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En préparant ce débat, j'ai eu quelques responsables du Rassemblement national en offre. Ils résument en gros, pas cette récupération, mais ce soutien qu'apporte Marine Le Pen de manière suivante. Je vais lire pour être précis. C'est un secteur essentiel de la vie sociale de nos communes avec un maillage territorial important. Et c'est une profession réglementée qui concentre les problèmes de normes, de fiscalité et d'insécurité. Entre guillemets, c'est tout bénef, c'est le combo. précis pour le RN pour progresser. Mais c'est vrai, il y a une enquête du Centre pour la recherche économique et des applications qui montre que lorsqu'un bar tabac ferme, c'est toute la vie sociale de la commune qui est impactée plus que la fermeture d'une boulangerie ou d'une supérette. Et c'est là que le RN peut effectivement faire fructifier un certain nombre de voix, parce que c'est souvent... dans la réalité où ils font de très bons chiffres, c'est au-delà du périphérique où ils font des bons chiffres, et donc c'est une lutte particulière qui, pour eux, concentre tout ce qu'ils essayent de combattre au quotidien. Après, ça ne veut pas dire que tous les pluralistes votent Rassemblement National, mais pour le Rassemblement National, le combat est plus qu'important, d'où le courrier. de Marine Le Pen avec son cœur et beaucoup d'empathie.
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Ariane Ferrand, je vous donne la parole dans un instant. Pourquoi ? Parce que c'est très intéressant, Serge Simino, l'enquête que vous venez de pointer, qui explique qu'en moins de 20 ans, 18 000 bar tabac en France sont fermés, que c'est donc le lieu de sociabilité qui est impacté en province, qui nourrirait la progression du Rassemblement national, justement, parce que quand il n'y a plus de lieu, on peut échanger. tous ensemble, les extrêmes commencent à augmenter. Hugo Subtil, vous êtes avec nous, vous faites partie de ceux qui ont réalisé cette étude et ces recherches. Vous êtes docteur en économie, chercheur à l'Université de Zurich et auteur de l'étude que j'évoquais à l'instant, « Quand les bars tabac ferment, l'érosion du lien social local et la progression du vote d'extrême droite en France ». Comment est-ce que cette étude a été réalisée ? Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?
Bonjour, merci beaucoup pour votre invitation. L'étude a été réalisée de manière très simple. En tant qu'économiste, en tant que chercheur, on part des données. J'ai récupéré tout le réseau de maillage de la Française des Jeux, qui se retrouve dans cette barre tabac, les jeux d'argent. Et j'ai regardé où est-ce que ces terminaux de Française des Jeux avaient fermé. Et grâce aux données très fines de la Française des Jeux, je pouvais savoir si c'était localisé dans une supérette, dans un espace de presse ou dans un bar, un restaurant ou un tabac. créer cet objet qui est le bar tabac typiquement français. qu'on voit bien avec un comptoir, des jeux d'argent, parfois un débit de boisson ou de café. Et j'ai répertorié qu'il y avait entre 30 000 bars tabac dans les débuts des années 2000 et qu'il y avait eu 18 000 fermetures sur 20 ans. Et j'ai après comparé ça de manière causale, donc avec une vraie méthode d'identification, comment ça avait des répercussions sur le vote en faveur du Rassemblement national. Et ici, j'ai regardé aussi tous les autres partis politiques et l'abstention. Mais les seuls résultats pour lesquels on a des choses significatives qui se passent, c'est le vote en faveur du Rassemblement national.
Lorsque vous dites significative, c'est-à-dire est-ce que le vote du Rassemblement national est peut-être multiplié par deux, par trois, par quatre ? Qu'est-ce que vous appelez, monsieur Soutil, significatif ?
