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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonjour. Est-ce que... Oui, c'est bon. Bonjour. Bonjour à toutes et à tous. Est-ce que vous m'entendez correctement ? Oui. J'espère que vous allez bien, mes chers camarades. Je ne vous entends pas. Vous dormez ? C'est comment ? En tout cas, je suis ravie de voir que vous êtes aussi nombreux et nombreux en cet après-midi. On ne va pas tarder à démarrer notre table ronde. Une table ronde qui va réunir nos partenaires de la gauche unies. Je crois qu'en ces temps troublés, c'est important de rappeler à quel point cette union de la gauche nous est précieuse. Et donc nous allons avoir le plaisir de pouvoir échanger avec nos invités. Ils ne vont pas tarder. Et notre premier secrétaire aussi va les accompagner. Et donc juste après... Je compte sur chacune et chacun pour que nous nous rendions juste à côté pour le discours de notre premier secrétaire national. programme de nos universités. Il est dense, il est très riche, il y a de nombreux échanges. Je profite de cette attente. D'abord, je voudrais remercier très chaleureusement et aider moi à le faire tous les permanents et les permanents de notre parti. Un immense merci. Un merci spécial à Richard Bouygues. En plus, il est là, Richard. Applaudissez-le ! Je tiens à féliciter aussi et à remercier très chaleureusement Audrey Gassion, qui a été la cheville ouvrière de ces belles universités d'été. Elle est où, Audrey ? Elle se cache par là. La voici ! Voilà ! Des tonnerres d'applaudissements. Merci, Audrey. Je voulais aussi vous remercier, vous, chacune et chacun, parce que ces universités d'été, elles ne sont réussies parce que vous, vous venez, parce que vous prenez le temps. On sait que c'est bientôt la rentrée. On a tous des obligations. On a tous aussi plein de choses à faire. Et vous prenez le temps de venir ici et qu'on puisse passer tous ces moments d'échange. Donc un immense merci à chacune et à chacun. et pas des moindres, je voudrais remercier tout le service d'ordre. Un immense bravo au service d'ordre. Et voici le moment tant attendu. Je vous demande de faire une ovation à notre premier secrétaire qui est accompagné de... Je vous demande d'accueillir bien voilà, maintenant que vous êtes toutes et tous installés, on va demander du coup à nos invités de regarder les photographes pour faire une petite photo et ensuite on démarre. Allez, c'est parti. Sans plus attendre, je vais céder la parole à une des mères que j'affectionne particulièrement, qu'on ne présente pas. Oui, vous aussi quand même. On n'a pas besoin de la présenter. Je vous invite à écouter Johanna Roland, maire de Nantes.
camarades, chers amis. Quel plaisir, quel très très grand plaisir de vous retrouver ici, chez nous, si tu me permets mon cher Marc, à Blois, au campus des socialistes. Toutes celles et tous ceux qui depuis des mois travaillent sur cet événement, les permanents du parti, le service d'ordre, les équipes, la direction, toutes celles et tous ceux qui bossent dans l'ombre, tous ceux qui sont engagés dans des partis, on sait tous que ça ne se fait pas tout seul, donc merci et bravo à tous. Je voudrais vous dire aussi mon grand plaisir d'accueillir très chaleureusement tous nos partenaires de gauche et écologistes qui ont accepté d'être là ici. Faites-leur des applaudissements à la hauteur de l'enjeu. À l'échelle locale, municipale, plusieurs maires pourraient vous en dire quelques mots ici, départementales, régionales, nationales, ça ne se décrète pas, ça se construit dans le dialogue, dans le respect, mais surtout au service des Françaises et des Françaises, c'est la seule chose qui compte à la fin. Alors, chers amis, chers camarades, chacun le voit, chacun le sent, la France est aujourd'hui dans une triple impasse. Une impasse sociale, une impasse démocratique et une impasse écologique. Mais cette impasse, elle porte une signature, celle d'Emmanuel Macron. Pendant huit ans, le président de la République a méprisé, je pèse mon mot, méprisé, les corps intermédiaires. Ces gouvernements successifs ont multiplié les 49-3 pour faire passer à coup de force des mesures dont personne ne voulait. Il a méprisé les syndicats, méprisé les associations, méprisé les collectivités, méprisé les Françaises et les Français. Il a pris tout seul la décision lumineuse d'une dissolution qui a plongé notre pays dans une profonde instabilité. Résultat, aujourd'hui en vérité, plus rien ne tient. Plus de majorité stable, plus de confiance dans les institutions, plus de visibilité de l'action publique. Emmanuel Macron a cru pouvoir être Jupiter. Il a fini par être le spectateur impuissant de la crise qu'il a lui-même provoquée. On nous annonçait un Mozart de la finance, on a eu en réalité les pieds nickelés. Alors pour masquer ce chaos, ce chaos dont il fait partie des comptables, dont il fait partie des responsables, que nous propose François Bayrou. Nous, socialistes, nous avions fait le choix de ne pas censurer d'emblée. Ça avait généré des débats entre nous d'abord, avec les partenaires, beaucoup aussi, je ne les ai pas oubliés. Nous avions fait ce choix en responsabilité, choix de l'échange. choix de la recherche de compromis pour ne pas déstabiliser le pays. Mais voilà que ce sauveur autoproclamé, qui prétend rétablir le dialogue avec des simulacres de concertation, s'auto-saborde et plonge le pays dans une nouvelle impasse. Après avoir tenté de nous imposer une année blanche aux conséquences désastreuses, il existe maintenant, juste, tranquille, un chèque en blanc, pour son budget à travers ce vote de confiance. Ces engagements n'ont pas été tenus, le conclave sur les retraites a fait long feu, les ouvertures de négociations réduites au néant, avec une forme de chantage à la dette qui ne dit même pas son nom, un discours catastrophiste dicté par une idéologie libérale et surtout profondément injuste. Sincèrement les amis, les camarades, je l'ai écouté comme un certain nombre d'entre vous au 20h. Je vais commencer une seconde par la forme, sans blague. entre « t'inquiète pas Simone » et « désolé les gars et les filles, ils étaient en vacances, j'ai pas pu les joindre, de qui se moque-t-on ? » Enfin quand même, une seconde, on parle du Premier ministre de la France, on parle du Premier ministre de notre beau pays. Ce niveau de dévinvolture est révoltant et scandaleux. Sur le fond maintenant, parce que c'est ce qui compte, toujours d'abord, bien plus grave, il veut nous faire croire que le pays est dans l'impasse. Il veut nous faire croire surtout qu'il n'y a une seule solution et qu'il y aurait deux camps. Les responsables, eux, évidemment, et les irresponsables, nous, la gauche, évidemment. Il veut nous faire croire que seul ce chemin existe, alors que nous, nous savons. Nous vivons dans nos quotidiens, dans nos communes, dans nos départements, dans nos régions, qu'un autre chemin est possible, celui de la justice sociale, celui de la justice filiale, celui qui fait l'identité et l'honneur de la gauche depuis toujours, pour aujourd'hui et pour demain. Je le dis sans détour, ça suffit. Ça suffit ces gouvernements qui essaient de nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre solution que la leur. Ça suffit ces messieurs, oui vous remarquerez au passage que c'est beaucoup de messieurs, je ne sais pas si ceux-ci entraînent cela, mais à l'évidence ça n'arrange pas les choses, qui affirment avec un tel ablon que leur idéologie est juste une vérité. Ces trois dernières années, Emmanuel Macron et ses premiers ministres ont peu résumé ainsi. Une réforme des retraites dont personne ne voulait, qui a mis des millions de françaises et des français dans la rue. Une loi sur l'immigration avec des dispositions odieuses mais aussi anticonstitutionnelles avec le but évitant de faire les yeux doux à l'extrême droite. Des mesures d'austérité qui étranglent nos services publics et nos collectivités et un recul inédit, ma chère Marine, des politiques écologiques qui cèdent en permanence, sans honte, devant les lobbies et détricotent ce que nous avions péniblement acquis. François Bayrou réclame donc maintenant une clarification. Très bien, allons-y. Pour nous c'est simple. Pour nous les socialistes, pour nous la gauche, c'est non. Notre réponse est claire, définitive. Nous voterons contre la confiance au Premier ministre. Un autre chemin existe, un chemin de justice, la justice sociale, la justice fiscale, la justice pour les Françaises et les Français, pour les classes moyennes plus les plus modestes. C'est l'essence de la gauche de se battre pour celles et ceux qui se montrent moins. C'est pour ça qu'on s'engage à faire de la politique. C'est pour ça qu'on est un militant socialiste. C'est pour eux, pas pour nous, pour ces femmes, pour les soignants, pour les malades, pour les jeunes, pour les chômeurs. C'est en leur nom que nous voterons la défiance, ensemble, tous ensemble, avec la gauche, toute la gauche, la gauche unie, la gauche de banlieue. toutes celles et tous ceux qui veulent gouverner demain le pays autrement. Mais les amis, mes chers amis, mes chers camarades, chacun le sait. Oui, Olivier, toujours d'abord. Parce qu'on l'aime et qu'on le partage juste avec les copains à gauche pour gagner le pays. Mes chers amis, chers camarades, on le sait tous, il y a un autre danger, plus immense encore, qui nous guette, qui grignote. Parce que cet affaissement du pouvoir déroule en réalité un tapis rouge à l'extrême droite. Elle se nourrit de la droitisation du gouvernement. Elle s'engraisse sur les colères et les découragements légitimes. Elle se prospère sur ce que j'appelle la France des épuisés. Cette France qui travaille dur, mais qui n'arrive pas à boucler ses fins de mois. Cette France qui a le sentiment que sa voix ne compte plus rien. Cette France qui s'est détournée des urnes et de la politique. Cette France, elle n'est pas théorique. Elle a des visages. et des histoires. Chez moi, à Nantes, c'est cette tante soignante que j'ai rencontrée il y a quelques jours. Elle élève seule ses quatre enfants, elle bosse, elle adore son boulot. Mais elle n'y arrive pas, ça ne boucle pas. Alors parfois, elle va prendre son petit-déje à cette association qui aide avec la précarité alimentaire. Elle m'a dit, ça colère bien sûr, mais pire je crois. Sa honte. Alors à celle-là, à ceux-là, l'extrême droite veut s'adresser. Certainement pas avec des solutions crédibles, on le sait tous ici, mais avec un récit. Un récit mensonger de peur, de rejet, de nostalgie. Un récit dangereux mais qui peut donner, n'ayant aucune naïveté, une impression fausse bien sûr, mais une impression quand même de clarté et de force. Ou tout le moins le sentiment, on l'a tous entendu un jour, de quelque chose qu'on n'aurait jamais essayé. Alors que l'histoire et nos voisins européens ou plus loin nous disent l'inverse. Face à cela, quelle doit être notre réponse ? Puisqu'on en est là. Puisqu'en vérité, au-delà de tout, c'est pour cette raison que nous sommes rassemblés. Quelle doit être notre réponse à nous les socialistes, à nous la gauche ? D'abord d'alerter clairement. Ni Emmanuel Macron, ni François Bayrou, ni le quelconque énième figurant du même acabit qu'Emmanuel Macron pourrait nous dénicher dans les jours ou les semaines qui viennent, ne sont un rempart contre l'extrême droite. Leur politique est au contraire une fabrique de désespoir qui nourrit Marine Le Pen. Ensuite, construire notre projet, c'est notre priorité. Parce que nous ne nous contentons pas des propos des strates des partis d'opposition. Parce que nous voulons, nous, faire la démonstration qu'un autre chemin est possible. Nous voulons le prouver et les traduire en actes. Un chemin de justice sociale, un chemin de justice écologique, un chemin nouveau pour notre pays, pour les Françaises et les Français, pour les classes moyennes et pour les plus populaires. Alors ce chemin, il doit reposer sur quatre piliers. Une démocratie retrouvée. Une démocratie parlementaire, sociale, locale, citoyenne. Une démocratie où les décisions se construisent avec les syndicats, avec les citoyens. Une démocratie où on n'impose pas les décisions par la force, mais où on écoute, on respecte, on considère, on délibère. Une justice sociale assumée, nous les socialistes, c'est au cœur de notre grande histoire, au cœur de notre identité, se battre encore et toujours pour la justice sociale. Cela signifie garantir à chacun l'accès à un logement, à l'éducation, à la santé, taxer réellement les grandes fortunes, réellement, vraiment, l'assumer, le dire et le revendiquer. Lutter contre la fraude fiscale plutôt que de s'acharner sur les plus précaires, dont 400 000. 