Chargement...
Chargement...

Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
Et nous retrouvent Françoise Degoy et Elisabeth Lévy pour nos débats enflammés de 9h avec deux débats aujourd'hui. D'ailleurs d'une certaine façon c'est un peu la même idée. Le premier, on pose cette question-là de cette façon-là. Priorité d'accès aux Français pour les HLM, bonne ou mauvaise idée, c'est assez simple. Et deuxième idée... Dans le deuxième quart d'heure, tout à l'heure, Marine Le Pen est-elle devenue la candidate du social ? Avec nous, Félix Mathieu. Félix... Pour le moment, c
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
'est non à 58% sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Sur cette question, Marine Le Pen est-elle la candidate du social ? Donc
elle doit encore faire du chemin, mais ça on en parlera encore après. D'abord, Françoise Degoy, Elisabeth Lévy. On va donc détailler, revenir sur ses propositions autour des HLM et du logement. D'abord sur le choix. Françoise, Elisabeth, le fait que Marine Le Pen décide de consacrer, je crois, les trois quarts de son discours au logement, est-ce que c'est bien vu ? précisément, ça a la place au cœur des préoccupations des Français.
Oui, je pense, le logement, on sait tout ce que ça représente. Pour certains Français, plus de 50% de leur revenu. Donc, je trouve ça assez intelligent. Mais globalement, je vais dire des choses sur le discours de Marine Le Pen. D'abord, très vite, en disant véritablement que voilà, c'est un discours, elle n'est pas tombée dans ses pièges habituels. Vous savez, Marine Le Pen, elle peut très vite être ricaneuse, aigrie, faire un peu des blagues à la haute diarre. Là, il n'y avait rien. Donc, elle était vraiment sur un surplomb présidentiel. Sur le logement, écoutez, c'est le grand retour de la préférence nationale. On tombe toujours, Mitterrand disait cette phrase très belle que j'ai toujours adorée, on tombe toujours du côté où on penche. Quoi que vous fassiez de Marine Le Pen, quoi que vous preniez pour Marine Le Pen, je l'écoutais l'autre jour au débat du MEDEF sur sa trajectoire budgétaire, je l'écoute hier sur le logement, l'immigration va... Tout réglé. L'immigration est au cœur de tout. Sur ses 120 milliards d'économies, il y a... Voilà. Et là, maintenant, sur le logement, c'est la priorité aux Français. C'est de la préférence nationale qui ne dit pas son nom. La réalité, c'est que ça sera retoqué par le Conseil constitutionnel. Et dans le même temps, elle est totalement incohérente, Marine Le Pen, parce qu'elle dit les logements aux Français, en gros. Et dans le même temps, elle dit, on supprime la loi SRU. La loi SRU qui oblige les communes à faire 25% de logements sociaux. Donc, je ne vois pas comment elle arrive à régler le problème. La même... Le Pen, qui il y a deux ans dans l'hémicycle, disait il faut maintenir la loi SRU. Mais en
tous les cas, on verra sur l'applicabilité des mesures. Heureusement qu'elle
essaye de séquencer ses questions. Françoise, elle a répondu à tout. Non, sur la loi SRU, on y est. Je vais d'abord répondre à la question de Jacques, si ça vous n'en venait pas. Ma chère Françoise, j'aurais un bon point et peut-être une image que vous n'aurez pas. Non, oui, elle a raison de parler du logement. Et elle a raison de parler du logement social. Moi, je pense qu'il faut, c'est comme l'école, il faut tout détruire. Je ne parle pas des immeubles, mais il faut détruire ce système. si vous voulez, qui vire à l'assistana, et tout recommencer. Mais comme on ne va pas le faire d'un coup de baguette magique, je réponds maintenant, j'essaye de, un, la priorité nationale en tant que telle ne me gêne pas, il n'y a pas de nation s'il n'y a pas une préférence nationale. Si vous traitez des citoyens de votre pays exactement comme tous les autres, si vous traitez un Ouzbék, et je dis ça avec toute amitié pour les Ouzbéks, si vous traitez un Ouzbék comme un Français, eh bien, l'Ouzbékistan, c'est la France. Si vous voulez, c'est tout simple. Si un Ousbec a les mêmes droits qu'un Français... Donc, sur le principe, ça ne me choque pas. Sur le logement... Il est évident qu'il y a un problème, c'est que le parc social, qui a été fait aussi pour permettre à des travailleurs, à des gens qui ne gagnaient pas assez, à des salariés, enfin des gens qui travaillent mais qui ne gagnaient pas assez, de se loger décemment, un n'est plus décent pour une partie d'entre lui, mais enfin bon, ça c'est quand même un peu... Il y a eu beaucoup de rénovation, mais surtout, il y a une préférence étrangère qui s'est installée, c'est des trappes à pauvreté, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui entrent dans le logement social, ils ne peuvent plus. jamais en sortir. Donc, premièrement, vous ne pouvez pas faire venir des gens via le regroupement familial. Vous
élargissez pas, vous, par hasard. Laissez-moi aller au bout de mon raisonnement, ma chère
Françoise. Non, mais maintenant, je fais comme vous. Vous avez raison. Donc, vous ne pouvez pas... faire d'un côté, faire venir des gens, sans leur demander d'avoir de quoi vivre, sans les faire venir parce qu'ils travaillent, vous les faites venir juste parce qu'ils sont la famille de quelqu'un qui est déjà en France, donc des gens qui ne peuvent pas se loger, et après dire je ne les loge pas. En dehors des questions constitutionnelles, ça me paraît extrêmement compliqué à mettre en œuvre
aujourd'hui. Ce qui m'intéresse, c'est le thème de la priorité nationale. Parce que oui, c'est au centre de ces débats, mais on a le sentiment, François, que ça ne choque pas. plus grand monde dans le
pays. Mais vous n'en savez rien d'abord, vous n'avez pas vu. Ecoutez... Regardez les réactions depuis hier, c'est un indicateur, les réactions politiques, est-ce qu'elles sont
sur ce thème-là
? Alors oui,
sur le logement bien sûr,
ça s'est engueulé toute la soirée hier soir sur les chaînes info là-dessus. Non, Jean-Luc Mélenchon
dit, ah vous voulez faire des ghettos de riches ?
