Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
L'invité politique. Benjamin Glaze. Sud
Radio, parlons vrai avec mon invité politique ce matin, David Béliard, candidat écologiste à la mairie de Paris. Actuellement, maire adjoint en charge de la transformation de l'espace public et des mobilités. David Béliard, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin. On va parler bien évidemment de votre candidature à la mairie de Paris avec cet objectif, rassembler la gauche dès le premier tour du PS à la France Insoumise. Mais d'abord un mot sur le budget François Bayrou qui est resté assez flou en ce qui concerne la transition écologique. L'écologie est-elle selon vous ? la grande perdante de ces annonces du Premier ministre ?
D'abord, la grande perdante de tout ce mandat. Elle est la grande perdante des deux mandats, d'ailleurs, d'Emmanuel Macron. Mais là, on voit qu'il y a une forme d'accélération dans le déni climatique, d'une certaine manière, par François Bayrou, avec un abandon complet des investissements dont nous avons intimement besoin, très fortement besoin. Il est climato-sceptique, François Bayrou ? Je n'en sais rien. En tout cas, il est climato-rien du tout. Manifestement, puisque la question de l'écologie ne rentre pas dans son logiciel de gestion, dans son horizon même politique. Et on voit bien que, pour le coup, l'écologie est particulièrement absente. Et elle est tellement absente que le gouvernement reste tétanisé, par exemple, face au succès de la pétition contre la loi du plan. On va
y revenir dans un instant, mais la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, assure tout de même que le budget consacré à l'écologie augmentera légèrement en 2026. Ce n'est pas naturel. à vous rassurer ça ? Alors non pas du tout parce que d'abord la
ministre de la transition écologie c'est elle qui a laissé choix d'une certaine manière par exemple les zones à faible émission alors je sais que c'est pas très populaire mais quand même toutes les questions notamment sur la question de la qualité de l'air et bien ont été abandonner ou laisser à l'abandon par ce gouvernement. C'est un exemple. Parmi d'autres, la prime Rénov' par exemple, là encore, qui seront des conditions restreintes. Vous voyez bien que sur la question de l'écologie, vous savez, j'ai appris une chose depuis que je suis en poste à l'exécutif parisien, c'est qu'il ne faut pas avoir la main qui tremble. Il faut faire les choses de manière très forte. C'est ce que nous avons fait par exemple en termes de transformation de l'espace public et qui permet aujourd'hui d'avoir Par exemple, une montée très forte de l'usage du vélo. Alors bien sûr, on est en ville, mais c'est la même chose pour toutes les politiques en termes d'écologie. Lorsque vous voulez transitionner, il faut faire deux choses. Il faut le faire de manière très forte, sans avoir la main qui tremble. Et puis il faut aider, en particulier les plus pauvres, les plus modestes, la classe moyenne, à justement transitionner, comme on dit. Le mot n'est pas très beau, mais ça permet quand même d'avoir tout le monde dans l'aventure. C'est ça, la question de la transition. Et là, Qu'est-ce qu'on a ? On tergiverse, on réduit, on oublie la question écologique. Moi, je pense que ce n'est pas du tout à la hauteur des enjeux.
Agnès Pannir-Runacher, j'en parlais, qui a affirmé, vous l'avez sans doute entendu, que l'écologie est un sujet trop sérieux pour être laissé aux écologistes. Vous lui répondez quoi
? Moi, je m'en fous. En fait, je vais vous dire, je m'en fous de ce genre de petites phrases. D'abord, heureusement qu'il y a des écologistes pour défendre l'écologie. Bien sûr, il n'y a pas que les écologistes qui défendent l'écologie et c'est tant mieux. Et on le voit encore avec les 2 millions de personnes qui ont signé cette pétition contre la loi Duplon. Moi, je trouve que la ministre du gouvernement, au lieu de faire des petites phrases pour critiquer les écologistes, ferait bien de se concentrer sur le travail qu'ils ont à mener et notamment qu'ils ont à mener en matière d'écologie. en matière de justice sociale, et dans ces deux grands enjeux, justice sociale et écologie, ils ne sont pas là.
