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Il y a un mot qui revient dans le débat politique sans que personne ne fasse l'effort de le définir. C'est le mot populisme. Jean-François Copé en a fait le titre de son livre « Quand les populistes trahissent le peuple », Geoffroy Lejeune.
Alors cher Philippe, pouvez-vous définir ce mot ? Qu'est-ce que selon vous le populisme ? Et selon vous, faut-il le craindre ou le revendiquer
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d'abord, je vais vous répondre. Mais je voudrais d'abord dire que moi, j'ai vu naître le mot. Je l'ai vu jaillir. C'était en 1992. C'est Jacques Delors qui a prononcé le mot en me traitant de populiste. Vous
êtes le premier populiste. Oui. Il a été inventé pour vous. Oui. Ah oui. Donc on est avec un populiste, là. Oui. Je vais peut-être quitter le plateau. Je
suis populiste. Mais attendez, c'est pire. Je suis relapse. Et après... Non, mais... J'ai recommencé avec le traité constitutionnel, le référendum. Et là, Alain Minc m'a pris à partie. Et il m'a dit, vous êtes un populiste. Et je dis, et vous, vous êtes quoi ? Il dit, je suis le cercle de la raison. Il y avait donc les raisonnables et les déraisonnables. Les déraisonnables sont les populistes. Donc je me suis intéressé à ce mot. Et je vous remercie de me poser cette question. Parce qu'elle est d'actualité. C'est une question brûlante pour moi. Elle me brûle les chairs. Souvent, je me dis, quand je prends ma douche, je suis populiste, mais qu'est-ce que ça donne de plus que les autres ? Pas la peine de rien. Moi, je m'inquiète. Là, vous perdez du temps et ensuite, on n'aura plus de temps pour les autres sujets. Bien sûr.
Ça va être notre faute. C'est nous qui parlons, évidemment. Allez-y,
monsieur le populisme. La définition du populisme, le populisme, c'est le cri d'un peuple qui ne veut pas mourir. Un peuple qui se sent spolié de son outil de travail. usines partent dans les pays à bas salaires. qui se sent spolié de sa mémoire, de son identité, de ses paysages avec les éoliennes, de ses voisinages. On ne reconnaît plus l'endroit où on habite. Vous voyez ce que je veux dire ? Un peuple qui se sent exilé. Le pire exil, ce n'est pas d'être arraché de son pays, mais d'y vivre et de plus rien y reconnaître de ce qui nous a fait grandir et de ce qui nous a fait l'aimer. Et donc on est dans un face-à-face avec... le peuple dépossédé et les élites qui ont fait sécession. Les élites qui sont protégées par des digicodes et des vigiles, qui les mettent à l'abri, les élites qui embauchent des migrants à vélo irréguliers pour venir leur apporter des sushis avenue Foch et avenue de la Grande Armée, ou qui poussent, comme je l'ai vu cet après-midi, qui embauchent des ghanéennes. pour promener les poussettes de leurs enfants avenue de Bretagne. Et donc, pour ces gens-là, ils appellent ça les métiers en tension, la régularisation de ceux qui font la plonge dans les restaurants. En fait, c'est une exploitation avec des nouveaux esclaves. Et donc, l'irrégularité est une norme d'entrée pour pouvoir faire vivre confortablement les élites mondialisées de l'avenue Fauche. Quand ils croisent des pauvres, ils reprennent la phrase d'Otan Lara dans « Traversée de Paris ». « Salaud de pauvres ». En fait, on en est là. Et donc, ils guettent les pulsions du peuple en disant « La marine qui gueule pour son centime d'essence populiste ». Vous voyez, les pulsions populistes. J'ai entendu ça encore ce matin. Les pulsions populistes. Ah oui, le mec qui n'est pas content, le transporteur, qui n'est pas content, le pêcheur, qui n'est pas content parce qu'il ne peut plus vivre, il ne peut plus attraper le poisson parce qu'il ne peut plus aller en mer. Il n'a plus de carburant. Pulsions