Chargement...
Chargement...

C'est dramatique, mais Mélenchon et la France Insoumise sont devenus le plus grand repoussoir de la vie politique aujourd'hui en France. Donc ce ne serait pas une bonne
chose pour
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
la France que Jean-Luc Mélenchon soit président de la République ? Non mais ma question elle est directe. Non mais je vais vous dire, il ne peut pas être président de la République. S'il est au deuxième tour de l'élection présidentielle, les sondages valent ce qu'ils veulent. Mais moi j'en ai vu un hier ou avant-hier. Deuxième tour, Bardella-Mélenchon. Mélenchon fait 28,5%. Donc je veux bien que le sondage se trompe, même de 20% ou de 30%, mais... On est assuré, Mélenchon, et ça il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, est devenu le plus grand repoussoir de la vie politique. Notre invité c'est Jérôme Guedj,
député socialiste de l'Essonne. Bonjour Jérôme Guedj. Bonjour. Qu'est-ce qu'on fait des profits de Total alors
D'abord la préoccupation c'est qu'est-ce qu'on fait pour l'ensemble des Français qui voient les prix flamber sur les totems devant les stations-service. Ça fait des semaines et des semaines qu'on dit au gouvernement, on ne peut pas rester inerte. Face à une explosion des prix, enfin rendez-vous compte, on est 2,30€, 2,40€ pour du gazole, pour du sans-plomb. Et depuis le début de la crise, fin février, début mars, on nous dit oui, ça va bien se passer, ça va bien se passer. Et hier, vous parlez des profits de total, il tombe. 5,8 milliards. 5,8 milliards, 50% d'augmentation. Alors que dans le même temps, 40% d'augmentation des prix à la pompe. Donc il peut y avoir un lien, pas de cause à effet, mais c'est quand même assez évident. Donc on ne peut pas rester inerte. Donc on taxe ? C'est le seul outil disponible. Moi, ce n'est pas mon outil préféré. Parce que c
'est bénéfice, vous avez vu ce qu'a répondu Total au Premier ministre. Elle a dit, nous, la manière de redistribuer les richesses, c'est qu'on capte les prix à la pompe en 1999. C'est pour ça. Pourquoi je vous
explique ? C'est l'outil pour provoquer le débat qu'on met sur la table. C'est la proposition de loi qu'on a déposée. Vous avez entendu mon ami Philippe Brun, député de l'Eure, qui a été à la manœuvre pour la rédaction de ce texte. C'est le seul aiguillon qu'on peut avoir pour provoquer quelque chose. Moi, j'ai d'autres outils. Est-ce qu'on joue sur le niveau des taxes ? Il y avait eu la taxe flottante du temps de Jospin. Est-ce qu'on joue sur les marges des entreprises pétrolières ? Est-ce qu'on peut les plafonner ? C'est ce qu'avait fait, en 1990, Michel Rocard, quand il avait déjà eu la première guerre en Irak, entre l'Irak et le Koweït. Là, l'idée, c'est de dégager des ressources pour les finances publiques, mais pas pour les mettre dans la poche de l'État, mais pour augmenter le soutien qu'on va faire à ceux qui en ont le plus besoin. Parce que pour l'instant, ce sont des mesures trop spécifiques qui sont mises sur la table. Les gros rouleurs, les entreprises. la pêche, des agriculteurs, des professions un peu spécifiques comme les aides-soignantes, les infirmières libérales, mais ça ne touche pas la grande majorité des Français. À travers cette proposition, moi je vais vous dire, l'idée c'est d'en appeler au patriotisme économique d'une grande boîte comme Total. Moi je suis fier d'une boîte comme Total. On peut avoir des accords ou des désaccords, mais c'est une grande boîte française. On
n'entend pas beaucoup ça à gauche, dire qu
'on est fier de Total. C'est assez dissonant. Moi il y a des moments où il faut dire les choses comme elles sont. On ne peut pas dire on veut avoir des grandes entreprises françaises de l'influence et quand il y en a une qui existe, dire vous êtes des profiteurs de guerre. S'ils le sont, il faut leur dire on en appelle à votre patriotisme économique. Et le patriotisme économique, ils ont commencé à le faire. Ils plafonnent, je crois qu'ils plafonnent à 1,99€. C'est 1
,99€ et 2,09€ le diesel.
