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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Monsieur le Premier ministre, alors que la France a besoin de stabilité dans un contexte international terrifiant. Alors que les Français réclament plus de justice sociale, fiscale et une amélioration de leur pouvoir d'achat, alors que le 19 décembre dernier, à Matignon, dans une réunion avec les formations politiques que vous aviez convoquées, vous affirmiez, je vous cite, que le déblocage du pays nécessite de reprendre la réforme du régime des retraites, une réforme injuste imposée brutalement par Madame Borne et rejetée par 85% de nos concitoyens. Or, depuis 48 heures... Vous vous retrouvez l'otage de l'intransigeance assumée, provocatrice, irresponsable, d'un patronat arc-bouté sur ses intérêts financiers, à court terme, et refusant de privilégier le paritarisme, gage d'une démocratie sociale efficace. Des avancées concrètes étaient à portée de main. Reconnaissance des carrières âgées, notamment pour les femmes, élargissement du compte pénibilité, accès anticipé à la retraite sans décote, financement sécurisé, la CFDT, la CFTC, la CFECGC étaient prêtes à s'engager. Le patronat, non. Et vous, monsieur le Premier ministre ? Alors soyons clairs, nous restons fermement opposés à l'injustice structurelle de l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite. Cet impôt sur la vie, nous continuerons toujours à le combattre avec détermination. Mais en responsabilité et dans l'intérêt de millions de Français, il faut donner une chance à la politique des petits pas. Et j'en viens à ma question. Monsieur le Premier ministre, dans votre lettre du 16 janvier, vous vous étiez prêt à présenter au Parlement les avancées issues des partenaires sociaux, même sans accord global. C'était le sens de la question posée par mon collègue Boris Vallaud hier après-midi. Allez-vous donc sortir de l'ambiguïté, de l'impasse actuelle et redonner le dernier mot au Parlement ?
Monsieur le Président, Patrick Cannaire. Vous avez retracé le cadre de la situation et je veux dire des choses extrêmement précises. La première, c'est qu'il est faux de penser que le conclave, comme on l'a appelé, ait été un échec. Au contraire. Et nous verrons... Et nous verrons, 'espère dans quelques heures, que ça n'était pas le cas. Vous avez rappelé à très juste titre que des avancées très importantes ont été acceptées et voulues, consenties en tout cas, par tous les acteurs présents autour de la table, les syndicats de salariés que vous avez cités et les représentants des entreprises. Avancées très importantes. qui allait dans le sens de ce que le gouvernement et je crois la nation souhaite, c'est-à-dire un équilibre pour le régime des retraites et le règlement en termes de justice de situations très importantes. Je pense par exemple aux femmes, à la situation des femmes ayant eu des enfants. Comme vous le savez, hier matin, après avoir constaté que les... participants à cette réunion s'étaient séparés sans accord. J'ai invité tous les participants à venir me rencontrer. Ils sont tous venus jusque hier soir assez tard. Il se trouve que je considère quant à moi que le chemin existe pour ne rien perdre des avancées qui ont été consenties. Je vais continuer à travailler avec eux jusque demain après-midi. Et demain après-midi, je dirai aux Français ce que nous pouvons trouver comme accord. Et s'ils demeurent des points de désaccord, le gouvernement les tranchera. Je serai ainsi absolument fidèle au texte que vous avez imparfaitement cité. Et je me suis engagé à ce que, si cet accord entraînait des dispositions législatives, elles seront soumises au Parlement et le Parlement aura toutes les occasions de s'exprimer sur ce sujet pour le plus grand bien du pays et pour le sentiment moral que nous devons éprouver à l'égard des générations qui viennent. Je vous remercie.
Monsieur le Premier ministre, je ne suis pas vraiment convaincu parce que j'aurais aimé une réponse plus claire de votre part, à savoir que le Parlement... réexaminerait l'ensemble de ce dossier des retraites. Vous vous engagez aujourd'hui à présenter quelques dispositions au Parlement. Je ne sais pas si c'est la censure ou la menace de censure qui a du bon et qui vous fait avancer en l'espèce. En tout cas, monsieur le Premier ministre, sachez que vous avez intérêt à parler aux républicains au sens large du terme de ce pays plutôt que de vous lier éventuellement au bon vouloir du RN. Ça a coûté cher à votre prédécesseur.
