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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
Ça y est, c'est l'heure du sérieux dans cette émission. On va commencer à mettre les mains dans le cambouis de l'actualité pour faire le tour des sujets. Vous en avez eu un aperçu. Est-ce que vous sentez Nicolas qui paie, c'est-à-dire être dans cette classe moyenne qui a l'impression de trinquer à chaque fois qu'il faut réparer, qu'il faut payer, qu'il faut organiser des dépenses inutiles dont l'État est incapable de se séparer ? Vous voulez réagir ? Au contraire, vous trouvez ça normal ? On est en France, on paye des infos, peut-être. Mais alors, qu'est-ce qu'on a comme avantage ? Les services publics, l'hôpital, vous connaissez le refrain, vous avez le numéro également, 0826 300 300. Et puis dans ce contexte de menaces, Emmanuel Macron risque d'évoquer dans deux jours, 13 juillet, le retour d'une forme de service militaire. Est-ce que vous y êtes favorable ou est-ce qu'il a été supprimé pour de bonnes raisons ? Les menaces, elles existent, mais ce n'est certainement pas par l'engagement de quelques jeunes qu'on va envoyer certainement dans une caserne inhabitée au cœur de l'été qu'on va résoudre et qu'on va pouvoir se réagir. face à la Russie. En tout cas, ça y est, vous avez un peu le programme. Et avant ça, laissez-moi vous présenter ceux qui sont entrés dans ce studio comme de vrais guerriers. Arnaud Stéphan, bonjour. Bonjour. Fondateur de l'agence La Note de Com, merci d'être avec nous ce matin. Patrick Vignal, ancien député Renaissance de l'Hérault, bonjour. Bonjour. Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris, agence de communication et auteur de anthologie de la com aux éditions Bréal. Et Midi Reich, aussi analyste politique. Merci d'être dans ce studio tous les quatre. Et avant qu'on balaye ces sujets en compagnie des auditeurs, C'est l'heure de vos coups de cœur et vos coups de gueule. Coups de gueule notamment d'Arnaud Stéphane qui commence et j'ai vu le sujet qui me fait sourire parce que c'est typiquement ce que j'adore et typiquement ce qu'on ne voit que dans certaines grandes villes. Le bar des Titebiaf qui est menacé par trois bourgeois ronchons.
Exactement,
exactement.
Bidou vaincra. On est là Arnaud. Une petite rue de Paris. Très vite une pétition. A chaque fois que vous citez ce nom, les gens disent mais c'est où ça ? Rue Anatole de la Forge. rue dans le 17ème arrondissement, proche de l'étoile. Il y a un établissement qui a été ouvert en 1932, qui s'appelle le Bidou, en référence à un jeu de dés auquel on ne joue absolument plus, une espèce de 421. Ce bar, tout en bois, avec des vitrailles, avec des cuivres, etc., était le bar d'Edith Piaf. Il a une histoire fantastique, Edith Piaf habitait l'immeuble juste à côté, et donc elle en avait fait son QG. Ça a été un bar qui a été fréquent. monté par les intellectuels, les artistes avant-guerre, de l'ouverture de 1932. Après, c'est malheureusement devenu un bar célèbre de la collaboration. Puis après, c'est devenu le bar des officiers américains. Comme tous les grands endroits
à la
mode à Paris, malheureusement. Les officiers américains à Paris en avaient fait leur cercle. Et puis, dans les années 50-60, c'est redevenu le bar des amis d'Edith Piaf, les acteurs, etc. Eh bien, parce que c'est une rue qui est composée quasiment que de bureaux, souvent, dans ce quartier de l'Étoile. C'est une rue qui rejoint l'avenue de la Grande... la Grande Armée, c'est ça, à Paris. Et tel Maurice Lecoq, vous vous en souvenez de Maurice Lecoq ? C'était ce coq à qui on avait demandé d'arrêter de chanter. Et son propriétaire avait été condamné quand même à 3 000 euros de dommages et intérêts. Parce que de jeunes rurbains, comme on dit, des casse-pieds étaient arrivés et ils disaient « ça va, il fait du bruit le coq ». Et en plus il me réveille. Et puis après il y a un drôle de bruit, c'est un clocher, c'est une église, c'est normal, ça fait du bruit comme ça. Donc aujourd'hui, ça a été protégé, ces bruits ont été protégés. Et là, on se retrouve avec un bar qui va fêter dans 7 ans son siècle. quand même, qu'il y a un endroit invraisemblable, il n'y a pas de musique à l'extérieur, il n'y a rien, sauf qu'il y a des gens qui ont acheté deux appartements anciens de bureaux dans cette rue, et qui d'un coup décident qu'il faut changer ce qui s'est passé pendant 93 ans dans cette rue, et qu'il y a des voitures qui se garent, il y a des gens qui discutent, et qu'il faut donc fermer cet état. Oui, c'est un
endroit qui est vivant, c'est insupportable. Et c'est
invraisemblable, pourquoi faire ça avec que des gens gentils, polis, etc., qu'est-ce qui se passe ? Et puis, il y a quand même avis de disparition, on aimerait bien voir le maire du 17ème, parce que... qui connaît bien cet établissement, mais qui a décidé tout d'un coup qu'il avait changé le numéro de téléphone, qu'il ne répondait plus aux appels. Il a disparu. La police, qu'on ne voit jamais dans le 17ème, puisque les trottoirs sont devenus des autoroutes avec des trottinettes électriques et des vélos, et bien là, en revanche, ils sont là quasiment tous les soirs à l'appel. Et ça pose
de problème à personne. Et ça pose de problème à personne. Fermeture du bar d'Édith Pial, vous avez vu sourire dans la description d'Arnaud Stéphane, Patrick Vignel.
Ben oui, écoutez, moi je pense qu'il pourrait être candidat à la mairie de Paris. Condonner à Paris, c'en est ça en sainte. dynamique, moi qui suis Montpellierain, franchement, je suis depuis deux mois à Paris, vous avez une ville extraordinaire. je pourrais vous le dire, où ça vit encore. Et c'est vrai qu'on se retrouve effectivement, je vois bien dans le rural, où les mecs qui arrivent souvent des parigots d'ailleurs, ils ne veulent pas le coq, ils ne veulent pas le clocher, enfin quand même. Dans ce que vous dites, c'est
intéressant, c'est-à-dire que la plupart des Parisiens maintenant veulent vivre dans des quartiers morts, c'est-à-dire les Parisiens pure souche ne supportent plus la présence d'un bar, la présence d'un restaurant, même la présence d'un supermarché, vous avez une pétition qui tourne, parce que vous comprenez, s'ils ouvrent tôt et qu'ils arrivent avec des palettes dans la rue, ça va faire du bruit, il ne faudrait quand même pas que Mireille se réveille, et ça c'est vrai que c'est quand même... C'est vrai que les lieux mythiques, notamment à Paris, ont maintenant l'habitude de devenir ou des endroits à la mode un peu vulgaires ou des endroits qui disparaissent dans une indifférence crasse.
Oui, mais c'est le principe même de la vie qui est souvent remis en cause. Moi, je suis parisien, donc je suis le premier concerné. Je vois beaucoup de polémiques, par exemple, sur les horaires de fermeture des restaurants. Je ne sais pas si vous le savez, si nos auditeurs le savent, à Paris, les terrasses doivent fermer à 22h30. Ça veut dire qu'un restaurateur, en fait, il doit recevoir ses derniers clients vers 19h30, 20h, parce que s'il ne les a pas foutus dehors à 22h30, il a 135 euros d'amende. Il y a des gens qui les cumulent tous les jours. Il y a un moment, si je décide d'habiter au-dessus, d'un restaurant, oui, a priori, il y aura un peu d'animation, il y aura un peu de bruit. Je ne dis pas que le bruit n'est pas un problème, et c'est un vrai problème dans nos sociétés. Dans les sociétés asiatiques, il y a une culture du bruit qui est très différente. On respecte le silence, enfin on respecte le calme, nous on est moins dans cette culture-là, mais il y a un moment aussi, il faut choisir, il faut aller habiter au milieu de la campagne si on ne veut pas de bruit.
Et
je profite juste d'une chose, c'est que puisqu'on a cité Anatole de Laforge, le nom de la rue, et je ne connaissais pas ce monsieur, du coup je suis allé vérifier, pour notre culture, c'est un ancien journaliste et homme politique. Si on ne connaît pas le nom de cette rue, au moins on connaît, si on ne sait pas où est cette rue, au moins on sait qui est Anatole Laforge.
