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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, nous sommes le mercredi 3 septembre, je vous rappelle qu'il y a un petit changement d'horaire, nous commençons nos débats à 10h désormais, n'est-ce pas Rémi Branco ? Et je vais vous présenter dans un instant, parce que Rémi Branco, bonjour, vous êtes vice-président du LOT, porte-parole du PS, et vous avez publié « Loin des villes, loin du cœur », et vous êtes à distance parce que vous n'aviez pas noté le nouvel horaire. Hein ? On ne vous entend pas. Il n'a pas eu les souvenirs. Il n'a pas eu, voilà. Donc on va vous retrouver dans un instant. Donc 11h30 les médias, 10h les débats, 0826 300 300. Vous pouvez évidemment nous appeler. C'est aussi la nouveauté de cette rentrée, réagir à nos différents sujets. Pour commenter cette actualité, Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Votre livre, aux portes du pouvoir, RN, l'inéluctable victoire, point d'interrogation paru. Et Michel Laffont pourra parler de ce sondage dans le FIAO aujourd'hui, qui nous donne un RN en tête en cas d'élection législative, si les élections législatives se passaient dimanche prochain. André Acotaract, vous êtes le porte-parole du RN. Bonjour. Bonjour. Jean-Baptiste Moreau, porte-parole du Think Tank, agriculture, stratégie, ancien agriculteur, ancien député. Et Rémi Branco, est-ce qu'on vous a retrouvé ?
C'est bon, je suis là, je suis avec vous.
Voilà, vice-président du Lot, porte-parole du PS. Ça tombe bien, parce qu'on va beaucoup parler du PS. Je l'ai annoncé tout à l'heure dans le teaser avec Dominique de Villepin qui veut un premier ministre de gauche. Donc on va y revenir dans un instant. Tous les jours, je vous donne mon mot du jour. Pour moi, c'est défaillance, défaillance de l'État, défaillance à Marseille, avec cette attaque au couteau, avec cet homme qui était en situation régulière. Il avait un permis de séjour de 10 ans, donc on peut s'interroger sur la façon dont on attribue les permis de séjour. Merci François Hollande, je crois que c'est lui qui avait pris cette décision. Et à chaque fois qu'un drame comme celui-là se passe, on entend, il était connu des favorables. des services de police. Donc encore une fois, comment ces gens se retrouvent dans la rue ? Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de mesures qui soient prises, d'expulsions ? Moi je trouve qu'il y a une défaillance de l'État. Il y a aussi, dans un tout autre domaine, le suicide de cette directrice d'école dans le Cantal, l'éducation nationale pointée du doigt pour son manque de soutien, pas en capacité l'État de protéger ses agents selon les... syndicats ? Je ne sais pas si vous voulez réagir.
Ça que l'État est le plus mauvais gestionnaire des ressources humaines de l'univers et tout confondu, c'est une évidence. Je veux dire, aujourd'hui, on a une fonction publique qui n'est pas du tout gérée au niveau des ressources humaines et l'éducation nationale en est un triste exemple pour avoir une mère qui a bossé toute sa vie dans l'éducation nationale. J'en étais le témoin jour après jour. Et effectivement, c'est un drame ce qui s'est passé avec cette enseignante qui a... pour le coup, visiblement, était atteinte d'homophobie par un certain nombre de... Alors, on ne sait pas trop bien, mais
il
y a eu des inscriptions homophobes au sein de l'école, il y a eu un certain nombre de faits assez dramatiques, et elle s'est retrouvée toute seule, sans aucune aide, ni de la direction, ni du rectorat, a priori, donc c'est catastrophique qu'elle en soit arrivée là, effectivement, elle avait tiré des... Elle avait porté cinq fois plainte ? Oui, et ça n'a rien fait, donc c'est une défaillance globale. faut s'interroger sur pourquoi, justement, aussi au niveau des services de police, il n'y a rien qui s'est passé. Oui,
c'est ça, il y a la police, il y a l'État, il n'y a pas de soutien de la hiérarchie. Oui, il y a de toute façon
la hiérarchie au niveau de l'éducation nationale, je veux dire, c'est pas...
alors on a un appel de Luc au 0826 300 300, vous aussi si vous voulez réagir à ce sujet sur la défaillance de l'État. Luc, vous nous appelez du Perreux sur Marne, bonjour.
Valérie, bonjour à vos invités.
vous écoute.
vous trouve très gentil, Valérie. Ça doit être votre fond, je dirais, d'âme humaine et résilient. Moi, je serai beaucoup plus dur que moi. Ma révision est faite depuis longtemps. On s'en aperçoit tous les jours. L'État est devenu l'ennemi des Français. On le voit à chaque fois qu'il y a quelque chose qui pourrait être favorable aux Français dans leur vie de tous les jours, dans la gestion des services publics et tout. L'État casse toutes les décisions qui pourraient être favorables aux Français. Une rave partie, on ne fait rien, rien du tout. On dilapide l'argent en voiture, voilà nos élites, si je puis dire. ne pensent qu'à une chose, c'est à nous en recoller une petite couche en taxant l'héritage, en, comment dirais-je, piquant dans le portefeuille des personnes âgées. Ça n'arrête jamais. L'État est devenu l'ennemi des Français.
C'est effectivement, vous y allez très fort, mais c'est un ressenti, je pense, qui est partagé par beaucoup de Français. C'est-à-dire de ne pas être soutenu, de ne pas être écouté, et de ne pas être là quand il le faut. C'est
un ressenti qui est... les institutions, dans l'État, dans la classe dirigeante, dans les élites, parce que tout simplement on considère que la fonction primordiale de l'État, qui est la fonction de protection à tous les niveaux d'ailleurs, au niveau régalien, au niveau social, etc., ne remplit plus sa fonction. Donc on a là quelque part... Un sentiment qui se généralise et qui explique bien évidemment, j'allais dire, peut-être aussi la situation politique dans laquelle on se retrouve aujourd'hui. Surtout qu'en France, le rôle de l'État a toujours été quelque chose de beaucoup plus fort que dans de nombreux pays. Il ne faut jamais oublier qu'en France, c'est l'État qui construit la nation. C'est absolument considérable. L'État précède la nation. Ça veut dire quoi concrètement ? C'est l'État qui, historiquement, a construit la nation française. Il y a des nations qui se sont construites. autrement, qui se sont construits par le fait culturel, par le fait linguistique, par le fait économique. C'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Italie. En France, non. En France, c'est multiséculaire. C'est un long processus, De Gaulle disait, ce long processus multiséculaire qui a construit la France, c'est l'État. Et donc aujourd'hui, vous avez en effet, dans de larges segments de l'opinion, cette idée que l'État ne... joue plus son rôle ou devient un État parfois trop intrusif ou parfois trop punitif et qui ne l'est pas assez pour d'autres catégories de
population.
Je partage
ce qui a été dit. On peut critiquer les fonctionnaires, on peut critiquer tout un tas de choses, mais je pense que c'est surtout ceux qui dirigent l'État qui
ont une responsabilité
évidente. Nos policiers font leur travail, par exemple. Mais lorsqu'ils ont une circulaire qui leur dit non, ne poursuivez pas quelqu'un qui prend la fuite ou qui fait des rodéos en mettant en danger les gens, c'est l'État qui bloque ses fonctionnaires. C'est le pouvoir politique qui bloque ses fonctionnaires. Lorsque, sur le point de vue économique et social, François Hollande, on cherche 40 milliards avec M. Bayrou, François Hollande avait donné... 30 milliards de l'argent des Français vers les grandes entreprises de ce pays. C'était le crédit impôt compétitivité. Il le fait sans contrepartie et surtout sans aucun résultat, puisque tout le monde dit qu'il y a zéro emploi à la fin, zéro pour les territoires. Donc si vous voulez, les fonctionnaires savent travailler, nos policiers savent travailler, nos instituteurs savent enseigner. Il n'en reste pas moins que la classe politique dirigeante, qui est en fait la même depuis 40 ans, a tué un petit peu les priorités. le fait de protéger les Français. On l'a vu pour l'affaire de Marseille. On le voit encore aujourd'hui. On l'entend encore aujourd'hui avec votre auditeur. Donc, à un moment donné, il faut une rupture.
Bien sûr. 0,826, 300, 300, si vous voulez évidemment réagir. Merci à Luc de nous avoir appelé. Sur le
CICE, je voulais contredire un peu ce que Andréa Cotterac vient de dire. Parce que moi, à l'époque du CICE, j'étais président d'un abattoir de 35 salariés. Et s'il n'y en avait pas eu le CICE en 2015, l'abattoir... Combien d'emplois ? 35 emplois.
Non, mais en tout. Le CICE a habitué à... Moi, j'ai toujours été... Les chiffres... C'est quelque chose que je connais, de ce que j'ai vécu en tant que président
d'Abattoir. Les chiffres, si on n'avait pas eu le CICE en 2015. Pour vous,
oui, mais pour des entreprises... Pour cette haute, 100 000 emplois,
30 milliards d'argent. Vous calculez le prix d'un emploi, c'est une honte.
