Chargement...
Chargement...

Premier
discours de campagne, donc après une rentrée chaotique marquée par des polémiques et des signes de tension avec son numéro 2, Jordan Bardella, Marine Le Pen a prononcé son discours de rentrée cet après-midi à Hénin-Beaumont. Vous l'avez suivi sur notre antenne, Marine Le Pen, qui a ravivé un thème cher à son parti, la priorité nationale.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français. Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires chez eux.
Bonsoir Caroline Mott, on vous retrouve en direct d'Enin Beaumont. Vous avez suivi pour nous ce discours de Marine Le Pen d'une durée d'environ 45 minutes, je crois, avec ce thème affiché qui est revenu à plusieurs reprises dans son discours, donc ce thème de la priorité nationale.
tout à fait, c'est un thème qui lui est cher. Mais d'abord, je voulais vous parler de la forme, souligner la forme de ce discours de rentrée de Marine Le Pen. Elle était seule à prendre la parole. En fait, vous l'avez vu, elle était seule à s'exprimer. Jordan Bardella était là, bien sûr, pour écouter son discours, mais il était assis parmi les autres élus du Rassemblement national. Et quand bien même c'était son anniversaire aujourd'hui, il n'était pas invité à prendre la parole ce jour-là. C'est évidemment une manière pour Marine Le Pen de réaffirmer que c'est bien elle la candidate et que c'est bien sa propre campagne qui commence. Ensuite, sur le fond, Marine Le Pen s'est d'abord adressée à ses habitants, ceux du Pas-de-Calais, ceux d'Énim-Beaumont, sa base électorale, en insistant sur la valeur travail, mais aussi sur les salaires. Elle a ensuite longuement évoqué un sujet qui sera au cœur de sa campagne, un sujet qui est une priorité pour elle. Vous l'avez dit, c'est le logement. Marine Le Pen souhaite abroger la loi SRU. Elle souhaite aussi faire une loi contre le squat et elle souhaite appliquer ce fameux concept de priorité nationale. Alors ça n'est pas nouveau, ça fait longtemps qu'elle le défend. Par exemple, de réserver les logements sociaux en priorité aux Français ou encore les aides au logement. En fait, Marine Le Pen, aujourd'hui, vous l'avez vu, elle a renoué avec ses fondamentaux pour lancer sa quatrième campagne présidentielle. Et elle a donné rendez-vous à tous ses militants à Orléans. C'est là-bas qu'elle lancera officiellement sa campagne. Ce sera à la fin du mois d'octobre.
Merci beaucoup Caroline Mott, en direct d'Énain Beaumont, ce soir sur France Info Canal 16. Bonsoir Henri Vernet, éditorialiste politique à France Info. Bonsoir Nathalie Saint-Cricq. Ravie de vous retrouver. Bonsoir Arnaud Benedetti, politologue et directeur de la nouvelle revue politique, auteur de Portes du pouvoir, RN, l'inéluctable victoire, avec Michel Laffont. Et bonsoir à Benjamin Morel, qui est avec nous à distance. Bonsoir Benjamin, vous êtes politologue, constitutionnaliste et maître de conférences à Paris 2. Nathalie Saint-Cricq, un discours à la forte tonalité sociale. La mise en avant de ce concept de priorité nationale, c'est le retour au... fondamentaux du marinisme aujourd'hui ?
Oui, c'est d'abord un retour à ce qu'on appelait avant la préférence nationale et qui manifestement n'était juridiquement pas fondée et ne passait pas la barre du Conseil constitutionnel. Alors là, c'est une version euphémisée, c'est-à-dire un petit peu plus faible de la préférence. La priorité, ça veut dire en fait, et là elle espère que c'est juridiquement fondé, qu'entre deux personnes qui sont candidates pour avoir un logement, entre le français et l'étranger, on aura tendance à plutôt aller vers le français. Donc ça, c'est effectivement. Mais surtout, ce qui est important, c'est qu'elle a, au lieu de se lancer dans des grands dégagements à propos de l'immigration ou de la sécurité, elle prend, elle optionne un thème qui n'est pour l'instant très, très peu présent dans la campagne électorale chez les autres. Vous pouvez écouter que ce soit Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau. Personne ne parle du logement. Qui est pourtant une très grande préoccupation. C'est une énorme préoccupation et que ça découle, pas mal de choses découlent de ça. Quand on a son logement, la retraite, même si elle baisse un petit peu, est moins difficile si elle est faible. Quand on a son logement, on peut étudier. Quand on a son logement, gens peuvent divorcer. Enfin, je veux dire, il y a plein de choses où vivre ensemble. Et elle l'a dit, se rapprocher de son travail. Donc, le vendant en plus, comme quelque chose, parce que c'est la première fois que j'entends parler du droit au bonheur, à l'agrément, à la beauté. À l'harmonie sociale. À l'harmonie sociale, c'est-à-dire qu'au lieu d'être dans un discours anxiogène qui peut faire peur à tout le monde, elle vend du positif. Elle vend du concret, elle vend du positif, elle vend du proche des gens, et en cela, elle a attaqué presque personne. C'est un discours qui est pour elle, pour aller de l'avant, et c'est en ce sens que je trouve ça relativement habile, parce que quand on sort de là, on se dit, elle est comme nous, elle s'intéresse aux mêmes choses. Je