Monsieur le Premier ministre. En février dernier, alors que tout nous conduisait à la censure, le Parti Socialiste a pris ses responsabilités afin de doter notre pays d'un budget. Contre la non-censure, nous actions avec vous, par écrit, diverses mesures. Parmi celles-ci, la création d'un dispositif fiscal visant à taxer les hauts patrimoines, générant ainsi 4 milliards de recettes, afin de rétablir un semblant de justice fiscale que 8 ans de macronisme ont totalement détruit. Force est de constater aujourd'hui que vous avez décidé de nous payer en billets de Monopoly. Dois-je rappeler que l'attelage gouvernemental, qui est le vôtre, n'est pas plus légitime qu'au lendemain des dernières législatives, dont les résultats ont clairement appelé à votre départ de la gestion des affaires du pays. L'alliance des perdants ne saurait imposer ses vues à ceux arrivés en tête, surtout en matière budgétaire dont le trou béant est encore perceptible à l'œil nu au trésor. Le mur du budget sur lequel vous allez vous écraser se rapproche. Et vous, vous discutez tranquillement de sa couleur. Prochainement, vous allez encore nous demander de venir dans une de ces réunions où tout est déjà décidé à l'avance pour mieux vous prévaloir d'une concertation factice qui ne trompe plus personne. Car nous l'avons bien compris, à part des économies sonnantes et trébuchantes qui pèseront majoritairement sur les plus fragiles, rien ne trouve grâce à vos yeux. Sur les retraites, la tenue de vos engagements n'est guère plus satisfaisante et c'est très logiquement que notre famille politique a déposé une motion de censure. Monsieur le Premier ministre, comptez-vous respecter vos engagements en matière de justice fiscale ou envisagez-vous à nouveau une fuite en avant, vous contraignant à un tango mortifère avec l'extrême droite
Rien n'est décidé d'avance et c'est peut-être ça le sujet qui nous occupe et qui va nous occuper dans les mois qui viennent. Parce que, le Premier ministre l'a rappelé, mais vous le savez, nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et donc c'est bien dans la concertation que nous travaillons, que nous allons travailler dans les mois qui viennent. D'ailleurs, en accord avec le Premier ministre, avec la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, nous allons recevoir dans les semaines qui viennent les présidents et présidentes de groupe, naturellement les présidents de commission et rapporteurs généraux, afin d'écouter les propositions et d'élaborer un projet de loi de finances dont le Premier ministre donnera les... première ligne vers le milieu du mois de juillet et nous allons poursuivre la concertation à la rentrée afin de rechercher les voies et moyens de trouver l'accord le plus large possible. Alors vous citez deux questions qui ont effectivement fait l'objet de discussions plus particulières avec votre groupe et vos collègues de l'Assemblée nationale. Sur les retraites, il me semble que le Premier ministre était d'une clarté tout à fait limpide sur le fait que la réunion, le dialogue entre les partenaires sociaux ayant abouti à quelques centimètres près, le Premier ministre allait chercher les voies et moyens de faire en sorte que ces derniers centimètres soient parcourus d'une façon ou d'une autre, mais je ne veux pas le paraphraser. Quant aux engagements qui ont été pris en matière fiscale, Naturellement, ces engagements seront tenus. C'est inutile de penser le contraire de la part du Premier ministre que vous connaissez. préciser les détails au fur et à mesure parce que vous avez bien compris que dans ce trajet qui est le nôtre c'est bien dans le dialogue que ce texte va se construire donc je veux redire notre entière disponibilité avec vous même avec vos collègues pour préparer ce texte et je l'espère bien permettre que nous ayons un budget équilibré et efficace et utile à la rentrée prochaine
monsieur le ministre j'entends concertation la concertation applique aussi des engagements mais en ne respectant pas ces engagements Vous vous exposez à la censure, ce qui de facto vous replace dans la main de l'extrême droite. Monsieur Barnier peut en témoigner, ce n'est pas la meilleure des positions. Ne jouez pas le budget de la France à la roulette russe.
