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Nous voilà donc le jour d 'après au lendemain de cette nouvelle adresse à la nation américaine. Et le climat est pour le moins très loin d 'être apaisé. Dans son discours d 'une vingtaine de minutes, Trump n 'a ni calmé les esprits, ni rassuré les marchés, sans aucune perspective claire de fin de conflit. Les cours du pétrole sont repartis ce matin à la hausse. On attend de voir Wall Street à l 'ouverture, mais on s 'attend là aussi à du rouge, du négatif. Les cours qui flambent donc de nouveau et la situation dans le détroit d 'Ormos qui reste inchangée. Donald Trump a seulement pris ses distances avec lui. Le sujet, ce n 'est plus mon problème, dit -il, renvoyant ainsi la balle au pays dépendant de ce passage stratégique. Le résumé des faits, tout de suite avec Alice Broga.
Pour la première fois depuis un mois de guerre, Donald Trump se plie à l 'exercice d 'une allocution solennelle. Heure de grande écoute, ton plus sobre qu 'à l 'accoutumée, l 'objectif est de rassurer les Américains alors que les prix du carburant flambent et que sa popularité dégringole.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Au cours de ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes.
Ce soir, la marine
iranienne n 'existe plus.
L 'armée de l 'air est
en ruine, les dirigeants pour la plupart. Le régime terroriste qu 'ils dirigeaient est désormais anéanti.
Trump affirme que ses objectifs en Iran, qui n 'ont cessé de varier ces dernières semaines, sont proches d 'être remplis. Le changement de régime a bien eu lieu selon lui, qui parle d 'un nouveau pouvoir iranien beaucoup plus raisonnable. Mais il reste vague sur le sort de l 'uranium enrichi possédé par Téhéran. Et pas un mot sur un éventuel déploiement de troupes au sol qui serait très impopulaire aux Etats -Unis. Impatient de trouver une issue à ce conflit qui s 'enlise, Trump évoque une fin des frappes dans deux ou trois semaines et menace les infrastructures civiles iraniennes.
En l 'absence d 'accord, nous frapperons de plein fouet et probablement simultanément chacune de leurs centrales électriques.
Quant au détroit d 'Hormuz, il s 'ouvrira de lui -même une fois le conflit terminé, selon Donald Trump. Bien loin des certitudes du président américain sur l 'issue du conflit, l 'Iran a accueilli ce discours par une salve de missiles tirés sur Israël. Signe que le régime et ses capacités militaires sont encore loin d 'être anéanties.
Voilà,
on
est donc le jour d 'après. On a envie de se dire, Bruno Daru, tout ça pour ça.
Et oui, c 'est un peu la première réaction qui vient à l 'espérer parce que quand on suit, comme nous notamment, jour après jour, les différentes déclarations de Donald Trump, ses très nombreux tweets sur son réseau social, franchement, on peut dire que les 20 minutes d 'adresse à la nation de Donald Trump hier soir ne nous ont pas appris grand -chose. Alors globalement, et ça non plus, ça n 'étonnera personne. Donald Trump est très content, très content de lui -même, très content de ce que fait son armée. Donc il a répété que la marine iranienne, qui n 'a jamais été une grande marine, l 'armée de l 'air, tout ça est anéanti. Il estime que les objectifs sont sur le point d 'être atteints, y compris d 'ailleurs le fait qu 'il y a, selon lui, là aussi ça pose un peu question, un nouveau régime en Iran, puisqu 'il estime en fait que... Tous les commandants canal historique, si vous me passez l 'expression, qui ont été éliminés par les frais américaines ou israéliennes, ont été remplacés par des gens qu 'il appelle plus intelligents. plus raisonnable, ce qui, quand on écoute les experts de l 'Iran, laisse un peu pantois, parce que la lecture, c 'est plutôt celle d 'une radicalisation du régime et du fait que les religieux ont moins de pouvoir, les figures