Chargement...
Chargement...

Votre point de vue, Marine Le Pen a réussi sa rentrée en campagne. Oui, clairement, c'était un beau discours, un discours présidentiel, avec un vrai programme, avec des vraies solutions à des problèmes que vivent les Français. Elle a parlé du logement. Au moment où on se parle, il y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. La construction de logement a diminué de 39% depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron. Donc ça, c'est concret et ça touche les Français. On
va rentrer dans le détail de son discours. La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux. dit hier Marine Le Pen, c'est le retour aux fondamentaux de ce qu'était le Front National à l'époque. Ce n'est pas le discours qu'elle tenait en 2022.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Ah si, on a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale. Mais on ne
parlait quasiment plus. En 2022, c'était pouvoir d'achat, pouvoir d'achat. Mais on
parle aussi pouvoir d'achat, mais les deux sont liés. Quand des Français travaillent, payent des impôts, cotisent et qu'ils ont besoin d'un logement social, je rappelle qu'ils ont 2,8 millions en attente et qu'on leur dit non, vous n'êtes pas prioritaire chez vous, alors ce n'est plus possible. Aujourd'hui, il y a 70... des français qui seraient éligibles à un logement social il n'y en a que 11% qui habitent un logement social. Ce chiffre augmente à 33% chez les étrangers et même à 50% chez les étrangers venant d'Afrique. Donc vous voyez bien qu'il y a une disproportion totale. La priorité nationale, la plupart des pays au monde le font. Mais comment vous la mettez en
place concrètement ?
C'est très simple. Il y a un logement vacant, il y a plusieurs candidats. Un dossier équivalent, il y a un candidat présenté par une famille française et un dossier présenté par une famille étrangère. La famille française passe avant.
Mais comment ? C'est-à-dire que ce n'est pas une rupture de l'égalité devant la loi ? Ah non, c'est l'égalité
des citoyens. La déclaration des droits de l'homme est très claire. On parle de citoyens et donc les citoyens français, chez eux, passent avant ceux qui ne sont pas citoyens français. Dans ce studio, vous tournez des émissions de public Sénat. Si quelqu'un vient de LCI, de BFM ou de CNews et veut emprunter votre plateau, si vous avez une émission, vous prendrez la priorité. Ce n'est pas exactement comparable,
mais on sait que le Conseil constitutionnel a déjà censuré et limité des mesures qui visaient à restreindre l'accès aux prestations sociales aux étrangers. même en situation régulière, comment vous faites du coup avec le Conseil constitutionnel pour mettre en place cette mesure de priorité nationale pour le logement
? Ce n'est pas anticonstitutionnel, nous mettrons simplement une condition supplémentaire sur la nationalité. L'idée n'est pas d'interdire le logement social à d'autres que les citoyens français, l'idée est qu'ils aient là. priorité. Mais excusez-moi, je ne comprends même pas ce qui choque, en fait. Quand on a cotisé soi-même, ses parents, ses grands-parents... Vous savez, moi, le discours rien n'est possible, on ne peut rien changer, je ne peux plus l'entendre. Voilà. Aujourd'hui, la France, elle est surendettée. Aujourd'hui, la France, elle est en décroissance. Aujourd'hui, les Français voient leur pouvoir d'achat baisser. Aujourd'hui, les Français voient leur système social décliné. Les politiques qui
font des promesses qui ne tiennent pas. Est-ce que là, vous risquez pas de faire
la même chose ? Marine Le Pen a commencé son discours très clairement. Je suis candidat. date, je serai votre présidente et j'appliquerai mon programme. Je le dis à tous les Français qui nous regardent, vous aurez la priorité chez vous. C'est très bien,
sauf que la manière dont vous présentez les choses, les chiffres que vous affichez, en fait, 70% de Français éligibles, 11% simplement... Vérifiable. Non, mais c'est vérifiable, sauf que la façon dont vous présentez les choses donne l'impression qu'en réalité, les citoyens français ne peuvent pas avoir accès aux logements sociaux. Or, le problème du logement social, c'est qu'il n'y en a pas assez. C'est d'abord un problème de construction et de disponibilité des logements.