Non, non, non, mais je ne vous parle pas de ça, j'ai eu des débats hier soir, moi je regarde, je travaille et je prépare mes matinales, et vous aussi d'ailleurs, mais moi j'étais vraiment... Non, pas du tout, moi je ne vois rien. Moi j'étais focus, je disais vous collectif, j'étais focus là-dessus, ça s'est engueulé. Il avait presque failli en venir aux mains entre François Calfon sur le plateau de LCI, hier soir, entre François Calfon et le représentant du RN. Donc, honnêtement, c'est un sujet, elle sait très bien qu'elle va cliver. Ça, c'est le premier point. Vous dites, ça ne choque plus personne. Attendez le résultat des élections l'an prochain. On verra bien si le fait de revenir aux fondamentaux de Jean-Marie Le Pen en le remaquillant... Avec d'autres mots, je termine Jacques. Est-ce que ça, ça fait, comment dirais-je, voter les Français ? Sur la priorité, on va donner des chiffres un peu. Attendez, non, non,
non, parce que sinon c'est trop long. Juste sur ce point-là, ce premier point que vous évoquez, c'est très intéressant. Vous dites, elle réutilise les mêmes rengaines que son père.
Je n'ai pas dit ça comme ça. Non, vous ne l'avez pas dit comme ça. Vous l'avez dit mieux.
Mais là, dans sa phrase, elle explique que peu importe les religions, peu importe les races, peu importe les origines. Ça favorise un français d'origine arabe sur un suédois. Ça va mieux en le disant, on parle de français qui ont la nationalité française, peu importe d'où ils viennent. Et qu'à partir de là, le critère, ce sera celui-là, Elisabeth. En ce sens, pour vous, ça ne fait pas de différence finalement ? Aucune
différence. Strictement aucune. Ça s'appelle vraiment un cache-sexe. C'est vraiment, absolument. Vous savez, il y a les étrangers. Elisabeth, je sais que vous piafez, je t'ai Je termine, je réponds directement. Les étrangers qui sont dans les logements sociaux, il y en a 2 millions à peu près. Les Français, purement Français, puisqu'on va parler comme ça, de nationalité française, il y en a 6 millions. Il n'y a pas purement. Non, non, non, mais soyons clairs. Il n'y a pas purement. Il y a
Français de nationalité ou Français en cours de... Je pousse la
caricature jusqu'au bout. Il y a 2 millions de gens étrangers qui sont dans les logements sociaux aujourd'hui et 6 millions. Pourquoi est-ce que 2 millions ? Parce que j'ai un moment des salaires plus pauvres, etc. Mais ces gens-là, ils produisent aussi dans la société. Ils travaillent. C'est la femme de ménage que vous... vous croisez quand vous arrivez à 4h du matin ici. C'est la caissière que vous ne regardez même pas quand vous allez faire vos courses. Donc, soyons sérieux, ces gens-là aussi produisent de la richesse.
D'abord, je répète, la préférence nationale n'introduit pas de différence entre un blanc et un noir. Et heureusement, bien entendu, personne ne propose ça. Et même Jean-Marie Le Pen ne proposait pas, d'ailleurs. Elle introduit une différence entre des nationaux et des étrangers. Chose que pratiquent tous les pays du monde. Vous n'êtes pas traité aux Etats-Unis comme un américain si vous n'êtes pas américain. Vous n'avez pas les mêmes droits. Et personne ne pense que c'est un pays fasciste. Enfin, si maintenant, mais c'est... C'était déjà le cas avant, donc de toute façon, c'était déjà le cas avant que les étrangers et les américains n'avaient pas les mêmes droits. Si vous enlevez ça, je vous le répète, il n'y a pas de nation. Maintenant, je réponds à ce que vous dites, que beaucoup de gens... Le problème, en fait, pour moi, le logement social, et plutôt le problème, c'est qu'il profite à des gens, beaucoup de gens qui ne travaillent pas, et que nous faisons venir, c'est pour ça que j'ai parlé du regroupement familial, des gens qui ne travaillent pas. Je pense que la distinction, c'est pas tant. Là, elle ne devrait pas être faite entre eux. Pour moi, bien que ce n'est pas scandaleux, la proposition de Marine Le Pen, elle ne devrait pas être faite entre les Français et les étrangers, mais elle devrait permettre aussi à des classes moyennes, à des classes populaires qui travaillent, et non simplement, il y a de plus en plus de familles. où finalement tout le monde vit plus ou moins de l'argent public. Et juste, maintenant, vous me dites, les gens acceptent... pour une raison bien simple. C'est qu'ils constatent, et je suis désolée, j'ai parlé du sentiment populaire tel qu'il peut s'exprimer, vous allez à la CAF ! « Ah, madame, quand vous allez à la CAP, qu'est-ce que vous voyez ? » Il constate que pour ce plein de domaines, il y a ce que Hervé Algalarondo, qui n'était pas un journaliste fasciste, mais au Nouvel Observateur, avait appelé la préférence immigrée. Et, si vous voulez, il y a une sorte de réaction de dire « Pourquoi les Français passent toujours derrière ? » Bien sûr, il faudrait expliquer à ces gens qu'il faudrait dire « Mais enfin, monsieur, vous déconnez complètement, car la plupart de ces gens dont vous pensez qu'ils ne sont pas Français, déjà, il y en a une bonne moitié qui le sont. » Donc, vraiment, mais c'est... Ce sentiment-là des gens, si vous
ignorez
cette idée qu'il y en a... Vous entendez ça de gens qui ne sont pas des salauds racistes, qui disent mais quand même... C'est pour ça, François, ce que
je disais. Après, on ne fréquente peut-être pas les mêmes milieux. Mais honnêtement, ce sentiment-là est un sentiment que j'entends énormément. Et dans des secteurs différents. Jacques et
Elisabeth, cette conversation, je l'entends depuis 15 ans. Ça fait à peu près 15 ans que je débatte. radio, télé, etc. J'entends toujours la même... Vous ne pouvez pas nier ce sentiment d'eux. Vous ne pouvez pas nier ce sentiment d'eux. Je le dis... Regardez le score du RN. Je le dis clairement. Je regarde le score du RN aux dernières élections législatives. Le RN, excusez-moi, il est battu. Jordan Bardella, si j'écoute l'ensemble des commentateurs... Non, non, mais écoutez... Mais vous êtes de mauvaise foi. Je vous dis qu'il est passé de 10 à 25%. Excusez-moi, je voudrais terminer. Vraiment, soyez assez aimable, Elisabeth. Je vous dis juste qu'il y a ce qu'on ressent et ce qu'on voit à la loupe, et il y a la réalité de la vie. Et dans la réalité de la vie... On nous vend de l'immigration comme l'obsession française. Elle se trompe de France, Marine Le Pen. Et je pense qu'on se trompe de France. Regardez, et ce ne sont pas que les enquêtes, regardez qu'est-ce qui arrive en tête des angoisses des gens. Le pouvoir d'achat, la vie chère, le logement, la santé. Donc, excusez-moi. Si elle se trompe
de France, j'aimerais bien savoir pourquoi elle est en tête des sondages. Mais ça, Françoise, ce que vous ne voulez pas voir et pas entendre, d'ailleurs, c'est que depuis des années, vous répétez ça. Votre seule réponse quand on vous dit quelque chose, c'est vous me le dites depuis des années. Mais non, je n'ai pas accès à ça comme réponse. Attendez, Françoise,
laissez Elisabeth terminer et ensuite on passera au deuxième débat. Allez-y, Elisabeth.