Je crois que M. Cotarac n'a pas été dans beaucoup d'entreprises à ce moment-là. Je ne sais pas où est-ce qu'il habitait, ni dans quelle partie il était, parce qu'il a pas mal varié. Mais à ce moment-là, moi, je peux vous dire que... – Dans les abattoirs, mais notamment dans l'ensemble de l'agroalimentaire français, et je pense à la Bretagne, où vous aviez, rappelez-vous, des abattoirs des industries agroalimentaires qui se cassaient la figure. Si à ce moment-là, on n'avait pas eu le CICE, on aurait eu des dizaines de milliers de chômeurs. – Et c'était pas des
multinationales. – Évidemment
qu'on n'était pas dans une situation… – Bon, c'est pas le sujet… – Le résultat
est simple, il est unanime, c'est zéro. – En tout cas… – C'est pas… – Dans votre abattoir, ça a marché, très bien, 30 milliards.
– C'est pas le sujet, c'est pas le sujet… Ce n'est pas le sujet. Si, c'est dérivé du sujet. Mais vous, alors peut-être que Rémi Branco, on peut vous entendre sur cette défaillance de l'État.
La question que vous posez, c'est celle du consentement des Français à l'impôt. C'est vrai, on le voit, diminue. Non, ce n'est pas à l'impôt.
Ce n'est pas à l'impôt. C
'est la conséquence. Parce que les Français, ils ont l'impression de payer chaque jour plus d'impôts. Ils ont l'impression que chaque jour que le service public n'a plus le service d'avant, prenez les écoles, prenez l'hôpital. En cette rentrée, vous avez un service éducatif qui se dégrade. Vous avez moins d'enseignants. Demandez à des enseignants aujourd'hui dans les écoles rurales, dans quelles conditions ils font leur rentrée. Ce sont des conditions dégradées, demandées aux gendarmes dans les territoires ruraux. qui voient les narcotrafiques progresser, qui voient des cambriolages se multiplier et qui n'ont pas les moyens d'intervenir, ils vous disent qu'aujourd'hui, ils n'ont pas les moyens d'intervenir. Et je ne parle pas d'autres sujets comme l'hôpital, parce que là, j'y passerai trois quarts d'heure ou une heure. Mais ce que je veux dire par là... C'est qu'à partir du moment où l'État ne donne pas les moyens aux services publics de fonctionner normalement, vous avez des pas entiers de Français et de territoires qui ont l'impression de payer chaque jour plus d'impôts, d'être victimes de l'inflation et d'avoir en face un État qui ne joue pas son rôle. Et cette impuissance-là, qu'elle soit sur le domaine de la sécurité, de la santé ou de l'éducation, elle crée un ressentiment extrêmement fort aujourd'hui dans la population.
Moi je pose une question basique, c'est comment cet individu tunisien, connu des services de police, avait vu son permis de séjour renouvelé pour 10 ans, sa femme avait alerté, elle se sentait en danger de mort, elle l'a dit ce matin, vous l'avez peut-être entendu, qu'elle avait eu peur d'être tuée par son mari, comment un type comme ça se retrouve dans la rue avec un couteau, une machette et une matraque. Je pense que
pour les coups... Et j'ai entendu Bruno Rotaillot, avec qui je suis loin de partager tout, loin de là, mais dire que justement, dans les préfectures, je pense qu'il y a un manque de moyens, pour le coup, avec l'afflux justement de demandes de régularisation ou de titres de séjour. Je pense que les services préfectoraux sont absolument débordés. Et moi, je l'ai vécu aussi sur mon territoire en Creuse. Aujourd'hui, on a ça d'un côté, et d'un autre côté, on a des gens qui sont intégrés et qui ont un emploi et qui ont un parcours et un titre de séjour et qui peinent à renouveler leur titre de séjour. Donc on a vraiment un débordement. des services par... Je veux bien qu
'il y ait un problème de moyens, mais enfin, ce type de profil qui est un type de profil particulièrement dangereux ne devrait pas échapper à la vigilance de l'État. Enfin, là, il n'y a qu'à quelque part, au minimum, un dysfonctionnement, il me semble.
Donc c'était un... Non, non, c'est la question des
moyens.
On va se retrouver dans un instant, on va parler de la taxe foncière. Peut-être que vous avez reçu votre taxe foncière, peut-être que vous avez fait gloups en particulier. où vous habitez à Grandville. On va parler de l'AME également, l'aide médicale pour les étrangers, et puis évidemment, politique, la crise politique, la seule solution à sa dissolution. Si vous voulez réagir à l'un de ces sujets, 0826 300 300, et puis vous nous donnerez également, chacun de vous autour de la table, ce qui a retenu votre attention. Vous nous direz ce qui a retenu votre attention. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et je vous rappelle que les débats commencent désormais à 10h dans la suite du Grand Matin Sud Radio. On se parle, 0826 300 300, on va parler de la taxe foncière. Est-ce que vous avez reçu votre taxe foncière ? On va parler de l'AME, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous pensez que l'État doit revoir la prise en charge pour l'AME ? Et c'est vrai que c'est une... C'est François Bayrou qui l'a évoqué hier. Peut-être qu'on peut commencer avec ça. Arnaud Benedetti, c'est un sujet amaronnier. L'État tenait bon. Et puis là, visiblement, d'un seul coup... Apparemment, ce que j
'ai compris des dernières déclarations de François Bayrou, il a reçu, je crois, Marine Le Pen et Jordan Bardella hier. Il semblerait qu'il souhaite en tout cas accéder pour partie à la demande du Rassemblement national. Ce que n'avait pas fait d'ailleurs Barnier, il me semble bien, l'année dernière. à la même période, à fait un peu plus tard. Donc on voit bien qu'on a un Premier ministre qui essaye de
trouver
un trou de souris qui me paraît malgré tout extrêmement improbable à quelques jours du vote de confiance à l'Assemblée nationale. Mais en l'occurrence, là aussi, par rapport aux logiques d'opinion, Il répond finalement, là aussi, à une demande de l'opinion publique, qui, sur ce point-là, est, en effet, pour une restriction de l'AME. Mais ça arrive récemment un peu tard dans le processus de discussion.
Oui, on pourra reparler, effectivement, des derniers jours avant le vote de François Bayrou, qui semble... Faire feu de tout bois, on ne comprend pas très bien. Pour en redébattre, Andréa, vous avez des retours de ce qui s'est passé hier et de ce changement de pied du Premier ministre ? C
'est d'abord surpris, parce que Marine Le Pen avait proposé à François Bayrou de travailler avec lui tout simplement, ou d'engager une discussion avec lui pour préparer le budget dès la fin juillet. Elle n'était pas en vacances ? Elle n'était pas en vacances, rassurez-vous, il y a eu des échanges, il n'y a aucun problème. avec des pistes, évidemment, d'économie. François Bayrou n'y a jamais répondu et il s'est réveillé à la fin août pour dire, écoutez, moi je vais prendre le chemin institutionnel le plus compliqué pour moi, le plus compliqué pour mon gouvernement, à savoir le vote de confiance. Et puis aujourd'hui, il dit, après avoir évoqué tout ça, après avoir créé ce suicide politique en réalité, de sortir par la grande porte et de jouer au martyr de la dette, il rencontre chaque groupe politique. C'est-à-dire que je ne sais pas dans quel sens. Ce Premier ministre réfléchit, mais ça me paraît extrêmement compliqué pour lui, à la fois d'accueillir Marine Le Pen et Jordan Bardella pour expliquer ce qu'ils pourraient faire, tout en lui signant un chèque en blanc. Puis il va rencontrer les socialistes, puis il déjeune avec M. Macron, le président de la République, aux côtés de M. Retailleau, de M. Edouard Philippe, de M. Attal, pour voir un petit peu quelles étaient les solutions pour sauver le bloc macroniste. Je pense que... La solution, ce sera une fois de plus les socialistes. Il ne faut pas venir voir le RN pour sauver M. Bayrou. Vous l'imaginez bien. 1300 milliards de dettes supplémentaires sous le macronisme. Donc on ne fait évidemment pas confiance aux macronistes. Mais je pense qu'il est un parti politique qui réussit à chaque fois à sauver ceux qui sont au pouvoir. C'est les partis socialistes. Alors peut-être que Rémi va répondre. M. Branco pourra peut-être y répondre. À savoir comment est-ce que l'inventrisme de M. Fort va-t-il sauver ?
Il faut être sérieux, il faut s'informer, écouter un peu ce qui est dit dans les médias, y compris sur Sud Radio. Les socialistes se sont exprimés très clairement sur la question. Nous sommes contre la confiance, mais en plus, cette décision est irrévocable. Monsieur Calfot dit l'inverse, député européen socialiste. Nous ne voterons pas la confiance. à François Bayrou, et nous l'avons même dit avant le Front National. Je pense que ce n'est pas la peine de... Mais M. Calfon dit l'inverse,
député socialiste. M. Vallaud est un peu plus mitigé, donc j'aimerais savoir quel
socialiste... Non mais il faut vraiment arrêter, je ne sais pas ce que vous avez pris ce matin. Est-ce que M. Calfon veut sauver M. Bayrou ? Ou à la tête du parti, il voteront contre la confiance. Je crois que ça a été assez clair. Rendez-vous le 8 septembre.
Bon, on verra. Mais Rémi, sur l'AME, donc l'aide médicale d'État pour les sans-papiers... Donc l'État ne veut pas la supprimer, mais l'aménager, c'est-à-dire revoir un certain nombre de prestations qui vont dans le sens d'un rapport qui avait été remis par Patrick Stéphanini et Claude Évin. Donc c'était des choses qui avaient déjà été pensées. Mais l'idée n'est pas de supprimer complètement. Vous vous en dites quoi au Parti Socialiste ?