Bon, mais le problème que j'ai... Donc déjà, peut-être qu'ils peuvent aller plus loin dans le plafonnement, et donc renier sur leur marge importante qu'ils font aujourd'hui, et de se dire pendant une période transitoire, nous on accepte, plutôt que de se faire pomper par une fiscalité spécifique, d'immédiatement le donner. en pouvoir d'achat, préservés pour les uns et les autres. Mais après, il ne faut pas qu'on se focalise que sur Total. Parce que Total, ce n'est pas la totalité de la distribution d'essence dans le pays. Il y a les grands distributeurs, la grande distribution. Oui, mais c'est marginal chez eux, l
'essence. C'est un produit d'appel et ils font à peine... Je sais bien, mais
là aussi, en appeler à tous sur une forme de patriotisme économique. Dans la période, le patriotisme, c'est ce qui va nous permettre de faire nation. Un patriotisme fiscal, un patriotisme au regard de l'amour de ce pays. C'est un beau mot, patriotisme, ça me va bien.
Donc vous demandez à toutes ces entreprises qui se portent bien de renier un peu sur leur marge et de baisser les prix. Oui, dans la période,
mais parce que sinon on va leur dire l'effort va être imposé par la puissance publique et on va vous demander de la fiscalité. Et en plus, il faut être tout à fait honnête, même si le texte qu'on a préparé, il vole, il tient la route. C'est très compliqué à mettre en œuvre parce que qu'est-ce qu'on taxe ? Est-ce qu'on taxe les bénéfices qui sont faits en France ou est-ce qu'on taxe les bénéfices mondiaux ? Il n'y en a pas
beaucoup en France.
Comment on constate l'augmentation par rapport aux années précédentes ? On a mis un mécanisme qui normalement tient la route puisqu'il s'inspire de ce qui avait été fait au moment de la crise en Ukraine. Il y avait déjà eu une forme de taxation des super profits, mais il y avait des trous dans la raquette, ce qui fait que le rendement avait été beaucoup plus faible. Je crois que c'était moins de 100 millions d'euros, la taxe sur les super profits qui avait été faite au moment du début de la guerre en Ukraine, alors qu'on espérait presque dix fois plus. Donc, franchement, soit on infantilise, je dis ça devant Charles Consigny, soit on infantilise et on dit, il y a des taxes qui viennent vous taper sur les doigts et vous corriger, soit à un moment, il y a des gens qui disent, écoutez, ok, nous, on participe à l'effort et dans le même temps, il y a le comportement que les uns et les autres peuvent avoir. Peut-être qu'il faut un peu moins prendre sa bagnole quand on peut s'en passer.
J'ai dit à peu près la même chose sur le patriotisme, etc. Je pense que Total fait le boulot pour l'instant et qu'en fait... Les uns et les autres essayent politiquement. Il va aller plus loin, Jérôme Ghiadji. Il appelle les entreprises privées être responsables et baisser leurs prix, baisser leurs marges. Oui, mais franchement, je crains que Total ne serait pas Total s'il raisonnait comme ça en permanence. 'est des boîtes qui deviennent des mastodontes internationaux parce que ce sont des entreprises très dures et qui pensent avant tout à rentabiliser leur activité. Total, ce n'est pas Naturalia, ce n'est pas un éco système solidaire du canal Saint-Martin. C'est une énorme entreprise extrêmement brutale implantée. partout dans le monde, très agressive, avec des gens qui bossent comme des dingues dedans. Le dernier PDG en est mort. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Ce n'est pas une entreprise que Raphaël Glucksmann pourrait présider. Vous voyez ? Ce n'est pas exactement l'ambiance. Il y a plein de choses que Raphaël
Glucksmann pourrait présider. Heureusement que
philosophiquement, je ne suis pas contre l'idée, mais je pense qu'ils font déjà le boulot dans la limite. D'accord, mais ça, c'est le laisser-faire. Ça, c'est le laisser
-faire, laisser-aller du marché. Donc, moi, je veux bien se dire... Mais à la fin... Encore une fois, je ne suis pas en train de vous proposer la nationalisation de Total. Vous avez mesuré que je peux mettre de la nuance.
Par ailleurs, dans votre raisonnement, il manque les 60% de taxes sur l'essence.
Je l'ai mentionné, j'ai dit qu'il y a d'autres leviers qui peuvent être activés. Est-ce qu'on baisse les taxes temporairement ? On réintroduit une sorte de taxe flottante comme l'avait mis en place Lionel Jospin à l'époque. Pourquoi on ne le ferait pas ça ?
Je pense qu'il y a plusieurs leviers qui peuvent être mobilisés. Moi, je me mets à la place des actionnaires de Total. Moi, je fais un effort, comme vous le dites, parce que je suis complètement en ligne avec ce que vous avez dit en avant-propos sur le patriotisme des entreprises. Mais pardon, moi, demain, je suis à la tête d'une grosse entreprise comme ça. un réel impact sur le quotidien des Français, pourquoi moi je vais perdre de l'argent quand l'État ne bouge pas le petit doigt et me remet tout sur ma tronche ? À un moment donné, c'est pas... Mais ça veut dire quoi que l
'État bouge le petit doigt ? Alors je suis d'accord. En baissant les taxes.