Chers collègues, je veux vous parler aujourd'hui de 3 millions de salariés, de 20 millions de bénévoles, de ces femmes et de ces hommes qui font vivre le tissu associatif. qui est en train de s'effondrer sous nos yeux. Car les chiffres parlent d'eux-mêmes. 62% des associations n'ont pas les moyens de mener à bien leur mission sociale. Un tiers d'entre elles n'ont que trois mois de trésorerie et 32% envisagent de réduire leurs effectifs. Pourtant, ces associations emploient 11% de salariés de notre pays et contribuent à hauteur de 3% du PIB. Or, nous assistons à une saignée générale du secteur associatif. Le désengagement budgétaire global de l'État conduit au désengagement des collectivités. parce qu'elles sont à bout. Les exemples se multiplient, les annonces tombent brutalement. Le secours populaire perd 40% de subventions dans le Val-de-Marne, le secours populaire lui 70% et globalement moins de 37 millions pour l'Association des Paralysés de France. Le planning familial en première ligne a lancé l'alerte. Il dénonce la baisse brutale de leur financement public jusqu'à la suppression de tous leurs centres dans certains départements. l'éducation populaire. Vous acceptez donc que ceux qui protègent, qui accompagnent, qui agissent pour nos concitoyens soient ainsi abandonnés. Derrière ces coûts budgétaires, ce sont une fois de plus nos concitoyens les plus vulnérables qui payent le prix de votre désengagement. Madame la ministre, quels moyens allez-vous mettre en œuvre pour stopper l'hémorragie et pour sauver le tissu associatif de notre pays ? Nos associations sont dans un secteur, vous l'avez dit, essentiel de la solidarité et de la cohésion nationale, c'est vrai, et j'ai pleinement conscience des enjeux que vous venez de souligner. Vous avez raison, la situation financière est fragile, et cette fragilité est d'autant plus vraie qu'aujourd'hui, les budgets des collectivités territoriales sont compliqués également. C'est un point que je partage avec vous. Face à ce constat qui nous alarme tous, je suis mobilisée pour préserver des moyens. Sur l'année 2025, nous avons préservé les moyens à hauteur de 2024 sur un certain nombre de sujets qui étaient importants. D'abord les fonds dédiés au titre du FDVA, des fonds qui sont évidemment chers ici à la représentation nationale. Les subventions aux associations de la jeunesse et de l'éducation populaire ont été également maintenues. Et vous le savez, nous soutenons largement les colonies apprenantes qui s'appuient sur le tissu associatif de l'éducation populaire. Ensuite, nous avons aussi maintenu les conventions de financement pluriannuelles aux associations les plus grandes pour leur donner de la visibilité sur le soutien de l'État à long terme. Et puis, évidemment, vous ne l'avez pas souligné, mais j'imagine que vous y pensez, nous avons fait un choix difficile, celui de la diminution du nombre de services civiques en 2025 pour notre pays. Mais là aussi, j'ai une attention particulière pour les services civiques dans les associations, puisque l'effort est porté majoritairement, 75%, par les acteurs publics. Et d'ailleurs, ce sont seulement les très grosses associations qui portent l'effort sur les services civiques dans le tissu associatif. Enfin, pour les associations les plus... fragile et dans tous vos territoires, vous le savez, le guide à saut est toujours en voie de déploiement avec l'objectif d'un guide à saut par EPCI depuis 2027 qui est un outil utile pour soutenir les associations. En tant que ministre, évidemment, de la vie associative, je suis pleinement mobilisée déjà sur le budget de 2026 sur le sujet. Avec ma collègue Amélie de Montchalin, nous travaillons sur cette copie. J'ai rencontré un certain nombre d'acteurs du tissu associatif, notamment du mouvement associatif. Et croyez-moi, la situation est compliquée, mais je suis pleinement mobilisée sur cet enjeu que je partage avec vous. Il est crucial pour notre pays. Madame la ministre, vous savez que les crédits qui ont été votés sont gelés. Pendant ce temps, les associations s'épuisent. Après la suppression des contrats aidés, la réforme des retraites qui freine l'engagement des seniors, le financement par projet qui les noie dans la paperasse, le tissu associatif s'effiloche. Ce tissu, c'est la vie de la nation et vous organisez leur démantèlement.
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