C'est clair ?
Allez-y, Elisabeth.
Donc, votre seule réponse, c'est de nous dire que vous me dites ça depuis des années. Mais moi, je vous dis que votre déni depuis des années n'a fait, je vous le dis, ça me fait marrer en quelque sorte, votre déni général n'a fait que scander l'ascension du Rassemblement National. Est-ce que la gauche est opposée ? Vous
n'êtes pas au pouvoir, François, dans quelques secondes,
Marine Le Pen est-elle devenue la candidate du social ? Je vous pose la question ainsi, c'est un peu la suite de ce dont on vient parler, et on va rentrer dans le détail aussi de l'applicabilité de certaines de ces lois, parce que je pense que c'est le vrai sujet qui vient. A tout de suite. On trouve avec cette question, Marine Le Pen est-elle devenue la candidate du social ? Moi, lorsque j'écoute ce discours hier, j'ai l'impression qu'elle s'adresse avant tout aux petites gens, avant tout aux personnes, aux jeunes justement, qui ont du mal à trouver un emploi, dont parlait Julien Oudoul tout à l'heure, et que la question du logement, je me dis... Ils ont trouvé cette idée-là qui est effectivement au cœur de la préoccupation des Français. Alors, on va un peu plus loin avec vous, Elisabeth Lévy. Est-ce qu'elle est devenue la candidate du social ? Est-ce qu'elle s'adresse d'abord, j'ai envie de dire, avec des propositions de gauche, entre guillemets, ou sociale, à cette France qui tire la langue ?
Je ne veux pas piquer sur mots à Françoise, mais elle va nous parler de triangulation. Je ne sais pas ce qu'elle me l'a dit par SMS hier. Mais, en fait, ce que je pense, c'est qu'il y a deux, si vous voulez, publics pour aller très vite. de public. Je sais que vous allez... En gros, le public de Mélenchon, c'est un public qui vide la dépense publique. Mais ça veut dire des profs, des sociologues subventionnés, des militants associatifs, comme vous voulez.
Non, mais
c'est des gens qui veulent que la dépense publique continue. En revanche, les pauvres ou les moins riches, ou ce que vous voulez, auxquels s'adresse Marine Le Pen, ce sont plutôt les indépendants. petits patrons qui gagnent partie de fric. Ce sont des gens qui ne gagnent pas plus d'argent. mais qui ne sont pas le même public sociologique. Je pense que ce n'est pas le même social. Quand vous voudrez adresser un petit patron qui gagne 2000 balles par mois, c'est pas le même social. Elle
est aussi sociale, mais elle ne s'adresse pas au même public. Je pense qu'elle s
'adresse aux classes populaires qui ne vont pas voter. Moi, je pense que c'est ça. De la même manière que Jean-Luc Mélenchon s'adresse à tous ceux. C'est leur stratégie à tous les deux. Il faut aller chercher les abstentionnistes. Je vais faire de la politique pure. Marine Le Pen ne peut pas gagner. Si elle ne fait pas 50% plus une voix, elle le sait. Son problème, c'est le second tour. Elle peut très bien être à 34% au premier. À chaque fois, ça foire. C'est normal, ça fonctionne comme ça. Elle a besoin d'aller chercher les abstentionnistes qui sont dans les classes populaires. Et là, je rejoins Elisabeth. Mais Jean-Luc Mélenchon, il a le même problème. Il a le même problème. Pour être au second tour, se détacher de la gauche républicaine et éventuellement pas finir à 70-30, il faut qu'il aille chercher les abstentionnistes. Donc, la réalité, c'est un concours de deux démarches. qui vont viser le même camembert, c'est-à-dire les classes populaires, et je rejoins Elisabeth, qui ne sont pas tout à fait les mêmes, les classes populaires pauvres, etc., ou les classes de petits patrons qui
ne votent plus. Ça d'accord, mais qu'est-ce que vous voyez de très libéral ? dans la proposition de Marine Le Pen hier ?