On est sur des ordres de grandeur beaucoup moins importants. Donc effectivement, le vote pour le Rassemblement national a augmenté partout en France, quelles que soient les fermetures de Bar Tabac. Et les premières causes du vote pour le Rassemblement national ne sont pas les fermetures du Bar Tabac. Ça explique au maximum deux points de pourcentage sur aujourd'hui les attentions de vote de 35%. à la marge, mais ça progresse. Et un des résultats très intéressants de cette étude, c'est que les conséquences sur le vote ne sont pas immédiates, elles sont au bout de 20 ans, de 15 ans, donc au bout de trois cycles électoraux. Donc à la fermeture d'un bar tabac dans une commune, il y a très peu d'effets, mais après, dû au délitement très lent du lien social, parce que c'est vraiment ce qui se passe dans un bar tabac, c'est qu'il y a des échanges informels entre des gens qui ne sont ni des mêmes familles, ni même... des collègues, mais qui sont vraiment, c'est un tiers lieu, au sens premier du terme, un lieu tiers entre le travail et la famille, et chez soi le soir, quand ça ferme, on a ce délitement du lien social qui amène à long terme à une augmentation, une progression du vote en faveur du Rassemblement national. Donc
vous dites que c'est à la fois une cause directe, on essaie de comprendre, vous dites que c'est à la fois cette augmentation du vote RN alors que les bars tabas ferment, lieu hautement... haute sociabilité régionale, vous dites que c'est à la fois une cause directe et un accélérateur. On a deux facteurs.
Alors, c'est une pause directe, en fait, c'est une étude causale. Vraiment, si vous voulez rentrer dans les détails, ce qu'on a fait, c'est comme en médecine, c'est qu'on prend deux communes qui sont similaires en tous points. Donc, elles ont le même nombre d'habitants, elles ont le même nombre d'ouvriers, de cadres, le même nombre de femmes, d'hommes. Et la seule chose qui va les différencier, comme en médecine, entre un malade et une personne qui est non malade, c'est le fait qu'il y a la fermeture d'un bar tabac ou non. Et on regarde comment évolue la trajectoire de vote de ces deux communes. Et on fait ça sur énormément de communes. Voilà, on a 36 000 communes en France. Donc, on trouve tous les couples possibles. Et après, on regarde ça sur 20 ans et sur les 18 000 fermetures. C'est ça qui nous permet de comprendre très rapidement l'effet causal de ces fermetures sur le vote.
reviens vers vous dans un instant, M. Subtil. Ariane Ferrand.
On voit avec cette étude à quel point l'effet Bartabas est emblématique de cette question du lien social qui, dans beaucoup d'endroits, est en train de se distendre. Moi, j'ai lu l'enquête et il y a plusieurs points que j'ai trouvés très intéressants. D'une part, l'insistance sur les lieux sociaux qui sont opposés aux lieux transactionnels. Les lieux sociaux, ça peut être les restaurants, les bars tabac, les endroits où on rencontre des gens, où on discute, où on crée du lien, où parfois on s'engueule, à la différence d'endroits où on va juste, par exemple, acheter quelque chose, acheter une baguette, etc. Donc, importance des lieux sociaux. Deuxième élément, c'est que ces bars tabac sont symptomatiques aussi, pas seulement des lieux sociaux, mais des lieux sociaux particuliers, parce que dans beaucoup d'endroits, et notamment dans des zones rurales, quand ils ferment, C'est le dernier commerce de proximité, parce qu'il y a beaucoup de commerces de proximité, beaucoup de lieux sociaux de proximité qui ferment dans les zones rurales. Donc l'un des derniers. Et dernière chose qui m'a intéressée, c'est ce que disait monsieur. Ce n'est pas tout à fait la même chose quand un bar tabac ferme ou quand des commerces de proximité ferment. Ce n'est pas la même chose que quand, par exemple, une usine ferme. Ça n'a pas le même effet. C'est-à-dire que quand une usine ferme, moi j'ai fait... Un reportage à Ayange cet été qui vote massivement Rassemblement national, c'est dans la vallée de la Fench. Et en gros, c'est une zone désindustrialisée. Et assez rapidement, avec cette désindustrialisation, il y a eu un vote de ressentiment, un vote protestataire, un vote RN. Là, c'est un peu plus insidieux, c'est-à-dire qu'il n'y a pas une conséquence directe tout de suite. Il faut attendre un petit peu progressivement. Ce lien social se délite, il y a de l'isolement. Les gens, ils n'ont plus le même rapport au monde, mais très progressivement, plus le même rapport aux institutions. plus le même rapport aux gens, et souvent leur rapport à la collectivité, ça devient un rapport médié par des grands récits médiatiques ou par les réseaux sociaux, qui sont beaucoup plus polarisants ou susceptibles de véhiculer de la peur que le café de comptoir, si vous voulez. Et on