Vous avez tout à fait raison, il y a deux problèmes. l'accès au logement social existant et la construction de logements sociaux. Et c'est pour ça que là aussi, nous prenons des mesures, notamment pour desserrer les taux normatifs qui pèsent sur les promoteurs. Depuis les lois votées par M. Edouard Philippe, les conditions pour construire un logement d'habitation sont telles que le surcoût est énorme. Là, vous parlez du
RE -2020
que Marine Le Pen a dit. Je voulais éviter les termes trop techniques, mais oui, le RE-2020. qui rend la construction quasiment impossible. Il faut desserrer les taux, il faut garder quelques normes, évidemment, celles qui sont utiles. Tout ce qui est accessoire, il faut arrêter.
– Juste, pardon, pour finir concrètement sur cette histoire de priorité nationale pour le logement. – Ça vous embête ? – Non, pas du tout, mais j'aimerais comprendre. Par exemple, une aide soignante qui est étrangère, mais en situation régulière en France. Est-ce qu'avec votre mesure, elle devra quitter son logement social ?
– Non, nous ne demanderons pas à ceux qui… ont aujourd'hui un logement social, de partir. Mais elle ne pourra plus y accéder. Bien sûr, elle pourra rester chez elle et tranquillement. Nous parlons de l'accès au logement social. On ne va pas changer les règles en cours de route. Ça ne se fait pas et ce ne serait d'ailleurs pas applicable et profondément pas humain. Ce n'est pas du tout l'idée. Donc vous
n'expulsez personne.
Mais évidemment non.
Mais ça veut dire que cette même aide-soignante, donc étrangère en situation anglière, elle ne pourra plus accéder à un logement social une fois que vous serez au pouvoir.
vais vous le dire autrement. Vous avez deux aides-soignantes qui gagnent le même salaire, qui sont dans la même situation. Dans la même zone géographique, l'une est française, l'autre est étrangère. La française aura accès au logement social en priorité.
Sur la loi SRU, c'est la loi qui instaure un quota pour les maires, un quota de logements sociaux, vous voulez la supprimer ? Ça ne marche pas. Alors, même pas la réviser, la supprimer, ce n'est pas une manière de s'attaquer au logement social ?
Non, au contraire. Discuter avec les maires, et je voyais qu'il y en avait un tout à l'heure sur votre plateau, M. De Cala, le maire de Hallot, c'est aujourd'hui, on a mis les maires… C'est qu'il faut la revoir, mais il ne faut pas la supprimer. Oui, mais on a mis les maires aujourd'hui dans une situation inextricable. Il y a une double exigence qui fait que ce n'est pas possible. On leur dit en même temps… La loi zéro artificialisation nette, ces noms de codes inventés par les technocrates sont imprononçables. Cette ZAN, cette loi ZAN qui dit attention pour protéger l'environnement, vous ne pouvez plus construire. Et en même temps, on leur dit qu'il faut construire du logement social. Bon, écoutez, c'est compliqué pour eux. Non, il faut arrêter avec cette loi SRU qui met beaucoup de communes dans la difficulté. Par contre, il faut inciter au logement social. J'ai appelé tout à l'heure une mesure qui était celle du desserrement des états des normes. Il faut aussi dire qu'il y aura un accès à la propriété pour les habitants en logement social au bout d'un certain nombre d'années. Ils pourront acheter leur appartement et le loyer qu'ils auront versé sera considéré comme un apport, ce qui veut dire qu'il y aura des besoins nouveaux et les promoteurs pourront construire. À nouveau, ce sera dans l'intérêt général. L'intérêt des communes, l'intérêt du secteur du BTP, qui va mal. Et comme vous le savez, quand le bâtiment va, tout va. Et donc ça créera de l'emploi. Et le secteur social, puisque ça permettra l'hébergement. Vous voulez créer une espèce
de location-vente pour le... On peut l'appeler comme ça, si ça peut permettre de faire
reprendre. Oui, bien sûr.
Marie Le Pen qui a aussi défendu une loi anti-squat. Alors on a l'impression, quand on l'a entendu hier, qu'elle en parlait comme d'une révolution. Vous savez qu'il y a déjà une loi anti-squat.
