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Renaud Retailleau, lui aussi en a pris pour son grade.
Je
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vous propose d 'écouter Eric Coquerel à la tribune de la mairie de Saint -Denis.
La France antiraciste est de retour. C 'est le début d 'une réponse à leur monde. Ce monde,
ça
a été dit tout à l 'heure, que résume Retailleau. La nouvelle France de Jean -Luc Mélenchon dit -il, ce n 'est pas notre France, heureusement. Lui c 'est la France de Moroies, c 'est la France de Pétain, c 'est la France des Français de papier, c 'est la France du droit du sang !
Oui alors la France de Pétain,
on
rappelle d 'ailleurs pour Sébastien Delogu qui ne savait pas qui était le maréchal Pétain, certes artisan de la victoire de Verdun pendant la première guerre, qu 'il était aussi à la tête d 'un gouvernement qui a collaboré avec l 'Allemagne nazie, donc je ne sais pas si c 'est de la diffamation ou des accusations quand même d 'une extrême gravité à minima Jules Torres.
Ce parti a... une capacité extrêmement forte, c 'est à fasciser tout le monde. Et ils vont jusqu 'à fasciser le Parti Socialiste. Donc évidemment que tout leur adversaire du SOS Racisme et du PS au Rassemblement National, tout le monde est fasciste pour eux. Donc c 'est vraiment simple, mais c 'est vrai que le problème c 'est que... Vous parlez de Sébastien Delogu qui en effet sur Sud Radio était interrogé sur putain. Il dit bon moi je ne
sais
pas qui c 'était ce monsieur, je sais juste qu 'il était un petit peu raciste. Il avait répondu cette phrase de texto. Monsieur Gaucrel qui me semble avoir des capacités intellectuelles un petit peu plus élevées que celle de monsieur Delogu ne sait même pas citer Charles Maurras. Il dit Maurras. Voilà, on voit bien que même ça eux ils n 'y croivent pas, que ce petit théâtre anti -fasciste ils l 'utilisent depuis maintenant des années, qu 'ils vont l 'utiliser encore. notamment pendant la prochaine élection présidentielle. Et on voit bien quand même qu 'ils ont un ennemi aujourd 'hui, la France insoumise, c 'est l 'ancien ministre de l 'Intérieur Bruno Rotaillot. C 'est parce que quand il était dans le débat public, et c 'est intéressant d 'ailleurs de faire aujourd 'hui la distinction entre le ministre de l 'Intérieur Laurent Nunez, et Bruno Retailleau à l 'époque,
c
'est -à -dire qu 'on n 'a pas du tout les deux mêmes personnages, on n
'a
pas du tout les deux mêmes débats médiatiques. On a un ministre de l 'Intérieur qui cette semaine nous dit « le voilement des mineurs ça ne me pose pas de problème », qui ne prend position sur aucun des sujets de société qui sont cruciaux pour la France et pour l 'avenir de la France. Alors que Bruno Retailleau, lui, dès qu 'il pouvait,
il
mettait des mots. Il a parlé de mexicanisation, il a parlé d 'ensauvagement, il a parlé de hordes de barbares, il a imposé un certain nombre de thèmes et de mots dans le débat politique, et aussi des choses qui ont amené à des lois à la loin. contre le narcotrafic dont je vous rappelle seule la France Insoumise ne l 'a pas voté à l 'Assemblée nationale. Le texte sur la charte de l 'élu qui nous a occupé la semaine dernière sur la question du port du voile dans les conseils municipaux, ça c 'était aussi une loi qui avait été votée par Bruno Rotaillot. Donc on voit bien que c 'est un caillou dans la chaussure de la France Insoumise, Bruno Rotaillot, parce qu 'il a imposé tout un tas de débats qui montraient quand même les grandes défaillances de la France Insoumise.
Oui,
sauf que Jules Torres, parfois ça marche quand même ce discours, et puis cette propagande, il n
'y a
pas d 'autre mot que de la France Insoumise. On rappelle quand même que Bally Bakayoko... c 'est pour ça qu 'avait lieu ce rassemblement, accuse par exemple la chaîne CNews de racisme, demande la fermeture de la chaîne, allégation qui a été reprise en cœur par quasiment tous les médias. Une enquête d 'ailleurs, il faut le dire. a été déposé suite à ces accusations une enquête d 'ailleurs une contre en tech la fabrice la fabrique de l 'intox où il est clairement démontré sans ambiguïté que les propos ont totalement été sortis de leur contexte a été diffusé sur ces news mais mais ça imprime quand même oui enfin pour
faire un effort intellectuel d 'écouter la séquence il suffit pas de lire tel propos a été dit c 'est raciste vous avez
vu
les
médias
bah pas assez mais en tous les cas les médias ils ont cette honnêteté normalement intellectuelle d 'aller vérifier, écouter la séquence. Moi, j 'étais pas sur le plateau, je suis allé écouter
la séquence. J 'entendais des conseils ce matin
qui ont repris les
accusations, comme s 'il n 'y avait pas eu ce documentaire diffusé.