400 000 des plus précaires de notre pays vont se retrouver à payer des impôts par le simple mécanisme de l'année blanche si nous ne faisions pas le choix de voter contre la confiance. bifurcation écologique ambitieuse, bien sûr, pour le climat, les énergies renouvelables, la préservation de nos terres et notre santé. Et de ce point de vue, chers camarades, chers amis, L'immense mobilisation contre la loi Duplon cet été, plus de 2 millions de signatures, est un signe d'encouragement. Il y a de la résistance citoyenne, il y a de l'inspiration citoyenne, il y a des hommes et des femmes dans ce pays qui ne résignent pas à ce chemin qu'on nous promet comme inévitable. Et enfin, et enfin un récit d'émancipation, nous devons retrouver la force historique de la gauche qui a toujours porté le progrès, la solidarité, l'émancipation opposée au discours de haine. des émotions enfin un peu positives. La fierté de construire ensemble, la joie de partager, l'espérance d'un avenir meilleur pour nos enfants, mais pour tous nos enfants, parce que notre République, à nous, elle considère chaque enfant à égalité. Elle ne le regarde pas en fonction de sa couleur de peau. Elle le regarde avec la même attention et avec la même considération. Alors, chers camarades, chers amis, vous le savez, je fais partie de ceux qui croient profondément que pour que ce chemin existe, il y a une condition indispensable. C'est notre union. Nos concitoyens ne nous pardonneront pas. De rejouer la guerre des égaux, la division, l'émiettement. Ils veulent nous voir capables de nous entendre, capables de proposer un horizon commun. Pas une unité de façade, pas des petits arrangements d'arrière boutique. Un socle commun, social, écologique, démocratique. Car les urgences, elles, et les gens ne peuvent pas attendre. Vous connaissez la ligne du parti socialiste. porté par notre premier secrétaire, cher Olivier, que je veux devant tous saluer, remercier pour sa constance inlassable sur ce sujet. Dans les jours de beau temps comme dans les jours de mauvais temps, on reconnaît un grand responsable politique quand chaque jour, chaque jour, le chemin est tracé. La ligne que nous portons ensemble, c'est le rassemblement de la gauche et des écologistes. Autour d'une plateforme, vous le savez, d'une candidature commune, cette formule que nous avions résumée d'une phrase, avec cette idée de pouvoir aller demain de François Ruffin à Raphaël Glucksmann. Alors moi j'avoue que, comme j'aime bien rappeler que la politique n'est pas qu'une affaire de messieurs, je mets toujours un codicil en disant de Clémentine Autain à Marine Tondelier. En passant, évidemment... Évidemment, par les socialistes ! Mais encore une fois, chers camarades, j'insiste, nous ne cherchons pas un homme providentiel, ni même une femme d'ailleurs. Je n'accorde que peu de foi aux aventures solitaires. Il n'y aura pas de sauveur solitaire de la gauche, quel que soit son nom, quel que soit son prénom, je le redis ici avec solennité, il n'y aura pas de sauveur solitaire de la gauche. Ce qui compte, c'est que les Françaises et les Français savent que ce projet, notre projet, sera à leur service, à leur service à eux, pour leur qualité de vie, pour leur santé, pour leur avenir, pour l'avenir de leurs enfants et celui de la planète. Dans l'incertitude, Dans l'incertitude du moment, de l'actualité, nous l'avons écrit ensemble. Bon, ça nous a valu quelques discussions. Nous sommes prêts. Alors je vous le dis, chers amis, chers camarades, avec vous, à vos côtés, les socialistes sont prêts. Prêts à gouverner, prêts à prendre leurs responsabilités. Il est temps, il est temps qu'Emmanuel Macron respecte enfin le résultat des urnes. Comme vous. Comme vous, quand je suis rentrée chez moi à Nantes, la plus belle ville du pays, après Blois. Après Blois, Marc, doucement, les Nantais, après Blois. Comme vous, quand je suis rentrée chez moi à Nantes, après nos longues négociations de l'été dernier, j'ai vu. Ces parents d'élèves engagés dans les écoles, ces responsables d'associations me dirent « Madame la maire Johanna, franchement pour la première fois de ma vie, je me demande si ça sert d'aller voter quand le vote démocratique n'est pas respecté ». Alors oui, il y a urgence à ce que cette parole soit désormais entendue. Si nous sommes prêts pour aujourd'hui et pour demain, nous savons, parce qu'ici personne n'est naïf, Que notre démarche est semée d'obstacles, qu'elle n'a rien de facile, qu'elle n'a rien d'évident. Mais nous devons rappeler les raisons pour lesquelles nous les cherchons, chers camarades. Pour qui nous nous battons ? Pour ces Français qui, eux, ne peuvent pas se permettre les coups de billard à 12 bandes. Qui, eux, ne peuvent pas se dire « Eh ben si 2027 ça rate, c'est pas grave, il y aura 2032 ». Parce que les plus riches et les plus aisés, ils peuvent se permettre d'attendre. Les quartiers populaires de la ville que je dirige, comme de toutes les grandes villes du pays, les ruralités qui souffrent, les Outre-mer qui se sentent oubliées et reléguées, elles et eux, ils ne peuvent pas attendre. C'est pour eux qu'on se bat, c'est pour eux qu'on se mobilise, c'est pour ceux qui ont toujours l'impression d'être des citoyennes et des citoyens de second rang. Alors pour eux, oui, nous allons nous battre sans naïveté, nous allons la construire cette union. Elle est difficile, je vois les... sourire en coin, je vois les sarcasses, je vois toutes celles et tous ceux qui disent ça ne marchera pas. Alors à celles-là et à ceux-là, je pose une question. C'est quoi le plan B ? Si ce qu'on fait là, ensemble, ça ne marche pas, c'est quoi le plan B pour que la gauche soit au deuxième tour de l'élection présidentielle ? Parce qu'ensemble, nous pouvons démontrer que oui, toujours, la gauche, ça change la vie.
immense merci, ma chère Johanna. Et maintenant, nous allons accueillir une ancienne députée qui est en train de préparer l'après. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour notre amie Raquel Garrido.
va les socialistes ? Vous êtes rentrés de vacances on dirait. Je sais pourquoi vous m'applaudissez, je sais pourquoi vous m'aimez bien. Je suis venue vous parler d'unité. Un slogan de fraîche date, c'est quelque chose qui vient du très fond de notre histoire commune, celle du mouvement ouvrier, celle du mouvement socialiste. Et je ne vous rappellerai qu'un seul slogan que nous avons partagé en France et dans le monde entier, « El pueblo unido jamás será vencido ». Effectivement, c'est en se souvenant du grand président Salvador Allende que nous faisons face à des moments historiques qui s'accélèrent, qui sont à la fois violents, angoissants, mais qui portent en eux des grands défis. Et nous pouvons nous hisser à ce niveau de responsabilité. Je vous parlais de vacances tout à l'heure. Je vais vous parler maintenant de la vacance du pouvoir. C'est celle-ci dont aurait dû nous parler François Bayrou l'autre soir. La vacance du pouvoir qui est de son fait, puisque le 8 septembre, il ne sera plus Premier ministre. C'est acquis, c'est acquis. Et donc la question maintenant est de savoir si nous pouvons nous satisfaire légèrement avec des involtures. d'une situation où il n'y a plus de gouvernement pour lancer les travaux sur le budget de l'État, sur le budget de la nation. On pourrait dire que c'est un sujet secondaire. Eh bien non, ce n'est pas un sujet secondaire. La question fiscale est au cœur de notre idée souveraine, de notre idée démocratique. Vous savez comme moi que les articles 13 et 14 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen commandent que nous les citoyens devons constater la nécessité de l'impôt et que nous devons déterminer son usage, sa quotité, son assiette. C'est à cette condition que nous sommes un peuple souverain, c'est à cette condition que nous sommes en République. Et par conséquent, face à l'impossibilité de l'oligarchie macroniste d'organiser le fait qu'émane de la société cette volonté générale fiscale, nous disons, nous, nous sommes prêts à gouverner. Et je reprends la formule de Johanna Roland, nous sommes prêts à gouverner. C'est une question arithmétique, c'est une question démocratique. Et je le dis à ces plus de 9 millions de femmes et d'hommes qui, le 30 juin 2024, il y a maintenant un peu plus d'un an, se sont soulevés dans une sorte de révolte civique. Pour dire, nous voulons un gouvernement nouveau Front Populaire, je leur dis, nous n'avons pas oublié le mandat, nous n'avons pas oublié votre objectif qui était que nous gouvernions. Et nous sommes aujourd'hui, du point de vue institutionnel, le 8 juillet 2024. Oui, la question qui se pose, c'est quel est, sur la base de l'expression démocratique, le gouvernement qui est légitime à gouverner ? L'échec de l'accaparement du pouvoir par les macronistes, l'accaparement tricheur de ce pouvoir, ouvre une perspective. Alors quoi ? On veut que ce soit le RN qui aille à Matignon ? Évidemment que non. Et d'ailleurs, eux ne le veulent pas non plus, l'ont-ils répété ? Alors je dis à ces 9 millions et plus de citoyennes et de citoyens qui depuis un an entendent Retailleau, tous les autres, comme si l'idée même d'un gouvernement de gauche avait disparu de notre perspective nationale. Je le dis, cette imaginaire, cette possibilité que nous gouvernions est à portée de main. Ne l'oubliez jamais. Vous êtes une force. Et nous sommes responsables pour apporter une solution pacifique à une situation qui autrement va devenir de plus en plus violente. Bien sûr, ces 9 millions de personnes doivent manifester le 10 septembre, doivent manifester avec le mouvement syndical le 18 septembre, faire grève. Et nous, notre rôle, c'est de dire, nous faisons vivre l'espoir du 30 juin dernier. Alors nous avons fait ce premier regroupement, le nouveau Front populaire, pardon, le Front populaire 2027. C'est un premier regroupement et je le dis heureusement. Heureusement que ce travail a été fait. Je veux donner grâce à Lucie Castet, qui nous a tous et toutes invitées le 2 juillet dernier à Manieu. Merci Lucie, merci. Tu incarnes l'espoir de la continuité de ce rêve de la campagne de l'année dernière. Et heureusement que tu nous as réunis parce que figurez-vous que lorsque François Bayrou a annoncé le vote de confiance, nous étions en réunion. tous du Front Populaire 2027. Voyez, ces outils-là sont d'ores et déjà au travail, sont d'ores et déjà utiles. Et puis, nous pensons que si nous sommes à Matignon, vous verrez, nous serons capables d'obtenir, sur certains points, pas tous, mais sur certains points très importants, les majorités requises à l'Assemblée nationale pour la justice fiscale, pour améliorer la démocratie, pour lancer... financièrement la grande transition énergétique, climatique, écologique qu'il nous faut. Mes chers camarades socialistes, l'histoire s'accélère et ce n'est pas le moment d'hésiter, ce n'est pas le moment d'avoir peur. d'être aux responsabilités. Je sais que les socialistes, vous avez une expérience de gouvernement. Tout le monde vous fait crédit à vous d'être un parti de gouvernement. C'est peut-être ce que vous apportez au pot commun de ce que nous sommes comme rassemblement. Mais je vous le dis, il ne faut pas être frileux non plus dans l'unité. Les 9,5 millions d'hommes et de femmes qui ont fait la belle bagarre de l'année dernière, Vous devez les représenter, nous les représentons tous, et quand je dis tous, c'est bien tous, c'est-à-dire tout le nouveau Front populaire. Je le dis, il n'y a aucun et aucune des 192 camarades qui ont été élus l'année dernière qui peuvent distinguer dans leur électorat tel ou tel électorat, tel ou tel parti. Et à celles et ceux qui ne sont pas là aujourd'hui et qui hésitent à venir avec nous, je leur dis, vous êtes tous des députés et des députés socialistes en réalité, car dans vos électorats, dans chacune de vos circonceptions, vous avez été élus avec les voix de l'électorat socialiste. Évidemment, ça marche dans l'autre sens également. Mes camarades, je suis vraiment ravie d'être avec vous. Nous pouvons faire de très belles choses ensemble. Je dis au président de la République, il n'y a que vous qui pouvez aujourd'hui décider qui sera le ou la personne à Matignon. D'ailleurs, vous êtes le seul à en disposer du pouvoir. L'article 8 de la Constitution est très clair. Le président nomme le Premier ministre. Il n'y a qu'une seule personne qui a le pouvoir et donc le devoir. de nommer le premier ministre. Donc mobilisons-nous les 9 millions, 10 millions de ce peuple nouveau franc populaire, les socialistes, les communistes, les écologistes, les militants unitaires que nous sommes à l'après, debout, génération, les insoumis, tout ce peuple qui a combattu l'idée d'un gouvernement Bardella. Soyons ensemble et nous y arriverons.