Par exemple, de supprimer la loi SRU, de laisser la dérégulation sauvage, et de donner des terrains gratuits pour que chacun construise, et de laisser finalement... Donner des terrains gratuits ? Oui, c'était dans son discours. Est
-ce que c'est une proposition très libérale ? Ça
permet à tous les promoteurs... Moi j'ai plutôt l'impression que dans des pays communistes, on donne des terrains gratuits. Vous avez vu la doule phrase. On donne des terrains gratuits et c'est la liberté aux promoteurs. Et si vous ne faites pas de régulation pour imposer aux villes les plus riches de faire 25% de logements sociaux, il n'y en aura pas. Donc c'est complètement libéral. Je crois qu'il y a
très peu de libéraux en France. Malheureusement. Et Marine Le Pen n'est pas parti pour faire une campagne très libérale. Et je ne crois pas que Marine Le Pen en fasse partie. Je pense qu'il y a au sein du Rassemblement National. des gens plus libéraux qu'elle, évidemment, autour de Bardellard. Par exemple, quelqu'un comme... Si vous voulez, en France, il y a un problème, il y a une espèce de malédiction du libéralisme qui, à mon avis, est très problématique parce que même les libéraux sont collectivistes, étatistes. Oui, colbertistes, en fait. Ils font de la dépense d'État, bien sûr. Le problème, c'est que le colbertiste, notre merveilleux colbertiste, a abouti à la désindustrialisation de la France, aujourd'hui, ma chère Françoise. Oui, d'accord. Moi, je suis colbertiste à
mort, vous savez.
Oui, désormais. Sur le papier, moi aussi je suis colbertiste, tant mieux.
Ceux qui nous écoutent ne le sont pas tellement. Je suis pour l'état stratège. Excusez
-moi, là je vous parle de l'imaginaire des électeurs. Je pense qu'il y a véritablement une différence entre les électeurs que peut aller chercher Mélenchon. Même dans votre excellente chronique, vous disiez ça, les abstentionnistes des deux côtés, c'est comment dire... C'est vraiment le rapport à l'État, l'assistanat. Jamais un électeur de Jean-Luc Mélenchon ne vous parlera d'assistanat. Je vous dis, allez dans n'importe quelle réunion du RN. C'est intéressant ça. C'est vrai qu'on a une
ligne de fracture aujourd'hui. Vous voyez,
parler du modèle social, vous allez avoir des gens qui prononcent. Avant de
nous répondre, Françoise, juste Félix, peut-être quelques réactions pour voir un petit peu comment nos auditeurs reçoivent
et écoutent ce débat. Avec cette question, Marine Le Pen est-elle la candidate du social ? non à 57% pour le moment sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Ce commentaire par exemple qui nous dit « Depuis quand la droite s'occupe des salariés ? Le Pen, c'est Macron, plus son délire sur l'immigration. »
Ils ont été complètement maraboutés par De Gaulle. Non, non, on n'est pas maraboutés. La réalité,
si vous voulez, c'est qu'il y a Marine et il y a Le Pen.
Ça prouve le pluralisme des éditeurs de sous-radio. Non, mais il y a Marine. Bien sûr,
je salue, c'est la seule station où on peut être de gauche et encore débattre dans ce pays. Je le dis vraiment, très sérieusement. C'est vrai, en France Inter, c'est plus compliqué. Pas simplement, on est même sur les chaînes info. Pour en faire des débats, je sais. Non, non, plus sérieusement, Marine Le Pen, il y a Marine et il y a Le Pen. C'est-à-dire, il y a Marine qui dit, ah là là, les pauvres, le panier essentiel, etc. Et puis il y a Le Pen qui, dans le budget, vote tout le temps avec la droite sur l'aide aux entreprises, contre la tasse du Gbag. Non mais soyons sérieux. Excusez-moi, moi, je suis la politique au millimètre. Retraite, il l'a encore
expliqué, Julien Audoul. Retraite, échelonnée, 60, 62 ans en fonction des carrières. Donc
combien de fois elle a changé d'avis là-dessus ? Sur la loi SRU, qu'elle m'a dit Le Pen. Mais n'empêche qu'aujourd'hui,
je parle de la proposition qu'elle fait aujourd'hui. Elle est sociale. Elle est plus sociale. que Gabriel Attal ou Edouard Philippe, en tous les cas.
D'accord, elle est sur quoi ? Sur 62 ans ? 63 ans ? Elle est sur
60 et 62. Bien sûr, d'accord. C'est
quelqu'un
qui a soutenu François Hollande, dont l'ennemi était lapinant. Oui, et qui maintenant est à
la retraite à 63 ans. Pas d'incise. Et ensuite,
la baisse de la TVA sur les prix de l'énergie. Même si ça coûterait 12 milliards, je ne sais pas si c'est viable, si jamais le RN était au pouvoir. Mais en tous les
cas... Tout le monde fait cette proposition-là. C'est une proposition sociale. Comment ça tout le monde ? Mélenchon fait cette préprésentation-là, le PS fait cette préprésentation-là. Quel est votre sujet-là ? Mon
sujet, c'est de dire... On parle de cette question-là de savoir si Le Pen est devenue la candidate du social. On prend des exemples
qui sont assez... Oui, mais quand il s'agit dans le réel du fonctionnement de la machine de l'État, Marine Le Pen, elle vote avec la droite et elle a soutenu toute la droite sur l'ensemble des mesures sociales. L'idée que la gauche
serait plus sociale que la droite dans notre... pays me semble devoir être vérifié à l'aune de quelques chiffres que je ne possède pas, dont je ne dispose pas ici. Mais la réalité, si vous voulez, c'est qu'il y a un camp qui est un peu plus étatisto-collectivisto modèle social que l'autre, mais qu'en gros, personne ne veut rien, renoncer à rien. Moi, je vous dis que ce modèle social, non seulement prend l'eau de toutes parts, mais qu'en plus, il fait de nous, anthropologiquement, des gens qui passent leur temps. achouiner prétendument contre l'État, ce qui veut dire contre leurs voisins. Quand vous dites que l'État vous doit quelque chose, ça veut dire, Françoise, paye-moi ce que tu me dois. Je pense que le vrai sujet, c'est comment on
finance toutes les propositions du Rassemblement National. Non, non, écoutez, j'ai bien
regardé la trajectoire budgétaire de Marine Le Pen, je vous la rappelle ce matin, c'est 120 milliards d'économies. quand c'est mieux que Eric Ciotti, c'était 120 milliards par an. Donc, voilà. Ah ben non,
moi je trouve que 120 milliards par an, c'est mieux. C'est mieux que 120 milliards par an. Voilà, l'anciautiste,
maintenant, ce matin, écoutez, moi je reçois tout le monde la mieux, Elisabeth Lévy. Le mieux,
c
'est celui qui fait le moins d'économies. D'accord. Non, c'est pas ce que je veux dire. Mais sur les 120
milliards, en tout cas, sur les 120 milliards, la trajectoire budgétaire de Marine Le Pen, il y a la coupe dans les agences, c'est rempli. si vous voulez, de choses dont elle sait très bien qu'elle ne les mettra pas à neuf, parce que je veux bien que vous coupiez des agences, mais est-ce que vous allez couper l'ADEME ? Il y a beaucoup d'agences qui sont très utiles. C'est, on arrête les aides aux immigrés, alors là, c'est le gros bloc, et puis, on réduit notre subvention à l'Europe. Alors là, très bien, excusez-moi, mais ça ne tient pas, c'est une feuille de papier qui ne tient pas. Tout ça, c'est des villages potentiels. J'ai envie de vous
retourner ce que vous m'avez dit tout à l'heure, vous ne le savez pas, vous n'en savez rien. Non, mais
en tout cas, budgétairement, budgétairement parlant, sur les sommes, on voit bien que Marine Le Pen... Moi,
je pense qu'ils essaieront, ils le feront. Là, on est dans de la fiction. Quant à savoir s'il y aura effectivement... Vous
allez voir quand même rendre un point.