complètement ce qui vient d'être dit, c'est-à-dire que oui, c'est vrai qu'elle parle de la priorité nationale, mais la priorité nationale, qui était la préférence nationale, c'est un vieux thème du Front National et du Rassemblement National. Donc là-dessus, elle n'a même pas besoin d'en parler parce que ça lui est associé et son électorat attend ce discours. Mais en effet, la nouveauté, c'est qu'elle a mis en avant une thématique qui concerne une politique publique, une politique publique qui est en crise, qui puisait la question du logement et qui est en effet assez peu abordée depuis le début de cette campagne, enfin de cette pré-campagne. Donc elle parle, si vous voulez, de manière très concrète à un électorat qui rencontre en effet des problèmes qui sont… Très concret, elle le fait dans sa circonscription historique à Hénin-Beaumont. Et finalement, elle intervient pour essayer de commencer à décliner le programme qui sera le sien, en tout cas, durant cette campagne électorale. Donc elle a pris cette thématique du logement. On peut imaginer que prochainement, lors de... d'autres déplacements ou lors d'autres interventions, elle prendra d'autres thématiques. En tout cas, ce qui est vrai, ce qui est très net, en tout cas dans cette intervention, c'est qu'elle a essayé, alors elle a été clivante parce que le Rassemblement national est naturellement clivant et que c'est quand même quelque part son moteur aussi, mais elle a essayé d'être en effet plutôt positive dans son expression. peut-être quelque chose d'un peu nouveau par rapport à ce qu'on connaissait jusqu'à maintenant.
Et au passage, Henri Vernet, ça lui permet de tourner la page, ou en tout cas de tenter de tourner cette page des dissonances et des discordances de la rentrée. Elle n'a donc pas évoqué les sujets qui fâchent, l'interdiction du port du voile, la question des retraites, l'Ukraine. Là, elle s'est emparée des sujets qui font plutôt consensus au sein de son parti.
Oui, même si surtout elle y reviendra. Les retraites, par exemple, obligatoirement, elle y reviendra. Mais elle le dit d'ailleurs qu'elle déclinera. ces mesures assez concrètes, assez vite, et puis en tout cas, à partir du 25 octobre, lancement annoncé par elle vraiment de la campagne, tout cela viendra. Mais oui, le voile, en effet, ça y est, ça a été dit, disons, le gros rouge qui tâche, elle l'a fait, elle l'avait fait par un simple, comment dire, présent sur les réseaux sociaux, non pas en discours, il y a quelques semaines, ça s'est fait, et comme le rappelle à l'instar dans Benedetti, de toute façon, sur ce terrain-là, le RN, on sait déjà, il a déjà préempté ce thème. Les autres, en réalité, courent derrière, on sait que vraiment... Aujourd'hui, les Français, pour eux, le parti qui est crédible, et donc la candidate qui est crédible sur ce thème-là, c'est Marine Le Pen. Donc pas la peine d'en rajouter. C'est vrai, je partage entièrement ce qui a été dit sur la priorité nationale. C'est en effet une version, non pas édulcorée, mais en effet aux normes un petit peu juridiques, notamment constitutionnelles, de l'ex-préférence nationale. Mais regardez par exemple dans l'extrait de son discours que vous avez passé, on entend bien que cette priorité nationale, elle est pour les Français. Et, ajoute-t-elle, quelle que soit leur couleur de peau, leur relive. leurs origines, etc. C'est vrai que c'est très habile parce que ça montre qu'il ne s'agit pas de discrimination aux faciès ou quoi que ce soit. Ne venez pas, dit-elle, m'accuser de racisme. Non, non, je parle des Français. Par ailleurs, elle glisse quand même sur ce chapitre-là. Elle glisse aussi un slogan qui est quand même assez fort. En évoquant le logement et quand on l'a et qu'on est chez soi, le plaisir de dire « Je suis chez moi, c'est le fameux, on est chez nous ». Avec une double lecture possible. Exactement.
Et vivre et travailler au pays.