Oui,
mais quand on écoute la
séquence, et un psychologue ou un sociologue, je ne sais plus, il dit nous, et il poursuit son propos. Donc on peut aussi écouter la séquence, c 'est assez clair. Je veux dire,
il
faut être de bonne foi quand même. Après, Bruno Retaillon, on pourrait voir s 'il ne peut pas faire une action pour diffamation. La question peut réellement se poser, parce que les faits qui sont dits sont assez précis. Voilà, on peut se poser la question de façon assez légitime. Après, Le LFI perd en crédibilité parce qu 'ils mettent
finalement
tout le monde sur le même plan. Tout ce qui n 'est pas assez dans la radicalité, ça doit disparaître. C 'est ça finalement. Le PS, c 'est pas assez radical, ça disparaît. Et par exemple, quand je dis Raquel Garrido, c 'est pas assez à gauche pour eux. Vous voyez, c 'est un fonctionnement qui est assez sectaire dans le fond.
En tout cas, il y en a un qui n 'attend pas de se faire humilier par LFI,
c
'est Fabien Roussel, qui refuse la main tendue de la France insoumise pour la présidentielle de 2027. On rappelle que Manuel Bompard lui avait proposé une candidature commune pour la prochaine élection autour d 'un programme commun et d 'une stratégie pour les législatives et les sénatoriales. Écoutez la réponse du secrétaire national du PCF.
Moi, je fais une proposition. Je fais une contre -proposition. J 'invite l 'ensemble des forces de gauche. Et même au -delà, je fais... Quelle force de gauche, précisément ? Tout l 'arc. Moi, je suis prêt à discuter avec eux.
Je
n
'ai
pas d 'oeillère. Et Jean -Luc Mélenchon aussi ? Jean -Luc Mélenchon, il sait où je travaille, place du colonel Fabien, il a mon numéro de téléphone, s 'il veut venir me voir, il peut venir. Je veux savoir si déjà sur des sujets très importants comme l 'énergie, nous sommes capables de porter une ambition commune. Et nous, on va en débattre entre nous. Mais moi, je pense personnellement que Jean -Luc Mélenchon est certainement le pire candidat de second tour.
C 'est très clair.
Le
pire candidat du second tour.
C
'est -à -dire que Jean -Luc Mélenchon a quand même qualifié il y a quelques mois Fabien Roussel de Doriot, c 'est -à -dire l 'ancien dirigeant du parti communiste jusqu 'en 1934, puis ensuite chef de file de la collaboration avec les nazis. Donc quand on est comparé à Doriot par Jean -Luc Mélenchon, ça ne fait pas forcément plaisir, ça ne les a pas empêchés de faire des alliances avec eux aux dernières législatives, aux dernières élections municipales. Donc vous savez, les alliances, bon, voilà. On sait que ce n
'est
pas toujours une réalité exacte, surtout à la présidentielle, où en effet, on ne peut pas penser aujourd 'hui, même s 'ils font des scores résiduels à chaque fois, qu 'il n 'y ait pas de candidat communiste, parce que ça a toujours été comme ça, il y a toujours eu quasiment un candidat communiste à l 'élection présidentielle. Donc évidemment que Fabien Roussel ne veut pas laisser la place du colonel Fabien avec juste Jean -Luc Mélenchon. Et là où il a raison, c 'est qu 'aujourd 'hui, le candidat le plus faible au second tour, dans toutes les hypothèses, dans tous les scénarii, c 'est Jean -Luc Mélenchon. il
y a
un sondage qui a été publié où il affronterait Jordan Bardella, il prend 71 % contre 29 % pour lui. Donc on voit bien que c 'est aujourd 'hui un candidat qui est extrêmement faible, qui est extrêmement clivant, qui n 'est absolument pas rassembleur et qui en effet est repoussoir. Donc évidemment que ça va être très compliqué pour lui parce qu 'il va faire une campagne extrêmement radicale au premier tour. C 'est un petit peu d 'ailleurs ce qu 'il a déjà commencé avec cette nouvelle France. Qu 'est -ce qu 'il veut nous dire ? Jean -Luc Mélenchon veut nous dire qu 'il y a les... Chantre et les partisans de la Nouvelle -France, et puis tous les autres, c
'est
l 'ancienne France, donc c 'est ce que disait M. Coquerel, la France de Pétain, la France de Maurras, est -ce que ces mots -là ont marché au premier, tout ça évidemment dans beaucoup de nuances, mais est -ce que ça c 'est capable d 'agréger 25 % des électeurs, et notamment une grande majorité des électeurs de gauche, pour arriver au second tour, puisqu 'on sait que c
