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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Complètement, je crois que ça fait partie d'un épisode où on veut nous éliminer. Nous, c'est clair, Parti PFE, on va voter pour cette motion, pour la destitution de Mme Van der Leyen.
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel entretien. Aujourd'hui je suis en compagnie de Virginie Joron qui est déjà venue lundi, députée européenne. Alors bonjour Madame Joron, on se retrouve encore une fois pour parler d'actualité. On s'est vu lundi, merci beaucoup d'être encore présente avec nous. Merci à vous et bonjour. Alors aujourd'hui, on va parler de cette perquisition qui a eu lieu hier au siège du Rassemblement national dans le cadre d'une enquête pour financement illicite des campagnes de 2022 et 2024. Jordan Bardella parle d'une nouvelle opération de harcèlement. Est-ce que vous partagez ce sentiment
Complètement, je crois que ça fait partie d'un épisode où on veut nous éliminer. On a vu, ce n'est pas la première fois qu'on essaye de nous éliminer, on l'a vu avec la non possibilité d'avoir accès à des prêts bancaires. Parce que c'est ça en fait. Aujourd'hui, on essaye de dénigrer tous nos militants, nos alliérants qui nous prêteraient de l'argent. pendant les campagnes électorales. Il n'y a rien d'illégal, tout est clair, tout est transparent. D'ailleurs, tout est validé par le CN, CCFP, vous savez, c'est le conseil qui valide les élections, c'est les comptes de campagne qui sont validés, donc il n'y a rien d'illégal. Seulement, écoutez, avec leurs gros bras, on descend, on fait des perquises à 8h50 au siège, ça fait tout de suite les gros titres, et c'est pour dénigrer notre activité politique, c'est une atteinte à la démocratie. Et comme je l'ai dit, ce n'est pas la première fois. Le parti a toujours été ciblé par le gouvernement, notamment, je vous donne l'exemple, les banques ne nous prêtent pas d'argent. Aujourd'hui, on m'a même une fois clôturé mes comptes bancaires. Donc il y a cette volonté finalement de nous contraindre, de nous éliminer du, j'ai envie de dire, oui, de la démocratie. On l'a vu, je le rappelle aussi, le tribunal qui a condamné Marine Le Pen à une inigibilité. Là aussi, avec exécution provisoire, sans pouvoir finalement argumenter du fait que… Il y a un état de droit, puisqu'en fait, on a eu cette possibilité de notre candidate qui était en tête de tous les sondages à se présenter. Donc, il y a une volonté finalement de nuire avec effectivement une campagne de dénigrement et elle fait partie, elle fait partie hier, cette descente de cette campagne pour tenter de nous éliminer. Mais on n'est pas dupes. Nos adhérents et nos militants ne sont pas dupes. Il n'y a rien d'illégal. Tout est transparent, comme je l'ai dit. Il y a des comptes des campagnes qui ont été validés et ils sont... Ils sont publics, j'ai envie de dire, puisque nous sommes obligés de répondre aux demandes du Conseil national des comptes publics par rapport à ces élections. Mais voilà, c'est pour faire peur, c'est pour montrer aux gens, finalement, ceux qui nous ont prêtés, que peut-être il ne fallait plus nous prêter. Mais j'ai envie de dire pourquoi, en fait ? Pourquoi on est obligés de demander à nos militants de nous aider pour faire campagne, pour répondre à la démocratie ? Parce qu'effectivement, il y a tout un système qui a été mis en place pour que les banques ne nous prêtent pas. On avait demandé, vous savez, la Banque de la démocratie, que François Béroux aussi nous avait mis comme ça, comme un hochet, en disant oui, oui, il faut y penser, parce que c'est important, la Banque de la démocratie. Puis il n'y a toujours rien. Il n'y a toujours rien. Par contre, ce qu'il y a en parallèle, c'est des forces comme ça, des coups de force, des coups d'éclat médiatiques pour entacher notre parti, le Rassemblement National.
