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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
C'est la vie de la nation qui est en jeu. La dette, c'est l'esclavage des jeunes. Je ne crie pas au loup, je dis les choses précises comme elles se passent.
Alors que François Bayrou va jouer sa survie lundi 8 septembre en demandant la confiance de l'Assemblée nationale, le Premier ministre multiplie les prises de parole. Objectif, convaincre que la situation budgétaire est grave, très grave, vraiment super grave. Et qu'elle le sera encore plus si son gouvernement venait à chuter.
On abandonnerait. La politique, pour moi, vitale pour le pays. La politique sans laquelle le pays se place en danger extrême.
Quitte à dramatiser à chaque fois toujours un peu plus le discours, en déclinant un lexique catastrophiste.
Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement. C'est la vie de la nation qui est en jeu. Ça sera dans les livres d'histoire. L'essentiel de la vie du pays est en jeu. La question c'est le destin de la France. La France, elle a une situation particulière qui est une situation d'affaiblissement incroyable. Je ne crie pas au loup, je dis les choses précises comme elles se passent. En prenant les enfants pour témoins. C'est l'essentiel qui se joue et je voudrais vous dire que cet essentiel-là, il se joue pour ceux dont on ne parle jamais, c'est-à-dire les enfants. On est irresponsable pour les plus jeunes des Français. La dette, c'est l'esclavage des jeunes. C'est eux les victimes.
Et en aigrenant des chiffres volontairement effrayants.
Un milliard, c'est 1 000 millions d'euros. Depuis 20 ans, chaque heure a augmenté la dette de 12 millions d'euros de dette supplémentaire. Chaque seconde, elle augmente de 5 000 euros chaque seconde. 4 milliards, c'est 4 000 millions d'euros. Non,
mais on a commencé à comprendre. Si le constat du Premier ministre sur l'état de la dette fait l'unanimité, l'alarmisme forcené dont il fait preuve l'est beaucoup moins. En témoignent les réactions de certains acteurs clés, comme le premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici.
Nous ne sommes pas du tout, mais pas du tout, la situation de la Grèce que j'ai bien connue dans les années 2010 et les suivantes.
Raison pour laquelle peut-être son discours anxiogène a du mal à jouer en sa faveur avant le 8 septembre.
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