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Monsieur le Premier ministre,
on
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connaissait le jeu des 7 erreurs. Voilà maintenant celui des 7 mensonges. Vous aviez dit qu
'il
y a quelques semaines, les carburants n 'augmenteront que de quelques centimes. C 'était les propos de votre porte -parole. Les prix s 'envolent aujourd 'hui. 2 ,38 chez Carrefour Denain ce matin. Vous aviez dit qu 'il n 'y aura pas de pénurie d 'essence. Les Français font la queue chaque Il n 'y aura pas de hausse d 'électricité, pas de hausse de prix du gaz. Aujourd 'hui,
il
faut s 'attendre à une hausse importante, à une envolée des prix. Vous aviez dit que l 'Etat n 'engrange pas de surplus fiscaux. Il en a enregistré pour 280 millions d 'euros. Vous aviez dit qu 'il n 'y aura pas de répercussions sur les certificats d 'énergie. Grâce à Jean -Philippe Tanguy,
on
a appris que son ancien dirigeant avait empoché des centaines de milliers d 'euros. Vos mensonges masquent vos mauvaises décisions, votre incapacité totale à vous remettre en cause. Nous sommes en... avec vous sur ces sujets. Nous demandons depuis des années, la baisse de la fiscalité de façon durable sur les énergies. Parce que les énergies, pas seulement les carburants, ce sont des biens de première nécessité. Nous le demandons au bénéfice de la France qui travaille, mais aussi de tous ces Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer, pour s 'occuper de leurs enfants, pour s 'occuper de leurs parents. Comme l 'avait dit Marine Le Pen, si vous ne savez pas faire, laissez la place à ceux qui savent. Combien de temps encore allez -vous mentir?
Merci, monsieur le député. La parole est à madame Maud Bréjon, ministre en charge de l 'Energie.
Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Chenu, d 'abord, je suis très étonnée d 'entendre votre question sans que vous ayez prononcé une seule fois le mot international, le mot Moyen -Orient, le détroit d 'Hormuz. Vous abordez le sujet comme si c 'était au fond un sujet uniquement franco -français et en faisant complètement fi de la situation internationale dans laquelle on se... et dans laquelle se trouve l 'ensemble des pays du globe. Ce n 'est pas un problème franco -français et vous ne pouvez pas l 'aborder comme un problème franco -français. Je vais répondre à vos différents points ensuite. D 'abord la question des ruptures d 'approvisionnement, puisque vous en avez beaucoup parlé ces derniers jours, je le redis, il n 'y
a
pas de problème d 'approvisionnement au sens où la matière, le pétrole brut ou raffiné... arrive sur le sol français.
Il
n 'y a pas de difficulté dans les raffineries, il n 'y
a
pas de difficulté dans les dépôts. Il y a une difficulté importante sur un réseau de transport. Il s 'agit en l 'occurrence du réseau de transport de TotalEnergie et vous savez pertinemment pourquoi. Quant à la question des aides, nous avons fait le choix de répondre très rapidement au secteur qui avait le plus de difficultés. Ca ne règle pas l 'ensemble des problèmes et de nouvelles aides seront annoncées. dans les jours à venir, parce que, encore une fois, je le redis, nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent. Nous n 'avons jamais laissé tomber les Français qui travaillent. Mais votre proposition, la TVA 55, c 'est près de 12 milliards d 'euros. Où est -ce qu 'on trouve l 'argent, monsieur Chenu? Vous allez me dire facile, c 'est l 'Union européenne, on va prendre à l 'Union européenne. Tout ça est absolument irréaliste quand on prend de l 'argent quelque part. il faut bien le réimputer à un autre endroit. Il faudra nous dire que si on coupe dans l 'éducation nationale, dans la sécurité ou dans la santé, ça, vous ne donnez jamais le moindre élément là -dessus. Et ensuite, je vais vous redire ce que j 'ai dit ce matin, monsieur le député Chenu. Ne soyez pas méprisants, monsieur Tanguy, s 'il vous plaît. Je vais vous redire ce que j 'ai dit ce matin, monsieur Chenu. L 'Etat ne profite pas de la crise, mais le Rassemblement national spécule sur le dos de cette crise. Et je noterai, monsieur Chenu...
Merci, madame la ministre. Désolée. Monsieur Chenu.
Oui, pour savoir qui spécule, quand vous proposez un prêt à 3 ,8 % aux entreprises pour payer leur essence, on se demande vraiment qui spécule, si ce n 'est vous. Vous avez vidé les caisses. Et encore une fois, c 'est la faute des autres.