Et bien vous savez quoi ? Je pense que si l'État baisse les taxes, ce sera déjà un peu plus audible de redemander encore un effort à Total. Et bien vous savez quoi ? On va faire la plus belle
chose là sur ce plateau qui devrait se faire à l'échelle du pays. On va faire un compromis. Le deal pour moi en effet est là. Le deal c'est l'État dit je baisse les taxes. Même temporairement, soit les droits d'assises, soit la TVA, avec l'effet qui est que ça bénéficie à tout le monde, mais c'est plus simple à mettre en œuvre. Le gros rouleur avec son SUV qui gagne beaucoup d'argent, il va en bénéficier. Mais en même temps, celui, le smicard qui a besoin de sa bagnole pour aller au boulot à 4 heures du matin, lui, il ne se posera pas la question, ça le verra. Et dans le même temps, il y a le patriotisme économique et les grandes entreprises. Si on est capable dans ce pays de faire ça, alors on se portera mieux. C'est-à-dire... l'Etat et la puissance privée à un moment qu'ils se disent on mobilise nos outils au service d'un intérêt commun qui est le soutien au pouvoir d'achat qui est la grosse priorité et à travers ce soutien au pouvoir d'achat c'est aussi le soutien à l'économie du pays.
Juste je voudrais ajouter c'est marrant que vous nous proposiez un compromis parce que Jordan Bardella il a été interrogé sur la même question que vous et il a répondu à je sais pas peut-être il faut demander aux socialistes. Le problème de Jordan Bardella et du
RN c'est qu'ils savent pas où ils habitent parce que dans la même journée hier j'ai entendu Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen et Jordan Bardella dire des choses totalement différentes. C'est pour ça,
je vais juste aller au bout de ma question. Vous, vous êtes député, donc vous les voyez à l'Assemblée, vous les côtoyez dans l'hémicycle et il se trouve qu'il y a beaucoup de nos auditeurs et des automobilistes qui votent pour eux. Comment vous expliquer qu'ils votent pour eux alors qu'ils ne savent pas où ils habitent et qu'ils disent tout et son contraire sur la question, la question essentielle de l'essence et du prix à la pompe
Parce que, pardon de le dire, mais nous, on le voit depuis des mois et des mois à l'Assemblée nationale. Une question difficile. Qui navigue à vue. C'est Jordan
Bardella qui la pose, c'est pas moi.
Non mais il faut regarder les choses telles qu'elles sont. Vous pouvez nous dire pourquoi au moins semblant que ça sont des branques. C'est Jordan Bardella qui dit qu'il faut demander aux socialistes. Je demande aux socialistes. Je pense de la parole de
Jordan Bardella. C'est un peu
branquignol, pardonnez-moi l'expression. le fait d'être incapable, mais ce n'est pas que sur ce dossier. Sur plein de dossiers sur la question du pouvoir d'achat, c'est les mêmes. Quand ils disent qu'il faut soutenir le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent, ils font un revenu digne, quand on propose l'augmentation du SMIC, ils ne sont pas au rendez-vous. Donc il y a une espèce de grand écart permanent, on le voit de plus en plus entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Jordan Bardella qui va déjeuner avec le patronat et qui veut avoir son soutien et sa connivence. Et Marine Le Pen qui a encore l'intuition de se dire « mais moi je ne peux pas me couper de ces classes populaires ». populaires qui croient naïvement que le RN est la bonne solution à toute leur crise. Et là, ce qui est en train de se passer, c'est assez intéressant, c'est que ça pète à la figure, un, l'amateurisme, l'incohérence des propositions qui sont faites et désormais les dissensions à l'intérieur du Rassemblement National entre ceux qui veulent gagner une ligne populaire et ceux qui se disent, si on veut gagner le pouvoir, il faut qu'on ait le soutien du fameux établissement qu'on dénonçait auparavant.
Sur la proposition du SMIC à 1 600 euros, moi, par exemple, j'aurais dit non aussi dans l'État. du texte, dans l 'état de votre proposition, j'aurais dit non aussi, parce qu'en fait, on ne baisse pas les charges sur les entreprises. Moi, si on baisse les charges d'une entreprise, vous allez voir que le SMIC net va augmenter.
Il n'y a plus de charges au niveau du SMIC. Il n'y en a plus en France. Ah bon ? Le
patron, il n'a pas de charge ?
Au niveau du SMIC, un patron, il paye 73 euros de cotisation. Vraiment, je vous assure, on est arrivé à quelque chose qui est mis en place et qui a marché et sur lequel je ne veux pas revenir. Ça a commencé en 1993. Ça s'appelait les allégements Fillon. Elle n'a pas
de charge patronale, elle n'a pas 27% d'imposition. Au niveau du SMIC,
un salarié au SMIC, je vous assure, il n'y a plus de cotisation patronale au niveau du SMIC, quasiment plus aujourd'hui. Je voudrais qu'on revienne simplement sur la situation du jour. Je parle des cotisations salariales, sur le coût du travail, il n'y en a plus.