aurait pu imaginer que la disparition, disparité aussi des opinions, aurait pu profiter comme avant, à un vote plutôt à gauche, voire à l'extrême gauche, et vous nous dites aujourd'hui, en tout cas l'étude dit que c'est... que ce n'est pas le cas, voire même que c'est le contraire. Et parce qu'on évoquait le rassemblement national, cette image très intéressante que l'on vous montre. Nous étions à l'instant à Vernon avec les buralistes et dans une poignée de seconde, nous serons à la foire. À la foire en Isère de Beaucroissant, cette image d'attente, c'est une attente de Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Il est très attendu, il doit parler aux agriculteurs aujourd'hui, il doit aussi en redorer le blason du Rassemblement national, parce que ces derniers jours, ça n'a pas été très facile. Entre polémiques autour du voile et scandales, notamment sur les propos racistes qu'aurait tenu un policier proche du parti à Carcassonne, il va falloir y aller, il va falloir mouiller la chemise. Mais c'est très intéressant de voir aussi que le Rassemblement national part à la rencontre de cette France des oubliés. Cette France des oubliés. On a parlé des buralistes à l'instant, nous avons les agriculteurs ici, et on a vu tout à l'heure Valérie Gass, la volonté de tout impendre la population qui se sent aussi oubliée, notamment autour du budget. Donc il y a quelque chose derrière, il y a un message. C
'est
le
terrain électoral du RN depuis déjà longtemps. Ils ont identifié ces zones périphériques, ces zones rurales comme des bassins d'électeurs. Et donc ils continuent sur ce sillon. Et c'est vrai que, comme on l'a dit, plus la situation économique se dégrade. Plus les bars tabac ferment, plus c'est significatif d'un sentiment d'exclusion d'une part de la population qui se dit que tous ces dirigeants qu'on a eu pendant des années, des décennies, n'ont rien fait pour nous. Et la situation n'a fait qu'empirer. Et aujourd'hui, en effet, il n'y a plus d'espoir de pouvoir progresser dans la société, avoir une carrière avec des perspectives. Les gens sont, l'expression qu'utilisait Emmanuel Macron, est l'assignation en résidence. Et en effet, depuis 10 ans, elle n'a pas évolué. Et donc on arrive à un point où en effet, à le Rassemblement national, peut-être, c'est intéressant ce que vous disiez, ce que disait notre expert tout à l'heure sur cette étude, c'est que ça se fait progressivement sur un, deux, trois cycles électoraux. C'est peut-être le moment où on arrive au troisième cycle électoral pour Marine Le Pen, qui a tout intérêt à creuser encore plus ce sillon, peut-être pour essayer d'en tirer les bénéfices cette fois-ci.
Alors justement, à beau croissant. Notre envoyé spécial, Majid Kiyat, attend, comme beaucoup de journalistes, Jordan Bardella avec cette prise de parole. Majid Kiyat, le président du Rassemblement national s'était rendu à Beaucroissant il y a deux ans. Il y avait une espèce d'émulation autour de lui, beaucoup de succès pour Jordan Bardella. Est-ce que vous ressentez la même température aujourd'hui ?
alors je dois vous dire que nous on attend Jordan Bardella parce qu'il va prendre la parole le président du rassemblement national où il arrivera mais ensuite il y aura ce bain de foule vous allez voir ces images de Clément l'hospital avec de très nombreuses personnes des habitants de la région mais pas seulement qui sont venus notamment dédicacer des livres de Jordan Bardella ils veulent le rencontrer échanger avec lui c'est un peu toujours le même cérémonial la dernière fois c'était du côté de Chalon en Champagne Pour une foire, là aussi, Jordan Bardella faisait sa rentrée. Ce qui va être très intéressant de suivre dans ses tout prochains jours, c'est d'abord aujourd'hui, cette sortie de Jordan Bardella. Il va répondre à toutes nos questions. C'est sa première prise de parole depuis l'affaire Carcassonne, notamment. On va aussi le faire réagir à l'actualité économique, le président du Rassemblement national. Demain, ce sera du côté du Touquet avec l'ensemble des parlementaires, parce que c'est la rentrée parlementaire du Rassemblement national. Et puis il y a dimanche, cette journée à Hénin-Beaumont pour Marine Le Pen. C'est la rentrée de Marine Le Pen dans son fief à Hénin-Beaumont. Et Marine Le Pen doit faire un meeting. Elle va prendre la parole l'après-midi. sera bien présent dimanche, mais ce qu'on comprend en échangeant avec son entourage, c'est qu'il ne prendra pas la parole lors de cette rentrée, Jordan Bardella, alors que c'est vrai qu'habituellement, lorsqu'il est présent, le président du Rassemblement National, en tant que président de parti, il prend la parole lors des meetings, on l'a vu notamment lors de la campagne des municipales, à la fois Marine Le Pen et Jordan Bardella prenaient la parole, ce ne sera pas le cas dimanche, est-ce qu'il faut y voir un indice, un signe entre Jordan Bardella, de dissension entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Le Pen, c'est toute la question. En tout cas, du côté du RN, on nous dit qu'ils sont totalement alignés, même si, oui, il y a des débats sur la question des retraites, notamment. Jordan Bardella qui va arriver d'une minute à l'autre. On pourra l'interroger sur l'ensemble des sujets.