On en dit que c'est une tentative vaine de séduire pour une dernière chance le Rassemblement national avant lundi, sauf que M. Cotarag l'a dit, ce ne sera pas le cas. Donc sur un sujet aussi grave que l'AME, il faut être sérieux. Il y a un sujet bien sûr d'humanité envers ces personnes, il y a un sujet de santé publique. Vous l'avez vu en Espagne, l'Espagne avait supprimé l'AME, puis finalement la remise parce qu'il y avait des problèmes sanitaires, vous aviez de la surmortalité. Chez DSDF, vous savez que vous avez des personnes qui viennent de l'autre bout du monde, qui peuvent avoir des maladies contagieuses et que ça peut derrière produire encore plus de maladies pour les Français eux-mêmes. Donc c'est une protection à la fois pour les étrangers qui ont un titre de séjour, mais aussi une protection pour les Français. On peut regarder dans le détail, vous avez aujourd'hui étranger qui pourrait être bénéficiaire de l'AME qui ne le demande pas, 50,1%. Donc il faut être sérieux, ce n'est pas open bar, l'AME c'est un sujet grave à la fois. de droit humain, à la fois de santé publique. Bien sûr, on peut toujours réfléchir aux améliorations de tous les dispositifs de santé possibles et imaginables, mais là franchement, c'est juste une vaine tentative de récupérer le RN avant le vote de lundi, et visiblement ça ne marche pas. Donc il y a l'échec plus le déshonneur.
L'idée c'est de supprimer les remboursements, les soins gratuits pour les lunettes, les audioprothèses, les soins de prothèses dentaires, les transports sanitaires pour des soins non urgents en ville, et des actes de kinésithérapie.
Non mais qu'il faille redessiner les contours de l'AME, je pense que... C'est-à-dire le contraire, mais je suis un peu surpris du timing et de la forme. Alors je comprends qu'il y a urgence aujourd'hui, mais je pense que ça mériterait un débat comme l'AME, un débat démocratique au sein des hémicycles de l'Assemblée nationale et du Sénat, plutôt qu'un décret qui est publié le jour de la rentrée. Ça me semble assez cavalier comme façon de faire et ça va frustrer. Alors peut-être c'est effectivement pour raccrocher, je suis assez peu fan des espèces de techniques politiciennes, partisanes de ce type-là, mais ça va créer. aussi dans la majorité, je pense, un certain nombre de personnes qui, sur l'AME, ne sont pas forcément alignées sur ces positions-là. Donc je pense que ça mériterait à tout le moins un débat démocratique ouvert et pas juste la publication de décrets comme ça fin août, début septembre.
Rémi, vous vouliez revenir, c'était votre coup de gueule, mais ça nous permet, puisqu'on est dans le secteur de la santé, revenir sur les franchises médicales et la hausse des franchises médicales.
Écoutez, oui, c'est l'autre décret qui est proposé par François Bayrou, qui a été réfléchi en catimini au creux de l'été. En gros, doubler les franchises médicales, donc doubler le prix d'une boîte de médicaments passée de 1 à 2 euros, plus les transports sanitaires passés de 8 à 16 euros. Je ne sais pas dans quel monde vit François Bayrou, mais... Si vous allez sur le terrain 2 minutes, 2 heures le week-end ou en semaine, vous voyez bien que vous avez aujourd'hui des Français qui sont exaspérés. Vous pouvez bosser 50 heures par semaine et ne pas arriver à joindre les deux bouts à la fin. Vous pouvez avoir été retraité. et ne pas vivre aujourd'hui de votre retraite. Vous pouvez même être chère d'entreprise et ne pas vous payer à la fin du mois. Bref, ça peut péter à tout moment dans ce pays. Et vous allez dire aujourd'hui, à la retraitée lotoise ou de la treuse, que demain, elle va payer sa boîte de médicaments deux fois plus cher, alors qu'elle se saigne déjà pour aider ses propres enfants qui sont en galère. Vous avez parlé tout à l'heure des étudiants. Ce n'est pas
deux fois plus cher la boîte de médicaments. Vous passez de 1 à 2 euros ? Oui, ce n'est pas la payer deux fois plus cher si vous avez un médicament qui vaut 25. Mais si vous avez un médicament qui vaut 25 euros, vous n'allez pas le payer 50 euros. Elle
va mettre deux fois plus à la pharmacie pour chaque boîte de médicaments. Sa franchise va doubler. Idem pour les transports solidaires. Quand vous avez des enfants qui bossent, qui ne peuvent pas vous amener... Vous allez payer à chaque fois 16 euros et pas 8 euros. Mais quand vous ne joignez plus les deux bouts, quand déjà vous économisez sur la viande, sur le chauffage, vous imaginez les conséquences de ça. Je me demande des fois, il faut quand même se rendre compte, ce n'est pas le 10 septembre qu'on va avoir, c'est le 14 juillet si ça continue. Parce que si on s'en prend à chaque fois ou même à ceux pour qui déjà c'est extrêmement difficile, qui doivent en plus se soigner parce qu'ils ont des maladies. parfois chroniques, parfois longues à soigner. Et vous imaginez la colère qui va monter dans ce pays. Je me dis des fois qu'on ne se rend pas compte à la tête de ce pays de ce qui est capable de monter du jour au lendemain avec des décisions pareilles.
0826 300 300. Appelez-nous si vous voulez réagir à cette augmentation des franchises médicales. Je pense que vous avez aussi des choses à dire. On va y revenir. A tout de suite. 0826 300 300. On est ensemble sur Sud Radio jusqu'à midi.
Sériexperts. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Donc Jean-Baptiste, peut-être répondre à Rémi Branco, on a un peu quitté l'AME, mais la hausse, effectivement, la suppression, la hausse de la franchise sur les médicaments.
on a un système de sécurité sociale qui est aujourd'hui à bout de souffle, qui crée du déficit tous les ans, donc il faut trouver des solutions. Alors après, il ne faut pas le faire de façon indiscriminée, et effectivement, sur des populations précaires, je pense à des personnes âgées, le transport sanitaire. ça représente un coût dans nos territoires, en creuse comme dans l'autre, parce qu'on vient de territoires qui sont assez proches, qui est non négligeable et qui pose un certain nombre de problèmes. Après, sur le transport sanitaire, il y a quand même des choses à revoir, je pense, sur la façon dont c'est fait, parce qu'il y a certaines personnes qui les utilisent, et je le vois aussi dans les villages autour de chez moi, franchement, qui peuvent se déplacer sans transport sanitaire. Donc, il y a aussi des abus. Donc, voilà, mais globalement, évidemment que ça ne fait plaisir à personne d'augmenter les franchises, mais il y a un moment, si on veut que... système tienne, il va falloir que chacun puisse faire des efforts. Alors après, il faut respecter les principes d'Ambroise Poisa, il faut que chacun fasse selon ses moyens utilise selon ses besoins. Le problème, c'est que voilà, c'est qu'aujourd'hui, c'est un système qui est parfois injuste, où c'est... Les mêmes ont l'impression de toujours donner et de ne jamais récupérer quand ils ont besoin. Donc ce système-là, il est bancal. Tout le monde récupère selon ses besoins. Il ne faut pas que ses besoins soient surévalués, c'est-à-dire qu'il y ait des abus non plus dans l'utilisation des moyens médicaux qui nous appartiennent à tous collectivement.
Je
d'accord avec vous. On ne peut pas tout avoir non plus. C'est-à-dire qu'on ne peut pas à la fois mettre 1,7 milliard pour l'AME. et pour les clandestins, puis ensuite dire, oui, mais on a besoin d'argent pour les Français. Moi, je sais très bien, par exemple, que sur le transport sanitaire, c'est 6 milliards d'euros par an. Donc, c'est quand même une somme importante pour les transports sanitaires. Alors, on dit qu'il y a des abus pour les taxis. Peut-être qu'il y a des abus chez les taxis.
Mais il y a aussi autre chose.
C'est que les distances parcourues sont beaucoup plus longues. Pourquoi ? Parce qu'en 40 ans, on a supprimé, par exemple, deux tiers des maternités dans notre pays. Donc, on va plus loin. François Hollande, par exemple, a supprimé 15 000 lits d'hôpitaux. Et donc les distances parcourues sont de plus en plus longues. Donc on ne peut pas à chaque fois dire c'est les travailleurs qui sont fautifs, c'est les taxis qui sont fautifs. Non, il y a des décisions politiques qui sont aussi fautives. Il y a une désertification totale du médical dans les zones rurales qui sont complètement oubliées. Donc c'est un ensemble qu'il faut avoir. C'est pour ça que je parlais de rupture. On a besoin d'argent, on nous parle de dérembourser les doliprane, d'accord. Mais il y a 15 jours, François Hollande, Van der Leyen, M. Bayrou... M. Macron applaudissait leur deal avec les Etats-Unis. 265 milliards d'importations d'énergie américaine, 100 milliards à M. Zelensky, 160 milliards pour la sécurité de l'Ukraine. Donc, oui, à un moment donné, il faut faire des choix. La politique, c'est des choix, mais on ne peut pas tout avoir.
0826 300 300, dites-nous ce que vous en pensez. Karine nous dit, plutôt que d'augmenter les franchises sur les médicaments, il serait bon d'autoriser les Toubib, les médecins, à faire des renouvellements automatiques d'ordonnance, car payer 30 euros juste pour changer la date à la tête d'un document, c'est un peu cher pour la Sécu. Les malades chroniques savent reconnaître quand ça ne va plus et quand il est nécessaire d'avoir une visite.