politiques civiles aussi, et que ce sont les militaires, en quelque sorte, les gardiens de la révolution, qui ont encore plus pris le pouvoir dans cette séquence où le régime n 'a pas changé. Le régime a changé de... de figure, de tête, mais fondamentalement le régime n 'a pas changé. Alors à noter quand même qu 'il n 'a pas dit un mot du fameux déploiement de troupes terrestres sur lesquelles on ergote depuis une bonne dizaine de jours. Il a répété en revanche que la fin des opérations ce serait... Voilà, dans deux à trois semaines. Et il menace, on rappelle aussi, il n 'en a pas parlé, mais que normalement il
y
a un ultimatum américain qui a été repoussé à plusieurs fois sur l 'Iran, qui doit arriver à échéance le 6 avril, et que si l 'Iran ne rouvre pas les Trois d 'Hormouz le 6 avril, eh bien il s 'en prendra aux infrastructures civiles de l 'Iran, énergétiques notamment, et en particulier les centrales électriques. Il n 'en parle plus trop, il dit, vous savez, maintenant à la fin des combats, le détroit d 'Hormuz s 'ouvrira de lui -même. Et puis, ceux qui ont vraiment besoin de ce pétrole qui est situé dans le détroit d 'Hormuz,
ce
qui n 'est pas notre cas, qu 'ils se débrouillent, je reste poli, qu 'ils se débrouillent comme ils peuvent. Alors, ce discours, il était fait essentiellement... pour son opinion publique intérieure. Pourquoi ? Parce qu 'on va le voir à l 'écran, les Américains sont de plus en plus sceptiques sur cette guerre en Iran. Vous voyez l 'opinion des Américains qui approuvent ou désapprouvent le conflit. Et vous voyez qu 'entre février et mars, les chiffres de ceux qui désapprouvent augmentent considérablement. On en est à 66 % de désapprobation, dont 43 % qui désapprouvent. Donc ça c 'est important.
Et
puis on va le voir également apparaître à l 'écran. Donc il désapprouve l 'action. Et autre question, est -ce que vous pensez que Donald Trump a un plan clair pour gérer la situation en Iran ? C
'est le nom qu 'il emporte largement.
Voilà, c 'est là aussi le nom qu 'il emporte largement et qui là aussi est en progression. Si vous ajoutez à cela la hausse du prix de l 'essence aux Etats -Unis... Tous les experts américains estiment que quand le galon, c 'est -à -dire 3 litres 75, je parle sous le contrôle d 'Ali à peu près, quand le seuil de 4 dollars est franchi, en général, politiquement, c 'est très mauvais pour la prochaine
élection.
On y est
presque, là. On y est aux 4 dollars,
oui. Donc, si vous prenez tous ces éléments, Donald Trump, il se dit, oulala, il y
a
les élections mi -novembre, il y a un peu le feu à la maison. Donc, je fais cette intervention. Mais franchement, on n 'a rien appris de nouveau.
Voilà, on n 'a pas appris grand chose. On a revu son mécontentement, en revanche, vis -à -vis de ses alliés de l 'OTAN. Pas content du tout, Donald Trump. Pas
content du tout, puis avec un mélange de cynisme et un peu de mercantilisme aussi. Parce qu 'en gros, il n
'est
pas content parce qu 'il estime, un, que ses alliés auraient dû venir aider les États -Unis. à libérer le détroit d 'Hormuz, mais que maintenant, ce sont eux qui vont devoir payer la facture, ils vont devoir, comme je disais tout à l 'heure, se débrouiller. Donc ça concerne les pays européens, les pays asiatiques. Et je vous propose d 'écouter Donald Trump.
Et je lui dis, Emmanuel, j 'aimerais bien avoir un peu d 'aide dans le golfe, même si nous battons tous les records en éliminant les méchants et en détruisant des missiles balistiques.
J 'aimerais
bien avoir un peu d 'aide si c 'est possible. Tu pourrais envoyer des navires tout de suite ? Non, non, non, je ne peux pas faire ça, Donald. On pourra le faire une fois la guerre gagnée. J 'ai dit non, je n 'ai pas besoin d 'aide une fois la guerre gagnée, Emmanuel. Beaucoup d 'entre eux ont dit, on sera là, une fois la guerre terminée.
