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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
est 8h30, l'invité politique de Sud Radio est Florence Portelli. Bonjour à vous. Bonjour. Maire de Taverny, maire des Républicains, dans le Val d'Oise, vice-président de l'association des maires de France, Florence Portelli, vous êtes également la première vice-présidente de la région Île-de-France et vice-présidente des Républicains. Florence Portelli, j'ai envie de vous poser une première question ce matin, ça ne vous a pas échappé, la mort en direct à laquelle des milliers d'internautes ont assisté sur cette plateforme australienne Kik, celle du streamer Raphaël Graven, c'est son nom, qui... bissait depuis de longs mois des humiliations, des sévices de ses deux partenaires. Ce programme en live payant n'a rien de virtuel. Ça s'est passé physiquement près de Nice à Comte. Une enquête est en cours. Elle devra déterminer la part de responsabilité des deux ex-congénères de la victime. Que dites-vous ce matin, Florence Portelli ? Est-ce qu'une limite a été franchie ?
savez, il est franchi depuis longtemps, je me rappelle même de films à la fin des années 90 qu'on appelait les snuff movies et qui avaient donné d'ailleurs des fictions comme Eight Miles ou d'autres films. À l'époque déjà, c'était assez sidérant et aujourd'hui on franchit un cran supplémentaire parce qu'avec Internet, les réseaux sociaux, on va encore plus loin. C'est hallucinant là-dedans, c'est à la fois l'irresponsabilité, moi je trouve, de l'ARCOM. Quand je parle d'irresponsabilité, c'est en sens administratif et juridique. Le
régulateur, oui.
Voilà, et puis aussi la responsabilité des gens qui payent, qui payent en ligne et qui sont complices. Et je trouve qu'on ne se retourne pas assez vis-à-vis des gens qui finalement alimentent un système qui montre aussi la décadence et le rapport complètement désu... qu'ont parfois des individus quand il s'agit d'argent, quand il s'agit de cruauté humaine. Et il faut à tout prix lutter contre cela.
Florence Portelli, vous dites ce matin, irresponsabilité de l'ARCOM qui a su réagir sur la pornographie en ligne, sur la régulation aussi des chaînes de la TNT. Vous dites quoi ce matin ? Que l'ARCOM semble impuissante ? L'ARCOM qui a dit qu'elle allait parler, je cite, dans les prochains jours avec la plateforme Kik.
Il lui était de bon ton qu'elle parle avant. Écoutez, moi, je n'aime pas critiquer par... Comment dire ? Parfois les propos qui ont tenu contre l'ARCOM relevaient du populisme, relevaient de propos qui étaient extrêmement simplistes. Néanmoins, là ici, il y a quand même une responsabilité de l'ARCOM qui avait été saisie et qui ne s'est pas emparée du dossier. Et qui en effet l'a déjà fait, était beaucoup plus prompte à le faire pour CNews, Anouna, etc. Quand nous, nous faisons de la politique, nous les politiques, nous sommes responsables de tout. Même ce pourquoi nous n'avons pas eu d'intention. Je veux dire, ce qui est quand même dingue, c'est que dans ce pays, il y a des catégories de citoyens qui sont responsables de tout, et puis il y a des autorités qui ne sont responsables de rien. Donc moi, ça me pose déjà une première question par rapport à la question de la responsabilité.
Oui, c'est à qui la faute ? Ah, les politiques, c'est ce que vous dites ce matin. Nous n'y sommes pour rien. Pour
nous, quand nous sommes responsables, on est cloués aux pylories. Quand vous avez des instances, ou même parfois des juges, qui commettent des erreurs, ils ne sont responsables de rien. Donc ça, c'est le premier point. Et la deuxième chose... Moi, je vous le dis franchement, je suis pour la suppression des autorités administratives indépendantes. Je considère que c'est une anomalie du droit. Nous avons une série d'autorités administratives indépendantes qui posent un problème de légitimité. Est-ce que vous pouvez m'expliquer comment se fait-il qu'une autorité administrative indépendante soit... dépourvue de toute hiérarchie, de toute tutelle. Normalement, la Constitution prévoit que le pouvoir réglementaire est exercé par le Premier ministre et que le gouvernement dispose de l'administration. Notamment la COP,
Florence Portelli ?