Je partage parfaitement tout ce qui a été dit, notamment par Arnaud. Et je terminerai juste par une petite question. Paris est-il encore une fête ? C'était l'expression consacrée, on peut encore se poser la question.
Puisque vous avez la parole mon cher Mehdi, gardez là le coup de cœur aussi, décidément nous sommes dans un élan positif pour Tecter, c'est une entreprise d'innovation quand l'innovation de la technologie va se mettre au service de l'armée.
C'est un événement qui a été organisé par le commandement du combat futur, donc c'est l'armée de terre française, et on est bien dans un environnement chrysogène, au niveau international on le voit bien, et donc l'objectif c'était de faire en sorte que les tacticiens et les techniciens de l'armée, c'est-à-dire des industriels, des ETI, des TPE, qui sont en capacité d'innover beaucoup, rencontrent les personnes sur le terrain, c'est-à-dire à l'armée de terre, et qu'il y ait une innovation technologique sur ce sujet-là. Donc c'est pas juste l'état-major français, ça a été impulsé par le colonel général Barats, c'est pas juste l'état-major... qui prend des décisions, qui va acheter du matériel. Non, là, il y a véritablement une innovation qui se fait par le bas. Ça ressemblerait beaucoup, si je dois faire une analogie, avec le Kaizen dans le toyotisme. C'est-à-dire que le militaire lui-même peut prendre en considération certaines, il connaît mieux le terrain que tout le monde, il peut être en capacité de dire, écoutez, moi j'ai tel besoin à ce niveau-là. Et donc, il y a une totale synergie qui est créée. Et ce type d'événement Tectaire, c'était la première édition hier, j'ai été invité et j'ai trouvé ça fascinant. Il y a plein de petites entreprises ou de TPE qui font un travail formidable sur l'intérêt. l'agence artificielle, pour améliorer la vie du combattant, pour essayer d'améliorer sans cesse, pour faire en sorte que la capacité militaire française de l'armée de terre soit efficace sur le terrain. Je prends un exemple très concret, ça m'a fasciné, sur les drones, on parle beaucoup des drones. Notamment avec la guerre en Ukraine, la dronisation des combats qui a totalement fait basculer. Ils partent du terrain d'action de l'Ukraine, ils se disent mais effectivement la technologie est en train de changer la tactique, donc nous, armée française, on doit s'adapter à tout ça. C'est aussi une question de souveraineté nationale. Et en allant au salon du Bourget, on avait vu qu'il y avait beaucoup de drones. Des énormes drones. Et là, on voit, il y a plein de petites technologies. Il y a une entreprise française qui a conçu un drone qui coûte environ 40-50 000 euros. Et le seul moyen de contre-mesure efficace pour lutter contre ce drone-là, c'est un missile à un million d'euros. Vous imaginez l'avantage technologique que ça peut être sur le terrain, donc c'est un événement formidable, il faut absolument le mettre en avant, parce que l'armée de terre, on n'en parle peut-être pas assez, mais là c'est ce qu'il faut faire, ça permet l'innovation, c'est aussi l'esprit pionnier, c'est-à-dire faire valoir le travail des soldats, pas juste la tactique, donc c'était absolument mettre en avant. Et c'est vrai que c'est quand même quelque chose qu'on voit
de plus en plus, en tout cas dans l'actualité, cette nécessité de faire venir la société civile à l'armée, que l'armée aille vers la société civile, en tout cas le ministre des armées et de la défense, Sébastien Lecornu, est beaucoup dans cette... dynamique-là, il était au Bourget, c'est le premier à annoncer des partenariats. C'est vrai que Patrick Vignel, en un mot, que le fait que la technologie puisse se mettre aussi au service de l'armée, quand on voit l'évolution des conflits dans le monde, c'est fondamental.
Vous savez, regardez, l'intelligence artificielle, elle va révolutionner la santé, l'économie et la militisation. Et franchement, Sébastien Lecornu est un très bon ministre.
Il ne
fait pas beaucoup de bruit, il ne fait pas beaucoup de déclarations, mais je pense qu'il a compris, et c'est vrai qu'on aura un vrai débat sur, effectivement, l'arrivée des drones aujourd'hui avec tout ce qui se passe dans le monde. Donc la révolution avec l'IA aussi va compter aujourd'hui sur nos armées.
Et on aura l'occasion de reparler et du président de la République et du ministre des Armées avec ce débat sur le potentiel retour d'un service militaire. Comment ? Sous quelle forme ? Est-ce que juste l'idée est quelque chose que vous saluez au 0826 300 300 ? Et autour de cette table, et je vous l'annonce, il y a un petit sujet qui vient de tomber, ça rejoint notre discussion. Figurez-vous que la ville des Sables d'Olonne a décidé d'expulser des plages les fameux vendeurs. ambulants. Vous savez, les vendeurs de beignets, de glace, c'est ce que là aussi... Chouchous ! On ne peut plus bronzer au bruit des chouchous, chocolat, vanille, c'est fini, c'est une décision des sablonnons. On va en discuter si vous saluez cette décision, parce qu'on ne pouvait plus de ces bruits insupportables sur la plage. Vous êtes un Parisien qui veut du silence. Vous le saluez, vous pouvez nous appeler. Ou au contraire, c'est le règne de la tranquillité. C'est peut-être la même dame que la rue Anatole de Laforge qui a réussi à obtenir. Vous êtes bien sociaux de radio et vous avez raison de l'être. 10h58, on revient dans quelques instants. A tout de suite.
Avant de
plonger dans l'actualité, notamment le sujet qui n'arrête pas de nous faire réagir autour de la table, les sables d'Olonne qui ont décidé d'expulser les vendeurs itinérants. Vous savez, sur la plage, ils vous vendaient des glaces, parfois des revues, parfois des beignets. Et donc c'est les commerçants, vous savez, du remblai, de ce long trajet en pierre le long de la plage qui ont dit « Oui, mais... » En fait, c'est de la concurrence déloyale. C'est pas bien, on n'est pas content. Et tout ça va certainement finir devant le tribunal. Avec quand même une petite anecdote sur ça, c'est que c'est la police municipale qui va être chargée d'expulser les marchands itinérants. Je pense qu'il faut faire un tour du côté des Sables d'Olonne cet été. On a l'occasion d'avoir deux, trois fous rires. Mais avant ce sujet, la suite des coups de cœur et des coups de gueule. Je me tourne vers vous, Frédéric Fougera, pour le coup de gueule contre l'INSEE. On en a parlé sur cette antenne qui a publié une étude concernant les logements qui seraient en France trop sous-occupés. Je cite.
Je sais que le sujet a déjà été évoqué ici et commenté. Ce n'est pas un coup de gueule contre l'INSEE, mais je veux quand même parler de l'INSEE qui prétend qu'une partie des ménages français vivraient dans des logements largement sous-occupés, donc comprendre trop grand. Et je ne veux pas débattre ici de l'arbitraire de cette appréciation et de l'atteinte à la liberté de propriété dont elle serait notamment coupable. Ce qui me préoccupe, c'est plutôt l'intention derrière cette information. D'ailleurs, ce n'est pas une statistique comme est supposé produire l'INSEE, c'est une appréciation politique. En tout cas, c'est ce que je pense. Est-ce que c'est le rôle de l'INSEE de nous... expliquer comment vivre. Personnellement, je ne crois pas. Ce qui me préoccupe, c'est aussi que cette information arrive dans un agenda politique où de petites et de grosses voix
interviennent
sur le sujet. Par exemple, le Bureau européen de l'environnement, comme la chercheuse Pia Mamut, prône l'idée de limiter le nombre de mètres carrés par personne et par logement pour réduire leur impact carbone. Alors, quand certains parlent de mer vert, j'ai le sentiment quand même qu'on s'en rapproche. Non pas que la question de l'écologie ne soit pas essentielle, mais la manipulation et l'arbitraire qui se derrière cette vision politique, je la vois pleine de biais cognitifs. Un biais de cadrage qui présente le supposé surplus comme un abus, un biais d'ancrage qui voudrait imposer la norme comme une évidence. Un biais de jugement, en évoquant le mal-logement pour choquer, et pour appeler à l'émotion plutôt qu'à la réflexion. Et puis enfin, un biais de faux consensus, pour faire croire que c'est moral, et donc obliger les esprits à se soumettre à un nouvel ordre moral. Pour moi, nous ne sommes pas dans une confrontation de chiffres, ce qui est supposé produire l'INSEE, mais plutôt dans une guerre de récits. On cherche à atteindre la liberté de l'individu au prétexte de créer des droits collectifs, et on désigne de faux coupables pour créer des victimes, et puis pour demain, attendre qu'elles se rebellent. ceci ressemble pour moi à une manipulation pour fabriquer l'illusion d'un faux consensus. Je m'interroge et je trouve ça très inquiétant. Et vous
disiez en introduction de votre coup de gueule, c'est pas typiquement contre l'INSEE, mais moi j'ai eu envie de passer un coup de gueule contre l'INSEE qui produit ce genre d'études. On est dans un moment où on n'arrête pas de s'interroger sur les grandes agences aussi importantes qu'elles soient, sur parfois la qualité, la pertinence de leurs études. Est-ce que c'est le rhône de l'INSEE de passer des mois de recherche ? Je vous pose la question pour nous dire, alors en fait il y a un retraité qui a payé sa maison il y a des années, qui a grandi avec ses enfants, maintenant ne sont plus là, et donc c'est un peu scandaleux. Qu'est-ce que vous en pensez, vous, Patrick Vignal, ancien député Renaissance ?
