Chargement...
Chargement...

Bonjour Abdoulaye Canté. Bonjour M. Comte. Merci d'être avec nous dans le 740 France Info ce matin. On va parler bien évidemment de l'élection présidentielle et des sondages qui s'enchaînent et qui ne sont pas très favorables à votre candidat Gabriel Attal. Vous êtes porte-parole du candidat Attal. Selon toutes les hypothèses qui sont testées, votre candidat n'est pas en capacité de se qualifier pour le second tour. Est-ce que ça vous inquiète
savez, les sondages sont une photographie mais ne sont pas un butin de vote. Et je crois que l'important pour notre candidat, pour Gabriel Attal, ce que l'on porte, c'est un projet. Comment convaincre les Français ? Il faut regarder aussi les sondages avec beaucoup d'humilité. On sait qu'avec la colère sociale, avec les attentes que les Français attendent aussi des responsables politiques, il est nécessaire de regarder avec humilité, mais surtout faire une campagne qui soit convaincante. D'où quand on voit la campagne de Gabriel Attal qui, dès l'été, a commencé à « envahir le terrain ». Surtout le terrain, aller voir les Français, notamment dans la ruralité, mais aussi avec l'opération 1000 bistrots, aller à la rencontre des Français pour s'inquiéter de leurs problématiques et aussi leur apporter à la fois des réponses peut-être à leurs solutions, c'est-à-dire des réponses à leurs problèmes, comme avec les quatre chantiers capitaux qui sont l'école, les frontières, l'IA et aussi surtout les salaires.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Je vous parle notamment de ce sondage Ipsos-BVA. Je pense que vous l'avez regardé. Je le disais, Gabriel Attal, pour l'instant, n'est pas en capacité de se qualifier pour le second tour. Par contre, il y en a un qui pourrait se qualifier, en tant que représentant du bloc central, c'est Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre maire du Havre, à condition que Gabriel Attal se désiste. L'objectif, on sait très bien, pour Gabriel Attal, c'est de ne pas proposer en français un duel LFI-RN. Est-ce que l'objectif, du coup, ce n'est pas que Gabriel Attal jette l'éponge pour laisser Edouard Philippe peut-être accéder au second tour ?
Vous savez qu'il y aura un rassemblement. Ça, c'est une évidence parce que quand on voit ce qui se passe avec les extrêmes qui sont vraiment aux portes du pouvoir, il est de notre nécessité de pouvoir apporter une réponse aux Français. On voit ce sondage. Oui, effectivement. Il faut voir aussi, encore une fois, ces sondages avec humilité. On sait que le RN est en tête. Bien évidemment, il faut justement savoir pourquoi les Français se redirigent vers les extrêmes et leur apporter des réponses. Et quand on parle du ralliement, du rassemblement, vous savez, un rassemblement ne se fait qu'uniquement à travers un projet. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
Mais ça veut dire quoi, à travers un projet ? Il a un projet, Edouard Philippe. Parce que lui, il appelle un rassemblement à la Toussaint. Gabriel Attal, pour l'instant, ne saisit pas la main tendue de Jean-Philippe.
On est d'accord. Les Français, en fait, si vous voulez, il y aura un rassemblement. Mais quand on parle de rassemblement, c'est qu'il faut un projet. Ce sera autour d'un projet. Vous savez, on se réunit tous les mois parce que Gabriel Attal a mis en place un comité de liaison à travers tous les partis pour pouvoir discuter des modalités d'un rassemblement, mais aussi autour d'un projet. Les Français, je pense qu'ils en ont marre un petit peu de savoir qui va s'allier avec qui. Les Français, ce qu'ils veulent, c'est un projet. Comment on va pouvoir répondre à leur quotidien, c'est-à-dire aux problématiques qu'ils ont par rapport à l'augmentation des salaires ? Parce que ça fait partie aussi d'un des 4 anticapitaux de Gabriel Attal, les salaires. Aujourd'hui, quand on voit que vous avez des personnes qui font face à la cherté de la vie. On va en parler, parce que quand on voit, avec le prix de l'essence qui a augmenté, mais aussi certains qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. Comment vous expliquez que vous avez des personnes qui, dès qu'ils touchent leur paye, et qu'en début de mois, ils sont déjà découverts ? C'est ça la récomposition sur les
salaires concrètement. Mais les
salaires qui font partie d'un des quatre chantiers capitaux de Gabriel Attal, c'est... surtout faire des économies, mais aussi augmenter les salaires pour les Français. C'est-à-dire, quand on voit, on va essayer de faire des économies à travers, toucher sur les cotisations sociales et aussi les charges patronales. Regardez, par exemple, au débat de l'AREF, vous avez des patrons qui nous expliquaient qu'ils ont envie… Le débat du
MEDEF organisé fin
août. C'est ça, exactement. Où Gabriel Attal a vraiment répondu aux questions des patrons parce qu'ils ne comprennent pas qu'ils ont envie aussi d'augmenter les salaires de leurs salariés. Le problème, c'est que quand… Vous donnez 100 euros, par exemple, à un salarié, ça coûte entre 300 et 400 euros pour le patron. Donc, il faut trouver des économies à travers les charges patronales et aussi les cotisations sociales pour augmenter les salaires. Et pour terminer, je pense qu'il y a une petite référence par rapport au football, c'est que le droit au brut, c'est qu'essayer de rapprocher du net au brut parce qu'il est nécessaire que les Français puissent y retrouver.