Merci beaucoup, Majid, qui attend direct de Beaucroissant en Isère, où Jordan Bardella va prendre la parole dans une poignée de secondes maintenant. Prise de parole que vous suivrez en direct. Bien évidemment, sur France Info, au moment où la gronde dans notre pays ne fait qu'empirer, nous étions également à Vernon avec les buralistes, Serge Simino, qui manifeste aujourd'hui contre la hausse du prix des tabacs. Et nous faisions cette corrélation avec l'étude qui a été évoquée par Hugo Subtil, qu'on retrouve effectivement ici dans un instant, sur la montée du Rassemblement National quand ces lieux de sociabilité disparaissent du pays.
Oui, puis... Même avant, c'est-à-dire que la colère, souvent le RN arrive à la fructifier en intention de vote et en vote. On l'avait vu même à l'époque des Gilets jaunes où il y avait eu une élection européenne. Et parmi ceux qui avaient voté, pas nombreux, mais majoritairement, ils avaient voté pour le RN alors que même la France Insoumise était favorable au mouvement. Donc on voit bien. que c'est eux qui réussissent à capter la colère. Après, pourquoi ? Parce qu'ils sont sur l'immigration, ils sont sur cette absence de lien, les normes, ils luttent contre les normes, ils sont les chantres de la sécurité contre l'insécurité. Après, les propositions qu'ils font, certains les imaginent. parfois comme bonne, c'est pour ça que ça donne du vote. Mais clairement, la colère bénéficie, entre guillemets, quand je dis bénéficie, au Rassemblement national. Et le débat sur le tabac, c'est un soutien sans filtre, si j'ose ce mauvais jeu de mots, parce qu'il concentre vraiment, je parlais d'un combo, c'est un cocktail explosif qui peut être très favorable. Alors, notre invité l'a dit. Pas forcément de manière massive, mais en tout cas, il y a une infection vers le Rassemblement national.
Sur cette lettre ouverte de Marine Le Pen au Buraliste, quatre propositions qui sont très claires, on ne peut pas lui reprocher, au moins elle a été très claire et très factuelle. Elle dit, si je suis élue présidente de la République et Sylvain Bersinger, vous pourrez nous dire combien ça rapporte. D'abord, je stoppe l'escalade fiscale, ensuite je frappe beaucoup plus durablement et durement les trafiquants, ensuite je donne davantage de moyens aux forces de terrain et puis je construis, écrit-elle, l'avenir de la profession de Buraliste. Économiquement ? C'est possible ? On peut agir à tous ces niveaux ?
qu'il y a avec Marine Le Pen, je trouve, et là c'est vrai sur le pluralisme, sur beaucoup de sujets, c'est qu'elle propose beaucoup de choses, mais qu'elle ne nous dit pas concrètement comment elle va le faire. Alors oui, elle va moins taxer le tabac, mais quid des questions budgétaires ? Et c'est vrai sur plein de sujets, notamment les retraites. Elle dit « je vais frapper beaucoup plus durement les trafiquants, donner davantage de moyens ». Très bien, mais les moyens, encore une fois, la question budgétaire, plus d'argent pour la police, on trouve où cet argent ? Je pense que la police, déjà, traque les trafiquants, qu'est-ce qu'elle propose de plus ? ou de comment mieux traquer les trafiquants, parce que les policiers actuels ont déjà cette idée-là en tête. Donc je trouve qu'elles proposent des choses qui sont dans le fond assez vagues. et qui ne s'inscrivent pas dans un contexte global, puisqu'à chaque fois qu'il y a une crise, elle dit « oui, je vais arriver, je vais vous donner plein de moyens, ce sera super ». D'accord, mais comment on réduit le déficit avec tout ça ? Donc oui, elle calte la colère. C'est une très bonne communicante, je ne dis pas le contraire. Mais en termes de cohérence globale économique, je trouve que là, il y a clairement un défaut dans la cuirasse.