'est vrai que ça a fait la une des médias depuis hier, et selon le porte-parole du RN, tout a été aspiré lors de la perquisition, y compris des documents liés à une éventuelle dissolution. En fait,
c'est ça qui est grave. C'est-à-dire qu'on fait une perquise et on prend tout. C'est-à-dire qu'on prend tout et n'importe quoi. On va prendre les ordinateurs, on prend tout ce qui traîne, où en fait il y a plein d'informations. C'est-à-dire qu'on a un parti politique, on a des stratégies, on a des échanges entre cadres, il y a des formations. Et donc oui, on a un parti politique avec des ambitions, avec des stratégies, effectivement, avec peut-être des échanges entre cadres sur la possibilité d'une des solutions, sur notre stratégie à venir pour les municipales. Donc ce sont des informations quand même confidentielles. Et donc effectivement, avec cette acquisition, ils ont tout pris. iPad, portable, effectivement, donc accès à la messagerie de nos cadres et surtout de Jordan Bardella avec des échanges autour de ces... rendez-vous politiques, des rendez-vous majeurs. Est-ce qu'on va avoir des solutions, donc avec des échanges ? Est-ce que pour les élections municipales, on est en train de mettre en place une stratégie pour la rentrée, avec des réunions, des meetings, avec des formations ? Donc ils vont avoir accès à tout ça. Je trouve effectivement, ça pose question, ça pose question pourquoi aujourd'hui se rend... ce 9 juillet à 8h50, avant les vacances, pourquoi ce coup d'éclat ? Comme s'il y avait un danger imminent, comme s'il fallait tout de suite éteindre le feu. Il n'y a pas le feu, tout est clair. Il y a effectivement, comme tout parti politique, des conversations, des organisations, et c'est normal. Mais ce qui est troublant, c'est que c'est le calendrier. c'est la force avec laquelle ont été pris tous ces documents, cet accès à des informations qui, pour le coup, sont confidentielles.
Quelle est la prochaine étape pour le Rassemblement national par rapport à cette opération
on va voir ce qu'il en ressort. Déjà, qu'est-ce qu'ils cherchent ? Sans doute, s'ils cherchent quelque chose, ils vont peut-être demander à voir des personnalités parce qu'on n'en sait rien, finalement. On a pour l'instant ce grand coup d'éclat. La recherche, on ne sait pas. Et puis, nous, on est à la disposition de la justice. Il n'y a aucun problème là-dessus. On respecte la démocratie, on respecte la justice, on respecte les forces de police. On veut savoir effectivement ce qu'ils recherchent. À ce stade, nous ne le savons pas. Donc, on répondra à leurs demandes. Mais ce qu'on regrette, c'est qu'effectivement, c'est cette façon de faire, c'est cette façon d'entrer par la force et de récupérer des documents, d'avoir accès à la messagerie privée aussi, puisqu'il y a aussi parmi tous ces messages de la messagerie privée. Donc voilà, on se dit qu'on est en France dans un état de droit, qu'on n'a rien à se reprocher, que les comptes de campagne ont été validés, déposés. Et là, on se retrouve avec des vacances, avec cet acte de force contre un mouvement, le premier parti de France, j'ai envie de dire.
Madame Jean, vous êtes également députée européenne, et on en a parlé lundi de cette motion censure contre Ursula von der Leyen. 77 députés l'ont signé.