populistes. Voilà. Alors, en fait, il y a des peuples qui ont un tel appétit de vivre qu'ils se saignent. pour écrire en lettres de sang leur avenir contre les temps qui sont durs. Et puis vous avez des peuples, parfois, qui tombent dans l'indolence et qui refusent l'idée du Pélican offrant son cœur à ses enfants pour leur survie au nid d'altitude. Et moi, il y a longtemps que j'ai eu l'intuition que le peuple français perdait pied. En fait, on nous a expliqué pendant des années que la France avait un passé affreux, que l'histoire de nos aïeux était honteuse, qu'il fallait greffer une nouvelle mémoire sur l'ancienne mémoire. Et le peuple l'a accepté. Et moi, je l'ai refusé. J'ai refusé ce déni d'héritage, ce fut mon premier combat. Puis ensuite, on nous a expliqué que le peuple français était étriqué, que la France était trop petite, qu'il fallait faire une grande France, une Europe avec une super citoyenneté, avec une nouvelle démocratie renouvelée, c'est-à-dire consistant à donner le pouvoir à des gens nommés. Là aussi, je l'ai refusé. L'idée de dissoudre le peuple français, ce fut mon deuxième combat. Et puis le troisième combat, on nous a dit, on nous a expliqué, il faut faire un Liban d'Occident, une société multiculturelle, avec une nouvelle harmonie, le vivre ensemble. Ah, le vivre ensemble. En fait, ton sens de peuple, c'est la nouvelle France. C'est mon troisième combat. Et donc le populisme, c'est l'instinct d'un peuple qui ne veut pas mourir. Et
ça a été le fruit et l'objet de votre avant-dernier ouvrage que j'ai entre les mains. Alors pourquoi je l'ai, Populicide, entre les mains ? C'est parce que vous l'avez signé à ma demande, et j'ai l'esprit d'escalier, mais ça rejoint l'hommage que vous avez rendu aux Français de Désir et l'hommage au peuple, puisque vous avez signé ces deux ouvrages. à deux hommes, l'un qui est tchétchène, qui s'appelle Anzor, l'autre né au Mali, qui s'appelle Bédou, et qui vous suivent tous les vendredis et qui m'ont interpellé en me disant « mais il faudrait plus de Philippe de Villiers, plus d'hommes politiques qui aiment la France, qui le clament et qui n'ont pas peur de le dire ». Et ce sont deux personnalités, deux histoires profondément ancrées à la France d'aujourd'hui. et qui adorent la France, qui n'oublient pas aussi leurs racines. Et donc vous les avez signés ce vendredi, cher Philippe de Villiers. Et ils nous regardent attentivement, j'en suis certain, donc je les salue et je les embrasse chaleureusement. Je vous ai appelé, vous étiez ému quand je vous ai raconté cette histoire. Oui. Et je vous ai dit, c'est pas une... Alors pour le coup, c'est pas un conte, c'est réel. Voilà ce qui se passe quand on est interpellé. Heureusement qu'ils sont là,
parce qu'ils vont rappeler aux Français de souche qui ont tout perdu souvent. que la France était un
grand pays. Philippe Devilliers, parlons littérature. Il nous reste 15 minutes. Le journal du dimanche a publié une tribune de Vincent Bolloré au sujet du départ de Grasset d'Olivier Nora, son directeur général, qui souhaitait publier le futur livre de Boilem Sansal seulement à l'automne. Toute la presse, toute la presse mainstream s'est emparée du sujet. J'avais l'impression qu'il y avait eu... Il y a eu 1789, et qu'il y a eu la chute du mur de Berlin, et puis il y a eu le départ de M. Nora. Je crois qu'on a une revue de presse, mais limitée, parce que vraiment, on n'avait pas le temps de tout mettre, du Nouvel Obs en passant par Libération, l'Humanité, j'aurais pu vous citer France Inter, France Info, bref, tout le monde. Et cette semaine, on a pu entendre, et ça vous avait pensé à quelqu'un que vous connaissez bien, Solzhenitsyn, qui avait été interrogé par un certain Jean Daniel. Revoyons cette archive.