Travailler au pays, tout cela. C'était plutôt des années 70 d'ailleurs. Et à gauche. Les ingrédients, ils sont là. Et dernier point, c'est vrai que là, c'est vraiment assez précis tout ce qu'elle a annoncé sur le logement. En quelque sorte, c'est aussi un pendant de l'autre candidat qui a une certaine dynamique, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon à l'extrême gauche, qui lui aussi est arrivé, alors avec des mesures plus dirigistes et plus générales, mais sur le pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat, elle y est elle aussi candidate parce qu'on est... En effet, le logement, c'est le principal poste du pouvoir d'achat. Et quand je dis poste, c'est quelque chose, comme vous l'avez rappelé, qui pèse sur les ménages.
Avec une série de propositions effectivement très concrètes. La suppression des ânes, les interdictions de construction, une taxe sur les bureaux vacants. Elle veut transformer les bureaux vacants en logement. Elle veut mettre un terme aux abus des locations de courte durée, supprimer toutes les contraintes liées au DPE.
Il faut arrêter d'emmerder les Français, tourner autrement. C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de maires qui considèrent qu'ils ont un potentiel d'emploi. Les entreprises, ils voudraient engager, mais les gens ne peuvent pas se loger. C'est vrai, notamment en Vendée, il y a un certain nombre de personnes qui rêveraient de pouvoir construire. Alors là, directement, on crée contre les zones artificiales. On n'a pas le droit de construire sur quelque chose tant qu'on n'a pas promis de revégétaliser, si j'ose dire, ailleurs. Le DPE, c'est... Pour un certain nombre de gens, la catastrophe, quand ils se rendent compte que leur DPE, c'est… Le diagnostic de performance énergétique. Le diagnostic de performance énergétique, ça veut dire qu'en gros, il y a des gens qui se disent qu'on ne pourra pas vendre, même si la mesure a été repoussée. Donc, ça fait partie du gros bon sens. Et quand elle parle du prêt à taux zéro, pouvoir permettre à un certain nombre de jeunes, parce que son discours s'adresse aussi aux jeunes. C'est ce que disait Henri. Qui parle aux jeunes pour l'instant ? Jean-Luc Mélenchon, et qui a d'ailleurs soutenu par une espèce d'une masse assez importante de primo-électeurs ou de jeunes, et elle dit qu'elle veut faire, qu'elle veut aider les jeunes. Et souvenez-vous, la dernière mesure qu'elle avait souhaitée, c'est d'exonérer totalement d'impôts les jeunes jusqu'à une trentaine d'années. Donc elle s'adresse aux jeunes, elle dit aux plus vieux, bon, écoutez, on va nettoyer un peu, soyons de bon sens, et elle dit, je veux une société de propriétaires, notamment chez les jeunes, et qui peut ? lui dire, écoute, vous avez tort. Au passage, elle s'en est prise à Emmanuel Wargon, l'ancienne ministre d'Emmanuel Macron. Obscur ministre, a-t-elle dit. Obscur, mais elle l'a cité après. Qui avait dit qu'à terme, il fallait plus envisager des constructions verticales et que le but de la vie ne pouvait pas être chacun d'être propriétaire parce que d'un point de vue écologique, que ce soit sur le logement, que ce soit sur les matériaux utilisés et la place utilisée, ce serait quelque chose de difficile. Et ça avait suscité un tollé. Emmanuel Macron avait prié. sa ministre, d'éviter des déclarations sur notre nature.
Bonsoir Benjamin Morel. Merci d'être avec nous. Arrêtons-nous avec vous, si vous le voulez bien, sur une de ces propositions de Marine Le Pen, celle d'accorder la priorité, et non plus la préférence, la priorité aux Français, notamment pour l'attribution des logements sociaux. Ce serait une manière de tenter de contourner l'inconstitutionnalité de la mesure. Est-ce que ça vous semble possible ?
d'un point de vue purement juridique, c'est beaucoup plus complexe que ça en réalité. On a la jurisprudence du Conseil constitutionnel qui montre que les mesures de priorité nationale ne sont possibles qu'à condition qu'il y ait un lien entre la nationalité et l'objectif de la mesure en question. Typiquement, par exemple, sur le RSA, là on peut avoir des éléments qui peuvent être des éléments entre guillemets discriminatoires. Parce que l'objectif du RSA, c'est de vous inclure dans... le tissu économique français donc si vous êtes un étranger qui est en situation irrégulière a priori c'est pas vraiment l'objectif premier Par contre, pour ce qui est des mesures de logement, on a notamment des éléments concernant les APL. Là, c'est moins évident, étant donné que vous avez là un droit fondamental, qui est le fait d'avoir un doigt sur sa tête, et ça, quelle que soit votre nationalité, tout le monde, a priori, en a besoin. Et donc, il est assez probable que là-dessus, la constitutionnalité de telle mesure soit, à minima, et pour être dans le féminisme, pas garantie. Mais c'est des choses qu'assume Marine Le Pen. C'est-à-dire que vous évoquiez tout à l'heure la question du référendum. il est clair qu'une grande partie du programme du Rassemblement national sur les sujets d'immigration, sur les sujets de sécurité, ne sont pas possibles à constitution constante. D'où le fait qu'on ait dès maintenant, en fait, une forme de bras de fer qui est acceptée avec le juge, avec l'idée qu'il y aura des référendums et que ces référendums permettront de débloquer la jurisprudence constitutionnelle et qu'à partir de là, ce qui apparaît impossible et ce qui serait impossible, pour d'autres partis politiques, le RN, lui, pourra le faire. Donc je dirais que ce n'est pas quelque chose qui est contradictoire dans la manière dont Marine Le Pen envisage et annonce l'application de son programme.
