Chargement...
Chargement...

sais que la mode, c'est de taper sur les boomers. Mes amis, un conseil, soyez pas conformistes. Ne suivez jamais les modes. Ne suivez jamais l'air du temps. Toujours elles se trompent, toujours ils se trompent. Suivez vos convictions. Et puis, est-ce que vous croyez vraiment que la France, qui est percluse de tant de divisions, de fragmentation, est-ce qu'encore on peut s'offrir ? une nouvelle fracture, une fracture entre les générations, je ne le crois pas. Alors ne soyez pas conformistes. Mais ne soyez pas non plus progressistes. Il n'y a pas de danger, je pense. Ne soyez pas progressistes parce que le boomer bashing, c'est en réalité la nouvelle version d'un vieux réflexe de gauche qui consiste tout simplement à taper sur le passé pour présenter et afficher le présent avec toute sa supériorité morale. Ne vous y trompez pas. Et si aujourd'hui, devant vous, j'évoque la gauche, c'est simplement pour rappeler que vous, la jeunesse d'aujourd'hui, elle est la victime des choix d'hier, de celles et ceux qui ont pris de mauvaises décisions, des décisions qui ont sacrifié notre avenir, nos nouvelles générations. Car enfin, si c'est la jeunesse désormais qui est en première ligne aussi pour l'endettement, qui la menace gravement. Si vous risquez demain des retraites de misère, ce n'est pas la faute au boomer. Non, c'est la faute à celles et à ceux qui ont pris de mauvaises décisions politiques, en sacrifiant l'avenir, votre avenir, notre avenir, l'avenir de la France, évidemment. La retraite à 60 ans, c'est qui ? Les 35 heures, c'est qui ? Bien sûr, ce sont des choix politiques. Ce n'est pas le choix d'une génération toute entière, mes amis. Ne vous trompez pas. Ce ne sont pas les boomers qui ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un copain, qui ont effacé tous les repères de notre société, qui ont en réalité aplani toutes les hiérarchies et qui ont conduit l'école au désastre aujourd'hui que le nouveau classement PISA nous a révélé. Ce ne sont pas les boomers. Ce sont des choix. Ce ne sont pas les boomers non plus qui ont désigné les chefs d'entreprise comme des délinquants potentiels. Les délinquants potentiels et certains même les pointent du doigt à ceux qui ont particulièrement réussi comme des nuisibles. Non alors, vous êtes effectivement et évidemment en droit d'exiger des comptes, pas de demander des comptes, d'exiger des comptes. Mais ne vous trompez pas de cible, ne vous trompez pas de combat. Le combat qui vous mène aujourd'hui en première ligne, ce n'est pas un combat de génération, c'est un combat de civilisation. Parce qu'en ce moment, et ce sera le choix que devront faire les Français dans 8 mois, la France est divisée entre deux camps. Deux camps qui seront difficilement réconciliables. Et dans ces deux camps, il y a deux jeunesses. Deux jeunesses qui se regardent comme dans un miroir inversé. Il y a une jeunesse qui bloque les amphis, et la vôtre, vous, qui les remplissez. Il y a une jeunesse qui agresse nos policiers, nos gendarmes, les forces de l'ordre. Et il y a une jeunesse qui s'engage dans la police, dans nos forces de l'ordre. Il y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes. Hier on était le 11 septembre, souvenons-nous-en. Et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui défile contre l'antisémitisme. Il y a une jeunesse qui porte haut les couleurs du drapeau palestinien Place de la République. Et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui porte encore plus haut les couleurs du drapeau français, les trois couleurs, nos valeurs, pour défendre la République, pour défendre nos valeurs, bien sûr. Alors ne vous y trompez pas, il y a des déconstructeurs, il y a des reconstructeurs. Nous serons dans ce débat présidentiel, dans cette campagne présidentielle, nous serons le camp des reconstructeurs. Oui, il y a une génération en France à qui on laisse tout passer. Il y a un privilège générationnel, sans doute, sans doute. Ce privilège, il n'est pas le vôtre. Il y a des générations qui sont traitées de façon inégale en France. L'une est victimisée et l'autre est méprisée. C'est la vôtre. Regardez ce qui s'est passé à Lyon. C'est stupéfiant, on en a trop peu parlé. Un jeune homme dans vos âges est mort. Il est mort sous les coups de son et de ses bourreaux. Que s'est-il passé ? L'extrême-gauche a recouru à ce qu'elle aime faire, l'inversion accusatoire. On inverse les responsabilités. Et la victime devient coupable. Et le bourreau devient victime. Que s'est-il passé ? Ils se sont solidarisés avec ces bourreaux, avec ces violents, ces ultra-violents. C'est un scandale. Un vrai scandale. C'est incroyable. On en a parlé, bien sûr, mais pas à son juste niveau. Et je vais vous dire, je pense que, quand on sait qu'ensuite... Un député qui était le fondateur de la jeune garde que j'ai dissous, Raphaël Arnaud, il s'est allé tranquillement pour regagner les bancs de l'Assemblée nationale. Et dans quelques jours, il siégera à nouveau dans l'Assemblée nationale. C'est un scandale. C'est pour moi un scandale. Donc en France, vous voyez bien, il y a un privilège rouge. Ce privilège, ce n'est pas le vôtre, parce que vous n'êtes pas dans le bon camp. Non, vous êtes trop républicain. Trop amoureux de la France. Trop amoureux de la France. Mes amis, chers jeunes LR, chers jeunes de France, ne supportez pas ce qui est en train de se passer. Aujourd'hui, les privilégiés, c'est la jeunesse d'extrême-gauche. On lui passe tout et donc elle ose tout. Et en plus, elle voudrait se présenter devant les Français comme votre porte-parole. Ne le supportez pas. C'est en réalité inexact et surtout profondément injuste. Parce que la jeunesse de France, ça n'est pas Louis Boyard. La jeunesse de France, elle n'est pas sectaire. Vous n'êtes pas sectaire. La jeunesse de France, évidemment, ça n'est pas non plus Réminson. Vos héros ne sont pas les bourreaux du 7 octobre. Vos héros, nos héros, c'est Arnaud Beltrame, c'est Samuel Paty.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.