borne, je rappelle, l'a fait élire, a retiré ses candidats. Là, je ne vois pas comment ça peut fonctionner. Et s'il y a une dissolution, je ne vois pas comment LFI peut cette fois appeler à voter, par exemple, pour les candidats de M. Macron. Je ne vois pas comment les Républicains peuvent appeler à voter pour les candidats de LFI. Donc je pense que s'il y a une dissolution, oui, on peut avoir la majorité. Oui, on peut avoir la majorité. – Donc Jordan
Bardella à Matignon.
– Donc Jordan Bardella à Matignon. – C'est le meilleur calcul
pour 2027 ça ?
on est majoritaire, il faut qu'on saisisse l'opportunité de commencer tout de suite à restaurer le crédit de la France. – Sous l'autorité
du président Macron ?
Sous l'autorité du Premier ministre, avec effectivement le président Macron au-dessus. Alors c'est un challenge, soyons clairs, parce que les cohabitations, on le sait, c'est souvent un piège. Vous savez comme moi que Chirac et Jospin n'y ont pas survécu pour l'élection d'après. Mais je pense qu'on n'a pas le droit de refuser cette opportunité. Après, on est condamné à être bon. On est condamné à ne pas faire des demi-mesures. On est condamné à appliquer notre programme. J'ai envie de dire tant mieux. Si on a un an, ce sera difficile, parce qu'en un an, on ne change pas la France. Mais ce sera suffisant pour montrer aux Français qu'on est décidé à faire ce que... Beaucoup de partis politiques ont annoncé, ils n'ont jamais fait, les luttes contre la fraude, les luttes contre l'immigration. Voilà, de toute façon, ce ne sera pas facile. Ce ne sera pas facile, même si on a la présidence de la République et même si on a le poste de Premier ministre, ce sera encore plus difficile si c'est un gouvernement de cohabitation, mais la France ne peut pas perdre un nombre de plus.
– Et alors, est-ce que vous faites partie de ces gens qui appellent de leur vœu la démission d'Emmanuel Macron ? Parce que peut-être que ce serait la solution la plus simple.
Écoutez, moi je suis rentré en politique un peu par référence au général de Gaulle. Le général de Gaulle, on aime ou on n'aime pas, mais en 1969, il a été désavoué dans un référendum, il a claqué la porte. Et c'était un référendum, vous le savez, je ne vais pas dire que c'était une question subalterne, mais pour réformer le Sénat, etc. Ce n'était pas une question, à mon avis, vitale pour l'avenir de la France. –
Et pourquoi le RN n'a pas soutenu l'initiative de destitution ? – Parce que la destitution, c
'est… voilà, moi je pense que c'est une affaire de Macron avec sa conscience, c'est tout, voilà. Alors s'il y a une dissolution et qu'il n'y a pas de nouvelle majorité… Je ne vois pas comment Macron y échappera. Tous les jours, il nous rappelle qu'il est accroché à son rocher et à la présidence, comme dans le midi, on aurait dit une arrapède sur un rocher. Mais à un moment, il y aura une pression énorme. Ce qui me fait dire, est-ce qu'il va dissoudre ou pas ? Je ne vais pas jouer Madame Soleil. Je vous trouve autant de raisons de vous expliquer pourquoi il va dissoudre et pourquoi il ne va pas dissoudre. Mais je pense que c'est une période à haut risque pour lui. Parce qu'en cas de dissolution et en cas d'absence de majorité, tout le monde réalisera l'évidence. Le problème, ce n'est pas Béraud, le problème, ce n'était pas Barnier, le problème, ce n'est pas Attal, le problème, c'est Macron.
