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Vous venez de vivre le discours de rentrée de Marine Le Pen qui s'est exprimé depuis Hénin-Beaumont. Vous voyez ici Marine Le Pen largement applaudie aux côtés de Jordan Bardella. Elle fait venir Jordan Bardella à ses côtés. Marine Le Pen, vous le voyez ici sur ces images, le président du Rassemblement National aux côtés de la candidate. du Rassemblement National pour cette élection présidentielle. Marine Le Pen qui s'est exprimée durant un peu plus de 40 minutes. On va débriefer tout cela sur notre plateau avec nos invités qui sont toujours présents à mes côtés. Arnaud Stéphan, je rappelle que vous êtes communicant fondateur de l'agence La Note de Com et que vous êtes aussi ancien conseiller en communication de Marine Le Pen. Simon Barbary, vous êtes journaliste politique à Public Sénat. Muriel Jeans, journaliste politique ici. À France Télévisions, 40-45 minutes à peu près de discours de Marine Le Pen qui est revenue sur certains thèmes de prédilection avec notamment un thème qui a été largement abordé, celui du logement durant au moins 20 minutes durant ce discours.
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'est un discours thématique sur le logement. Ça lui permet de dire, me semble-t-il... Nos sujets, ce n'est pas seulement l'immigration, la sécurité, mais c'est aussi le pouvoir d'achat, le logement et le quotidien des Français. Elle a dit plusieurs choses, évidemment. Dans sa campagne, le pouvoir d'achat va revenir. Ça va être une ligne de sa campagne et puis réaffirmer que les Français seront prioritaires. Elle l'a dit deux fois, peut-être deux grandes lignes dans sa campagne. pouvoir d'achat, avec laquelle elle a développé sur le logement, en faisant pas mal de suppressions, et en tapant aussi, par petites touches, sur Edouard Philippe, Attal aussi, sur les LR, sur le PS, et un grand absent, LFI. Elle n'a jamais tapé sur LFI dans ce discours.
Barbary, énormément d'annonces sur le logement. Muriel Gens le disait, beaucoup de suppressions, tout ce qui est des normes, notamment par exemple sur le DPE, pour en citer une. Elle l'a annoncé, elle va en faire un de ses thèmes, un de ses grands chantiers durant la campagne, mais de son mandat si elle est élue.
En fait, ce qu'elle a annoncé, c'est que ce sont des mesures qui sont quand même dans l'air du temps. Si on prend le ZAN, ça a été détricoté dans la dernière loi simplification. La loi SERE, vous avez souvent des propositions de loi aussi pour l'assouplir. La loi anti-squat, vous en avez une adoptée en 2023 qui durcissait les sanctions pour les squatteurs. On a l'impression qu'elle reprend un petit peu des propositions de la droite. Elle a d'ailleurs été peu critique envers Bruno Roteo, je ne pense même pas qu'elle l'ait citée. Après, elle axe tout aussi sur la préférence nationale. ayant de préciser quand même que la préférence nationale, il faudrait pour cela une révision de la Constitution, et donc passer par l'article 89 de la Constitution, et donc aussi avoir dépassé le veto du Sénat, puisque pour réviser une Constitution, il faut un texte adopté par l'Assemblée, mais aussi par le Sénat. Donc il y a quand même une petite barrière avant la préférence nationale, et une barrière institutionnelle.
Le Pen qui a donc quitté désormais cette scène de Hénin-Beaumont. Arnaud Stéphane, qu'avez-vous pensé tout d'abord de ce discours de rentrée qui était très attendu, qui était censé balayer les polémiques ? On l'a dit, elle est revenue à certains thèmes de prédilection. pour tenter d'aller désormais de l'avant dans cette campagne.
Elle a complètement enjambé les problèmes pour rentrer quasiment dans du concret. On est rentrés même avec une foultitude de détails. Pour un discours de rentrée, c'est assez rare. Elle a décidé, en effet, je suis d'accord avec vous, de faire un discours thématique sur une priorité des Français. Je pense que... Elle va décliner ce genre de rendez-vous sur plusieurs thèmes, j'imagine, puisqu'elle s'est lancée là-dessus avec des propositions, encore une fois, en rentrant vraiment dans le détail, ce qui est assez rare pour un discours de rentrée politique. Et quand on fait ça, ça permet aussi de ne pas parler des sujets qui fâchent. Vous parlez de la rentrée politique, vous rentrez dans le quotidien des Français, vous n'allez pas vous occuper de petites phrases qui ont été dites. Après, j'ai noté qu'il y a quand même un retour en force de la priorité nationale, thème qui n'était pas mis en avant ni en 2022 ni en 2017. Et pas de souvenirs en 2012. Mais par petites touches, toujours, parce que c'est un des fondamentaux du Rassemblement national. Mais là, la défense très claire, très nette, notamment sur un sujet central qui est l'accès au logement et d'autres, visiblement. Elle a parlé sur le social, elle a parlé aussi sur le squat. Oui, sur les squats, mais bon, ça, encore une fois. C'est le fond, quasiment, ça rejoint aussi la sécurité, ça rejoint des sujets qui sont toujours très présents dans le discours du Rassemblement national. J'ai trouvé que... excusez le tropisme du communicant, mais j'ai trouvé que contrairement à, y compris des discours il n'y a pas si longtemps où elle avait fait un shabada bada avec Jordan Bardella, elle parlait en premier, elle parlait en deuxième, elle a été bien meilleure. C'est-à-dire que techniquement, son discours est moins fouillis. J'ai trouvé que sa prise de parole était plutôt bonne. On sait que c'était un des petits angles morts où tout le monde disait Jordan Bardella. est bien meilleur orateur qu'elle, où ses concurrents à l'élection présidentielle sont plus à l'aise sur scène. Et on avait plusieurs observateurs qui avaient noté que ce n'était pas forcément son immense point fort. Moi, j'ai trouvé que c'était plutôt pas mal, surtout pour un meeting de tour de chauffe.