Tout le monde. Non mais justement, vous avez ces autorités administratives indépendantes qui sont composées de gens non élus qui pourtant disposent d'un pouvoir normatif. Donc ça pose un problème démocratique, et qui en plus sont exemptes de la tutelle et de la hiérarchie de ceux qui normalement sont censés réguler l'administration. Vous voyez, moi ça me pose un problème démocratique, ça fait des années qu'on en parle, il y a même eu, moi quand j'étais étudiante en droit, ça faisait déjà partie d'objets de dissertation, mais je pense qu'il faut remettre sur la table la question de la légitimité juridique et démocratique des autorités administratives indépendantes.
Et redonner le rôle, j'imagine, dans votre esprit de régulateur au politique. Directement ?
Au politique, il assume ses responsabilités. Vous savez, plus le politique est faible, plus on crée des autorités administratives indépendantes.
Florence Portelli, nous restons... Et ça, c'est quand même...
Ça montre quand même que ça ne va pas dans ce pays. Et là, quand je vous parlais de responsabilité juridique, là maintenant, je vous parle de responsabilité politique. C'est aux ministres, c'est aux responsables politiques, justement, d'assumer ce type de responsabilité.
Florence Portelli, nous restons sur les écrans et ce qui s'y dit, ce qui s'y échange. Que se passe-t-il avec certains élus de la République ? a annoncé hier avoir déposé plainte à l'encontre d'Aurélien Taché, le député insoumis de Sergi Pontois, c'est tout près de chez vous.
Insoumis, il est passé un peu partout. Il est devenu
insoumis, il était marcheur, il est devenu insoumis. Il était vers en milieu. Il a écrit sur X, la police tue partout, dans le Val-d'Oise, où je suis élu, comme dans les deux Sèvres où j'ai grandi. Que dites-vous des accusations de ce parlementaire ?
Déjà, je vous dirais, la première chose, c'est que je suis sidérée qu'un individu comme Aurélien Taché puisse être élu. et j'interpelle quand même mes concitoyens, au-delà des idioties et des horreurs que peut dire régulièrement Aurélien Taché, il y a quand même la responsabilité des gens qui votent pour lui. On n'est pas obligé de voter pour des individus pareils. Ce monsieur est un récidiviste. Je vous rappelle quand même qu'en 2022, il a été condamné à Nior pour avoir insulté des policiers de la BAC, les avoir traités, je cite, de baqueux de merde, alors qu'en plus il les avait... appelé pour être protégé parce qu'il s'était fait casser la figure dans une boîte de nuit. Il a été condamné pour cela et pour faire un mandat honorable, je cite son avocate de l'époque, il s'est excusé auprès des forces de l'ordre auquel il a rappelé son attachement républicain. Donc en fait c'est un monsieur qui régulièrement... et auteur de propos absolument ignobles vis-à-vis des policiers, déteste la police, tient des propos qui sapent le fondement même du pacte républicain. Je vous rappelle quand même que cet individu a défendu la polygamie, a défendu les certificats de virginité. Voilà ce qu'est Aurélien Taché. C'est un individu qui est contre les fondements même de ce qu'il fait notre pacte républicain. Donc je pense que le préfet a bien fait. Il a bien fait aussi parce que je vous rappelle que dans le Val d'Oise, 118 policiers blessés cette année. En 2024, je vous rappelle également qu'il y a quelques années, nous avons connu un traumatisme majeur avec l'agression extrêmement violente de deux policiers d'Herblay qui avaient été roués de coups et sur lesquels des individus avaient tiré parce qu'ils étaient policiers pour essayer de les tuer. Voilà ce que vit la police de mon département. Donc moi, je réitère mon soutien à la police, je réitère mon soutien en force de l'ordre et je considère que des individus comme Aurélien Taché ne devraient jamais être élus par nos concitoyens. et représenter la République.
Qui est membre de la France Insoumise, même si son parcours fait qu'il vient d'ailleurs, Florence Portelli.