C'est quand on va arrêter d'emmerder les Français ? Ça suffit maintenant. On nous dit comment vivre, comment on doit manger. Moi, je ne suis pas fumeur, je n'ai pas de soucis avec ça, mais on marche chez les fous. On est dans un pays où c'est chacun pour soi, ou sauf qui peut. Et ce que vous avez dit, cher monsieur, c'est le débat que j'ai eu. Moi, je me rappelle d'une retraitée, une femme seule, elle a un logement social. Elle avait deux chambres, et on lui dit, il faut que tu dégages. The Studio. Elle a toute sa famille, son histoire, cet appartement. Franchement, je le dis, arrêtons d'emmerder les Français.
Arnaud Stéphane. Le but de tout ça, c'est quoi ? C'est l'appartement collectif. On va revenir aux bonnes années de l'Union soviétique. Camarade, il faut que tu laisses de la place. Il y a la famille Pruzonski qui va venir s'installer avec toi. C'est ça, c'est l'appartement collectif. Qu'est-ce qu'on dit ? Vous occupez trop d'espace, donc vous allez libérer de l'espace pour... Des jeunes, des sans-papiers, ou des gens qui rentrent dans la vie active. Qu'est-ce que c'est que ces trucs-là ? On est à un moment où un organe
public, une fois plus aussi respecte actuellement, juge de ce qu'est un confort habitable, de façon statistique. Moi, je comprends. Aussi bien la personne à plusieurs qui ont envie de vivre dans un certain nombre de mètres carrés raisonnables, comme celui qui a les moyens et qui a envie d'habiter une grande villa de 400 mètres carrés. La formule même. Il a quand même payé avec son argent. Il a payé des impôts, des taxes financières. Voilà, c'est son argent. sa
maison avec quatre chambres, il a le droit quand même. Oui, et s'il
veut aller du salon à la salle de bain en trottinette électrique, il a le droit de manger des joujoux sur la plage, il fait ce qu'il veut. Pour
moi, c'est du communiste. Non, pas du tout. Je suis libéral plutôt, c'est compliqué. Ce qui est le plus dérangeant, c'est qu'il y a une injonction morale derrière. Il y a presque culpabilisante. C'est une réalité humaine. On parle de personnes qui ont payé leur maison, qui ont fait vivre leurs enfants dedans. Il y a aussi un attachement affectif au bien qu'on a vécu dedans. Et finalement, le chiffre de l'INSEE vous dit foncièrement que vous n'avez plus besoin de vivre dedans, il faut faire vivre d'autres personnes dedans. Moi, je trouve ça culpabilisant, je trouve ça très moralisateur. Et l'idée derrière, elle est quand même assez perturbante, parce que c'est une moralisation du débat public sur un sujet du logement qui
ne doit pas l'être. Mais surtout, il y a du concept derrière, parce qu'il y a quand même des gens qui se sont penchés sur le mètre carré habitable. Donc il y a quand même quelqu'un qui a conceptualisé ça. Voilà, c'est ça qui est génial. Et puis on est quand même dans une démarche hyper post-moderne, parce que c'est plus votre vélo, c'est le vélo collectif, c'est le Vélib, c'est plus votre voiture, c'est la voiture collective, c'est plus votre résidence secondaire. C'est l'idée d'être propriétaire, de ne plus être
propriétaire en fait. Pas de maison, pas de voiture, pas de vélo.
Vous avez vu autour de la table les dernières études régulières sur la fin du petit bout de terrain. C'était le but d'une génération pendant un temps. On disait enfin, on va gagner notre vie. Le philopin de terre est la fameuse maison individuelle. Et de plus en plus, la classe moyenne
n'a plus du tout envie de ça, malheureusement. Frédéric Fougera. Dans le même raisonnement, on ne tient pas compte de la nuance d'une personne qui, pour un même budget, va choisir par exemple d'habiter en banlieue ou en grande banlieue pour disposer d'un espace plus important. au prix d'une heure ou deux heures de transport en commun, ou une autre personne, ou la même personne avec le même budget qui va préférer habiter dans l'hypercentre, mais du coup dans un logement beaucoup plus petit, mais avec d'autres avantages. Tout ça, on n'en tient pas compte. On veut décider, une personne qui n'a été mandatée, qui n'a aucune légitimité mandatée par personne, décide du nombre de mètres carrés dans lequel vous devez habiter, quelles que soient les conditions, quel que soit le contexte, quelle que soit votre vie, quel que soit les efforts, quelle que soit la richesse que vous produisez, l'effort que vous faites pour gagner votre vie ou pas.
On est limite sur le totalitarisme dans la définition. dans la définition d'Anna Arendt. C'est-à-dire qu'on en est à... On va
t'imposer ou tu dois vivre ? On va imposer non
plus un système idéologique, mais une application de cette idéologie dans la vie de tous les jours qui va prendre le pas sur tout le reste. Il faut lire l
'enquête, parce que les mots utilisés, c'est vraiment ce que Corwell appelait la neuve langue. C'est-à-dire que vous avez des logements d'un taux d'occupation pas suffisamment exploité, c'est-à-dire que c'est quelque chose de totalement... C'est presque le pseudo-scientifique. Oui, c'est vraiment ça. C'est de la pseudo-science. Patrick Vignage, je me tourne vers vous pour le coup de cœur. On termine sur une note positive. C'est une jeune championne de duathlon originaire de l'héros.
Un
parcours
exceptionnel de Camille Laurent, 23 ans, champion du monde duathlon. C'est-à-dire vélo et course à pied. Et ce que je trouve magique, elle a le bac mention très bien. Elle pourrait faire des études supérieures. Vous savez ce qu'elle fait à Marcia, qui est une magnifique ville de 8000 habitants ? Elle a passé un CAP de pâtisseurs. Et je peux vous dire, chers messieurs, si vous venez chez moi, entre un vin rougé exceptionnel et la pâtisserie de Camille, et là où je suis un petit peu en colère, c'est que cette gamine, c'est un espoir, mais il n'y a pas de partenaire. Parce que les grands sponsors, ils attendent qu'elle ait la médaille et qu'elle soit très reconnue pour venir taper. Donc je l'annonce ce matin, elle s'appelle Camille Leroy, elle est exceptionnelle et son entraîneur, c'est un professeur de peste à la retraite qui finance lui-même les déplacements. On est une jeunesse extraordinaire, exceptionnelle. Mais j'irai voir ma copine AOC, Amélie Oudera-Castera, qui est la patronne de Sinoisef. Et je suis sûr, sur une radio écoutée dans le monde entier, je suis certain qu'Amélie aura une oreille attentive pour ma petite Camille, qui est exceptionnelle. Mais j'en suis certain, surtout qu'elle
a toujours eu un don pour trouver de l'argent, parfois là où il n'y en avait pas. Donc je suis certain qu'elle fera ce geste-là. C'est vrai que là, on voit vraiment le passage entre les générations. Le passage entre les générations, c'est extraordinaire. Ce prof de PS à la retraite qui forme une nouvelle championne de duation, c'est fantastique. C'est exactement ça. Je
suis allé boire un café avec deux. Le gars est allé à la retraite. Il n'a pas une grosse somme. Et il a pris cette petite sous son aile. Et elle est extraordinaire. Elle est aussi hors cadre fédéral. Mais oui, elle s'entraîne seule. C'est qu'elle a ouvert un laboratoire dans son garage. Moi, ce qui m'a plu, je vais vous dire ce qui m'a plu. Elle est brillante intellectuellement. Elle est capable d'allier le... L'excellence de la main et l'excellence du cerveau. C'est ça qui m'a fait rêver.