Là-dessus, il y a des choses qui ont avancé, puisque notamment les infirmières des pratiques avancées peuvent faire des renouvellements d'ordonnance sur des maladies chroniques. Et je peux vous dire que sur des territoires comme le mien, où il y a encore un... un très mauvais maillage de médecins généralistes. Par contre, on a plutôt encore un bon maillage d'infirmières libérales. Et cette augmentation des capacités des infirmières libérales en infirmières des pratiques avancées, en IPA, ça a quand même comblé un certain nombre de vides et ça permet justement de faire du renouvellement, que ce ne soient pas des médecins généralistes qui, effectivement, sur les maladies chroniques, ça ne sert à rien d'avoir une consultation de médecins généralistes. Et Stéphane
nous dit, mais on cotise et on paye des mutuelles pour ces transports, ce n'est pas gratuit non plus. Juste une parenthèse, il se trouve qu'un proche a eu besoin de soins médicaux à l'étranger, dossier envoyé à la Sécu, appelé la Sécu hier, et la Sécu répond, il faut trois mois pour traiter le dossier. mois pour traiter le dossier. Donc voilà, on est en France, bienvenue en France. Je voudrais qu'on parle politique donc avec dissolution, pas dissolution, la gauche ou pas la gauche dans un prochain gouvernement. Enfin on est un peu dans le noir le plus total. Pourquoi vouloir faire rentrer des ministres de gauche dans le gouvernement ?
savez, le président de la République, aujourd'hui, paye les conséquences de sa dissolution du mois de juin dernier, d'une assemblée nationale qui est totalement inédite sous la Ve République. De toute façon, que vous preniez le problème d'un côté ou d'un autre, vous vous retrouverez toujours avec des gouvernements minoritaires, quels qu'ils soient. Et qu'il essaye de trouver une solution pour essayer de couper la route à sa mise en responsabilité de la situation dans laquelle... Il a plongé le pays. Donc il a tenté avec ce qui lui restait de ses troupes après les élections législatives, de donner un coup de barre à droite avec LR, qui a fait le choix de rentrer dans un gouvernement qui est un gouvernement minoritaire, je le rappelle, parce que la situation dans laquelle on se retrouve est jamais vue sous la Ve République, parce qu'il n'y a même pas de majorité relative, il faut être clair. Il y a tout simplement une coalition minoritaire. il prend acte vraisemblablement de l'échec de cette coalition minoritaire, et il va peut-être essayer de chercher à gauche ce qu'il n'a pas réussi à trouver à droite, en détachant notamment en partie, peut-être le parti socialiste du nouveau Front Populaire. Mais on a compris que, d'après la réunion qu'il a eue avec les responsables des partis de sa coalition il y a 24 heures, que finalement il leur demandait de travailler avec le parti socialiste. Mais je ne vois pas aujourd'hui LR travailler avec le parti socialiste. Je suis pas sûr d'ailleurs que même, au sein même, j'allais dire, de la coalition macroniste, tous soient d'accord pour travailler avec le parti socialiste. Il essaye de trouver un chemin qui est un chemin fortement improbable au regard de la situation institutionnelle dans laquelle il a plongé le pays. Donc, il y aura certainement un nouveau Premier ministre après François Bayrou. Le problème, la question, c'est d'avoir la durée de vie de ce Premier ministre, qui me paraît aussi hypothétique que celle de ses prédécesseurs. Emmanuel Macron essaye de gagner du temps tout simplement.
Rémi Branco, les socialistes invités, donc le gouvernement invité à travailler avec les socialistes et d'autres partis à l'exclusion de LFI et du RN. RN qui arrive quand même en tête des intentions de vote dans les différents sondages.
mais je crois qu'il faut qu'Emmanuel Macron acte une chose, et il aurait dû l'acter déjà il y a un an, c'est que les Français ont dit une chose aux élections législatives il y a un an, c'est qu'ils ne voulaient plus de la politique qui était menée depuis 2017. On en pense ce qu'on veut, mais c'est le résultat des élections. Il a voulu s'entêter avec des proches, en tout cas des gens qui étaient sur la ligne, qu'il portait, que ce soit Michel Barnier ou François Bayrou, on voit bien aujourd'hui qu'on arrive à une impasse. Donc s'il ne veut pas être contraint à dissoudre… ou à démissionner. Et moi, en tant que responsable républicain, je ne souhaite pas que le président de la République, aujourd'hui, démissionne. Et je souhaite aussi qu'on puisse éviter une dissolution, faire revenir à nouveau les Français aux Unes alors qu'ils se sont exprimés il y a un an. Je ne pense pas que ce soit une très bonne chose. Donc aujourd'hui, Emmanuel Macron, il lui reste une solution, 'est de tenter une autre politique. Et cette politique-là, elle ne peut être menée que par un gouvernement de gauche. Ce gouvernement, en l'occurrence, s'il était dirigé par un socialiste, il devrait évidemment… trouver un compromis. On a déjà proposé un budget ce week-end, ça ne nous a peut-être pas échappé, qui n'est pas tout à fait le même que celui du NFP, parce que la situation n'est pas la même et qu'il faut aujourd'hui être sérieux. Oui, on doit rétablir les comptes de ce pays. Oui, on doit aller chercher une autre méthode pour les rétablir, à la fois en allant prendre sur les gros patrimoines et en faisant aussi des économies. Et la gauche, aujourd'hui que j'incarne, celle du Parti Socialiste, elle est consciente que le pays doit réduire aussi le train de vie de l'État, doit réduire aussi certaines dépenses de l'État. Mais il faut aussi trouver de nouvelles recettes, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, on cherche ses 40 milliards. Donc le Parti Socialiste a un budget, le Parti Socialiste est prêt à gouverner et à trouver des compromis, y compris avec d'autres partis qui, aujourd'hui, ne pensent pas tout à fait la même chose. Mais si Emmanuel Macron s'entête à créer un gouvernement à partir... d'un de ses protégés ou un de ses fidèles qui voudra suivre sa ligne, ça ne pourra pas marcher. Et moi je crains le pays que s'il s'entête dans ses solutions, au final ce soit sa personnalité, le fait qu'il soit président qui soit remis très vite en question dans la rue.
Mais pourtant les socialistes n'adhèrent pas. n'attire pas vraiment l'adhésion des Français. Quand vous regardez dans les différents sondages, il y en a un qui a été publié ce matin dans le Figaro. Le vote pour le RN est beaucoup plus puissant. Le RN ne
veut pas gouverner. La question ne se pose pas. Le RN ne veut pas gouverner avec la majorité actuelle. La question ne se pose pas. Ils ne veulent pas gouverner. Ils ne veulent pas être utiles aux Français. Dont acte. Michel Barnier, LR, pardon, mais c'était le parti le plus faible. En 2024, lorsqu'il y a eu la dissolution, il l'a choisie. Je ne vous parle pas de Michel Barnier. On parle du parti le plus faiblement élu. Non mais je ne vous parle pas de Michel Barnier. Il est aujourd'hui le parti plébiscité par les Français. Non, je ne vous
ai pas dit ça. Je vous parle du RN qui est aujourd'hui dans les sondages le parti plébiscité par les Français. Oui, il refuse
de gouverner.
'est pas vrai.
Alors Andréa, Cotarac.
Pourquoi est-ce qu'on demande la dissolution ? J'entends bien ce que dit M. Branco, il n'y a pas de souci, mais... Mathématiquement, arithmétiquement parlant, ce qu'il dit est improbable. D'abord, un, les socialistes ne sont pas tous d'accord apparemment pour être Premier ministre, ça c'est le premier point, si tant est que M. Macron le décide. Le Bloc central lui-même n'est pas forcément d'accord pour que le Premier ministre soit socialiste. Je ne vous parle même pas des LR. avec qui ils ont gouverné ensemble pendant 40 ans, mais ne veulent pas non plus gouverner que les socialistes. Et j'écoutais même Jean-Luc Mélenchon qui disait, mais en fait, on ne sait pas ce qu'ils font les socialistes, puisqu'ils ne rendent compte à personne à gauche et font leur petit bonhomme de chemin. Donc, pardon, mais nous, on ne veut pas participer au RN à ce cirque dramatique de politiciens au sein de l'Assemblée nationale. Nous, ce qu'on veut, c'est qu'Emmanuel Macron puisse dissoudre l'Assemblée nationale pour que les Français tranchent, parce qu'on croit en la démocratie. Et pardon, lors des dernières législatives, L'élection a un peu été manipulée, galvaudée. On a des candidats qui se sont désistés pour trafiquer un peu les résultats. Ça aboutit à quoi ? Ça aboutit à ça. Je le dis aux chefs d'entreprise aujourd'hui qui se plaignent de l'instabilité. Je le dis aujourd'hui à nos auditeurs, aux fonctionnaires qui se plaignent de l'instabilité. C'est l'accord entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon aux législatives qui aboutit aujourd'hui à l'instabilité. Il faut rappeler quand même que Mme Borne, ancienne Premier ministre, celle qui a mis en place la réforme des retraites, a été... grâce aux voix de la France Insoumise et des socialistes. Monsieur Darmanin a été réélu grâce aux voix du Nouveau Front Populaire contre le Rassemblement National. Et inversement, ce sont les macronistes qui ont élu Raphaël Arnaud, par exemple, député LFI d'Avignon, qui est fiché S, Antifa, etc. Moi, je veux bien, peut-être, avoir tort, mais je ne suis pas sûr que ces échéants-là sont allés voter pour M. Raphaël Arnaud autrement qu'on se bouche en nez.