Aujourd'hui, on a plusieurs chiffres qui se télescopent. C'est-à-dire, on a le prix à la pompe qui va sûrement continuer d'augmenter, même si Total, pour le moment, le cap, mais ils ne disent pas jusqu'à quand. On a l'inflation, 2,2%. Et oui. On a les prix de l'énergie, plus 14% à cause notamment de ce qui se passe dans le golf. Et il y a les mutuelles qui augmentent aussi de 106 euros en moyenne. Tous les prix aujourd'hui, on voit bien qu'ils bougent quand on fait nos courses, etc. Donc comment on va faire pour ça ? Comment est-ce qu'on va contrer cette hausse généralisée qui aura des répercussions bien évidemment sur la vie de tous les jours, sur les entreprises qui ne pourront pas répercuter. Et tout ça avec zéro de croissance. Avec zéro de croissance, sur les chiffres d'affaires, etc. économique en plein été.
Ça s'appelle un risque de récession. Et là où vous avez raison, c'est qu'il ne peut pas y avoir un discours de l'impuissance. Là on dit, écoutez, il y a une guerre, on en subit les conséquences. On nous a dit, moi j'étais la semaine dernière à Bercy, Grande-Messe, avec tous les ministres, comité d'alerte des finances publiques. La guerre coûte 6 milliards d'euros aux finances publiques françaises, essentiellement par renchérissement du coût de la dette, des taux d'intérêt. Et donc il faut trouver 6 milliards pour équilibrer, donc 4 milliards d'économies du côté du budget de l'État, 2 milliards du côté du budget de l'État. budget de la sécurité sociale, mais il y a un peu une forme de discours de l'impuissance, un peu de spectateur. Moi, je pense qu'il faut prendre ces sujets un par un et de regarder à chaque fois comment on peut agir. On vient peut-être construire le compromis sur ce plateau, sur ce que ça pourrait être s'agissant du prix des carburants. Et vous avez mentionné un sujet, et merci de l'évoquer parce que moi, c'est mon cheval de bataille depuis des années. Tout le monde s'en fout, mais on a en France système où on a la sécurité sociale qui rembourse. 70% d'une consultation médicale, vos dépenses à l'hôpital ou vos dépenses de médicaments. Et à côté, on a des organismes complémentaires d'assurance maladie, des mutuelles, pour un peu plus de la moitié, et des assureurs privés aussi, des gros assureurs privés, AXA, Generali, les banques, etc. Or, qu'est-ce qu'on voit ces dernières années ? Et ça, moi, dans ma permanence à Massy, tout le monde me parle de ça. 25% d'augmentation des tarifs des mutuelles ces trois dernières années. Et est-ce que c'est une fatalité ? Pourquoi on continue comme ça ? Pourquoi on a ce système ? Moi, j'ai mis un grand coup dans la fourmilière. J'ai fait voter à l'Assemblée nationale en décembre dernier un amendement qui a été voté par tous les parlementaires. La loi a été promulguée qui dit en 2026, il doit y avoir un gel. des cotisations des organismes complémentaires maladie. Et là, on a d'abord un scandale démocratique, c'est que les organismes concernés n'appliquent pas cette loi, et c'est l'enquête que vient de faire l'UFC Que Choisir, et qui montre que 92% des gens ont vu leurs cotisations augmenter, alors que la loi prévoit le contraire. Et au-delà, donc déjà, ça c'est un problème démocratique, quand le Parlement vote que la loi est promulguée, qu'elle n'est pas censurée par le Conseil constitutionnel, normalement ça doit s'appliquer. On a le gouvernement qui dit, oh là là, je sais pas comment l'appliquer, je saisis le Conseil d'État pour avoir un avis. Et derrière ce... cas particulier, il y a le sujet plus global, pourquoi on continue à avoir ce système à double tête ? Vous voulez interdire les mutuelles ou pas ? Vous voulez interdire les mutuelles ? Je ne sais pas interdire les mutuelles, je veux la sécurité sociale intégrale, c'est-à-dire un seul financeur. pour couvrir la totalité du risque. D'ailleurs,
ça marche bien la sécurité sociale.