Et on en parlait également hier avec Bruno Retailleau qui s'adressait lui aussi aux jeunes de son parti et qui a beaucoup parlé effectivement de cette révision constitutionnelle qu'il proposerait s'il était élu Arnaud Benedetti. On a aussi entendu comme proposition l'abrogation de la loi SRU qui impose aux communes un minimum de logement social entre 20 et 25% et sinon de payer des amendes si elles ne respectent pas ces objectifs. Donc Marine Le Pen veut... l'abrogation. Et alors là, elle a été très applaudie quand elle a mis sur la table la question de l'expulsion des familles délinquantes, c'est comme ça qu'elle les a appelées, des HLM. Là aussi, on est sur le retour aux fondamentaux des propositions. Complètement.
Là, on est vraiment dans le cœur de l'électorat. Et c'est d'ailleurs, c'est intéressant parce qu'en fait, c'est le seul moment où elle a vraiment évoqué ces questions de sécurité qui, on l'a dit, comme l'immigration, donc c'est des points forts habituels du RN. Là, c'était vraiment un discours économique, économique en tout cas. sur le pouvoir d'achat et donc le logement. Mais il y a eu ce point-là. Et en effet, on a pu noter que c'était de loin le plus applaudi. Il y a même des acclamations qui ont duré assez longtemps. Parce que malgré tout, ça reste sur le cœur de cible. Après, il a été rappelé aussi dans le reportage qu'Enain-Bonmont, évidemment, on est dans le FIEF où il y a les militants vraiment de base, pur et dur. Donc évidemment, ça leur parle. Mais oui, ça reste très important dans ce programme. Après, sur le SRU dont vous parliez, ce qui est intéressant, Vous savez, en effet, réserver obligatoirement pour les municipalités une part aux logements sociaux, là, pour le coup, elle vise un électorat qui n'est pas forcément acquis à celui ORN, qui est plutôt la droite traditionnelle, c'est-à-dire la bourgeoisie moyenne qui est impactée par de telles mesures parce qu'ils n'ont pas envie d'acheter des logements dont ils voudraient être plus libres dans le choix du locataire à qui ils vont l'attribuer. Donc il y a tout un tas de... On sent là... que toute une base de son discours, c'était vraiment la France qui travaille, elle le dit d'ailleurs, au début elle parle de cela, donc les classes populaires, mais il y a également ça, cette frange un peu, disons, au-dessus, dans le côté catégorie socio-professionnelle, et ça, qui sont réceptifs à ces mesures-là, la propriété.
La question du logement, c'est vraiment la vie des gens. c'est leur quotidien, ça touche la famille, le couple, la succession, le travail, les finances, tout en fait. Il n'y a peut-être pas de sujet aussi quotidien pour les gens. Et en fait, quand je vous entends, je me dis, mais comment ça se fait qu'aucun politique ne s'est vraiment véritablement emparé de cette question avant aujourd'hui, quand on sait d'autant plus la question de la hausse des loyers, de la diminution des appartements en location. sur le marché, de la hausse des taux d'intérêt qui repartent ces derniers jours ?