Françoise, par exemple, pour donner un exemple. Cette histoire de logement. Bon, d'abord, vous avez un stock, c'est-à-dire que vous avez ces 4%, je ne sais plus où vous m'avez dit, 2 millions. ou 3 millions qui sont déjà dans du logement social. Mais surtout, je crois que ça a déjà été jugé dans une commune et qu'à la fin des fins, le Conseil consiste, bien sûr, l'a ramené sa fraise en expliquant qu'il fallait sortir du traité de Rome. C'était contraire au traité de Rome. Comme ils ne veulent pas, je ne dis pas que ce n'est pas la étape de la loi, le traité de Rome, mais comme le RN ne veut plus... sortir ne propose plus le Frexit. Et donc, c'est déjà compliqué à mettre en oeuvre, voire impossible, sur le plan juridique. Il faut être honnête. Certaines leçons,
comme les expulsions, ça s'est déjà fait localement, notamment sur les expulsions. C'est autre chose sur les
dalles incondes. Même ça, par exemple, c'est dans le programme du Parti Socialiste. Pouvoir à expulser. Et ça, vous savez pas, mais pouvoir à expulser. J'ai pas entendu
de grand discours encore. Mais excusez-moi, Gérard
Durin, grand spécialiste et bien avance. bien avant. J'ai rendu un grand spécialiste de la sécurité. Par exemple, l'expulsion du délinquant d'un logement social, c'est la réalité. C'est déjà... On peut aussi regarder... Il y a des idées qui sont transverses. Moi, je pense, mon cher Jacques, contrairement à vous, je ne pense pas que tout est dans tout. Vous voyez ce que je veux dire ? Et je pense que là-dessus, Elisabeth a raison. Sur la constitutionnalité, sur les traités européens, et je reviens à la trajectoire budgétaire des 120 milliards, vous réduisez votre... subvention à l'Europe. Dites Marine Le Pen, vous sortez de l'Europe ou vous n'en sortez pas ? C'est exactement comme Jean-Luc Mélenchon, de l'autre côté, le jumeau, qui nous dit, je brûle la dette. Ok, tu brûles la dette, c'est la BCE, donc tu dois trouver une négociation avec les partenaires. Si tu la trouves pas, tu sors de l'Europe ou t'en sors pas ? En tous
les cas, pour paraphraser Laurent Fabius, je pense qu'avec cette histoire de priorité nationale dans le logement social, peut-être, je ne sais pas. Honnêtement, je n'ai pas assez d'éléments du dossier, mais peut-être que c'est une mauvaise réponse, mais c'est quand même deux bonnes questions. C'est vrai. La question de, effectivement, cette idée que les gens ont de la préférence immigrée et de cet énorme dossier du logement et du logement social. Je suis d'accord avec vous. Merci
mesdames pour ce débat franc et courtois dans un instant. Toujours ! Venez par un homme exceptionnel
! Bon anniversaire ! Bon anniversaire Jacques Cardoz !
0826-300-300, on poursuit la discussion et on parle également du gendarme Beltrame à l'occasion du procès en appel de Trèbes et de... Casson, puisque cela fait également partie des questions, Félix Mathieu, que l'on posait ce matin sur... La question est là, pardon. Sur, effectivement, l'acte héroïque du gendarme Beltrame.
On se demandait si la France lui a suffisamment rendu hommage. Vous nous répondez non à 87%. Avec, par exemple, ce commentaire signé Esteban qui nous dit, il devrait y avoir beaucoup plus de lieux à son nom. C'est un héros de la nation ou encore auto sur la chaîne YouTube de Sud Radio qui nous nous devrions le faire entrer au Panthéon, le colonel Beltrame. Voilà une idée, 0826 300
300, c'est vous qui faites l'actualité, vous nous appelez, à tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz. Et
vous le savez, c'est vous qui faites l'actualité. Dans un instant, tout à l'heure, on évoquera le procès de Trèbes et de l'acte héroïque d'Arnaud Beltrame. Les valeurs qui ont permis cet acte sont-elles encore suffisamment inculquées ? Vous nous appelez au 0826 300 300. Mais tout d'abord, vous êtes nombreux à nous appeler au sujet de la proposition et du discours de Marine Le Pen hier. et elle a évidemment placé une bonne partie de son discours sous l'égide de la préférence nationale, y compris pour l'attribution des logements sociaux. Vous êtes nombreux d'ailleurs à nous appeler à ce sujet-là. On est avec Romina. Bonjour Romina. Romina, je vous accueille, vous êtes de Vic en Bigorre, soyez la bienvenue et vous souhaitiez intervenir sur ce sujet.