La loi Duplon, vous en parliez à l'instant, David Béliard, pétition qui a atteint contre cette loi les 2 millions de signatures, on est au-dessus, qu'est-ce que vous attendez du conseil constitutionnel qui doit rendre sa décision d'ici le 7 août ?
Qu'il sanctionne, mais vous savez, moi je trouve ça incroyable qu'on soit obligé d'aller devant le conseil constitutionnel, alors qu'il y a 2 millions de personnes, et manifestement... une grande envie, une grande aspiration à arrêter... A relativiser
avec les 50 millions d'électeurs tout de même.
Non, 61%. Les derniers sondages montrent que 61% des Français et des Français sont contre la loi Duplon, contre la réintroduction de pesticides. Parce que les Français, ils ne sont pas bêtes. Ils ont envie de préserver leur santé. Vous savez, c'est très basique. Manger des pesticides, utiliser des pesticides, ça donne le cancer. Et avoir le cancer, ça fait mourir. Et en fait, ces raisonnements-là, il y a plus de la 61% des Français et des Françaises qui disent « Non, mais il faut arrêter avec ça. » arrêter avec ça. En
ce
qui concerne
cet insecticide, l'acétamipride, pour l'heure, le débat scientifique, il est assez divisé, il n'y a pas véritablement de consensus scientifique quant aux conséquences sur la santé. Les rapports
scientifiques, quand même, convergent vers le fait qu'utiliser des pesticides à la fois ont des impacts sur la santé, provoquent le cancer, et en plus ont des effets qui sont des effets délétères sur les écosystèmes. Donc vous voyez bien que là-dessus, il faut arrêter de tergiverser. 'est une régression. La loi du plomb est une régression. Donc nous avons des alternatives aujourd'hui pour les agriculteurs. Pour les betteraviers qui en ont besoin. Pour les betteraviers, pour les producteurs de noisettes. Ce sont les deux productions qui sont aujourd'hui concernées. Il y a des alternatives aujourd'hui. Pour utiliser... Moi, je ne suis pas un scientifique, mais regardez les rapports de l'ANSES. Les rapports de l'ANSES, ils nous disent, ils expliquent exactement quelles peuvent être les alternatives, aujourd'hui, aux pesticides qui veulent être réintroduits. Comme j'ai du mal à le prononcer, je vous laisse le faire. Vous voyez bien qu'on a aujourd'hui des... On a aujourd'hui des alternatives. Mais juste un petit mot quand même là-dessus. Rapidement, j'aimerais qu'on parle de votre candidature. Oui, mais la priorité, la priorité de tout ça, mais c'est pareil pour ma candidature. La priorité, c'est la santé. La priorité, c'est notre santé. C'est votre santé. C'est aussi la santé des agriculteurs et des agricultrices. Ce n'est pas l'intérêt de quelques lobbyistes qui, aujourd'hui, sont cul et chemise avec un certain nombre de parlementaires, de députés, de sénateurs, qui votent la loi du plomb, justement, alors qu'on voit bien... que la volonté populaire, elle n'est pas celle-là. Et moi, je crois que la volonté populaire, elle est allée vers plus d'écologie et plus d'action pour protéger notre santé. Et je vais vous dire, c'est tant mieux.
J'aimerais qu'on passe à votre candidature à la mairie de Paris, candidat écologiste David Béliard à cette élection à la mairie de Paris. Si vous êtes élu, vous dites que vous promettez 100 hectares supplémentaires pour les piétons à Paris. Comment vous comptez vous y prendre ?