L'excellence de Malin, l'excellence de Malin. Est-ce que vous savez ce que c'est l'excellence de Malin ? On va y réfléchir. Peut-être que les gens d'INSEE vont nous faire une note là-dessus. Ne me donnez pas non plus de trop mauvaise idée. Ça pourrait arriver plus vite que prévu. Tiens, peut-être que l'étude de l'INSEE a été financée par Nicolas. Vous savez Nicolas, Nicolas qui paie tout. Nicolas qui paie le gaspillage d'argent public, les retraites, le trop d'impôts, le surplus. Bref, Nicolas paie, mais Nicolas paie trop. Nicolas en a marre. Il estime que le contrat social est au bord de la rupture en France. Est-ce que vous êtes d'accord ? et solidaire de ce mouvement qui est en train de déferler sur les réseaux sociaux. Et pas que les politiques commencent à regarder ce petit mouvement d'un œil inquiet. Vous voulez participer à la conversation et nous donner votre avis, mais également sur les réseaux sociaux. On attend vos commentaires, votre avis. 0826 300 300. Vous êtes sur Sud Radio et comme l'a dit Patrick Bignal, vous ne pouvez pas faire autre chose que l'écouter parce qu'elle écoutait partout dans le monde. Et
vous avez bien raison. A tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Ça y est, les débats sont partout, à partir de
combien on est riche, est-ce qu'on doit être propriétaire en France, est-ce qu'on doit plus l'être, est-ce que la France mérite Nicolas ? Alors là, on est partout. Est-ce que Nicolas finance Amélie ou Déas Castera ? C'est-à-dire que là, vraiment, on est parti dans tous les sens. Mais c'est un sujet de fond, parce que c'est un conte qui explique en réalité de façon quotidienne. Et c'est peut-être ça le sujet. Il y a partout des exemples dans la presse locale, régionale, d'exemples qui montrent que peut-être que... les Français en ont marre et ne vont plus être consentants à la peau très très longtemps et qu'il y a une rupture en réalité du contrat social. On le voit très régulièrement avec la question des retraites, on le voit avec la question du budget. Et en réalité, c'est un compte qui pourrait être l'illustration de ces jeunes actifs en ras-le-bol fiscal. Et je vais vous donner un chiffre pour lancer le débat. C'est vrai que ça fait cette génération, en tout cas de jeunes actifs, on va dire entre 30 et 40 ans, c'est 15 ans où les revenus des actifs sont en quasi stack. Ils ont connu quoi ? La crise financière de 2008, ils ont connu la crise de la zone euro, ils ont connu la crise Covid. Bref, aucune génération en réalité n'a connu autant de crises de façon successive. Est-ce que vous, vous comprenez ce mouvement ? Est-ce qu'indirectement dans The Studio, vous êtes Nicolas Kippé, Arnaud Stéphan, Patrick Vignal, Frédéric Fougera ? Et bien sûr, Mehdi, qu'est-ce que vous en pensez ? Moi, c'est ma génération.
Donc ? T'es aussi de cette génération. Oui, il y a ce sentiment-là, Comment dire ? Il y a un sentiment général de... Il y a trop plein normatif. On paie trop, on ne comprend pas ce qui se passe. C'est toujours inefficace. On a combien ? 56% de dépenses publiques ? 58. 58. On a 110% d'endettement, je crois, sur le PIB. Tous les services publics sont à l'os, plus rien ne fonctionne on a l'impression, donc il y a un sentiment à la fois de lassitude, on peut aussi parler du trop-plein normatif, parce que la loi ça coûte cher, ça paraît pas, parce qu'il faut la mettre en application. Et donc quand on est jeune on se dit mais finalement tous les retraités, la fameuse classe des boomers a eu le droit à toute cette chance dans la vie, et quand on a 30, 32 ans, 33 ans, 34 ans, 35 ans... On se dit, en fait, on est passé à côté de tout ça, on n'aura pas cette opportunité-là. Donc le côté Nicolas Kippé, il peut se comprendre parce que c'est un ras-le-bol, c'est une lassitude. Mais c'est aussi, et moi c'est ce qui m'inquiète le plus, c'est que le politique ne semble pas prendre en considération cet effet-là. C'est que cette jeunesse-là, elle, elle se sent particulièrement oubliée sur la question des retraites, qui est une question de fonds. Moi, je suis, à titre personnel, je ne pense pas avoir de retraite plus tard.
C'est d'ailleurs un sondage terrible. Ça, on passe en relation avec ça ? Le Figaro Magazine décide justement de mettre ce sujet en une. Et dans ces pages, il y a un chiffre terrifiant. Il y a un jeune sur six aujourd'hui qui estime que plus tard, il n'aura pas de retraite. On est quand même en France, soi-disant septième puissant du monde. Je rappelle que sur les comptes et les réseaux sociaux Sud Radio, notamment impôts, retraite, dépenses publiques, gaspillage, êtes-vous Nicolas Kippé ? Oui, à 90%, avec notamment des commandes. Je pense à Carla qui dit « moi j'étais Nicolas Kippé mais j'ai décidé de partir ». Ok pour la fraternité, ok pour la solidarité, mais c'est certainement plus en ayant une telle différence entre le salaire net et le salaire brut. Plus certainement entre un système qui ne fonctionne plus, il est hors de question que je participe à ça, j'ai décidé de m'en aller. C'est ça qu'on provoque aujourd'hui en France. Il y a un vrai
débat ce que dit Mehdi, en fait il y a une défiance envers la classe politique, notamment sur la natalité. Vous savez moi j'ai eu des assistants parlementaires qui avaient une trentaine d'années qui me disaient je ne veux pas faire d'enfant, parce que j'ai peur que la planète brûle, et je n'aurai pas de retraite. Donc on a un vrai débat sur une défiance politique, c'est le premier point. Mais moi je voudrais dire quand même, parce que vous savez que j'ai la parole libre, on a fait 1000 milliards de dettes sous les quinquennats d'Emmanuel Macron, mais je vais vous rappeler que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, 2007, on a fait 600 milliards, et François Hollande, 400 milliards. Vous savez, je vais vous dire... C'est du symbole, la politique. Moi, je n'ai pas de problème, je paie beaucoup d'impôts. Mais je pense que si on veut clarifier un petit peu et donner de l'espoir à des jeunes comme Mehdi, de nous faire des gamins parce qu'il y en a besoin pour payer nos retraites à nous les vieux, il faut avoir un autre discours. Et il faut que ça démarre, je vais vous dire, il faut que ça démarre par toutes les classes sociales. Il faut faire des économies sur l'Elysée, sur l'Assemblée, sur le Sénat, sur les 400 agences. Là où vous avez raison, c'est
qu'actuellement, quand on parle partout des... et que je vois des personnalités comme Pierre Moscovici venir nous expliquer que tous les Français vont devoir faire des efforts, il y a quelque chose d'insupportable. Les politiques ne peuvent pas... Ils ne peuvent pas faire le tour des plateaux, ça a souvent des airs de démagogie, mais à un moment un principe de réalité, vous parliez de symboles, vous ne pouvez pas demander en permanence à ceux qui triment de faire des efforts, de se serrer la ceinture quand vous voyez que derrière, il y a des dépenses considérables. Je vais vous
donner un exemple pour finir. Regardez, il y a eu la crise Covid, on a aidé toutes les entreprises. c'est quand même 500 milliards. Moi, je me suis battu, je suis en entreprise sportive, pour que les clubs sportifs qui ferment soient aidés, les restaurants, 500 milliards. On est d'accord. Sauf qu'aujourd'hui, il y a besoin, pendant 2-3 ans, de demander à ceux qui ont beaucoup, beaucoup, pas à ceux qui gagnent 2 000 euros. Je trouve scandaleux de demander à un semi-car 50 centimes sur une botte de médicaments. Il n'a pas les moyens. Par contre, ceux qui ont vraiment les moyens, et pas ceux qui gagnent 4 000 euros, ceux qui ont fait des fortunes, on pourrait leur demander exceptionnellement. Mais ça, c'est la France. Vous savez, c'est la France. Exceptionnel, ça devient une réalité. Et je pense qu'il y aurait des choses à faire. Mais le symbole, c'est commencer par l'État.
Frédéric Pougera, présidente de Tenkan Paris, justement, une agence de communication. Vous, sur les symboles et la politique, quand vous voyez Nicolas Kippé, est-ce que vous trouvez que c'est une bonne communication ? Apparemment, oui, parce que tout le monde en parle.