Oui, ça marche bien la sécurité sociale dans notre système. Mais ça ne coûte pas cher. Et ça ne coûte pas cher en gestion. Elle est même bénéficiaire la sécu. Lui, c'est un grand défenseur du privé. Laissez-moi deux minutes un chiffre. Oui, mais
les hebdos, il y a un truc qu'on appelle les marronniers. Et parmi les marronniers, vous savez, ces sujets qui font la une, les hebdomadaires, toutes les trois semaines, il y a le trou de la sécu, par exemple. Et ça fait à peu près 40 ans qu'on nous parle de... de la sécu donc qu'est ce qu'on va faire ? On va faire une sécu intégrale qui sera encore plus déficitaire. Vous
me laissez deux minutes pour faire une démonstration aux libérales que vous êtes. Pour gérer la sécurité sociale, pour vous verser vos remboursements avec la carte vitale, ça coûte 2 à 3 % de frais de gestion, c'est-à-dire 7 milliards par an sur les 250 milliards qui sont remboursés. Pour vous verser vos prestations à votre mutuel ou votre assureur privé, ça coûte... entre 14 et 20% de frais de gestion. Pourquoi ? Parce que c'est concurrentiel. Ils doivent faire de la publicité, ils doivent faire du sponsoring, ils doivent avoir des courtiers, etc. Et ça, ça coûte 8 milliards d'euros. Donc moi, je vous fais une proposition d'économie en internant, en intégrant à la sécurité sociale cette gestion. C'est la Sécu qui vous rembourserait totalement. Vous auriez plus l'hésitation qui est « Ah bah, quel mutuel je choisis ? C'est quoi le bon tarif ? » Vous auriez plus l'inégalité qui fait que quand vous êtes salarié et que vous passez à retraité... Vous avez une explosion des coûts de vos complémentaires. Vous aurez un système simple. Et vous savez quoi ? Ça marche. Vous savez où ça marche ? Ça marche depuis 80 ans dans un bout de France qui s'appelle l'Alsace-Moselle. En Alsace-Moselle, la sécurité sociale rembourse quasiment à 100% parce que c'est héritier du système qui avait été mis en place par l'Allemagne quand le territoire avait été occupé. Donc on a en France un système en Alsace-Moselle qui est géré par les salariés qui est excédentaire. Écoutez, monsieur Consigny, en Alsace-Moselle, l'assurance maladie fait 500 millions. Oui, mais parce que c'est un dossier qui n'est pas assez sur la table. Et moi, comme candidat à l'élection présidentielle, je veux que ce soit une mesure concrète, qui soit... mises au débat, qui soient reprises par les autres candidats, qu'on ait cette discussion. Je ne suis pas contre les mutuelles, elles sont utiles sur les actions de prévention, sur toute une série de choses. Mais pour le remboursement de l'assurance maladie, c'est redondant qu'elles se mettent sur des sujets qui ne sont pas occupés par la sécurité sociale. On pourrait parler de la perte d'autonomie pour les personnes âgées ou de la prévoyance, accident, décès, invalidité pour les salariés. Ça, ce n'est pas bien couvert par la Sécu. Et donc peut-être que ceux-là, on peut leur confier cette mission-là. Mais pour la Sécu, faisons une sécurité. sociale intégrale, qui est l'objectif initial des gaullistes et des communistes en 1945. Ça
me fait penser au socialisme intégral, vous savez, qui était la grande expression soviétique. Mais moi, pourquoi pas ? Je suis très sépique. Mais vous ne connaissez pas le dossier, je vous assure, et comme plein de gens, mais ce n'est pas un reproche. Ce n'est pas un reproche, il n'est pas assez connu. Ce que je connais en revanche, c'est les charges que je paye pour éponger le trou de la sécu. Et je crains quand même qu'avec un système où on élargit le spectre de ce qui est remboursé... La sécurité sociale, on se retrouve avec un déficit encore plus important qu'il faudra continuer à éponger. Les mutuelles, elles vont... Il y a 5 à 8 milliards à récupérer. Pause, pause, pause, pause.
Les
mutuelles, elles ne sont pas
en
déficit.
Aujourd
'hui, face au GG, Jérôme Guedj, le député socialiste de l'Essonne, avec Charles Consigny, Flora Guevally, Laura Barton-Martin, vous avez dit candidat à l'élection présidentielle. Jérôme Guedj,
vous l'avez... Et je l'illustre. Pourquoi je suis candidat ? Parce que je pense qu'il y a une gauche républicaine dans ce pays. Mais il y a aussi une gauche sociale qui doit mettre des sujets sur la table. Et l'histoire... des mutuelles, c'est pas une obsession. L'histoire des complémentaires, ça, ça touche à la vie de les Français. Enfin, 93% ont une complémentaire et ils voient bien que le système fonctionne pas de manière satisfaisante. Donc parlons des sujets de préoccupation de nos concitoyens. François Hollande qui se prépare,
Bernard Cazeneuve qui y réfléchit, Manuel Vaz qui dit pourquoi pas, c'est ils se moquent du monde les trois là ou pas ?