Oui, mais je sais aussi que... Beaucoup de propriétaires, et j'en reçois beaucoup dans ma permanence, ont leur appartement squatté et ne peuvent pas le reprendre. Une loi, quand elle ne marche pas, il faut la changer. Là aussi, je vais revenir à un principe de base. J'ai l'impression aujourd'hui de dire des évidences, mais comme notre montre est devenue fou, il faut parfois remettre, permettez-moi l'expression, l'église au milieu du village. Quand on possède... un bien immobilier, que ce bien est exploité ou habité par quelqu'un d'autre qui n'a pas le droit d'y être, il faut rendre le bien à son propriétaire. La force de la loi est là, je le dis clairement, pour expulser les voyous qui prennent la propriété d'un autre. Le droit à la propriété est essentiel. Il
y a déjà une loi qui existe. Qu'est-ce que votre loi ferait de plus ? Action
immédiate, obligation pour les préfets d'envoyer les forces de l'ordre. Il faut agir. Aujourd'hui, vous avez tout un tas de recours, tout un tas d'astuces, que les squatteurs connaissent très bien d'ailleurs, pour qu'ils ne quittent pas leur logement. On connaît les astuces, on connaît les moyens qu'ils ont de fonder. Il y a
une loi de 2023 qui, elle, est appliquée. Le Sénat a voté une loi en janvier pour renforcer cette loi. Mais pourquoi vous ne vous en êtes pas emparé à l'Assemblée nationale ? Ce sont des lois de
communication. Peut-être que ça vous a échappé, mais on est ici sur Public Sénat, mais à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas la majorité. Non, mais vous avez des niches. Oui, d'accord, mais personne ne vote nos lois par principe. Donc, on le fera quand Marine Le Pen sera présidente de la République. Et puis, il y a plein d'autres choses à faire. Il y a 96 millions de mètres carrés, aujourd'hui, qui appartiennent à l'État et qui sont inexploités. Des bâtiments publics qui ne sont pas utilisés. On parlait tout à l'heure de besoins en logement. Voilà une piste pour aller trouver des surfaces. Il y a des bureaux, aujourd'hui, qui ne sont pas exploités. À part un jeu fiscal, il sera moins intéressant aujourd'hui d'avoir des bureaux vides que des bureaux occupés. Et ça pourra amener des espaces pour le logement. C'est un plan complet, en fait. Loin des erreurs du passé, la loi SRU est une erreur, la loi ZAN est une erreur. Eh bien, corrigeons nos erreurs.
Vous avez des promoteurs qui vous diront que parfois, c'est plus coûteux de réhabiliter des logements de vieux bureaux. Oui, c'est vrai. Des vieux bureaux
en logement. Ça peut servir aussi à du logement de qualité, à du logement social. Vous savez, les promoteurs, moi, quand je les vois, c'est pas ce qu'ils me disent. Ils disent aujourd'hui, on est empêché de construire alors qu'il y a du besoin. Et vous les avez consultés pour les mesures que vous annoncez ? Bien sûr, nous parlons à tout le monde, nous parlons au maire, nous parlons évidemment aux promoteurs, nous parlons à ces Français aussi, qui cherchent un logement, qui ont le droit à un logement, mais qui n'en trouvent pas, et qui voient passer devant la file d'attente d'autres qui sont en France depuis moins longtemps
que, et qui n'ont pas cotisé. Marine Le Pen a aussi proposé hier le principe de la portabilité des emprunts, le fait que si vous avez un logement, vous avez contracté un emprunt à un certain taux, des années plus tard, vous le revendez pour en acheter un autre. les taux d'intérêt ayant augmenté, vous auriez gardé le même taux d'intérêt qu'au départ. Ça, c'est possible ? – Bien sûr que c'est possible. – Qu'est-ce que ça implique financièrement ?
– Ça implique tout simplement de la constance de la part des banques. Si vous avez un prêt sur 20 ans à 3,5%, ça ne changera rien pour la banque. Si au bout de 15 ans, vous vendez votre billard et que vous en achetez un autre, les 5 ans seront reportés sur le deuxième achat. La banque continue à faire ses bénéfices. Il faudra peut-être allonger d'ailleurs la durée maximale des prêts, mais pour celui qui vend et qui achète, ça permet de faire… tourner le marché, lui-même va acheter quelque chose d'autre et son ancien logement va être vendu. L'idée, c'est de rendre le marché plus fluide, plus créateur d'emplois et plus accessible aux Français.