Ma douleur, et la douleur d'un certain nombre de mes amis, le mot douleur n'est pas une inflation sémantique, c'est pas un excès de vocabulaire, c'est de prendre tellement part à votre combat, d'avoir une telle admiration pour votre combat solitaire, pour votre témoignage, et de voir que sur ce qui a correspondu à vos combats en Occident, il me semble... Et depuis quelques minutes, je suis certain que vous vous êtes trompé, que vous vous trompez, peut-être par simple manque d'informations. Geoffroy Lejeune.
cher Philippe, vous avez accueilli Solzhenitsyn en Vendée au Puy-du-Fou. Vous êtes l'ami de Boilem Sansal. Quel regard portez-vous sur ce psychodrame littéraire qu'on appelle l'affaire Grasset
mot psychodrame convient bien. Vincent Bolloré est rare dans l'espace médiatique. On ne l'entend pas beaucoup. Mais quand on l'entend ou quand on le lit, la plume est insérée, c'est un filament laser. Et il faut lire et relire ce petit texte qui dit tout sur ce psychodrame, que je résume ainsi. Premièrement, Boilem Sansal change d'éditeur parce qu'il considère que son éditeur Gallimard s'est compromis pour en fait le faire taire en liaison avec l'Elysée et l'Algérie. Et là, Boulême Sansal découvre que le nouvel éditeur, M. Nora, lui dit et lui redit, non, non, on ne peut pas publier le livre comme ça tout de suite, on va le publier en novembre. Pourquoi ? Sur le plan... éditorial sur le plan commercial, publier un livre en novembre alors que Boulême Sansal souhaite le publier au mois de juin, c'est quand même une curiosité. Ça, c'est le premier élément qui nous interroge. Le deuxième élément qui nous interroge, c'est que Vincent Bolloré donne un chiffre. Je ne sais pas si le chiffre est vrai, mais vous êtes le patron du GDD, donc vous avez vérifié.
crois que c'est vrai, oui. L
'éditeur en question, il gagne un million. Et vous savez que tous les éditeurs de France que j'ai vus au LUTCA il y a deux jours, j'en ai vu un certain nombre, ils m'ont dit, putain, il a du bol, Nora. Un million alors que le chiffre d'affaires est de 12 millions. Donc un douzième du chiffre d'affaires dans les poches du patron éditorial. C'est la phrase de Musset. Quand on n'a pas d'argent, c'est amusant d'écrire. Et puis troisièmement, la caste germano-pratine, c'est admirable, fait chorus. et se blottit, comme dans le Renard et les Poulets d'Inde, contre l'éditeur, auprès de l'éditeur pour le défendre. En fait, il défend la banque, comme a dit Eric Nolot, la banque grassée. Pourquoi ? Parce que la plupart d'entre eux ont des avaloirs supérieurs aux ventes. Donc c'est agréable d'avoir un éditeur qui vous paye plus en avaloirs que ce que vous vendez. Voilà. Alors maintenant, allons au fond des choses. Vous avez montré une archive incroyable du débat entre Solzhenitsyn qui n'en revient pas. Il m'a raconté cette histoire, Solzhenitsyn. Il m'a dit que je n'en revenais pas. Avec Jean Daniel,
qui
avec un aplomb remarquable lui explique où vous vous trompez. Ah bon ? Et en fait, il y a un parallèle à faire entre Solzhenitsyn. et Boilem Sansal, que je fais en quelques phrases. Premièrement, ce sont deux écrivains, deux écrivains célèbres, deux écrivains qui ont eu tous les prix. Solzhenitsyn a eu le prix de la littérature, le prix Nobel de la littérature, et Boilem Sansal a eu le grand prix de l'Académie française. Donc dire que Sansal n'est pas un écrivain, c'est un peu exagérant, il a eu tous les prix. Mais ce ne sont pas que deux écrivains, ce sont deux écrivains qui ont été emprisonnés. Deuxième