Alors, des solutions inévitables. On y revient dans un instant avec vous sur Sud Radio 0826 300 300. On aura Frédéric en ligne avec nous qui va nous donner son éclairage. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Je vous rappelle que les débats débutent désormais à 10h pour ceux qui nous rejoindraient maintenant. 10h les débats, 11h30 les médias, dissolution, pas dissolution. La question va se poser vraisemblablement. Frédéric, vous êtes en ligne avec nous. Bonjour Frédéric.
Oui, bonjour Frédéric, je suis là.
Alors, qu'est-ce que vous en pensez
Moi, je pense qu'il faudrait dissoudre parce que le principe même de la Ve République, c'est qu'un Premier ministre, quel qu'il soit, quelle que soit sa couleur politique, a besoin, pour pouvoir gouverner, pour pouvoir mener le programme pour lequel le Président de la République a été élu, a besoin d'une majorité. Au pire, d'une majorité relative, mais assez stable. Là, actuellement, depuis... depuis quand même quelques temps, moi j'ai l'impression qu'on a affaire, les chefs de parti, à des petits combinards de la 4ème République qui cherchent des arrangements, je vote avec toi, je vote pas avec toi, etc. Ça c'est pas bon pour la stabilité du pays. Il faut revenir au principe de la 5ème, de la constitution de la 5ème République, que chaque président d'ailleurs amende à sa sauce, ce qui est contraire à ce que voulait d'ailleurs le général de Gaulle. Il faut revenir à quelque chose de stable. La France a besoin d'un pivot central stable. Sinon, rien ne fonctionne. Et quand ce pivot stable s'affaiblit, on voit qu'il y a une montée en puissance des réclamations régionales.
Merci Frédéric Jean-Baptiste C'est
certain que les institutions de la Ve République fonctionnent avec la logique politique de la Ve aujourd'hui donc forcément ça ne marche pas très bien c'est-à-dire qu'on est revenu un peu à la République des partis et effectivement ça ne fonctionne pas mais ça ne fonctionne pas parce que aussi on est passé d'un bipartisme à un tripartisme et ça ce n'est pas une spécificité franco-française on voit qu'en Allemagne, en Grande-Bretagne c'est pareil, on a mis fin au bipartisme et on a un tripartisme voire un multipartisme et forcément nos institutions, elles ont du mal à résister à ça, parce qu'elles étaient faites pour fonctionner sur un bloc de gauche, un bloc de droite, et là, on n'est plus dans ce schéma-là. Après, on voit que la coalition actuelle, elle a échoué par deux fois, avec Michel Barnier et avec François Bayrou, enfin, elle n'a pas encore échoué avec François Bayrou, mais ça ne saurait tarder. Donc, il faut essayer autre chose. Alors, j'entends les réserves qui sont mises sur le fait d'avoir un Premier ministre socialiste, mais je... Je pense qu'il faut l'essayer, au moins essayer de bâtir une coalition différente de celle qui échoue depuis maintenant un an et la dissolution. – C
'est quoi une coalition différente ? –
Je ne sais pas, avec des gens du Bloc Central, déjà qui s'engagent à ne pas censurer, avec peut-être des gens de droite qui s'engagent avec un BMS. Je ne sais pas, mais j'ai assez peu d'espoir en vérité sur la stabilité. – Le Bloc Central, il n'a pas montré une
influence décisive. –
J'ai assez peu d'espoir en vérité, parce que je vois bien que… que LFI de toute façon va censurer, que les LR vont censurer aussi, et donc même avec un PM socialiste, je ne vois pas la viabilité de la chose, et la durabilité des choses, ce qui est certain, c'est qu'il nous faut un budget avant la fin de l'année, parce que sinon on va au devant de grosses difficultés pour... pour chaque citoyen, parce que pas de budget, ou alors des budgets par ordonnance, je peux vous dire que dans les administrations et autres, l'année dernière, ils n'ont pas rigolé, déjà, avec le budget reporté par ordonnance et tout ça, il y a un certain nombre de décalages en mois, sur des paiements, sur des choses, notamment sur les populations les plus fragiles, sur un certain nombre d'indemnités, qui ont posé problème. Et moi, l'erreur originelle, alors bien sûr, tout le monde critique la dissolution de l'année dernière, qui est responsable en partie de ce qui arrive aujourd'hui, mais pour moi, ce qui est surtout responsable de la situation dans la... laquelle on est aujourd'hui, c'est la non-campagne de 2022 en vérité. Voilà, j'ai bien placé parce qu'il a perdu les législatives dans la foulée, mais le fait de théoriser, de ne pas faire vraiment campagne à la présidentielle qui a empêché un vrai choix de société, des vrais choix entre différents projets politiques différents, une non-campagne législative qui s'est écoulée, parce que clairement, je fais mon meilleur coup de part, on est parti en campagne sans aucun programme à part celui d'avoir une majorité pour le président de la République, ce qui est un peu mince, vous l'avouerez. Et c'est ça qu'on paye aujourd'hui en réalité. Et c'est pour ça que moi je suis très... hostile à la démission du président de la République, parce que démission du président de la République immédiate signifie une campagne de 20 à 30 jours, donc une non-campagne présidentielle, et donc on reponge en 2022 avec un nouveau président qui n'a aucune assurance d'avoir une majorité derrière les législatives qui suivront.
Alors Arnaud ? Plusieurs points. Premier
point, oui, il y a une responsabilité aussi du président de la République dans la non-campagne de 2022, parce que je veux dire, il a clairement fait sa campagne en s'adossant à ce qui se passait en Ukraine, qui a complètement, je veux dire, cannibalisé justement. le débat qui n'a pas eu lieu. Donc il y a eu un choix tactique, stratégique du président de la République pour que cette campagne, finalement, ne se fasse pas et ne se déroule pas dans les conditions qui sont celles d'une campagne normale. Ensuite, le deuxième point, c'est que... Bon, je veux bien l'hypothèse Fort, l'hypothèse du Parti Socialiste, au-delà de ce que vous venez de dire, c'est-à-dire que je ne vois pas mathématiquement comment on fait, et je ne vois pas comment M. Fort ferait mieux que M. Barnier ou que M. Bayrou, mais il y a un autre argument, c'est que je ne suis pas sûr que le baril centre du pays aujourd'hui soit à gauche, et que les Français veuillent un Premier ministre issu des rangs de la gauche. Donc ça c'est un problème, je veux dire, de relation à l'opinion qui est réel. Dernier point, juste sur la quatrième. n'est pas du tout la situation de la quatrième. La 4ème, malgré son instabilité, avait une forme de stabilité. C'est-à-dire que vous aviez certes des gouvernements qui se défaisaient, mais à l'intérieur de l'Assemblée nationale, vous aviez des majorités pour porter ces gouvernements. Ce qui fait qu'il y avait quand même, malgré tout, une logique de continuité sous la 4ème République. La 4ème République s'effondre avec la guerre d'Algérie et avec la décolonisation. Mais là, on est dans une situation qui, à mon sens, est beaucoup plus instable encore que celle que l'on a connue sous la 4ème République. Je n'en veux que pour preuve. Je n'en veux que pour preuve, c'est qu'en un an et demi, nous avons eu... 5 premiers ministres, ce qui est un record sous la 5ème République, mais ce qui serait un record aussi sous la 4ème République, où certes il y avait des changements de président de gouvernement, mais beaucoup moins, j'allais dire fréquents, que ce que l'on a vécu ces derniers mois. Et le dernier point, moi je pense que, qu'on le veuille ou non, la logique voudrait que le président de la République, vu le niveau de défiance qui est le sien, pour remettre les institutions sur leurs jambes, démissionne. Et la question de la... La question de la campagne, je suis d'accord avec vous, 20 jours de campagne c'est insuffisant, mais il peut très bien faire le choix à un moment donné de dire je démissionne à telle date pour laisser le temps de la campagne de se dérouler. Le problème c'est que je pense que la psychie d'Emmanuel Macron, la psychologie profonde d'Emmanuel Macron, n'est pas de démissionner, ce qui pose un vrai problème je crois vis-à-vis de nos institutions.
Dissolution ou pas dissolution pour vous ? Il faudrait une dissolution. La
dissolution peut être un début de solution, mais à condition que la dissolution donne un résultat politique qui soit un résultat politique clair. Si c'est pour reproduire le résultat que nous avons connu, je crains qu'on rajoute la crise à la crise, et que là, en l'occurrence, cette fois-ci, Emmanuel Macron soit encore plus engagé dans la responsabilité personnelle de cette situation. Je pense qu'elle est
inévitable, mais qu'elle ne résoudra rien, en fait.
La situation, effectivement, elle a changé, puisque vous l'avez dit tout à l'heure, il y a un tripartisme. Il y a trois blocs, c'est un fait. Et vous dites, mais en Allemagne, ils arrivent à faire des compromis, mais ailleurs... Oui, mais on oublie une chose, c'est que le scrutin n'est pas le même. En Allemagne, il y a de la proportionnelle. Donc il n'y a pas d'accord entre les deux tours, donc il n'y a pas de front républicain ou de je ne sais quoi. La proportionnelle, c'est accessoirement ce qu'avait promis Emmanuel Macron il y a 13 ans, et M. Bayrou. On attend toujours, mais en tout cas, ce n'est pas le cas. Par ailleurs, je ne suis pas sûr, mais vraiment, alors... que nos auditeurs, les Français, veulent un Premier ministre socialiste. veux dire, à aucune élection, les socialistes ont provoqué un espoir. Dernièrement, je rappelle qu'à la présidentielle, puisque vous en parliez, le parti socialiste faisait 1%. Donc ça se saurait quand même si le PS était un espoir pour le pays, ou en tout cas une solution. Moi je pense qu'il y a deux solutions qui sont évidentes. C'est soit la dissolution, soit la démission du président de la République. C'est pas plus compliqué que ça. Le reste, les combinaisons des uns et des autres, ne fonctionneront pas.