Écoutez, chacun est libre, ce n'est pas moi qui
vais vous dire le contraire. Est-ce qu'ils ont raison d'y réfléchir ou est-ce que ça, ils se moquent des Français, ils se moquent du monde
? Ça n'a de sens que si c'est au service d'un projet collectif. Moi, quand j'ai déposé ma candidature, annoncer ma candidature, c'est de dire ça sera dans un cadre avec tous les autres parce qu'on ne va pas multiplier des candidatures qui ne vont pas au bout. Vous voyez bien qu'aujourd'hui, comme il n'y a pas d'évidence, il n'y a aucune évidence, eh bien, chacun dit je suis disponible. C'est plutôt une bonne nouvelle. Mais à condition de dire je ne peux pas avoir raison tout seul. Vous êtes sûr que c'est une
bonne nouvelle ? Vous êtes sûr que les Français prennent ça comme une bonne nouvelle pour la démocratie ?
François Hollande, Bernard Cazeneuve ? Oui mais alors c'est quoi la situation inverse ? De dire le PS est dans tel état, dans un tel état qu'il n'y a pas quelqu'un ? qui est préparé depuis des années et dont on sait de manière évidente qu'il est candidat à l'élection présidentielle. Raphaël Glucksmall est dans le paysage, il a fait des bons scores aux dernières élections européennes. Pour l'instant, il n'annonce pas de candidature, il s'y prépare lui aussi. Moi, je veux être autour de la table avec tout cela en disant à chacun, les gars, on va arrêter l'immaturité, on va juste se poser la question, qu'est-ce qu'on propose concrètement ? Qui fait, un, qu'on évite ? que Jordan Bardella devienne président de la République. Ou que Jean-Luc Mélenchon devienne président de la République. Et pour cela, la plus grande chance de succès de Jordan Bardella, c'est s'il se retrouve au deuxième tour face à Jean-Luc Mélenchon. Et donc, pour empêcher il faut contenir Mélenchon et avoir une ligne qui est celle d'une gauche. authentiquement attaché aux questions sociales, mais qui est républicaine, qui est clean sur la conception de la démocratie, du débat démocratique, parce que c'est dramatique, mais Mélenchon et la France Insoumise sont devenus le plus grand repoussoir de la vie politique aujourd'hui. Donc ce ne serait pas une
bonne chose pour la France
que Jean-Luc Mélenchon soit président de la République ? Non mais ma question, elle est directe. Non mais je vais vous dire, il ne peut pas être président de la République. S'il est au deuxième tour de l'élection présidentielle, les sondages valent ce qu'ils veulent. Mais moi j'en ai vu un hier ou avant-hier. Deuxième tour, Bardella. Mélenchon fait 28,5%. Donc je veux bien que le sondage se trompe, même de 20% ou de 30%, mais on est assuré, Mélenchon, et ça il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, est devenu le plus grand repoussoir de la vie politique. Et en cas de deuxième tour, donc moi... Parce que mon objectif, c'est d'éviter Bardella et l'imposture qu'on évoquait tout à l'heure avec Flora, il faut, dans une première étape, qu'il n'y ait pas Mélenchon face à lui. Pour qu'il n'y ait pas Mélenchon, il faut qu'il y ait une gauche républicaine qui soit crédible, solide, qui soit rassemblée et qui puisse se hisser au deuxième tour de l'élection présidentielle en ayant en tête quand même, et ça il faut aussi, je vous parlais de compromis tout à l'heure, que celui qui sera au deuxième tour face à Bardella... eh bien, il ne gagnera que si le camp d'en face vote pour lui.
C'est-à-dire que la droite
républicaine vote pour la gauche républicaine, ou si c'est l'inverse, que la gauche républicaine vote pour la droite républicaine. C'est-à-dire que les gens comprennent... qu'on va devoir se mettre d'accord à un moment donné dans l'intérêt du pays. Ça recrée le macronisme ou le en même temps. Et non, on ne croirait plus qu'il soit arrivé avec ses convictions. Non mais, moi, je vous ai dit tout à l'heure, la politique, c'est l'art du compte. On sent bien qu'aujourd'hui, tout sauf le RN, ça les fatigue. Je suis bien d'accord. C'est pour ça que moi, je n'ai pas le slogan que je mets sur la table. C'est répondre au sujet. de relégation, de ressentiment, de mépris qui font qu'une partie de nos concitoyens votent pour le Rassemblement national en disant à tous les autres... partis politiques, je vote pour eux parce que vous êtes nuls, parce que vous ne répondez pas à mon problème de pouvoir d'achat parce que c'est un désert médical.