point commun. L'un a été emprisonné dans les geôles soviétiques, on a appelé le goulag, il a appelé le goulag, et l'autre dans les geôles algériennes. Donc ils ont souffert. Et tous les deux en prison, ils ont eu un cancer. Et tous les deux, leur famille pensait que c'était fini. Ils s'en sont sortis miraculeusement. Troisièmement, ce sont des écrivains prisonniers qui sont des prophètes. Solzhenitsyn a prophétisé que le communisme était une désespérance de toute l'humanité et un danger majeur, un danger totalitaire par excellence. Et Bolem Sansal a parlé de l'autre communisme, l'islam, l'islamisme, un danger pour toute l'humanité et spécialement pour la France. Et c'est là qu'arrive le quatrième caractère commun, ce sont deux parias. À partir du moment où Solzhenitsyn a dit haut et clair que le communisme était un danger pour l'homme et pour l'humanité, Il a été vilipendé par la gauche française. Jean Daniel, nouvel observateur. En disant, non, c'est pas possible, il va trop loin. Et il l'appelait le Moujik mystique. Et pareil pour Bolem Sansal. Bolem Sansal, tant qu'il était un écrivain algérien, on disait, ah, quel écrivain ! Et maintenant qu'on dit écrivain français, voilà. Alors Bolem Sansal, en fait, c'est un amoureux de la langue française. C'est la preuve qu'on peut rentrer. quand on est français de désir, qu'on peut rentrer en France par la porte de la langue. Et je ne sais pas si vous vous souvenez de la photo que vous avez faite à la rotonde, et à un moment donné, il s'est arrêté, et comme ça, il dit « Ah, la langue française ! » Trois fois. Voilà, la langue française. Pour lui, la langue, c'est tout. Et c'est un résistant. Je vous rappelle un fait qui apparaîtra dans son livre, mais qui m'a beaucoup marqué. Il m'a dit, tu comprends, il voulait me traiter comme un otage. J'aurais été libéré. Mais j'ai envoyé une lettre, j'ai dit, je ne veux pas être traité comme un otage. Non, moi je suis un combattant, je ne veux pas être libéré. Moi je vais être libéré comme un combattant, pas comme un otage. Ça a de la gueule quand même. Voilà un peu sans salle. Français
de désir. Kamel Daoud aussi a été condamné cette semaine. Je constate que les médias qui se sont emparés du séisme Grasset n'ont pas eu la même vivacité dans leurs plumes pour traiter de la condamnation de Kamel Daoud par le régime algérien tout au long de cette semaine. Il y a visiblement des combats. qui intéresse plus que d'autres. Philippe Devilliers, puisque vous avez parlé du Lutetia, les gens se sont dit « Mais qu'est-ce que c'est le Lutetia ? » Mercredi soir. Rapidement, cher Philippe, mais je voulais quand même le mentionner avec vous. Je l'ai vu cette semaine. D'ailleurs, je vous remercie de l'invitation. C'était vraiment une formidable soirée. Geoffroy était tellement heureux. On était touchés d'être avec vous vendredi soir. Ça nous a fait plaisir de recevoir ce carton d'invitation. Honnêtement, vraiment, on a découvert ça tous les deux. L'un était en plateau. J'étais devant ma télévision. Mercredi soir au Lutetia, vous avez reçu un prix prestigieux. Ainsi les bêlés, le prix spécial des Hussards remis à Philippe de Villiers pour l'ensemble de son œuvre. Alors normalement, c'est après la mort des écrivains que l'on couronne ainsi pour l'ensemble de son œuvre. Vous, c'est finalement au grand jour. C'est en pleine force de l'âge. Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire, Philippe de Villiers, vraiment en quelques secondes ? Quand on découvre ces images.