Mais il est probable que ça ne dérange pas Emmanuel Macron.
y a un moment où il y a une telle pression que je vois mal comment il pourra résister. J'ai écouté les débats ces derniers jours, et même un certain nombre de ses supporters médiatiques commençaient à dire, il y a un moment où la question de la démission de M. Macron se posera. C'est bien de faire des conférences sur la coalition des volontaires, mais le problème c'est qu'il y a la coalition des citoyens français qui n'en veut plus. Et donc un jour ou l'autre, j'espère qu'il en tirera les conséquences.
Alors justement c'est intéressant parce que je vous évoquais tout à l'heure ce fameux sondage Elab qui place le Rassemblement National et ses alliés UDR en tête, très loin d'ailleurs, en tête devant, avec 31%. En revanche… – Presque 40% des sondés veulent un Premier ministre d'aucun parti politique. Ils sont seulement 24% à voir Jordan Bardella correspondre au poste de Premier ministre. C'est surprenant ça quand même. Est-ce que finalement le dégagisme ne frappe pas aussi le Rassemblement national ?
Je ne pense pas parce que d'abord on n'a jamais exercé le pouvoir au niveau national. Et si vous regardez, le dégagisme, quand on exerce le pouvoir au niveau de nos mairies, il ne fonctionne pas puisque tous nos maires sont réélus. En général, ils ont un bon bilan, ils font un truc qui est un peu surprenant, c'est qu'ils respectent leurs paroles. Donc non, écoutez, bon… – Les sondages disent ce qu'ils disent, à un moment, s'il y a des élections, s'il y a une majorité, il y aura un Premier ministre, si le Rassemblement national est majoritaire, la logique c'est qu'ils sortent de nos rangs, et après il faudrait être bon. Voilà, qu'est-ce que je voulais que je vous dise, c'est aussi un défi en politique, il y a un moment où il faut montrer qu'on est capable d'exercer le pouvoir, que dire il n'y a qu'à faut que, ce n'est pas la solution. Je pense que le Rassemblement national que j'ai combattu à une époque, du temps de Jean-Marie Le Pen, aujourd'hui a changé. Je pense que ce que proposent Jordan Bardella et Marine Le Pen aujourd'hui est réalisable. Après, je le répète, surtout si on est en cohabitation, il faudra ne pas avoir d'hésitation, ne pas avoir la main qui tremble, surtout s'il y a un président qui nous met tous les bâtons dans les roues.
– La semaine prochaine s'annonce donc chargée, puisque le 8, vote de confiance, le 10, c'est aussi une journée de mobilisation nationale avec un mouvement difficile à cerner, le mouvement qui appelle à tout bloquer, bloquons tout, ça s'appelle. Quelle est votre position face à ce mouvement ? Est-ce que vous êtes attentiste ? – Non, non, non, écoutez,
la position d'abord du Rassemblement national, c'est de dire chacun est libre de faire ce qu'il veut, on ne veut pas se mêler de ce mouvement et on ne veut pas le récupérer comme le fait la France insoumise. Ma position personnelle, pour moi c'est simple, le problème ce n'est pas de bloquer la France, c'est la débloquer. Donc je ne vois pas tellement sur quoi ça peut déboucher. On va bloquer trois ronds-points, on va emmerder des automobilistes. Donc personnellement, je ne me pose pas la question, je n'y participerai pas. Je comprends les gens qui en ont assez, je comprends ceux qui… – Alors justement,
pardon de vous interrompre, Thierry Mariani, mais alors moi je suis assez stupéfaite par les accusations de récupération de la part de LFI de ce mouvement, parce que peut-être qu'il y a une partie des gens qui voudraient se mobiliser le 10 septembre, qui aimeraient précisément ne pas… avoir été récupéré par LFI et on se dit mais on a vu les gilets jaunes rassemblement national a crié à la récupération de LFI globalement et des black blocs là on voit un mouvement – On ne sait certes pas de quoi il s'agit, néanmoins, on sait que les motifs de colère sont légitimes de la part des Français. – Oui, oui, bien sûr. – Et pour autant, il n'y a pas d'accompagnement de la rue de la part du rassemblement national. – Parce que l
'accompagnement, il ne peut être que dans les urnes. L'accompagnement et la solution, c'est la dissolution. L'accompagnement, c'est un nouveau Premier ministre et une nouvelle majorité. C'est ça, ce mouvement est sympathique. J'ai des copains qui m'ont dit, tu viendras nous voir, etc., dans le Vaucluse. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je leur dis, écoutez, faites ce que vous voulez. Je le respecte tout à fait. Mais il y a un moment où il faut… il faut sortir de ce mouvement. Et pour sortir concrètement avec quelque chose, c'est par les urnes. – Par les urnes,
pardonnez-moi de vous le rappeler, mais ça ne fonctionne pas très bien. – Ça
ne fonctionne pas très bien depuis qu'il y a Macron, donc c'est pour ça qu'il faut… – C'était super
avant.