Alors, rassurément, c'est un très bon coup de com'. Mais pour commencer, je voudrais revenir sur la mauvaise com' de tous ces élus. de tous ces responsables publics qui viennent justement expliquer que tout le monde devrait mettre la main à la poche, ou tout le monde devrait faire des économies. Non, ce sont eux, les responsables publics et politiques, qui devraient chacun se demander comment je vais mieux gérer mon périmètre pour qu'il coûte moins cher, et pour que j'aie à moins sollicité la taxe ou l'impôt. Mais rappelez-vous Amélie Monchalin, ministre
des Comptes Publics, il y a un mois dans le JDD, qui dit, je le dis clairement, les comptes n'y sont pas. Parce qu'il y avait un engagement quand même préalable à cette soi-disant politique d'austérité, c'était de dire, tous les ministères vont devoir revoir un peu leur tambouille interne pour faire des économies. ministre des comptes publics, qui dit « le compte n'y est pas il y a un mois, je crois que le compte n'y est toujours pas ». Donc vous avez raison, l'exemple d'abord.
Mais ce n'est même pas l'exemple d'abord, c'est l'exemple seulement. Oui, bien sûr. On est dans un pays qui est tellement taxé qu'il y a un moment, la solution magique de toujours rajouter une taxe ou de toujours rajouter un impôt, à un moment, ce n'est plus possible. Et sur le Nicolas qui paie, oui, je me sens aussi relativement Nicolas, je rappelle que Je suis Nicolas, ça a été lancé pour représenter les contribuables qui paient pour les autres, et donc pour exprimer un rabol fiscal. Donc je ne suis pas certain que ce soit seulement une question de génération, je pense que ça concerne. tous ceux qui payent et tous ceux qui payent finalement ne sont pas si nombreux. Pour faire le lien avec la communication, il y a quand même un langage magique dans la communication politique, c'est la justice fiscale. Derrière la justice fiscale, en fait, on doit s'écraser, il n'y a pas d'argument pour contrer cet argument de justice fiscale, puisque c'est la justice fiscale, tout le monde doit se taire et tout le monde doit payer. Mais la justice, c'est quoi ? La justice, c'est l'équité. Et en France, il n'y a pas d'équité fiscale, il y a plutôt du racket fiscal. Les chiffres établis sur l'année 2023, les derniers, il y avait 80 milliards d'euros d'impôts sur l'evenue, c'est-à-dire 10 milliards d'euros. plus que 10 ans avant. 10
% des Français qui en payent 70% de cette somme. Exactement, et c'est soit
10% des Français qui payent 75% de cette somme et seulement 45% des Français contre 50-10 ans avant qui payent, donc il n'y a pas la justice fiscale, ça c'est du pipeau. Et donc personne n'accepte d'entendre cette idée de justice fiscale. Aujourd'hui on est dans le racket fiscal et s'il y a la justice qui doit se mettre en place, peut-être qu'enfin on aurait une autre relation à l'impôt. Et ça suppose que chacun contribue. selon ses moyens. Donc oui, je gagne beaucoup d'argent, je paye plus que mon voisin qui en gagne moins, mais tout le monde paye. Et je n'ai pas l'impression de payer pour les
autres.
Bonjour.
Vous faites partie, vous, de la classe moyenne, vous nous écoutez, vous êtes du côté de peau et vous nous dites mais oui, oui, oui, je fais partie des gens qui baillent pour tout le monde.
Exactement, il y en a marre. Il y en a marre, surtout quand on entend des politiques qui s'augmentent de 700 euros, qui ne font absolument aucune économie, qui ne parlent jamais justement de faire des économies là où ils devraient les faire. Quand on a des politiques qui, quand ils sont en arrêt maladie, continuent à toucher leur salaire pleinement. On va vous dire, vous êtes malade, vous allez être moins remboursé. Certains traitements ne sont pas disponibles parce qu'ils sont trop chers. Enfin bref, tout ça et j'en passe. Je peux vous demander ce
que vous faites dans la vie, Linda ?
Je travaille dans la santé, justement.
Et justement, vous, vous avez l'impression au quotidien, à chaque fois que vous regardez l'info, vous écoutez Sud Radio, vous avez l'impression qu'à chaque fois, vous allez être la nouvelle vache à traire quand on va devoir faire des efforts.
Oui, et c'est insupportable. Je ne vous cache pas que de toute façon, dans notre tranche d'âge, au-delà de 40, je pense que c'est pareil pour les trentenaires et les jeunes, on a tous envie de partir. On ne se voit pas finir en France. Quittez la France, vous voulez dire ? Ah oui, oui, oui, tout à fait. On voit que la France part en lambeaux. Personne ne fait rien. Les Français, je trouve, ne sont pas assez proactifs là-dessus. Je pense que je serai la première à sortir s'il le fallait, mais avec quelque chose de bien de
truc. Pour manifester ou pour faire une petite révolte ou montrer l'agacement ?
Oui, oui, bloquer, ne plus payer ses impôts, je ne sais pas, faire un mouvement vraiment concret pour que les gens comprennent que... Tout repose, le système repose sur très peu de personnes, et ces personnes-là sont aujourd'hui fatigées. Tous ceux qui travaillent en libéral, tout ça, vous le disent, on n'en peut plus, l'URSSAF, c'est devenu le diable. Tout le monde a peur de l'URSSAF. Je pense qu'il y en a qui en font des cauchemars. C'est plus possible. C'est plus possible.
Et Linda, est-ce que je peux vous demander, vous, quand vous regardez un peu autour, vous évoquez l'idée de partir de la France, quel pays aurait votre faveur ? Ce serait quoi, partir un peu en Espagne, en Italie ? Oui,
c'est ça, Espagne, Italie, parce qu'en Italie, ils ont réussi vraiment à se sortir d'une crise économique. On ne peut pas vraiment dire qu'ils s'en sont sortis aujourd'hui, mais en tous les cas, il y a du mieux. Comme quoi, on a beaucoup critiqué Mme Mélanie, mais au final, on peut critiquer, on aime ou on n'aime pas. Mais en tous les cas, ça a quand même bougé, ce qui veut quand même dire que si on veut faire des choses, on peut. On peut redresser un pays, seulement aujourd'hui, il n'y a pas la volonté en France. Donc oui, ça serait plus des pays, Espagne, Portugal, Italie, Luxembourg, Suisse, ce genre de pays, bien sûr.
Merci beaucoup de nous avoir appelé au standard 0826-300-300 et d'avoir fait part de votre témoignage, Inda, avec cette idée qui commence à s'installer dans beaucoup de têtes françaises, à savoir qu'il faut partir, peut-être quitter le pays après 40 ans à trimer, à payer en France, parce que peut-être qu'il y aura la Dolce Vita un peu ailleurs, c'est un sujet qui vous passionne, on y revient dans quelques instants. Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com. Patrick Vignal, ancien député Renaissance de l'Hérault. Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris et auteur de Anthologie de la Com. Et Mehdi Reiche, analyste politique. On en revient dans quelques instants. Vous êtes bien sur Sud Radio. A tout de suite.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Il
y a une bonne ambiance dans le studio, ça je peux vous le dire, et on était tous en train de débriefer le coup de fil de Linda qui nous disait, et qui je crois mettait le doigt sur une réalité un peu terrible de notre pays, à savoir que de plus en plus de Français, et certainement de gens qui nous écoutent, se disent mais en fait c'est très sympathique, la France, je ne dis pas qu'il n'y a pas des avantages, mais tout doucement la flingue, hop hop hop, on déploie la carte, et puis on va regarder ce qui se fait du côté de l'Espagne et de l'Italie, parce que la Dolce Vita peut-être nous... appelle, passé 40 ans. Arnaud Stéphan, comment vous avez trouvé l'auditrice, la réalité qu'elle touche du doigt
? Nicolas Kippé. On se souvient tout d'un coup, ça remonte quand on entend des témoignages comme ça, on remonte les ouvrages de Pierre Vermeuren sur la France qui déclasse, sur les limites de la métropolisation, ou ce livre dont j'ai oublié le nom des auteurs qui s'appelait La France des Invisibles. C'est-à-dire tous ces gens qui vivent... Christophe Guilloui. Non, non, La France des Invisibles, c'était sur les gens qui vivaient en milieu rural, qui ne bénéficient pas de l'accès à la culture, qui ne bénéficient pas facilement... Stéphane Beau, qui était l'auteur. Exactement, et donc ces gens qui renoncent à faire des études que c'est pas pour nous les études. Toute cette France qui bosse, toute cette France qui vit dans quasiment la misère sociale et culturelle, ces gens-là sont aussi des Nicolas. C'est-à-dire qu'eux, ils douillent, et ils n'ont ni les services qui correspondent. On leur refuse l'accès à la culture. Après, on va pleurer en faisant des milliards de dépenses sur les politiques de la ville. Les gens qui habitent dans la politique de la ville, ils sont à une demi-heure du musée du Louvre. Quand vous habitez au fin fond de la Creuse ou dans l'Ardèche, c'est quoi le problème ? le musée ? C'est quoi l'accès à la culture ? C'est quoi l'accès aux universités ? Je veux dire, au bout d'un moment, il y a quand même ces gens payent. Et la tentation de partir à l'étranger, vous savez, dans l'histoire, les Français, c'est ceux qui se sont le moins exportés. Voilà. Ils se sont les moins exportés. Pourquoi ? Parce qu'on avait la stabilité. Parce qu'il y avait à bouffer. Et finalement, on ne bougeait pas trop de son coin. Le seul moment où on bougeait de son coin, on va en reparler, c'était le service militaire. Le seul moment où on quittait là où on habitait, c'était le service militaire. Les Français, en plusieurs siècles, ils ont bougé de quelques kilomètres. Ils sont très attachés. Ils n'en peuvent plus. Je comprends ce que dit Linda.