Hugo Subtil, je sais que vous devez nous quitter. J'ai donc cette dernière question pour vous. Et si vous nous rejoignez, vous êtes sur France Info, Canal 16, nous évoquons cette étude à laquelle vous avez participé, Hugo Subtil, qui évoque que lorsque les bars... socio-économiques fermes, notamment les bars tabac, le vote RN augmente. Comment est-ce que vous expliquez à tout le moins que les votes n'aient pas profité plutôt à la gauche, voire même à la gauche de la gauche dans ces cas-là ? On pourrait se poser aussi cette question. Très légitimement ?
Non, non, c'est une question effectivement très intéressante auxquelles on est en train de répondre. Et notre hypothèse, c'est la confiance. Il y a des études qui sont sorties là-dessus. C'est qu'à position socio-économique égale, donc vous avez deux individus, deux ouvriers qui gagnent la même chose, qui ont la même structure familiale, ils vont voter à gauche ou à droite en fonction du nombre de personnes en qui ils ont confiance. Donc ça, c'est des études européennes, c'est vrai partout en Europe. C'est vraiment le nombre de personnes en qui on a confiance, donc son réseau de solidarité. et aussi de sociabilité autour de nous qui fait qu'on est tantôt plutôt optimiste, qu'on va avoir une idéologie avant ouvrière et qui va nous faire voter avant à gauche. Alors que si on est plus dans une certaine morosité, si on n'a pas confiance, s'il y a un certain repli sur soi, on va plutôt voter à droite et à la droite de la droite.
Hugo, subtil de nous avoir accompagnés. Réaction, Serge Semino ?
Oui, dans ce qu'écrit Marine Le Pen, il y a quand même un volet qui est important, c'est l'augmentation du prix par rapport à la santé publique. Donc il faut aussi une réponse par rapport à ça pour lutter contre les méfaits du tabac qui tuent régulièrement chaque année. Donc c'est aussi, c'est bien d'aller dans le sens de la moindre fiscalité, de combattre les réseaux parallèles, mais il y a quand même dans ce volet-là, et l'invité qui était avec Sophia Dolay tout à l'heure le disait, il y a bien sûr, il faut lutter contre les méfaits du tabac, mais ça ce n'est pas dans ce courrier si j'ai bien lu. Donc c'est aussi, ça a un coût, la santé publique. Cette petite surenchère par rapport à une colère. Et la
subtilité, Valérie Gaz. Oui, et Marine Le Pen, elle fait quelque chose qui est assez classique en politique. Elle dit... Certaines catégories, elles ont envie d'entendre. C'est-à-dire qu'elle va sur le terrain de dire « Oui, vous voulez plus de ci, je vous donne plus de ci, vous voulez plus de ça, je vous donne plus de ça. » Les moyens, en effet, ça reste toujours très flou. Elle va s'exprimer maintenant, elle va commencer à rentrer peut-être, elle va être obligée. Parce qu'elle a ce problème de crédibilité que vous abordiez, c'est-à-dire qu'elle fait des propositions qui flattent et qui adoucissent, qui entraînent les gens à l'écouter d'une oreille attentive parce qu'elle va dans le sens de ce qu'ils attendent. il y a la manière de le mettre en œuvre et d'être crédible sur le plan économique. C'est ce qu'elle va devoir démontrer aussi dans cette campagne. Donc, elle lance les premières pistes. Là, on l'a dit, cette rentrée, jusqu'à son discours de dimanche. Il y a plein de choses qui ont été lancées. Maintenant, il va falloir passer à l'autre étape qui va être plus compliquée pour convaincre vraiment la crédibilité de ses propositions.