Je rappelle qu'en 2024, aux élections
législatives, le Rassemblement national était présent dans plus de 500 circonscriptions. Donc si les Français avaient voulu le Rassemblement national au pouvoir, ils auraient voté pour lui. Ce n'est pas le cas. Les Français se sont rassemblés pour être majoritairement contre l'idée d'avoir Jordan Badela comme Premier ministre. On voit le résultat. C'est sur le mode de scrutin. Je pense que si on va vers une dissolution... Seul un changement de mode de scrutin pourra permettre d'avoir une majorité différente. En tous états de cause, si on reproduit le même mode de scrutin avec la même dissolution un an après, je ne vois pas comment on trouvera de la stabilité dans ce pays.
Abdalak est en ligne avec nous. Abdalak, dissolution, pas dissolution pour vous
Non, moi je n'ai pas dissolution parce que pour deux raisons en principale. La première, je suis un petit entrepreneur, donc au niveau économique, ça va être une catastrophe sans nom. Ça va durer sept mois facile déjà que les marchés sont plus que frileux. Donc c'est déjà très très compliqué au niveau de l'artisanat, l'entreprenariat. La deuxième raison, c'est que, voilà, j'ai pas honte de le dire, je l'assume totalement, les Français, en fait, ne meurent pas de faim, et en fait, ils votent tout et n'importe quoi. Je vous donne un exemple, la dernière législative à Mont-de-Marsan, c'est pas compliqué, c'est même pas... Eh bien, il n'y a même pas eu de campagne du Front National, même pas eu de campagne, on n'a jamais vu... C'est une dame qui est arrivée de Paris, qui est tombée comme ça, qui était du côté de la mer, là. On n'a jamais vue, pas une seule campagne, pas un seul rendez-vous, mais rien, rien de rien, on n'a jamais entendu, jamais vu ni rien. Elle a fait quand même 46 ou 47% dans une ville qui est socialiste et qui vote de temps à autre depuis quelques années au centre. Mais clairement, si vous voulez, les gens font tellement n'importe quoi, ils vont élire quelqu'un. Et trois jours après, ils le détestent. Donc on n'en sortira jamais. Et moi, ma plus grosse peur avec mes origines marocaines, c'est que je suis français fier de l'être avec mes origines marocaines, comme d'autres sans Corse ou Breton. C'est qu'en fait, les gens vont aller vers roucains. Ils sont en colère, comme ils le sont maintenant. Et ils sont en colère tout le temps. De toute façon, vous pouvez leur rajouter une prime de 3 000 euros demain. Ils sont en colère. C'est que c'est les extrêmes qui vont monter. Et on n'a pas besoin d'eux. Moi, il me manque, j'ai 54 ans, il me manque ces putains de débats extraordinaires où c'était la droite et la gauche. où on pouvait débattre librement et démocratiquement pour les idées avec lesquelles on allait faire avancer le pays. Mais avec l'extrême droite ou l'extrême groche, il n'y a aucune avancée, ni politique, ni libération, il n'y a rien. Ça va être de la merde, c'est la poudre aux yeux. Et c'est ça, l'un ça va être la haine, l'autre ça va être des fantasmes, des smic à 3000 euros. Ça va être du délire complet. Moi, j'aime mon pays, j'ai envie qu'on avance. C'est ça qui me dérange. Donc, pas de dissolution, j'ai trop peur.
On va être obligés de marquer une pause. Pardon, c'est l'heure des titres. Mais ça vous fait sourire, Rémi Branco, mais c'est le ressenti d'un petit chef d'entreprise et de beaucoup de Français. On se retrouve, on va continuer ce débat et on vous donnera la parole à nouveau. 0826 300 300. Merci Abdallah, qu'à tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
On va continuer de débattre et puis surtout, on va écouter vos coups de cœur et vos coups de gueule. Peut-être un mot, Rémi Branco, sur ce que disait Abdelhak. Je vous ai vu sourire.
Oui, parce que je le comprends. Effectivement, moi, ça me manque aussi, les débats qu'on avait entre la droite et la gauche, budget contre budget. C'est la raison pour laquelle, moi, je suis quand même très heureux que le Parti Socialiste ait proposé un budget ce week-end. On peut en penser ce qu'on veut, on peut le débattre. Et c'est ce qui nous manque aujourd'hui. Moi, j'attends toujours que du côté du bloc central, du côté du RN, du côté d'autres partis, on débatte des propositions qui ont été faites. Est-ce qu'ici, autour de la table, quelqu'un est contre la baisse de la CSG pour notamment que des membres en solo puissent toucher 900 euros de plus par mois ? Est-ce que quelqu'un ici est contre le fait qu'on aille chercher de l'argent sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros ? On peut être tout parfait contre ça, mais l'essentiel en démocratie c'est de pouvoir en discuter.
Oui, parce que ça peut être aussi des annonces totalement démago, ce que disent certains, en particulier sur la taxe Zoukman, qui aurait des conséquences désastreuses sur l'économie. Vous avez vu le conseil
d'analyse économique qui dépend non pas du parti socialiste mais du gouvernement ? a dit que l'effet négatif de la fuite serait extrêmement marginal. Oui, mais j
'ai vu un économiste, justement, qui s'est basé sur cette analyse et qui a démontré, dans une longue démonstration, que non seulement elle ne rapportera pas 30 milliards, mais qu'elle coûtera 20 milliards au budget de l'État, la taxe Juxman, en se basant sur les mêmes analyses de la CAE. Il
faudrait
des débats. Alors, passons peut-être à vos coups de cœur et vos coups de gueule, et peut-être avec vous, Arnaud, pour commencer des nouvelles de Boilem. Vous nous confirmez qu'il n'a jamais reçu, que vous n'avez jamais reçu de réponse. Ces filles n'ont jamais reçu de réponse, contrairement à ce qu'a dit François Bayrou à la lettre qui lui avait été adressée.
François Bayrou a été plus nuancé que ça, si mes souvenirs sont bons. Il a dit, je n'ose imaginer que le président de la République n'ait pas répondu aux filles de Bois-Limpsensal qui lui ont adressé une lettre au mois d'avril dernier. Oui, je confirme, les filles de Bois-Limpsensal n'ont jamais eu de réponse de l'Elysée, pas plus qu'un contact. avec l'Elysée depuis maintenant l'incarcération de Boilem. Les nouvelles sont les mêmes. Boilem est incarcéré à la présidente Coléa. Il est toujours traité pour son concert. On sait qu'il est assez combatif et psychologiquement qu'il tient le choc. Mais ça, ça ne nous surprend pas compte tenu de ce que l'on sait de la personnalité de Boilem. Mais on est dans une situation qui relève de l'impasse, parce qu'on ne voit pas, si vous voulez, à brève échéance, une possibilité de libération rapide. Alors, il y a eu quand même un élément qui a évolué cet été, c'est que le président de la République semble en tout cas infléchir la ligne qui a été celle du Quai d'Orsay depuis maintenant plusieurs mois, cette fameuse diplomatie de la retenue, qui n'a donné strictement aucun résultat, force est de le constater. et que vraisemblablement des mesures ciblées, d'une plus grande fermeté au moins sur un certain nombre de hiérarches algériens et de leurs familles, commencent à être mises en place. On va voir les effets que ça aura. Ensuite, nous ce qu'on pense c'est que de toute façon, si la voie française ne nous permet pas d'obtenir une libération très rapide, il faut évidemment... tenter d'autres voies et des voies étrangères. On sait que du côté italien, du côté allemand, il y a en tout cas... des prises de langue qui ont été prises entre Alger et Rome et Bonn. Est-ce que ça sera suffisant ? Nous allons bien le voir. En tout cas, nous, ce qui est sûr, c'est qu'on va continuer à intensifier le soutien et qu'il faut l'intensifier encore plus parce que... Moi, ce que je regrette, si vous voulez, c'est qu'il n'y ait pas une unanimité politique. Bien sûr. Évidemment, c'est un vrai scandale. Je veux dire, bon, je ne reviendrai pas là-dessus, mais 'absence d'une unanimité politique autour de la détention d'un écrivain qui, en plus, c'est un écrivain qui défend la France. qui aime la France,
qui défend la
laïcité, qui défend la langue française, je veux dire, ne devrait même pas se poser. Je veux dire, ça devrait être un élan unanime. Et ça, ça nous a affaibli dès le début, parce que le problème, c'est que vous avez des responsables politiques en France qui ont relayé le narratif du régime algérien. Ce qui est absolument inacceptable. Donc, voilà. Mais comment est-ce que vous
expliquez la discrétion d'Emmanuel Macron sur ce sujet
ne me l'explique pas. Nous ne nous l'expliquons pas. Je pense qu'au début, en effet, il a considéré qu'en retenant ses propos, il laissait une voix à la diplomatie et au président Tebboune pour finalement avoir un geste d'élargissement vis-à-vis de Boilem Sansal. La réalité, c'est que d'abord, comment Tebboune ne décide pas tout seul en Algérie, qu'il est lui-même aujourd'hui contesté à l'intérieur de l'appareil d'État algérien. Et que le problème, c'est que, si vous voulez, pour les hiérarques algériens, Boalem Sansal est un moyen de pression sur les Français. C'est un otage qui a une très grosse valeur, évidemment, Boalem Sansal, pour toutes les raisons qui sont liées à son propre statut et son statut d'écrivain. Mais il est clair qu'aujourd'hui, de toute façon, la voie qui a été retenue depuis le mois de novembre n'a pas donné de résultat. Donc il faut changer de voie, il faut certainement, en tout cas du côté français, être beaucoup plus ferme vis-à-vis des Algériens.