Oui, alors si vous voulez, la question du logement est quand même abordée dans le débat politique. Relativement peu. Relativement peu, mais quand on regarde par exemple les études d'opinion, la question du logement est plutôt assez haut dans les préoccupations des Français, et pour cause, j'allais dire. C'est tout à fait naturel. Après, si vous voulez... Il faut resituer le discours de Marine Le Pen dans le contexte électoral et dans les rapports de force politique du moment. C'est-à-dire qu'elle, quelle est sa stratégie ? Elle considère que de toute façon, elle est largement en tête dans les intentions de vote à ce stade. Il faut qu'elle gère l'avance. Il faut qu'elle arrive à avoir un profil qui soit un profil de rassemblement. D'où, si vous voulez, ce discours qui est... un peu moins clivants que les discours qui ont été les siens jusqu'à maintenant. Et donc elle va parler en effet des sujets concrets des Français, des sujets qui sont finalement des sujets assez peu clivants. Si vous attaquez la question migratoire, c'est beaucoup plus clivant, même si elle est soutenue d'ailleurs, il faut le dire quand même, par une large majorité des Français sur les questions migratoires et sur les questions de sécurité. Mais là, si vous voulez, elle est déjà entrée. Dans une campagne de second tour, Marine Le Pen, c'est ça le sujet. D'élargissement de son électorat. D'élargissement de son électorat, parce qu'il faut qu'elle pense ensuite, elle considère certainement que le premier tour n'est pas encore tout à fait acquis, mais elle a de bonnes chances de se retrouver au second tour, donc il faut qu'elle soit capable de faire émerger un profil de présidentiable, qui soit une présidentiable qui parle à tous les Français, et qui parle notamment à ceux qui sont peut-être les plus en mesure de voter pour elle au second tour, en effet sur la loi SRU. Je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. C'est un sujet d'abord qui va intéresser un certain nombre d'élus qui sont confrontés à ce sujet de la SRU. Et qui préfère
payer
hors des logements sociaux. Et évidemment, une partie de cet électorat plutôt bourgeois conservateur qui peut-être hésite parfois à voter Marine Le Pen, mais qui dans un second tour, notamment face à Jean-Luc Mélenchon, serait peut-être là en l'occurrence et même vraisemblablement prêt à voter Marine Le Pen.
voudrais juste ajouter pour préciser ce que disait Henri tout à l'heure, sur les expulsions de délinquants, elle n'est pas la seule à dire ça. Vincent Jambrin qui était ministre du Logement l'a dit en 2025 et c'est quelque chose qui se fait. Alors actuellement ça ne se fait pas à une énorme échelle, ça doit concerter quelques centaines de logements, c'est extrêmement encadré par la loi, donc parfois ça ne marche pas, c'est cassé par le juge administratif, mais par exemple notamment le préfet du Val d'Oise a dû expulser un certain nombre de personnes. C'est quelque chose qui est déjà dans plusieurs têtes. Quand il y a un membre de la
famille qui est par exemple condamné pour trafic de drogue. C'est
-à-dire à un moment donné, quand il y a effectivement des gens qui profitent, enfin qui bénéficient plutôt, d'un logement social, alors que ce sont notamment dans un certain nombre de quartiers où il y a du trafic de drogue et tout ça, qui bénéficient d'un logement social qui leur permet à la fois de faire du trafic et d'avoir des loyers un peu plus bas, bien évidemment que dans ce cas-là, cette solution est envisagée. Donc ce ne sont pas des choses qui sont… révolutionnaire, elle développe effectivement, comme le disait Arnaud, des choses plutôt positives parce qu'elle part du principe que tout le reste, on le sait déjà. C'est-à-dire que ça fait des années que la sécurité et l'immigration, et comme ça clive un petit peu dans son camp, notamment l'immigration, puisqu'elle sait très bien qu'à terme, l'immigration zéro, c'est quelque chose qui est difficile et qu'il y a beaucoup de candidats de droite et de chefs d'entreprise qui disent que ce n'est pas possible, qu'ils ne peuvent pas s'en sortir, qu'on fasse le MEDEF ou qu'on fasse ce que dit Jordan Bardella. Donc là, elle... pousse un peu des choses qu'elle n'a jamais dites pour faire un peu original et deuxième tour.
Gérer son avance, c'est ça l'enjeu aujourd'hui de Marine Le Pen en étant la plus consensuelle ou en tout cas la moins clivante possible.
Oui, c'est vrai que c'est un point qui est important parce qu'elle est quand même à un niveau qui est assez exceptionnel. On a, je crois, rarement vu des écarts dans les sondages. À ce stade, répétons-le, les sondages, ça évolue. Ce n'est que le reflet d'une situation vraiment à un instant bien précis. Et il reste encore toute une campagne avant l'élection et aussi un écrétage, en quelque sorte, des candidatures. Néanmoins, c'est vrai qu'elle a une telle avance qu'en effet, il faut gérer tout cela et donc avoir des sujets très concrets. Et en effet, je reviens au logement. Vous avez compris à votre question, vous demandiez pourquoi d'autres politiques ne s'en emparent pas vraiment ou ne s'en sont pas tellement apparaît, y compris ceux qui sont aux manettes, ceux qui sont aux affaires. Et ça, c'est terriblement vrai. C'est l'un des drames de ce pays. Pourquoi ? Parce que le logement, ça met du temps. Il s'agit par définition de programmes, de projets à long terme. Or, comme les élus, quels qu'ils soient, que ce soit au niveau national ou au niveau local, sont très souvent gouvernés par la prochaine élection, donc un véritable court-termisme, vous n'êtes pas encouragé que vous soyez... même nombre de maires, mais plus encore évidemment au niveau national, ont du mal à enclencher de grands programmes, parce que finalement, ce n'est pas vous qui en sont accrédités, ce sont plutôt vos successeurs, voire vos tombeurs, c'est-à-dire ceux qui vous auront battus. Et donc c'est vrai que dans ce domaine du logement, il y a un court-termisme de la politique en France qui est un véritable drame.
