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y a quelques jours, j'ai mis sur la table un projet de rupture. Ce n'est même pas un projet de rupture, c'est, cher Guillaume, la condition de toutes les ruptures, de toutes les réformes. Je veux, et c'est l'engagement que je prends notamment pour vous, les jeunes, mais devant les Français, je veux rendre la parole au peuple français. Je veux redonner... Le pouvoir de choisir aux Français pour que demain l'État retrouve le pouvoir d'agir. Tout le monde parle du gaullisme aujourd'hui. Peu connaissent la Vème République et surtout son histoire et encore plus la Constitution. Toute la Constitution, toute, entendez-moi bien, la Constitution, cet édifice juridique, tient en une seule idée, en un seul principe. La combinaison du pouvoir du peuple... et du pouvoir de l'État. Et aujourd'hui, si l'État est impuissant, impuissant à mener la moindre réforme, et parce qu'il est devenu impuissant dans l'essentiel, il est devenu tracassier dans le détail pour les maires, les chefs d'entreprises, les agriculteurs, tous les Français. Donc, le pouvoir de l'État, mais grâce au pouvoir du peuple, sans ce pouvoir du peuple, aucun homme, aucune femme politique peut justement relever les défis gigantesques qui sont devant nous. Alors évidemment que de critiques. C'est intéressant d'ailleurs les critiques. On les passera en revue les unes après les autres rapidement. Mais c'est tellement caractéristique. Du mode de pensée des uns et des autres. Des vieilles habitudes. Des penchants idéologiques aussi. Ici, il y a peut-être des étudiants en droit. Oui, il y en a pas mal d'ailleurs. Oui, très bien. Alors on vous a évidemment appris que la démocratie... En France, c'est le deuxième article de la Constitution, le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C'est ça la démocratie. On vous a dit, nous sommes, nous vivons dans une démocratie. C'est à moitié vrai. La démocratie française a été confisquée. En réalité, nous vivons... Dans une démocratie sans le peuple. L'expression n'est pas de moi, elle est de quelqu'un que j'aimais beaucoup, qui est Jacques Julliard. La démocratie sans le peuple. Oui, la démocratie sans le peuple. Où est le peuple, mes amis ? Où est le peuple quand les votes du peuple sont contredits ? Le traité constitutionnel, Notre-Dame-des-Landes. Par deux fois ces 20 dernières années, le peuple a parlé et il a été contredit. Où est le peuple ? Quand on contredit son vote. Où est le peuple, mes amis, quand on contourne la volonté du peuple ? Moi, j'en ai marre de ces jurisprudences internationales, constitutionnelles, qui font dire à nos textes ce que jamais les textes n'ont jamais dit. Jamais. Le Conseil constitutionnel, j'y suis attaché. Il doit vérifier la conformité des lois à notre Constitution. S'appuyer sur le principe de fraternité pour dépénaliser les aides, notamment pour les migrants illégaux, jamais le constituant n'a voulu dire ça. Jamais. Jamais. C'est quelques individus qui, un jour, dans une salle, le décident. Est-ce que ceux qui ont signé et ratifié la Convention européenne des droits de l'homme imaginaient qu'un jour, un magistrat se dise... Il y a des assassins, ils ont du sang français sur les mains, mais dans leur pays, ou plutôt dans notre pays, ils ont déjà soit des attaches familiales dans notre pays, ou alors dans leur pays, ils pourraient ne pas avoir droit à un procès équitable. Alors surtout, on les garde, on les garde chez nous. Qu'est-ce qu'on doit faire ? Protéger la société française ou protéger les assassins ? Non, ça n'est pas une démocratie, quand on fait dire au texte ce qu'ils n'ont jamais dit. Et ça n'est pas non plus une démocratie. Où est le peuple quand en réalité il y a une confusion entre celui qui vote la loi, le législateur, et celui qui doit interpréter la loi, les magistrats ? Bien sûr qu'il faut des magistrats. Mais la démocratie, l'état de droit, ah l'état de droit, que n'en ai-je entendu parler de l'état de droit ? Mais l'état de droit c'est d'abord la séparation des pouvoirs. Ça n'a jamais été la confusion des pouvoirs. Quand j'entends d'ailleurs la présidente de l'Assemblée nationale dire... Non, pardon. Non, non, non, non, non, non. Les présidents de l'Assemblée nationale, on peut ne pas être d'accord sans huer ceux qui professent des points de vue qui ne sont pas les notes. Qu'a-t-elle dit ? Elle est attachée à notre Constitution. Très bien. C'est notre bien le plus précieux, nous a-t-elle dit. Mais justement, parce que c'est notre bien le plus précieux, j'entends que les jurisprudences ne dénaturent pas le texte, mon cher Roger, originel de la Constitution de la Ve République. Et j'entends faire respecter la séparation des pouvoirs. C'est quand même drôle quand même qu'une présidente de l'Assemblée nationale s'émeut quand un candidat dit, attendez, chacun son rôle. Les parlementaires, les députés votent la loi. C'est une sorte de symptôme de Stockholm finalement de consentir à ces abandons, non pas de souveraineté, mais à ces abandons finalement du pouvoir législatif par rapport à l'autorité judiciaire.
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