Mais elle n'a pas annoncé des mesures révolutionnaires. Non, mais rien. Le DPE, c'est en cours d'examen, la révision du DPE en ce moment. Ça va être examiné à l'Assemblée nationale, ça a été adopté au Sénat. Je vais vous faire le suivant. L
'immensité des Français n'est pas au courant. Elle préhente en effet quelque chose qui va être en discussion bientôt, qui lui permettra d'ailleurs de rebondir dessus, très certainement. Il faut bien se dire aussi que ces discussions à l'Assemblée nationale, nous on connaît, vous êtes journaliste, moi j'ai fait de la politique pendant longtemps, ce sont des sujets qui nous intéressent. Vous en plus à Public Sénat, ça vous parle encore plus, c'est votre actualité quasiment quotidienne dans ces prochaines semaines. le budget. Mais pour les Français, ils ne sont pas toute la journée sur les feuilles jaunes ou les feuilles vertes à l'Assemblée nationale, pour ceux qui connaissent. – Les Français se sont peut-être
souvenus que réserver les prestations sociales aux Français, ça a été dans la dernière loi immigration et ça a été censuré par le Conseil constitutionnel. Il y avait l'histoire de cavalier législatif, mais ceci contraire au préambule de 46. On rentre un peu dans la technique, mais en tout cas, on va quand même y penser à un moment donné. – Encore
une fois, je pense que ça fait partie d'une offre globale. Et parce qu'il y aura vraisemblablement aussi des décisions sur la Constitution. Je pense qu'il y a une vraie discussion aujourd'hui de fond de savoir si le Conseil constitutionnel est dans son rôle quand il s'auto-donne des capacités qu'il n'avait pas à
l'origine de la Constitution. Regardez la démarche inverse de Bruno Rotailleau. Lui, il a présenté tout un plan de son programme, en expliquant d'abord, on révise la constitution, on fait comme ci, comme ça. Lui, il a pris la démarche inverse. Il a pris
ça avec 8,5% des... En
tout cas, il y a différentes approches, mais c'est pour ça que je dis qu'elle est un peu sur les terres de la droite, parce que finalement, on se retrouve avec un verrou constitutionnel qui va faire sauter avant ça.
Oui, mais tout
candidat
est face à un verrou constitutionnel. Tous. Il n'y en a pas un. M. Mélenchon, tout ce qu'il propose, il va falloir quand même… Oui, mais lui, ça fait partie de son projet. Il va falloir faire une sixième République. On est encore plus large. Il faut faire une sixième République. Il faut carrément changer, il faut faire une constituante. C'est son projet, la constituante. Ce que propose M. Attal, il y a un paquet de choses, ça ne passe pas non plus. Et d'ailleurs, lui-même le dit. Il passera par la voie référendaire. Ce n'est pas exactement sur quel article il se basera. Tout ça, c'est évidemment qu'on comprend bien que la plupart des candidats à l'élection présidentielle ont compris. que pour cette élection, de toute façon, il allait falloir s'attaquer à quelque chose d'essentiel, c'est-à-dire le verrou qu'est devenu le Conseil constitutionnel pour réformer ce pays.
Doriel Gens, on a parlé du logement, mais donc la priorité nationale qui a été vraiment mise en avant assez tôt dans ce discours Marine Le Pen qui veut être clair. Donc dès ce discours de rentrée, la priorité nationale va être réellement aussi au cœur de sa campagne et va être martelée finalement.
parle directement à son socle, et puis on l'a vu dans le sondage ce matin dans le Figaro, où il y avait ces électeurs des Républicains qui pourraient éventuellement se tourner vers le Rassemblement National, qui sont plus pour eux que dans les autres partis. Elle parle à son socle et puis à d'autres. Je voudrais revenir aussi, parce qu'on était là aussi pour regarder Jordan Bardella, relation.