'est
ce qui lui a manqué en 2017, puisqu 'on sait que c
'est
ce qui lui a manqué en 2022, ça c 'est toute la question, et c 'est aux électeurs de gauche de décider s 'ils veulent oui ou non, cette radicalité -là, ou au contraire, une candidature plus social -démocrate, plus centre -gauche. Mais moi je ne suis pas
convaincue que Jean -Luc Mélenchon veuille le pouvoir, parce que sinon il pourrait être beaucoup plus calme pour ratisser plus large et rassembler avec un peu le parti socialiste, le parti communiste. Mais
c 'est ce qu 'il fera
au
second tour, effectivement. C 'est ce qu
'il fera au second tour, mais là pour moi il est dans une dynamique de bordélisation du pays, de chaos, mais il
n
'est pas dans une dynamique rassembleuse en vue d 'une candidature présidentielle stable et rassurante. En tout cas, ce n 'est pas l 'image que ça donne.
Autre déclaration qui n 'est pas passée inaperçue aujourd 'hui, celle d 'Éric Zemmour. On s
'est
plutôt hostile au principe des primaires. Mais finalement, Éric Zemmour semble trouver l 'idée acceptable. Le président de Reconquête s 'est prononcé sur BFMTV en faveur d 'un scrutin pour désigner une candidature unique à droite lors de la présidentielle de 2027.
La proposition intelligente de M. Lissnard et de M. Wauquiez, c 'est une primaire de droite sans le centre. Si vous voulez, moi je dirais, mais ça sera aux électeurs de décider, mais moi je dirais, M. Philippe, c 'est le fils spirituel de Juppé. Juppé était quand même secrétaire général du RPR. On peut dire que c 'est le centre droit, mais vous voyez ce que je veux dire. M. Attal était au Parti Socialiste, ça fait une différence. Après, le Rassemblement National, les électeurs, pour la plupart, en gros les sondages donnent 75%, mais les électeurs pour la plupart se considèrent comme de droite. Mais ces dirigeants sont de gauche. Mme Le Pen ne cesse de dire qu 'elle n 'est pas de droite. Donc Edouard Philippe à reconquête. Exactement. Ceux qui veulent rester avec la Macronie y restent, et que ceux qui veulent être vraiment à droite le soient.
Donc une primaire de droite
sans le centre. Et sans le RN, moi ce que je comprends,
c
'est Edouard Philippe jusqu 'à reconquête sans le RN, puisqu 'elle serait de gauche,
c
'est ce que je comprends. Jules Torres.
Non mais... Le problème de la primaire, c 'est qu 'il y a autant de primaires que de défenseurs de la primaire.
C
'est -à -dire que Laurent Wauquiez, il vous dit de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. Très intéressant. Gérald Darmanin, qu 'est -ce qu 'il dit ? Il dit OK, mais de Attal jusqu 'à Bruno Rotailleau parce que Sarah Knafo, Éric Zemmour... Ils sont peut -être un petit peu trop à droite pour nous, donc ça ne représente pas nos idées. Sarah Knafo, elle dit, par exemple, Gabriel Attal, il ne pourrait pas être dedans. Elle dit, le RN n 'a pas sa place, le RN, parce qu 'il ne la souhaite pas non plus, parce qu 'ils ont quasiment aujourd 'hui hégémonique à droite. Et quand on est à 38 % dans un sondage, et c 'est ce que donnent les derniers sondages de premier tour pour Jordan Bardella, on n 'a pas beaucoup d 'intérêt à aller dans une primaire, si ce n 'est pour agréger tout le peuple et le camp de droite. Pas la campagne en tout cas que fait le Rassemblement National. Donc moi, j 'ai un gros doute sur le fait que cette primaire puisse avoir un jour lieu, parce qu 'encore une fois, ils ne sont pas d 'accord ni sur la méthode. Il y a les électeurs des LR qui sont appelés à voter le 18 avril pour savoir si ce sera une primaire ouverte, une primaire fermée ou... le président du parti,
en
l 'occurrence Bruno Retailleau, mais on ne voit vraiment pas comment ça pourrait arriver, d 'autant plus qu 'on a vu que cette semaine David Disnard était parti des Républicains pour jouer son cavalier, pour faire cavalier seul et proposer cette idée de primaire. Mais on ne voit pas très bien, donc je pense que tout ça se jouera plutôt dans les sondages et qu 'on pourra avoir encore une fois une très jolie illustration d 'une série qui est bien connue, c 'est la droite la plus bête du monde.