Notamment parce que vous étiez présente dans les deux campagnes, enfin la première quand on était vraiment une d'Emmanuel Macron. et qu'il s'en était saisi, et qu'à partir du moment, on peut très bien aller présenter à Edouard Fillier, pas Bono-Retaillon, enfin Bono-Retaillon un peu moins, ou Gabriel Attal, en leur disant, bon ben voilà, votre président, il avait proposé ça, on en est où
? Benjamin Morel, globalement, l'un des enjeux aussi de ce discours de Marine Le Pen, il était très attendu puisque ça fait quand même bien trois semaines maintenant qu'on commente quasi quotidiennement les couacs, les discordances, les tensions entre la candidate et son numéro 2. Est-ce qu'aujourd'hui, elle a réussi, de votre point de vue, à rétablir en tout cas une image d'unité
L'image d'unité sera difficile à rétablir très probablement, mais je dirais qu'elle a assez peu d'importance. Vous évoquiez tout à l'heure les enquêtes d'opinion. On peut voir que malgré ce qu'on a pu qualifier de COAC, malgré les divergences en interne qui sont évidentes, on a une candidature qui ne souffre pas du tout à la fois dans ses codes de popularité et dans, je dirais, son potentiel électoral de ce type de choses. Il faut voir que Jordan Bardella, il incarne en effet quelque chose auprès des jeunes, etc. C'est clairement une personnalité complémentaire de celle de Marine Le Pen. Mais il n'y a pas d'appareil derrière, il n'y a pas vraiment d'avenir comme candidature dissidente de celle de Marine Le Pen. Et donc à partir de là, il n'y a pas de vrai, vrai danger pour elle. En effet, une volonté de montrer cette cohésion. Puis c'était aussi son anniversaire à Jordan Bardella aujourd'hui. Donc il fallait au moins symboliquement marquer le coup pour elle. Mais au fond, ce n'est pas un enjeu qui aujourd'hui m'apparaît majeur dans le cadre de cette campagne.
Jordan Bardella qui a eu droit à une chanson d'anniversaire scandée par la foule. Il a 31 ans aujourd'hui. Et puis un peu plus tôt dans la journée, Marine Le Pen avait tweeté
cette
photo qu'on va voir. Joyeux anniversaire Jordan. Très joyeux anniversaire Jordan. Je ne sais pas si c'est de l'IA ou si
c'est en vrai. Et une
photo où elle l'embrasse. Qu'est-ce que ça vous inspire ça, Nathalie
Ça m'inspire que ne pas le faire aurait été vu par tout le monde. Le faire fait parler et que ça ne change absolument rien ce qu'on sait de leur relation. Et que de toute façon, comme vous le disiez tout à l'heure, Benjamin le disait, d'après les enquêtes d'opinion, les bisbis éventuels entre Jordan et Bardella. Marine Le Pen, tout le monde pense que ça va se régler, et celui qui mettrait de barder là-dehors aurait tort, celle qui mettrait de barder là-dehors aurait tort, et celui qui accepterait de partir aurait tort également. Donc ils sont condamnés à s'entendre. Alors après qu'on puisse scruter que son sourire a l'air un peu pincé, et que j'ai cru avoir l'impression pendant le discours de 45 minutes qu'il faisait un peu la tête, il n'était pas extrêmement souriant. Après, je ne vais pas faire de la morphopsychologie et puis me demander exactement ce que ça c'est. Il a quand même fallu
attendre 40 minutes pour qu'elle le cite et qu'elle dise bien le programme. Elle l'a cité une fois. Oui, mais ce n'est pas beaucoup pour quelqu'un qui auparavant prenait la parole. En plus, accessoirement,
depuis le début, cette idée de faire un ticket, c'est-à-dire de faire une campagne à deux personnes. Vous élisez le président et le Premier ministre comme aux Etats-Unis, c'est complètement idiot. Mais bien sûr. Vu qu'après, il y a des législatives. Et si c'est législatif, on n'a pas la majorité absolue. Jordan Bardella, il aurait été nommé entre le moment où elle aurait été élue. Et le moment où il y aura les élections, ils seront obligés de prendre quelqu'un qui est susceptible de ramasser plus large, voire ne pas être du Rassemblement national exactement. avait parlé d'Éric Ciotti aussi, je ne sais pas. Mais tout ça, Jordan Bardella le sait. Puis d'un autre côté, il a 31 ans, donc il y a du temps devant lui.