Il est en même temps le trait d'union entre ce que... Aurélien Tachy représente d'ailleurs toutes les difficultés du Parti Socialiste à s'extraire d'une alliance honteuse. Il était avant aussi chez les Verts. Et les Verts sont, dans mon département, des gens qui frisent justement avec l'islamo-gauchisme, la France Insoumise, et qui tiennent des propos régulièrement très anti-républicains. est attentatoire à la laïcité. Donc moi, je veux bien qu'on fasse le procès de la France insoumise. Mais moi, je suis prête à faire le procès également d'Europe Ecologie Les Verts, qui a une partie de ses représentants. qui ne sont absolument pas nets sur les questions, notamment de laïcité, sur la promotion du wokisme, etc.
Florence Portelli, je rappelle que vous êtes première vice-présidente du Conseil Régional d'Ile-de-France auprès de Valérie Pécresse, et vous êtes en charge notamment de la culture, du patrimoine, de la création. Vous êtes plutôt fan de cinéma. Qu'est-ce que vous avez-t-il choqué par l'annulation à Noisile Sec ? On en a beaucoup parlé de la projection en plein air de Barbie, le film.
J'ai été scandalisée, mais ce qui m'a scandalisée, alors un, évidemment, c'est que dans un pays comme la France, il y ait des individus qui puissent penser que la liberté de création puisse être menacée, que nous soyons dans un pays où les fondamentalistes religieux puissent mettre... Enfin, la projection d'un film, parce qu'il parle d'homosexualité, de la liberté de la femme, donc c'est intolérable. Je veux dire, si ces gens-là ne se sentent pas bien dans notre pays avec ses valeurs, mais qu'ils aillent vivre ailleurs. On ne leur demande rien. Mais en revanche, il faut que nous assumions ce que nous sommes. Et la réaction du maire, qui explique, qui va reprogrammer le film, qui n'aurait jamais dû, de mon point de vue, déprogrammer, avec un débat. Mais on marche sur la tête. Olivier Sarabeyrou, le
maire communiste de Noisy-le-Sec.
Oui, bien sûr. Maire communiste. D'ailleurs, il y a, je crois, un élu sur sa liste qui défend le port du voile dans le sport. Quand on flirte avec les mouvements les plus communautaires de sa collectivité, il ne faut pas s'étonner aussi qu'il y ait des mouvements comme ça. Je peux vous dire, je suis un maire qui dialogue énormément. Je fais énormément de pédagogie dans ma ville, qui est une ville de banlieue, tavernique, j'aime énormément. Il y a des choses sur lesquelles on ne débat pas. On ne débat pas sur ce qui fait que les femmes et les hommes sont égaux dans ce pays. On ne débat pas sur les droits des homosexuels. On ne débat pas sur la liberté de création. On ne débat pas sur le droit à projeter un film. Là-dessus, il n'y a pas de débat. C'est un droit, c'est un fondement. Et je suis scandalisée que le maire assujettisse la reprojection d'un film à un débat. On n'a pas à débattre de ça.
Film qui, je le rappelle, a totalisé un milliard et demi de recettes monde. Florence Portelli, succès familial planétaire, sauf vraisemblablement un oisil sec. Je ne sais pas s'il faut en rire ou s'en inquiéter. Qu'est-ce que vous dites du climat actuel ? La rentrée, c'est là. On va parler du budget, on va parler de tas de choses. Le pays envisage une partie des personnes d'aller manifester le 10 septembre. Qu'est-ce que vous dites du climat ? À quoi est-il dû ?
C'est le climat d'un pays qui n'a plus de boussole, qui n'a plus de majorité, et puis surtout qui n'est plus incarné. Il y a le problème de l'incarnation par le président de la République qui est considérablement affaibli depuis sa réélection, encore plus depuis la dissolution, et qui, de mon point de vue, devrait démissionner. Moi, je passe mon temps à le dire. Alors pourtant, il n'y a pas plus attaché que moi aux institutions de la Ve République, à leur stabilité. C'est une fragilisation quand
même de réclamer la démission d'un président de la République en exercice.