En quelques secondes, c'est un cri d'angoisse. D'abord parce que je suis hanté par la disparition du peuple auquel j'appartiens. Et donc j'ai choisi de plonger ma plume dans la plaie. D'une France tuméfiée mais vivante. Et ensuite un cri du cœur, parce que j'aime mon pays plus que tout, depuis ma plus tendre enfance. Et je me suis dit que, comme Ernest Lavis avec le roman national, il fallait qu'il y ait des gens qui prennent leurs plumes pour faire de nouvelles chansons de gestes. Donc ma vie a été une chanson de gestes.
bien, un grand merci Philippe de Villiers déjà pour l'invitation. Je réitère vraiment. C'est vraiment où c'était. On était heureux avec Geoffroy. Il est déstabilisé. Vraiment sympa. Et le prix m'a été remis par
quelqu'un que... Eric Nolo et Arnaud Poulten. Alors, le président du jury, c'est Eric Nolo. qui était un homme remarquable. Chaque parole qu'il prononce, c'était un trait d'esprit, ce que je lui ai dit. Il est tellement humble qu'il semblait gêné, mais c'est quand même quelqu'un de remarquable. Et puis, le prix m'a été remis par Arnaud Puchantaine. patron du Vindique, qui était un homme tout à fait remarquable. Il y avait un parterre impressionnant. Moi, j'étais très intimidé parce que je ne suis ni un auteur ni un écrivain. Mais pour un instant, un instant seulement, comme dit Jacques Brel, on m'a pris
pour un écrivain. Si vous étiez intimidé, nos présences, Geoffroy et moi, auraient pu peut-être vous rassurer. Mais vous avez préféré en faire autrement. Et nous avons regardé ça devant. Philippe de Villiers, ayons un peu de sourire parce que vous souhaitiez impérativement terminer cette émission en rendant un hommage. Un hommage et là, nous perdons évidemment cette joie de vivre puisque mardi au Liban, un hommage vibrant a été rendu au sergent-chef Florian Montorio tombé au nom de la finule au champ d'honneur. Que vous a inspiré cette cérémonie au Liban ? Et il y a eu une autre cérémonie également à Montauban cette semaine, un hommage national.
en fait, c'est la cérémonie du Liban qui m'a marqué. Je vais vous expliquer pourquoi. Elle était très dépouillée, c'était dans un hangar, sur le tarmac. Et cette image, on voit tous les officiers, sous-officiers, les soldats, les vétérans, les jeunes engagés. un détachement libanais qui sont au garde-à-vous et qui ont la gorge serrée, l'œil humide, tourné vers les trois couleurs du cercueil de la dépouille de leur frère Darme qui est tombé au Liban. Et en regardant cette image, je songeais à 1983, le Drakkar, je songeais à la France qui, depuis 50 ans, a donné, a offert 150 de ses enfants. pour défendre le Liban. C'est dans le sillage sanglant des paras sacrifiés du Dracar que le sergent-chef Florian Montorio a ajouté son nom à cette corte glorieuse de tous ceux qui l'ont précédé sur cette terre du Levant. liés à la France de manière indéfectible depuis des temps immémoriaux. Et là, soudain, on a vu la haie d'honneur qui s'est formée. Et puis, on a entendu un chant qui est monté douxement, grave, profond. Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la tourmente. « Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la souffrance et puis la gloire au combat. » Ce chant, repris par tous les militaires qui avaient remis le béret de leur régiment, Il le connaissait très bien, Florian Montorio. Il l'a chanté depuis longtemps. Pourquoi ça ? Parce que c'est un chant fondateur qui a été écrit par un jeune aspirant, l'aspirant Zernel, qui tombait au moment de l'épopée des premiers commandos parachutistes de la France libre. Et on a retrouvé... Sur son corps, dans sa poche, un texte où il avait écrit ce chant qui est devenu un hymne, la prière du para. Et donc Florian Montorio et hier Anissé Gérardin, au moment où ils sont enveloppés de tricolores, auront entendu la prière du para. que Saint-Michel, patron des parachutistes, les garde sous ses ailes, car comme le disait le général Guillaume Allaire, les parachutistes ne montent pas au ciel, ils les retournent.