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Europe 1 Soir,
18h-20h, Pierre de Villeneuve.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
19h49 suite et fin des débats d'Europe 1 Soir avec effectivement Jean-Louis Borloo en toute verve. Tout feu, tout flamme. Merci et c'est un signe pour Jean-Paul Rapneau, pour ceux qui n'ont pas vu le film avec Isabelle Adjeni et Yves Montand. Tout feu, tout flamme en effet, et lundi donc réunion des mécano à Epinal. Comment on dit les Epinales ? Les
Spinaliens,
ils
se rencontrent à la souris verte.
Je ne sais pas ce
que c'est, c'est 17 rue des Etats-Unis.
Alors François Bayrou dont on parlait et qui disait le plus grand bien de Jean-Louis Borloo, puisqu'il le met dans sa shortlist de candidats, il y a Thierry Breton aussi, enfin Jean-Louis Borloo, et bien lui tacle totalement. Totalement. La proposition de rassemblement d'Edouard Philippe, écoutez-le.
Quand on invite, il faut avoir une légitimité pour inviter. On ne peut pas dire, c'est moi qui m'instaure en rassembleur, protecteur. Non. La nécessité, c'est qu'on dise, on a besoin de... Un espace, une majorité de mains, un ensemble qui soit le plus large possible. Et moi, je ne veux pas limiter cet espace, sauf à une condition. Appartiennent à cet espace tous ceux qui disent les extrêmes nous conduisent au drame. Et nous ne ferons jamais ni avec les uns. ni avec les autres. Il a raison François Bayrou.
En tout cas, la légitimité d'Edouard Philippe, c'est celui qui pour l'instant rassemble le plus de voix. Donc celui qui a le moins, a moins de chance de dire remettons-nous autour de la table. Alors pour l'instant, sa proposition n'a pas l'air de beaucoup séduire les autres. Bon, mais vous savez, de toute façon, rien ne se passera avant janvier. Aujourd'hui, c'est toujours comme ça dans les élections européennes. Ça se décide les 3-4 derniers mois. Mais... En tous les cas, ceux qui appartiennent au groupe central, ils ont exactement la même analyse que François Bayrou, c'est-à-dire que tout, mais pas les extrêmes, quoi. Tout le monde sent les extrêmes. Mais combien fait le bloc central ? Combien pèse le bloc central
? Non, parce que chez François Bayrou, quand il dit tout le monde sauf les extrêmes, c'est qu'il inclut les socialistes. Ce qui n'est pas le cas d'Edouard Philippe, ni de Bruno Retailleau. Là où il rejoint une autre personnalité dans le débat public, et je trouve ça très singulier d'ailleurs, c'est François Hollande. C'est-à-dire que François Hollande, le déplacement qu'il a fait en faisant des propositions qui sont très centristes, voire même au PS on le reproche d'être trop libéral, d'être social libéral. Et François Hollande aussi est d'avis qu'il faut gouverner, trouver une majorité avec le bloc central. Donc François Bayrou et François Hollande, l'un dans l'autre, se rejoignent un peu sur cette idée d'un périmètre. extrêmement large, qui évidemment ne convient pas aux autres candidats du Bloc Central. Pour le reste, Edouard Philippe, il est en position de force. Et on voit bien par la réaction de François Bayrou, ou de Bruno Rotaillot, qui dit « Je ne viendrai pas parce que de toute façon, ce jour-là, j'ai une réunion publique, alors même que la journée n'a pas été fixée », montre qu'en fait… Il a deal
à tout ça.
Edouard Philippe, en fait, est en offensive, et les autres sont sur la défensive, parce qu'ils sentent bien que tout ça va infuser un peu dans l'opinion. En fait, Edouard Philippe s'adresse aussi aux électeurs, aux sympathisants, en disant « Bon… » les gars, il va falloir être raisonnable. Et les autres ont beau freiner des cas de fer, il y a quand même de fortes chances que ça se termine comme ça. Non, mais je pense
que cette force de proposition sera plus importante s'il conforte son score, qui est élevé pour l'instant, si ça s'amplifie, si ça se consolide, et si à Noël, il est vraiment celui-là et que les autres stagnent. Noël, c'est tard. Noël c'est tard.