Bien sûr, mais en même temps, si vous voyez bien que malgré les censures, les dissolutions, etc., on n'arrive pas à avoir de majorité. Et vous pourrez faire certains irresponsables, parce qu'en plus, on a la malchance, le malheur d'avoir des députés de la République qui, pour une partie d'entre eux, sont complètement irresponsables. À chaque fois qu'ils censureront, vous n'aurez pas plus de majorité absolue dans ce pays, parce que vous avez un président de la République qui n'attire plus les Français et qui ne permet plus, justement, de donner un cap. Donc, en soi, je n'aurais jamais pensé vous dire un jour que je souhaite en cours de mandat la démission d'un président de la République. Moi, je pense que quand vous n'êtes plus en capacité d'assurer une majorité stable dans ce pays, il faut donner des exemples. Le général de Gaulle l'avait fait pour moins que ça. On
pourrait réclamer en cours de mandat, oui, vous faites référendum, référence au référendum de 69, on pourrait réclamer la démission de Florence Portelli à Taverny, si elle déplait. Vous voyez, c'est la porte ouverte
à toutes les dérives. Non, vous savez, quand un maire est dans une situation qui est totalement intenable, en général, il démissionne. Mais en plus, justement, les élus locaux ne sont jamais... Finalement, ça concerne peu les élus locaux. Je pense qu'Emmanuel Macron, ça lui aurait peut-être fait du bien de passer par la case d'élus local. Il aurait peut-être mieux compris les territoires, mieux compris les Français. Nous, vous savez, on est à, comme disait Gérard Larcher, on est à portée de baffe et on a les mains dans le cambouis. Donc je pense qu'on est beaucoup moins coupés de nos concitoyens que certains édits là.
Encore un mot avec vous Florence Portelli, vous êtes l'une des vice-présidentes des Républicains, vous êtes proche de Laurent Wauquiez et vous êtes installée à cette vice-présidence par Bruno Retailleau. Vous n'avez pas l'impression que le LR c'est un peu la peau de chagrin depuis de longues années et on ne sait pas très bien qui est le champion chez vous pour éventuellement 2027.
Je trouve que LR, déjà, ça en est bien sorti au moment des législatives, quand Éric Ciotti a trahi son parti et a planté les candidats de sa propre famille politique. On a résisté, on a réussi à avoir un groupe conséquent à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, on ne peut pas dire quand même qu'au gouvernement, l'incarnation ne soit pas celle des ministres venus des Républicains. Bruno Retailleau est très identifié au ministère de l'Intérieur. Annie Gennevard fait un boulot formidable. Vous avez un champion pour 2027,
Florence Portelli, je vous coupe un peu la parole. Non, je ne pense pas,
non, non, je vous dis, moi, son langue de voix, ce n'est pas mon genre. Je ne pense pas qu'aujourd'hui, nous ayons un champion. Je pense que c'est à déterminer, qu'aujourd'hui, nous devons faire nos preuves et surtout travailler sur un programme. Ce n'est pas parce que nous sommes en capacité de gérer un pays. que nous sommes aujourd'hui également en capacité d'apporter un espoir et une vision.
Et c'est sur la
vision que nous devons travailler, aujourd'hui elle n'est pas incarnée.
Dernier mot, vous vous représentez l'an prochain à Tavernif, Laurence Portelli, je ne sais pas si vous êtes en mesure de nous le dire ce matin, chaque fois je pose la question.
Oui, écoutez, a priori oui, mais je n'ai pas encore déclaré ma candidature,
mais a priori oui. Merci, merci à vous. C'est le plus beau des
mandats.
Oui, celui de maire. Merci à vous Florence Portelli, justement maire de Tavernier, dans le Val d'Oise, vice-présidente de l'Association des maires de France. Vous êtes également, vous avez pas mal de casquettes, première vice-présidente de la région Île-de-France et vice-présidente des Républicains. Merci d'avoir répondu à nos questions. Invité politique de 8h30 sur Sud Radio, 0826. 300, 300, vous le faites comme d'habitude, vous nous appelez, vous réagissez. Parlons vrai sur Sud Radio. A tout de suite.
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