Mais sur ça, et sur Linda, qui nous disait, franchement, je paye pour tout le monde, j'en ai ras-le-bol, donc le départ, il commence à se faire sentir.
Ce que décrit Linda, ou ce que tu décris Arnaud, c'est la fracture géographique. On est en plein dedans. Mais il y a aussi une dimension, on voit la différence qu'il y a entre la technocratie et le reste de la population, on voit cet écart entre le réel, il y a vraiment un écart, un rapport à la réalité qui est totalement différent. Mais il y a aussi une dimension qui, moi je trouve, n'est pas assez mise en avant, c'est la dimension au niveau européen. Je vais prendre l'exemple, on en avait parlé une fois ici, j'en avais fait un coup de gueule sur Alexandre Poukinski, qui était un jeune russe qui s'est fait sanctionner parce que son père était oligarque. Et au final, l'Union européenne se retrouve sanctionnée parce qu'en fait, la justice n'a strictement servi à rien. Qui va payer les millions d'euros ? qu'on va devoir
Nicolas
Kippé. Donc en fait, même au niveau européen, ça se retrouve. Mais c'est
malheureusement à Nicolas qu'on peut décliner. C'est là où vous avez raison. En fait, Nicolas, ça va devenir la nouvelle Martine. C'est-à-dire qu'on avait Martine à la plage, Martine en vacances. Maintenant, on va avoir Nicolas Kippé, Nicolas qui en a marre, Nicolas qui pense à partir, Nicolas qui veut arrêter ses études, Nicolas qui ne paie plus ses impôts. Ça va devenir une déclinaison un peu affolante à Frédéric Fougera et Patrick Vignal ensuite.
Les Anglais l'ont repris à leur compte en appelant Nicolas Nick et ils le reprennent. Et même aux Etats-Unis. Et je voulais faire un petit commentaire additionnel à l'intervention de notre auditrice Linda, dont je comprends parfaitement le ras-le-bol fiscal. Je le comprends parce que je le partage. derrière cette colère et ce souhait de dire qu'il ne nous reste plus qu'une chose à faire, c'est de quitter la France. En réalité, une fois qu'on a exprimé cette colère, ce n'est pas si facile de quitter la France. Mais qui peut quitter la France ? Ce sont souvent les étudiants en fin d'études, qui partent en stage, qui partent finir leurs études, parfois très loin, et qui restent souvent, pour une partie, à l'étranger sans revenir. Ce qui veut dire que pour le pays, c'est une perte de talent et de ressources qui ne seront plus présents. Et puis ce sont aussi les contribuables les plus importants, et donc ceux qui rapportent le plus. dans les caisses de l'État et qui finalement vont nous faire défaut aussi. Donc ceux qui peuvent quitter la France, c'est l'avenir et c'est la richesse. C'est très très mauvais signe.
Un auditeur avec, vous savez, un petit graphique de comment est réparti les 1000 euros de dépenses publiques. Il suffit de regarder en effet cette image pour comprendre que rien ne va sur 1000 euros de dépenses publiques, 253 pour les retraites, 201 pour la santé, 107 pour le reste de la protection sociale. Il y a un problème de la répartition publique, Patrick
Vignal. Moi je voudrais dire Alinda, On a besoin d'elle. Elle travaille très bien à la santé. La santé souffre en son main. Linda, restez avec nous.
Ça, ça sera le hashtag qu'on va lancer sur Sud Radio. Linda, restez avec nous. On a besoin de plus, Linda. On vous aime, Linda. Je vais vous dire, Linda, même avec l'application Sud Radio, à l'étranger, en Italie ou en Espagne, vous pourrez vous écouter. Le monde entier,
Linda, vous écoute. C'est la future Nicolas, Linda. Voilà,
le hashtag. Linda, reste travailler dans la santé. On parlait de Nicolas. Est-ce que Nicolas va devoir payer en réalité pour... le service militaire ou une nouvelle forme de service militaire. C'est en tout cas ce qui semble germer dans l'esprit du président de la République. Le 13 juillet, dans deux jours, à l'hôtel de Brienne, il va faire un discours pour expliquer à quel point la France doit se réarmer pour faire face à la menace. Il y a déjà eu dans ce pays une nouvelle loi de programmation militaire. 413 milliards d'euros. Apparemment, il y aurait besoin de quelques ajouts pour mieux se préparer à l'état du monde. Et dans ça, il y a eu un conseil de la revue nationale stratégique qui a été publié. Et le président de la République nous a... dit que l'Elysée, je cite, c'est qu'il faut penser à un mécanisme pour que la jeunesse ait l'occasion de servir, notamment la défense nationale. Est-ce qu'une certaine forme, un certain retour du service militaire autour de la table, vous le voyez comme quelque chose de plutôt positif, ou au contraire, ça y est, la formule est sellée, il faut qu'on passe à autre chose ? Non, moi j'ai toujours été
partisan de la création d'une garde nationale. Pourquoi ? Parce que le service militaire, on est quelques-uns autour de cette table à avoir fait. Non. Non, on est quelques-uns, j'ai dit. Mais Guy, t'es pas encore né, ni c'est pas grave peut-être. T'es pas encore né quand t'es au service. Le service militaire, il y avait quand même dans le service militaire des choses qui permettaient déjà à des Français de sortir de leur territoire et de rencontrer d'autres Français. Il y avait aussi quelques fois, pour certains, tout d'un coup, on arrivait à savoir où on en est. C'était au niveau de l'éducation et de la santé, parce que souvent c'était surprise. Et puis, il y avait des gens qui apprenaient des métiers, et puis surtout, on prenait un sacré coup de pied et vous fesse. Et je peux vous dire que des gens qui faisaient le service militaire, déjà pendant un an, ils prenaient leur douche tous les jours, ils ciraient leurs chaussures, et ils apprenaient à faire leur lit. Ça a l'air de rien comme ça, mais ça change tout, en vérité. Et que ce refus de l'autorité, ça va, je le ferai plus tard. Il n'y avait pas, ça va, je le ferai plus tard à l'armée, quand ils allaient faire les TIG. les travaux d'intérêt généraux, vous ramassiez les trucs toute la journée. Oui, il y avait des trucs absurdes à l'armée. Donc pour vous, aujourd'hui, même face à
la nouvelle menace, c'est pas totalement idiot de repenser à... C'est quoi la
citoyenneté
?
Payer
l'impôt ? Faire son
service militaire et voter. Il n'y a plus de service militaire, il n'y a même pas la moitié des gens qui payent l'impôt. Moi,
j'ai une belle expérience. Je suis enseignant de judo, je me retrouve à Auxerre, former les futurs gendarmes sur les sports de combat. J'ai passé une armée extraordinaire. Et ce que tu disais, Arnaud, c'est vrai. Moi, j'ai vu des gens qui arrivaient, qui avaient peur d'être en groupe. On était un casernement de 16, on les formait au sport de combat. plus des gens qui étaient largués. Mais il y avait des militaires, il y avait des lieux. Aujourd'hui, il n'y a plus de lieux, il n'y a plus de casères. Je pense à Montpellier, le AI, ça existe plus. Il y a des casères, et
finalement, ils sont emmerdés, parce qu'il y a eu des problèmes au ministère de l'Intérieur qui ne payent plus leur loyer. Je vais vous dire, c'est dur ce que je vais
dire, Arnaud. C'est Rengard, maintenant, le service militaire qu'on a connu tous les deux. Par contre, je pourrais être d'accord avec toi, moi j'ai fait le tour de front des quartiers difficiles. Les Menguet à Lyon. Marseille pour Maloua, Médiation, on a perdu, en fait, on a cette incivilité récurrente, on a plus ce rapport avec l'enseignant qui était le hussard de la République, le maire qui était... Le bonjour, merci. Moi je suis sidéré dans un
restaurant ou dans une boulangerie, le nom de personne qui rentre sans dire bonjour, c'est
hallucinant. Il faut plutôt qu'on soit capable d'avoir une armée de femmes et d'hommes sur le respect de l'autre. C'est ça qu'il faut développer.