Voilà, alors là il s 'en prend, mais on va y revenir tout à l 'heure, plus particulièrement à Emmanuel Macron qui est un peu sa bête noire en ce moment. Mais enfin, vous voyez que ça concerne tous les alliés. Bon là il se moque en plus du président français, il limite un peu l 'accent français d 'Emmanuel Macron. Mais le propos c 'est quand même, voilà, je leur ai demandé une petite aide à tous ces alliés de l 'OTAN, qu 'on finance quand même, ce qui est vrai factuellement, très majoritairement. Nous, on a toujours été là pour les aider. Là, on leur demande une petite aide. Il n 'y a personne. Et donc, ça rejoint ce que disait Donald Trump sur l 'OTAN. C 'est -à -dire que, il l 'a dit à nos confrères britanniques du Daily Telegraph, on pense très sérieusement à quitter l 'OTAN. Marco Rubio a un peu enfoncé le clou en disant qu 'après la fin de la guerre, il faudrait sans doute réexaminer le lien des Etats -Unis avec cette alliance militaire. Bon alors pas d 'affolement quand même, sachant que surtout avec une administration comme celle de Donald Trump, elle ne perd pas de vue que l 'OTAN c 'est aussi une source de revenus important pour les Etats -Unis puisque la très grande majorité des membres de l 'OTAN achètent leur équipement militaire. aux Américains et que Donald Trump ne peut pas se passer de cette manne. Mais en tout cas, une des conséquences de cette guerre au Moyen -Orient, ce sera peut -être une aggravation de la tension entre les États -Unis et notamment les pays européens.
Il y en a un qui est assez oule en ce moment, c 'est Emmanuel Macron. Vous allez nous en parler, Ali, dans un instant. Il a réagi tout à l 'heure à propos de Trump et l 'OTAN. Il a dit qu 'on ne
peut
pas dire tout et son contraire d 'un jour sur l 'autre. Emmanuel Macron qui est... particulièrement dans le viseur du président américain.
Oui, Emmanuel Macron, il énerve beaucoup le président américain, parce qu 'il dit aussi, parmi les leaders européens et asiatiques, parce qu 'il peut le faire tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas, et le fait qu 'ils le disent tout haut, ça exaspère Trump, parce que Trump, ses alliés,
ce
sont avant tout des vassaux qui sont là pour payer, je le disais, et pour dire oui à tout ce que fait l 'Amérique. Donc du coup, il s 'en est pris. Il a rappelé, en faisant un humour un peu graveleux, vous allez le voir, le fameux épisode de la gifle, on va écouter Donald Trump. Voilà, réaction du président français en Corée du Sud. Il a été interrogé là -dessus, évidemment. Emmanuel Macron qui préfère prendre de la hauteur, on l 'écoute.
Voilà, qui se passe au -dessus de la mêlée, on l 'aura compris. Il réagissait depuis la Corée du Sud, Séoul, où il a entamé... On
va
l 'écouter.
Et donc les propos que j 'ai pu entendre, que vous faites référence, ne sont ni élégants ni à la hauteur. Voilà. Donc je ne
vais
pas y répondre, ça ne mérite pas de réponse. Ce qu 'il faut faire, c 'est agir. pour la désescalade, pour un cessez le feu.
Voilà, vous voyez qu 'Emmanuel Macron préfère prendre un peu de la hauteur. Il dit voilà, c 'est pas élégant, c 'est pas à la hauteur. Mais du coup, il revient sur le fond et il est quand même assez critique du président américain qui l 'accuse de vider l 'OTAN de sa substance. Il dit qu 'il
n 'y a
pas non plus de vraie stratégie pour terminer le conflit et une opération pour libérer le détroit d 'Hormuz serait irréaliste. Vous voyez que l 'ambiance n 'est pas au beau fixe entre les deux dirigeants.