Oui, je voulais intervenir parce que cette préférence nationale, elle me dérange beaucoup. Je dois dire que moi-même, je suis issue de l'immigration parce que j'ai des grands-parents qui sont arrivés d'Italie après la Seconde Guerre, juste après pour la reconstruction de la France. Ensuite, j'ai des grands-parents qui sont belges. Et toute cette histoire-là, c'est la France, c'est cette culture, c'est cet accueil. La terre est à tout le monde et la France a accueilli ces gens. dans les logements sociaux. Ils ont bénéficié dès les années 70 de ces logements-là. Le but, c'est qu'ils en sortent. Effectivement, ils en sont sortis. Après, ils se sont achetés des pasillons. Je crois qu'il ne faut pas oublier ça. Ce sont des logements de transition. Voilà, et ça ne veut pas dire non plus que ça doit rester uniquement aux Français.
Romina, justement, je crois que le problème, c'est que ce ne sont pas toujours des logements de transition. Alors, et c'est peut-être ça aussi le sujet, c'est que parfois, des personnes conservent ces logements-là trop longtemps, peut-être.
Peut-être, mais en tout cas, le but, c'est justement qu'ils en soient, je ne pense pas que ces gens soient ravis d'y rester.
Romina, vous disiez, c'est aussi votre histoire, mais vous, aujourd'hui, vous avez un passeport français. Vous avez été naturalisée, bien entendu. Vous êtes peut-être même née en France.
Je suis née en France. Oui, oui. Mes grands-parents travaillaient en France. Ma grand-mère est devenue française. Oui, tout à fait. C'est vrai que ces logements, ils en ont bénéficié, mais je vous assure qu'après, avec le travail, leur but à eux, c'était d'avoir un bout de terre à eux, puis à retransmettre aussi à leurs enfants.
Et donc vous dites que la proposition du RN qui ne s'adresse pas aux personnes, enfin je veux dire, elle différencie les deux catégories de population par le passeport et pas par d'autres critères. C'est pour ça que j'en venais à préciser cela. Cette proposition-là, pour vous, elle vous paraît contraire finalement aux valeurs de la République ou bien à ce que vous défendez, c'est ça ? A
mes valeurs à moi, aux valeurs de la République, de la France, à ce que j'ai connu, à ce que mes prédécesseurs ont connu. Je trouve que c'est antinomique. Je vais vous citer une phrase de Coco Chanel que je trouve très jolie. Elle disait, si vous êtes nés sans elle, ne faites rien pour les empêcher de pousser. Je crois que c'est ça qu'il faut amener. C'est-à-dire que les gens puissent s'épanouir. C
'est en effet une très jolie phrase. Romina, vous restez avec nous. On va accueillir Liliane qui nous appelle de Clamart. Bonjour Liliane. Bonjour. Soyez la bienvenue sur Sud Radio, vous souhaitiez intervenir sur ce thème également, vous avez j'imagine entendu les arguments de Romina.
Bien sûr, bien sûr, et je trouve que c'est un non-sujet et c'est encore une fumisterie qui nous est jetée comme ça en début de campagne. Normalement, les règles d'accession au HLM, ce sont la nationalité française ou un titre de séjour en règle. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? C'est-à-dire que les gens qui travaillent, qui ont un titre de séjour, qui font leur vie, qui payent des impôts, on les exclut ? 'est un non-problème. Par contre, moi, je peux vous dire que je connais personnellement un Français et un étranger qui ont un HLM et qui le soulouent.
ça c'est évidemment pas normal, sauf si c'est déclaré. Je crois que si c'est déclaré, vous avez le droit. Non, c
'est même pas déclaré. Et il n'y a pas de contrôle depuis plus de trois ans. Ils sont tranquilles. Alors, au lieu de dire, on va faire une préférence, par exemple, aux métiers qui sont problématiques pour l'accession au HLM, les professeurs, ceux qui travaillent avec les enfants, les infirmiers, oui, là je comprendrais qu'on donne une préférence. Qu'on fasse quelque chose pour ces gens-là. Mais ne jeter comme ça un début de campagne, c'est nous prendre pour des billes et se cacher de vrais problèmes de la France actuellement.
Vous n'y croyez pas. Romina, qu'est-ce que ça vous inspire, la réflexion de Liliane ?
C'est qu'en fait, il faut du travail avant de se loger. Et donc le grand problème de la France, il est celui-là, c'est qu'on manque de travail. La main d'œuvre, de toute façon, il ne faut pas rêver, on la trouve aussi chez les étrangers. Beaucoup, puisque comme le disait Françoise de Gois tout à l'heure, c'est vrai que les petites mains, tout ça, il faut quand même le reconnaître, ce sont beaucoup des gens issus de l'immigration qui font encore ces métiers-là. Donc déjà valoriser et puis amener les invités à trouver du travail, pouvoir les amener à trouver du boulot et puis ensuite effectivement se loger. Et une fois qu'ils gagneront leur pain, vous verrez qu'ils n'y resteront pas dans les logements HLM.
Oui, je pense que ça, c'est le vrai sujet. C'est le turnover qu'il peut y avoir ou pas dans les logements sociaux. Comme vous le disiez tout à l'heure, Romina, c'est ça. Être aidé, c'est évidemment formidable, parce que c'est une forme de solidarité qui vous permet effectivement de passer un cap dans votre vie. mais je crois qu'il y a un sujet sur un certain nombre de gens qui conservent les logements sociaux alors qu'ils ont les moyens d'habiter dans le privé. Moi, personnellement, je vous le dis, c'est ça qui me choque. Je ne parle pas de préférence nationale, je parle uniquement de cet aspect-là.
Je suis d'accord aussi, bien entendu, mais ça ne doit être qu'un coup de pouce.
Exactement. Liliane, à Clamart, vous disiez vous-même, vous êtes... Vous êtes témoin finalement de personnes qui conservent des logements alors qu'ils ne devraient pas le faire ?