'en avez-vous pensé ? Vous avez observé la vue de Jordan Bardella qui était sur la gauche de l'image au premier rang. Vous l'avez observé. Elle l'a tout de suite mentionné, Jordan Bardella, dès l'ouverture de son discours. pour souhaiter un bon anniversaire simplement à Jordan Bardella.
Il est présent et elle a dit chacun est utile, indispensable. Je ne sais pas si c'est adressé aussi à Jordan Bardella, mais voilà, il sera là, il est présent, mais c'est moi qui mène la danse.
a quand même dit à un moment donné, avec Jordan Bardella, on va faire ci et ça. Dans les cinq dernières
minutes de son discours, elle a mentionné pour la première fois dans ce discours, avec Jordan Bardella, en quelque sorte. On en est toujours à cette possibilité. Donc si elle est élue, c'est donc...
Elle n'allait pas dire sans Jean-Dane Bardella, nous allons faire un tas de trucs. Elle aurait pu ne pas le mentionner du tout. Il est président du parti, je vous le rappelle, il est président du parti, il sera vraisemblablement réélu, dans quelles conditions, et quel bureau politique, et quel bureau exécutif, mais il sera vraisemblablement réélu président en octobre, à Orléans, puisqu'elle a cité octobre, parce que le mandat de président du Rassemblement national, arrive à échéance, il faudra qu'il soit réélu lors du Congrès.
Mais ça n'empêche pas qu'il ne soit pas obligatoirement, si elle est élue, son Premier ministre, tout de suite. Elle l'annonce, elle le redit encore aujourd'hui. Elle pourrait
reculer sur cette... C'est dans le propos liminaire que nous avons eu. À l'ouverture, en avance de cette prise de parole, je vous avais évoqué, à mon avis, la solution qui tient à la corde, à mon avis. C'est-à-dire que si Marine Le Pen est élue, elle arrive à l'Élysée, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle dissout l'Assemblée nationale. Ce qu'ils feront normalement tous. Tous. Ce qu'avait fait François Mitterrand, déjà.
Au moins qu'elle soit
dissoute avant.
moins qu'elle le soit dissoute avant, ce qui poserait un autre problème. On rappelle que ce ne sera pas
possible, il faut attendre un an à partir d'une dissolution.
Sauf s'il y a donc dissolution avant. Imaginons un scénario à la François Mitterrand, on a eu les élections de l'Élysée en 1978, il arrive à l'Élysée en 1981, il n'a pas de majorité, il dissout l'Assemblée nationale, et là, à partir de là, il a une majorité avec un accord global de la gauche. C'est à peu près le même scénario, c'est-à-dire que Marine Le Pen serait, si elle était élue, nomme un premier ministre qui... n'a pas de majorité puisqu'il est le Premier ministre qui va diriger la campagne des élections législatives. En effet, Jordan Bardella pourrait être à la fois un Premier ministre politique, ça serait aussi une façon de le remercier, avant peut-être de le remercier tout court, mais en tout cas de le remercier et de lui faire faire un acte extrêmement politique, c'est-à-dire la campagne pour obtenir la majorité à l'Assemblée nationale et pouvoir avoir enfin la politique qu'elle veut. pouvoir mener. Pour ça, il va falloir qu'il fasse ce qu'on appelle la majorité présidentielle. On connaît tous, donc, d'aller chercher plus large que son camp. Et puis, selon le résultat des élections, soit il sera maintenu, soit il sera remercié, et on nommera un autre, peut-être, Premier ministre, qui sera peut-être celui d'une famille politique alliée ou une personnalité qui sortirait du lot. Et ou, s'il n'y a pas la majorité à l'Assemblée nationale, il restera le temps de son peut-être discours de politique générale avant d'être censuré. Mais pour l'instant, il n'y a pas non plus 36 000 scénarios.
Barbary, pour vous, elle a affiché une image d'unité avec Jordan Bardella, malgré toutes ces polémiques qu'on a pu entendre. Pour vous, elle a réussi à balayer ces polémiques sur sa relation avec Jordan Bardella ?
Disons que le thème qui était cité, le logement, il n'y a pas eu de contradiction majeure avec ce que dit Jordan Bardella depuis des mois. C'était un petit peu forcé le joyeux anniversaire Jordan Bardella, mais bon, ça ne fait pas de mal. Il y avait des sourires, il y a une citation à la fin, il y a une marseillaise, un petit peu retour aux affaires comme avant. Là, on est sur un binôme, ce qui nous vante depuis 7 juillet, depuis le jugement d'appel.
Merci à vous en tout cas d'avoir été avec nous pour suivre ce discours de rentrée de Marine Le Pen et le débriefé ensemble. On se retrouve dans quelques petites minutes pour la suite de l'information sur François.