Une question par rapport, alors vous venez de dire à l'instant, il faudra bien se rassembler un jour, il faudra se rassembler derrière un projet. Est-ce que, si vous n'arrivez pas à vous rassembler, est-ce que la solution, ce n'est pas quand même la primaire ? On voit bien que la gauche, en tout cas les sociodémocrates font une primaire, comme ça il y aura un seul candidat unique, au moins dans cette partie-là de la gauche, qui en sortira. Est-ce que ce n'est pas ce qu'il faut faire pour le bloc central ? Avec Bruno Retailleau, avec Gabriel Attal, avec Edouard Philippe, comme ça il n'en restera qu'un, et peut-être qu'il y en aura un de ces trois qui accédera au second tour. Mais vous savez,
Quand on est responsable politique et quand on voit la situation dans laquelle elle est notre pays, Gabriel Athel n'a jamais été fermé à la primaire. Il a toujours dit qu'il n'a jamais été fermé. Et ce qui se passe, c'est que maintenant, encore une fois, c'est que si primaire il y a, rassemblement il y a, c'est autour d'un projet. Vous savez, ce n'est pas une question de personne. C'est qu'il faut qu'il y ait un projet concret pour répondre aux sollicitations des Français. Et c'est ça qui est le plus important. Donc la primaire pour vous, c'est non ? Non, je n'ai pas dit que c'était non. J'ai dit que simplement Gabriel Athel n'était pas fermé à une primaire. Il n'est pas fermé une primaire. Il y a un comité de liaison qui est fait pour discuter des modalités de rassemblement.
Tout est ouvert. Le rassemblement, la primaire. Je voudrais qu'on parle du budget. Vous savez que la copie budgétaire du gouvernement sera présentée au Conseil des ministres le 30 septembre prochain. Les débats vont s'ouvrir du côté du Parlement et notamment du côté de l'Assemblée nationale. David Amiel, lui, a pris la parole, le ministre des Comptes publics, c'était vendredi. Il dit que, en gros, les retraités et l'ensemble des retraités vont être mis à contribution dans ce budget 2027 pour trouver jusqu'à 30 milliards d'euros d'économie. C'est assez énorme. Ça rapporterait 6 milliards, selon ces chiffres, sur l'ensemble des retraités. Et puis, ce matin, dans les colonnes du Parisien, vous avez le ministre de l'économie, Roland Lescure, qui, lui, semble un peu temporisé en disant qu'il n'y aura peut-être pas tous les retraités qui seront concernés. Après, on va rentrer dans le détail. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut finalement que l'ensemble des retraités donnent l'exemple ou est-ce qu'il faut taxer les plus aisés qui en ont les moyens
? Déjà, il y a eu dans les déclarations du Premier ministre Lecornu sur l'exemplarité des ministères qui, justement, au niveau du budget… Ça
ne rapporterait pas tant que ça. Ça ne rapporterait pas tant que ça, mais bon,
déjà, c'est un début. Et il est nécessaire, M. Comte, qu'il y ait de l'ordre dans nos comptes publics. Aujourd'hui, on ne peut plus continuer à accroître la dette telle qu'elle est parce On fait les poches des Français. Voilà, c'est ça, c'est la réalité. Et aujourd'hui, il faut que le travail paye. Le travail paye parce que les Français ne s'y retrouvent plus. Donc, les économies qu'on a comme ambition, comme Gérard Nathalie le porte, c'est qu'entre 120 et 150 milliards d'euros d'économies. Donc, je vous le redis, c'est par rapport aux cotisations sociales et aux charges patronales pour s'y retrouver. Et concernant le budget. Oui, contact ou pas les retraités, alors Ou lesquelles ? Non, mais de toute façon, ça, c'est une question qui sera faite, et je pense que Gabriel Attal apportera ses réponses en ce sens. Mais concernant le budget, le budget, on ne pourra pas le signer tel quel tant qu'on n'aura pas vu la copie. Donc, il faut d'abord voir un petit peu en fonction des arbitrages, etc. Et à ce moment-là, on pourra se prononcer. Mais le but, encore une fois, c'est de ne pas faire encore plus les poches des Français, parce que les Français n'y arrivent plus. Il est de notre responsabilité de faire en sorte que