En faisant et en amplifiant ce que j'ai déjà commencé à faire. Depuis 5 ans, c'est ce que nous faisons. J'ai mis 30 hectares, j'ai créé 30 hectares supplémentaires pour les piétons. Comment on fait ? En fait, on fait des places piétonnes, on réduit la place de la voiture, on fait des rues aux enfants devant les écoles, on redonne de l'espace, on élargit des trottoirs par exemple. Vous savez, toutes ces politiques, ces actions qui ont été d'ailleurs très critiquées sur les réseaux sociaux, mais qui aujourd'hui, je pense, trouvent graves. Je vais venir un petit peu dans le détail, mais trouve grâce auprès des Parisiens et des Parisiennes qui, aujourd'hui, demandent plus de rues aux enfants, demandent moins de circulation automobile. Et là encore, ils et elles ont raison. Il y a plein de choses qu'on peut faire. Par exemple, j'ai fait une première proposition avec la Place de la République, que nous pouvons rendre complètement piétonne. Oui, parce qu'on peut la rendre complètement piétonne, on peut l'organiser différemment. Et ça veut dire quoi, organiser et rendre piétonne la place ? place de la République. C'est réorganiser d'une certaine manière, c'est réduire la place de la voiture dans tout l'Est parisien. Parce que c'est ça que ça veut dire. Ça veut dire qu'on refait Magenta, ça veut dire qu'on refait Beaumarchais. Je suis désolé pour les auditeurs et les auditrices qui ne sont pas parisiens, mais ce sont des grandes avenues qui sont aujourd'hui fréquentées par beaucoup de voitures et qu'on peut apaiser, réduire. Paris, c'est une ville-centre. C'est le centre-ville d'une grande métropole de 7 millions d'habitants. Le périphérique, ça concerne un peu
plus de monde que seulement les Parisiens ? Vous en faites quoi ? Vous
savez, Paris, ça concerne tout le monde. Mais ça concerne évidemment les Parisiens et les Parisiennes. Et évidemment, le périphérique, il faut continuer à le transformer. On a déjà commencé à le faire. Mais oui, bien sûr, ça veut dire faire un boulevard urbain. Ça veut dire protéger, là encore, la santé de centaines de milliers de personnes qui habitent à proximité de cette autoroute urbaine. La voiture encore
s'applique.
On va faire réduire la pression routière, et donc ça veut dire moins de bruit, ça veut dire plus de qualité de l'air, ça veut dire aussi d'autres façons de se déplacer à Paris, parce qu'on continuera évidemment à se déplacer à Paris. La voiture, elle a évidemment sa place. encore, sauf qu'elle n'aura pas la même place qu'elle a aujourd'hui. Ça veut dire que la voiture, elle sera réservée, notamment par exemple pour les personnes en situation de handicap, elle sera réservée aux personnes qui travaillent, et notamment aux artisans qui ont besoin encore aujourd'hui de leur automobile pour pouvoir travailler dans la capitale. Il faut changer un peu les choses, il faut faire respirer les choses. On a commencé à le faire, et ce que je souhaite, moi, c'est que ce que j'ai commencé
à faire, je souhaite l'amplifier. En matière de sécurité, ça aussi, ça concerne les parisiens, mais ça parle à tout le monde. Quelles sont vos propositions fortes à ce niveau ? D'abord, on a une police
municipale. Cette police municipale, elle doit être réservée aujourd'hui à l'incivilité, aux questions d'incivilité. Et moi, je veux en faire une grande police de lutte contre les incivilités. Il n'y a pas d'incirité aujourd'hui à Paris. Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Mais la première préoccupation des Parisiens et des Parisiennes, c'est la lutte contre les incivilités. Vous savez, tout ce qui... pourri un peu la vie au quotidien. Moi, ce que je souhaite, c'est que notre police municipale, elle soit, fortement, elle devienne la police, une police de proximité, une police de lutte contre les incivilités. Et puis à Paris, on a une singularité que n'ont pas les autres villes, c'est qu'il y a beaucoup de policiers nationaux. Et moi, ce que je veux, c'est recontractualiser, c'est-à-dire faire un contrat avec la préfecture de police pour que... les effectifs de la police nationale soient concentrés justement à la lutte contre l'insécurité. C'est ça qui m'intéresse. Et pour ça, on fera des propositions. On fera des propositions fortes, notamment par exemple pour permettre aux policiers, aux policiers nationaux, de trouver toute leur place dans la capitale. Par exemple, je vais vous donner un exemple très simple. Les policiers, ils ont aussi des enfants. Faisons des crèches à proximité des commissariats qui auront des horaires adaptés. pour les agents de police, pour leur permettre de vivre et de mieux vivre à Paris. Et nous aurons à la fois une police nationale qui luttera contre les insécurités et une police municipale qui luttera contre les incivilités. Et j'aurai l'occasion d'y revenir plus en détail. Et je suis sûr que vous pourrez m'inviter à ce moment-là. Eh bien
oui, pourquoi pas, le dossier du Parc des Princes. À ce niveau le PSG qui a annoncé avoir retenu deux sites pour la construction de son futur stade, décision rendue à l'automne 2026, ce sera après les municipales, le club qui n'écarte pas l'idée de rester au parc à la condition de l'acheter et non plus de le louer. Vous vous proposez de consulter une votation pour les Parisiens, quelles options ?