Oui, alors aujourd'hui c'est effectivement jour de plénière à Strasbourg, donc les votes sont prévus à midi, et effectivement, rendez-vous avec tous les groupes politiques, tous les chefs de partis qui seront là et qui devront donc répondre à cette motion. Vous l'avez dit, 77 députés dont je fais partie avec Thierry Mariani. On a signé cette motion parce qu'il était important de dire à Mme Ursula von der Leyen que pour différents motifs, cette commission n'allait pas. Problème de gestion, problème de mauvaise administration, problème de transparence, problème par rapport à la démocratie où on estimait qu'elle allait trop loin, problème d'octroi de compétences qu'elle n'a pas en santé, en défense. Donc oui, on a signé cette motion. Aujourd'hui, c'est le rendez-vous. puisqu'on va voir comment vont se positionner certains partis politiques. Nous, c'est clair, parti PFE, on va voter pour cette motion, pour la destitution de Mme Van der Leyen. On ne veut plus voir Mme Ursula continuer à creuser la tombe de nos agriculteurs, la tombe de l'industrie automobile et l'octroi de compétences qu'elle n'a pas. Ça ne va pas être le cas pour notre parti. Moi, j'ai entendu dire que Manon Oubry... The left, la fausse opposition, ça c'est important de le dire, parce que certains pensent qu'en France, c'est l'insoumise, donc l'insoumise aussi au système, j'ai envie de dire, mais pas du tout. Elle n'est pas du tout insoumise, elle est plutôt soumise, elle est plutôt à la botte de Mme von der Leyen, parce que c'est facile de dire oui, je ne vais pas prendre part au vote, parce que cette motion ne nous convient pas, parce qu'elle vient soi-disant de l'extrême droite. mais c'est l'hypocrisie totale, elle doit se prononcer, elle doit rendre des comptes à ses électeurs, arrêter ce double discours. On la connaît, c'est facile, elle va peut-être être absente, mais en général elle est présente, mais on enlève sa carte et elle ne prend pas parole. Ça va être sa stratégie, mais que leurs électeurs ne tombent pas dans le panneau d'Aubry parce que ça ne tient pas la route en démocratie. on vote. Et même l'abstention, ça fait partie des possibilités, mais là, elle ne veut même pas prendre parole au vote, c'est plus grave, ça veut dire qu'elle ne veut pas participer à ce rendez-vous démocratique. Pareil avec François Bellamy, j'ai envie de dire, lui aussi, il devra rendre des comptes à ses électeurs, puisqu'il siège au sein du parti du PPE, donc le siège où il y a Mme Ursula von der Leyen, donc pareil. Les socialistes, on sait déjà aujourd'hui, donc le socialiste, c'est là où vous avez Bluxmann, Raphaël Bluxmann. eux sont plus malins, c'est même pire, c'est même pas malin, c'est hypocrisie totale par rapport aux valeurs de l'Union européenne, aux valeurs de la démocratie. Ils ont annoncé en début de semaine qu'ils ne prenaient pas par vote, comme Manon Oubry. Ils sont quand même 130, donc c'est quand même un gros poids. C'est-à-dire que pour voter, il faut un quorum, et à partir de ce quorum, on va faire la majorité absolue. Donc, si on n'était que 400, il aurait fallu 201 votes. Donc là, ils ont dit, nos voix, on ne va pas les mettre dans le panier, comme ça, vous débrouillez. Et Ursula qui a fait ses comptes, elle s'est dit « Oh là là, si je perds 130 votes, ça va réduire le champ et je risque effectivement de me prendre, si je ne suis pas destituée, mais je vais prendre quand même une grosse claque parce qu'il va y avoir un gros quota qui va voter pour cette motion de censure. » Donc qu'est-ce qu'ils ont fait depuis le début de la semaine ? Ils ont négocié dans les couloirs. Ils ont négocié dans les couloirs, ils ont fait du chantage, ils leur ont fait du chantage, c'est ça. dans des fin fonds de certains villages mafieux, ils ont fait du chantage et ils ont négocié avec elles leur voix contre, là je viens de l'apprendre, j'ai vu ça ce matin, contre un accord politique portant sur le maintien du Fonds social européen plus. Donc c'est un fonds social pour plus d'emplois, c'est eux pour eux, c'est leur cheval de bataille. Et donc ils ont négocié ça avec Ursula en échange de leur voix. Donc voyez un petit peu la démocratie, comment elle se négocie, comment elle est vécue ici au Parlement, ceux qui vous donnent des leçons sur la démocratie, du chantage. des pressions. Donc voilà, à ce stade où on en est à quelques heures de la motion. Donc, ce n'est pas très beau. Et moi, je suis là pour vous le transmettre parce que c'est important de montrer qu'entre les annonces, les