On peut se lever, je crois, on peut se lever. Merci beaucoup, ma chère Raquel. Nous allons poursuivre les interventions cet après-midi. Et c'est maintenant au tour du Benjamin de notre... Il y a un piège, il y a un piège, il y a un piège. Oui, d'ailleurs, le double de Benjamin Lucas est juste en face, Arthur Delaporte. Ou alors on peut dire que c'est Benjamin Lucas qui est... Voilà. En tout cas, je vous demande d'accueillir très chaleureusement notre camarade communiste qui a mené la liste du PC aux européennes, Léon Desfontaines.
Merci beaucoup pour cet accueil. A mon tour aussi de remercier l'ensemble des militantes et militants qui ont permis à cette initiative, à ce beau campus, d'avoir lieu. Bravo à vous pour cette organisation. Je sais qu'on ne compte pas ces heures de sommeil dans ces temps-là. Merci aussi aux dirigeants du Parti Socialiste qui ont choisi Blois. Ça me permet, au picard que je suis, de ne pas être dépaysé par la météo. Bravo. Même si ce matin il y avait du soleil au départ, Damien. Quelle année venons-nous de vivre, chers camarades ? Il y a un peu plus d'un an, ça a été rappelé, il y a eu les élections législatives. Alors il y a eu moult débats pour savoir qui avait gagné, qui avait la majorité à l'Assemblée nationale. En tout cas, s'il y avait bien un sujet sur lequel il n'y avait pas de débat, c'est qu'Emmanuel Macron avait été battu par ces élections. Partout en France, en quelques semaines, les Françaises et les Français se sont levés pour dire qu'il fallait tourner la page des années du mandat d'Emmanuel Macron, qu'il fallait tourner la page de ces années de disette. Les Français ont dit qu'ils voulaient plus de justice sociale, ils ont dit qu'ils voulaient plus de justice fiscale, ils ont dit... qu'il voulait tourner la page de ce gouvernement qui a permis, depuis qu'il est arrivé en responsabilité en 2017, qui a permis à ce que les 500 plus grosses fortunes françaises voient leur patrimoine passer de 570 milliards d'euros à aujourd'hui plus de 1 200 milliards d'euros. Voilà le bilan d'Emmanuel Macron. La réalité, c'est que les 500 plus grandes fortunes françaises ont vu leur patrimoine doubler depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Et du coup, j'ai une question à vous poser à vous. C'est est-ce que vos salaires à vous, ils ont doublé en l'espace de 8 ans ? Est-ce que les retraites, elles ont doublé en l'espace de 8 ans ? Est-ce que nos services publics, ils ont doublé en l'espace de 8 ans ? Rien du tout. Rien du tout. La réalité, c'est que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé en responsabilité, le nombre de travailleurs payés au SMIC est passé de 12% à 17%. Voilà la réalité. La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, depuis qu'il est en responsabilité, a mené toute sa politique en faveur des plus grosses fortunes et en faveur du capital. Et face à cela, les travailleurs de ce pays, les classes populaires et plus généralement, je dirais, l'écrasante majorité de la population en a marre, en a marre d'Emmanuel Macron. Et oui, il y a une colère grandissante dans notre pays, particulièrement depuis un an, particulièrement depuis que l'on voit que malgré les élections législatives, malgré le fait que les Françaises et les Français aient dit quasi... unanimement qu'il voulait tourner la page de ces années de malheur, Emmanuel Macron a décidé de poursuivre la même politique. Pire que cela, il a nommé François Bayrou Premier ministre. François Bayrou, premier soutien d'Emmanuel Macron qui, durant l'été, a annoncé vouloir mettre un plan austéritaire inédit dans notre pays et faire des économies à hauteur de plus de 44 milliards d'euros. 44 milliards d'euros d'économies. Rendez-vous compte, chaque année, le budget de l'État... C'est 211 milliards d'euros donnés aux grandes entreprises sans qu'il n'y ait la moindre condition qui soit posée aux entreprises. 211 milliards d'euros d'un côté, 44 milliards de l'autre. La réalité, c'est que François Bayrou a un projet, c'est de continuer de faire la poche aux Françaises et aux Français. Alors, à mon tour de saluer la position unanime des groupes à l'Assemblée nationale de gauche qui ont décidé de ne pas apporter leur confiance à ce gouvernement. Ce que nous disons... C'est que face aux immenses défis qui nous font face, face aux défis écologiques, face aux défis sociaux, face aux défis économiques, nous ne répondrons jamais à ces défis si demain nous avons un gouvernement qui décide... de faire des économies dans nos services publics, si demain nous avons moins de frais de ferroviaire, moins de trains, moins de services publics, moins d'écoles, moins d'hôpitaux. La réalité, c'est que l'ensemble de ces défis, non seulement nous continuerons à nous faire face, mais vont s'agrandir. Regardez ce qu'il se passe en Finlande. En Finlande, depuis 2023, le gouvernement de droite a décidé de mener un plan austéritaire pour, je cite, réduire... la dette et le taux d'endettement de la Finlande. Résultat, depuis 2023, ils ont vu leur taux d'endettement passer de 76% à 86%. La réalité, c'est que les propositions de François Bayrou ne fonctionnent pas. Le libéralisme ne fonctionne pas. Et oui, la gauche doit être unie pour dire que nous refusons ce plan austéritaire. Et Raquel l'a rappelé juste avant moi, Face à cette colère grandissante, et je pense que nous la constatons chaque jour dans nos quartiers, auprès de nos collègues de travail, auprès de nos collègues à la fac, au lycée, partout en France, une véritable colère et une véritable gronde est en train de naître. Et peu importe la manière dont elle est en train de s'organiser. Je pense qu'il est de devoir de la gauche d'être partie prenante de l'ensemble des mobilisations qui visent à déjouer le plan austéritaire, mais surtout qui visent à déjouer la politique d'Emmanuel Macron. Alors bien évidemment que nous devons être présents le 10 septembre, nous devons être présents le 18 septembre à l'appel de l'intersyndical. Nous ne devons pas avoir peur du peuple. Au contraire, la gauche doit être aux côtés du peuple. Elle doit être présente auprès de ce peuple qui se mobilise, qui exprime sa colère. Et surtout, nous devons, nous, être présents à gauche pour donner des perspectives politiques à cette colère. Parce que si nous ne le faisons pas, d'autres le feront. D'autres le feront également. C'est, vous l'aurez compris, l'extrême droite. L'extrême droite, le Rassemblement national, se nourrit du ressentiment, se nourrit du délaissement, se nourrit du dégagisme ambiant. Alors oui, nous devons être présents pour dire que cette colère qui s'exprime en France, non seulement elle est légitime, mais surtout qu'elle doit nous permettre d'obtenir des victoires, et notamment le rejet des plans austéritaires. Nous devons être présents. Et montrer aussi quel est le véritable visage de l'extrême droite en France, quel est le véritable visage du Rassemblement national dans notre pays. La réalité, c'est que sur le plan économique et social, le Rassemblement national n'a pas un projet économique si différent qu'Emmanuel Macron. Systématiquement, à l'Assemblée nationale, ils ont voté main dans la main avec les macronistes pour permettre... de mettre en place toutes les règles libérales que nous connaissons et que nous avons subies depuis de trop nombreuses années. Si le gouvernement Bayrou et avant lui le gouvernement Barnier étaient mis en place, c'est bien parce que le Rassemblement National a apporté un soutien tacite aux politiques de Macron. Si aujourd'hui... Si aujourd'hui nous n'avons pas l'ensemble des salaires indexés sur l'inflation, c'est parce que les amis de Jordan Bardella à l'Assemblée nationale ont voté avec les macronistes contre une proposition de loi émanant des rangs de la gauche. Si nous n'avons pas permis d'avoir de loi qui permet de réguler les déserts médicaux, notamment dans nos banlieues, notamment en ruralité et notamment à travers une proposition de loi à l'initiative, il faut le dire, d'une députée socialiste, c'est parce que le Rassemblement national était présent avec les macronistes. pour voter contre l'ensemble des propositions de loi qui permettaient d'améliorer le quotidien des travailleurs de ce pays. Et ce n'est pas tout. L'austérité, le rejet de notre modèle social, de la sécurité sociale, il faut le dire partout, avec Jordan Bardella à Matignon, il n'y aura plus de sécurité sociale, il n'y aura plus de retraite. Il n'y aura plus d'assurance maladie parce que ce qu'il propose en réalité, c'est d'aller encore plus loin dans les politiques libérales que propose Emmanuel Macron. C'est d'aller encore plus loin dans ce qu'ils appellent l'abaissement des cotisations sociales. Et vous avez vu le jeu, la surenchère entre d'un côté Retailleau, de l'autre Jordan Bardella, notamment hier. au débat du MEDEF avec Rotaillot qui disait quand même qu'il fallait envisager qu'il y ait des salaires avec zéro euro de cotisation, qu'il n'y ait plus de cotisation sur les salaires. Et bien derrière, et il faut le dire partout, s'il n'y a pas de cotisation sociale, il n'y a plus de sécurité sociale, il n'y a plus de retraite, il n'y a plus d'assurance maladie, il n'y a plus d'assurance chômage. Oui. Pour bâtir l'avenir, nous devons débusquer le Rassemblement national. Nous devons aller parler à celles et ceux qui, par désespoir de cause, ont mis un bulletin Rassemblement national lors des dernières élections et les convaincre qu'ils n'auront rien, rien, avec le Rassemblement national, si ce n'est de nouvelles années de malheur. Mais si nous voulons les convaincre de se tourner vers nous, de se tourner vers la gauche, de se tourner vers le progrès, Alors, nous devons en effet avoir les yeux tournés vers l'avenir. J'aime beaucoup votre slogan « bâtir l'avenir ». Je vais même raconter une petite anecdote. Ça a failli être mon slogan européen. Véridique. Et je pense que c'est bien cela qui doit animer les tables rondes, les discussions, les débats que nous aurons en cette rentrée. Sur quoi la gauche doit-elle se bâtir pour permettre d'être majoritaire demain ? Alors, j'en entends beaucoup nous dire que finalement, ce candidat qui était présent depuis 2012 a commencé à prendre peut-être un peu de place et aujourd'hui a un effet repoussoir chez une partie des électeurs. Et je pense que ces gens ont raison. Vous savez de qui je parle. Lui-même nous avait invités à faire mieux et je pense que nous devons en effet faire mieux. Mais ce que j'ai aussi envie de nous dire, c'est que le désamour des ouvriers, des classes populaires, le désamour pour la gauche, ne vient pas uniquement de Jean-Luc Mélenchon. Il vient aussi d'un passé. Celui dont on a cru à un moment que la gauche pouvait changer notre quotidien lorsqu'il arrivait en responsabilité, notamment au milieu des années 2000, notamment en 2012. Et il faut écouter celles et ceux qui votent Rassemblement National. Il faut écouter dans ces circonscriptions ces ouvriers. qui nous ont dit avoir voté à gauche, qui nous disent qu'ils ne veulent pas d'un côté voter pour la France insoumise parce qu'ils ne se retrouvent pas, mais de l'autre, qu'ils ont essayé de voter à gauche, qu'ils ont voté à gauche, mais que ça n'a rien changé. Et donc, si demain, nous voulons bâtir l'avenir, je pense qu'il faut faire table rase du passé et construire un projet commun. Un projet qui... Un projet qui refait de la question sociale notre priorité. Un projet qui fait le choix du travail, de la défense des travailleurs. Un projet qui est devant l'ensemble des usines lorsqu'elles subissent des plans sociaux. Un projet qui est devant les services publics lorsqu'ils subissent des plans austéritaires. Voilà où doit être la gauche. La gauche