Avant, il y a eu en général une majorité. Non, non, je ne suis pas d'accord. Avant 2017, il y a toujours eu… – Le quinquennat de
François Hollande était un grand succès pour la France.
– Je n'ai pas dit que c'était un grand succès, mais il y avait une majorité. Voilà, il y avait une majorité au moins. Ça n'a pas été le seul, le premier quinquennat de Macron n'a pas aussi été une réussite. Non, non, mais la France jusqu'à présent, depuis 1958, a toujours eu une majorité. Depuis 2017, il n'y a plus de majorité. Et donc, quand il n'y a plus de majorité, il faut en chercher une autre. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas la majorité en bloquant les ronds-points qui vont faire avancer. Je respecte tous ceux qui veulent manifester leur mécontentement. Moi, je suis député, je peux le manifester par mon vote au Parlement européen ou par l'exercice de ma parole, par exemple, grâce à vous en ce moment. Et je reconnais que des gens qui n'ont pas cette chance ou cette opportunité aient envie de le manifester. Donc je les respecte. Mais je dis qu'à un moment, quel que soit leur choix, la seule sortie, c'est les urnes. C'est la seule sortie, c'est un vote. Si on veut sortir M. Macron et que la… dès la prochaine dissolution ou dès la prochaine élection nationale, eh bien il ne faut surtout pas voter pour ces candidats, c'est tout.
Alors justement, petit aparté plus personnel, puisque vous êtes candidat, je l'ai dit tout à l'heure au début de cette émission, pour une législative partielle, c'est-à-dire qu'il n'était pas encore question de cette possible dissolution au moment où vous êtes porté candidat, globalement. Comment ça va se passer pour vous ? Vous êtes dans la deuxième circonscription de Paris, cinquième, sixième, septième arrondissement de la capitale. Concrètement, s'il y a dissolution, vous faites quoi ? – Vous serez candidat, mais d'une autre élection,
d'une autre législature. – Absolument, puisque c'est une coïncidence de calendrier, c'est jamais arrivé sous la Vème République. Si jamais avant le 28 septembre, date du deuxième tour, il y a une dissolution, la 17ème législature, je crois, est terminée, on passe à la 18ème, et cette élection est annulée. Pour la petite histoire, on ne sait même pas si les candidats seront remboursés, a priori non, des dépenses, voilà. Mais c'est une élection aussi intéressante. J'ai décidé de m'y présenter d'abord parce que tout simplement, j'habite dans cette circonscription en ce moment. –
À côté de Nathalie Loiseau, vous nous l'avez déjà dit.
– Je ne vous dirai pas son adresse parce que ce serait cruel pour elle. À côté de Nathalie Loiseau, c'est un pur hasard, voilà, écoutez. Mais je suis donc électeur… et habitant dans cette circonscription. Et puis au départ, on a failli avoir un psychodrame, c'est-à-dire Madame Dati contre Monsieur Barnier. – Finalement, c
'est vous qui allez être d'abord contre Michel Barnier pour la législative, et puis ensuite contre Madame Dati pour les municipales. C'est un peu l'amicale des anciens combattants des LR quand même, enfin de l'UMP en
l'occurrence. – Oui, mais enfin il y en a, excusez-moi, au moins un sur les trois qui a pris un parcours clair et qui a fait aucune compromission avec Macron, c'est moi. J'ai pris comme slogan de campagne pour mettre fin au macronisme, parce qu'en réalité… – C'est une
mérite d'être clair.