D'abord je pense que Paris doit redevenir aux Parisiens et aux Parisiens, et en particulier aux supporters, on ne demande jamais leur avis aux supporters, c'est eux qui font aussi quand même l'avis du club. Et donc moi, ce que je souhaite, c'est qu'on leur demande leur avis, pour savoir quel est l'avenir du parc. Moi, je propose de faire trois options. On vend, c'est l'option manifestement du club aujourd'hui. A combien ? Au prix du marché quand même, pas à vil prix, comme ça a été proposé quand même il y a quelques mois. Deuxième chose, on conserve et on reste comme en l'état, ou on cogère. On cogère, ça veut dire, on met le club, on met les supporters, on met la ville de Paris, et on cogère l'avenir du Parc des Princes. C'est ça qu'il faut aujourd'hui ouvrir. Moi, vous savez, je vois bien qu'on est en face à une impasse. Moi, ce que je souhaite, c'est que le PSG continue à jouer à Paris, et ce que je souhaite aussi, vous connaissez mon option, c'est que le Parc des Princes reste la propriété des Parisiens et des Parisiennes, parce que c'est un patrimoine qui est un patrimoine extrêmement important. Et si le
PSG part, le Paris FC pourrait éventuellement s'installer au Parc des Princes ? Pour l'instant, mon option n'est
pas que le PSG parte. Mon option n'est pas de dire que le PSG doit partir de Paris. Mon avis, et ce sur quoi je souhaite travailler, c'est que le PSG continue à jouer à Paris, et que le Parc des Princes continue à rester la propriété des Parisiens et des Parisiennes. Pour ces
municipales, vous appelez à une union de la gauche très large, allant du PS à la France Insoumise, dès le premier tour. ça serait quand même une sacrée performance quand on voit au niveau national le PS et les filles qui sont incapables dorénavant de s'entendre.
Vous savez, devenir maire de Paris c'est compliqué. et gérer cette ville, c'est très compliqué. Alors, cette campagne municipale, elle sera compliquée. C'est pas grave. Moi, je pose les choses. Est-ce que vous avez répondu
du côté du PS, du côté des FI ? Ils viennent
sur votre antenne. Vous êtes en contact avec eux ? Moi, je suis en contact avec l'ensemble des forces politiques progressistes de cette ville. Parce que je pense qu'il faut discuter avec tout le monde. Bien sûr que ça comprend les filles. Mais vous savez, on aura besoin de tout le monde pour gagner. Parce que moi, ce que je souhaite... Vous avez dit, mon objectif dans cette campagne, c'est de réunir tout le monde. Non, non, non. Mon objectif dans cette campagne, c'est de gagner cette ville pour continuer à mener une politique qui est effectivement une politique de transformation, une politique de justice sociale. C'est réduire le prix des loyers, par exemple, pour les parisiens et les parisiennes. C'est une ville qui est trop chère. C'est une ville qui est exclue trop. C'est une ville où on a un problème avec l'école publique. Oui, mais exactement, parce que l'école publique doit être une priorité. Donc vous voyez, on a des... On a des sujets qui sont des sujets extrêmement importants pour les Parisiens et les Parisiennes. Et moi, je ne veux pas que la droite gagne. Est-ce que vous serez l
'héritier d'Anne Hidalgo sur
cette élection ? En partie, vous savez, moi j'embrasse le bilan. Vous avez parlé tout à l'heure de la piétonisation, mais c'est moi qui l'ai mené. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je ne vais pas dire que ce n'était pas bien. Au contraire, je pense que c'est ça qu'il faut faire. Donc il y a une partie de ce que nous avons fait ensemble, évidemment, même une très grande partie, que je prends à mon compte. Et je dis même qu'il faut l'amplifier. Donc les politiques que nous avons menées, les choses que nous avons menées, il faut les amplifier. Après, nous aurons, évidemment, je porte un projet qui est un projet singulier, notamment, on en parlait avec le Parc des Princes. Je pense qu'il faut redonner un... plus de pouvoir aux parisiens et aux parisiennes. Il faut leur redonner plus leur avis, faire plus ensemble. Voilà, changer un peu la gouvernance de Paris. C'est aussi ça que nous portons et c'est aussi ça que je porte dans cette candidature.