Je partage tout à fait ce qui vient d'être dit, évidemment on soutient cette libération immédiate de Boilem Sansal, parce que c'est une condamnation à mort en réalité puisqu'il est malade. J'ai un mot aussi pour le deuxième journaliste de Sofout, qui lui aussi est emprisonné, donc c'est de pire en pire finalement. C'est en prison ferme. Oui, complètement. Et je salue aussi le comité, parce qu'à l'image de M. Benedetti à l'instant, que je l'ai vu sur plusieurs plateaux depuis maintenant plusieurs mois, se battre. pour la libération de Boilem Sans Salle, je constate que le comité de soutien de Boilem Sans Salle est quand même très solide, et se bat au jour le jour, je pense qu'il faut aussi le souligner, parce que parfois on oublie, c'est trop tard, c'est fini, les gens avancent, pas là du tout, le comité est quand même très actif, et je tiens aussi à les saluer.
Quelle explication Jean-Baptiste ?
Je ne suis pas langue de bois, donc je ne saurais pas expliquer la position du président de la République sur ce truc-là, parce que franchement ce n'est pas des prisonniers, c'est des otages, vous l'avez parfaitement dit, ça n'a rien de prisonnier, c'est des otages, et la France c'est tout. toujours honoré de se battre pour la libération de ces otages partout dans le monde, où qu'il soit, et par quelque régime que ce soit. Donc je ne comprends pas effectivement, on va dire, la passivité des autorités françaises depuis des mois sur ce dossier, sachant qu'il est en plus menacé. J'ai participé au laboratoire de la République à Autun, et donc le collectif Boilem Sansal a fait une soirée remarquable là-dessus, avec Jean-Michel Blanquer, qui est en soutien très fort du comité. Donc voilà, il faut qu'il soit... soit libéré dans les plus brefs délais, quitte à instaurer un rapport de force assez virulent avec le régime algérien.
Oui, Rémi Branco.
je trouve que sur une situation aussi grave et sur un enjeu international, c'est au président de la République de prendre le sujet en main. Là, sans polémique aucune, je n'ai pas compris pourquoi c'était le ministre de l'Intérieur qui se chargeait de cette négociation. C'est la diplomatie française qui, aujourd'hui, doit reprendre les choses en main, par la voix de son président de la République, par la voix... Enfin, quelle efficacité, pardon. C'est au plus haut sommet de l'État que ça doit se jouer. Et s'il ne le fait pas, il faut d'urgence que le prochain gouvernement qui adviendra... se saisissent de cette question et remettent à plat les discussions avec l'Algérie. avec cette fois-ci un discours très ferme.
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, s'est emparé du sujet parce que visiblement son homologue au Quai d'Orsay n'a pas eu de résultat très probant et que parmi les mesures de rétorsion, il y a des choses qui dépendent du ministère de l'Intérieur, en particulier les visas. Il y a un certain nombre de choses qui sont du ressort du ministre de l'Intérieur dans les mesures possibles. C'est
une relation globale que nous avons avec l'Algérie, elle est aussi économique. Il y a des échanges avec l'Algérie d'un point de vue économique qui pèsent beaucoup plus que la question des visas aujourd'hui. Donc on voit bien que si le Quai d'Orsay n'assume plus ces tractations diplomatiques, c'est au chef de l'État de les prendre.
Oui, et puis il y a l'Europe aussi. Je rappelle quand même qu'il y a un point très important, c'est qu'on est en train de renégocier en principe un accord d'association entre l'Union européenne et l'Algérie, accord d'association qui est très favorable à l'Algérie en l'occurrence. crois que les institutions européennes s'honorerait pour l'instant de suspendre ces négociations compte tenu de la situation politique en Algérie, la situation notamment de Bolem Sansal et de Christophe Glez, sans compter le nombre de prisonniers politiques en Algérie qui est largement supérieur aux deux otages dont nous parlons. Il faut quand même avoir conscience, et ça c'est un problème des autorités françaises. Le régime algérien est une dictature. Il faut, je crois, mettre les mots sur la nature réelle de ce régime.
Si on ne fait rien, c'est peut-être qu'il y a quelque chose qu'on nous cache et qui est plus important pour le gouvernement que la libération de Boilemsa. On va revenir dans un instant, et avec vous Jean-Baptiste Moreau, on va parler des œufs ukrainiens. Vous allez nous expliquer d'où ils viennent. On comprend bien qu'ils viennent d'Ukraine, mais où se trouve-t-il ? Comment ils sont produits ? Est-ce qu'on en trouve dans les rayons ? Et puis on va parler légumes dégueulasses avec vous, Andréa Kotarak. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et nous sommes ensemble jusqu'à midi à 11h30. Les débats nous recevront avec Gilles Ganzemann, Laurent Fontaine et Pascal Bataille pour le retour de Y'a que la vérité qui compte sur W9. On pourra faire un débat d'ailleurs sur la fin de C8 et sur toutes les émissions qui se retrouvent sur d'autres chaînes. Donc on ferme une chaîne pour récupérer Hanouna ailleurs et autres. Mais bon, autre débat. Jean-Baptiste Moreau, pourquoi y'a... Y a-t-il des œufs ukrainiens dans nos rayons ? Alors, est-ce qu'il y en a dans nos rayons ? C'est la question que je vous ai posée. Oui,
c'est le CNPO, le Comité National de la Promotion de l'œuf, qui a alerté les pouvoirs publics et puis, globalement, un peu tout le monde, les citoyens, sur la présence de 300 000 œufs ukrainiens dans les rayons d'un certain nombre de supermarchés, je crois, du Grand Ouest, il me semble. Voilà, différentes enseignes, d'ailleurs, donc je n'en citerai aucune, puisque ce n'est pas une enseigne qui est responsable de ça, mais a priori, c'est plusieurs. alors ce qu'on appelle catégorie 3, parce que vous savez que sur les œufs, suivant le mode d'élevage, vous avez différentes catégories. Donc c'est catégorie 3, c'est-à-dire c'est des œufs de poules en cage. en permanence en cage, qui sont arrivés, parce qu'effectivement, aujourd'hui, la production française, on a mis tellement aujourd'hui de contraintes au niveau du bien-être animal, et je ne rentrerai pas dans le débat, c'est bien, c'est pas bien, mais on a mis beaucoup de contraintes sur le bien-être animal, sur la production, sur la concentration des poules en cage. Globalement, il se vend moins d'eux issus de poules en cage qu'auparavant, beaucoup plus en plein air ou d'eux au sol, mais il s'en vend encore quand même, malgré tout, un petit peu. Et justement, la grande distribution explique aux producteurs d'oeufs qu'il faut qu'ils arrêtent les cages. que ça ne se vend plus. Or, ils importent des œufs ukrainiens qui sont produits dans des conditions bien pires que ce qu'elles sont produites en France. Et au-delà de ça, il y a même eu des prélèvements sur des œufs avec des résidus d'antibiotiques qui sont interdits en France depuis des années, voire des dizaines d'années. C'est là où les agriculteurs français n'en peuvent plus. Sans parler des dangers sanitaires pour le consommateur, mais les agriculteurs français n'en peuvent plus parce qu'on leur impose toujours plus et plus de contraintes. Et à côté de ça, on importe des produits qui ne correspondent pas du tout aux normes européennes. Là, on n'est même pas sur une norme française, une norme européenne. Et pour le coup, il y a l'article 44 de la loi Egalim, que je connais bien, puisque c'est moi qui l'ai écrit, qui interdit l'importation et la vente de produits qui ne correspondent pas aux normes européennes. Sauf que cet article, comme beaucoup d'articles de beaucoup de lois, parce qu'on vote beaucoup de lois en France, n'est absolument pas appliqué. C'est-à-dire qu'il n'y a ni volonté politique, ni moyens économiques qui sont mis sur les contrôles des matières premières qu'on importe extra-européenne. C'est-à-dire qu
'on peut, parce que là, on parle des rayons, où ça reste... Peut-être quand même marginal. En revanche, ces œufs, ce que vous avez expliqué avant... En revanche, ils se
retrouvent dans les produits transformés. Dans les gâteaux et tout ça. Ils cherchent à s'approvisionner le moins cher possible, les industriels. Et donc forcément, qui dit moins cher, dit des œufs extra-européens plutôt qu'européens, qui se coûtent plus cher. Parce qu'il y a des contraintes de production... Il y a bien une
douane, il y a bien des contrôles, non ?