doit être devant les usines, devant les services publics. Elle doit être aux côtés des travailleurs de ce pays. Oui, bâtir l'avenir, bâtir le rassemblement qui nous permettra de l'emporter demain, ça veut aussi dire qu'il faut placer le projet politique en tête de nos ambitions. Je ne crois pas au rassemblement et à l'addition de logos, je crois au rassemblement par la base, je crois au rassemblement par le programme, par le projet de rupture. Je crois que ce qui nous rassemblera demain... Je crois que ce qui permettra au rassemblement de la gauche de l'emporter demain, c'est une gauche qui permettra d'aller rechercher le cœur des ouvrières et des ouvriers de ce pays. La gauche de demain, si elle veut l'emporter, elle doit aller au port des usines, elle doit rencontrer les ouvriers, elle doit leur dire. Que la gauche est du côté, et je sais et j'assume ce terme, de l'abondance. Oui, nous devons défendre un projet de bonheur, un projet d'abondance pour toutes et pour tous dans ce pays. Nous devons aller dire aux travailleurs de ce pays, nous devons aller dire aux classes populaires. que si demain la gauche arrive aux responsabilités, eh bien ils vivront mieux dans notre pays. Prenons le parti du travail, défendons partout dans notre pays des services publics, le développement du fret ferroviaire, défendons la réindustrialisation de notre pays, défendons la baisse des factures, défendons le fait qu'il faut que chaque Français puisse travailler dans ce pays. Voilà l'ambition. que nous souhaitons porter. Voilà ce que nous allons mettre au pot commun de la gauche au débat. Et c'est comme cela, je crois, mes amis, que si nous allons, dans l'ensemble des circonscriptions, y compris celles tombées dans les mains du Rassemblement National, sur un projet qui repose la question sociale et la question du travail au cœur de son ambition, alors nous serons en capacité non seulement de faire reculer le Rassemblement National, mais surtout, surtout, de gouverner et de changer le quotidien des Français. Merci à vous.
Merci beaucoup, Léon. Nous allons donc poursuivre. Et c'est avec un plaisir particulier que je vais accueillir mon voisin de circonscription, ancien socialiste. Donc vous voyez, hein ? Voilà. Et président des JS. Je vous demande d'applaudir très chaleureusement mon copain et collègue député Benjamin Lucas.
Dienaba, mes chers camarades. On peut être et socialiste et écologiste et je crois que c'est une des leçons de ce que nous avons fait l'an dernier à travers une belle campagne d'espoir tous ensemble dans tous nos territoires. Je veux d'abord saluer celles et ceux qui vous symbolisent, votre premier secrétaire Olivier Faure que je félicite pour sa réélection. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Boris Vallaud et à travers lui l'ensemble de nos collègues socialistes. Johanna Roland, je vois que la Loire Atlantique est présente en nombre et évidemment, elle l'a dit, l'extraordinaire, la fabuleuse, la formidable, la combattante Diana Badiop. Mes camarades, dix jours. Dans dix jours, nous répondrons unis. au Jean-Claude Duss de la vie politique française, celui qui a cru en une conférence de presse que sur un malentendu il y avait moyen de conclure, que non, il n'y a pas moyen de conclure avec son mauvais budget. Dans dix jours, nous lui répondrons que, et je vois, j'ai vu tout à l'heure Sébastien Vincini, comme on dit à Toulouse, il n'y a pas d'arrangement. Il n'y a pas d'arrangement, je ne le ferai pas aussi bien avec l'accent que vient de le faire Marine Tondelier, elle le fera d'ailleurs tout à l'heure à cette tribune. Ce n'est pas l'accent Picard ou J'tille. Il n'y a pas d'arrangement parce que notre désaccord ne porte pas sur des curseurs, il ne porte pas sur des mesures, il ne porte même pas, même si évidemment nous le combattons, sur ce ridicule projet de vouloir voler deux journées de salaire aux Français avec les jours fériés. Le désaccord est plus profond que cela. Il est sur l'orientation économique et politique de ce gouvernement. Il est sur cette idée qu'il faudrait, pour combler les déficits et la dette, aller chercher du côté de la baisse de la dépense publique, c'est-à-dire du côté de la baisse de la protection quotidienne des Françaises et des Français, de leurs services publics, de notre capacité à agir pour le climat. Nous, nous pensons qu'il faut aller regarder en priorité du côté des recettes, c'est-à-dire du côté du partage inéquitable aujourd'hui des richesses dans notre pays. Pas d'arrangement avec des gens qui, en réalité, ont fait des offrandes fiscales, des cadeaux démesurés en aide publique sans contrepartie ou en réduction d'impôts, aux plus grandes fortunes de ce pays, en demandant aujourd'hui aux classes moyennes et aux classes populaires de payer l'addition. Il n'en est pas question. Pas d'arrangement possible, franchement, avec ces incompétents, ces amateurs. Il me revenait en mémoire, ça fera peut-être référence de boomers, mais enfin, il faut les défendre les boomers quand même, maintenant qu'ils sont attaqués par le Premier ministre. Ça me rappelait, quand j'entends les leçons de responsabilité qui nous sont données, cette réplique de François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing au moment du débat d'entre-deux-tours en 1981, quand il disait à Giscard... qui aurait pu être pour la circonstance remplacé par Bruno Le Maire, François Bayrou ou Eric Lombard, vous me faites penser à ce chauffard qui, ayant conduit la voiture dans le fossé, me demande à moi de repasser mon permis de conduire pour la sortir du bourbier où vous l'avez mis. Nous n'avons pas de leçon de crédibilité et de responsabilité à recevoir de ces gens. Alors 10 jours, ça va passer vite, mais pas assez vite pour se débarrasser de François Bayrou et de son gouvernement. Et en 10 jours, ça a déjà commencé. Il faut en prévenir les Français. Nous allons assister à toutes les outrances. J'en veux pour preuve qu'il y a quelques instants, le Premier ministre a comparé la dette pour les générations futures à l'esclavage. Monsieur le Premier ministre, dans un pays comme le nôtre, instruit par l'histoire que vous êtes, comparé je ne sais quoi à l'esclavage, c'est-à-dire à des tortures, à des souffrances, à une mémoire traumatique encore vivace, c'est indigne, c'est indécent. Le débat public n'excuse pas tout. Nous allons avoir, c'est vrai, bien des caricatures et l'appel à la stabilité. Alors la stabilité, c'est comme le cholestérol. Il y a la bonne et la mauvaise stabilité. Ce n'est pas une fin en soi. La stabilité de Bruno Retailleau à Beauvau qui mène la politique de Marine Le Pen et de Jordan Bardella à l'égard de nos compatriotes musulmans, c'est non. La stabilité de la traque des chômeurs, de la stigmatisation des plus précaires et du non-recours au droit, c'est non. La stabilité de l'inaction climatique de ces gens qui n'ont même pas été capables d'acheter deux Canadair dont ils avaient pourtant voté les crédits, c'est non. La stabilité de 2159 enfants qui dormiront à la rue à la veille de la rentrée scolaire, c'est encore non. La stabilité de l'ultra-richesse indécente qui conduit à un séparatisme scolaire, médical, urbain et écologique des ultra-riches pendant que le reste du pays s'appauvrit, c'est non. Et puis la stabilité de l'absence de perspective complète pour notre jeunesse, c'est non. Quand il ne suffit pas d'attaquer à la télévision de façon assez gratuite ceux qu'il a qualifiés les boomers, notre Joe Biden de la vie politique française, qui je pense perd un peu la tête et ne sait pas exactement ce qu'il raconte. Il ne suffit pas d'attaquer les plus anciens. pour être le Premier ministre de la Jeunesse quand, à notre génération, il est promis avec ce budget, avec les orientations qui seront prises, qu'elle vivra moins bien que les générations précédentes. Cela non plus, ce n'est pas compatible avec notre vision de la démocratie et notre projet politique. Alors il nous faudra être clair, il nous faudra être déterminé et il nous faudra exercer sur le président de la République une pression majeure dans les dix jours qui viennent et le 8 septembre au soir. Mes chers amis, mes chers camarades, notre crédibilité repose sur nos propositions. Nous en avons, nous en aurons. dans nos mouvements, nos partis réunis, chez nos parlementaires, à travers celles et ceux qui, dans la société engagée, nous accompagnent, toute la ressource pour proposer au pays un autre chemin, un meilleur chemin que celui de François Bayrou. Mais je crois que notre crédibilité auprès de ces millions de Françaises et de Français, dans les classes populaires et les classes moyennes, elle repose sur notre capacité à démontrer que nous sommes non seulement prêts à gouverner, comme je l'ai entendu, mais déterminés à gouverner maintenant. Parce que, et Johanna l'a dit, celles et ceux qui souffrent et qui souffriraient de la reconduction de ces politiques, celles et ceux qui souffrent d'un président entêté qui veut finalement, je le résumerai en une formule, Préserver son bilan, rien que son bilan, tout son bilan, celles et ceux qui souffriraient d'avoir à nouveau M. Retailleau à Beauvau, celles et ceux-là ne peuvent pas attendre notre belle, grande et démocratique primaire ni 2027. Celles et ceux-là attendent de nous que nous gouvernions maintenant. Et donc, ça implique évidemment d'être prêts, mais aussi de montrer notre capacité à relever ce défi-là. Et le premier défi auquel nous sommes confrontés, c'est celui de la démonstration de notre unité. Je le dis, je sais que nous avons et nous aurons des débats sur la façon de construire cette unité. Elle est, ça je crois que ça fait consensus entre nous, d'abord l'unité avec ces millions de Françaises et de Français qui attendent de nous quelque chose, qui seront mobilisés le 10 septembre et le 18 septembre. Et je trouve déplorable les caricatures, les injures qui sont faites par les ministres sortants et par les représentants de la majorité qui veulent s'en prendre à ces mouvements comme ils s'en sont pris aux organisations syndicales, et tu l'as dit Johanna, à tous les contre-pouvoirs. Parce que nous, nous savons... qu'il n'y a pas une conquête sociale dans ce pays et dans l'histoire de notre République qui n'a pas été arrachée par le mouvement social, par la lutte, et que la gauche marche sur ses deux jambes. Nous avons fait le nouveau Front Populaire, il y a eu le premier Front Populaire. Il faut la victoire électorale, la majorité politique, mais cette majorité politique doit s'appuyer sur une majorité sociale mobilisée. Face à des milliardaires tout-puissants qui possèdent autant de médias, qui ont une telle capacité avec M. Sterrin à entrer partout, y compris jusque dans nos fêtes de village, il nous faut bien plus, bien mieux que simplement une victoire électorale. Il faut mobiliser la société pour transformer avec elle, là aussi, et notre conception de la démocratie. Mais, et j'achève par cela, il faut l'unité politique, source de notre crédibilité auprès de celles et ceux pour qui le bulletin de vote ne signifie pas toujours le changement concret et quotidien. Celles et ceux qui, Raquel l'a rappelé, sont venus par milliers débordant nos campagnes, débordant les cadres de nos formations politiques, pour dire nous ne voulons pas que l'extrême droite accède au pouvoir dans ce pays et nous voulons transformer les choses. Alors je nous pose une question sans arrogance particulière et sans forcément avoir toutes les réponses. Est-ce que les fondements programmatiques qui ont été les nôtres, je ne rentre pas dans le détail de chaque mesure, tout programme politique est améliorable, il n'y a jamais ni totem ni tabou, comme dirait l'autre. Mais est-ce