Exactement. Donc au lieu de dire on va renforcer les contrôles, on va donner les moyens de contrôler et de trouver les économies à faire et puis mettre en avant, par exemple, les métiers qui sont vraiment... Parce que dans Paris, croyez-moi qu'un infirmier ou un professeur, il aura énormément de mal à se loger.
absolument. Ça aussi, c'est une idée, les logements pour les personnes qui ont des emplois stables, mais qui n'arrivent pas à se loger parce qu'ils ont des petits revenus. Et c'est peut-être aussi vers cela qu'il faudrait orienter la politique d'attribution des logements sociaux.
Exactement. En
tous les cas, merci beaucoup Romina et Liliane d'avoir participé à ce débat. Effectivement, c'est un sujet en tous les cas qui est passionnant. Et c'est vrai que le poste du logement est un poste budgétaire considérable aujourd'hui aux alentours de 50% pour un ménage. Dans un instant, on va parler du gendarme Beltrame, cet homme qui a payé de sa vie cet acte héroïque lorsqu'il a voulu sauver la vie de... de Julie ? Cette caissière, lorsque en 2024, ce terroriste s'en est pris à plusieurs personnes et que le gendarme Beltrame s'est interposé et a voulu prendre la place de cette caissière. Il l'a payée de sa vie. Et Julie, aujourd'hui, elle pose cette question à travers ce procès. Les valeurs qui ont permis cet acte sont-elles encore suffisamment inculquées ? Voilà un débat. qui vous interpelle et vous nous appelez au 0826 300 300. On en parle dans un instant dans La Vérité en Face. A tout de suite.
9h10, La Vérité en Face. Sud Radio. Le Grand Matin Sud Radio. La Vérité en Face. Jacques Cardoz.
Et l'on est avec vous. Vous nous appelez au 0826 300 300. On accueille Kevin. Bonjour Kevin. J'imagine que dans votre fort intérieur, il y a cet acte héroïque d'Arnaud Beltrame qui reste évidemment un exemple. Un exemple à qui on n'a peut-être pas suffisamment rendu hommage, dont on n'a peut-être pas suffisamment parlé finalement à travers cet acte héroïque dont tout le monde se souvient.
Je pense que moi, c'est même... En fait, on ne rend pas suffisamment hommage à toutes nos forces de l'ordre. Parce que lui, c'est sûr, il est allé au sacrifice ultime. Donc, pour encore plus appuyer ça. Mais à toutes nos forces de l'ordre, quand on regarde les chiffres du Bataclan, ils ne sont pas officiels. Il y a un documentaire qui le fait. Il y a quand même 30% des policiers et des forces de police, gendarmerie et pompiers qui sont en syndrome post-traumatique. Aujourd'hui, on arrive à faire... Bon, maintenant, on n'a plus qu'une seule journée pour nos ministères, c'est le 11 novembre. Il serait peut-être temps aussi de mettre une journée pour nous compter nos gendarmes et nos policiers qui luttent, certains qui sont blessés dans leur chair. Il y a plus de 500 policiers et gendarmes qui sont blessés fortes, grièvement tous les ans. Aujourd'hui, je pense qu'il est temps de remettre l'église au centre du village, c'est-à-dire... Il y a des vraies manifestations pour ces gens-là, pour les gens qui dépensent de leur énergie, qui mettent entre guillemets leur vie de famille. pour la population, pour tenter de faire en sorte que les gens puissent aller tranquillement au cinéma, au restaurant et tout, et arrêter de faire des manifestations sur tous ces jeunes à qui il arrive malheur parce que monsieur a décidé de prendre une voiture alors qu'il n'a pas le permis, il revient à 110 et sur le pays. À un moment donné, on peut remettre les choses à plat. Et quand est-ce que nos politiques feront des hommages réels avec une journée d'hommage nationale ? à toutes ces forces de l'ordre qui sont dans notre pays. Qu'est
-ce que vous faites dans la vie, Kevin Moi,
j'étais militaire.
Vous l'êtes toujours ou vous l'étiez ? D'accord. Est-ce que vous avez le sentiment qu'il n'y a pas suffisamment de respect et mise en avant ? Il y a absolument de l'uniforme.
Aujourd'hui, on veut que notre jeunesse s'implique. Et bien remettons cette chose-là en avant, faisons en sorte qu'une jeune s'implique, s'engage. J'ai vu des jeunes qui arrivent, ils ne savent quasiment pas lire, pas écrire, on leur apprend à lire, à écrire. Ils sortent de 6 mois de classe, ils ont redécouvert la multiplication, la division, l'addition, et ils arrivent à lire un texte à la fin. Ils savent à la fin passer un coup de balai, ils savent se lever à une heure convenable, et tout ça, ça permettra de remettre les bonnes valeurs. Au centre de notre vie.
C'est au travers de quelle structure que les jeunes dont vous parlez peuvent réapprendre ces...
'hui, il y a quand même pas mal de choses qui sont faites. Par exemple, vous rentrez dans la police nationale, maintenant vous pouvez choisir directement votre ville dans laquelle vous voulez vous engager. Avant, vous vous engagez sur le territoire national et vous étiez muté à droite ou à gauche. Aujourd'hui, un jeune, c'est vrai que c'est bien fait. Un jeune, il s'engage, il choisit sa ville.
Vous avez vu le nombre de volontaires qui se sont inscrits après les incendies auprès des pompiers pour faire partie des corps de pompiers volontaires. Ça montre quand même qu'il y a dans ce pays, je le crois profondément. Pourquoi
attendre une crise pour que les gens prennent gaz ? Parce qu'en fait on n'en parle pas. On met tout sous le tapis, tout ce qui est censé faire nation, on le met sous le tapis aujourd'hui. Alors que si tous les ans, on ferait une journée de commémoration de tous les morts de la gendarmerie et de la police, et qu'on faisait une journée pour ces blessés-là en même temps. Déjà, les gens se rendraient compte que oui, il y a des morts, il y a des baissés dans les forces de l'ordre. Aujourd'hui, tout ça, c'est occulté.
Vous restez avec nous, Kevin. On accueille Arnaud, qui nous appelle de Van, et qui lui aussi voulait intervenir au sujet de Arnaud Beltrame, qui est un héros dont on ne parle pas suffisamment, qui devrait être presque sacralisé pour vous, Arnaud.