Est-ce que vous êtes pour la commission d'enquête proposée par Ciotti sur l'immigration ? Moi, je suis pour aborder la
question de l'immigration sans aucun tabou. C'est une politique publique comme les autres qu'on doit juger, évaluer et regarder ce qui marche et regarder ce qui ne marche pas. Ne pas être dans l'angélisme ni le catastrophisme. L'angélisme, c'est quoi ? C'est une partie de la gauche qui dit Il n'y a aucun problème, il n'y a aucun sujet. Ouvrons les frontières à tout le monde. Ce n'est pas ma position. Et le catastrophisme, c'est la position de Ciotti ou du RN qui est de dire immigration zéro parce que ça, ce n'est pas réaliste et ce n'est pas crédible. Moi, je suis pour une immigration. Je vais vous dire, je suis favorable à, je vais lâcher un gros mot à gauche qui n'est pas habituel, à une immigration planifiée. C'est-à-dire, on définit. ce dont nous avons besoin pour le pays et quelles sont les conditions d'intégration qui peuvent être offertes pour que justement... À la manière canadienne
quoi, c'est ça, un peu à la manière canadienne, avec un permis à point comme le dit Gabriel Attal, avec des
critères précis... Avec le fait qu'on accueille des populations dont on est certain qu'on va pouvoir les former en français. Avoir un travail, avoir un logement, parce que si c'est pour justement être dans des conditions de précarité, c'est pas bon pour les personnes qui arrivent sur le territoire, et c'est pas bon pour le pays parce qu'il a le sentiment qu'il ne va pas de l'avant. Donc, assumer de manière dépassionnée, pas dire que c'est le sujet central. Regardez, encore une fois, dans les enquêtes d'opinion, le sujet premier de préoccupation des Français, c'est la question de la santé. De très très loin. Ça c'est quelque chose qui unifie. Et depuis 15 ans ? Et depuis des années. Or c'est le sujet dont on parle le moins. C'est quoi la politique de santé ? Comment on réforme le système ? Et il y a le pouvoir d'achat, gagner de l'argent. Et le pouvoir d'achat, gagner de l'argent.
Tiens justement, demain on est le 1er mai. Demain vous arrivez président de la République. Est-ce que vous touchez au 1er mai ? Pour que ceux qui veulent travailler puissent travailler ou pas ?
Mais je ne pense pas que ce soit
le
sujet là aussi central et prioritaire. Vous avez quelques entreprises qui ont des salariés, des fleuristes, des boulangers parfois industriels, etc. Ça fonctionne. Vous trouvez du pain le dimanche. Vous en trouvez dans votre coin. Et vous achetez du muguet ou des fleurs et vous en trouvez. Pas tous les fleuristes sont ouverts. Mais je vous assure, l'argent... Vous savez, l'argent que vous dépensez le 1er mai, vous ne l'avez pas pour le 2 mai, le 3 mai, le 4 mai. Donc l'idée selon laquelle ça va booster la croissance et en ouvrant le 1er mai, on va avoir plus de consommation, c'est une substitution. C'est un symbole. Et dans les symboles, pardon de le dire, vous savez quoi ? Je vais citer Gérald Darmanin. Il paraît qu'hier, en Conseil des ministres, il a fait une petite sortie sur le sujet. Il a dit, et je reprends ces termes, il a dit, moi, dans sa région, à Tourcoing, dans le Nord, là-bas, il dit le 1er mai. mai, c'est le Noël au printemps pour les salariés. C'est une journée, allez, c'est la journée historique de repos des travailleurs. Franchement, ils ne touchent pas. Les mobilistes mettent en
marche, rien
ne l'arrêtera. Oui, mais monsieur, pardon, mais ça reste quand même pour
moi. Mais qu'est-ce que vous voulez ouvrir le 1er mai ? Vous avez envie d'aller à la FNAC ? Vous avez envie d'aller chez Carrefour, etc. Ça va servir à quoi ? Vous n'allez pas plus, mais il n'y a
pas de pouvoir d
'achat. Donc le magasin, il est ouvert. Si vous allez le 1er mai,
vous n'irez pas le lendemain, le 2 ou le 3. Et le dimanche