que les ressorts qui ont conduit à la construction de ce programme il y a un an, l'urgence sociale, l'urgence climatique, l'urgence démocratique sont toujours d'actualité ? Est-ce que les 2 millions de signataires de la loi Duplomb n'ont pas envie que maintenant, tout de suite, nous mettions fin aux pesticides dangereux qui donnent du cancer à nos enfants ? Est-ce qu'il n'y a pas besoin maintenant d'abroger la réforme d'Elisabeth Borne ? De donner des moyens à l'école publique ? D'augmenter le pouvoir d'achat de nos compatriotes et d'abord de ceux qui travaillent et des salaires les plus modestes ? De protéger les plus précaires et les plus en difficulté aujourd'hui ? Je crois que ces raisons sont toujours là et qu'elles nécessitent que nous y regardions de plus près. Est-ce que la menace de l'extrême droite s'est éloignée ? Je crains que non. Et ce que j'ai vu hier au MEDEF, Marine a très bien rappelé l'histoire, plutôt Hitler que le Front Populaire, ce que j'ai vu hier au MEDEF, les déclarations d'amour de M. Bardella, qui a fait un acte public d'allégeance au grand patronat dans ce pays, montrent la collusion qui est en train de se construire et montrent ce à quoi nous aurons à faire face. Est-ce que cette menace est moins puissante qu'il y a un an ? Je ne le crois pas non plus. Alors, et ce sera mon dernier mot, vous connaissez les paroles du poète. Quand les blés sont sous la grêle, vous kiffez le délicat. fou qui songe à ces querelles au cœur du commun combat. Je crois que le combat commun, que les combats communs que nous avons à mener ensemble exigent de nous, non seulement que nous soyons à la hauteur du moment le 8 septembre, mais que chaque jour, chaque heure, chaque nuit, chaque seconde, nous soyons déterminés et mobilisés à dépasser ce qui... parfois nous oppose, mais qui n'est rien au regard de ce que serait le choc d'une victoire de l'extrême droite dans notre pays et ce que serait le désastre d'une reconduction pendant deux ans des politiques d'Emmanuel Macron qui abîment notre pacte républicain, qui fissurent notre contrat social, qui disloquent la République pour au final conduire à l'extrême droite avec simplement un peu de sursis. Mes camarades, je crois que nous pouvons réaliser... cette union. Nous pouvons la construire, nous pouvons la renforcer. Nous y travaillons, ça a été rappelé dans le cadre qui a été proposé par Lucie et je la remercie et je la salue. Elle a incarné et elle incarne notre détermination à gouverner, notre volonté de ne pas nous réduire au parti politique mais d'oeuvrer avec la société engagée. Et nous serons, je le crois, au rendez-vous parce qu'il n'y a pas pour notre génération militante de tâche plus importante et plus exaltante que celle de changer la vie ici et maintenant.
Merci beaucoup mon cher Benjamin. Je vais appeler maintenant quelqu'un qui a été l'incarnation de notre volonté de gouverner l'an dernier. Avec beaucoup de courage, elle a accepté d'être désignée comme candidate pour devenir Premier ministre pour un gouvernement de gauche. Je vous demande de faire une ovation à Lucie Castet.
Merci merci beaucoup merci à toutes et tous alors petit type il a écrit merci de ne pas toucher les micros juste devant moi mais quand on passe après benjamin lucas et qu'on s'appelle lucie casté on touche au micro Raquel disait je sais que vous m'aimez moi je ne sais pas si vous m'aimez mais moi je vous aime Juste ce petit trait pour vous remercier du fond du cœur de votre accueil l'an dernier dans ce même lieu, ça a beaucoup joué. Évidemment la détermination pour conduire un éventuel gouvernement du nouveau Front Populaire était totale mais bien sûr que l'accueil des militantes et des militants partout en France l'été dernier a joué un rôle très important et je tiens à vous remercier une nouvelle fois pour l'accueil que vous m'avez réservé l'an dernier et en particulier un petit mot pour les jeunes socialistes qui ont été juste absolument incroyables. Chers amis, ça a été rappelé par de brillants orateurs à la tribune juste avant moi. On vit un moment de crise de notre 5e République. On vit une crise politique très forte aujourd'hui en France. Et je pense qu'il nous faut collectivement réfléchir à comment on fait en sorte que la gauche et les écologistes puissent gouverner. Pas seulement là, après une éventuelle dissolution, après une éventuelle chute du gouvernement, mais aussi après les prochaines élections présidentielles, parce qu'il faut absolument qu'on puisse gouverner, comme on l'a dit, pour changer la vie. Vous l'avez tous dit les uns et les autres. Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure devant vous aujourd'hui, mais je pense qu'il faut... Un appel, il faut regarder en face la réalité pour pouvoir être à la hauteur du sursaut qui est nécessaire aujourd'hui. Le contexte... Quel est-il ? Le contexte est celui d'une tripartition. Aujourd'hui, on n'est plus dans un mouvement d'alternance classique gauche-droite, gauche-droite, où on pourrait espérer presque mécaniquement arriver à gouverner la France. On n'est pas dans cette situation-là et il faut en tirer toutes les conséquences. On a aussi la perspective d'une alliance entre la droite et l'extrême droite, non seulement sur le plan des idées, on le voit là depuis des mois, ça a été rappelé notamment par Benjamin, mais aussi on est désormais... devant une jonction non seulement par les idées mais aussi une jonction quasi électorale qui est en train de se préparer, il faut que nous en tenions compte. Il y a aussi, vous le savez, un contexte international extrêmement complexe, la montée des tensions et des périls qui rend encore plus nécessaire que la France soit gouvernée par des forces qui défendent réellement le respect du droit international, à Gaza mais aussi ailleurs, en Ukraine évidemment. Et le respect des droits de l'homme. Les Etats-Unis sont tombés, l'Argentine est tombée, l'Italie est tombée, d'autres pays pourraient tomber. On sait que l'extrême droite monte partout en Europe, notamment en Allemagne. Dans ce contexte, reconnaissons-le, la barre est haute, mais l'essentiel est en jeu. Alors comment faire ? Comment faire, chers camarades, sans vous surprendre ? Je pense, à titre personnel, mais aussi je crois à tous ceux qui sont rassemblés là aujourd'hui, je pense que l'union est la clé. La question qui se pose à nous aujourd'hui, et plus que jamais, c'est savoir ce qui nous permettra de gouverner pour mettre en place un véritable partage des richesses, être en mesure de faire face à ce que suppose le changement climatique, y compris en termes de répartition de l'effort, on l'a dit, et l'enjeu fiscal est fondamental, nous permettra de mettre en place ce qui... proposera à nos enfants et à notre jeunesse un vrai chemin d'émancipation plutôt que simplement avoir à disposition des outils pour s'adapter au marché du travail. Tout ça n'existe pas sans l'union et sans effort pour la faire vivre. C'est fondamental. Nous avons, l'an dernier, lors des législatives précédentes anticipées et déclenchées par le président de la République, obtenu un score qui ne nous permettait pas de gouverner alors que nous étions tous unis. A l'inverse, donc, posons-nous la question, que se passe-t-il, que se passera-t-il si on ne s'entend pas sur une procédure de désignation d'une candidature commune ? L'histoire est écrite d'avance. Nous assisterons à un affrontement entre les forces de gauche et écologistes entre elles, alors même que l'extrême droite est au plus haut. Ceux qui veulent jouer leur partition de leur côté attaquent le principe d'une candidature commune, pour partie avec des arguments qui peuvent s'endendre, notamment l'argument de la clarté de l'offre, les différences programmatiques. Je respecte ces arguments, mais je leur demande. Qu'est-ce qui leur permet de penser qu'une candidature isolée d'une force de gauche passera le premier tour ? Quelle leçon tire-t-il de l'éclatement du champ politique en trois blocs ? Quelle leçon tire-t-il du score du NFP en juin 2024, malgré une mobilisation massive et exceptionnelle, notamment de la société civile organisée ? Rappelons-nous pour qui nous nous battons, nous l'avons dit, Johanna l'a dit avec brio, ces gens-là ont besoin que nous répondons à ces questions. Et on l'a dit aussi, l'union n'est pas que le reflet d'une simple tactique politique ou d'une posture stratégique. L'union est aussi le nom d'une autre façon de faire de la politique. L'objectif de cette union, encore une fois je me permets de citer Johanna mais je crois que vous ne m'en voudrez pas beaucoup dans cette salle, l'union ne doit pas avoir comme objectif de trouver l'homme ou la femme providentiel, on l'a dit cela n'existe pas, mais aussi de permettre de créer une équipe de France, de gauche et des écologistes qui gagnera et qui gouvernera. L'Union, c'est aussi, je l'ai dit, faire appel à la société civile organisée, non pas seulement lors des échéances électorales ponctuellement, mais aussi pour la force qu'elle peut apporter dans ses mobilisations électorales et dans le pouvoir d'innovation sur le fond, dont elle sait faire preuve. Les politiques publiques, on ne les construit pas seules, on ne les construit pas en chambre d'appareil politique, mais aussi les yeux posés sur la société, les gens qui, au jour le jour, voient nos compatriotes qui souffrent. Je parle évidemment des forces syndicales, je parle évidemment des forces associatives, je parle évidemment... des citoyens qui sont impliqués tous les jours pour faire vivre et tenir le pays de manière cohérente et ensemble. On l'a vu, ça a été cité, la victoire obtenue par la gauche sur la loi Duplon, on la doit en grande partie à la mobilisation de la société civile organisée. L'inscription du droit à l'avortement dans la constitution, on la doit en grande partie à la société civile mobilisée. Ne l'oublions pas. Et sur le fond aussi, camarades, ça permet d'envoyer un signal sur la manière dont on souhaite gouverner. L'Union, c'est l'anti-Jupiter. C'est une autre manière de faire de la politique, c'est une autre manière de gouverner. Chers camarades, je vous le dis aussi, et vous ne serez pas surpris que je vous le dise, il me semble absolument nécessaire de rappeler ici devant vous que la principale menace aujourd'hui, la principale menace à laquelle nous avons collectivement à faire face, c'est l'extrême droite. Dans un pays où encore il y a quelques jours, dans la Creuse, nous avons assisté à une véritable chasse à l'homme raciste. Il ne faut pas considérer qu'il n'y a plus grande menace que celle de l'extrême droite. C'est vraiment très important de le rappeler. Alors il fut un temps... L'un d'entre nous a dit mon ennemi c'est la finance. C'est probablement encore vrai, mais disons aujourd'hui tous collectivement notre ennemi c'est l'extrême droite et ceux qui portent tous les jours ces idées. Nos camarades, ne nous trompons pas de menace aujourd'hui. C'est bien le Rassemblement National et ses alliés qui portent un projet de société mortifère. C'est bien le Rassemblement National et ses alliés qui vont priver les populations immigrées de leurs droits. C'est bien le Rassemblement National et ses alliés qui vont remettre en cause nos conquêtes sociales, qui vont menacer les populations LGBT, qui vont apporter aucune solution à la question des délocalisations et de la désindustrialisation de notre pays. Rappelons-le et ne l'oublions jamais. Mes camarades, le barrage républicain que nous avons réussi en 2024, bien qu'indispensable, bien sûr, ne suffit pas. Ça n'est pas un projet, ça ne fait pas un projet. Pour combattre l'extrême droite, il faut répondre aux préoccupations de nos concitoyennes et nos concitoyens. Les