discours, les positions, les postures, les grandes valeurs qu'ils veulent défendre, vous avez la réalité. C'est du chantage, c'est des pressions, c'est du conflit d'intérêts. Et finalement, c'est... Ça continue, j'ai envie de dire. Et il ne faudra pas être dupe avec ce résultat des votes. Moi, je décortiquerai effectivement les résultats et on verra. L'après, il y aura la période de vacances. Et après, est-ce qu'il y aura encore des tensions dans ces groupes ? Parce qu'il y a une hypocrisie totale. Les socialistes ont dit il n'y a pas longtemps qu'ils arrêteraient de protéger Mme Ursula von der Leyen. Parce qu'ils l'ont dit durant la période de Pfizer-Gay, ils l'ont protégée. Donc on va voir si effectivement, parce que ça ne tient pas beaucoup les chantage, on le sait très bien. Donc on verra l'impact de cette motion, l'impact du vote que cela aura. Mais surtout, et ça c'est la bonne nouvelle, c'est-à-dire que c'était comme une phase test, cette motion. On a vu que ça a ébranlé beaucoup la Commission, ainsi que certains partis politiques. Donc c'est bien, il faut qu'ils sachent maintenant que cet article 131, que cette motion de censure, il faut 72 signatures. Et que numériquement, avec le groupe Les Patriotes, nous sommes 85, et déjà Jordan Bardella l'a annoncé, on va utiliser cet outil, notamment au regard du Mercosur. Donc cet outil... Il fonctionne et il fonctionnera demain. On va l'utiliser de nouveau. Ils peuvent compter sur nous pour le faire de nouveau parce que c'est un rendez-vous démocratique. C'est un rendez-vous que nos électeurs attendent depuis un moment et qu'ils peuvent compter sur nous pour qu'on redépose notre motion sur d'autres sujets parce que c'est le seul moyen aujourd'hui qu'on a trouvé pour finalement montrer aussi notre détermination à se faire entendre. Ce qui était jusqu'à présent un peu difficile parce qu'ils mettent en place aussi, contre toute valeur démocratique, des cordons sanitaires où on ne nous donne pas de rapport, où on ne veut pas voter avec nous, où on nous empêche d'accéder à des vice-présidents. Eh bien voilà, écoutez, on a fait cette motion. sans, comment dire, avec de la pression, mais aussi, pour le coup, sans chantage, parce que nous, c'était clair. Et donc, on le refera de nouveau. Il y a plein de sujets, parce qu'il y a plein de casseroles. Il y avait le pantouflage. Vous savez ici qu'il y a un exercice qui est, comment dire, accepté par la commission. C'est-à-dire, je vous donne l'exemple, Thierry Breton. qui, après son poste de commissaire, on le retrouve chez Bank of America. On avait la dernière fois une nomination de Scott Morton, une américaine, à la DG Concurrence. C'est-à-dire qu'au-delà des règles et des valeurs de l'Union européenne, la commission s'actroît des compétences, des droits, qui vont à l'encontre finalement des règles qu'on nous impose à nous. Je veux dire, donner un poste à une américaine à la DG Concurrence. Heureusement, sous pression, Mme Ursula von der Leyen l'a enlevée, mais c'est-à-dire que des cas comme ça, on en a plein, des cas de pantouflage aussi, où on recase des gens à des postes où, normalement, il y a conflit d'intérêts. Donc, on a nous, moi, déjà, dans notre tiroir, nous avons une liste de problématiques liées à... à la mauvaise gestion de Mme Van der Leyen. Un autre exemple, le scandale qu'on a vu en début d'année avec les ONG. Là aussi, c'est un gros sujet. La commission octroie des fonds, notamment à des organisations où derrière, ce sont les frères musulmans qui récupèrent ces fonds. Donc, vous voyez, il y a pléthore, pléthore, pléthore de motifs pour demander des comptes à Mme Ursula Van der Leyen.
Pour ceux qui nous écoutent, est-ce que vous pouvez nous dire à quelle heure à peu près on pourra voir ?
direct à midi. Ça va aller très vite, parce que normalement, il n'y a pas de débat. Ça va aller très vite, mais bon, c'est intéressant de voir s'il y a beaucoup de députés ou pas, parce que c'est le dernier jour de la plénière. Le fait de ne pas prendre part au vote, c'est très facile. Et du coup, l'absence se verra quand même, parce qu'on aura vu que toute la semaine, ils ont été présents. Et le jour J, le jour fatidique, il n'y a plus personne. Donc, même absents, on les verra.
Eh bien, pour ceux qui nous écoutent, n'hésitez pas à aller voir ce vote à midi du coup. Voilà,
c'est en direct. Merci à vous.
Merci Madame Joron. Merci à tous d'avoir regardé cette vidéo et je vous dis à très bientôt.
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