– Oui, au moins ça a une mérite d'être clair, parce que si ça avait été Mme Dati, mais c'est M. Barnier… En réalité, ces gens-là ont été Premier ministre ou ministre de Macron. Et donc aujourd'hui, il nous joue la comédie un peu de représenter une alternative. – Il n'y a
personne face à Michel Barnier d'ailleurs. –
Vous m'enlevez un argument que, donc vous avez tout compris, c'est une élection extraordinaire, c'est-à-dire qu'il n'y a même pas un candidat de Macron face à Michel Barnier. –
En même temps, le précédent, c'est à cause de lui que l'élection a été invalidée. – Parce que ces comptes de campagne ont été rejetés.
– Absolument. Le député sortant a fait des maladresses dans son compte de campagne, il a été invalidé. – Maladresses ? – Oui, parce que ce n'était pas une malhonnêteté, franchement. C'est que par moments, je pense que le drame chez les candidats Macronistes, c'est qu'ils se croient tout permis. Il y a des règles très simples pour une campagne électorale, on ne dépense pas soi-même l'argent, ça doit passer par moment d'affaires. – Les politiques font des
maladresses et les Français font des fraudes.
– Quoi ? –
Les politiques font du mal à dresser, c'est des fraudes.
– Non, non, non, mais attendez, reconnaissez que je ne suis pas forcément… Mon rôle, ce n'est pas de défendre le candidat macroniste, mais j'essaie d'être honnête, voilà. Il n'a pas fraudé, il n'a pas, si, il a fraudé la loi, mais il n'a pas fait de malhonnêteté, voilà. – Ah ben ça va alors, le droit est sauf. – Voilà, écoutez, soyons… – Vous êtes grand seigneur, c'est bien ça. – Non, je ne suis pas grand seigneur, mais bon, voilà, je sais que… Non, mais c'était révélateur, parce que quand il dit « ce que j'ai fait, c'est normal », ben non, si ce qu'il a fait, ce n'est pas normal, il n'a simplement pas respecté il n'y a pas de malhonnêteté, je ne suis pas là pour le défendre, mais ce qui est intéressant, vous l'avez dit, c'est que M. Barnier… contre lui, n'a pas de candidat macroniste. Donc je dis très clairement, s'il y a des électeurs du 5e, 6e, 7e qui nous écoutent, allez voter le 21 septembre pour ma candidature, parce que finalement je suis, je crois, l'un des rares à ne pas être compromis avec le macronisme, et l'enjeu c'est de faire en sorte que M. Barnier ne soit pas élu. Et puis il y aura tellement peu de participants dans cette élection, une partielle à Paris, on sait qu'en général c'est 3… électeurs sur 10, des fois 4 électeurs sur 10 qui vont voter. Que votre voix comptera double. Voilà, donc 21 septembre, au premier tour, allez voter.
Eh bien je vous remercie beaucoup Thierry Mariani, on a fait le tour de toute l'actualité, de l'international jusqu'à une circonscription parisienne. Je vous remercie d'être venu sur TV Liberté. – Toujours
un plaisir.
Eh bien tant mieux, j'espère que le plaisir est partagé avec les téléspectateurs. Chers amis, si vous ne l'avez pas déjà fait, n'oubliez pas, écrivez vos petits commentaires juste en dessous, n'oubliez pas non plus le fameux pouce en l'air qui améliore le référencement et qui m'aide beaucoup pour le succès de cette émission. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro. En attendant, portez-vous bien, à bientôt.
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