camarades l'ont rappelé à ce micro, mais il faut le dire chaque jour. Les citoyens observent que les services publics sont en train de se déliter, que personne ne répond à leur difficulté d'accès au logement, que personne ne répond à leur difficulté de prof devant les élèves chaque jour en cette veille de rentrée scolaire, que les services publics fonctionnent mal, que la santé publique fonctionne mal, que les usines ferment. Il faut répondre à ces questions. Pour y répondre, il faut un chemin, un chemin existe, Johanna l'a dit. Contrairement à ce qu'on nous dit chaque jour, il existe un chemin alternatif, il existe un socle, le socle c'est le programme du Nouveau Front Populaire. Je sais qu'aujourd'hui il y a des discussions sur ce programme. Je pense, comme l'a dit Benjamin, que les questions auxquelles entendez répondre ce programme n'ont pas disparu. Bien sûr ce programme est perfectible, bien sûr il est perfectible notamment parce qu'il est silencieux sur certains points, il est imprécis sur d'autres, il doit être actualisé notamment à l'aune de la situation budgétaire catastrophique dans laquelle se trouve notre pays. Mais l'essentiel est en jeu aujourd'hui et donc nous devons être en mesure de proposer un projet et un chemin à nos concitoyens. La situation internationale a évolué, il faut le prendre en compte. Mais je pense que le programme du nouveau Front populaire, qui doit comme je le dis être mis à jour, assume une forme de clarté dans l'objectif fixé. L'objectif fixé c'est celui d'une politique en rupture avec celle menée depuis 2017 et je crois sincèrement que cette clarté doit être préservée. Bien sûr, il ne s'agit pas de nier les divergences de fond entre les partis qui seront amenés à construire une candidature commune. Au contraire, je crois qu'il faut s'en emparer pour les éclaircir, les aplanir lorsque c'est possible, et sinon les assumer, et peut-être même faire de ces divergences des critères de différenciation entre les différentes candidates et candidats qui seront amenés à concourir en 2027. Quoi qu'il en soit, je me répète pardon, mais ça me semble absolument fondamental, il me semble nécessaire de s'assurer que l'on traite bien dans un programme, dans un projet, dans un chemin proposé, les grands sujets de préoccupation des Françaises et des Français. Travaillons donc activement, ensemble et sans attendre à l'élaboration d'un projet qui donne à voir aux Françaises et aux Français quelle serait la France que nous aurions bâtie ensemble après cinq ans de gouvernement de la gauche et des écologistes. Chers camarades, nous avons en 2024 intitulé notre coalition le nouveau Front populaire. Notre coalition ici réunie s'intitule désormais Front populaire 2027. Quelle magnifique ambition dans cette référence, mais aussi quelle immense responsabilité. Ces mots résonnent en nous tous, puisqu'on connaît l'histoire de la gauche et on connaît l'histoire de la France. Front populaire. Désormais, soyons collectivement à la hauteur de cette promesse envers ceux et celles pour qui nous nous battons. Merci beaucoup.
Merci infiniment, chère Lucie. Il est temps d'accueillir un de mes collègues à l'Assemblée nationale. Il est aussi député de la Somme. Puis surtout, en fait, il est l'une des voix qu'on aime à citer lorsqu'on parle de cette gauche unie. On dit souvent que ça part de lui et que ça va jusqu'à Raphaël Glucksmann. Je vous demande d'accueillir M. François Ruffin.
camarades, merci pour votre accueil chaleureux. C'est la première fois que je viens participer à vos universités d'été. Du moins en tant que député, puisque du temps de La Rochelle, il m'était arrivé d'y aller comme journaliste ou comme manifestant. Mais apparemment, pour vous comme pour moi, le changement, c'est maintenant. J'espère que vous avez bien profité de vos congés, d'abord parce que ça, au moins, ils ne nous les ont pas piqués, et puis aussi parce qu'à peine on remet les pieds sur le tarmac, que ça secoue. Ça secoue. Mais je veux vous dire, nous avons de la chance. Nous avons de la chance parce qu'une grande question est posée à la France, qui doit payer ? Qui doit payer ? Est-ce que ce sont les retraités, les salariés, les malades de longue durée ou les grands PDG, les financiers, les rentiers, les héritiers ? Qui doit payer ? Nous avons de la chance parce que cette question, c'est la grande question de la gauche et c'est une question sur laquelle nous sommes unis. Le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, taxe Zuckman ou sur les héritages, nous sommes pour, nous sommes tous pour. La contribution sur les dividendes, nous sommes pour, nous sommes tous pour. Le relèvement de la flac taxe, nous sommes pour, nous sommes tous pour. Nous n'avons pas fait ce travail de manière isolée, mais avec des intellectuels. Gabriel Ducman, Thomas Piketty, Camille Landet. Nous l'avons fait avec des associations, Oxfam et compagnie, et c'est une bataille culturelle que nous avons remportée. Oui, nous avons cette chance parce que nous y répondons, surtout à cette grande question, qui doit payer ? Nous y répondons avec les Français. Nous y répondons avec les Français qui, dans la bataille de l'opinion, dans tous les sondages depuis des mois maintenant, quelles mesures ils plébiscitent, une contribution des très hauts revenus, une contribution sur les très grandes sociétés. Les Français là sont de gauche, les Français sont avec nous. Nous avons de la chance, nous avons de la chance parce que le coupable de tout ça est connu. On sait qui a creusé le déficit à la pelleteuse. Et il faut imaginer si c'était la gauche qui avait fait ça. Si c'était la gauche qui avait creusé ce déficit public, tous les jours, il nous parlerait du Titanic. Il ne l'a même pas fait pour investir, puisque jamais on n'a eu autant de demandes de logements sociaux et jamais on a aussi peu construit. Jamais on n'a aussi peu affronté le défi climatique, qu'il s'agisse des rails ou des logements à isoler. Et en robin des bois à l'envers, il veut maintenant prendre aux pauvres ce qu'il a donné aux riches hier. Mille fois, dix mille fois dans l'Assemblée, nous avons alerté. Mille fois, dix mille fois, nous avons tenté de prévenir ce crime. Et je le dis, c'est consciemment que Emmanuel Macron et les siens ont vidé les caisses de l'État. Ils l'ont fait, vous le savez, par la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, ils l'ont fait par l'instauration de la flat tax, par l'edic tax, mais même une fois qu'on a jeté des dizaines de milliards d'euros dans le « quoi qu'il en coûte » que je salue, je n'ai pas de soucis avec le « quoi qu'il en coûte » pendant la crise Covid, mais à la sortie de la crise Covid, on continue. On supprime la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, on continue à baisser l'impôt sur les sociétés, et là, on sait qu'on est en train de créer un chaos fiscal, un chaos budgétaire, dont il est la cause. Oui, j'accuse, nous accusons, nous accusons le chef de l'État d'avoir vidé les caisses de l'État, nous l'accusons de l'avoir fait sciemment, méthodiquement, consciemment. Qui doit payer ? Nous avons de la chance parce que le nouveau Rassemblement national du propre Bardella se veut plus libéral que les libéraux, plus libéral même que le roi Macron. Le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, ils sont contre. La contribution sur les dividendes, ils sont contre. Le révement de la flat tax, ils sont contre. Et on sentait cette tension qui pouvait naître entre... la direction choisie par le Rassemblement national et les classes populaires de notre pays. C'était une tension qui était sous-jacente, c'est maintenant l'occasion, le moment pour la montrer, la faire surgir et aller reconquérir les classes populaires, toutes les classes populaires de notre pays. Nous avons de la chance, nous avons de la chance parce que la bataille se mène sur notre terrain. Et je le dis, cette bataille, nous ne devons pas la mener à reculons. Nous ne devons pas la mener avec la peur au ventre, en cherchant des accommodements, des aménagements, des arrangements. Nous devons la mener sans trembler, sans trembler devant les dissolutions, démissions, destitutions et manifestations. Nous devons la mener en laissant de côté les noms, les prénoms et les ambitions pour Matignon et nous devons la mener avec les Français. Avec les Français peut-être demain dans les urnes, mais avec les Français aussi dans la rue. Dans la rue, parce que qui croit que leurs privilèges, ces rentiers, ces héritiers, ces financiers, qui croit que leurs privilèges, ils vont les abandonner sans lutter ? Personne. Personne. Et si nous n'avons pas un peuple mobilisé, organisé, plein de volonté, ce n'est pas vrai que nous allons ça, le changer. Changer ça, leur faire rééquilibrer la balance entre le travail et le capital. Faire que, au moins, ça soit égalité. Ça ne peut pas se mener en dégustant une tasse de thé dans les beaux quartiers et en disant aux salariés « Restez à la maison, ce n'est pas le moment, on verra plus tard ». Ça doit se faire dès le 10 septembre, ça doit se faire le 18 septembre, ça doit se faire à tous les moments où les syndicats, où les organisations et où le peuple veulent tenter de mener cette bataille-là. Et dans ces moments, nous devons être à leur côté. Nous en sommes quand le peuple se relève, se tient debout, redresse la tête face à, moi je dis toujours, mon adversaire c'est la finance, mais surtout l'indifférence. Parce qu'on sait que chez nos cousins, nos voisins, nos collègues, ce qui est le plus difficile à combattre, c'est la résignation. C'est le découragement. Et donc quand il y a des tentatives de venir vaincre cet adversaire, évidemment nous devons être à leur côté parce que c'est la seule force, la seule force, le peuple, qui puisse soulever ce ciel bas et lourd qui baisse comme un couvercle sur notre avenir. C'est lui qui a soulevé ce ciel bas et lourd en 1789, c'est lui qui l'a soulevé en 1936, c'est lui qui a tout reconstruit en 1945. Notre chance, c'est que du fond du pays monte un cri. Ça suffit. Les 500, les 500 fortunes qui, il y a 30 ans, possédaient 5% du PIB, 20% à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, et plus de 40% aujourd'hui, ça suffit. Les mêmes 500 qui échappent à l'impôt par leur holding, leur société, leurs paradis fiscaux, ça suffit. Les mêmes qui pleurnichent, qui renacent, qui refusent de mettre au pot, qui menacent de quitter la patrie sans répit, ça suffit. Et le silence du président... Le silence du président du gouvernement incapable de prononcer les mots profit, dividendes, bénéfices, leur passivité, leur complicité, ça suffit. Les promesses d'il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Avec derrière quoi ? Derrière zéro reconnaissance, zéro rémunération, au contraire l'inflation qui vient grever les bas salaires et les deux ans de la retraite Macron qui pèsent d'autant plus sur les métiers physiques et populaires, ça suffit. Les éboueurs, les femmes de ménage, les auxiliaires de vie qui se lèvent en pleine nuit et qui, le 5 du mois, à peine leur facture prélevée, reçoivent un SMS de la banque « attention à JO », ces hommes, ces femmes qui tiennent le pays debout et qui peinent à vivre de leur travail, nous disons « ça suffit ». Cette inquiétude qui se transforme en certitude, Nous vivons moins bien que nos parents et ce sera pire pour nos enfants, ça suffit. Voilà de quoi nous devons être la voix et nous devons être le débouché, le débouché pour transformer les colères en espoir et pour en faire la victoire. Je vous remercie et comme je l'ai dit, pour nous, à la fin c'est nous qu'on va. C'est vraiment mou à Blois. A la fin c'est nous qu'on va ? C'est mieux, merci à vous.