ça s'améliore. Du coup, taxer les retraités, c'est faire les poches des Français. Parce qu'il y a plusieurs choses. Roland Léscu, le ministre de l'Économie, nous dit, en tout cas, il ne ferme pas la porte à la suppression, pourquoi pas, de l'abattement fiscal de 10% au bénéfice de certains retraités. Le but, c'est de ne pas taxer
encore plus les Français et de faire en sorte que nos budgets retrouvent l'équilibre, comme dit Gabriel Attal, entre 2032 et 2037. Mais encore une fois, il ne faut pas non plus être dans ce matraquage fiscal qui, heureusement, fait du mal aux Français. Et sur les retraités, vous ne répondez
pas vraiment ?
Non, mais pour l'instant, ce n'est pas que je ne vais pas répondre pour le moment. C'est que d'abord, on va voir comment le budget va être présenté et à ce moment-là, en fonction des arbitrages. On verra ce qu'elle sera... Vous attendez de voir
la copie et après vous vous prononcerez.
C'est nécessaire, je pense.
Un mot sur, sans transition bien évidemment, cette affaire du côté de Carcassonne. Vous êtes policier, Abdoulaye Kanté. Cette affaire concernant un policier de la ville de Carcassonne, membre du Rassemblement national. Alors il a été exclu depuis, selon les instances du parti. Membre du service d'ordre aussi du Rassemblement national et notamment lors des déplacements de Jordan Bardella. On avait vu d'ailleurs un déplacement de Jordan Bardella avec ce monsieur du côté... de Carcassonne, il a tenu des propos racistes, homophobes, misogynes. Comment c'est possible qu'un policier se tienne de tels propos ? Vous connaissez ce monde très bien de la police.
Vous savez, le racisme a été un combat dans ma vie. Ça fait plus de 26 ans que je porte l'uniforme. Et ce que j'ai entendu, ce que j'ai vu, notamment, ce sont des propos qui sont quand même intolérables quand vous mettez l'uniforme. Et je ne veux pas non plus être dans la magane, dans l'essentialisation, à dire que tous les policiers sont racistes. Parce que bien évidemment, la police en général n'est pas raciste. Mais pour autant, il y a des comportements qui sont inacceptables et qu'il faut dénoncer. Quand on voit les propos qui ont été tenus, qui pour moi sont à vomir, excusez-moi du terme, il était nécessaire qu'une action soit faite. J'espère, je le souhaite, que la justice se fera son travail et sanctionnera cette personne, qui n'a pour moi... Voilà, c'est indigne de ce qui s'est passé. Après, la chaîne de responsabilités, parce que j'ai vu quand même... Certains se balançaient un petit peu à la faute à dire que oui, c'était l'ancienne. Qui est responsable ? La police nationale
ou le RN ? C'est la
police municipale. La police municipale ou le RN ? Écoutez, vous avez celui qui l'a embauché. Attendez, celui qui l'a embauché. Ensuite, après, il était en maladie et qu'il était sous le coup d'une procédure. Mais par contre, pendant sa maladie, son arrêt maladie, il était à la protection de Jordan Bardella. Maintenant, après, celui qui l'a recruté. Donc, si vous voulez, il y a une chaîne de responsabilités. Ils devront répondre en ces conséquences. Les propos qui sont tenus, encore une fois, elles sont inacceptables. Et le racisme n'a pas sa place
dans
la police.
Vous avez rencontré des individus, des policiers racistes, homophobes, misogynes durant votre carrière. Est-ce que ça vous choque finalement ou pas ?