'est quand même assez baroque, Arnaud Benedetti, un jeune responsable politique de 31 ans qui se retrouve à être… en campagne presque pour le poste de Premier ministre, alors qu'il était en train de se préparer à la fonction suprême. Et finalement, il ne sait même pas s'il serait à Matignon si elle était élue.
Je n'ai pas souvenir dans les campagnes présidentielles de présentation d'un ticket, en l'occurrence. C'est quelque chose, en effet, qui ne correspond pas à la tradition de la Ve République en la matière. Mais si vous voulez, je rejoins ce qui a été dit, c'est-à-dire qu'ils sont vraiment condamnés à s'entendre. Parce que d'abord, ils sont dans une phase de conquête du pouvoir. Ils n'ont jamais exercé le pouvoir, ce qui psychologiquement dit quelque chose aussi sur la façon dont ils vont concevoir leur stratégie et leur démarche électorale. Ensuite, qu'il y ait des nuances, des tensions, des divisions, j'allais dire, c'est propre à toutes les formations politiques. La question est de savoir comment vous les régulez, comment vous les gérez. C'est-à-dire qu'il ne faut pas que ces divisions deviennent publiques. Pour l'instant, ce n'est quand même pas le cas, même si on voit qu'il peut y avoir des petits points de... de crispation. Après, il y a la question des lignes politiques. Est-ce que la ligne Bardella est plus libérale, plus pro-entreprise que la ligne Marine Le Pen, qui est indéniablement plus sociale et plus étatiste ? Est-ce que ça pose un problème ? Moi, je ne le pense pas. Avoir d'ailleurs plusieurs fers au feu dans une campagne électorale, ce n'est pas forcément négatif. Souvenez-vous, en remontant il y a 30 ans, Jacques Chirac, quand il est candidat en 1995, il a plusieurs lignes. Il y a une ligne qui est plutôt sociale avec ce gain. Il y a une ligne très européenne avec Juppé et une ligne très libérale avec Madeleine. Au contraire, ça l'a aidé dans la conquête du pouvoir. Après, on peut se poser des questions, c'est de savoir. Comment vous gérez les lignes une fois que vous êtes au pouvoir ? On a vu que 95, ça avait été difficile. Ça
brasse plus large. Mais après, ça brasse plus large.
En 95, c
'était surtout de l'antimaladur. Donc, ce n'est pas un sujet. Ce n
'est pas un sujet, même si quand même, 7 mois, c'est long quand même pour garder un visage unifié et souriant.
Oui, c'est long. Je pense qu'il a regardé un petit peu l'histoire de son parti. Il a bien vu que les dauphins, comme le disait, le répétait Jean-Marie Le Pen, c'est fait pour s'échouer. Il a vu les destins des prédécesseurs. dans ce rôle-là, les Maigrets, les Florian Philippot plus récemment. Et puis qu'est-ce qu'il ferait ? Lui, s'il quittait le parti, ou s'il avait tenté un putsch, comme lui avait conseillé apparemment son conseiller économique, qui a donc été dégagé, François Dubien, il ne pèse pas pour l'instant politiquement en dehors de ce que lui accorde Marine Le Pen. Donc de ce côté-là, entièrement d'accord, ils sont condamnés tous les deux à s'entendre. Malgré tout, c'est vrai qu'il y a une certaine complémentarité. Malgré tout, il amène quand même une petite musique différente. sur le plan des affaires par rapport au milieu entrepreneuriat. C'est vrai que lui, il a ce discours-là. Les retraites, on verra bien, vous l'évoquiez tout à l'heure, évidemment que la ligne Marine Le Pen, la ligne mariniste traditionnelle, l'emportera néanmoins le fait qu'un Bardella, de temps en temps, puisse s'accommoder, si je puis dire, d'un discours, en tout cas de rencontres un peu rassurantes avec le MEDEF, avec les patrons en tout genre. Il n'y aura pas que le MEDEF, également les patrons petits. patron, ça ne peut finalement que les servir. Il n'a aucun avenir lui en dehors. Elle peut s'en tirer. Juste une nuance quand même. Sur le ticket, c'est vrai que c'est totalement... En plus, ça ne sert à rien en France. On n'est pas les États-Unis. Ça ne sert à rien. Il y a quand même eu un petit précédent. C'était quand même Nicolas Sarkozy et François Fillon. Sarkozy avait expressément présenté Fillon comme son possible Premier ministre. D'ailleurs, le fait est qu'il aura fait tout le quinquennat. Ça ne sert pas à grand-chose. C'est vrai que ce n'est pas du tout gaulliste. Or, quand même, dans son discours, ça a commencé... avec De Gaulle, la bataille de France. Et puis, il y a aussi, je pense qu'elle a vu le film, comme beaucoup de gens, parce qu'il y a son serment, le serment qu'elle a fait, qu'elle a pris, le serment à Haina Beaumont de mener les Patriotes à la victoire. Évidemment, on peut penser... le serment de Koufra, les patriotes libéreront l'enfance. Il y a ce côté-là. Et donc, si vraiment on prend des références gaulliennes, c'est vrai que le ticket, ça n'a pas de sens.