Merci beaucoup. Et bien maintenant, nous allons accueillir notre amie et camarade, notre marine à nous. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour Marine Tondelier.
votre accueil. Et puis je suis la dernière intervenante qui vous sépare du discours d'Olivier Fort. Donc je sais que vous êtes très impatients. Sachez que je le suis aussi. On n'est pas d'accord sur tout, toujours, avec vous, avec vous, et c'est pas grave, on est dans des partis différents, mais l'essentiel c'est ce qu'on a à construire ensemble, et donc je voulais commencer cette intervention par souligner la qualité des relations de confiance politique et humaine qu'on a réussi à construire au fur et à mesure des années, avec Olivier Faure, avec toute son équipe, avec Joanna Roland, avec Pierre Jouvet, et qui sont précieuses pour ce que nous avons à faire. Et vous dire, parce que je sens dans la salle qu'il y a des jaloux, mon envie de travailler avec l'ensemble des socialistes, l'ensemble des socialistes, pas qu'avec les socialistes, sinon eux, ils vont être jaloux aussi. Bref, on va travailler avec tout le monde. Mais je veux travailler avec l'ensemble des socialistes et je le dis particulièrement pour celles et ceux envers qui je sais que je vais peut-être devoir mettre plus d'énergie à les convaincre, mais c'est pour ça que je suis là et que je continuerai à discuter avec tous les socialistes. Merci tout le monde. Quand j'ai commencé à militer, Benjamin Lucas n'était même pas encore président du MJS, c'est vous dire que c'était il y a longtemps. C'est bientôt un boomer. Mais j'étais jeune, j'étais une femme, j'étais écologiste et j'étais du Pas-de-Calais. Inutile de vous dire que niveau confiance en moi, je partais de très très loin. Et j'ai rapidement compris que dans la vie politique, il y en avait qui, de par le diplôme qu'ils avaient, la couleur de leurs costumes, le réseau de banquiers ou tout simplement l'étiquette politique, partaient dans la vie avec une présomption de crédibilité, quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent. Et j'ai compris que moi, avec beaucoup de camarades écolos, avec beaucoup de femmes politiques, avec beaucoup de gens de territoire méprisés, on partait plutôt avec une présomption de non-crédibilité. C'est comme ça que j'ai longtemps vécu la vie politique. Et puis j'ai découvert François Bayrou. Attendez, j'ai pas fini. Si un jour vous avez des complexes dans la vie d'où vous veniez, repassez-vous le journal télé de François Bayrou. Il a commencé, le sketch ne fait que commencer. Il a commencé par dire que s'il faisait tout ça, c'est vraiment parce qu'il tenait à nos enfants. Après l'affaire Betaram, non mais quelle indécence ! C'est scandaleux de dire ça ! Et je pense qu'il ne s'en rend même pas compte. Puis il a dit qu'il allait engager la responsabilité de son gouvernement, mais que tous ceux qui ne voteraient pas pour seraient irresponsables. C'est une idée assez intéressante de voir le débat. Et puis, il a d'ailleurs dit, quand il a vu que les gens disaient, nous on va voter contre, nous aussi, nous aussi, il y a une forme de consensus dans le pays, et il dit, vous vous rendez compte ? La France insoumise va voter comme le parti socialiste qui va voter comme le RN, alors qu'il nous a posé une question, il n'y a que deux réponses possibles. Donc oui, forcément, des fois, il y a des gens qui, sans concertation, vont voter la même chose. Puis, ça n'est pas fini. Il dit donc... J'ai pas pu les appeler parce qu'ils étaient tous en vacances. Et là, mon fils de 6 ans, qui est sur le canapé avec l'équipe du duplex LCI qui attend dans la cuisine, il dit « Mais c'est un menteur ! » Il dit « Maman, je sais que tu m'as mis en colo parce que tu travaillais la semaine dernière. Mais, mais, mais il ment ! » « Mais oui, il ment. » Et alors ? C'est pas le seul. Et puis... Et puis, finalement, il nous a fait son histoire de coque de Simone sur un bateau, qu'est-ce qui tombe à l'eau ? Là, on n'a rien compris. Mais il nous a quand même dit qu'il y avait le bateau, la coque, l'eau qui rentre. Et donc, voilà, c'était notre faute. Mais ce qu'il a oublié quand même de souligner, c'est que le capitaine du bateau, c'est Emmanuel Macron et que tout l'équipage est macroniste. Et ça, il ne le dit jamais. Il veut qu'on ait un consensus sur la dette. Mais il ne veut surtout pas parler de qui l'a créé. Ah non, ça c'est tabou. Et bien du coup, nous on va en parler, comme on aime soulever un peu les sujets tabous entre nous. Donc, c'est très simple, quand Emmanuel Macron est devenu Mozart de la finance, qu'il est président de la République, la dette était dans ce pays à 2 000 milliards d'euros. Et quand il a dissous l'Assemblée nationale, la dette était l'année dernière à 3 000 milliards d'euros. Et ce bilan, c'est leur bilan. C'est pas le nôtre, c'est pas le vôtre. Nous n'avons pas assumé leur... Mal gestion, leurs mensonges et leur cynisme. 1000 milliards de dettes en ces temps, c'est beaucoup quand même Bruno Le Maire, il a même eu le temps d'écrire des romans, tout ça, c'était sympa. Mais ça a été dit, moi je prends l'exemple des chasseurs pour dire il y a la bonne et la mauvaise dette, c'est comme les chasseurs, il y a les bons et les mauvais chasseurs. Il y a la bonne et la mauvaise dette, mais il fait 1000 milliards de dettes en commettant le double exploit. de ne pas préparer l'avenir sur le plan environnemental, alors que tout le monde sait, même le MEDEF hier, ils ont compris qu'un degré de climat en plus au niveau mondial, ça faisait 12% de PIB en moyenne. Même le MEDEF, ils l'ont compris. Et bien eux, ils ne le comprennent toujours pas, ils ne préparent pas l'avenir. Mais en plus, ils ont fait exploser les inégalités comme jamais on ne l'avait connu dans ce pays. Il faut quand même se redire ces chiffres, les 500 plus grosses fortunes de ce pays. ont vu leur patrimoine doubler entre 2017 et 2023. Cécile Duflo est dans la salle. On peut remercier Oxfam pour ce chiffre qu'on va répéter tout le temps. Et normalement, dans cette jolie fable du ruissellement, si les riches sont plus riches, vous vous rappelez que normalement, ça ruisselle comme ça, tac, tac, tac, tac, et tout le monde devient plus riche. Eh bien, ça n'a pas marché. Quelle surprise, puisque en France, entre 2017 et 2023, les inégalités ont explosé, que chaque jour il y a eu plus de pauvres, que chaque jour ils ont été un peu plus pauvres, et que nous arrivons aujourd'hui à 15,4% de pauvres de ce pays. 9,3 millions, un niveau inédit depuis 30 ans. C'est ça leur bilan. Et sur le plan environnemental, 43 reculs, ça c'est le réseau Action Climat, je cite la société civile, tu vois Lucie, et heureusement qu'ils sont là pour lister tout ce que ce gouvernement fait, pas dans le bon sens. 43 reculs environnementaux dans ce pays, petite anecdote. En juillet, j'arrive au cercle des économistes à Aix-en-Provence, c'est le plus grand rassemblement de chefs d'entreprise d'Europe. Présomption de crédibilité, moi j'arrive avec ma présomption de non-crédibilité. Et là, j'ai plein de chefs d'entreprise qui viennent me voir en me disant... Mais vous comprenez ce qu'ils font ? Je ne dis pas du tout, vous non plus ? Ah ben si vous ne comprenez pas non plus, là ça commence vraiment à m'inquiéter. Et Bruno Retailleau venait de faire une tribune pour dire qu'il fallait faire un moratoire sur les éoliennes dans ce pays. Et les chefs d'entreprise dont certains travaillent dans le renouvellement me disent « mais vous vous rendez compte, c'est quand même 100 000 emplois dans ce pays ? » Je dis « je sais ». Mais ils venaient nous voir nous pour dire comment on les arrête. C'est quand même incroyable. Donc, tout ça pour vous dire que oui, la rentrée sociale va être mouvementée encore plus que la rentrée politique. Que le 10, on va manifester. Que le 18, parce que vous avez vu que l'intersyndical s'est mis d'accord aujourd'hui sur une date. Donc le 18, on va manifester aussi. Et on va manifester pour Gaza. Et on va manifester pour Gaza. Et on va manifester contre la loi du plomb. On va manifester tout le temps, tout ce mois de septembre. Et ils ont essayé de prendre ça de court. Ils ont essayé de prendre ça de court avec le petit tour de prestidigitation raté de François Bayrou dont je ne comprends toujours pas à quel moment il a cru que peut-être ça allait marcher. Ça je ne comprends pas, c'est un mystère mais peut-être qu'un jour il écrira ses mémoires et qu'il nous expliquera. Donc les choses sont simples, le 8, François Bayrou va tomber, il n'y a plus aucun suspense là-dessus. Il nous reste 10 jours, 10 jours pour préparer la suite. Pourquoi préparer la suite ? Parce que les choses sont très claires. Il n'y a pas une menace de bascule fasciste. La bascule fasciste est en cours au niveau mondial. Tel un jeu de domino dont la chute les uns des autres entraînerait la suite des dominos suivants. De très grandes démocraties qu'on aurait cru à l'abri, qu'on aurait cru même vacciner du fascisme comme les États-Unis sont tombées. Et les dominos suivants, j'ai le regret de vous annoncer que la France en fait partie. Et si la France bascule, c'est l'Europe qui va s'y aller. L'Europe, c'est à peu près tout ce qui tient debout pour potentiellement pouvoir aller maintenir un semblant d'équilibre avec ces impérialismes fossiles. Alors comment on fait ? Quelle est notre responsabilité ? Moi je lis la presse, je vois les tentations de dire plus jamais je ferai ci, plus jamais je ferai ça. Mais je vais vous le dire qu'on va le faire quand même. Parce que la réalité, c'est qu'on s'est tous expliqué là depuis le début du meeting pourquoi le macronisme est en train de s'effondrer et pourquoi c'est terminé. Vous êtes d'accord avec ça ? Vous êtes aussi d'accord que notre ligne stratégique à tous, c'est l'antifascisme ? On sait pourquoi on a fait le nouveau Front populaire, on sait pourquoi on a fait le Front populaire 2027, et je le dis devant Léon, dont le parti