Bon, il y a de l'ambiance, effectivement, à droite. Michel Barnier qui a été finalement investi par les LR dans la deuxième circonscription de Paris. On parlait législative partielle. Rachida Dati ira quand même. Elle pourrait être aussi, Rachida Dati, votre... Votre opposante, votre adversaire pour cette élection à la mairie de Paris, adversaire Coria, c'est ce qu'elle vous fait peur ?
Non, elle ne me fait pas peur du tout. Moi, ce que je vois surtout, c'est un peu... Très pathétique, ce qui se passe notamment sur la deuxième circonscription. Cette législative anticipée, c'est un cadeau à rien du tout. C'est surtout un spectacle qui est pathétique, qui est irrespectueux, donné aux Parisiens et aux Parisiennes. Et ça montre surtout une chose, c'est que la droite, quelle qu'elle soit, quel est le visage de Barnier ou quel est le visage de Dati, est d'abord intéressée sur ses petits intérêts. Et ses petits intérêts pour choper ou gagner cette circonscription. Alors que moi, ce que je crois, c'est... c'est que nous avons besoin de prendre de la hauteur. Et prendre de la hauteur, c'est de s'intéresser véritablement besoins, aux nécessités de changer Paris, aux besoins des Parisiens et des Parisiennes. C'est ça qui nous intéresse aujourd'hui. Si on est cash,
et que je traduis, ça veut dire que pour vous, la droite, on n'a rien à faire des Parisiens ? Alors la droite,
non seulement elle n'en a rien à faire des Parisiens, mais elle est surtout consacrée aux affaires, et en particulier aux affaires de Rachida Dati, elle est mise en examen pour quand même des faits graves de corruption, tout ça n'est véritablement... Présumption d'innocence, pas condamnée... Elle est mise en examen, ce que je viens de dire est tout à fait factuel, mais je le dis, je pense que tout ça n'est pas à la hauteur de Paris, tout ça n'est pas à la hauteur des enjeux pour les Parisiens et les Parisiennes, pour améliorer leur quotidien. Donc, en fait, si vous voulez, c'est deux salles, deux ambiances. C'est deux salles, deux ambiances. D'un côté, vous avez la droite qui se déchire pour leurs petits intérêts et qui est manifestement liée à des intérêts uniquement privés. Et puis de l'autre côté, oui, c'est vrai, c'est compliqué, vous l'avez dit, mais nous portons, en tout cas je porte, une candidature qui s'adresse aux Parisiens et aux Parisiennes. Et j'espère que nous arriverons, et j'en suis sûr, que nous arriverons à faire une grande alliance
à gauche. Nous parlions tout de même de Gaza. L'ONU qui s'inquiète de la famine dont sont victimes les Gazaouis. La France va larguer. Et 40 tonnes d'aide humanitaire sur Gaza à partir de vendredi, vous en réjouissez ? Je m'en réjouis, mais surtout enfin !
Enfin, enfin, enfin. J'ai l'impression qu'il y a vraiment un retard à l'allumage. On a quand même dû voir des enfants manger du sable. Parce que c'est ça qu'on a vu sur les réseaux sociaux. C'est ça que nous ont montré les journalistes qui sont encore sur place. Ce qui se passe est effroyable à Gaza. Et que nous ayons dû attendre aussi longtemps pour agir est à mon sens une honte absolue. Maintenant, c'est très bien. Emmanuel Macron a annoncé... un certain nombre, 40 tonnes d'aides humanitaires. C'est un premier pas, mais il faut aller beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin, et notamment beaucoup plus loin pour trouver les
voies d'une paix durable. David Béliard, je rappelle candidat écologiste à la mairie de Paris, actuellement maire adjoint en charge de la transformation de l'espace public et des mobilités. Un grand merci d'avoir été avec nous ce matin.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.