Frédéric ? J'enchaîne, j'approuve. Une des vertus du service militaire, c'était certainement pas de créer une armée de chair à canon, c'était vraiment d'apprendre le vivre ensemble, le respect et la fraternité. Ça, on l'a complètement perdu. Maintenant, le recréer aujourd'hui en réinstaurant un service obligatoire... Est-ce que c'est adapté ? Non, mais je n'y crois même pas une seconde. Pour des raisons économiques, pour des raisons organisationnelles, le coût que ça va représenter, l'organisation que ça nécessite...
Ça a
été une
catastrophe et
ça a goûté un pognon de dingue pour reprendre une expression aussi présidentielle. Si on fait un système de garde nationale avec des périodes de rappel, etc., c'est autre chose. Puisque là, c'est du volontariat. Par exemple, ça peut permettre à certains pays... La plupart des réservistes, des gendarmes militaires... La garde nationale, c'est autre chose. J'ajoute un dernier point, c'est
que... L'armée ne peut pas tout. Je suis d'accord avec ce qui est dit. L'armée peut avoir un rôle social, mais elle n'est pas là pour éduquer les jeunes. Elle apporte quelque chose. Elle peut momentanément former des gens, peut-être même leur trouver une vocation. Ça peut même, des fois, servir, j'ai pas envie de roue de secours, mais des gens peuvent se dire, en fait, j'ai envie de faire ça, mais elle ne peut pas résoudre tout. Ça ne peut pas être une solution miracle qu'on brandit en termes de communication, en disant, on va regarder, tout est en train de se liquéfier dans la société. Le dernier, finalement, le dernier symbole... d'autorité ou de cadrage, c'est l'armée. Ça ne peut pas être l'armée qui résout tout à ce niveau. 0826 300 300.
Bonjour Guy. Bonjour. Merci d'appeler Sud Radio. Est-ce que vous avez fait votre service militaire, Guy Oui. Est-ce que vous êtes favorable au retour du service militaire, je dis bien, 'hui
Alors, moi, j'observe la société telle qu'elle est maintenant. Et je vais vous dire, c'est pour faire un service militaire walk. Ce n'est pas la peine. C 'est quoi ?
Guy, selon vous, c'est quoi un service militaire WOC ?
Écoutez, quand vous êtes dans la rue, que vous voyez les gens marcher, vous vous demandez si c'est des gars, si c'est des filles. Je n'ai rien contre. C'est la manière de vivre maintenant. Ce n'est pas un problème. Mais bon, le truc, c'est que s'il y a besoin d'intervenir sur le terrain, ce n'est pas avec la fleur au fusil qu'on y va.
Vous, Guy, sans tomber dans le cliché, que j'essaie de résumer votre pensée, vous dites, en réalité, quand je vois la jeunesse d'aujourd'hui, Aujourd'hui, si demain on doit se préparer à la guerre, la France peut ne pas être sauvée du tout.
Et puis il y a surtout un truc, c'est que j'ai entendu sur les ondes deux ou trois fois des maires qui étaient allées se plaindre quand ils faisaient le service qui a été mis en place. Les services nationaux
universels.
Voilà, alors mon petit, on l'a repris et c'est pas bien. Mais quand vous êtes là, je vais vous dire, il y a un gradé qui me dit... que vous allez au trou, vous allez au trou, et vous devez obéir, vous devez faire ce qu'on vous demande de faire. Je ne pense pas que notre jeunesse soit prête à ça.
Mais pour vous, quand même, l'idée, Guy, puisque c'est le sujet, l'idée de mettre en place quelque chose qui ressemblerait, vous y êtes plutôt favorable, de ce que je comprends.
on n'aurait jamais dû le supprimer. C'est que ça donnait quand même, bon, même si moi je me suis pas, on peut pas dire que j'ai eu besoin d'épanouir là-bas, mais bon, j'ai rencontré des gens, c'était sympa. C'était de la franche
camaraderie et quand même un certain rappel pour les règles en communauté qui n'étaient pas désagréables.
Exactement, parce que je veux dire, si vous voulez, ça correspond un peu au scoutisme qu'il y avait à l'époque. Et on vous faisait faire des choses que... que vous n'aviez pas l'habitude de faire donc voilà quoi je pense que si c'est fait sérieusement Mais je ne pense pas que ça ira dans ce sens-là. Mais vous avez ce qu'on va
faire, Guy. Vous allez nous envoyer un dossier à Sud Radio. On va l'envoyer au ministère des Armées. Vous ferez partie des encadrants. Il y a quelque chose qui se montre, Guy. Je pense que c'est une très bonne idée. Et après Nicolas,
Linda, Guy. Hashtag Guy. C'est Sud Radio.
On rassemble la France, messieurs. Et ce n'est pas une petite mission. Merci beaucoup, Guy, de nous avoir appelé au 0826 300 300. Restez sur Sud Radio. On revient dans quelques instants pour poursuivre ce débat. Et notamment de parler des... Vous savez, vous êtes... peut-être habitués sur la plage, notamment si vous êtes du côté des Sables d'Olonne, à avoir des petits beignets, des petites glaces qui défilent. C'est fini, mesdames et messieurs. C'est de la concurrence déloyale. Mort au marchand, apparemment, c'est ça le projet. On en parle dans quelques instants sur Sud Radio. A tout de suite.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
On va partir du côté, puisque certains d'entre vous sont peut-être en vacances là-bas, sur la plage, en train de faire une petite balade. Et là, ils vont se dire, tiens, puisqu'on est avec nos enfants, est-ce qu'on se grillerait une clope ? Ah non, non, non, c'est fini ça, sur les plages. Et si on se prenait une glace ? Mais non, et non, c'est fini aussi, les glaces. Et puis les baignets, c'est fini aussi, parce que, et les chouchous, mais tout. Tout ce qui était transporté par ces marchands itinérants, ces vendeurs ambulants sur les plages, du côté des sables d'eau, on a décidé de les interdire parce que visiblement, les commerçants locaux ont décidé que c'était de la concurrence déloyale. Autour de la table, est-ce que ça peut se comprendre ? Parce que quand on trine tout l'été, on ne fait qu'une saison, peut-être les commerçants installés sur le fameux remblai, c'est une sorte de grande promenade des Anglais, un bout de béton sur lequel on marche pour voir la plage. C'est quand même ça le principe. Et donc, certains commerçants, évidemment, se disent, j'ai quatre mois pour faire ma saison avec des chouchous, des chouchous roses, des glaces. Et il y a ceux qui sont peut-être des étudiants, qui sont insolents en plus, qui marchent en claquettes sur la plage en débardeur et qui font leur blé comme ça. Et c'est vrai que c'est des clients mentoureux, Patrick Vignard. Vous savez le
problème qu'on a... Je vous en ferai concerné par ce sujet. Oui, parce que regardez, je pense aux restaurants de plage. Moi, j'ai pu faire un accord sur la grande mode Carnon et Palavas entre les commerçants, les restaurateurs et ceux qui avaient des restaurants sur la plage. En fait, il y a de la place pour tout le monde. Et ce qui me gêne dans cette société, c'est que personne n'est capable de faire des compromis. Je suis désolé, mais le jeune étudiant qui fait 12 heures à pousser un chariot qui fait 100 kilos en plein cagnard pour gagner un peu d'argent en vendant des chouchous, moi, ça me plaisait cette France. Il y en a marre maintenant, entre le bar des 10 piafs, entre les mecs sur les places qui veulent jouer au foot. Non, mais c'est quoi cette France où tout est fermé maintenant ? C'est une France cadenassée que nous voulons. Et c'est vrai que, Si j'étais moi le maire des Sables d'Olonne, j'aurais réuni les commerçants sédentaires, les vendeurs de chouchous, et j'aurais fait un partenariat. J'ai envie de dire aux restaurateurs, vendez-les les chouchous, comme ça mon jeune étudiant, il faudra un peu de thunes pour se payer le loyer à Paris. Voilà ce qu'on a besoin d'une belle jeunesse.