Pour revenir encore quelques secondes sur ce discours de rentrée de Marine Le Pen, on a quand même lu beaucoup d'articles ces derniers jours pour raconter le retour du clan familial autour de Marine Le Pen, comment les choses finalement semblent s'improviser. C'est en tout cas ce que racontent un certain nombre de journalistes autour de Marine Le Pen, comment les stratégies politiques se déterminent dans la cuisine familiale. Finalement, quand on l'entend cet après-midi, Nathalie, on a l'impression que ce n'est pas si improvisé que ça. Là, c'était préparé.
Il y a une forte concentration de gens de la famille. Il n'y a aucun doute. C'est-à-dire qu'ils travaillent ensemble et ils pensent des choses assez similaires. Il se trouve que Nolwenn Olivier... qui est la fille de Philippe Olivier, qui est un des conseillers de Marine Le Pen, a été... la fiancée temporaire de Jordane Bardella. Elle s'occupe de la com' maintenant du Rassemblement national. Vous avez tout un écosystème, Marion, je ne le présente pas, qui revient et qui provoque justement la colère de Jordane Bardella, alors qu'elle-même était partie chez Éric Zemmour, mais qui est en train de revenir dans le giron familial. Donc il y a un certain nombre de forces centrifuges, centripètes. Tout ça, c'est avec la chef de clan, maintenant, qui décide ce qu'on fait. Mais ils ont toujours, enfin souvent... Ils ont travaillé un peu en famille et avec une espèce… Il y a un vrai problème de confiance, vous savez, avec Marine Le Pen. Elle a confiance dans un certain nombre de proches et c'est comme ça qu'elle fonctionne un peu. Avec ses sœurs aussi, avec ses sœurs qui elles-mêmes sont avec des gens du Rassemblement national. C'est-à-dire qu'il n'y a pas une énorme diversité d'idéologie au sein de cette famille. Marion Maréchal qui
était absente aujourd'hui, alors elle avait des obligations en Italie. C'était l'anniversaire de Jean-Denis
Bardella, elle a raté ça.
mais c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de Marion Maréchal en cette rentrée. Quand on a travaillé
sur le Rassemblement National et sur la famille Le Pen, c'est une famille totalement politique. Et c'est une famille politique qui a même des conflits politiques entre eux. Vous avez rappelé que Marion Maréchal était partie chez Éric Zemmour quand il y a eu la scission avec Maigret, une des filles de Marine Le Pen était partie, Bruno Maigret. Mais là c'est la grande
réconciliation.
Il faut bien comprendre que c'est une famille dont la psyché est totalement politique. Et les conflits peuvent s'installer à l'intérieur de la famille pour des raisons aussi qui sont des raisons politiques. Après, le vrai sujet, à mon avis, pour le Rassemblement national dans les mois qui viennent, c'est de pouvoir disposer, si vous voulez, d'une capacité d'expertise, dans le terme d'une professionnalisation, qui leur permette de pouvoir d'abord... être en mesure de convaincre les Français que s'ils arrivent au pouvoir, ils sont capables de se saisir très vite des leviers de l'État. Parce que ça ne s'improvise pas, surtout quand vous n'avez jamais gouverné. C'est un vrai sujet. Souvenez-vous de ce qu'on disait des socialistes en 1981. Et encore, les socialistes avaient beaucoup d'experts, beaucoup de responsables qui étaient à leur côté. Là, le Rassemblement national, c'est vraiment, de ce point de vue-là, une terre inconnue, le pouvoir. Donc, il va falloir qu'ils aient, si vous voulez, un... Un système de ressources humaines, est-ce qu'ils l'ont ? C'est une question
encore qu'on peut se poser. Même si quand même, depuis cette époque, il y a eu quand même de nombreuses conquêtes locales, notamment dans des municipalités. Là, ils ont un nombre de municipalités. Non, non, bien sûr que ce n'est pas pareil, mais quand même, ça compte. Un expert extérieur,
enfin un expert,
quelqu'un qui est un peu extérieur, qui
dit ça, ce n'est pas possible, s'il n'adhère pas à 100% à la ligne ? Ça peut quand même être un problème. Oui, c
'est vrai que c'est délicat. Néanmoins, on voit que ça a évolué. Cet ancien eurodéputé qui était patron de Frontex, l'organisme qui gère les frontières au niveau européen, qui est rallié au RN depuis longtemps et qui fait partie de ce qu'il conseille. Il y a également cet ancien haut magistrat eurodéputé. Il y a quand même, malgré tout, une porosité qui est plus forte qu'auparavant.