aussi, si, parce que c'est là que vous êtes à gauche. Oui, mais vous n'êtes pas toute seule sur ce plateau. Moi, je n'ai rien dit non plus au jeune Gage, mais là, ça m'intéresse ce qu'il dit. Moi, je suis pour tout ouvrir parce que c'est le problème de la gauche. C'est que vous continuez à penser que les choses sont figées. Si les commerces sont ouverts le 1er mai, s'ils sont ouverts le dimanche, qu'est-ce que ça fait ? Ça crée de l'activité. Ça fait que, par exemple, le 1er mai, il faut payer un salarié pour ouvrir la boutique, pour tenir la boutique. On va le payer même triple, je crois, le 1er mai. Bon, avec son salaire, qu'est-ce qu'il va faire lui-même ? Le dimanche, quand les magasins seront au volaire, il va aller dépenser de l'argent. Le pouvoir d'achat soutient la demande intérieure et donc la croissance. C'est surtout au niveau du message. C'est pas de l'argent public en l'occurrence. L'activité crée de l'activité. J'ai le droit de parler ou pas ? L'activité crée de l'activité. Donc, je constate que vous êtes en réalité aux fraises à gauche. Vous sucrez les fraises comme jamais. Hollande, il est là avec son gros truc de... sucre et il en met des tonnes sur ses fraises. Vous savez quoi ? Parfois un raisonnement
par l'absurde permis. Donc il faut ouvrir les magasins toute la nuit ? Est-ce qu'il faut ouvrir
les
magasins toute la nuit ? Oui, oui,
7 jours sur tête, 24 jours sur 24 ans, comme dans tous les grands pays qui tournent et qui sont en train de nous bouffer. La FNAC ouverte toute la nuit parce qu'à 2h du matin, il faut aller acheter le dernier bouquin de M. Consigny, sinon je fais une informe. La Corée du Sud, la Chine, les Etats-Unis, les Émirats arabes, affichent des croissants de dingue. Pause, pause, pause. Et nous, on est en train de s'écrouler. On y reviendra
sur le 1er mai tout à l'heure à 11h. Puisque vous êtes en train de nous écouter, est-ce que vous voulez ouvrir ? Est-ce que vous voulez fermer ? On a du mal un peu à comprendre. Rendez-vous tout à l'heure à 11h. Je voudrais juste qu'on termine avec vous, Jérôme Guet, sur une guerre de deux mères. Vous connaissez la guerre de Master Poulet ? C'est Karim Bouamran qui ne veut pas l'ouverture de Master Poulet à Saint-Ouen. Et qui lui a répondu ? Bagali Bakayoko, le maire LFI de Saint-Denis, dans une vidéo. va ? Ils font même de la loco là. C'est bien, merci de l'accueil, c'est gentil. Il y en a qui veulent les restaurants étoilés. Bagali. Ah bah non, pas besoin ça.
Master Poulet, un coup, KO.
Bali Bagayoko qui a donc dit Master Poulet, un coup, KO à la direction de Karim Mwamoran qui lui ne veut pas l'ouverture de Master Poulet. Il dit c'est de la malbouffe, j'ai déjà suffisamment de fast food dans ma ville. Vous êtes dans quel camp alors finalement ? Moi je trouve que la position de
Karim Mwamoran qui est un maire qui s'occupe, de la manière dont sa ville évolue et qui en plus met sur la table des questions en effet de malbouffe, etc. Je ne trouve pas ça débile de la part d'un maire. Donc il faudrait qu'on concilie. Il y a des problèmes de pouvoir d'achat qui fait que des gens vont dans ces chaînes de fast-food très low-cost, comme il y a des gens qui vont sur Chine pour s'habiller, mais ça ne va pas dans le bon sens pour l'ensemble du pays. Ces gens-là, ils font venir 100% de leur poulet. en dehors de la France. Donc, je trouve qu'il y a quand même une contradiction, j'ai vu via les grossistes de l'Union Européenne, qui eux-mêmes font venir peut-être de Brésil, etc. Donc, on ne peut pas. À un moment, la politique, c'est de la cohérence. On ne peut pas. Je voyais M. Coquerel, qui est député LFI de ce territoire, qui soutient ça. Et c'est les mêmes qui signent des propositions de loi à l'Assemblée nationale pour limiter les fermes-usines en France d'installation de batteries de poulet pour justement produire plus de poulet en France. Donc, il y a quand même... des grosses contradictions. Je trouve qu'un maire, il a raison d'essayer de chercher l'équilibre dans sa ville. Après, le sujet est parti dans les tours, le sujet a été monté en épingle. C'est une bataille LFI-PS. C'est la suite d'une bataille LFI-PS, parce que tout ça a commencé dès l'instant où LFI a décidé d'en faire un sujet pour fragiliser Karim Boimbran, qui a été élu et bien réélu maire de Saint-Ouen, et qui vient avec un projet qui est clair. Il dit que ça doit être la ville pour tout le monde. Donc, des kebabs, des friteries, des fast-foods. dans sa ville mais il dit je veux pas qu'il y en ait trop, je veux pas qu'il y ait des nuisances, je préférerais qu'on puisse manger correctement et en face on a des gens qui disent au nom du pouvoir d'achat on peut manger n'importe quoi y compris de la merde, pardonnez-moi l'expression, je parle pas de ça en particulier je sais pas ce que c'en est mais pardon on peut pas valoriser tout et n'importe quoi il y a des enjeux d'équilibre.