Le gestionnaire d'une entreprise du côté des Sables d'Olonne, qui lui, emploie une trentaine de vendeurs ambulants, évidemment, refuse totalement de disparaître, et va porter l'affaire en justice, ce qu'on apprend aussi, qui est quand même intéressant. Je ne sais pas comment vous observez ça, vous Frédéric Fougera. C'est la police municipale en attendant qui va avoir l'ordre de les expulser. C'est quand même le meilleur moyen d'opposer la police et ses habitants. C'est surtout
une interrogation sur le rôle de la police municipale. Est-ce que le rôle de la police municipale, c'est de garantir une forme de sécurité, de tranquillité, de rassurer la population ? Ou est-ce que c'est d'aller faire la chasse aux petites dérives ou non d'ailleurs ? Parce que là, d'un côté, on parle d'étudiants qui triment pour gagner un peu d'argent, mais en l'occurrence, il ne s'agit pas d'étudiants, il s'agit d'une société. Il y a 30 employés, c'est-à-dire que c'est une société qui est légale, qui paye des impôts, qui paye de l'URSAP, qui paye ses salariés. Donc finalement, on oppose deux activités économiques. c'est juste un jeu de concurrence qui n'est pas accepté par les uns ou par les autres. Donc en plus, on est plutôt dans une forme de délire total. Et je voulais juste revenir et avoir une petite critique sur votre introduction du sujet, où vous parliez d'un côté de la cigarette, de l'interdiction de la cigarette, et de l'autre côté de ce sujet-là. Je pense qu'il ne faut pas non plus tout mélanger et tout mettre au même niveau. La question de la cigarette, c'est une question de santé publique. Il y a énormément de pays dans lesquels la cigarette est interdite partout, dans tout l'espace public depuis longtemps. Ça n'empêche pas les gens de vivre. Il faut juste ne pas être hypocrite. Moi, je ne dis pas ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire. Mais on ne peut pas dire d'un côté, la cigarette, ça tue, c'est dangereux, ça coûte très cher en matière de santé publique. Et puis après, de dire, oui, mais il ne faut pas empêcher les gens de fumer. Donc, il faut dire la vérité. Peut-être que l'association des deux entre l'interdiction du chouchou et la cigarette, ce n'était pas le meilleur abalgame possible.
Je défends cette introduction dans le sens où je pense que pour beaucoup de Français qui nous écoutent et qui nous regardent, il y a la sensation qu'il y a une perte de liberté. Ça va en effet de l'allumage de la clope, même si l'objectif est noble. Et parfois, les gens aimeraient se dire, écoutez, débrouillez-vous pour que la plupart du temps, on ait accès à des plages propres, en toute sécurité, plutôt que de nous interdire de fumer. Arnaud Stéphan, sur ce sujet justement de l'expulsion, en tout cas sur la grande plage des Sablone, ne sortera pas. le cas partout en Vendée, mais d'aller expulser certains. Ça, je vais vous dire, ça commence comme ça et ça finit par fermer le bar des Zipchaf.
c'est exactement ça. Mais c'est exactement ça. Je vous
ai
senti
Arnaud sur ça.
C'est quoi les souvenirs d'enfance sur les plages ? C'est quoi ces souvenirs ? C'est quoi ce qui nous lie à un endroit ?
Les bagarres dans l'eau avec mon petit frère.
Et les
glaces et les chouchons quand on gavait les parents pour en avoir. Et de nager jusqu'à
la deuxième bouée. Exactement. Et de plonger dans les vagues. Est-ce que c'est bon pour vous ? Exactement. On est lié à des endroits, on est lié à des histoires, on est lié à des sensations, on est lié à plein de choses. qui nous rattache à des endroits, à des émotions. Moi, c'est le Var, parce que c'est des souvenirs d'enfance dans le Var, et c'est la grande plage de Cavalers, avec ces vendeurs qu'on connaissait tous les ans, et qui nous appelaient par nos prénoms, et qui nous connaissaient, et le photographe, qui naît... Mais oui, le photographe, les fameuses photos en noir et blanc, au bord de l'eau, avec les parents, ou avec les soeurs, etc. Peut-être, pas à mon époque, mais oui, à l'époque... Vous êtes très âgé, c'est beaucoup plus
artistique. Est-ce que vous avez expliqué que Pompidou n'était plus président ?
Je suis né sous Pompidou, je m'en rappelle. On lui a appris ce matin. Ça a été un choc, un truc, mais je ne m'en remettais pas. Il était piaf d'ailleurs, il n'est plus là pour défendre son bar. Son dernier album. Mais on est attaché à ça. Faire disparaître tout ça, là aussi, ça participe de la destruction de ce que nous sommes. De l'histoire. De notre histoire. Exactement. Mais exactement. S'il ne reste plus rien. Vous avez une société qui est complètement aseptisée avec... mais qui acceptent en revanche qu'on vienne vous emmerder sur une plage avec des groupes bruyants qui mettent de la musique, etc. Oui, avec des enceintes. Interdisons les
enceintes portatives avec les morceaux immondes à côté de chez vous.
Moi, je préfère les vendeurs de chouchous sur des plages que les emmerdeurs avec des baffles qui mettent de la musique de dôme toute l'après-midi sur la plage. Écoutons la jeunesse qui
n'a pas connu Pompidou et Edith Piaf. Je n'ai pas connu Pompidou
et Edith Piaf, mais j'ai connu les chouchous et je me souviens encore que j'embêtais grandement mon père. pour qu'ils m'en achètent parce que avec un petit sentiment de culpabilité à la fin mais tu l'as quand même eu ton chouchou non mais c'est important parce que ce qu'on a ce que décrit Arnaud ce que tout le monde a décrit c'est qu'on petit à petit on fait des petites concessions Sur soit des petites parcelles de vie qu'on peut avoir, des petits plaisirs personnels, c'est aussi des moments de vie et de partage. Et la suppression de ça, en fait, c'est renoncer finalement à ce qui nous unit. Tu parlais d'immatérialité. En géographie, on appellerait ça l'espace vécu. C'est que chacun a son petit vécu de la France. Chacun a son petit vécu sur sa petite plage avec ses parents quand il les gosse. Et donc, on est en train de petit à petit renier sur ça. Il ne faut absolument pas le faire. En plus, je suis sûr que... la police municipale, sincèrement, elle sait même pas pourquoi elle fait ça.
Non mais c'est surtout, je pense qu'elle va pas avoir envie de le faire. En réalité, il fait chaud, vous avez la délinquance un peu partout, vous préférez être en train de régler. Donc c'est bien pour ça, entre la cigarette et la sécurité. Mot de la fin, Frédéric, il faut que je reste quelques secondes.
Juste sur l'image de la police municipale, parce que ça me fait penser aux gendarmes de Saint-Tropez, de voir ces pauvres gendarmes à qui on demande de courir après les nudistes. Les nudistes ? Je trouve que c'est exactement ça.
Alors
Arnaud, le bar, les nudistes et les chouchous. la prochaine émission. Mais ce sera un sommaire. Merci, monsieur, de m'avoir accompagné sur Sud Radio pendant cette 7h30 de débat. Merci à Arnaud Stéphane, fondateur de l'agence La Note de Com. Merci à Patrick Vignal, ancien député renaissance de l'Hérault, qui a fait un petit clin d'œil à Amélie Oudea Castera pour une jeune championne, et on la sponsorisera ici sur Sud Radio. On la soutiendra. Et on va la suivre, surtout. Merci, Fédéric Fougera, d'avoir été avec nous, président de Tenkan Paris, l'agence de communication et auteur de anthologie de la com aux éditions Bréal Studios. Merci beaucoup Mehdi Raich, analyse politique d'avoir été avec nous dans quelques instants. Retour sur une affaire qui a tenu la France en apnée, l'affaire Cédric Jubilard. Figurez-vous qu'on risque d'avoir un basculement. Sa nouvelle compagne a dit avoir recueilli de nouvelles confessions lorsqu'elle allait le voir régulièrement dans le parloir. On en parle dans quelques instants avec justement Sébastien Deveau qui est détective et qui connaît très très bien justement cette affaire, qui connaît très bien aussi cette compagne et qui va nous éclairer pour savoir où on est. Est-ce qu'un jour, on va comprendre ce qui s'est réellement passé entre Cédric et Delphine Jumillard ? A tout de suite sur Sud Radio.
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