Vous savez, la police sert tous citoyens, peu importe leur origine, peu importe leur sexe. Et c'est ça qui fait la force de notre service public. Mais pour autant, on a une déontologie. Être respecté, c'est être respectable. Et je n'accepterai jamais, jamais... que quelqu'un qui porte l'uniforme, qui doit servir les Français, tienne des propos qui sont inacceptables.
On parlait à l'instant du ARN et peut-être de la chaîne de responsabilité dans cette affaire. Cet individu, ce policier, membre à l'époque du Rassemblement national, il a été exclu, nous dit-on, depuis. Justement, le ARN fait sa rentrée aujourd'hui du côté d'Énim Beaumont. Marine Le Pen, discours de rentrée très attendu. On nous dit du côté des éléments de langage du ARN qu'elle va beaucoup parler de social, qu'elle va parler de logement, qu'elle va parler de pouvoir d'achat des Français et qu'elle va aussi parler des banlieues. Un thème qui n'était pas forcément toujours abordé par le Rassemblement National. Jusqu'à présent, ça vous inspire quoi ?
Écoutez, vous savez, je n'ai pas tendance à parler des autres parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que fait notre candidat. C'est quand même une candidate
qui domine les sondages et qui a 35% aujourd'hui. C'est une
photographie, mais ce n'est encore une fois pas un bulletin de vote. Mais effectivement, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est qu'il faut regarder ces sondages avec beaucoup d'humilité et que si, évidemment, Marine Le Pen fait sa rentrée avec un discours pour faire plaisir à ceux qui pensent que ça va apporter des solutions, encore une fois, je pense qu'il faut lutter contre le défaitisme, le déclinisme. Parce que quand vous avez des personnes comme le RN qui viennent avec une belle copie, une belle vitrine, mais l'intérieur du magasin n'est pas aussi beau que ça. Donc on a beau nous servir des discours sur le social, sur les banlieues. Alors évidemment, quand vous faites votre politique depuis des années sur l'immigration, que le problème de la France, c'est l'immigration. On ne peut pas non plus nier qu'au niveau de l'immigration, parce que ça fait partie aussi d'un des quatre chantiers de Gabriel Atel concernant les frontières, parce qu'effectivement, on ne peut plus accueillir comme avant. Il faut accueillir mieux, mais accueillir des gens qui veulent travailler et qui sont bien insérés. qui sont en accord avec les valeurs de la République. Et c'est ça qu'il faut. Mais après, encore une fois, ce que fait Marine Le Pen avec son discours de rentrée, on laisse les Français choisir. Mais l'important, c'est d'avoir une campagne qui soit convaincante pour justement régler les problèmes des Français.
Abdoulaye, vous dites que c'est qu'une photographie, les sondages, bien évidemment, mais on sent bien que Marine Le Pen pourrait sans doute se qualifier Jean-Paul Conditionnel, bien sûr, pour ce second tour. En tout cas, quand on regarde les sondages, elle les domine très, très clairement. Comment on fait pour contrer le RN ? Quels arguments il faut utiliser ? Là, vous voulez dire la belle vitrine, les beaux discours, mais est-ce que ça suffit aux yeux des Français qui s'apprêtent à voter RN ? Ils sont quand même nombreux. Il faut un discours de vérité. Et
vous savez, comme Gabriel Attal avait mis en place l'opération de 1000 bistrots, qu'il faut aller à la rencontre des Français. Vous savez, rien ne se décide à Paris. Que à Paris, il faut aller voir les gens, c'est-à-dire dans la ruralité, dans les quartiers populaires, ceux qui pensent qu'ils sont... vous savez, qui font face à un déclassement totalement social. Et il est nécessaire aujourd'hui que quand on voit des Français, on leur apporte un discours de vérité, qu'on les entende. La colère, vous savez, si vous n'entendez pas une colère, les gens vont dire que vous vous en foutez d'eux. Et le problème, c'est que ça a été un petit peu le problème des politiques depuis ces dernières années. Moi, je suis ici de la société civile. La cherté de la vie, je l'ai connue, je la connais. Et pour moi, il est nécessaire de pouvoir régler ces problèmes le plus vite possible. Et dès 2027... Nous allons nous mettre au travail parce que les Français, c'est ce qu'ils méritent. Il ne faut pas rester dans ce déclinisme à ceux qui font des discours de tout ce qui peut faire mal à la France. C'est ce qui nous importe.
Merci Abdoulaye Canté. Merci pour votre invitation. Merci d'avoir été avec nous dans le 740 France Info.