Il y a des contrôles, mais très peu. Et de fait, cet article 44 n'est absolument pas appliqué. C'est-à-dire qu'on ne vérifie pas les conditions de production dans les pays d'origine. il faudra envoyer des contrôles sanitaires sur place. Alors c'est pour ça que quand sur la loi Duplomb, on nous expliquait que les opposants à la loi Duplomb nous expliquaient que les produits qui sont traités à l'acétamipride, on allait interdire à l'importation en France, y compris des produits qui viennent de pays européens, on n'arrive déjà pas à interdire des produits qui ne respectent pas nos normes et qui viennent d 'en dehors de l'Europe. Alors sortir, parce que c'est sortir des traités en imposant aux frontières de la France des restrictions d'importation, sur des produits de pays au sein du marché commun, comme dirait quelqu'un que je connais bien, c'est juste des carabistouilles. Je veux dire, il n'y a aucun moyen aujourd'hui d'interdire des produits qui viennent d'Europe, de pays européens, et qui ne satisfont pas nos normes parce qu'on a décidé de mettre des normes supplémentaires sur nos productions à nous, franco-françaises. Et même au niveau européen, donc ça c'est le cas des Ukrainiens, on n'est déjà pas foutu d'imposer nos normes aux autres produits qu'on importe, et Ursula von der Leyen qui s'est couché devant Trump en est témoin aussi. puisque c'est ce qui va se passer aussi avec les productions américaines, qui ne respectent absolument pas nos normes et qu'on va apporter demain au niveau agroalimentaire sans sourciller.
Rémi Branco
Je
partage ce petit Jean-Baptiste Moreau, mais j'avoue ne pas bien comprendre, Jean-Baptiste est proche de la majorité des services qui sont en charge d'appliquer ces lois. Quelle a été la réponse qui vous a été apportée ? Parce qu'effectivement, ça paraît quand même incroyable d'avoir un article qui paraît de bon sens sur la loi Egaline, qui je pense a été adopté à l'unanimité. Je doute qu'il y ait eu beaucoup d'opposants. Qu'est-ce qui bloque en fait ? C'est le manque de fonctionnaires ?
Non mais c'est au niveau européen pour le coup, ce n'est pas l'ancien chef de cabinet d'un excellent ministre de l'Agriculture que je vais l'apprendre. Il y a des blocages au niveau européen très clairs d'un certain nombre de pays qui ne veulent pas de ces contrôles et qui ne veulent pas qu'on restreigne les importations provenant d'un certain nombre de pays pour des raisons politiques et économiques pour qu'eux puissent exporter un certain nombre de produits. Non mais que l'Allemagne ne veut absolument le minimum de restrictions, que l'Allemagne par exemple n'a pas grand... chose à foutre de l'agroalimentaire et des importations de produits agroalimentaires, et qu'elle préfère vendre des Mercedes, c'est pas une nouveauté. Les Volkswagen, c'est pas une nouveauté. Donc voilà, mais il y a une absence de volonté politique, parce que oui, il faut des moyens économiques, mais il n'y a pas la volonté politique. En
France, moi je suis basique, c'est pourquoi j'ai des œufs ukrainiens, comment je les reconnais d'abord dans un supermarché ?
Normalement c'est étiqueté, la provenance est étiquetée, sur les œufs, il y a des codes barres, et normalement c'est étiqueté la provenance France-Europe. Et en général, ils sont eux ? C'est marqué heure Europe, je ne suis pas sûr que ce soit marqué Ukraine.
Et ce sont des œufs qui sont... En catégorie
3. 3.
3.
3. C'est-à-dire que ce sont des œufs de poules en cage et dans des conditions qui sont aujourd'hui interdites en France avec ce niveau de concentration de poules qui est absolument juste impossible en France.
Thomas, un auditeur me dit qu'il ne suffit pas de les acheter pour qu'ils ne se vendent pas. Le problème, Thomas, c'est qu'en rayon, oui, sauf que les industriels, eux, vont acheter... C'est ça. Et vous allez les retrouver dans des préparations avec des œufs. C'est ça.
Et la consommation d'œufs a beaucoup... augmenté au cours des dernières années. Et aujourd'hui, la production française ne suffit plus. De fait, même dans les œufs, on va dire, de consommation courante, les œufs entiers, on n'arrive plus suffisamment à produire pour faire face à la demande. Mais que répond
l'État depuis cette alerte qui a été faite
? Il y a des enquêtes de la DGCRF et la ministre de l'Agriculture a demandé aux enquêteurs de la DGCRF de porter une attention particulière là-dessus. Je ne sais pas si ça va suffire.
Non, je ne pense pas non plus. Ils ne sont pas assez nombreux non plus. Et les
produits transformés, de fait, dans les gâteaux, vous ne savez absolument pas d'où viennent les œufs, la farine et tout le reste, d'ailleurs, globalement.
Oui, Andréa. C'est
des décisions prises,
effectivement, au niveau de l'Union Européenne. Moi, je partage ce qui va être dit. Mais avec l'accord des gouvernements, je veux dire, M. Macron est d'accord avec le fait que l'on importe des céréales, du poulet, des œufs venant de l'Ukraine. Voilà, il a donné son accord. J'écoutais Madame Lagarde, en tout cas je lisais un article de Madame Lagarde dans Financial Times, qui disait à l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, écoutez, on va éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis d'Amérique, comment on va faire ? Eh bien on va importer plus de gaz naturel liquéfié américain. Plus d'armes américaines et, dit-elle, plus de produits agricoles américains. Donc, finalement, on est dirigé. Une fois de plus, on revient au premier débat. Ce n'est pas la faute de l'État. Ce n'est pas la faute des personnes qui dirigent l'État, qui dirigent l'Union européenne, qui sont dans une idéologie sans-frontieriste. C'est-à-dire, il faut abattre les barrières douanières à tout va. Peu importe sur le dumping social, le dumping fiscal, le dumping économique d'un pays comme l'Ukraine, où le salaire moyen est inférieur au salaire chinois, quand même, qui est sur le continent européen. On ne veut pas protéger notre agriculture.
C'est-à-dire que l'Europe sera la dernière entité à respecter les accords de l'OMC que plus personne ne respecte à travers le monde.
Un mot, Arnaud ? Ce sont des sujets majeurs, en effet, c'est que on voit bien, on s'applique... En fait, on s'applique des... La question des normes, c'est un peu le même sujet. Vous voyez, c'est exactement la même chose. C'est que nous nous appliquons, je veux dire, des contraintes que les autres ne s'appliquent pas. Donc, en effet, ce qui explique d'ailleurs pourquoi aujourd'hui le monde agricole est en ébullition depuis suffisamment longtemps et que ça va revenir. Sur l'hypocrisie totale,
Marie a raison, faites des gâteaux maison, effectivement. Andréa, vous, c'est un petit entrefilet dans le canard enchaîné qui vous a fait bondir ?
Oui, c'est un petit entrefilet. Petite histoire qui va peut-être paraître anecdotique pour un certain nombre d'auditeurs, mais qui pour moi reflète un symbole à gauche. C'est une info de vos contraires du canard enchaîné qui explique que Marine Thondelier, la patronne d'Europe Ecologie Les Verts, ou des écologistes, qui revient d'Ena Beaumont. Elle est élue là-bas d'opposition. C'est une ville du bassin minier, frappée par la mondialisation, frappée par les délocalisations, frappée par le chômage et la pauvreté. Donc elle a déposé, cette Marine Tondelier, son fils à l'école, à la rentrée, comme tout le monde. Et elle se rend à BFM TV, où elle explique qu'elle doit se changer à la hâte, très rapidement, parce que, dit-elle, comme toutes les mères de famille là-bas, j'ai dû m'habiller avec un vieux legging dégueulasse. Voilà donc une gauche qui, pour moi, applique un mépris de classe. C'est une gauche qui, pour moi, prétend défendre les ouvriers, prétend défendre les salariés, mais en fait sont de véritables racistes. Racisme social, mépris de classe, racisme territorial. Et ce racisme-là, il vient une fois de plus entacher la gauche. Jean-Baptiste Moreau vient de parler des agriculteurs. Je me souviens cet été d'une autre polémique de gauche. Madame Sandrine Rousseau, qui à l'heure où les agriculteurs sont noyés par les traités de libre-échange, sont noyés par des revenus minimes, un agriculteur se suicide tous les trois jours. Que dit Madame Sandrine Rousseau de gauche ? Rien n'a péter de la rentabilité des agriculteurs. Vous voyez, on se souvient aussi cet été d'une autre polémique, celle de la députée socialiste Céline Hervieux, qui elle est venue défendre une pétition absolument délirante. pour défendre un quartier parisien bourgeois d'une nuisance qui serait l'installation d'une supérette. Et elle explique, il y a même une résidente qui explique, ici c'est un quartier résidentiel, c'est pas un quartier ouvrier. Bon ben voilà, la gauche a encore fois choisi son combat contre les ouvriers. Ajoutez à cela l'implaventrisme d'Olivier Faure qui veut sauver le macronisme, on en a parlé tout à l'heure, et on se pose la question suivante, pourquoi est-ce que les classes populaires, les actifs, les agriculteurs ne votent-ils plus à gauche ? Moi j'ai ma réponse.
Mais elle habite à Hénimbaud pour de vrai. Oui mais apparemment
selon elle, elle se déguise de manière dégueulasse.
Elle a fait une réponse, vous irez voir. Elle a fait une réponse, je l'ai lue,
elle est tellement longue que je crois que le canard enchaîné dit vrai.
Merci à vous, merci à tous les quatre. Dans un instant, les médias avec Pascal Bataille et Laurent Fontaine pour parler de la vérité qui compte, le retour avec de nouvelles émissions sur W9. A tout de suite.
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