Oui, bonjour Jacques. Moi il y a surtout une valeur fondamentale dans ce sacrifice. C'est une valeur chrétienne. Il a donné sa vie pour une autre personne. Je pense que c'est là le message essentiel du colonel Beltrame. Et dans un monde qui perd ses repères, qui oublie ses repères chrétiens, il ne faut pas oublier que notre civilisation est... est fondamentalement chrétienne. Et donc ça, c'est un message extraordinaire pour la Genèse et pour toutes nos forces de l'ordre, gendarmerie, armée, etc. La valeur chrétienne de donner sa vie pour quelqu'un d'autre. C'est énorme, c'est là ce message. C'est ça que je veux dire.
Et c'est vrai que ce que Kevin nous disait à l'instant, c'est qu'on a l'impression que c'est un peu en dessous des radars. J'ai l'impression qu'on n'en parle pas beaucoup. Même dans les médias, je parle peut-être de documentaires aussi, de soirées. C'est un peu dommage que finalement... Ces grands hommes, qui sont des hommes de notre vie d'aujourd'hui, qui sont nos contemporains, il y a eu des actions qui ont été faites. J'ai l'impression qu'il n'y a peut-être pas forcément suffisamment de valorisation.
tout à fait, parce qu'on vit dans une société qu'on appelle post-chrétienne, et là, ça dérange pas mal d'évolutionnistes, surtout les partis politiques confondus, où les valeurs chrétiennes sont un peu mises sous le boisseau, parce qu'on veut un athéisme militant, on démonte des statues de la Sainte Vierge, je veux dire, il y a une action anti-chrétienne qui est maintenant, depuis la Révolution française, de plus en plus prégnante, et c'est dommage.
C'est d'autant plus dommage que, alors vous parlez de valeur chrétienne, mais il y a aussi tout simplement, j'ai envie de dire, l'idée de la défense de la République. Vous voyez, j'ai envie de dire qu'on n'a pas forcément non plus besoin ou nécessairement envie de passer par la foi, mais qu'il y a aussi peut-être tout simplement la défense du drapeau, la défense d'une certaine idée de la France, et ça c'est peut-être indépendant de la religion.
Oui, si on veut. La République est quand même née dans le sang des délais. En 1789, on sait que les prêtres et les religieux ont pris cher. Donc ça perdure dans le mental de la République française. Malgré 200 ans, on se rend compte que les valeurs chrétiennes sont mises sous le boisseau. Elles ne sont pas éteintes, mais elles sont mises sous le boisseau.
Kevin, lorsque vous entendez ce que nous dit Arnaud, j'imagine que vous approuvez.
Oui, en fait, les valeurs chrétiennes, il y en a beaucoup, surtout dans l'armée, etc. Il y a beaucoup de chrétiens, ça c'est sûr, mais il n'y a pas que ça. En fait, l'avantage, c'est que c'est vraiment... Je pense que, contrairement à toutes les idées reçues, l'armée, c'est vraiment l'endroit où toutes les religions se côtoient. Et tout se passe toujours. Et ça, je pense que les gens n'en ont pas conscience. Et après, regardez, quand vous parlez d'Arnaud Beltrame, moi, je vous inviterai à regarder sur Internet et à rechercher le... 'Europe, de moto-handisport. Je pense que personne n'en a parlé, c'est un blessé de guerre. Donc, je vous inviterai à regarder, je ne vais pas vous donner son nom, etc. Mais je vous invite à regarder et vous verrez. Vous verrez que, malheureusement, cette personne, on n'en parle pas. Et pourtant, c'est une grosse preuve de résilience. Merci.
Merci beaucoup Arnaud et Kevin d'avoir débattu et rendu hommage à Arnaud Beltrame ce matin. On accueille Stéphanie Demuruq. Bonjour Stéphanie, vous allez bien ? Bon anniversaire, j'ai entendu... C 'est presque
né le même jour que Jordan Bardella.
J'ai vu ça hier, je ne savais pas en plus.
Mais vous avez eu un meilleur anniversaire que lui. On lui a coupé la chic, lui.
Bon, vous allez bien ? Vous avez passé un bon week-end ? Qu'est-ce que vous nous avez préparé ? On va
parler des voitures électriques, puisque à l'heure où ça fait mal à la pompe, ça marche, record cet été. C'est vrai que beaucoup de nos auditeurs se disent peut-être que c'est encore cher, ça devient de moins en moins cher. On va leur poser la question, est-ce que vous êtes tenté justement, vous, par l'électrique, ou vous trouvez ça encore trop cher, il n'y a pas assez de bornes peut-être, là où vous habitez, venez nous le dire, à vous de le dire, 0826 300 300. Et puis on parlera aussi du retour au social demain. Marine Le Pen, avec... Vous avez entendu le « Je marche seul » de Jean-Jacques Goldman au moment où Bardella est rentré, s'asseoir gentiment. C'est rigolo.
C
'est vrai qu'il a l'air d'être un peu seul, mais bon, il paraît qu'il s'entende bien.
C'est ce que dit Julien Oudoul ce matin. Mais enfin, il y a des images qui ne trompent pas. Ça, ça vaut mieux que tous les discours. C'est vrai.
On doit qu'on parlera de tout ça. On parlera aussi des retraités. Est-ce que c'est normal de mettre les générations les unes contre les autres ? Parce que c'est vrai que de quoi on On parle, c'est 40 euros sur une retraite de 2000 à 3000 euros. Mais c'est vrai que le symbole fait mal.
Alors, le ministre des Comptes publics, la semaine dernière, il disait tout le monde va participer. Donc on verra comment le budget sera présenté. Mais j'imagine qu'on prépare l'opinion. Ça serait bien
qu'eux participent aussi, vraiment. Et puis qu'on ait une coupe dans les dépenses publiques. Une bonne fois pour toutes, un peu de courage, messieurs, dames.
Débat passionnant à venir. Dans un instant, avec Stéphanie Demury, 10h30. Très bonne journée à vous.