Je suis assez d 'accord, je pense qu 'il n 'y aura pas de primaire, il y
en
aura une chez les LR comme d 'habitude, le Rassemblement National. aucun intérêt si on regarde les sondages. Et souvent, ce sont ceux qui sont le plus en difficulté dans les sondages qui réclament cette primaire. Ceux qui sont le moins en difficulté n 'ont finalement pas trop d 'intérêt. Après, il dit que les électeurs le réclament. Moi, je pense que tous les électeurs ne le réclament pas. Et de toute façon, le Rassemblement national ne le souhaite pas. Et LR ne le souhaite pas non plus. Ils souhaitent pour leur parti, mais pas une grande primaire plus générale.
Jules Thorez, vous nous parliez tout à
l
'heure de Bruno Retailleau. Un article ne m 'a pas échappé ce matin dans l 'excellent JDD des infos exclusives et riche, comme d 'habitude, riche en enseignements, Laurent Nunez. Vous commencez à l 'évoquer tout à l 'heure, Laurent Nunez, qui ferait passer de drôles de messages au préfet, dont certains sont, paraît -il, assez troublés. Le ministre de l 'Intérieur qui aimerait bien qu 'on atténue l 'efficacité de la circulaire Retailleau pour limiter les régularisations. Alors ça c 'est quand même assez étonnant, on a quand même un problème d 'intégration aujourd 'hui, enfin c 'est pas un tabou de le dire quand même. On est
passé d 'un ministre de l 'intérieur de droite à un ministre de l 'intérieur de gauche, on est passé à un ministre qui était contre l 'immigration et un ministre qui est pour l 'immigration, on est passé d 'un ministre qui était contre l 'islamisation de la société à un ministre qui est pour l 'islamisation de la société, on est passé d 'un ministre qui était contre le voilement des mineurs et des élus dans les conseils municipaux.
on
est passé à un ministre de l 'Intérieur qui est favorable à tout cela. Donc oui,
il
y a une immense différence aujourd 'hui. C 'est étrange, c
'est quoi la lecture de ça ?
La lecture de ça, c 'est très simple,
c
'est que Laurent Nunez, pensait pas, on ne le savait pas, ou alors les gens ne le connaissaient pas. Laurent Nunes est quelqu 'un de gauche, donc évidemment, lui, il veut accueillir toujours plus.
D
'ailleurs, Laurent Nunes, quand vous discutez avec lui, il vous dit que le sujet de l 'immigration, ce n
'est
pas l 'immigration légale, mais l 'immigration illégale, alors qu
'on
sait qu 'aujourd 'hui, on a un problème avec l 'immigration illégale qui devient légale, qu 'il n 'est absolument pas un fer de lance contre tous ces sujets -là, que malgré sa grande carrière dans la préfecture qui existe, notamment dans la préfecture des Bouches -du -Rhône, à la préfecture de police de Paris, quelqu 'un qui a du mal. Je vous rappelle quand même ses premiers pas quand il est arrivé au ministère de l 'Intérieur. Il nous a dit qu 'il
y
avait 200 000 clandestins, alors que tout le monde nous dit, et Gérald Darmanin, son ancien patron, nous disait qu 'il y
en
avait entre 800 000 et 1 million. Puis, quelques jours plus tard, au micro de CNews et d 'Europe 1, il vous disait qu 'il y avait 600 000 pour, à la fin, tomber à 800 ou 900 000. Donc c 'est quelqu 'un qui a beaucoup de mal avec ces sujets -là, parce que ce ne
sont
pas des sujets qui sont faciles à porter.