n'en fait pas encore partie, mais dont je connais l'attachement viscéral à l'antifascisme et dont je sais pertinemment qu'à la fin du chemin, vous serez avec nous. Si on ne veut plus du macronisme, si on ne veut surtout pas du fascisme, eh bien il reste nous et notre travail et notre responsabilité c'est d'être prêt. Oui, ça pose mille questions, je suis entièrement d'accord avec vous. Oui, ça s'annonce pas simple ni confortable, je suis aussi entièrement d'accord avec vous, mais je vous rappelle que des choses impossibles sur le papier, on en a déjà fait, c'était l'été dernier et qu'on a gagné. Le 8, François Bayrou tombe. On me parle de dissolution, qu'il fasse comme d'habitude, comme il veut, Emmanuel Macron. Nous n'avons pas peur de la dissolution. Mais nous ne voyons pas la dissolution comme une solution, on va se le dire. Premièrement, parce que si c'est pour faire une nouvelle élection dont on ne suive pas les résultats, bon, arrêtons de faire perdre du temps à tout le monde. Et deuxièmement, parce que l'Assemblée nationale n'est pas illégitime. C'est le gouvernement qui est illégitime. Cette Assemblée nationale a été élue il y a un an. Elle a été élue par un nombre record d'électeurs. Et ce n'est pas l'Assemblée qui doit changer, c'est le gouvernement. Et puis on nous dit aussi destitution. Cette question va se poser. Mais posons les questions dans l'ordre. D'abord la fin de François Bayrou, puis la responsabilité mise sur un seul homme, parce que nous sommes dans la Ve République, la responsabilité sur Emmanuel Macron de nommer un Premier ministre. Et notre travail doit être d'être une alternative crédible à ce changement. Si on ne veut pas de Premier ministre fachou à l'Elysée, à Matignon, si on ne veut pas de Premier ministre macroniste, parce que j'imagine bien qu'on va hurler s'il renomme encore une fois avec ses copains, parce qu'il a déjà montré que ça ne marchait pas, alors il faut nous nous préparer. Et ne rentrons pas dans le petit jeu et dans le piège dans lequel on s'est enfermé l'été dernier, de devoir nous donner des noms. C'est à lui de le faire, c'est son problème, il n'a qu'un seul truc à faire là, c'est ça. Donc il se débrouille. Pourquoi je dis ça ? Pourquoi je dis ça ? On en parle beaucoup avec Lucie. C'est que le jeu de devoir trouver le nom parfait, on l'a fait et on l'a trouvé le nom parfait. Elle s'appelle Lucie Casté. Elle cochait toutes les cases et nous étions tous d'accord. Et donc, toutes ces semaines où Macron a dit, je ne peux pas nommer parce qu'il ne trouve personne, on lui a donné tort. Et alors là, tout d'un coup, quand il avait le nom, il a dit, non mais en fait, je ne pouvais pas nommer, c'est à cause des insoumis. Et donc les insoumis, ils ont dit, mais nous, on n'y va pas, pas de problème. Allez-y, on ne participera pas au gouvernement, on sera depuis l'Assemblée. Et là, ils ont dit, non mais alors en fait, ce n'était pas juste les insoumis le problème, donc sûrement que c'était les écologistes, les communistes et une partie des socialistes. Bon, c'était tout le monde. C'est surtout qu'ils ne veulent pas rendre le pouvoir. Parce que, comme le dit Macron, il est un Gaulois réfractaire. Il fait de l'obstruction. Ils ne veulent pas changer de politique. C'est ça la réalité. Et donc il faut les obliger. Il ne faut pas leur donner d'excuses ni d'alibi. Donc on ne va même pas leur donner de nom, ils se débrouillent. On ne leur donne pas de date, ils se débrouillent. Alors là, il n'y a plus les Jeux Olympiques, peut-être qu'il va nous trouver une compétition internationale de squats ou je ne sais pas quoi. Il peut prendre quelques jours s'il veut réfléchir et puis après il nous nomme parce que la dernière excuse en réalité c'était je veux bien vous nommer. Tu te rappelles Lucie, je veux bien vous nommer mais ça durera pas. J'ai un super plan, il s'appelle Michel Barnier, c'est un roch, lui il va durer. Il a nommé quelqu'un de droite, ça n'a pas marché. Il a nommé ensuite quelqu'un du modem, ça n'a pas marché. Alors maintenant il arrête et il nous laisse nous y coller. 40 milliards d'économies, peut-être qu'on n'est pas obligé d'aller à ce rythme-là. Moi, je conteste que le bon rythme, c'est 40 milliards d'économies. Je pense qu'on peut faire un peu moins. Et ces économies, évidemment, qu'elles ne doivent pas se faire sur les dépenses, elles doivent se faire sur les recettes. Et quand il dit qu'on en débattra à l'Assemblée, on l'a déjà fait. La taxe Zutman, on l'a faite adopter. avec leurs larmes de crocodile de dire que c'est beaucoup trop 2% de leur patrimoine, comment ils vont faire pour payer ? Le patrimoine de celles et ceux qui ont plus de 100 000 euros de patrimoine dans ce pays leur rapporte chaque année 10%. Alors ils peuvent bien donner 2% ? Oui, des millions si vous voulez ! 100 millions d'euros de patrimoine, ils ont par an, par personne, ils sont 1800 dans ce pays. Ce patrimoine leur apporte 10% par an, oui, leur devoir éthique et moral est de le donner pour aider leur pays. budgétaire que l'on aura ne doit pas juste servir à rembourser la dette ou à réduire le déficit elle doit aussi servir à investir dans notre avenir dans nos services publics et enfin à faire plus de justice sociale et on va pas s'arrêter là Parce qu'il y a en politique l'urgent et l'important. L'urgent c'est tout ce qui nous hape là dans cette rentrée politique. Et l'important c'est les élections suivantes. Je vais vous parler de 2027 très court parce qu'on attend le discours d'Olivier Faure. Tout petit mot pour les municipales. Vous dire que je sais que dans beaucoup de territoires... Ça prend du temps, les négociations, c'est toujours comme ça, c'est normal. Mais que dans beaucoup de villes, on va finir ensemble et c'est tant mieux. Je voulais vous dire mon entière disponibilité pour aller soutenir bien sûr les chefs de file écologistes, mais aussi les chefs de file socialistes, communistes, citoyens qui m'en feront la demande. On est à votre disposition parce que si on veut gagner 2027, on doit reconquérir des villes de droite. Et ceux qui veulent expliquer qu'on va continuer dans certaines villes qui pourraient basculer. à vivre dans des villes de droite parce que la gauche n'a pas été capable de s'entendre, ils iront l'expliquer aux habitants. Ils iront l'expliquer aux habitants. J'accélère le plan parce que je suis très en retard. On a gagné les municipales, plein de Français vivent dans des villes de gauche écologistes et ils en sont très contents. Accélérer. Bon, écoutez, c'est très simple. Il y a le nouveau Front Populaire. Il y avait le nouveau Front Populaire. Il y a le Front Populaire 2027 où des gens n'ont pas encore voulu venir. Mais je connais tellement leur combat antifasciste. Je les vois tellement parler avec en face tout le temps. Je connais leur histoire. Je connais leur valeur. Ils n'ont pas le choix à la fin. Ils ne peuvent pas avoir une telle incohérence entre leurs paroles et leurs actes. Et nous les attendons. de pied ferme. Nous travaillons, nous préparons des modalités de cette primaire qui doivent être simples. Je vous en supplie, ne passons pas toutes nos réunions à discuter de combien il y aura de bureaux de vote, dans quelle ville, tout ça. On saura le faire. Le temps qu'on a à passer, chaque jour, chaque heure qui nous sépare de la bascule fasciste de ce pays, doit être consacrée à convaincre les Français sur tous les territoires. Parce que je sais qu'ici, il y a des habitants des quartiers populaires, des ruralités, des montagnes, du littoral. Moi, je suis du bassin milieu du Pas-de-Calais et je sais que quand on ne vit pas à Paris dans ce pays, l'impression qu'on ne compte pas. Eh ben nous, on va leur démontrer l'inverse. On ira défendre chaque habitant de ce pays ensemble. Ensemble. Et je termine. Et je termine en vous parlant de quelque chose que j'ai évoqué, Maudet, au Medoff, ça ne les a pas beaucoup plu. De toute façon, ça a très mal commencé parce que quand ils ont dit vous vous asseyez de droite à gauche, j'ai regardé Retailleau et Bardella, j'ai dit vous, vous allez faire comment du coup ? Et ça ne les a pas fait rire ni l'un ni l'autre. Bon, bref. Ils se sont arrangés. J'ai lu cet été Les Irresponsables, ce livre de Johann Chapoutot, qui nous raconte, en tant qu'historien expert des fascismes et du nazisme, ce qui s'est passé dans les années 30. En Allemagne, une partie des élites, journalistiques, économistes, ils ont provoqué, accéléré, facilité l'accès au pouvoir d'Hitler. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient peur des avancées sociales que pouvait permettre la gauche. Et ils se sont dit, on préfère quand même l'extrême droite. C'est pas très grave, c'est un moindre mal. En France, c'était plutôt Hitler que le Front Populaire. Et ça, on ne doit pas le laisser passer, on doit les mettre face à leurs responsabilités. En allant dire au MEDEF, en allant dire aux éditorialistes, on vous voit ! Bruno Latour, grand penseur écolo, appelait ça les élites obscurantistes. Les élites, c'est l'avant-garde éclairée. Ils ont censé avoir un capital culturel, social, qui leur permet de voir mieux et de nous enseigner. Mais qu'est-ce qu'ils en font ? Ils mentent, ils parlent contre la science, ils parlent en dépit du bon sens. Eh bien nous, on va leur rappeler tout le temps. Et donc je termine juste par cette citation que j'ai vue à Roland Garros pendant que j'ai essayé de me changer les idées pendant que Jordan Bardet l'a parlé. C'était écrit une citation de Roland Garros qui dit « La victoire appartient... » au plus au pignâtre. Et ici, je sais que niveau pignâtreté, nous sommes très bien dotés. Alors haut les cœurs et en avant la victoire.
Merci, merci. Mes chers camarades, si vous voulez bien tout de suite rejoindre la Hallogra pour écouter notre premier secrétaire. Hâtez-le pas, faites attention quand même. Mais on fait vite et on se retrouve tout de suite.
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