Noël c'est tard, mais février c'est encore plus tard, parce que Edouard Philippe proposait février maximum.
Février, vous risquez... Là c'est la Toussaint, c'est bien choisi la Toussaint. Février, vous risquez l'autodestruction de tout ce petit monde, c'est-à-dire que d'annihiler toute leur chance, et à ce moment-là, il y a un face-à-face. Parce que Jean-Luc Mélenchon est en dynamique dans les sondages, et il est souvent sous-pondéré par les sondeurs, et il ne faut pas perdre de vue que dans les dernières semaines d'une campagne présidentielle, il grappille 3, 4, voire 5 points. Donc c'est quand même le plus probable aujourd'hui. J'en
discutais avec Frédéric Dhabi, qui me dit non, ceux qui vont voter Mélenchon ne le cachent pas, ou en tout cas, mais il y a quand même une petite niche possible de ce qu'on appelle la révolution souterraine, et qui toujours ne disent pas aux sondeurs qu'ils vont voter pour Jean-Luc Mélenchon, c'est ce qui se passait avec Jean-Marie Le Pen à une époque, et c'est pour ça que les sondages étaient tronqués, pour abonder dans votre sens. Gabriel Attal, qui est donc le rival numéro un d'Edouard Philippe, lui répond également sur cette primaire du centre.
J'ai proposé il y a plusieurs mois la mise en place d'un comité de liaison. Avec les différents partis. Avec les différents partis qui se réunissent une fois par mois, précisément pour parler de cette question du rassemblement. Il y a déjà des réunions qui sont organisées, il y en a une aujourd'hui, donc j'ai pas de problème pour discuter. Donc vous dites non ?
Comme Bruno Retailleau, vous dites non, c'est pas la peine. Mais non, je
dis qu'il y a déjà ces réunions. Qu'il faille se rassembler à un moment. Évidemment, je suis le premier à le dire. Maintenant, moi ce que je dis, c'est qu'avant cette question du rassemblement, l'enjeu c'est d'abord de parler aux Français de ce qu'on veut proposer pour eux et pour le pays. Justement, il veut que cette
réunion serve à parler d'un contrat de gouvernement. D'accord pro. grammatique en vue de la présidentielle. Avant de
parler des législatives qui auront lieu après la présidentielle, il faut déjà gagner la présidentielle. Aujourd'hui, dans les sondages, aucun des candidats de cet espace politique ne gagne l'élection présidentielle.
Bon, qu'est-ce qu'on dit à Gabriel Attal ? Que la prochaine fois qu'il fait un clip, il faut qu'il boive sa bière comme Chirac pour remporter la présidentielle ?
En tout cas, là où il a une position un peu difficile à défendre, c'est que dans ce comité de liaison, en fait, rien. Ne se dit rien de ce règne. Ça n'existe pas ce comité de liaison. Et Gabriel lui-même fait des propositions iconoclastes. C'est lui qui a proposé la primaire totalement en dehors de ce comité de liaison. Donc chacun fait ce qu'il veut. Là où, de la même façon, je pense que lui le sait très bien quand il prononce cette phrase. Oui, les législatives sont liées aux présidentielles. En fait, ce qui se joue... C'est la présidentielle, mais c'est aussi les troupes que vous aurez derrière. Et donc vous avez tout un tas de partis, comme le Modem, comme l'UDI, qui sont des petits partis et qui ont besoin de conserver leur groupe, qui à un moment ou à un autre iront à la force avec Edouard Philippe pour préserver leurs sortants. Donc toute cette mécanique qui se met en branle, on le voit bien, c'est une poutre qui travaille pour aboutir à ce que ce rassemblement derrière Edouard Philippe se fasse le moins tard possible.
La poutre travaille, disait-il.
Merci beaucoup Catherine Ney, merci Antonin,
André.